L’ami gay, accessoire tendance?

Par Jane

Petit exercice préparatoire: Comment s’appelle l’ami gay de Carrie dans Sex and the City?

La dernière fois que je me suis posé la question, ça m’a pris un bon quart d’heure (et l’aide de Nina) pour m’en rappeler, et presque l’aide de Wikipedia, qui est absolument fantastique concernant les séries, il n’y a qu’à voir les multiples pages dédiées à « des Jours et des Vies ». Mais je m’égare…

L’ami homosexuel de Carrie, pour ceux qui seraient toujours en train de se poser la question, s’appelle Stanford. Mon nouveau moyen mnémotechnique pour conserver l’information en archive est « il a
le même nom qu’une université américaine ». Depuis j’ai envie de l’appeler Harvard. Ce qui est à peu près aussi glamour.

Quand on décortique son rôle dans la série, Stanford ne sert à rien. Ou presque. Quand Carrie et lui se croisent, ils se conduisent comme s’ils ne pouvaient pas vivre l’un sans l’autre, à grands coups de « ma chérie » et autres surnoms trognons. Sauf qu’en vrai, ce personnage est très secondaire. Il ouvre les portes du New York hype, il permet d’effleurer la sexualité gay, et il se tape des mecs totalement bonnasses à chaque apparition. Mais à part ça? On ne le voit pas durant 10 épisodes, et on ne s’en rend même pas compte. Quand on se rappelle de son existence.

Pourquoi avoir alors intégré un tel personnage à la série? Pour la caution gay? Pour faire passer le message si subversif « on fait une série qui parle de sexe (et de city) et pour être totalement wild on parle même d’homosexualité »?

Pour casser des clichés? Pour le dernier point, c’est plutôt raté, le Stanford en question représentant ce qu’un ami qui aime les hommes appelle communément « les follasses ». Comme si on disait que Paris Hilton représente la féminité. Un peu réducteur.

J’ai donc sorti le mien, d’ami gay, et l’ai analysé en quelques points:  

– Son homosexualité est-elle un critère décisif dans notre amitié?
Quand je l’ai connu, il était hétéro. Il y a eu la phase bi. Maintenant, il est définitivement rangé des vagins. Il y a longtemps, il me parlait de ses copines. Maintenant, de ses copains. Et de plein d’autres choses qui n’ont rien à voir avec la sexualité. Comme des personnes normales.  

– S’il était hétéro, ça changerait quelque chose?
Je l’ai connu hétéro. Puis hétéro hésitant. Puis bi. Puis définitivement homosexuel. Et ça n’a rien changé. Sauf peut-être qu’il y a 10 ans, il ne m’aurait jamais traumatisé en me disant d’un ton léger qu’il y a certaines choses qu’une femme ne fera jamais aussi bien qu’un homme. J’aurais préféré rester dans l’ignorance et l’auto satisfaction.

– Dans le monde réel, ça change quelque chose?
La serveuse lui fait un rentre dedans même pas discret, et ça le fait rire. Il me montre une photo de son mec, et je suis dégoutée d’être une fille. Mais sinon, la différence? Il n’y en a pas. Sauf qu’il n’y aura jamais de tension sexuelle entre nous, donc pas de malentendus.

– Je garde ou je jette?
Si je l’ai choisi juste parce qu’il aimait les hommes, je me dis que j’ai un sérieux problème quand même, et que je devrais plutôt faire une collection de cache-théière pour m’occuper. Ou me poser quelques questions sur mes critères de sélection amicale.

Si je l’ai choisi parce c’est une personne que j’apprécie, indépendamment de tout critère de sexualité, je garde, et précieusement. Comme le reste de mes amis.

La blogosphère, c’est comme le lycée en pire

Vous avez décidé d’ouvrir un blog, félicitations, vous voici sur le point de pénétrer un univers régi par ses propres règles, ses codes, son classement wikio, ses copinages, linkages, black listages, coucheries… Et oui, vous voici de retour au lycée.


En fait, la blogosphère, c’est rigolo si on reste un peu à l’extérieur et qu’on prend tout ça à la rigolade mais pour certain, le blog et sa pseudo influence, c’est la vie, une vengeance sur les années de collège où on était un être invisible pour la plupart de nos camarades. Hé, mec, regarde, je suis devenu un blogueur influent et je vais même à des soirées où y a Bernard Montiel ou Nikos Aliagas. Oui, j’ai assisté à ce genre de soirées, ok, j’avoue mais au lieu de me sentir la plus populaire du lycée, je me suis sentie légèrement has been, étrange…

Bon, il y a de très bon blogs, très intelligents, des gens qui ne cherchent pas à être dans les soirées hypes de la blogo, à être pote avec untel ou unetelle, qui ne linkent personne parce que ça leur est égal et si wikio n’avait pas un nom sensiblement proche de wikipedia, ils n’auraient aucune idée que c’est un truc sur Internet. Mais ceux là ne sont pas drôles à observer. Intéressants en eux mêmes certes mais pas drôles, comment on fait pour se moquer entre nous, après ? Non, nous, on veut les stars, ceux qui pensent qu’être linkés sur plus de 20 blogs « influents » fait d’eux des êtres d’exception. Ceux qui pensent que quoi qu’ils fassent dans la vie nous intéresse et on acheté pour se faire un iphone pour nous tenir au courant minute par minute via leur twitter de leurs moindres faits et gestes. Y en a qui nous expliquent qu’ils attendent le bus 63 (le 63, c’est important, des fois qu’on ait la moindre idée de ce que représente ce bus), qu’ils ont bien mangé, qu’ils jouent à la console… A un moment, j’avoue, pour me moquer de ce petit monde, j’ai fait du heure par heure aussi mais c’est vite lourd. Et j’étais la seule à dire quand j’allais aux toilettes.

