La sexualité au microscope

Mesdames et messieurs, ladies and gentlemen, oyez oyez ! L’INSERM a fait une nouvelle étude sur la sexualité. La dernier datait d’il y a 15 ans, quand même, il était temps de
planquer micros et caméras dans les chambres à coucher pour savoir comment les Français baisent. Toi aussi, attire les pervers de google !
sexualite-couple

Moi,j’aime bien ce genre de grande enquête de société car elle atomise pas mal de préjugés. Par exemple, il était de bon aloi de s’indigner sur le fait que les jeunes ont une
sexualité de plus en plus jeune, damned ! Finalement, la perte de virginité est statistiquement toujours à 17 ans. Quand on sait qu’il y a 50 ans, l’âge moyen de ce déflorage était de 20 ans. 3 ans en 50 ans, c’est limite anecdotique. Hé oui, les ados, ils se la racontent mais finalement, rien n’a changé ! Par contre, on se rend compte que les hommes sont de sacrés fanfarons : alors que les femmes annoncent 4 à 5 partenaires dans une vie, les hommes sont autour de 11 à 12. Alors soit les coïts entre hommes sont beaucoup plus répandus qu’on ne le croit, soit y en a qui mentent. Les statisticiens aiment nous expliquer que les femmes baissent un peu le nombre de leurs partenaires alors que les hommes le gonflent.

 

Bon, je m’abstiendrai de commenter les chiffres car, finalement, je trouve qu’il n’y a pas grand-chose à en dire si ce n’est que peu de changement en 15 ans. Et je trouve que ça
referme une fracture que l’on pose systématiquement entre ados et adultes. On a l’impression que nos jeunes sont plus dépravés de nous, qu’ils parlent sexe comme nous de la météo. Mais c’est sans doute qu’on a la mémoire courte. Moi, quand j’avais 12 ans et durant une grosse part de mon adolescence, j’écoutais Love in Fun, je connaissais le sens des mots fellations, masturbation ou sodomie avant même d’avoir roulé ma première pelle. Pourtant, aujourd’hui, je suis une femme équilibrée à la sexualité épanouie et assumée. Ce n’est pas parce que j’ai grandi en écoutant tous ces discours sur le sexe que je suis une dépravée. Bien au contraire : oui, c’était sans doute trash mais à force d’entendre tous les soirs « tu fais ce que tu veux tant que tout le monde est consentant et surtout mets un préservatif ! », j’ai appris la base du safe sex. Aujourd’hui, j’ai même l’impression que les jeunes n’ont plus d’espace de discussion sur le sexe. Ils en parlent entre eux mais quand on a 16 ans et qu’on n’a pas ou peu expérimenté la chose, il est difficile de conseiller ses amis. Alors, il y a Internet, les blogs et les forums mais on ne sait pas quelle info ils vont trouver. Je pense que certains conseils peuvent faire plus de dégâts qu’autre chose…

Quelque part, c’est hallucinant de voir qu’en 15 ans, le changement majeur, c’est la sexualité plus importante des 50 ans et + (un message d’espoir pour nous, les enfants). Le fait que l’âge du premier rapport ne baisse pas ne m’étonne pas en soit. Déjà, j’ai l’impression que quand j’étais ado, tout le monde baisait sauf moi mais finalement, aujourd’hui, quand je parle aux gens, c’est fou le nombre de personne qui avait atteint la majorité puceau ou pucelle. Je pense que malgré la pornoïsation, réelle ou fantasmée, de la société, il n’en reste pas moins que les ados ne se mettent pas à baiser à peine leur puberté arrivée. Sauf exceptions certes mais c’est pas nouveau non plus.
 

Enfin, « les femmes avouent avoir 4 partenaires dans leur vie ». 4.4 exactement. Une blogueuse m’a fait remarquer que ça ne voulait rien dire en soi et elle a parfaitement raison. Si aujourd’hui, tu me demandes combien de partenaires j’ai eu dans ma vie, dans la mesure où je n’ai que 26 ans et que je suis célibataire (enfin, je suppose), sûr qu’il y en aura au moins un de plus. Même que la voyante de l’autre jour, elle m’a dit que j’aurai d’autreS relationS après celle que j’avais mais qui apparemment est terminée donc ça suppose que… Parce qu’évidemment, vous interrogez une petite jeune de 17 ans qui vient de perdre sa petite fleur, elle vous répondra un. Y a les chanceuses ou pas (gros débat) qui sont toujours avec leur amoureux de leurs 17 ans et qui n’ont donc connu qu’un amant. Et puis, la réponse, la vraie,on ne peut la donner que sur son lit de mort. « Alors, mémé, combien d’hommes as-tu connu ? Houuuuuuuuuuuuuuuuu… Je sais plus ! ». Damned ! Par ailleurs, doit-on compter tous les partenaires ou ceux qui ont un tant soit peu compté ? Non parce que si on ne compte que ceux-là, ben, je suis beaucoup plus proche de la moyenne ! D’un autre côté, un nombre élevé de partenaire ne veut pas nécessairement dire que je suis une fille facile ou une salope. Ca veut juste dire que j’ai pas trouvé mon only one. Si jamais je le trouve.

Jane

 Nom : Jane
Age : Encore 24 mais plus pour longtemps
Signe astro : Taureau
Profession : Si je le dis, tout le monde va me détester
Situation amoureuse : Amoureuse bafouée, ça fait trop mélodramatique ?
Lieu de chasse favori : Je ne chasse pas, j’attends que ça tombe du ciel. Oui, je suis très patiente !
Ce que vous cherchez : En Amour ? Quedal pour le moment, je laisse venir
Liaison amoureuse la plus longue : 2 ans et des bananes
Votre meilleur souvenir en amour : Pas de meilleur souvenir, quand ça se finit mal, j’oublie vite les bons moments
Une anecdote marrante en matière de sexe : « C’était comment ? » « J’ai rien senti » Oui, je suis très franche quand j’ai trop bu…
Vos règles et devises : Ce qui ne te tue pas te rend plus fort (ouai ouai, mais là c’est bon, j’me sens forte)
Petite présentation : La question qui tue… Jeune femme traumatisée de l’amour cherche démenti désespérément. Sinon je suis aussi drôle (parfois) pas trop bête (quoique) et très terre à terre. Et accessoirement chiante et en constante demande d’affection.
Si vous étiez une chanson : Imagine de John Lennon
Si vous étiez un livre : Le dictionnaire, je ne me poserais plus de questions orthographiques

