Je vieillis

(Non, non, je ne suis pas morte)

Je ne sais pas pourquoi mais cette année, mon anniversaire m’a plus marquée qu’à l’ordinaire (alors que je l’ai même pas fêté, tiens). Est-ce parce que le chiffre est symbolique, la dernière année avant la prochaine décennie ? Quand on tient un blog qui s’appelle les vingtenaires, je suppose que ce n’est pas banal.


Depuis, j’ai l’impression que je suis sur la pente descendante et ça commence à me faire peur. Déjà, on m’appelle de plus en plus souvent « madame ». Et je trouve ça totalement intolérable. J’ai pas de bague à mes doigts, je suis profondément blessée au plus profond de ma jeunesse. Encore, quand je suis en galante compagnie, je veux bien mais quand je suis seule, non de non. Et comme ça arrive de plus en plus régulièrement, je le vis de plus en plus mal.


Et puis, je vois la différence physiquement. D’abord, j’ai une ridule en plein milieu du front et j’ai beau l’assaillir de mille et une crèmes, elle est toujours là, à me narguer. Bon, il est vrai que je dois me coller au miroir pour la voir mais je sais qu’elle est là et qu’elle ne partira plus jamais. Elle me regarde tel l’œil de Caïn, elle me nargue… Et que dire de mes joues qui s’affaissent un peu ? Et du fait que je mets trois jours à récupérer d’une nuit de 5h alors qu’avant, c’était mon quotidien ? Non mais imaginez, y a des soirs où je suis couchée à 23h, moi…


Ah et tant qu’on est dans le « on ne peut pas être et avoir été », atomisons ce qu’il me restait de réputation de fêtarde : je ne tiens plus du tout l’alcool. Selon ma forme, il peut suffire d’un verre de vin pour me saouler. C’est dramatique. Surtout quand ce verre est pris à l’heure du déjeuner, entre amis, et que je dois retourner au boulot ensuite alors que ma tête est lourde, lourde.


Bref, je sais pas mais depuis quelques temps, je sens que le temps me rattrape et que mon sentiment d’éternelle jeunesse s’envole. Il est bien loin le temps de l’insouciance et des nuits blanches « même pas mal », cette époque bénie où je bossais la nuit quand la ville dormait. J’adorais vraiment ça, écrire entre 3 et 6h du matin, j’avais l’impression de dominer un peu la ville, être la gardienne. Ce qui est illusoire mais j’aimais cette solitude. Aujourd’hui, même le week-end, je ne tiens pas jusqu’à 6h du matin. A partir de 2h, je ne peux plus écouter ce qu’on me dit, je m’endors en pleine conversation…  Merde, bientôt, je vais avoir des rhumatismes ! Et je n’ose plonger dans ma chevelure à la recherche du premier cheveu blanc. C’est un peu l’avantage de la châtainité claire (ohé, je peux aussi inventer des mots) à base de mèches blondes naturelles, un cheveu blanc n’est pas visible. Il y a 4 ans, je n’avais pas un seul cheveu blanc, dixit ma coiffeuse. Là, je parierais pas… Déjà que j’ai une tension élevée.


Dieu merci, j’ai encore des gens qui s’écrient (sincèrement) : « Quoi, t’as 29 ans ? Ah je t’en donnais moins ! ». Sinon, je ferais une grosse grosse déprime. Bon, puisque je fais moins, je vais en profiter un peu pour faire la fête et essayer de tenir debout jusqu’à des 3h du mat. Youhou !

NB : Par exemple, si cet article n’a pas été écrit hier soir, c’est que je me suis écroulée à 21h.

T’as pris tes résolutions ?

Comme chaque année, il est l’heure de prendre ses bonnes résolutions. Parce que c’est comme ça et c’est tout, une tradition comme celle des voeux. On est le 1er janvier, ta vie doit changer mon ami. Ecrase cette dernière cigarette, finis ce dernier bonbon au chocolat car la diète commence, va courir pour débuter ton année sportive… Bon, comme le 1er tombe un vendredi, on t’autorise à attendre le 05 pour commencer.