Mais ce qui a de génial dans la blogosphère, ce sont les disputes qui se manifestent par des délinkages. Si quelqu’un te délinke, ça va mal. S’il t’enlève de tes contacts facebook, c’est la guerre. Et fais gaffe, ça va super vite, ça m’est arrivé avec une fille, une fois, j’ai toujours pas compris pourquoi. Mais à la limite, tant pis, je perds la moitié des potins de la blogo mais au fond, est-ce réellement si important que des gens que je ne connais que sous un pseudo étaient à une soirée où y avait d’autres gens que l’on appelle aussi par leur pseudo et ils ont bu du champagne et mangé des macarons ? Comme au lycée, quand on savait que la belle gosse de la 2ème3 sortait avec un 1ère moins beau mais un 1ère donc la classe alors que vous n’aviez jamais parlé à aucun des protagonistes de l’histoire.

Autre truc : le bouc émissaire. Un peu comme au lycée, ici le but est de prendre un blog ou style de blog que l’on trouve inférieur pour s’en moquer et dire à quel point, nous, on est intelligents, raffinés, blablabla. Idéalement : le blog de filles. Il faut détester le blog de fille, celui de n’importe quelle modasse (oui, on dit modasse parce que c’est méprisant) et dire à quel point c’est creux, vide, etc. Ok, moi même, il y a des blogs de filles qui me font un peu peur tant ils présentent un vide abyssal mais je ne m’en sers pas de faire valoir surtout que mon lectorat n’est pas très blog et ne connaît pas la plupart de ces « blogs de fille ». De toute façon, à partir du moment où une fille a un blog de filles, c’est qu’elle est forcément très conne, indigne d’intérêt, un peu comme les dindes du lycée qui étaient juste bonnes. Et comme au lycée, les blogueurs mâles se moquent d’elles mais aimeraient se les tirer, en fait.

En fait, pour survivre en blogosphérie, comme au lycée, faut identifier les leaders et faire tout comme eux. Si un pauvre blogueur ou une pauvre blogueuse devient la proie des quolibets des autres, surtout, suis le mouvement, montre le/la du doigt et rit très très fort. Mais si cette personne revient en grâce, surtout, suis le mouvement. Un libre arbitre ? Un minimum de jugeotte qui servirait à souligner le fait que ce n’est pas normal de détester quelqu’un un jour et l’adorer le lendemain ? Tu m ‘écoutes quand je parle ? Esprit lycée, on a dit ! Si t’es pas un leader, tu fais le mouton et te fais pas remarquer, merci.


Sinon, ce que tu peux faire et c’est la meilleure place, c’est ne pas participer à tout ce cirque parce que le lycée, tu trouvais ça globalement chiant, tu fais ton blog dans ton coin, tu rencontres des gens si tu les trouves sympa mais pas au delà. Puis quand tu finiras par trouver ce spectacle pathétique, tu te recentreras de toi même sur les blogs qui te paraissent dignes d’intérêt et tu oublierais l’univers lycée des autres. Parce qu’au lycée, on avait au moins l’excuse d’être ado donc un peu con. Là, c’est effrayant de voir des adultes continuer le jeu. Mais de temps en temps, c’est quand même super drôle.

Le pied

Par Bobby

Le pied (du latin pedem, accusatif de pes, pedis) est une partie du membre inférieur humain et en constitue son extrémité distale. Il
sert à l’homme à se soutenir debout (station verticale) et à marcher. Il a un rôle d’équilibre, d’amortisseur et de propulseur. Il est relié à la jambe par la cheville.

Le pied comprend 26 os – soit, pour les deux pieds, le quart de ceux composant l’ensemble du squelette – 16 articulations, 107 ligaments qui tiennent ces dernières et 20 muscles qui permettent au cerveau de commander leurs mouvements. De plus, sa plante est, avec le bout des doigts, la région du corps la plus riche en terminaisons nerveuses.
Enfin, c’est, avec les aisselles et la paume des mains, la zone contenant le plus de glandes sudoripares.

Il supporte tout le poids du corps sur sept points d’appui : le talon qui porte deux tiers du poids total lors de la marche, le métatarse et la pulpe des cinq orteils. Au cours de la marche, le pied s’allonge en moyenne de 6,6 mm.

Mais trêve d’introductions wikipédiesques, et place à mon article : je veux vous parler du pied en tant que zone érogène.

Parce que Nina, elle, elle se gêne pas pour parler de pratiques sexuelles qui m’horrifient (telle qu’insérer sa langue dans un vagin), alors moi aussi je vais m’y mettre, même si la podophilie n’est pas super répandue.

A la base, le fait de trouver les pieds d’un garçon beaux, voire même carrément bandants, j’assume pas tellement. Parce que beaucoup de gens trouvent ça « sale ». Bon, ok, un pied, ça macère dans une chaussette (et dans une chaussure) toute la journée, et, comme le précisait l’exergue, ça transpire à mort.

Mais je vous propose l’expérience suivante : comparez un sexe masculin, un sexe féminin, un anus, et un pied après 24h sans passer par la case sale de bain : je pense que le plus propre, ça reste le pied.

En fait, ce qui me plaît dans cette partie du corps, c’est exactement la même chose que ce que j’aime dans les mains : il faut que ce soit grand, le plus grand possible. Un mec avec des mains immenses et qui chausse du 46, je jouis instantanément, rien à qu’à le mater. Ca pue la virilité, en gros.


Ensuite, c’est pas juste psychologique. Pour celui ou celle qui reçoit des caresses sur les pieds, y a un plaisir physique non négligeable, parce que c’est une partie du corps hyper sensible. OK, d’abord, ça chatouille, mais ça, c’est souvent parce qu’on est stressé, j’ai remarqué. Si on se détend, si on s’abandonne à l’autre (pire que le jeu de la bouteille ivre pour tester la confiance qu’on a envers son partenaire !), on peut ressentir des sensations extrêmement intenses, voire même davantage que lors d’une fellation (ou d’un cunnilingus ? je sais pas, on m’en a jamais fait et c’est pas prêt d’arriver).