Si vous étiez un film : True Romance
Si vous étiez un arbre : Un cerisier
Si vous étiez une fleur : Une orchidée
Si vous étiez un animal : Une marmotte
Si vous étiez une ville : Paris, vu que j’y suis
Si vous étiez un pays : L’Angleterre
Si vous aviez 3 vœux : Etre riche, belle et célèbre. Oui, superficielle parfois. Je vais me contenter de dire riche
Si vous pouviez être invisible, vous iriez espionner : La salle de bain de Paris Hilton, pour voir sa tête le matin au réveil
Ma vertu préférée : L’intégrité
Le principal trait de mon caractère : Fidèle (au moins en amitié !)
La qualité que je préfère chez les hommes : Leur force rassurante (à double tranchant la force, mais bon…)
La qualité que je préfère chez les femmes : L’écoute
Mon principal défaut : L’obstination
Ma principale qualité : L’obstination
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : La fidélité, qu’ils soient là pour les bons et les mauvais moments
Mon occupation préférée : Ne rien faire, ou dormir
Mon rêve de bonheur : Tellement de moyen d’arriver au bonheur… Alors pas d’idéal de bonheur particulier
Quel serait mon plus grand malheur ? : Me retrouver seule, pas célibataire, mais sans amis, sans gens proches, sans personne à qui parler
A part moi -même qui voudrais-je être ? : Angelina Jolie, pour tester son sex appeal
Où aimerais-je vivre ? : Dans un appart’ plus grand
La couleur que je préfère : Le noir (oui, c’est une couleur !)
L’oiseau que je préfère : Celui qui ne piaille pas sous mes fenêtres dès qu’il voit un rayon de soleil
Mes auteurs favoris en prose : Là, je passe !
Mes poètes préférés : Aragon quand il parle d’Elsa
Mes héros dans la fiction : Les grands gentils musclés (et accessoirement célibataires)
Mes héroïnes favorites dans la fiction : Celles en recherche de vengeance
Mes compositeurs préférés : Bon, euh… Je passe !
Mes peintres préférés : Ma culture artistique laisse à désirer…
Mes héros dans la vie réelle : Les hommes fidèles
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : Celles qui se battent pour faire avancer la condition féminine
Mes héros dans l’histoire : Il y en a tant…
Ma nourriture et boisson préférée : Mangez rapide, mangez liquide… Sex on the Beach et Vodka RedBull
Ce que je déteste par-dessus tout : L’ail
Le personnage historique que je n’aime pas : Je les oublie
Les faits historiques que je méprise le plus : Les guerres pour le pouvoir
Le fait militaire que j’estime le plus : Je suis anti militariste !
La réforme que j’estime le plus : Le droit à l’avortement
Le don de la nature que je voudrais avoir : Plus d’instinct (pour éviter de me faire avoir)
Comment j’aimerais mourir : Dans mon lit
L’état présent de mon esprit : I will survive
La faute qui m’inspire le plus d’indulgence : Aucune ! Je suis sévère avec moi même et avec les autres

Les histoires d’amour finissent mal (en général)

Par Jane

Si on se réveillait un matin en se disant mutuellement « Je ne t’aime plus, je te quitte, je pars avec la télé et la table basse je te laisse le lit et le chien, sois heureux(se) et envoie moi un faire part de ton futur mariage », ça se saurait, et les marchands de poupées vaudoues feraient faillite (ainsi que les revendeurs de mort au rat à la sauvette)

Il semble donc qu’une rupture réussie passe par une période de bouffage de chignon en bonne et due forme (oui, je fais des généralités, mais honnêtement, les ruptures à l’amiable, c’est beaucoup moins drôle!) Mais afin de faire ça bien, il faut respecter quelques règles de base. Le basique 6 temps de la rupture merdique.

1 – Commencer doucement à se détacher

Pour qu’une rupture sadique soit une réussite, il faut d’abord réussir à mettre la rupture sur le dos de l’autre. Parce que sortir largué, martyrisé, esseulé, éploré etc etc suite à une brutale découverte de la méchanceté humaine, c’est beau, c’est grand, c’est triste. Bref, tout le monde vous plaint. Mais quand on veut se faire larguer, ça aide pas. La solution est donc de commencer doucement à mettre la pression sur l’autre. « Tiens, j’avais jamais remarqué que tu avais de la cellulite » marche très bien auprès des jeunes femmes traumatisées à la seule lecture de ce mot. Vous aurez la paix pendant 2 heures, le temps de localiser, maudire, crèmer, remaudir cette foutue cellulite qui n’était même pas là hier, d’abord. Et vous rappelerez à votre douce et tendre qu’elle n’a plus le statut de déesse vivante à vos yeux, mais celui de nana comme les autres, avec de la cellulite. « Mais oui j’aime quand on fait l’amour, c’est plein… d’amour, alors qu’avec machin c’était uniquement sexuel et bestial » marche très bien pour ces messieurs, le doute sur les capacités de bestialité (donc de virilité) faisant assez souvent mouche. Bien entendu, ce ne sont que des exemples et non un guide exhaustif des petites phrases assassines permettant de rappeler à l’autre qu’après tout, il n’est qu’un être humain, potentiellement interchangeable avec le modèle plus récent et plus perfectionné.

2 – Mettre de la distance

Maintenant que votre partenaire n’est plus sur son petit nuage et se rend compte que de grandes mesures s’imposent pour reparaître parfait(e) à vos yeux, il faut passer à l’étape 2, la suggestion « C’est bien que tu te remues, mais il est peut-être trop tard. » Par la même occasion, vous pouvez lui faire découvrir comme la vie est dure sans votre présence. Parce que oui, votre présence est un honneur et un bonheur de chaque instant, il ne faudrait pas l’oublier! Il est donc temps d’organiser ce petit week-end entre potes/copines. Attention, pour maintenir une aura de sainteté, il ne faut absolument pas préciser que ce week-end sera mixte. Chéri(e) d’amour est peut-être effondré(e) par la découverte de sa cellulite naissante et/ou de sa libido décroissante, mais n’est pas encore totalement stupide. En cas de suspicion, un simple « Mais ptain t’es paranoïaque toi! » sur un ton exaspéré réussit généralement à calmer la crise naissante. Au pire, préciser le nom de quelques participants (mais surtout pas celui du canon intergalactique qui vous fait fantasmer depuis 6 mois ou de la greluche qui vous tourne autour avec la discrétion d’un troupeau d’ours autour d’une ruche) Durant ce week-end, faire le mort. Ne pas répondre au message le premier soir. Couper son téléphone le second. Le rallumer mais sans répondre le troisième. Envoyer un texto exaspéré le quatrième « Je suis crevé, malade et pas encore rentré, fais ce que tu veux » (en réponse au « on se voit ce soir ou pas? ») En clair, torturer l’autre pendant un long week-end (oui, les longs week-ends font 4 jours) et être cassant ensuite. Si toutefois votre partenaire avait un sursaut de fierté, et refusait de vous parler, ne surtout pas faire le premier pas, vous ruineriez tous vos efforts. Laissez le/la revenir (pour le coup de grâce)

