Delirium tremens

Bon, j’avais commencé un article qui se voulait (à peu près) intelligent mais force est de constater que je suis toujours malade et fiévreuse et que j’arrive pas bien à aligner les
mots et les idées de façon cohérente sans fautes. Alors du coup, je vais faire un article sur mes délires fiévreux.

 

Petite, j’étais à peu près tout le temps malade, un 40° tous les 15 jours, selon la légende. Bien sûr, je me souviens pas de tous mes délires. Je m’en souviens de 2 en fait. Le
1er, j’étais en 2nde, j’avais de la fièvre et dans ma tête, j’arrêtais pas de convertir les chiffres français en italien. Sauf que je traduisais toujours le 14. Quatorze, quatordici, quatorze, quatordici…Bref, ça m’éclatait. Une autre fois, en 1ère, j’étais vraiment pas bien, je dormais au rez-de-chaussée dans la chambre d’amis tellement j’étais KO (ma chambre est à l’étage) et donc, mon allergie pour l’aspirine se déclare. Me voilà donc pleine d’eczema sur la tronche mais moi à moitié comateuse, moi n’avoir rien vu. Ma mère arrive à un moment,
me regarde et part en criant. Ben, sur le coup, j’ai sincèrement pensé « ça y est, je suis morte ». Mais comme j’ai bougé, j’ai compris que non.

 

Bon, je me rappelle rarement de mes délires fiévreux donc là, je vous raconte les derniers puisque je m’en souviens encore. En fait, tout a commencé mercredi, j’aurais dû
comprendre qu’il y avait comme un souci. Je rentre du taf et décide de m’accorder une sieste post job. Je m’endors donc joyeusement et là, c’est parti pour un rêve. Au départ, y a un pot à mon bureau mais en fait, c’est l’entreprise voisine mais on peut quand même y participer, y a du champagne rose et tout, tout ça pour un stagiaire qui finit son stage, plutôt sympa. De là, je pars récupérer un papier dans le bureau parisien de mon père ( ?) avec Vicky, on gare la voiture sur le balcon. Je récupère le papier et quand on sort, je vois un nuage de poussière qui fonce droit sur nous donc je dis à Vicky de vite se baisser, on s’accroche chacune à une fenêtre. Y a un gros souffle qui dure longtemps, une vieille dame passe et bougonne. Quand l’explosion est finie, je dis à Vicky d’appeler vite sa famille avant que le réseau ne soit saturé. Oui, j’ai de l’expérience en explosion, AZF rules. Bon, là, y a une ninja cagoulée qui débarque et me tue pour me piquer mon portable mais comme je trouve que ça craint de mourir comme ça, on en revient à « appelle tes parents ». En attendant, je laisse la voiture sur le balcon et je prends une mobylette pour rentrer chez moi car j’ai vu que le quartier qui a explosé est juste à côté de ma banlieue. Je prends le périph, je me retrouve des fois à contre sens et j’arrive chez ma sœur qui n’est pas là car en province mais ma mère et Anthony sont là donc je veux à tout prix rentrer chez moi pour voir si tout va bien, suis inquiète pour Kenya. On part donc à pied de chez Anthony et
Alice avec le jeune homme, ma mère et deux amis à lui. On passe devant la Poste où toutes les vitres ont volé, les potes d’Anthony veulent s’y arrêter donc je pète les plombs et je rentre vite chez moi. J’habite dans une espèce de maison, la porte du jardin est grande ouverte mais Kenya ne s’est pas échappée, elle se nettoie sur le rebord de l’évier et personne n’est rien venu me voler. Merci.

 Autre délire, cet après-midi. Pas bien, je décide d’aller m’allonger devant la télé sur le canapé. Et là, je pars très vite dans un cycle de pensées incohérentes dont une qui me

tient éveillée. Un slogan que je trouve génial : « la tomate, ça tumate ». C’est génial. Bon, dans ma tite tête, je commence à être consciente que le verbe tumater n’existe pas donc
j’essaie avec le passé simple, vous tumâtes. A présent, je réalise pleinement que ce verbe n’existe pas et je n’ai aucune idée de ce que je voulais dire avec ce verbe là.

 Alors voilà, là, j’ai bobo la tête, je me sens crasseuse, y a Eve Angeli à la télé alors vous comprendrez pourquoi je ne peux pas prétendre écrire un article un poil intelligent et

argumenté.

La liste de la fille qui keuf keuf atchoum sniiiiiiiirffffffff

Petite semaine puisque j’ai été malade depuis mercredi et j’ai passé mon temps libre à dormir ou à peu près.

– Me voilà donc enrhumée/anginée. En gros, j’éternue et je tousse, je crache mes poumons, mon nez est tout écorché, la joie, quoi. Comme je suis en tout début de CDI et qu’en plus, mon collègue de l’animation est en vacances, hors de question de pas aller bosser. Donc jeudi, en arrivant, je m’arrête au supermarché m’acheter du miel et du lait et c’est parti. Au boulot, ils sont catastrophés par ma voix, Romain me dit même de rentrer mais non, je reste fidèle au poste. N’empêche que j’ai une théorie sur les hommes et les femmes face à la maladie. Les femmes jouent toujours les infirmières avec leur homme malade alors que les mecs fuient les femmes malades vitesse grand V. Par exemple, vendredi, mes 3 « amants potentiellement recyclables », Semi-Russe, Gabriel et Nabil sont en ligne. Seul Semi-Russe vient me parler mais quand il voit qu’il n’y aura pas brouette, il se recasse aussi sec. Merci les mecs, moi aussi, je vous
aime.

– Donc me voici brune… prune. Au départ, j’avais prévu un châtain mais mes cheveux sont cons, ils réagissent jamais comme on s’y attend. Soit les couleurs prennent pas du tout,soit elles prennent trop bien. Donc me voici brune, j’achète du maquillage en fonction.  Bilan : ça change rien, j’ai juste eu droit à un compliment d’un de mes collègues qui dit que ça fait ressortir mes yeux. Sinon, mon nouveau surnom au boulot, c’est MissGothdu9*.