Alors n’hésitez plus, foncez ! Sucez les orteils de votre complice de couette !

Vous m’en direz des nouvelles…

Courrier des cœurs, réponse à Joseph

Cette semaine, Joseph nous a posé la question suivante : « Ma question est simple : est-il possible d’aimer deux personnes en même temps. En fait, voilà, j’ai une copine depuis un an et demi et y a quelques mois, j’ai rencontré une autre fille. Je suis amoureux des deux même si avec la 2e, je n’ose pas franchir le pas. Quand je suis avec l’une, je ne pense pas à l’autre mais je me sens tellement bien avec les deux. Elles sont différentes, je ne vis pas les mêmes choses, on n’a pas les mêmes centres d’intérets. Alors que faire? Qu’en pensez
vous? »


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce qu’on en pense.

Diane : Pour résumer les choses: dans ta tête, oui, dans la vie, non.
J’aurais tendance à penser que le truc du « on ne peut aimer qu’une personne à la fois » qu’on a pu nous servir à la sauce prince charmant meg ryan/tom hanks âmes soeurs et tout le tralala, c’est juste un fait culturel et que à partir du moment où on s’entend bien et qu’on est attiré physiquement par deux personnes, je vois pas pourquoi notre cerveau serait conditionné pour accorder son amour à l’un et pas à l’autre. Après, il faut faire un choix, parce que dans la vie pratique, ça ne t’apportera qu’une quantité astronomiques d’emmerdes. Parce que la société, justement, elle est pas adaptée pour ,et les mentalités non plus. De plus, j’aurais aussi tendance à citer le facteur neuro-biologique qui fait que Hommes=programmés hormonalement pour procréer le plus possible (vu la quantité astronomique de petits soldats à envoyer au front), donc peut-être plus enclins à vouloir multiplier les partenaires de vie. (et comme aujourd’hui, pour bcp de gens pour niquer il faut aimer, eh bien faites l’équation ===> plus on aime de personnes, plus on a de chances de multiplier son quota. Penisus est dominus) et que donc Femmes=un seul petit ovule à féconder= instinct de bien choisir LE partenaire idéal et unique. Oui, je sais, tant de poésie, ça vous émeut.

Bobby : Ben selon moi, tout dépend de ta définition de ce qu’est l’amour. Si c’est juste le besoin de combler une solitude, tu
peux aimer la Terre entière, mais après, je doute que ce soit ça qui te rendra heureux (après, on a tous également notre conception du bonheur). Si par amour tu entends en revanche l’idée de vivre et de partager des choses avec un alter ego, je vois pas l’intérêt d’en avoir deux. Je trouve pas ça spécialement cool pour les deux personnes que tu dis « aimer », d’ailleurs (même si, j’en conviens, on peut se laisser prendre au piège par ses sentiments). Mais voilà, l’amour, c’est pas de la magie à mes yeux, c’est comme une petite plante, il faut bien s’en occuper. Si tu la négliges, une mauvaise herbe peut pousser. Et remplacer ta plante. Attention, cependant : les mauvaises herbes donnent des fleurs bien moins belles.

Lucas : C’est rigolo, moi je suis le king pour sortir avec une nana et 3 jours plus tard la virer en lui disant que je repense
encore à une autre et encore 3 jours plus tard me rendre compte que j’ai fait une connerie…
Mais là je suis désolé je n’ai pas d’aide à donner car je serais moi aussi partagé entre tout lâcher et l’aventure… Non, Raoul, on peut avoir le beurre l’argent du beurre et le cul des deux crémières. Quoique parait-il les couples à trois sont légions… Alors…

Enzo : Je vais me faire l’avocat du diable (parce que j’adore ce rôle) :

Biologiquement, -qu’on me corrige si je me trompe- il ne me semble pas qu’il y ait d’impossibilité. On peut rappeler l’exemple (je sais ce n’est pas pareil mais c’est comparable sur le principe) de l’amour filial qui ne se divise pas avec la multiplicité des enfants.

Sur le plan sociologique, ce n’est pas vraiment accepté et encore moins encouragé (quoique quand on voit la real tv), pourtant il a existé (et existe) de nombreuses sociétés polygames, que ce soit polyandrie ou polygynie (ton cas). Selon les anthropologues, plus des trois quarts des sociétés sont polygames de droit (en gros tu n’iras pas en prison pour cela, tant que tu ne veux pas te marier). D’ailleurs si cela peut te conforter dans l’idée, nos sociétés occidentales sont majoritairement de la « polygamie sérielle » (la vraie monogamie consisterait à n’avoir qu’un seul partenaire pendant toute sa vie, ce qui n’est pas le cas de la majorité des gens).
Pour revenir sur le plan biologique, il y a des chances que Summer ait raison. L’état amoureux a biologiquement une durée de péremption, ton corps ne produit plus les mêmes substances et tu es moins « dopé » au bout d’un moment. Ce dopage peut revenir avec une nouvelle personne, ce qui semble être ton cas. Avec l’une tu as le dopage biologique, avec l’autre tu as la complicité d’un an et
demi qui a pris le relais sur le dopage biologique initial.
Alors que faire ? On ne peut te le dire, on peut juste te donner des éléments pour réfléchir…
Une précision : « avec la 2e, je n’ose pas franchir le pas » Cela peut être alors seulement du domaine du fantasme, si ça se trouve elle sera incompatible et chiante avec toi en couple ! Ou pas.
(je tiens à remercier Wikipédia pour le rafraîchissement des références)