3 – La mise à mort

Au bout de quelques jours de silence radio, l’être jadis aimé risque de cèder, et de tenter une approche MSNienne (petit(e)s veinard(e)s), téléphonique (moins drôle, il faut trouver le ton juste) voire même, pour les plus malchanceux, visuelle (quelques leçons au Cours Florent peuvent servir dans cette dernière éventualité) Cèder maintenant devant la détresse palpable du futur-ex qui telle une mouette isolée a senti le vent tourner serait une grossière erreur. Vous avez entamé la phase d’isolement psychologique et de remise en question, il ne faut pas faiblir! Quand votre partenaire s’énerve légèrement en demandant une explication à ce silence radio, énervez-vous deux fois plus (tout est question de proportions pour que cette recette fonctionne) Non mais c’est vrai, ce n’était qu’un week-end, et puis d’abord, il ou elle fait pire et ça ne le/la dérange pas. Ouch. Ben oui, il faut enfin porter le coup bas, le bien mesquin. Réattaquer sur le sujet de la perfection pas si parfaite que ça. Parce que oui, pendant les week-ends en famille, l’amour de votre vie a tendance à ne pas appeler tous les soirs, ou à ne pas passer sur MSN. Un comble quand on sait quand même que les visites à la famille sont au nombre impressionnant de 3 par ans. Ne pas trouver le moyen d’envoyer plus d’un texto par soir ou d’appeler plus d’une fois tous les 3 jours méritait bien un week-end de silence absolu! Quand votre psychopathe en devenir demande d’un ton excédé « Tu veux quoi finalement? Qu’on en reste là? » répondre, d’un ton encore plus excédé (c’est vous la victime de l’ignoble chantage à la rupture quand même!) « A chaque fois c’est pareil, une engueulade, et tu veux tout larguer. Alors ce coup-ci, oui, c’est bon, c’est fini. »
ATTENTION: Gaffe à n’absolument pas commettre: Rajouter (sans reprendre votre souffle) « Et tu me diras ce que je dois faire pour la banque et quand je dois venir signer les papiers et récupérer mes affaires. » Ca fait un chouia prémédité (mais juste un chouia hein!)

4 – Gèrer l’après rupture

Vous pouvez souffler, le plus technique est passé. Mais il ne faut cependant pas vous endormir sur vos lauriers, tant que maintenant-ex n’est pas totalement sorti(e) de votre vie.
– Prenez des nouvelles quand vous sentez que ça ne va pas. Parce que vous êtes un monstre, mais que ça vous dérange quand même de faire souffrir quelqu’un que vous avez aimé (dans une autre vie) Ou parce que vous êtes un monstre et que le malheur de l’autre vous remplit d’une jouissance inexprimable.
– Soyez plein de bonne volonté, mais expliquez que les éléments sont contre vous. Vous aimeriez beaucoup récupérer les trucs embarassants qui jonchent l’appartement, mais sans le permis et avec vos horaires de travail, il faudrait que l’ex se rende un peu compte que vous ne pouvez vraiment pas. Non non, vous n’avez pas un seul moment le week-end de disponible (voir explication plus bas)
Il faut noter que rester en bons termes est indispensable afin de continuer à profiter pleinement de la bonté (niaiserie?) naturelle de votre ex.

5 – La période assisté de la vie

Une fois l’ex bien anéanti et très emmerdé(e) par la paperasse qu’il/elle se tape seul(e) vous pouvez recommencer à vivre. Mais attention, quelques précautions s’imposent afin de rentabiliser au maximum ce temps béni des dieux de la glanditude:
– Evitez d’utiliser la carte bancaire du compte commun pour payer un week-end à votre nouvelle greluche (vous savez, celle du week-end entre potes) Parce que le pigeon de service va se rendre compte que vous avez encore moyen de retirer de l’argent, va connaître votre localisation géographique, va savoir que le week-end où vous n’aviez pas le temps de venir chercher vos affaires, c’était parce que vous aviez une nouvelle pintade à honorer. Et ex bafoué(e) va aussi réfléchir, d’un coup…
– … et bloquer le téléphone dont les factures sont encore débitées sur son compte. Donc avoir accès à l’historique des textos envoyés depuis le site. Donc découvrir le double jeu qui durait depuis des mois. Donc l’avoir un peu mauvaise d’un coup.

6 – Le summum de la revanche: les menaces

Bon, vous êtes grillé(e), votre ex sait que vous avez un peu joué avec lui/elle, le rôle de la victime larguée devient un peu plus difficile à incarner en étant crédible. Surtout que là, la victime, ce n’est plus tellement vous quand on y réfléchit bien. Et puis comme la nouvelle victime est un peu furax, et pense (mais uniquement en pensée) à de multiples revanches (griffonner le numéro de téléphone de la nouvelle dans les toilettes d’une aire d’autoroute, revendre vos affaires sur eBay, hurler au monde entier sa haine profonde…) et que vous ne savez pas qu’il ou elle à une conscience et donc ne fera pas grand chose, next step: Les menaces: « Tu veux jouer, on va jouer. » Arghhhh. Ben oui, les menaces, ça marche toujours, si vous avez toujours les clés, et un esprit assez pervers pour pourrir l’existence de l’autre. Accessoirement, vous perdez tout reste de considération qu’il ou elle avait pour vous, mais greluche ou nouveau canon sont là pour vous regarder avec de nouveaux yeux pleins d’amour en vous répètant que ce n’est vraiment pas juste d’avoir à vous farcir un(e) psychopathe comme ça. Qui a dit que l’amour rend aveugle déjà??

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé n’est que pure coïncidence (j’aurais peut-être du le mettre au début ça)

Bluesy

Bon, j’avais pas forcément prévu de chouiner aujourd’hui mais tant pis, je le fais. Ou plutôt, je vous fais part de mes doutes existentiels. Mais je vais le faire de façon marrante, pars pas, lecteur ! Bon, voilà, la semaine dernière, j’avais reçu un coup de fil d’un journal Internet pas mal connu quand même, je leur avais écrit un article sur l’équipe Sarko (ô joie). Lundi, coup de fil « non, on a pris quelqu’un d’autre, au revoir ». Un peu sec. Et encore raté. Donc lundi, j’ai fait ma complainte de la loseuse. Etre ou ne pas être une merde.

