J’ai pas de SMS, j’ai pas d’amis !

Cette semaine, pour ceux qui ne suivraient pas, on est passé en 2008 et comme je le disais, la soirée du 31 décembre au 1er janvier est cruciale car elle nous situe dans l’univers : populaire ou petite merde insignifiante ? C’est le moment de le découvrir.

 

Cette année, ce fut donc un réveillon girlie, très en phase avec 2007 finalement. A ma droite, Vicky, à ma gauche, sa Bestfriend et moi, donc. La soirée commence piano, on toaste du pain, on mange nos toasts, on chouine qu’on a trop mangé au secours, on fume, on boit (mais en fait, très modérément et même pas que du vin). Puis arrive minuit, on se fait des bisous en  criant « bonne année ! » et c’est là que ça se complique. Les regards se tournent vers les mobiles : qui va nous textoter ? En général, je n’appelle personne sauf mes
parents et ma sœur, déjà. 0h10, Alice la warrior parvient à me joindre (alors que de mon côté, mon téléphone refusait de passer le moindre coup de fil). 0h30, ce sont mes parents. Bon maintenant, que j’ai reçu les coups de fil que j’attendais, que font les SMS ?

Bon, cette année, il faut avouer que j’ai reçu le premier bonne année à 22h. Bien vu, au moins, c’était avant l’embouteillage virtuel. Puis à 23h55, mon dernier vent de l’année : je reçois un texto de 06blablabla, un numéro que je n’ai pas dans mon répertoire, donc. Or je sais pas si vous avez remarqué mais depuis qu’on a des mobiles, on ne retient plus aucun numéro, ce qui est très embêtant quand on oublie son téléphone à la maison parce que j’aimerais savoir qui se promène avec tous ses numéros sur lui ? Pas moi, en tout cas. Donc je suis du genre polie mais cash : « merci, bonne année à toi aussi mais je ne sais pas qui tu es ». Je pressentais le mec genre one shot qui avait gardé mon numéro par accident (alors que moi, pas) et qui avait envoyé un message type à tout le monde. Ah, on me répond « C’est Enzo ! ». Ok, là, je suis morte de honte… Mais bon, des fois, j’oublie d’appuyer sur enregistrer et du coup, les numéros, je crois les avoir mais non. Donc je colle des vents.

Pour les SMS de nouvel an, il y a deux écoles : ceux qui les envoient et ceux qui ne répondront qu’à ceux qui en ont envoyés. Au départ, j’aurais tendance à faire partie du 2e camp mais je me dis qu’envoyer un petit SMS gentil aux gens que j’aime bien, c’est très sympa dans l’esprit. Donc j’envoie. Comme une maline que je suis, je ne laisse pas les accusés de réception parce qu’envoyer 20 sms, c’est recevoir 20 accusés un peu n’importe quand parce que la nuit du 1er, c’est un peu un cauchemar pour les livraisons de nos messages numériques. Du coup, certains se sont perdus. Par exemple, j’en ai envoyé un qui n’est jamais arrivé, heureusement que son destinataire m’a appelé le lendemain. Mais du coup, y a certaines personnes, je ne sais pas si elles m’ont répondu ou si elles m’ont envoyé un texto spontanément. Dois-je alors resouhaiter une bonne année au cas où, pour éviter de passer pour une bêcheuse ? Ou alors je passe pour une Alzheimérique précoce qui envoie deux fois un texto de bonne année ? Dois-je me fâcher de ne recevoir aucune réponse d’un texto qui, finalement, ne fut jamais reçu ? Finalement, les textos, ça va vite mais ça permet de psychoter plus vite du genre « mais pourquoi il me répond pas ce bâtard ? ». Alors que M. Le bâtard :

– il a répondu mais on n’a pas (encore ?) reçu son texto

– il n’a pas répondu pour la bonne raison qu’il n’a rien reçu

Quoi qu’il en soit, ça fait quelques années que j’observe ce jeu autour des textos, cette espèce de réjouissance quand on reçoit un message genre « je suis aimée, des gens me souhaitent la bonne année ». Les jours suivants, en plus des textos qui continuent d’arriver, voici qu’on reçoit les mails de bonne année. Parfois, on a de bonnes surprises, des gens qui nous souhaitent la bonne année alors qu’on ne s’y attendait pas forcément et les mauvaises, ceux qui sont définitivement sortis de nos vies au point de ne pas nous inclure dans la liste des gens à qui ils souhaitent la bonne année. Bien que certains ne voient pas l’intérêt de ce rituel. Pour ma part, après le 1er janvier, j’oublie déjà le coup de la bonne année et je colle des vents à pas mal de gens. D’un autre côté, ça évite l’hypocrisie de souhaiter la bonne année aux gens qu’on n’aime pas !