Keira : Bon, je vais être méchante mais je vais expliquer pourquoi.
Je suis sortie pendant un moment avec un mec qui était dans ta situation d’homme casé.
Ce gars m’a dit qu’il m’aimait, je l’aimais mais il aimait toujours son autre compagne.
Déjà : le rôle de la maitresse est insupportable. Pour la fille que tu as rencontré récemment ça va être difficile de tenir longtemps dans cette situation sans qu’elle te pose un ultimatum en te disant de faire un choix. Ce qui est totalement son droit. Mais ça va te mettre une pression de fou et tu ne fera te prendre la tête avec cette fichue hésitation entre cette jeune femme qui t’attire et avec qui tu voudrais aller plus loin, et ta compagne avec qui tu as cette complicité d’un an et demi.
Secondo, ton autre compagne, si tu la quittes pour la nouvelle, va être détruite, mais comme elle t’aime, si tu changes d’avis après avoir goûté à la nouvelle, elle te reprendra. Mais ça sera moisi par ce nouveau manque de confiance qu’elle aura en toi.
Dans les deux cas tu es comme qui dirait baisé (pardonne-moi ce langage) parce qu’en effet tu ne peux pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière.
Enfin, pour faire le moins de casse possible, tu ne sors pas avec la nouvelle et tu continues à vivre avec ta compagne que tu aimes et avec qui tout à l’air d’aller.
Sinon tu vas faire du mal à tout le monde.
Alors arrête de jouer l’andouille et profite de ce que tu as déjà.
Et garde la nouvelle comme amie, comme ça si jamais avec ton actuelle compagne ça casse finalement, tu l’aura toujours sous le coude et ça se fera sans que tu passes pour le plus infâme des salopards.

Tatiana : hum alors là j’aimerais bien te répondre mais je sens que je ne vais pas être objective sur la question. Moi je pense
sincèrement que tu peux « aimer » deux personnes mais ce ne sera pas le même amour et aussi je pense qu’avec l’une des deux tu seras dans une phase bof. Je m’explique : peut être que même si c’est pas flagrant tu es dans une phase où tu est un peu plus détaché de ta copine actuelle et donc plus ouvert aux autres filles autour de toi. Et comme tu dis l’autre fille t’apporte des choses que tu n’as pas avec ta copine actuelle. D’où le fait que tu aimes les deux.
Par contre je ne suis pas d’accord avec Tink’ Bell dans le sens où si tu reste avec ta copine actuelle tu ne feras souffrir personne. A toi de voir entre les deux celle qui t’apporte le plus. Mais dit toi bien qu’il y aura de la casse quoiqu’il arrive.

Petite Cervoise : oh, je suis peut être la seule interloquée, mais avec la 2e, concrètement, il ne s’est rien passé ? c’est juste
de l’attirance ? si c’est le cas, je te répondrais qu’un peu de ‘stimuli’ extérieur ne fait pas de mal, si le cap n’est pas franchi. Ca maintient alerte et en bonne santé. si j’ai pas tout compris (et Dieu sait que c’est possible), et que tu as fait quelques pas dans le bac à sable, dans ce cas, je te renverrais juste à Moïse et à ses commandements (et évidemment le châtiment qui accompagne le non-respect des 10 points évoqués). Mais avant ça, pose toi surtout la question de savoir si ce sont effectivement les qualités de chacune que tu recherches ou bien le fait d’avoir deux « sources de qualité »…

Nina : Hum, déjà, c’est bien beau tout ça mais l’autre fille est-elle attirée par toi ? Non parce que tu t’emballes, tu remets en question ton couple mais une grande partie de l’équation reste une inconnue. Ensuite, pour la question en elle-même, tout dépend de la définition de l’amour. Pour en rester sur l’amour qui se limite à des rapports entre un homme et une femme, je dis non dans ton cas. Parce que l’amour est un sentiment qui se construit au jour le jour en développant une intimité avec l’autre et là, de n’intimité, tu n’as point. Je ne doute pas de ton attirance pour elle et des affinités qui existent entre vous mais tu ne la connais pas dans l’intimité et mine de rien, pour moi, il te manque une grosse partie du puzzle pour qu’on puisse parler d’amour.

Voilà, si toi aussi, tu as une question qui t’interroge, tu peux nous demander notre avis sur les commentaires ici, par mail ou même en passant par facebook si le cœur t’en dit !

Loi d’Alonso / Point Alonso

(en hommage à Isabelle, pas Fernando)

« Plus un débat sur un thème sexuel dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver un propos visant à dénigrer la sexualité d’un des membres s’approche de 1. »
Dans un débat, donner un point Alonso revient à signifier à son interlocuteur qu’il vient de discréditer en vérifiant la loi d’Alonso.

Cette loi s’appuie sur l’hypothèse qu’en cas de désaccord sur un thème, une personne à court d’arguments (ou tout simplement débile) peut avoir la faiblesse d’appuyer ses propos par des attaques personnelles. Cette tendance est particulièrement frappante dans les thèmes relatifs à la sexualité.

Plutôt que d’apporter des arguments fondés sur une logique relative, la personne vérifiant la loi d’Alonso peut attaquer son interlocuteur (avec des critères subjectifs) sur :

  • – son orientation sexuelle (ex: « sale hétéro ! »)
  • – sa sexualité (ex: « mal-baisée ! »)
  • – ses capacités sexuelles (ex: « puceau ! »)
  • – son physique (ex: « petite bite ! »)
  • – sa psychologie (ex: « coincée ! »)
  • – ou toute combinaison de ces divers domaines (ex: « grosse pucelle coincée et mal-baisée ! » oui, généralement, la personne
    n’a pas peur des contradictions
    )


Références :

On a enfin trouvé le point Godwin des Vingtenaires!

Aujourd’hui, on a de la spécial guest avec Naughty !

Aujourd’hui je squatte pour vous faire part d’une nouvelle qui va révolutionner votre vie: les Vingtenaires ont découvert leur point Godwin.

Petit rappel (on dit merci Wikipedia)

La loi de Godwin est un adage, partie du folklore Usenet, énoncé en 1990 par Mike Godwin : « Plus une discussion sur Usenet dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les Nazis ou Hitler s’approche de 1.» Dans un débat, donner un point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu’il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin.