Ce qui est bien quand je suis pas bien, c’est que mon entourage se mobilise pour me remonter le moral (et/ou me donner des coups de pieds bien placés). Genre Summer qui me traîne au resto. Genre ma sœur qui me dit que c’est pas le moment de lâcher parce que là, c’est une bonne dynamique. Genre Tatiana qui me propose un samedi entre filles. Genre LilVirgo qui me propose un après-midi crumble-chocolat chaud. Que des trucs bons pour ma ligne, quoi !

De façon toute objective, je pense ne pas avoir grand-chose à me reprocher. J’écris un maximum d’articles (pas pour le blog, hein !), j’envoie des CV tout partout, je reçois quelques refus (je remercie Que choisir, Arte, Canal +, Tendances Médias et surtout FHM car le monsieur a été très humain avec moi), quelques réponses intéressantes mais point de contrat de type CDD ou CDI. Soit, soit. Je continue à répondre aux annonces. Je cherche des idées pour accroître au max ma visibilité sur le net, faire de moi la candidate à ne pas rater. Je bosse mon relationnel et tout. Alors que faire de plus ? Que celui qui a été tenté de répondre « coucher » s’auto flagelle avec des orties (parce que je suis sûre que vous l’avez pensé, si, si, si). Bref, j’essaie de faire mon possible et encore, je culpabilise parce que je suis sûre qu’il y a des trucs auxquels je pense pas.

Alors que j’étais en pleine déprime, j’accrois moi-même mon mal. Je suis totalement maso, c’est un fait. En fait, lundi, j’ai également reçu un mail d’un gars qui est tombé sur ma fiche sur un site et a parlé de moi à un mec spécialiste de l’emploi des cadres. En gros : « le journalisme est un métier difficile, il faut se spécialiser et travailler très dur, sinon, c’est mort ». Me spécialiser ? Bon, c’est vrai, je suis carrément multicasquette : sur mon CV, j’ai du sportif, du féminin, de l’international, du culturel, du bloguesque… Bref, je suis un peu touche à tout mais c’est un peu un reflet de ma personnalité, je m’intéresse à tout un tas de trucs. Le monsieur me dit de me spécialiser dans un domaine très demandeur. Alors qu’est-ce qui est demandeur ? L’économie et le marketing. Alors voyons voir dans mon CV ce que j’ai sur le sujet : j’ai eu un cours d’économie historique en DEUG (4 h/semaine pendant un semestre) et une initiation à la micro-économie et à la démographie en licence (2h/semaine donc éco une semaine sur deux). Pour le marketing, on l’a un tout piti peu étudié en comm politique. Ok, c’est mort. Bon, ça m’empêche pas de postuler quand même pour des postes de journaliste économique mais je comprends pas, je suis jamais prise…

Bref, grosse remise en cause : faudrait peut-être que je fasse un nouveau master pro pour me spécialiser un peu… Mais bon, là, on est mars, la rentrée, c’est en septembre, impossible d’attendre si longtemps (et les inscriptions sont closes, maintenant). A exploiter si en septembre, j’ai pas de poste fixe mais en attendant, je peux pas me reposer sur ça, c’est trop loin. Mais c’est vrai que je commence à me dire qu’il faudrait peut-être que j’envisage une réorientation, gardant le journalisme pour des piges (rémunérées ou pas). Mais me réorienter vers quoi ? La comm, ouais, ça me plairait bien mais pas le niveau (ça m’empêche pas de postuler dans les agences comms, des fois que…). La pub… Ouais, ok, marrant mais j’ai aucune formation et que des idées débiles donc pas sûr. Prof ? Heu, prof de quoi ? C’est un métier, faut passer des concours tout ça.

Pour en rajouter (je vous l’ai dit que j’étais maso ?), j’ai fait un tour sur le forum de categorynet pour lire le forum « la black list des journalistes ». Je résume les 27 pages de débat : « métier de merde, je me suis cassé ». Y avait aussi un débat sur le nucléaire au milieu mais j’ai pas compris ce que ça foutait là. Ce qui me rassure, ce sont les réponses « je suis tout(e) déprimé(e) », je suis pas la seule. Je sais que c’est un métier de merde difficile mais heu… Y a pas des gens heureux ? Juste histoire de me remettre du baume au cœur.

En plus, je viens de voir que j’ai raté (encore) le casting de La nouvelle star, c’est pas encore cette année que je serai une star du TOP 50. Monde de merde ! « J’aurais voulu être journaliiiiiiiiiiiiiiiiiiiste, pour pouvoir avoir un bon bouloooooooooooooooot, et pas seulement être pigiiiiiiiiiiiiiiiiste, mais avoir un vrai bureauuuuuuuuuuuuuuu » (quel talent !)