– J’aime bien ma boss, je la trouve plutôt cool, même si elle a pas passé une semaine super sympa. Lundi, réunion hebdo, on liste les bugs à régler en priorité (des fois, il arrive même qu’ils soient corrigés). Au milieu, son téléphone sonne « coucou mon papounet ! ». Mortel !

– Mes collègues me font marrer. Vendredi, on mange au bar/resto d’à côté. On discute et là, Romain sort une phrase hallucinante : « Non mais t’as quand même moins de chance de te faire faucher par un mirage en ULM que d’avoir un accident de voiture ». J’adore. Ensuite, fin du repas, on va jouer aux fléchettes. Oui, même moi, qui n’ai pas mes lunettes et suis légèrement fiévreuse donc je vois un peu en triple. Pour savoir dans quel ordre on joue, on envoie les fléchettes sur la cible, celui qui fait le plus grand score commence. Normalement, c’est Philippe, moi, Romain, Gonzague et les deux derniers mais là, une solide tractation débute entre les deu messieurs et finalement, Philippe et Romain échangent leurs places. C’était donc vachement utile de lancer une fléchette pour déterminer les places !

– Cette semaine, la RATP/SNCF m’a foutu la paix. Du coup, une semaine sans lose n’étant pas envisageable, la machine à café s’est chargée du dossier. Mardi matin, après une folle nuit chez Gabriel, il me pose dans le RER et c’est parti pour 30 mn de RER puis presque autant de métro. Je commence à somnoler donc sortir à ma station, je vais au supermarché voisin où y a une machine à café comme celle que l’on trouve dans toutes les facs. Je mets mes pièces, commande un capuccino et attends. Là, je vois que le gobelet se remplit, se remplit, se remplit. Putain, ça déborde ! Elle est con cette machine ou quoi ? Je récupère mon café, le gobelet est plein à rabord donc j’en renverse forcément un peu sur mes doigts, ça brûle ! J’essaie d’en boire un peu pou pouvoir marcher avec mon gobelet (oui, je dois aller au boulot quand même). En chemin, je me prends l’averse de ma vie donc mon cappucino, il est plus que dilué. Tout ça pour ça !

– Lundi soir, concert privé avec mon boulot organisé pour les gamins de ma plate forme ado. J’ai un badge « staff », trop la sse-cla. Bonne soirée avec les djeunz qui sont très sympas mais un peu timide au départ. Par contre, c’est le bal des « je m’incruste ». Le concert est à la base organisé pour les gamins, ils sont 46, il y a près de 300 personnes. De l’agence, il y a Claude, Jason et Nina, ma boss. Quelques autres avec qui je bosse de loin en loin. Mais surtout des tapeurs qui ont vu l’occasion d’aller à un concert avec open bar gratuit et qui pousse le vice à gueuler après les gamins qui s’amusent. Ca m’énerve ! Surtout que moi, j’ai pas pu venir accompagnée.

– Conversation téléphonique avec ma mère hier, elle me tient au courant des derniers potins. La semaine dernière, elle est allée à l’Ile de Ré avec mon papa et qui c’est qu’elle croise ? Ségolène Royal avec ses enfants et… son nouveau compagnon ! Un député-maire des Côtes d’Or. Sauras-tu retrouver qui c’est ?

– Mon nouveau pote Tchèque m’a montré des photos de leur soirée de Noël, je commence à mettre des visages sur mes collègues tchèques. Par contre, y avait une photo d’une revue porno pleine de zizis, je me demande quelle réputation je vais avoir moi, maintenant ! Sinon dans la série « les bloggeurs sont des psychopathes », certains d’entre eux ont trouvé l’adresse de l’agence et se proposent de venir foutre le bordel. Youpi…

– en attendant, j’ai posé une question chez les Ra7or et ils ont éludé ma question (je sens que j’ai attaqué un dossier, hum,
sensible) alors messieurs, c’est à vous.
Alors, quand une fille se caresse pendant que vous la brouettez, vous pensez :
– « merde, je suis un mauvais coup, elle doit se faire du bien toute seule »
– « waaaah, elle sait quoi faire pour prendre son pied, cool! »
– « elle a des morpions pour se frotter comme ça? »

Le mépris et la pitié

Ici, on parle amour et sentiments, entre autres. Aujourd’hui, je voudrais parler de deux sentiments, ce qui me permet de mixer dans un même titre d’article un livre de mon maître absolu Moravia (le Mépris) et celui d’un documentaire de 1969 sur la 2nd guerre mondiale, le chagrin et la pitié. Que je conseille à tout le monde, surtout ceux qui vous affirment sans ciller que « bien sûr que j’aurais été résistant pendant la 2ème Guerre ! ».

Bon, je m’égare. L’être humain ressent tout une gamme de sentiments vis-à-vis de ses congénères, des positifs et des négatifs. Oui, jusque là, je me foule pas le neurone, hein ! Mais là où je m’interroge, c’est sur le mépris et la pitié qui me semblent finalement assez proches, même si le dernier semble plus « charitable » que le premier. Mais en fait, non. Nous avons tous nos échelles de valeurs, sans doute héritées de notre éducation parentale et scolaire, selon les gens qu’on fréquente. En gros, on a un modèle de gens bien et un modèle de « putain, mais va te cacher, t’es vraiment qu’une merde ». Par exemple, j’avoue n’avoir aucune estime pour les mecs qui passent leur tune dans l’accesoirisation de leur voiture parce que le tuning, ça me fait pas rêver et je trouve que c’est globalement un truc de kéké. Ca me saoule quand je marche dans la rue de soudain entendre « vraaaaaaaaaaaaaaaaoummmmmmm han-tttt han-ttttt vraoummmmmmmmmmmmm ! ». Le han-ttt han-tttt, c’est la musique qui va avec de genre de voiture, à écouter à fond dans sa voiture aux verres teintés mais la fenêtre baissée, pour qu’on sache à qui appartient cet engin surgi de l’enfer. C’est comme les célébrités qui mettent des lunettes de soleil en boîte officiellement pour passer incognito mais en fait pour que tout le monde les remarque. Surtout quand elles se mangent un poteau parce que pénombre de la boîte + lunettes de soleil, on voit plus rien. Mais bon, y a des gens qui aiment le tuning et qui ont un total respect pour celui qui a la plus grosse (voiture !).