Là, tout de suite, vous ne voyez pas bien le rapport entre les nazis et ce blog. Relisez maintenant l’article précédent. Puis les commentaires. Vers la fin, ça déborde de courtoisie (et moi la première.)

Et là, l’argument ultime fuse « de toute façon, si t’es mal baisée, c’est pas la faute de tous les hommes hein ». Enfin Nina est mal baisée, moi je suis psychorigide (mais ce n’est pas une nouveauté.)

Et le voilà le point Godwin des Vingtenaires. Quand un commentateur arrive à court d’arguments, il sort l’arme ultime: le rédacteur (ou la rédactrice) de l’article est mal baisé, aigri et frustré. Comme si proposer un point de vue différent, qui peut déranger certains, était le signe d’une sexualité peu épanouïe. Comme si réclamer que les hommes s’attardent un peu sur les caresses bucco-génitales était le signe d’une insatisfaction chronique rendant tout l’argumentaire nul, car écrit sous l’emprise de la frustration.

Accessoirement, les plus téméraires iront jusqu’à dire que vu comme il/elle est moche, c’est normal. Parce que derrière un clavier, tout est permis. Et surtout de taper là où ça peut éventuellement faire mal (ou pas.)

Les plus assidus (ou tout simplement les personnes lisant les commentaires) auront remarqué que ce point est souvent atteint sur les articles connotés « sexo » de ce blog. Un peu sa marque de fabrique. Et quelque part, c’est un peu la classe! Même s’il est assez triste de se rendre compte qu’en terme de sexualité, finalement pas facile de faire comprendre qu’il n’y a pas de normalité, mais juste un accord entre deux partenaires sur leurs limites respectives. Ces limites ne signifiant aucunement que ces personnes sont frustrées ou coincées.

Revenons à nos moutons: le problème, c’est que le terme de point Godwin est déjà pris. Et qu’on ne parle pas de la seconde guerre mondiale, mais d’un terrible « si tu dis ça c’est que t’es mal baisé. »

Alors toi, lecteur, lectrice des Vingtenaires, aide-les à trouver un petit nom à ce nouveau point en laissant ta suggestion en commentaire!

Le cri de colère d’une banlieusarde

Lecteur, si tu débarques sur ce blog, laisse moi te dresser mon petit décor quotidien : Plume sur Berges, en proche banlieue de Paris, à 10 mn en train d’une grande gare
parisienne, 2 mn en train du terminus d’une ligne de métro (15 minutes à pieds, je marche donc 8 fois moins vite qu’un train en moyenne mais on s’en fout un peu, en fait). Donc sur le papier, Plume sur Berges, c’est un peu l’avantage de Paris sans les inconvénients. Sur le papier, ouais.

Donc vous l’aurez noté, pour me déplacer, je confie mon sort à la SNCF/RATP parce que je n’ai aucun autre moyen de locomotion et même pas de Velib à côté. De toute façon,
avoir un Velib, c’est bien mais si je sais pas comment aller sur Paris, ça sert à rien. Donc tous les matins, je me pose sur le quai de la gare et j’attends. Généralement pas longtemps vu que je connais les horaires par cœur. Sauf que ces derniers temps, la SNCF a décidé que trop de respect du client tue le respect du client donc les horaires, on va pas les tenir, hein. D’ailleurs, tiens, je vais annuler un train et tu sauras même pas pourquoi, na. J’exagère ? Il y a 15 jours, sur 14 trajets (donc 7 allers-retours parce que j’ai bougé tous les jours sur Paris même le week-end) : 3 trains d’annulés, 2 avec un retard d’une dizaine de minutes. Soit 3×15+20 = 65 minutes de perdues juste grâce à la SNCF ! Cette semaine : lundi, trains retardés, raison invoquée : personne sur la voie (ok, c’est une bonne raison). Mercredi, rebelote ! Arrivée à la gare, on m’explique qu’il y a un problème d’engin en panne sur la voie ou je sais pas quoi. Sauf que le soir, c’était encore le bordel, ravie de pas avoir repris le train.

Ca, c’est le train train (ahah) quotidien de pas mal de banlieusards. Moi, j’ai de ma chance, encore : si le train 1 qui m’amène dans la gare parisienne est pas là, je peux prendre celui dans l’autre sens prendre le métro, même si ça m’arrange moins. Maintenant, pensons à ceux qui habitent dans la banlieue un peu plus lointaine, qui ne peuvent pas prendre le
train dans l’autre sens parce qu’ils travaillent à Paris et pas à Melun ou St Rémi les Chevreuses… Il y a quelques temps, les gens passant par la gare de l’est ne cessaient de protester à cause de ce genre de problèmes, certains expliquant que leur lieu d’habitation devenait un motif de discrimination à l’embauche « ben ouais, les trains, ils sont jamais à l’heure alors nous non plus, forcément et du coup, on nous embauche pas ! ». C’est vrai, dans ma boîte actuelle, je n’ai aucun compte à rendre, tant mieux. Je peux arriver à 9h30 comme à 11h30 (voire encore plus tard), personne ne dit rien, tout le monde s’en fout. Soit. Mais que se passera-t-il quand je vais changer de boîte et que j’arriverai un jour sur deux avec 15 à 30 minutes de retard ? L’excuse « du train qu’était en retard car il y avait une personne sur la voie entraînant un incident technique consécutivement à des malveillances », ça va vite lasser.

Là, j’entends que jeudi prochain, y a des grèves. Je me souviens des dernières grèves en décembre… Pendant 3 semaines, on a eu genre 3 trains par jour desservant Plume parce
que les nouvelles horaires étaient scandaleuses. Ouais, avant, les trains passaient tous les quarts d’heure. Maintenant, ils passent tous les quarts d’heure… Rien compris. Alors, sur le coup, je me suis dit que moi aussi, j’allais faire grève. RATP/SNCF, vous ne m’aurez pas ! Sauf que… sauf que j’ai pas de voitures, scooter ou vélo. Que même en économisant 70 euros par mois, je suis pas prête de m’acheter un véhicule quel qu’il soit. Et que si je veux aller travailler, sans la RATP/SNCF, me reste les pieds (mais c’est quand même un peu loin) ou le taxi (mais c’est quand même un peu cher). Prise au piège.