Si je comprends bien le côté symbolique du début d’année pour prendre des bonnes résolutions, je suis jamais très chaude pour le faire en début d’année, je préfère attendre mon anniversaire. Car mon anniversaire, c’est le printemps, on est de suite plus motivés pour faire des choses. En hiver, j’ai tendance à être lasse et hibernante alors décider de chambouler ma vie juste parce qu’un chiffre a changé dans la date, bof. De toute façon, les années ne se terminent pas à cette date là, non, non. Si je prends l’année 2006 qui fut merdique, il
faut le dire (et quand j’apprends certaines choses, je me dis qu’une ex amie avait totalement raison en disant que je ne savais pas m’entourer), mais ça a duré jusqu’à tiers 2007, jusqu’à mon anniversaire en gros. A partir de là, ce fut un feu d’artifice : un CDI puis même un autre, des amies qui deviennent mes meilleurs soutiens et alliées, une sensation de bien être persistante. Bref,ça avait mis du temps à partir mais ça a duré ensuite. Et là, je sens que 2009, ça va être pareil. L’hiver va me servir à finir de m’installer dans mon appart et au printemps, je vais tout déchirer. Tout.

Mais voilà, il est de bon ton d’avoir une résolution, au moins une, histoire de donner le change. Alors, arrêter de fumer ? Je ne fume plus qu’en soirées quasiment, c’est juste pour le plaisir, quel intérêt d’arrêter ? Idem pour la picole. Continuer le sport ? Oui bonne idée mais pour le côté révolution de vie, on repassera puisque je continue. Me coucher plus tôt et dormir plus ? Oui, ça, il faudrait mais ça fait presque deux ans que je me dis ça et ça ne change rien, toujours des trucs à faire. Etre plus gentille de façon générale ? Je me suis rendue compte récemment que parfois, ne pas faire d’efforts pouvait être une bonne chose (ça me démange de balancer mais ce serait mesquin). Arrêter de coucher avec Gabriel pour chercher une vraie relation (ou faire de Gabriel mon officiel) ? Je suis de celles qui croient que les choses n’arrivent pas quand on les cherche, surtout en amour (alors que pour le boulot, si, faut chercher). Bon, ok, j’en ai une…

En 2009, je vais faire des économies…


Pour pouvoir me payer des voyages. Voilà. Elle me plaît bien ma résolution pour le coup. Faudrait voir à négocier une augmentation maintenant, pour m’aider dans mon plan de vie. Et vu la crise, je suis mal barrée.

Ah, résolution de dernière minute : arrêter de me polluer le moral avec la crise et tout ce qui va avec. Les choses sont ainsi, faire la gueule n’arrangera pas les choses. D’ailleurs, en 2009, faut que je rééquilibre mes énergies, j’ai trop de noirceur en ce moment pour vraiment avancer.


J’ai également décidé de ne plus tourner gentiment mes articles pour limiter les comms désobligeants vu que ça ne sert à rien, j’en ai quand même. Alors puisqu’on me préfère en mordante, je vais redevenir mordante. De toute façon, qu’est-ce que ça peut bien faire, les ¾ des gens ne m’aimant pas ici ne savent même pas qui je suis, on pourrait être assis à côté dans le métro qu’ils ne me diraient rien. Oui bon, c’est vrai, l’écran et google rendent plus brillants et courageux, sans, il est difficile de s’exprimer pour la plupart d’entre eux. Mais bon, quand je vois Lucas qui dit ce qu’il pense sans se poser des questions, même si je ne suis pas toujours d’accord avec le fond de ce qu’il dit et Dieu merci, au passage, sinon, ça ferait peur, l’essentiel est qu’il dise ce qu’il pense sans chercher à tourner les choses de façon inoffensive. S’il trouve que la plupart des nanas fréquentant le site adopteunmec sont des dindes, c’est son droit. Moi, je m’en fous, j’y suis pas. Ah oui, en 2009, faudrait que je retrouve mon mordant de façon générale, je suis devenue trop indifférente à la société ses derniers temps.


Ah et une ultime résolution pour la route sans aucun rapport avec les précédente : en 2009, je mange une huître. Voire plus si j’aime.

Pour le reste, on attendra le printemps.

Christmas fuck

Par Ella Sykes

Ce qu’il y a de plus navrant lorsque l’on est un célibataire expatrié sur un autre continent, c’est de passer des fêtes comme Noël, le jour de l’an et son anniversaire (le mien est le 17 janvier), seule.

Mais, quand je dis seule, bien entendu je mens. Parce que hormis le soir de Noël, je ne serais pas seule. Je n’aurais même, jamais été autant entourée. Certes, par des inconnus, des personnes que je connais peu, des étudiants de ma promotion, mais au fond, quelle importance ?