Summer

Nom : Summer
Age : 25
Signe astro : Lionne
Profession : juriste qui recherche à traquer les pirates ^^
Situation amoureuse : en couple avec un Kinder
Lieu de chasse favori : les concerts parce que forcement c’est quelqu’un de bien puisqu’il écoute la même musique que moi ! Mais depuis peu je dirais quand même le blog
Ce que vous cherchez : en ce moment ? un travail
Liaison amoureuse la plus longue : 3 ans et demi
Votre meilleur souvenir en amour : La première fois qu’il ( Kinder) m’a prise dans ses bras
Une anecdote marrante en matière de sexe : Le chien qui regarde et pire qui participe en vous léchant les pieds, maintenant je rigole mais sur le coup j’ai été traumatisée
Vos règles et devises : quand on veut on peut
Petite présentation : chieuse et fière de l’être ?
Si vous étiez une chanson : One de U2
Si vous étiez un livre : Belle du seigneur
Si vous étiez un film : Je dois le reconnaître j’ai quand même des tendances Bridget !
Si vous étiez un arbre : Olivier
Si vous étiez une fleur : Ben j’aime bien les lys, les roses, les iris si le cœur vous en dit pas de soucis 😉
Si vous étiez un animal : une girafe ! j’explique : vous avez déjà vu une girafe marcher ? et ben pour moi c’est pareil quand je descend les escaliers avec 8 cm de talons !
Si vous étiez une ville : Tokyo
Si vous aviez 3 vœux : vénale et pauvre comme je suis de l’argent ?
Si vous pouviez être invisible, vous iriez espionner : les peoples ! comme ça j’aurais pleins de choses à raconter à Voici !
Ma vertu préférée : l’envie d’apprendre
Le principal trait de mon caractère : chiante je l’ai déjà dit !
La qualité que je préfère chez les hommes : attentif mais quand je dis attentif c’est à tout ! à ce que je dis, ce que je fais voire même ce que je mets !
La qualité que je préfère chez les femmes : qu’elle ne se plaigne pas en ma présence
Mon principal défaut : capricieuse
Ma principale qualité : l’écoute
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : leur présence à tout moment
Mon rêve de bonheur : un super boulot de la mort qui tue, un mari, 2 enfants l’idéal des jumeaux tout ça avec une maison au bord de l’eau.
Quel serait mon plus grand malheur ? : devenir aigrie
A part moi -même qui voudrais-je être ? : dieu
Où aimerais-je vivre ? : à l’heure actuelle une grande ville cosmopolite mais quand j’aurai mon rêve de bonheur forcement près de la mer !
La couleur que je préfère : rouge
L’oiseau que je préfère : aucun je déteste ça !
Mes auteurs favoris en prose : y’en a des tonnes !! euh, Ernest Hemingway, Bret Easton Ellis, Truman Capote…
Mes poètes préférés : Prévert
Mes héros dans la fiction : Superman quand même y’a rien a dire, rien que parce qu’avec tout le gel qu’il a on reste scotché
Mes héroïnes favorites dans la fiction : Madame Indestructible !!
Mes compositeurs préférés : Chopin et Bach
Mes peintres préférés : Le douanier Rousseau, Monet, Picasso…
Mes héros dans la vie réelle : Superman je l’ai déjà dit ! qui a dit qu’il existait pas ?
Ma nourriture et boisson préférée : le miel et le thé
Ce que je déteste par-dessus tout : la connerie, la méchanceté gratuite et la condescendance
Le personnage historique que je n’aime pas : Bush
Les faits historiques que je méprise le plus : à peu près tous.
Le fait militaire que j’estime le plus : le pompier ( à paris c’est des militaires) qui fait son boulot tous les jours et qui sauvent des vies
La réforme que j’estime le plus : l’abolition de la peine de mort (classique certes mais bon, je suis juriste merde !)
Le don de la nature que je voudrais avoir : être une virtuose
Comment j’aimerais mourir : ailleurs que dans un hôpital surtout !
L’état présent de mon esprit : Euh mon esprit est en liesse en ce moment. Entre 2 névroses ça se fête !

Ces gens débordant d’’attention

Par Summer

Premier article chez les vingtenaires ! Angoisse tenace parce qu’en un article je vais me faire détester en moins de deux ! Tant pis… je ne suis plus à ça près. J’ai décidé de râler alors je râle.

Lecteur assidu qui a suivi nos frasques à Nina et moi même avec les 2 vieilles des Deux Magots, j’aimerais aujourd’hui, te faire part d’une autre de mes révoltes inspirées de cette rencontre fructueuse également.

Voilà, ça fait deux mois et demi que je suis en recherche d’emploi. Non, ne t’enfuis pas je vais pas me plaindre de ça ! Je dis volontairement « recherche d’emploi » et non chômage parce que c’est exactement de cela qu’il s’agit. Certains l’ignorent sans doute, mais c’est une activité qui remplit l’emploi du temps d’une journée. Entre les réponses aux annonces correspondant à mon profil et répondant de près ou de loin à mes attentes, et la recherche de contact dans les boites pour lesquelles j’adorerais travailler, je te le dis, lecteur, ça occupe. Y’a bien des moments de relâche, c’est vrai, je suis pas une machine non plus, simplement parce qu’il devient nécessaire de prendre l’air avant de sombrer dans une déprime digne de 10 ans d’analyse chez un psy, genre par exemple après avoir lu « Les diplômes qui donnent du travail » dans le Nouvel Obs. Bien envie de faire un feu de cheminée tout d’un coup, je sais pas pourquoi….

Alors quand en plus on me dit, forcément après un de ces moments de relâche, sans doute pour plus d’impact dans la culpabilité : « mais t’es pas censée (rien que ce mot j’adore déjà) chercher du boulot toi ? » ou pire «  t’as envoyé plein de CV au moins aujourd’hui ? » . C’est vrai que c’est au kilo de CV envoyés qu’il faut raisonner pour savoir si je fais bien mon boulot de recherche d’emploi et si je suis une candidate sérieuse à la palme tant prisée qu’on appelle CDI.

Encore s’il n’y avait que ça, demi mal, mais non, y’a encore tout ces gens si bien attentionné et si bien informé parce que eux ils ont un boulot, comme la petite vieille des Deux Magots, qui entre nous n’a pas la moindre idée de ce que peut être la case chômage du Monopoly de la vie, enfin si je suis méchante, elle sait, parce que la petite fille de la cousine de sa concierge, elle est au chômage depuis deux ans, donc forcément elle sait ce que c’est, et qui parce qu’on lui dit « juriste » crois que tout est acquis sans même savoir ma spécialité, et si j’avais fait droit canonique moi d’abord ? Bon, coup de bol, dans ma spé, normalement y’a du boulot, voire même de plus en plus mais ce qui me tue c’est ces gens qui n’ont pas idée de l’impact que peut avoir leur manière de minimiser les difficultés, genre ma pauvre fille y’a du boulot tu dois vraiment pas être douée pour pas trouver ou ceux qui comme à l’ANPE, maximise les difficultés et vous foute un coup de déprime en deux secondes : « Ah, les Assedics vous on mis en risque peu élevé de chômage prolongé ? Je suis beaucoup moins optimiste moi ! »

Pé***** !

Et puis pour terminer le tableau, les gens vraiment gentils, vraiment plein de bonnes intentions qui pensent à vous et essaient de vous aider dans ce moment de flottement, comme ma Grand-mère qui dès qu’elle entend le mot « propriété intellectuelle » m’appelle comme si elle avait trouvé le St Graal, en me disant « il faut que tu postule ma chérie ! » Sauf que voilà, il cherche un avocat, Mamie, pas un juriste, et je ne suis pas avocat moi !!!

– Mais c’est pas grave, postule quand même, tu sais jamais !

– Si, justement je sais, et j’ai pas envie de passer pour une gourde qui ne sait pas lire une annonce !

Et ça, ben , ça a du mal à faire son chemin dans sa tête et elle n’est pas la seule ! Ah oui, je suis bête, c’est vrai que la valeur d’une candidature dépend du kilo de CV envoyés !

Sauf que voilà, je préfère y aller prudemment mais sûrement, je préfère postuler à des annonces qui correspondent à mon profil (avec la seule réserve des années d’expérience demandées que je ne respecte jamais) en privilégiant une bonne lettre de motiv et en consacrant le reste de mon temps à des candidatures spontanées plutôt que d’envoyer à tords et à travers 150 000 mails telle une spammeuse professionnelle !