Le mépris est, en général, le sentiment le plus négatif que je suis capable de ressentir, n’étant pas haineuse. La seule chose que je déteste, ce sont les tomates (et le racisme et la guerre dans le monde, houuuuuu !). Parce que je ne trouve toujours personne digne de ma haine, je me dis toujours que ça n’en vaut pas la peine. Oui, j’ai la haine snob, moi. Ou alors, pas envie de perdre du temps là-dedans, au choix. Par contre, dans la rubrique gens que je méprise, y a quelques noms OU quelques catégories de personnes. Mais finalement, mon mépris n’est qu’un sentiment de supériorité par rapport à quelqu’un. En gros, lui, c’est une merde, moi pas. Ou alors lui, c’est une merde toute moche et toute molle, moi, une bien jolie. Je vais arrêter avec mes métaphores scatologiques, je sens le terrain glissant. Bref, le mépris naît d’une comparaison entre mon modèle de base et ce que je fais pour m’en approcher, ce qu’il fait pour s’en éloigner.

Et la pitié dans tout ça ? Ben la pitié n’est-elle pas quelque part un sentiment de supériorité par rapport à une autre personne ? « Oh le pauvre, c’est terrible ce qu’il vit, je vais l’aider ». Sous entendu, « il est incapable de s’en sortir tout seul, il a besoin de moi, personne forte qui sait ce qui est bien dans la vie ». Je n’aime pas la pitié. Par exemple, dans ma station de métro, il y a une femme qui pleure tous les matins pour qu’on lui donne de l’argent, ça donne à peu près « haaaaaaaaaaaaaan, pitiééééééééééééééé, donnez moi à mangeeeeeeeeeeeeeer, haaaaaaaaaaaaaan ». Oui, elle fait un truc comme ça, ce que je trouve hyper agressif au passage et je n’ai jamais vu personne lui donner quoi que ce soit. Par contre, le mec qui jouait du synthé avec une voix incroyable dans mon train l’autre jour, chantant des chansons entraînantes composées par himself, là, je lui ai donné de l’argent. Bon, ok, j’avais que 40 centimes sur moi, c’est un peu la lose… Parce que lui n’appuie pas sur le sentiment de pitié mais fait partager son talent. Je me suis pas sentie supérieure à lui (même plutôt le contraire, vu mes talents musicaux), il ne m’a pas fait pitié du tout. Souvent, je me demande si les gens qui aident ceux qui leur font pitié n’essaient pas de se donner bonne conscience. En gros « moi supérieure et moi savoir ce qui est le mieux, je vais le remettre sur le bon chemin pour sentir ce doux sentiment de la bonne action réalisée ». N’est-ce pas une forme de mépris qu’on essaie de déguiser en sentiment positif ? Genre « je suis trop bonne pour ressentir des sentiments négatifs envers les gens ? ».

De là, faut-il de fait n’aider personne parce qu’on n’aide que les gens qui suscitent notre pitié. Tut tut tut, loin de moi cette idée ! Perso, j’aurai tendance à aider des gens que j’admire, plutôt. Parce qu’ils sont courageux, parce qu’ils prennent le taureau par les cornes pour se sortir de la situation dans laquelle ils sont. Ils ne sont pas passifs à attendre désespérément une main tendue. Non, ils sont fiers. Le monsieur du train ne doit pas gagner des milles et des cents mais il se débrouille comme il peut, il compose des chansons gaies et franchement, il m’a donnée la patate. Lui, je l’admire sans hésiter. Et lui, je l’aide non par pitié mais pour le remercier de m’avoir donné le sourire. Pour m’avoir donné une leçon de vie.

Je crois que je t’aime…

Par Jane

C’est drôle, quand j’ai demandé à Nina comment on pouvait traduire « je suis amoureuse » en version amicale, nous sommes tombées sur une faille linguistique. Il n’y a rien. « Je suis amicale », oui, certes, mais ce n’est pas ce que je veux dire. Reprenons donc le « je suis tombée en amour » de nos cousins québécois, ce qui donnera « je suis tombée en amitié ».

Non, ça ne fait même pas mal! Et même plutôt du bien.

L’amitié, c’est quoi? Une forme d’amour, ni plus ni moins. Mais un amour auquel on aurait enlevé toute la dimension sexuelle et l’attraction des corps. Non parce que faut pas non plus déconner, je ne couche pas avec tou(te)s mes ami(e)s pour leur prouver que je les apprécie. Se dévouer, parfois c’est bien, mais pas toujours totalement nécessaire… Et l’amitié quand il y a une attirance physique, ce n’est pas de l’amitié. « Non, je ne veux pas franchir le pas avec Maurice, ça gâcherait notre amitié », quelle excuse bidon! S’il y a attirance pour Maurice, ce n’est clairement pas de l’amitié. On se contente d’amitié en espérant qu’un jour il se rendra compte qu’on en voudrait bien un peu plus.

L’amitié, c’est être là pour l’autre. Sans juger. Ok, on peut parfois dire « écoute, tu ne vas pas aimer, mais je pense honnêtement que tu déconnes là » Ce n’est pas juger, parce que quelle que soit la décision de l’autre, ça ne changera rien au regard qu’on porte sur elle/lui. L’image de l’autre ne compte pas. Je suis parfois profondément superficielle, mais je ne crois pas à la grande love story avec un homme qui ne me plaira pas un minimum. En amitié, l’image, on s’en fout. Ma meilleure amie m’a vue en jogging indatable, les cheveux en vrac, le maquillage ayant coulé. Mes exs, assez
rarement (ça fait beaucoup d’un coup à encaisser quand même) Je lui ai tenu les cheveux un soir d’abus alcoolique, sans qu’elle perde une once de glamour à mes yeux, parce que je m’en fous royalement! Je connais la beauté intérieure de mes amis, et c’est tout ce qui compte à mes yeux.