Ce qu’il y a de pénible finalement c’est d’être loin des siens et de ne pouvoir rien faire pour une soeur qui part à la dérive et qui hurle sa souffrance comme elle peut tout en refusant l’aide de ceux qui lui tendent la main. C’est de se résigner à ne pas être celle qui pourra lui apporter ce dont elle a besoin. C’est aussi se tourner vers soi et puis de se demander comment faire pour remplir le vide et le silence d’un appartement immense pendant les deux prochaines semaines, parce que se retrouver face à soi, c’est plutôt … chiant et pour le moment, parfaitement inintéressant.

Alors, comme une bonne petite comptable, je cherche à inviter le plus de personnes possibles à la petite fête que mon colocataire et moi allons organiser le 6 janvier pour fêter dignement la nouvelle année 2009 qui va encore m’enculer dans les règles de l’art, m’apportant son lot d’événements pénibles et d’épreuves à la con. Pour me consoler, je me dis alors que je mérite bien une petite compensation. Déjà plus de 6 mois sans relations sexuelles, enfin je crois, c’est peut-être plus au fond. Peu importe, je planifie donc qu’à cette fête, je vais boire au point de voir des
aurores boréales et m’envoyer en l’air avec Yan, un français qui vit à Pittsburgh. Si on considère notre attirance mutuelle qui dure depuis plusieurs mois, alors même que nous étions encore à Paris, de la semaine exceptionnelle que nous y avions passé tous les deux, et notre complicité, bref, j’ai toutes mes chances. Enfin, je décrète cela mais encore faudrait-il qu’il veuille bien tromper sa copine californienne avec moi.

Mais, il joue à la pucelle, il dit qu’il est amoureux et toutes ces conneries. Il disait cela aussi de son ex avant de passer la semaine avec moi, à Paris. Elle n’est plus qu’un souvenir maintenant. Ce qui est amusant, c’est que nous n’étions pas passé à l’acte. Une semaine entière passée à dormir dans les bras l’un de l’autre, à se tourner autour, à se séduire tranquillement, à se caresser du regard, à se sentir proche et ami puis autre chose.

Il parait que c’est important de se faire plaisir, de faire l’amour etc. même si ce n’est pas l’homme idéal. J’avoue que ça me répugne mais débuter l’année avec lui dans mon lit, il y a probablement pire. Et puis, mon rabbit a rendu l’âme.

Quoiqu’il en soit, il me faut inviter tous les gens que je connais depuis que je suis arrivée ici, et qu’eux-mêmes viennent avec le plus d’amis possibles. Cela multipliera mes chances de rencontrer un gars suffisamment brillant qui me fasse croire qu’il est charmant et qui suscite assez de désir pour que je ressente l’envie d’être embrassée et caressée.

Je vais devoir concocter un buffet pour la fête : faire des courses, cuisiner des plats avec Maxime (mon colocataire) et il faudra que je prévois de faire un stock de préservatifs à entasser dans mon placard, là, sous mes petites culottes.

J’ai tout prévu, même les litres de vin californien, australien, argentin, les Jack and coke, les mojitos et margaritas. Certaines comptent sur leur tenue Marc Jacob and co, leur maquillage Chanel, moi je compte sur les effluves enivrantes de l’alcool pour me rendre belle aux yeux de ma proie potentielle. C’est nettement plus efficace à mon sens dépendamment de ce que l’on espère pour la suite. Sauf que me concernant, je ne suis pas dupe, il n’y a jamais de suite après les soirées du Nouvel An. C’est plutôt paradoxal quand on y pense.

Mes parents partent s’éclater à Saint-Domingue, mon frère offrira des cadeaux dans la famille de sa copine à Paris, ma soeur ira danser dans une boîte avec des amis en Guyane et moi, je boirai jusqu’à tout oublier dans une party chez moi, à Québec. Nous sommes une famille déchirée, dont chaque membre s’éloigne pour ne plus avoir à penser combien nous nous décevons les uns les autres à travers un amour non compris et si compliqué à partager, qu’il en vient à nous faire souffrir. Les non-dits, les incompréhensions, la colère et la frustration se sont infiltrés dans nos veines. Je fus la première à les quitter. dès que j’ai eu 16 ans, fuyant cette insoutenable emprise que LA famille opérait sur moi, contrariant par là-même, ma soif de liberté. Je constate que peu à peu, ils m’ont imité et désertent ce champ de bataille que nous appelons notre maison. Je me sens coupable parce qu’au fond je suis l’initiatrice de cette désertion collective. Ils doivent croire que partir vaut mieux que tous les maux. Mais alors même qu’ils font maintenant ce que j’ai commis il y a des années, je me rends compte, que la fuite ne fait que précipiter chacun d’entre nous dans l’abîme.