Là je suis du coup partagée : privatisation or not ? Privatisation = concurrence, obligé de respecter le client qui aura le choix de choisir sa compagnie. Bien que je vois pas comment une compagnie concurrente pourrait proposer ses services ailleurs que sur les grandes lignes donc bof. Mais qui dit concurrence dit faire le max pour assurer les horaires…
Parfois en dépit de la sécurité, y a qu’à voir ailleurs. De toute façon, dans les villes, impossible de jouer la concurrence sur les transports en commun donc on est obligé de subir et ça me gonfle mais à un point pas croyable. La SNCF/RATP est sans doute l’une de seules entreprises à mépriser à ce point ses clients avec la Poste. Moi, je veux bien ne pas avoir de voiture personnelle parce que vaut mieux prendre le métro, pense à l’environnement tout ça… Mais si c’est pour être incapable d’arriver à l’heure où que ce soit, faut pas s’étonner si, finalement, la voiture ne déserte pas Paris et la petite couronne. Moi, en tout cas, j’en ai marre de ce stress quotidien dû à ces attentes interminables et inchiffrées (marquer « retardé » sur un écran, je m’en fous, je veux son heure estimée d’arrivée du train !), de courir parce que faut bien rattraper le retard quelque part.

Et le pire, c’est que je suis loin d’être la seule dans ce cas.

PS : Pour ceux qui se sont précipités sur wikipedia et autres pour localiser Plume sur Berges, ça n’existe pas en vrai… (j’ai quand même vérifié sur google)

Facebook, ou le truc qui sert à rien du tout et sur lequel tu fais des trucs que tu ne piges pas du tout.

Par Tatiana

Il y a peu de temps (genre environ trois semaines) j’ai découvert Facebook. Comme par hasard via un blog. Parait que c’est le nouveau myspace branchouille du moment. C’est THE endroit où il faut être inscrit pour être à la page. D’ailleurs si tu ne connais pas encore, vas vite regarder dans google ce que c’est pour pas avoir l’air idiot.

Un peu d’histoire voulez-vous. Remise en contexte de ce magnifique site qu’est Facebook :

Dixit wikipedia (que ferais-je sans toi) en fait tout cela nous vient des USA (comme toujours). Le nom du site s’inspire des trombinoscopes (facebooks en anglais)
qu’on peut donner aux nouveaux étudiants. A la base c’était un réseau d’étudiants de Harvard, puis il s’est ouvert aux autres universités américaines. Ce n’est qu’en mai qu’il se serait ouvert au reste du monde. Pour le coup là je ne sais pas si c’est vrai mais bon c’est donc tout récent.

Qu’est-ce qu’on trouve sur Facebook ? Ben plein de trucs c’est-à-dire à peu près tout et rien. Grosso modo quand tu ouvres un profil sur Facebook faut déjà que tu le
rendes attractif. Pour ça tu as plusieurs solutions, dont une principale qui consiste à montrer que tu as plein d’amis (et que donc par extension tu n’es pas trop un boulet). Alors tu peux pousser les gens que tu connais à venir s’inscrire ou alors essayer de te faire des nouveaux amis directement sur le site. Plus t’as d’amis et plus tu peux frimer. Ensuite y a un truc super sur Facebook qui s’appelle les « applications ». Alors ça va du « super wall » qui consiste à représenter un mur où tes amis peuvent venir écrire, au « movie
compatibility » qui permet de voir avec qui tu as le plus d’affinités cinématographiques, en passant par les « zombies » grâce à quoi tu peux élever ton armée de zombie. Et donc
plus tu as d’applications sur ton profil et plus ton profil il a l’air cool et sympa et fun. Parce que faut pas croire mais sur Facebook t’es fun avant toute chose, sinon t’es un gros
naze.

 Au final vous allez me demander à quoi ça sert Facebook ? Bien figurez-vous que je me suis posée la même question en m’inscrivant et que je n’ai toujours pas trouvé la réponse. De mon point de vue ça ne sert à rien. Par contre je peux vous dire que ça passe le temps lorsqu’on est chez soit la journée alors que les autres travaillent. J’ai fait ce constat récemment (à peu près y a 4 ou 5 jours), lorsque je me suis rendue compte que pour un site qui ne sert à rien je reste longtemps dessus. Donc il faut au moins que je lui

reconnaisse ça : il occupe bien mes journées. En plus je peux suivre la vie du profil de mes amis style « tiens, il a ajouté ça comme application » ou encore « tiens, il s’est
inscrit dans ce groupe ». Comme en plus y a une fonction agenda on peut même savoir à quelle soirée ou quel événement se rendent ses amis. Etant d’un naturel vraiment curieux j’avoue adorer ce côté voyeur (là tous mes amis vont me virer de leur liste je sens).

Enfin voilà. Facebook ça ne sert à pas grand-chose et pourtant les gens restent dessus et en parlent (la preuve j’en écris un article).

Liste de la future colocation

Attention, liste exceptionnelle écrite avec Future coloc à mes côtés !