Je sais pas l’idée de ne pas complètement me griller dans le milieu avant même d’avoir poussé la porte d’entrée me plait assez ; l’idée de me renseigner un minimum sur la boîte pour laquelle j’envisage de travailler me plait aussi assez histoire de faire une LM appropriée peut être et aussi d’éviter d’arriver le jour de l’entretien la bouche en cœur : «  euh, vous faites quoi vous déjà ? »

Moralité, si les gens débordant de bonnes attentions, parce que c’est le cas en général quand même, c’est pas non plus volontairement méchant, pouvaient deux secondes réfléchir avant de donner des conseils bidons et limite culpabilisant pour certains, ça nous arrangerait grandement, nous les rechercheurs d’emploi ! Parce que contrairement à ce qu’on croit, c’est pas parce qu’on est au chômage qu’on ne sait pas comment on fait pour trouver un boulot !

Le problème c’est qu’en général, on cherche pas UN boulot, mais LE boulot, et ça, ça fait une sacrée différence. 

Un après-midi au salon de thé

Avec Summer, on a un truc : les après-midi salon de thé. On ne choisit pas n’importe lesquels ! Quitte à se faire plaisir autant y aller franco et franchement, le macaron à la framboise des deux Magots, il déchire sa maman.

Lesdeuxmagots

Donc vendredi, nous voici installées aux Deux Magots, en train de refaire le monde ou à peu près, elle avec son thé et son opéra, moi avec mon macaron framboise et mon chocolat chaud (mais pour le chocolat, je préfère celui du Flore). Je lui montre mon appareil photo, on se raconte nos vies, nos recherches d’emploi, tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais le drame est sous-jacent. A un moment, une des deux dames assises à notre droite se lève pour aller aux toilettes, abandonnant sa camarade. Celle-ci, décidant que rester toute seule, c’était pas drôle, décide de nous aborder : « mesdemoiselles, fermez vos sacs et faites attention, même ici, on peut vous voler ». Bon, ok, on s’est un peu étalées mais dans la mesure où on est assises côte à côte, nos sacs devant nous, faut être particulièrement habile pour piquer quoi que ce soit. Mais peu importe, c’est pas le sujet.

La dame décide donc de nous parler « oh, vous, les jeunes, vous êtes insouciants », blablabla. Là, elle nous demande ce qu’on fait dans la vie donc on lui répond, en précisant qu’on était au chômage. Là, elle nous regarde gravement et me fait : « vous, c’est pas facile » puis fait à Summer : « vous, ce sera plus facile… Maintenant, les gens de couleur n’ont plus de mal à trouver du boulot. » Zbaaaaaaaaam ! Alors, là, j’avoue que je l’avais pas vue venir celle-là ! Oui, il faut savoir que Summer, elle est pas aussi aryenne que moi mais j’avoue que j’ai jamais pensé à sa couleur de peau comme un atout ou un inconvénient pour son boulot. Là, je sens qu’on est en face d’un spécimen « je suis pas raciste mais… » et j’ai pas tort. Là, elle nous explique que, quand même, les Français de souche sont mieux élevés que les Français qui le sont pas (sous-entendu les immigrés). Ah, ça la fascine tout ça, elle demande à Summer ses origines, lui demande si elle a pas des gênes « négroïdes »… A la fin, elle nous avait fait de Summer une pub Benetton à elle toute seule. Là, elle commence à se poser des questions sur la génétique : « c’est marrant, hein, mais dans un couple où y a un Noir, l’enfant l’est aussi, c’est fou. C’est parce qu’ils ont la peau plus épaisse. C’est passionnant la génétique ! ».

Là, son amie revient enfin (elle était tombée dans le trou ou quoi ?) et je me dis qu’on en est débarrassée parce qu’avec Summer, on en peut plus, on arrête pas de se filer des coups de coude, je me suis jamais autant concentrée pour manger un macaron (ça m’évitait de rigoler, aussi). Pas de chance, notre amie nous présente sa cops et celle-ci me prend à parti tandis que la première repart sur Summer, j’ai entendu un « les deux fléaux de notre société, c’est les syndicats et la religion ! ». Ma nouvelle copine, qui a du rouge à lèvres sur les dents (c’est terrible comme quand je remarque un truc comme ça, je peux pas m’empêcher de le fixer) me parle très sérieusement du fait que les gens issus de la bourgeoisie lyonnaise sont des cons. Parce qu’elle, elle est partie en croisière en Turquie et elle partageait sa cabine avec une dame de Lyon et elle lui avait des mises en pli tous les jours et de l’eau de riz quand elle avait chopé la tourista. Non parce qu’en Turquie, faut rien boire, même pas du coca, c’est fait avec de l’eau de là-bas donc du coup, tout le monde chie mou. Et ben, figurez-vous que quand elles sont descendues de l’avion, la dame de Lyon lui a même pas dit au revoir ! Entre deux bouchées de macaron, je me sens un peu obligée de lui indiquer que je connais pas de Lyonnais. Enfin si mais pas issus de la bourgeoisie. De toute façon, ils sont gentils et je vois pas bien l’intérêt de la conversation.

Finalement, le serveur leur amène une glace et elles la mangent dans leur coin, ouf ! Mais bon, elles abordaient plein de gens dont un jeune couple arrivé avec un bébé épagneul ou cocker (jamais su la différence entre les eux) effectivement super mignon. Mais franchement, j’ai eu super peur qu’on s’en dépatouille pas. Or avec Summer, si on a voulu se voir vendredi, c’était pour papoter tranquille, pas pour se faire vampiriser par des gens.

En conclusion, je citerai notre amie qui disait que les Français étaient des cons car ils croyaient encore avoir des colonies et tout ça. « Non mais des cons, y en a partout mais si on trouve tout le monde con, c’est qu’on l’est soi même ». Belle perle, nan ? Elles étaient gentilles les mémés mais bon, c’est vrai que quand elle a commencé à parler de la couleur de peau de Summer, j’ai quand même eu très très peur.

Soutenons Britney (la pauvre) !