Plaît-il ?

Bon, il est vrai que je n’ai rien écrit depuis jeudi mais j’ai de bonnes raisons.

–  Vendredi : train à 7h54, arrivée 13h40. Je suis rentrée chez mes parents, j’ai mangé, j’ai lu des magazines, j’ai dormi sur le canapé et le soir, j’ai regardé Shrek 3 à la télé avec ma môman qui, contre toute attente, a bien aimé.

– Samedi, levée à 9h30, courses de Noël, emballage, déjeuner, douche, départ pour Toulouse, après-midi shopping avec Anne, anniversaire de Lucie, retour à la maison à 2h30.

– Ce matin, levée à 11h20 avec un gros mal de tête (non pas dû à l’alcool mais au fait qu’évidemment, je suis malade), ménage et cuisine avec maman qui s’est probablement fracturé un doigt et qui est de très mauvaise humeur contre mon papa et les chats qui ont fait caca dans le salon.

 



D’où j’aurais eu le temps d’écrire un article, hein ? Bon, j’en ai deux ou trois d’avance sur mon pc portable écrits dans le train mais ce ne sont pas des articles du dimanche… En fait, sur les deux d’écrits, y en a un, je ne me souviens plus du tout de quoi il parle… Je suis fatiguée moi. Bref, tout ça pour dire que non, je n’abandonne pas le blog et qu’il reviendra rapidement en publication quotidienne mais c’est vrai que ces deux derniers mois ont été très compliqués et que je me suis laissée déborder. Et en 2009, je vous annonce que si tout se passe comme je le souhaite, je vais être débordée mais je trouve que c’est une bonne chose.  Mais l’heure du bilan et des perspectives n’a pas encore sonné, je ne suis pas
très sûre d’avoir envie de faire un bilan 2008 vu comme la fin d’année a été merdissimale. Et il reste encore 10 jours…

Bon, je retourne à mon mouchoir papier qui est en train de se déliter (c’est le troisième depuis que je suis levée), j’ai du boulot cet après-midi : ranger du bois, ranger la chambre d’amis, faire le sapin. Je ne suis pas sûre que je puisse faire baisser ma tension pendant les vacances. Ah oui parce qu’en prix bonus 2008, j’ai de l’hypertension, maintenant.



En tout cas, promis, je reviens bientôt, en espérant que le feu de l’écriture me rhabite parce que je trouve que ce que j’écris en ce moment, c’est de la
merde.

Bien à vous, petits lecteurs.

NB : Qui n’a pas fini ses cadeaux de Noël, que je me sente moins seule ?

NB encore : une vidéo pour relever le niveau de ce pitoyable article, elle illustre bien mon humeur du moment même si ça n’a aucun rapport avec un arrêt de la cigarette (je n’ai pas arrêté de fumer, j’ai juste pas envie de fumer en ce moment, nuance)

 

1, 2, 3

(sous titre : je suis une grosse nulle)

Hum… Bon…En ce moment, je suis un peu déconnectée niveau calendrier, c’est une catastrophe. Par exemple, mercredi, j’ai oublié l’anniversaire de ma grand-mère et je m’en suis beaucoup voulue (mais je l’ai appelée depuis). Et samedi… c’était l’anniversaire du blog et j’ai pas du tout percuté mais là, je m’en veux moins, il ne m’en tiendra pas rigueur. Donc voilà : on entame la saison 4.

Bon, qui dit anniversaire dit « bilan et perspective ». Que dire de la saison 3 ? Le ton du blog a beaucoup changé, du fait sans doute que je suis devenue une vraie travailleuse qui se lève à une heure à un chiffre (mais je n’aurai pas l’indécence de dire que je fais partie de la France qui se lève tôt car quand je quitte ma couette, certains sont déjà au boulot). Et même que j’ai déjà changé de boulot en à peine un an de carrière. Du coup, ce blog « souffre » un peu de mon absence, je réponds pas toujours aux comms… Voire même rarement. Mais je les lis quand même, hein. Rassurez-vous, je ne vous néglige pas, j’ai pas pris la grosse tête… Ahahah d’ailleurs. Prendre la grosse tête sur un blog, c’est un peu bizarre comme concept, quand même. Je prendrai la grosse tête le jour où je ferai vraiment un truc marquant, promis.