Une autre amie a été mon point fixe lors d’une rupture douloureuse. Elle m’a inlassablement écouté rabacher les mêmes idioties pendant un temps fou. Elle m’a inlassablement rassuré. Elle est inlassablement là quand j’ai besoin d’elle pour me dire que si si, je suis quelqu’un de génial, ou que là, je joue avec le feu. Je sais qu’elle a parfois (dire toujours me ferait vraiment trop mal à l’ego) raison, mais elle ne se formalise pas quand je décide de me casser la gueule toute seule comme une grande. Et elle ramasse les morceaux. J’essaye d’en faire autant pour elle.

Paradoxalement, je suis bien plus exigente en amitié qu’en amour. Peut-être justement à cause de ce détachement de l’image. Nos personnalités doivent être compatibles. Se compléter et s’harmoniser. Je dois apporter quelque chose à l’autre, et vice et  versa. Et comme je suis atrocement rancunière, je ne pardonne pas les faux pas. Oui, c’est bête et méchant. Mais comme en amour, j’ai eu des ruptures amicales très douloureuses. le moment où on se rend compte qu’une personne qu’on croyait être une amie nous lache. Je digère ces ruptures là beaucoup moins bien que les ruptures amoureuses. Parce que la personne avait toute ma confiance, et en a abusé. Ou parce que j’ai beaucoup donné, pour me rendre compte qu’il n’y a personne en face quand j’ai besoin d’une épaule solide et affectueuse. Je ne marche pas au compteur, mais parfois, un minimum syndical est exigé.

Je me rappelle d’une amie pour laquelle j’ai mis ma vie entre parenthèses pendant de longs mois. Elle traversait une période difficile, se retrouvait sans rien, et complètement désarmée. j’ai canalisé sur moi pas mal de l’énergie négative qui l’entourait. Elle s’est servie de moi quand elle en avait besoin, et a du jour au lendemain arrêté de répondre à mes appels, alors qu’elle s’était relevée, et que j’aurais eu besoin d’elle à mon tour. Etrangement, quand on me donne de ses nouvelles, et qu’on me dit qu’elle voudrait me revoir, je réponds que je n’ai aucune envie qu’elle revienne dans ma vie. La rupture fut trop douloureuse.

Maintenant, les gens que j’aime d’amitié, je le leur dis. Autant j’ai du mal à dire « je t’aime » en amour, autant ça me vient facilement en amitié. ca peut parfois surprendre. Non, le fait que je te dise que « je t’aime toua tu saiiiiiiiiiiis » ne veut pas dire que « j’ai envie qu’on milite pour le mariage gay une fois qu’on aura notre labrador chérie, tu fais quoi ces 20 prochaines années? » Ca veut juste dire « ton amitié m’est précieuse, j’apprécie tous les moments qu’on passe ensemble et notre complicité. J’aime ce que tu es, ta personnalité, et tu as une place importante dans ma vie. » Parce que des fois, c’est bien de dire aux gens qui nous entourent qu’ils comptent pour nous… et qu’on les aime!

Clichés en folie, neurones en sourdine?

Par Summer

Je suis une fille et j’aime les trucs de filles. Jetez moi la pierre pour ça, ça changera rien. Je vois pas pourquoi il faudrait à tout prix combattre le
cliché de la femme « jolie ». Je comprends pas d’ailleurs pourquoi il faudrait à tout prix combattre les clichés du seul fait que ce sont des clichés .

 

 J’aime avoir de jolis cheveux longs et soyeux comme dans la pub Dove ou Elsève .

 

 J’aime sentir bon Paco Rabanne plutôt que le parfum prisunic.

 

J’aime que mon maquillage ne ressemble pas à celui de la bombasse du coin avec son trait de crayon à lèvres plus foncé que son rouge à lèvres.

 

 J’aime quand mes lèvres brillent et coller quand je fais des bisous à mon namoureux à cause du gloss.

 

 J’aime que mes yeux ne ressemblent pas à ceux de mon panda préféré et je serais pour cela prête à damner un saint pour acheter ma touche
éclat YSL.

 

 J’aime que mes sous-vêtements soient jolis et assortis même si personne d’autre que moi ne les voit.

 

 J’aime avoir la peau douce à coup de tartinage de crème et d’huile en tout genre.

 

 J’aime avoir de belles chaussures et entendre le clac clac clac quand je marche dans la rue.

 

 J’aime encore plus en avoir toute une collection et ressentir le besoin d’en avoir une nouvelle paire, et je raffole de pouvoir les assortir à mon sac.

 

 J’aime parler du nouveau Cosmo ou Glamour et du nouveau gommage Lush qui fait la peau toute douce avec mes copines.

 

 J’aime avoir plein d’échantillons à essayer à la maison dans les réunions très girly.

 

 J’aime croire que tous ces efforts paieront un jour quand je ne verrais apparaître mes premières rides qu’à 40 ans.

 

 Et même si je suis un panneau publicitaire à moi toute seule, la confiance en moi que tout ce rituel si ridicule pour certains, me procure
est irremplaçable.

 

Alors oui c’est futile, oui c’est ridicule mais pas plus ridicule que de vouloir continuer sa crise d’ado rebelle à 25 ans et des brouettes. J’ai passé l’age de
m’insurger contre des règles ou des stéréotypes juste pour m’insurger contre quelque chose de standardiser. J’ai aussi passé l’age de mettre des tshirt sans forme et des bas de jogging en éponge.

 

Je me sens deux fois mieux dans ma petite vie de fille futile qu’à l’époque de mes années grunges rebelles.

 

J’aime les clichés du moins certains et je ne vois pas en quoi ça fait de moi une personne dépourvu de personnalité.

 

Oui j’aime les coucher de soleil sur une belle plage comme des milliers d’autres personnes et alors ?

 

J’aime pleurer de joies à chaque mariage comme une petite fille devant un conte de fée et alors ?

 

 J’aime les fleurs que m’offre mon amoureux même si ce sont des roses rouges et que manifestement c’est trop cliché, et alors ?