– Nina contre la SNCF/RATP (même combat), épisode 3728. Aujourd’hui (lundi) : Nina veut aller bosser. Lundi je me lève tout ça, passablement de mauvais poil parce que Kenya m’avait griffé à la lèvre en jouant et que y a mieux pour émerger. Je m’habille, me maquille et je vais à la Poste pour chercher mon recommandé. Je pensais qu’il s’agissait d’un chéquier mais non, c’était une mise en demeure de mon assurance habitation. Quoi? J’avais bien reçu une lettre y a un mois ou deux de mon assurance habitation mais je croyais qu’elle était payée par prélèvement donc je m’en suis pas préoccupée, surtout que je n’ai reçu aucune relance. Donc leur mise en demeure, je l’ai un peu en travers de la gorge. J’arrive à la gare, le train vient de partir, pas de soucis, le prochain est dans 15 mn. Je regarde sur le panneau : prochain train à 9h25. Heu… Il est 9h49. Pas de panique, ça doit être un bug. Je m’installe, chope un Matin plus. Le train de
l’autre côté charge ses passagers et s’en va. Le nôtre n’arrive pas. 10h09, enfin le bout de la loco d’un train… Qui ne s’arrête pas ! 10h15, autre train… qui ne s’arrête pas non plus ! Bon, ok, énervée, je décide de prendre le train dans l’autre sens et de prendre un autre trajet, plus chiant. J’arrive à la gare RER (croisant un train dans l’autre sens, s’est-il arrêté ou non ? Mystère !) et là « le trafic RER est perturbé dans les deux sens ». Putain mais tu me cherches, toi ou quoi? Je finis par aller prendre le métro. A une station, on reste une plombe à quai. Je vais
devenir dingue.

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Résultat : 1h30 pour faire un trajet de 40 mn, record battu.

– Y a  15 jours, j’ai présenté Kenya à Future coloc. Bilan : aucune griffure, aucune morsure, Future Coloc s’est bien comportée et n’a agressé personne, ouf! Plus sérieusement (enfin, c’est relatif vu le sujet), Kenya nous a fait le grand numéro de la princesse genre « j’en fais des caisses pour être kro kro mignonne ». On m’aurait pas dit que c’était une femelle, je l’aurais devinée tout seule.

– A la piscine, jeudi, j’ai repéré le beau gosse ultime. Ok, je l’avais déjà repéré mais il a un corps ! Quand les bulles caressent doucement ses abdominaux, moi, je pourrais me noyer plutôt que de sortir la tête de sous l’eau. C’est beau, c’est glabre, c’est esthétiquement émouvant. Par contre, j’ai aucune idée de sa tête, faut vraiment avoir beaucoup d’imagination pour imaginer quelqu’un sans son bonnet et ses lunettes de plongée. Par contre, tandis que je me maquillais, un mec hypra séduisant genre brun à fines lunettes (mon genre, quoi) est passé, je crois que c’est la première fois que je mettais du mascara sans me regarder moi. Dommage qu’il soit pas arrivé un tantinet plus tôt, quand je me la joue Ursula Andress sous le sèche-cheveux.

– Dans la série les blogueurs de ma plateforme sont des abrutis, outre le retour fracassant de Mme Bon Point que j’ai menacé d’un black listage définitif et que j’ai traitée d’odieuse, notons le bug des MMS. Jeudi, les MMS partaient mais n’étaient pas publiés. Donc toute personne normalement constituée arrêterait au bout de 2, voire 3 tentatives mais chez nous, ils essaient jusqu’à 10 fois ! Et après, forcément, ils gueulent car ils ont payé 10 MMS. Qui se retrouvent tous sur le blog ! Et qui c’est qui se prend les récriminations ? Ben moi, évidemment !

– Vendredi, pendant la pause déj, Romain, Sébastien, Gonzague et Guillaume ont joué à un jeu vidéo qui consiste à voler des voitures, rouler sur les gens, leur péter la gueule… Et,ça nous a fait trop marrer. On est à jeter !

– Avec Future Coloc, on a une hygiène de vie exemplaire : mardi, 20h30, on était méga bourrée (après un cocktail mais non, on est pas des épaves). Vendredi, 20h30, on boit du champagne. A 3h30, on se dit qu’on a pas mangé donc on s’enfile une glace (vanille nougatine, ça déchire sa maman). Promis, on va se recaler comme il faut… un jour.

– C’est marrant, quand je mets un top un peu (ok, beaucoup) transparent, un de mes collègues ne me regarde plus du tout dans les yeux

– Kenya est d’humeur câline en ce moment, elle fait des mamours à tous mes invités. Même qu’elle leur montre son cucul. Oui, elle me fait honte !

– Je suis hallucinée par la mauvaise foi de certains. Genre un mec qui pille mon blog depuis plus d’un an, je lui demande une première fois de fermer ce blog plagiaire (où y a de la pub, genre je me fais du fric sur ton dos au passage). Il accède à ma demande y a 3 mois. Mercredi soir, mail de Lucas qui me signale à nouveau ce blog donc furax, j’écris au mec en lui disant que tout ça se règlera devant les tribunaux. Réponse : « non mais enelvez votre flux RSS, d’abord ! Et puis vous aussi vous prenez de la musique et des photos qui vous appartiennent pas, lisez la définition sur
wikipedia ». Non mais je rêve! Enfin, j’ai tous les mails qu’il me faut (dont un où il m’explique que copier mon blog est tout à fait son droit vu qu’il cite la source. Sauf que, mon gars, même si tu cites la source, t’as pas le droit de reproduire l’article dans son intégralité) et des captures d’écran avec les articles de la semaine dernière. J’ai comme une grosse envie de récupérer l’argent que le monsieur s’est fait sur mon dos, sans parler du préjudice moral. Non mais sans déconner, mes articles encadrés par des pubs où une nana se fait méchamment sodomiser, ça me trouble.

– Cette semaine, mon seul contact avec un homme a été quand un mec m’est joyeusement rentré dans les fesses à la piscine. Non, je parle collision, pas sodomie! J’ai pas compris comment il s’est
démerdé mais bon… Dommage, c’était pas le demi Dieu grec !

– Cette semaine, j’ai été VIP, 2 fois. Je vous raconterai ça lundi mais j’avoue que me la péter privilégiée, j’aime. Par contre, les Charles-Henri et Marie-Charlotte, moins.

Bon, Future coloc (qui sort de la salle de bain ruisselante) et moi allons nous coucher. Dans le même lit. Jasez, hihi ! En attendant, je vous mets de la musique en vidéo parce que je l’ai pas trouvée sur radioblog.