Bon, en fait, je l’ai pas vue passer cette année et j’ai un peu de mal à en dire quoi que ce soit. J’ai dû vérifier dans les archives quand étaient arrivés les nouveaux rédacteurs, la plupart étaient déjà là pour les deux ans. D’autres sont arrivés depuis, un est reparti mais fait quand même sa guest dans le courrier des lecteurs. Sans doute d’autres changements dans l’année à venir, je ne sais pas encore. Dans la saison 3, on a lancé des séries, en commençant par la saga de l’été puis ont suivies la chômagie, où trouver l’homme et l’enfer de la mode. On va aussi accueillir la rubrique ciné de Bobby qui, à l’heure où j’écris cet article, aura plutôt lieu le dimanche. Ca me plaît bien, moi, les séries, comme concept, ça fait un rendez-vous régulier. Mais là, à part la nouvelle saga de l’été, j’en ai pas en rayon. Mais je me connais, j’ai toujours 50 idées à la minute, y en a bien une qui germera à un moment. Par contre, ô joie, celle sur la chômagie qui déprime tout le monde sera bientôt finie.

Concernant les lecteurs, je suis un peu perplexe : j’ai l’impression qu’il y a une évolution, des nouveaux arrivants et des partants. Jusque là, c’est normal vu que le blog évolue, son lectorat aussi. Ceux qui venaient pour avoir leur dose de cul ont dû être déçus et sont allés traîner ailleurs, logique. D’autres sont arrivés, restés ou pas. Ce qui m’intrigue, c’est la régularité merveilleuse du nombre de lecteurs quotidiens depuis près de 2 ans. En plus, cette année, j’ai pas encore eu la baisse annuelle qui va d’avril à octobre à peu
près. Je suppose que ça veut dire qu’il fait vraiment un temps de merde… Sinon, cette saison 3 est allée très loin dans mes problèmes avec les lecteurs, j’ai même dû porter plainte (pas une main courante, une vraie plainte) contre l’un d’entre eux. Après, on ne peut pas échapper aux trolls, je suppose, mais c’est un peu fatigant des fois. C’est fou comme dans la vraie vie, personne ne me parle jamais de la sorte mais l’anonymat rend très courageux certains. Enfin, c’est pas grave, on active la modération et le blog reste tout propre. Mais globalement, je suis assez fière du niveau général des commentateurs qui écrivent tous bien et sans fautes, y a quasi jamais de SMS. Sauf sur l’article sur les vacances de l’amour, ça m’apprendra à écrire sur des séries daubesques.

En fait, j’ai pas l’impression que cette année ait été particulièrement marquée. L’an dernier, j’avais changé beaucoup de choses dans ma vie et trouvé un travail. Depuis, si j’ai changé d’emploi, je suis restée sur la même ligne pour le reste : je m’amuse sans excès, j’ai trouvé un groupe d’amis dans lequel je suis bien, je m’étais perdue, je me suis retrouvée. C’est sans doute pour ça que je n’ai plus tellement besoin de parler de moi au-delà de l’anecdote marrante. Puis c’est jamais marrant de raconter quand tout va bien sur un blog, la
lose est plus drôle. Alors pour finir cet article, un paragraphe digne de feu la liste du samedi :

La RATP et moi, on a des relations compliquées. Mais ce mois-ci, j’ai été très gentille avec elle et lui ai fait gagné beaucoup d’argent. Tout commence le 10 mai. Je pars du boulot et quand j’arrive dans la station, je constate que, ahah, j’ai perdu ma carte orange. La mensuelle bien sûr. Et pour info, j’habite en zone 3. Donc me voilà obligée d’acheter des coupons hebdos jusqu’à la fin du mois. Jeudi dernier, je sors du boulot en même temps que Ioulia, on va au métro ensemble. Impossible de retrouver mon coupon. Ioulia me laisse passer derrière elle. Je fouille mes poches : rien. Bon, j’ai dû le laisser sur mon bureau. Le lendemain matin, je pars de Plume sur Berges avec notre nouvelle stagiaire qui y vit aussi, je gruge avec elle. Arrivée au bureau : rien. Donc résumons. En mai, j’aurai acheté : 1 coupon mensuel, 3 coupons hebdomadaires, 1 ticket pour Paris intramuros et 3 tickets zones 1 à 3 (et un ticket zone 1 à 5 mais parce que je suis allée dormir chez Gabriel et je peux toujours gruger à l’aller vu qu’à son arrêt, on peut sortir sans ticket). Ce matin, je suis allée chercher un pass navigo.

Et c’est parti pour la saison 4 !