 

 J’aime qu’il pense à notre anniversaire à minuit et une seconde et alors ?

 

Est ce que ça fait de moi une fille qui n’a aucune personnalité ? Est ce que ça fait de moi une midinette dépourvu d’une once de culture voire même
d’intelligence ?

 

 Faut croire, quelques fois, à entendre certaines personnes. C’est dingue le nombre d’a priori que l’on peut avoir et l’étroitesse d’esprit
de ces personnes qui appuient moult et fracas que c’est MAAAALLLL d’être conformiste !!! Mais moi qui adore les clichés y’en a un autre qui me plait bien, celui de penser que ce sont ceux
qui aiment à dire haut et fort à qui veut l’entendre qu’ils les détestent que ce sont eux justement qui ont besoin d’être rassuré sur l’existence de leur propre personnalité. Après tout, ne pas
aimer les clichés juste par peur de ressembler à monsieur tout le monde me semble bien plus futile que de vouloir être jolie. Je dois être très opportuniste d’aimer les clichés qui me procurent
du plaisir c’est un fait mais je ne vois vraiment pas pourquoi je devrais changer. Jusqu’à présent personne ne m’a convaincu de changer, même pas mon amoureux qui pourtant a des arguments de
chocs mais je pense que tout simplement on ne change pas sinon par choix. Le plus dur est d’accepter la différence de goût et ça c’est valable pour tout, surtout en amour. La tolérance n’a pas de
prix, alors open your mind !

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Cake, macarons, pain perdu et produits de beauté

Dans la série « en ce moment, j’aime ma vie », laissez moi vous raconter ma soirée de vendredi. De toute façon, vous n’avez pas le choix alors faites vous un petit thé,
un petit café, une petite clope et c’est parti ! Vendredi soir, c’est parti pour une soirée fille chez Vicky, avec Summer et votre animatrice de communauté préférée (putain, qu’est-ce que j’adore l’intitulé de mon taf), moi.


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Ingrédients pour une soirée réussie :
3 filles

De la nourriture : un cake olive-jambon made in Vicky super bon, de la salade, des macarons Ladurée (forcément bons), du pain perdu fait par mes petites mimines (donc très
bon, aussi. Oui, je cuisine, ça peut arriver).

De la boisson : vodka rouge, red bull, manzana, thé

Des produits de beauté : du vernis, des masques pour la figure, une couleur pour cheveux.

Des trucs pour rigoler : des cartes à jouer et des cartes divinatoires, des DVD de Sex and the city et autres trucs girlies.

Nous avions rendez-vous à 20h30 chez Vicky. 20h30 pile pile, je frappe chez la demoiselle et la réveille, gloups ! On range un peu puis voilà Summer, la soirée peut débuter.

Vicky prépare le cake tandis que je tire les cartes à Summer puis c’est au tour de notre hôtesse de connaître son avenir (supposé) puis après, on se fait une partie de poker. Sans mise aucune,
c’est juste pour rigoler. On boit de la vodka rouge redbull, les filles sont vite pompettes mais pas moi. Bon, ok, aucun mérite, c’est pas parce que je tiens bien l’alcool, c’est juste que je bois carrément lentement. On mange en refaisant le monde, petit shot de Manzana puis à 23h, vient l’heure fatidique du colorage de cheveux de Nina. J’avais acheté tout ce qu’il fallait au shoppi à midi, je me préparais donc à avoir une nouvelle couleur de cheveux, ce qui n’est pas précisément une expérience inédite pour moi. Je me mouille les cheveux, Summer me les peigne avec soin ensuite et Vicky m’étale le produit. Toi aussi, vis ma vie de Barbie. Côté positif, j’ai eu plein de compliments sur mes cheveux. En toute immodestie, j’ai de très beaux cheveux. Côté négatif, le « si c’est raté, tu m’en voudras pas » de Vicky. Dit une fois, ça va, mais plusieurs, j’ai peur. A genoux devant elle, je me laisse faire. On laisse poser en mangeant un macaron puis je vais me rincer. Verdict : c’est pas du tout ce que je voulais comme couleur mais finalement, c’est pas si mal.

 

Retour au salon et c’est l’heure du pain perdu. Pendant que Vicky s’épile, Summer fait de la vaisselle et moi, je prépare le dessert. Après s’être régalées de ce succulent dessert
(vous noterez que l’idée directrice de cet article, c’est ma modestie naturelle), on s’amuse à se tirer les cartes en se faisant les jeux débiles de la colo genre j’ai annoncé à Summer que Kinder voulait sortir avec elle. Oui, oui, dans le sens lui rouler une pelle devant le collège. Après, on s’amuse à un jeu où on a 4 mecs représentés par des rois et il faut poser des questions pour savoir lequel est le plus ceci, lequel nous fera cela. Donc, moi, j’aurai des enfants avec un mec mais l’homme de ma vie, c’est un autre. Ca va être drôle tiens. On fait pareil avec les filles, Vicky est donc la plus gentille et la moins gentille avec moi, et moi pareil avec elle. On s’éclate !

 

Mais c’est the beauty time ! Etape un : se laver la figure avec la lingette purifiante de Neutrogena. Puis on passe au peel off de Garnier (je crois, je suis plus sûre,
Summer confirmera ou infirmera). Puis on se fait un masque donc nous avons une Vicky bleue et une Summer et une Nina vertes. Enfin, cherry on the sunday (oui, je prends en compte les remarques faites dans les comm), on se vernit les pieds devant Sex and the city, saison 1. Même moi qui ne me vernis jamais. A 5h, on finit par aller au lit, on papote encore un peu et extinction des feux.
C’est sûr, c’est utile, il fait déjà jour.

 

Bilan personnel : j’ai a-do-ré. Cette soirée m’a filé du baume au cœur. C’est super agréable de se chouchouter entre filles, de se filer des conseils de maquillage et de
beauté, de s’échanger les produits, de tester… Futile ? Mais c’est précisément le but ! Et d’ailleurs, je trouve ça plus agréable de faire nos futiles en groupe qu’en privé. Là, se
chouchouter devient un partage et l’occasion de se marrer, de se photographier les pieds et les tronches masquées. Bref, quand je vis tout ça, je me dis que ma vie est bien en ce moment et j’ai pas besoin de plus. Merci ma girlie team !