La semaine dernière, suis allée au resto avec LilVirgo et autour de notre pizza, après notre traditionnelle séance de psychanalyse des gens qu’on connaît (ou pas d’ailleurs), on a évoqué les potins de star. En fait, Lil m’a parlé d’un blog potin que je connaissais pas, un manque terrible à ma culture. Non parce qu’avant, je lisais Voici tous les week-end chez mes parents mais vu que là, je suis pas rentrée depuis Noël et que je vais pas tous les jours chez le marchand de journaux, je suis plus trop au courant. Enfin, si, là, je sais que Melissa Theriau sort avec Jamel parce que ça l’a traumatisée, ma mère, vu qu’elle les déteste autant l’un que l’autre.
britney-spears

 Bref, revenons à nos people. Y en a une qu’on aime bien, c’est Britney Spears. Parce qu’au fond, c’est juste une pauvre petite fille. Résumons la vie de Brit Brit

pour ceux qui ne la connaissent pas. Du haut de ses 15 ou 16 ans (j’ai la flemme de wikipédier), elle devient une star mondiale, chante en montrant son nombril mais elle veut rester vierge jusqu’au mariage parce qu’elle croit en Dieu ou je sais plus quoi… Elle sort avec un chanteur d’un boys band, un certain Justin Timberlake mais on sait pas trop qui c’est. Puis Britney se lâche : toujours vierge (dit-elle), elle chante qu’elle sera ton esclave en mettant son string sur son jean. Elle devient une méga star, jette Justin (ou l’inverse), fait un smack à Madonna (non mais qui a pu parler de pelle pour ce petit piou ?) et fait un duo avec elle. Mais là, la success story commence un peu à dérailler. D’abord, Britney, elle tombe amoureuse de son danseur et se marie avec lui et elle devient beauf : elle se balade attifée n’importe nawak, avec des boutons plein la figure. Comme Cameron Diaz mais Cameron Diaz, elle fait du surf avec ses boutons alors que Britney, elle bouffe des cochonneries, c’est moins glam. Puis en bonne petite épouse, pif, elle lui fait un bébé à son danseur (il s’appelle Kevin Federline et même qu’il paraît qu’il fait du rap). Puis elle fait un peu comme ma cousine : au retour de couche, pif, elle retombe enceinte parce qu’avoir des bébés, c’est trop marrant. Au passage, elle nous fait une petite téléréalité (que j’ai jamais vu moi), genre 24h avec Brit Brit où elle passe son temps à avoir envie de brouetter avec Kevin. Faut pas s’étonner qu’elle se reproduise à nouveau. Mais voilà,
Britney, tous les journaux disent qu’elle est mauvaise mère. Et puis, elle divorce de Kevin, finalement, qui est un gros nase qui n’a fait que profiter d’elle et de son argent. Et là, Brit Brit a l’idée de s’acoquiner avec Paris Hilton, ce qui aurait pu être une bonne idée vu que Paris est en photo partout, tout le temps (jamais bien compris pourquoi mais bon). Sauf que les facéties de Paris, tout le monde s’en fout, maintenant mais Britney, elle nous avait pas habitué à ça : elle sort de sa voiture en mini jupe mais elle a pas mis sa culotte (imaginez le spectacle) et elle fait qu’à boire ! Là, les gens sont révoltés. Puis Brit Brit pète les plombs, elle se rase la tête et décide que, finalement, une cure de désintox, c’est plutôt une bonne idée.

Ca, c’est la vie de Britney version « résumée à partir de Voici, Public et Closer ». Et encore, je suis sûre que j’ai raté des passages. Bon, Britney, c’est une gourdasse, c’est clair. Elle est bête comme ses pieds (elle dit : « moi, je suis pour la peine de mort comme ça, les criminels, ils comprennent la leçon et ils recommencent
pas ! ». Heureusement, ça ferait peur, sinon !), elle est républicaine et tout. Je pense qu’elle est arrivée au mariage aussi vierge que moi je le serai si tant est que je passe un jour devant M. le Maire. Mais au fond, ce qu’elle vit, ce n’est ni plus ni moins qu’une crise d’adolescence tardive. Quelque part, je me dis que ce qu’elle a vécu, je l’ai vécu un peu aussi, le côté trashouille – grand n’importe nawak, sans le mari, les enfants et les millions de dollars. Et quand je dis je, on a tous eu cette petite période de flottement. Mais bon, forcément, quand nous, on se contente de se bourrer la gueule à coup de vodka sunrise ou whisky coca ou ce que vous voulez, elle, elle a les moyens de se faire une soirée coke-champ. Mais finalement, je me dis que cette pauvre fille n’a pas eu la « chance » de vivre sa vie tranquille. Ses parents l’ont toujours poussée vers le show biz (d’ailleurs, ils essaient de pousser la petite sœur
maintenant), elle passait déjà à la télé à 8 ans dans une émission Disney… J’imagine que c’est le genre de gosse qui a passé un tas de concours mini miss et co. Forcément, avec une telle pression dès l’enfance, on finit par péter les plombs.

Moi, Brit Brit, je l’aime bien au fond. J’ai même de ses chansons sur mon itunes (par contre, c’est pas hyper romantique comme musique post coïtale…). C’est juste
regrettable qu’elle ait eu ses deux gosses qui n’ont rien demandé à personne et qui risquent de pas avoir la belle vie si elle redresse pas la barre. Mais, au fond, c’est juste une pauvre gosse paumée comme il en existe tant. Sauf qu’elle, elle passe dans les tabloïds et journaux à scandales. Mais au moins, quand vous pousserez vos gosses à un casting ou autre, peut-être que vous repenserez à Britney et vous passerez votre chemin. Perso, j’ai jamais compris comment on pouvait pousser ses gamins à faire ça. Ouais, y a la fierté « mon bébé, c’est le plus beau ».
Mais mon bébé, il sera fait pour jouer avec un hochet, pas devant la caméra. Si je veux gagner de la tune, je jouerai au loto, ce sera mieux pour la santé mentale de mon petit.

PS : J’ai mis deux chansons parce que je savais pas laquelle choisir

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Des listes et des bidules

Nouvelle semaine, nouvelle liste. Parce que c’est rigolo quand même.

 

– Ca y est, j’ai reçu mon appareil photo. Mais y a pas de carte mémoire, fais iech. Une fois de plus, mon facteur n’a pas sonné à ma porte qui est pile en face des boîtes aux lettres. Il fait un 180° et il appuie sur un bouton ! Je voulais mettre un mot pas gentil sur ma boîte aux lettres genre « merci de SONNER avant d’envoyer mon paquet direct à la poste, ma porte est en face ». Je l’ai pas fait et voilà. Putain, quelle bande de feignasses quand même ! Heureusement, mon appareil, il pèse pas une tonne.

– J’ai acheté la carte mémoire et tout, c’est bon, il marche.

– J’ai écrit tous pleins d’articles cette semaine, je me sens plus intelligente… ou pas.

– Lundi, la caissière pas aimable du tout de la supérette m’a parlée. D’habitude, je la soupçonne de jouer à « je n’adresse pas un mot aux clients », donc pas bonjour, encore moins de merci ou d’au revoir. Donc lundi, c’est parti, je me fous le bonjour au cul. Agacée, je prends mon temps pour ranger mes courses, attendant qu’elle m’annonce combien je dois mais elle le pipe mot. Donc je finis par payer et là, elle me dit : « merci, bonne fin de journée ». Sur le coup, j’ai vraiment cru que c’était la fin du monde.