Delirium tremens

Bon, j’avais commencé un article qui se voulait (à peu près) intelligent mais force est de constater que je suis toujours malade et fiévreuse et que j’arrive pas bien à aligner les
mots et les idées de façon cohérente sans fautes. Alors du coup, je vais faire un article sur mes délires fiévreux.

 

Petite, j’étais à peu près tout le temps malade, un 40° tous les 15 jours, selon la légende. Bien sûr, je me souviens pas de tous mes délires. Je m’en souviens de 2 en fait. Le
1er, j’étais en 2nde, j’avais de la fièvre et dans ma tête, j’arrêtais pas de convertir les chiffres français en italien. Sauf que je traduisais toujours le 14. Quatorze, quatordici, quatorze, quatordici…Bref, ça m’éclatait. Une autre fois, en 1ère, j’étais vraiment pas bien, je dormais au rez-de-chaussée dans la chambre d’amis tellement j’étais KO (ma chambre est à l’étage) et donc, mon allergie pour l’aspirine se déclare. Me voilà donc pleine d’eczema sur la tronche mais moi à moitié comateuse, moi n’avoir rien vu. Ma mère arrive à un moment,
me regarde et part en criant. Ben, sur le coup, j’ai sincèrement pensé « ça y est, je suis morte ». Mais comme j’ai bougé, j’ai compris que non.

 

Bon, je me rappelle rarement de mes délires fiévreux donc là, je vous raconte les derniers puisque je m’en souviens encore. En fait, tout a commencé mercredi, j’aurais dû
comprendre qu’il y avait comme un souci. Je rentre du taf et décide de m’accorder une sieste post job. Je m’endors donc joyeusement et là, c’est parti pour un rêve. Au départ, y a un pot à mon bureau mais en fait, c’est l’entreprise voisine mais on peut quand même y participer, y a du champagne rose et tout, tout ça pour un stagiaire qui finit son stage, plutôt sympa. De là, je pars récupérer un papier dans le bureau parisien de mon père ( ?) avec Vicky, on gare la voiture sur le balcon. Je récupère le papier et quand on sort, je vois un nuage de poussière qui fonce droit sur nous donc je dis à Vicky de vite se baisser, on s’accroche chacune à une fenêtre. Y a un gros souffle qui dure longtemps, une vieille dame passe et bougonne. Quand l’explosion est finie, je dis à Vicky d’appeler vite sa famille avant que le réseau ne soit saturé. Oui, j’ai de l’expérience en explosion, AZF rules. Bon, là, y a une ninja cagoulée qui débarque et me tue pour me piquer mon portable mais comme je trouve que ça craint de mourir comme ça, on en revient à « appelle tes parents ». En attendant, je laisse la voiture sur le balcon et je prends une mobylette pour rentrer chez moi car j’ai vu que le quartier qui a explosé est juste à côté de ma banlieue. Je prends le périph, je me retrouve des fois à contre sens et j’arrive chez ma sœur qui n’est pas là car en province mais ma mère et Anthony sont là donc je veux à tout prix rentrer chez moi pour voir si tout va bien, suis inquiète pour Kenya. On part donc à pied de chez Anthony et
Alice avec le jeune homme, ma mère et deux amis à lui. On passe devant la Poste où toutes les vitres ont volé, les potes d’Anthony veulent s’y arrêter donc je pète les plombs et je rentre vite chez moi. J’habite dans une espèce de maison, la porte du jardin est grande ouverte mais Kenya ne s’est pas échappée, elle se nettoie sur le rebord de l’évier et personne n’est rien venu me voler. Merci.

 Autre délire, cet après-midi. Pas bien, je décide d’aller m’allonger devant la télé sur le canapé. Et là, je pars très vite dans un cycle de pensées incohérentes dont une qui me

tient éveillée. Un slogan que je trouve génial : « la tomate, ça tumate ». C’est génial. Bon, dans ma tite tête, je commence à être consciente que le verbe tumater n’existe pas donc
j’essaie avec le passé simple, vous tumâtes. A présent, je réalise pleinement que ce verbe n’existe pas et je n’ai aucune idée de ce que je voulais dire avec ce verbe là.

 Alors voilà, là, j’ai bobo la tête, je me sens crasseuse, y a Eve Angeli à la télé alors vous comprendrez pourquoi je ne peux pas prétendre écrire un article un poil intelligent et

argumenté.