 

Enfin, petit jeu dont vous aurez la réponse demain : de quelle couleur sont les cheveux de Nina ? A gagner : rien, j’avoue. Les deux demoiselles présentes à la soirée, ma mère et ma sœur (des fois qu’elles passeraient par là) n’ont pas le droit de jouer ! Bon, ok, la réponse est donnée ailleurs mais c’est pas grave!

L’enfer des soldes

Par Enzo

J’avoue, je n’avais pas réalisé. Pourtant c’était dit clairement. De plus, les journaux télévisés avaient parlé de ça également. Je n’ai aucune excuse pour me plaindre. Je ne comprend vraiment pas pourquoi mon spider-sense n’a pas fonctionné pour me prévenir de ce danger potentiel…

Toujours est-il que je m’en suis rendu compte trop tard. Sur le pas de la porte du Printemps (le magasin, pas la saison, surtout qu’on est en été). Plein de monde. Une petite vague d’agoraphobie m’envahit. Je pose la question bête qui n’attend pas de réponse : « C’est le premier jour des soldes ? ». Ma copine me répond par l’affirmative.

Après quelques arrêts pour admirer des sacs, nous trouvons le chemin de l’ascenseur. Pour plonger au sous-sol, l’étage de la lingerie…

En temps normal, je pourrais simplement jouer à l’accompagnateur. Mais là mon avis est spécialement requis. C’est un achat « pour me faire plaisir » même si je n’ai pas exprimé ce souhait. Elle me montre des soutiens-gorges, de toutes les couleurs, de toutes les textures. Mes avis oscillent entre « bof » et « hmm ». Je n’arrive pas à avoir une palette très développée de qualificatifs quand on me montre une cinquantaine de soutiens-gorges qui se ressemblent presque tous. On me reproche mon manque de coopération. C’est bizarre mais je m’imagine mal lui montrant des dizaines de boxers et exigeant un avis argumenté sur chaque. En boudant si elle n’adore pas ce caleçon ‘homer simpson’. Elle me montre plusieurs fois le même pour tenter de me piéger et voir si je suis. Je passe l’épreuve. Après plusieurs tours de l’étage, elle commence à bouder et à craquer.

Comment peut-on vouloir se mettre un napperon en dentelle sur les seins ? Tiens celui avec les petites fleurs sur fond blanc ressemblent à la nappe que mon arrière-grand-mère avait brodé. Je ne dois pas avoir les goûts proposés/imposés par l’industrie de la mode. Rassurez-moi, la plupart des hommes ne tombent pas à genoux en criant à l’immaculée beauté lorsqu’on leur montre un bout de
tissu brodé ? Une fois porté par une demoiselle, je veux bien croire, et encore, c’est mieux sans l’emballage, non ? Là il n’y a que les deux séparés. Plein de demoiselles. Plein de soutiens-gorges. Mais pas les deux. Enfin si, plein de demoiselles avec des soutiens-gorges mais qu’on ne voit pas. Presque aucun décolleté. Quelques posters mais rien de génial.

Jane téléphone. On doit se retrouver bientôt. Le temps nous est compté. Je bénis le ciel d’être venu en fin d’après-midi dans ce magasin. Finalement, je suis plus volubile sur celui qu’elle m’a montré plusieurs fois. Couleur framboise et sans trop de dentelle à fleurs. De toute manière, jolie comme elle est, elle serait craquante avec n’importe lequel de ces trucs. Je trouve que malgré mon féminisme (ou à cause de), je deviens de plus en plus un cliché masculin (aucun goût pour la mode, boit de la bière, …), mais cela fera l’objet d’une prochaine note avec un titre du genre
« Plus je suis féministe, plus je deviens macho » !

Pourquoi manger chez soi quand on peut piquer dans l’assiette ?

Depuis quelques temps, avec Vicky, on squatte les soirées VIP et/ou prout prout. Jeudi, nous sommes donc à la soirée Geekette avec Sony, Kenzo et je sais plus qui comme marques présentes. On dépose nos manteaux et on va au bar. Je veux du champagne, des tas de coupes à moitié pleines sont abandonnées ça et là. Tout sourire, j’aborde le serveur qui nous annonce la terrible vérité : champagne, il n’y en a plus. Non mais quelle bande de crevards !

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Bon, comme tu es brillant lecteur, t’as compris que je voulais parler des piques-assiettes, des taxeurs, profiteurs et autres. Retour en arrière, en juillet 2005. Clara (une cops
journaliste ancienne vingtenaire) m’invite au Grand Palais pour une expo, elle a eu des entrées à son taf. Au menu, visite du Palais mais surtout buffet. Celui-ci ouvrait à 20h et à 19h45, les gens se pressent tout autour. 20h, ouverture dudit buffet et là, c’est la folie : les gens se ruent sur les cacahuètes et les biscuits apéros (rien de sophistiqué), les gens prennent même les coupelles destinées à mettre les noyaux d’olive pour les remplir à rabord de bouffe. Avec Clara, on prend une coupe et deux Bretzels et on file à l’autre bout de la pièce, atterrée : on se croirait en pleine guerre, genre y a plus de bouffe.

 

C’est incroyable comme dès qu’il y a manger et à boire gratuitement, les gens perdent le sens de la mesure. Personnellement, quand je vais à ce genre de soirée, mon but n’est pas
de boire et manger au max pour profiter à fond de la gratuité de ces mets. Surtout des cacahuètes. Je prends une coupe de champagne et si je n’ai plus soif, je vais pas en prendre une autre juste pour le style. De la même façon, je remplis pas mes poches de bouffe. Et pourquoi pas prendre un doggy bag tant qu’on y est ? Ouais, c’est gratuit mais soyons raisonnables, tout de même. Ce qui est d’autant plus fascinant, c’est qu’en général, on invite pas des RMIstes à ce genre de soirée, c’est toujours un certain gratin : des influents, des journalistes, des bloggeurs (oui, paraît qu’on est des influenceurs. J’ai tellement de badges de Buzz Paradise que je vais finir par en faire la collection). Donc des gens qui ont des salaires plutôt sympas, pour la plupart. Et plus ils ont de tune, plus ils tapent dans le buffet. Bon, faut avouer que de soirées en soirées, ils doivent avoir un frigo aussi vide que la tête d’Eve Angeli. Donc du coup, ils sont accueillis et nourris. Mais qui les empêche de manger raisonnablement à ces buffets et de manger ensuite chez eux. Surtout que les petits fours et cacahuètes, c’est pas bon pour la ligne.