– je remets de l’auto-bronzant parce que mon chéri, il est mat de peau et que je fais trop vampire à côté de lui

– la divine ménagère que je suis a niqué une chemise. Je l’ai lavée avec un truc qui a dû baver, j’ai toujours pas compris quoi…

– le dentifrice dans l’œil, ça fait mal. Mais j’ai toujours pas compris comment il est arrivé là. Et se planter un ongle dans le pied en essayant d’attraper le chat, ça fait mal aussi.

– Pourquoi mais pourquoi à chaque fois que je glisse peu à peu dans les méandres de l’inconscience parce que c’est l’heure de dormir, mon chat fait du bruit et me réveille ??

– A partir d’aujourd’hui, j’ai décidé que je m’achèterai le dernier portable sony (ordi, pas téléphone), trop petit, plat et funky… Reste juste à trouver 2000 euros.

– J’aime cette satisfaction du travail bien fait. Genre là, j’ai écrit tous mes articles, j’ai encore des trucs à faire mais je me sens à peu près à jour, ça fait du bien

– C’est marrant, dès qu’on met une photo sur son blog, on se prend forcément des insultes. Et toujours en anonyme, évidemment. (je l’ai effacé le comm, cherchez pas)

– Je me souvenais plus que j’avais eu les cheveux aussi longs, d’ailleurs. Ca me rappelle de bons souvenirs tout ça, c’était une chouette période.

– Je dois écrire un mail à une copine mais chuis emmerdée car elle a eu un souci et je sais pas trop comment tourner le mail. Pas glop, pas glop

– Cosmo m’a expliqué tout ce que je devais pas faire pour avoir un ventre plat. Faut que j’arrête le soda, même light (merde, je bois ach’ment de coca light), les chewing gums (ça aussi, j’en mange plein) mais la bonne nouvelle, c’est que j’ai déjà arrêté de fumer.

– Depuis quand ils parlent régime dans Cosmo, d’ailleurs ?

 
Ben, en fait, elle était calme, cette semaine.

De l’’art d’’être nulle, des fois

Petit article parce que j’ai pas le temps.
 

Des fois, je me foutrais des baffes. Si, si. Pourquoi ? Parce que mon étourderie me perdra ! Je vous raconte. Heureusement d’ailleurs parce que balancer une intro aussi géniale et se casser derrière, vous l’auriez mal pris, hein ?

 

En début de semaine, j’ai reçu un coup de fil d’une nana intéressée par mon profil et qui souhaiterait tester mes talents de journaliste. Bien sûr madame, teste, teste ! Elle me demande de rédiger un article sur l’équipe de campagne Sarkozy. Trop ma veine, moi qui suis plutôt carrément à gauche… Oui, j’ai (encore) fait un test politique récemment et je suis toujours communiste, je comprends pas. Je ressemble à 64% à Marie-Georges Buffet (au niveau des idées, pas physiquement !). Ceci étant, moi professionnelle, moi, je vais faire. Je note ses coordonnées sur un papier qui traîne sur mon bureau et vogue la galère.

Entre temps, je dois finir mes articles pour un webzine donc comme j’aime bien finir un truc avant d’en commencer un autre, je m’exécute. Maintenant, je peux vous parler du PACS italien (le DICO), du référendum sur l’avortement portugais, du retour des Brigades Rouges et de l’attentat qui a frappé le train de l’amitié indo-pakistanais. Oui, des fois, je me la pète. Ayant écrit, mis en pagé et illustré tout ça, hop, me voici sur Sarkozy. Enfin, sur mon papier sur Sarkozy parce que vous vous doutez bien que si je couchais avec Sarko, je serais plus au chômage. Là, je précise qu’il est 7h39 et que j’ai pas encore dormi, ce qui explique ma prose navrante.

Donc je fouille le net, je collecte, j’imprime (et merde, plus d’encre, évidemment ! Bon, on va imprimer en rouge, c’est style), je fluote, je souligne, j’écris, je raye, je relis, je réécris, je compte le nombre de signes. Bon, voilà, 4 papiers de 2000 à 2700 signes, c’est qui la meilleure ? J’ai même pas du tout été fielleuse. En fait, je pense que quiconque lira mon papier me prendra pour une Sarkozyste tendance bisounours genre ils sont tous merveilleux en Sarkozie (j’ai quand même évoqué le cas Nadine Morano, faut pas déconner non plus). Toute contente de moi et constatant qu’il fait déjà jour et que je dois prendre une douche avant de me coucher car je dois me lever pas trop tard pour un après-midi entre filles avec miss Summer, je m’empresse d’envoyer le mail. Alors, le mail… Et là, c’est le drame ! Mais remontons un peu le temps

Jeudi soir, je cherche une photo pour une connerie que je vous mettrai en ligne tout à l’heure. Du coup, je retourne un peu mon appart (alors que la photo, elle était là où je pensais qu’elle était mais du coup, j’ai cherché là en dernier, cherchez pas à comprendre) et je trie un peu mes papiers. A jeter, à jeter, à jeter. Aujourd’hui, donc, je mets mon tas de merdes avec mes feuilles que j’avais imprimées pour mon webzines toutes fluotées et raturées et je jette tout ça à la poubelle normale car y en a trop pour la poubelle papier. Oui, je sais, ma conscience écologique m’a torturé une demi seconde. Retour à tout à l’heure : elle est où cette putain d’adresse mail de mes fesses ? Sur une de mes feuilles fluotée et raturée… Celle que j’ai jetée, là. Meeeeeeeeeeeeeeeerde ! Bon, je vais vite sur le site du journal qui m’a contacté, je regarde le nom des gens qui signent… Mais comment elle s’appelait déjà ? Impossible de m’en souvenir. Bon, il ne reste qu’une solution. Les poubelles sont dans la cour, le préposé aux poubelles n’est pas encore passée.

Me voici donc à 7h30 en pantoufle et jogging dans la cour de mon immeuble en train de farfouiller dans les poubelles qui puent. Heureusement, y a pas grand monde qui a jeté sa poubelle depuis moi. Mais évidemment, les feuilles sont quand même au fond et je mesure toujours un mètre 57. Enfin, tatan, je récupère la bonne feuille. Du coup, j’ai mis les autres dans la poubelle jaune. Et j’envoie mon mail toute contente, faisant fi de ne pas remarquer que la feuille, elle pue les ordures.

Voilà, c’était mon article minable et pourri du jour, je vais me coucher.