Je suis journaliste et je t’’emmerde

Depuis quelques temps, les commentateurs en désaccord avec moi me sortent l’argument ultime, ils m’attaquent sur ma profession. Je ne suis pas d’accord avec eux, c’est donc que je suis une mauvaise journaliste. J’ose émettre une opinion sans avoir fait 10h de recherche documentaire ? Je suis donc une mauvaise journaliste. Et bien première nouvelle les enfants : ici, ce n’est pas la journaliste qui s’exprime mais la femme qui, comme vous, a des opinions.

femme-journaliste

Là, il est quasiment 1h du matin, j’écris cet article en speed avant d’aller au lit. Les autres soirs, c’est pareil voire plus tard. J’écris d’une traite, en 30 mn chrono, je dis ce que j’ai sur le cœur comme n’importe quel blog intime, des trucs que j’ai pensé dans la journée, des situations que j’ai observées, tout ça, tout ça. Donc effectivement, pour écrire sur ce blog, je ne fais pas 3h de recherche documentaire. Au plus, je vais vérifier un nom sur wikipedia si j’ai un doute où j’avoue carrément que je sais plus parce que j’ai pas envie de chercher. Je fais déjà l’effort de faire un article par jour, ce blog est un loisir, pas un taff donc ça va aller. Bref, je suis sur ce blog comme je serais dans un café face à vous, pendant une conversation anodine. Quoi que des fois, j’ai pas le temps de développer un argument parce qu’après, on dit que mes articles sont trop longs (5 mn de lecture, c’est déjà trop apparemment, pour certains). Alors évidemment, ça me saoule quand on m’attaque sur ma profession sur ce blog où je n’expose rien de ce que j’écris pour le taff. Ca me saoule que dès que je suis pas d’accord avec quelqu’un, on me critique sur mon boulot. Mais bon, je me leurre pas, je serais prof, les mêmes personnes me balanceraient sans doute qu’ils plaignent mes élèves, si j’étais femme de ménage, qu’ils me confieraient pas leur chemise à repasser, etc.

 

Alors, oui, je suis journaliste mais je suis aussi citoyenne, personne normale qui lit des livres et des magazines, regarde la télé, écoute la radio, sort, voit du monde et, forcément, a des avis. Comme tout le monde. Je suis exaspérée quand on me balance dans la gueule un « en tant que journaliste, je suis étonné que tu regardes pas tout sur un sujet avant d’émettre un avis ! ». Ah parce que vous le faites, vous ? Je devrais me taper la Bible, le Coran et la Torah avant de choisir ma religion ? Et encore, même pas, en ne me penchant que sur les religions monothéistes, je fais de la discrimination, là, attention ! J’ai des avis comme vous et je vois pas pourquoi je devrais respecter les vôtres quand vous ne respectez pas les miens. Débattre, ce n’est pas chercher à convaincre à tout prix en attaquant bassement la personne quand elle ne se laisse pas convaincre. Mes journées ne font que 24h, comme les vôtres, je passe une grande partie de mon temps à balancer des CVs et écrire. J’ai aussi une vie sociale et j’en ai besoin parce que rester chez moi toute la journée à candidater, ça vous mine vite une Nina. Le soir, j’aime tricoter devant la télé, ça me détend, j’aime lire, aussi. Donc je vois pas pourquoi en plus de tout ça, je devrais me taper des recherches documentaires dès que j’avance un avis. Ici, je ne fais ni une thèse ni un article journalistique, je partage juste une vision personnelle du monde. C’est pour ça que ce blog est classé en journal intime, d’ailleurs. Qu’on ne soit pas d’accord sur tout, ok, mais vous ne connaissez pas donc calmez vos ardeurs sur les jugements personnels. Je peux avoir des échanges parfois houleux (c’est un peu le problème de l’écrit, les commentaires sont courts) mais ce n’est pas pour autant que je suis fâchée. Lil et moi n’étions pas d’accord dimanche, ça ne nous a pas empêché de boire un verre ensemble hier (y avait Summer aussi !), sans tension aucune. Parce que l’une comme l’autre comprenons la limite d’un débat en comm.

 

Aujourd’hui, il y a des choses que je n’ose plus dire sur ce blog. Je ne partage plus ma tristesse car je sais que ça ferait plaisir à certains qui me lisent et n’attendent qu’une chose : que je me plante. Y a qu’à voir les comms sympas d’anonymes que je me prends parfois. Oui, je sais, c’est le jeu, je suis pas la seule à m’en prendre dans les dents, bien sûr, je ne dis pas le contraire. Mais quand je lis que Loïc Le Meur ferme ses comms à force de se faire insulter, je me dis que trop de gens se servent des blogs pour se défouler sur des inconnus. Le Meur, on aime ou pas mais si on aime pas, je vois pas bien l’intérêt de l’insulter. C’est tellement plus facile de se défouler derrière un écran ! Si vous voulez vous défouler, achetez un punchin’ ball, y en a même pour les bureaux. Des fois, je suis tentée de modérer les comms puisqu’après tout, c’est quand même mon espace ici et je peux tout à fait décider qui est le bienvenu et qui ne l’est pas. Je n’ai pas envie de le faire, ne serait-ce que pour permettre aux gens de se parler s’ils en ressentent le besoin. Et comme je suis pas là tout le temps, je peux pas les valider en temps réel. Je n’ai pas envie d’établir une dictature, de virer les comms qui me dérangent (sauf très rares exceptions). Mais c’est clair qu’à partir de maintenant, je me ferai plus chier à répondre à ceux qui me balancent dans la tête que je suis une mauvaise journaliste, juste parce que je suis pas d’accord avec eux et que je me laisse pas convaincre.

Et pour être méchante, je vous mets un article journalistique que j’ai écrit pour un webzine mais que j’ai jamais envoyé donc pas publié (pas la peine de le chercher sur le net, quoi).