 

Le top du top des gratteurs, ce sont les stars. Une soirée, un nouveau mobile, ordi portable, parfum, fringues de marque… Ca dépend qui organise la soirée. Alors, oui, pour la
marque, c’est un coup marketing bien vu, voir une star (ou à peu près) en photo dans Voici avec le dernier Sony Ericsson ou Nokia ou Sagem, ça fait de la pub. « Moi, je suis hype comme Lindsay Lohan, j’ai un téléphone de la même marque ! ». De la même façon, le buzz des soirées bloggeurs est pas mal. Par exemple, hier, je vous ai dit que j’avais gagné un walkman vidéo Sony Ericsson, j’ai chopé plein de produits de beauté Kenzo que je vais forcément tester, j’ai joué à Singstar sur PS2 et c’était marrant et j’ai des catalogues des marques présentes à la soirée. Mais si les marques, je comprends leur intérêt, pour les stars, ça paraît parfois déplacé. Ces gens là gagnent plus en un film ou en un CD que nous en une vie et ils courent après ce genre de soirées pour bouffer à l’œil et se ramasser plein de cadeaux gratos. Bon, ok, certaines redistribuent aux amis mais quand même. Si j’ai souvent remarqué que l’argent rend souvent radin (plus t’en as, plus t’économises), j’ai l’impression que plus on est aisé, plus on joue les piques-assiettes. Bien sûr que c’est toujours agréable ce genre de soirées, toute cette bouffe et cet alcool sont là pour qu’on les consomme, oui. Mais tout est question de proportion. Je trouve ça super impoli de se gaver à ce genre de soirées. Par ailleurs, ce n’est pas rare que ces personnes se rendent
dans ses soirées précisément pour s’en foutre plein la panse, le reste compte peu. Honnêtement, vous enlevez l’open buffet et bar de ce type d’happening, je suis sûre que la liste des participants est divisé par deux. J’avoue que perso, je découvre en arrivant que c’est nourriture et boisson comprise, vu que c’est pas ce qui me motive en premier. Jeudi, je savais même pas qu’il y avait des trucs à gagner, hihi.

 

Bref, les piques assiettes sont des parasites sociaux de type aisé. Bien sûr, on me fera remarquer à raison qu’ils ne coûtent rien à la société puisque ce sont des entreprises
qui organisent ce genre de soirée donc techniquement, y a pas de mal. Si ce n’est peut-être une certaine indécence. Si moi, j’arrive à me payer un steack, j’ai du mal à croire que eux,
non.

La liste de la marmotte hyperactive

(à ne pas confondre avec la marmotte neurasthénique qui traîne sur un blog voisin et adoré)

– Jeudi soir, Vicky et Nina en soirée VIP on se la pète sur la terrasse du printemps. Soirée organisée par Sony et Kenzo avec que des gens prout-prout. La soirée commence à 18h30. On arrive royalement une heure plus tard, on se trouve une copine dans les escalators et quand on arrive en haut : plus de champagne ! Open Bar nous a tuer. En plus, il en restait partout des coupes à moitié pleines… Du coup, on a pris des photos de la Tour Eiffel, on a fait du karaoké sur Britney, même pas peur. Et en plus, cherry on the cake (oui, j’intègre de l’anglais dans mes phrases, genre je suis bilingue), j’ai gagné un walkman video Sony Ericsson qui déchire sa mère.

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– Aller en réunion chez notre principal client à Trifouille-les-Oies, c’est chiant… sauf quand je me fais balader en scooter par les collègues, j’adore ! D’ailleurs, je
sens que quand j’aurais emménagé sur Paris, va falloir que je m’achète un petit Vespa. Si j’arrive à surmonter la trouille de conduire un deux roues sur Paris (non parce que quand je conduis pas, 
je m’en fous).

– J’aime pas être stressée au boulot parce que je suis tout au bout de la chaîne et que j’hérite d’une station de chat totalement buguée. Que même je suis obligée d’aller pleurer auprès de Yohann et Florent pour qu’ils m’aident alors que c’est pas trop leur fonction, normalement.

– Plus je suis claquée, plus je sors. En gros, je vous la fais courte : lundi, apéro-resto avec Future coloc, mardi, Gabriel, mercredi, verre avec des gens du forum, Vicky, Summer et Enzo puis fin de soirée avec un gars qu’on appellera Nabil. Jeudi, apéro sur le toit du Printemps, vendredi, soirée fi-fille chez
Vicky. En gros, la soirée la plus calme fut celle de jeudi où je suis royalement rentrée à 22h30.

– Ce week-end, je dois aller nourrir le chat de ma sœur. Je l’aurais bien prise chez moi, la bê-bête mais deux chattes dans 27 m² et qui passent leur temps à se peigner parce qu’elles s’entendent pas… Euh… non.

– Cette semaine, nouvel épisode Nina vs la RATP/SNCF. Oui, encore. Jeudi, je me lève la tête dans le pâté au vu de l’alcool ingéré et des quelques folies de mon corps perpétrées. J’arrive à la gare et je le sens mal : le train de 9h30 est retardé… Il est 9h45, presque. A l’arrivée, j’arrive à avoir un train à 10h (normalement, y a un train par quart d’heure donc 2 qui ont sauté) donc suis de mauvaise humeur. Je monte dans le métro et arrivé à une station « ce train ne prend plus de voyageurs, vous êtes prié de descendre et de prendre le
prochain ». Un jour, je comprendrai pourquoi les galères de transports se cumulent toujours.

– Vendredi, j’avais une douleur un peu bizarre au nez. C’est à dire que tout à coup, ça commençait à me faire un peu mal et mes yeux se mettaient à pleurer. Je suis arrivée au boulot en reniflant, les yeux explosés. Toi aussi, passe pour la dépressive de service (alors que non, tout va bien).

– Ce serait cool que certains comprennent que non, je les lis plus donc pas la peine de me faire passer des messages par personnes interposées, je comprends rien, du coup.

– On peut être politique et vraiment con comme ses pieds. Exemple, M. Devedjian qui traite une ancienne députée PS de salope… devant caméra. Trop fort Patrick !

– J’ai un super nouveau pote au boulot : un modérateur qui bosse en République Tchèque, on se refile les pseudos des relous et on commente l’actualité française. Il aime pas Devedjian, d’ailleurs. Et en plus, comme on est pote de bannissement (on veut bannir tout le monde), il m’a filé une vidéo rigolote. Ils ne sont pas de droite les modérateurs de la République Tchèque !

 

– J’ai pris une grande résolution (ouais encore une, gna gna). Maintenant, le matin, je me lève plus tôt pour profiter un peu. En fait, vendredi, ma sœur devait passer entre 8h30 et 9h et comme j’avais pas forcément envie de l’accueillir en petite tenue (oui, voire même carrément en tenue d’Eve), je me suis levée tôt. Mais ma sœur étant à la bourre, j’en ai profité pour me boire un petit café, étendre mon linge… et suis partie au boulot de bonne humeur. Prenons des bonnes habitudes de vie, me lever tôt, ça me permettra de siroter un café tranquille en feuilletant un magazine.

T’as des capotes?

Il y a des fois dans la vie où j’aime me poser des questions sans grand intérêt et faire des articles sur le sujet. Mais bon, la vie est trop courte pour ne se poser que des questions existentielles. Donc grande question du jour : de l’homme ou de la femme, qui doit fournir les capotes ?

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Commençons par une anecdote personnelle. Mardi soir, sur MSN, un jeune homme vient me parler, nous l’appellerons Gabriel. Nous avions dîné ensemble y a 3 semaines et il ne s’était rien passé et je pensais ne jamais avoir de nouvelles du monsieur. Or, mardi, le voilà qui réapparaît, chaud bouillant genre « bon, il serait temps de transformer l’essai, là. » Bon, honnêtement, j’ai rien compris, je le pensais pas du tout intéressé par ma personne, comme quoi, je suis toujours aussi douée en psychologie masculine. Donc une heure plus
tard, le voilà chez moi et après une bonne heure de papote, on s’effeuille sur mon canapé. La brouette pointant le bout de son nez, le voilà qui part à fouiller la poche de sa veste pour choper des capotes. Alors que moi, j’en ai et que j’ai toujours pas pu tester ma super capote Durex. Mais on fera avec la sienne.

 

J’ai remarqué que dans la plupart des cas, les mecs prévoient toujours des munitions, si j’ose dire, même quand ils viennent à mon domicile. Non parce que j’en ai des capotes, moi. Pas 150 000 mais j’en ai. J’en parlais justement à Summer qui m’expliquait que pour elle, c’était plutôt bon signe que les messieurs viennent avec leur capote, ça veut dire qu’ils se protègent. Mouais… J’avoue que quand j’ai un rencard avec un mec, j’amène pas forcément mes capotes parce que, déjà, je suis pas forcément sûre que ça finisse dans un lit puis en plus, je pars du principe que celui qui invite pourvoit à ce genre de choses. Et si y a pas de capotes, tant pis, on attendra la fois suivante. Puis au pire, y a suffisamment de distributeurs dans Paris pour régler le problème.

 

Bien sûr, il y a la question des capotes XL. Récemment, j’ai passé un moment délicieusement intime avec un monsieur très très bien équipé mais il n’avait pas pensé à prendre son matériel mais, Dieu merci, moi, j’en avais. Parce que bon, les capotes de cette taille là, on pense pas toujours à en acheter, ne péchons pas par optimisme. Non puis si on sort une capote XL à un monsieur normalement équipé, il peut mal le prendre.

Mais à travers tout ça, ce qui m’interroge, c’est « une fille n’est-elle pas censée se préoccuper de ce genre de questions ? ». Bon, pour certaines, on peut

les imaginer angéliques donc pas équipées pour une brouette sauvage. Mais dans l’ensemble, j’ai l’impression que dans l’inconscient collectif, les mecs sont censés pourvoir les capotes. Parce que c’est sur eux qu’elle se met ? Oui, je sais, y a des préservatifs féminins mais le jour où un mec me sort un préservatif féminin, je crois que je serai sur le cul. En plus, c’est moche, on dirait une poche plastique, on a connu plus glamour mais là n’est pas la question. Donc, comme c’est sur le pénis de monsieur qu’on va le placer, c’est à lui de s’en préoccuper ? Je crois que ça nous ramène à une conception procréative du sexe, je m’explique. En gros, c’est à la fille de gérer sa fertilité en prenant (ou pas) la pilule. Le monsieur est prié de gérer son éjaculation, s’il pouvait le faire dans un capuchon en latex, ce serait super, merci.

Alors oui, c’est sur eux qu’on va mettre la capote, tout ça mais de l’autre côté du pénis, y a quand même moi. Moi qui ne veux surtout pas me retrouver enceinte ni choper une MST. Donc je me sens concernée par la chose, quand même. Si je convie un jeune homme à passer chez moi en ayant une idée derrière la tête, c’est normal que j’ai des préservatifs, je ne vois pas
comment je pourrais m’en foutre.

Bref, dans l’idéal, je trouve pas mal que les deux y pensent, le débat n’étant plus « capote ou pas » mais « les tiennes ou les miennes ? ». Je pense que chacun d’entre nous, homme ou femme, doit y penser. Ca évitera de se retrouver tout dépités quand, à l’heure de mettre le capuchon, on se rend compte que personne n’en a.