La liste de la fille qui fait des montagnes russes

Nina up and down, Nina turn arround, ooooooooh, Nina up and down (si quelqu’un sait d’où je sors, felicitations mais ça va être la honte pour moi !)

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– Il n’est jamais trop tard pour apprendre des choses sur soi. Genre il semblerait que je développe une allergie aux figues. Mardi, je me fais plaisir, en dessert, ce sera figues, j’adore ça. Je dévore donc mes 5 figues et quelques instants après, j’ai les lèvres en feu. Ca m’était encore jamais arrivé. Pile le jour où je dois voir Gabriel, ça craint.

– La vie est joueuse, c’est fatigant des fois. Mardi, je reçois une très bonne nouvelle donc je me précipite sur mon téléphone pour en avertir toute ma famille. Maman, répondeur. Papa décroche, je lui annonce mon truc, toute fière, mon père reste de marbre. Bon, ok, mon papa, c’est pas un expansif mais quand-mèmeuh ! Et là : « bon, en fait, j’ai une mauvaise nouvelle mais rien de grave, hein. Ta grand-mère a été réhospitalisée, elle perd un peu les oies, elle mélange les mots. Mais c’est pas aussi grave que la dernière fois ! ». Pshhhh, et voilà comme on douche l’enthousiasme d’une Nina. Mais bon, c’est tout 2007 ça : des mauvaises nouvelles familiales mais tout finit bien, normalement. Après
« prépare toi à la mort de ta grand-mère » qui finalement s’en sort comme une fleur (ou presque) et « ta cousine a sans doute un mélanome, on meurt très vite d’un cancer de la peau si c’est ça » et finalement, c’était juste un grain de beauté, on va garder l’espoir. Mais si 2007 doit finir comme elle a commencé (up and down, montagne russe), je vais finir épuisée.

 

– C’est pas parce que tu portes un costard que tu dois te croire tout permis, connard du Quick. Hier soir, on va au Quick avec Vicky, sa best et Bruce. A un moment, une caisse se libère donc je m’y précipite, je dis bonsoir à la caissière et là, un mec en costard arrive et fait « non, je crois pas là », genre, il va me piquer la place. Donc je le toise et lui fais remarquer que nous aussi, on faisait la queue et là, le mec me regarde et se fout carrément de ma gueule en faisant genre la nana hystérique. Il a de la chance que j’aime pas faire des scandales car il lui aurait rien manqué à ce connard. Surtout que si ça avait été Bruce à ma place (genre 2 mètres, baraqué), il l’aurait pas ouverte.

– Il existe des hommes émotifs.

– Gabriel a l’air de beaucoup aimer les chaussures. Heureusement que je lui ai précisé que les pieds, chez moi, c’était no way. J’ai peur !

– Soirée entre filles jeudi soir, Tatiana (dont on fêtait l’anniversaire), Vicky, Lilvirgo et Nina sont dans la place. On papote, on papote, on papote. A côté, un couple. Au moment de payer, ils arrivent derrière nous et le mec fait « ouais, finalement, le dessert sera à la maison » donc je me marre. Sauf que j’avais pas remarqué que le mec nous avait dévoré des yeux toute la soirée. 5 filles pour toi tout seul, mon gars, c’est même plus de l’optimisme, c’est de l’imagination.

– Clope post coït mardi soir chez Gabriel, il aime pas trop qu’on fume à l’intérieur donc j’enfile un t-shirt et ma culotte, ne sachant plus trop où a dégagé mon pantalon et on va fumer dans son jardinet, entouré de haies. Sauf qu’en jetant ma clope, je me rends compte que la haie ne fait pas tout le jardin et qu’on voit la rue… et les gens qui sont en train d’y passer.

– Comment passer pour une célibataire frustrée à la caisse de la FNAC ? Acheter 2 BD girlie (Gloria et Valentine), 3 mangas (un Cobra et 2 Step up love story, un manga érotico rigolo), un roman de Lucia Extebarria, deux romans girlie et No Kids de Corinne Meier. Dommage, il était mignon le caissier.

– FNAC suite. Enfin, c’était avant l’épisode de la caisse mais on s’en fout. J’arrive au rayon livres et je regarde un peu les nouveautés. Une fille à côté est au téléphone et demande à la personne qu’elle appelle si elle a entendu parler de « les yeux jaunes du crocodile » de Katherine Pancol. Ca tombe bien je l’ai lu donc je lui ai fait un signe qu’il est top. La fille me remercie et dit à la personne au téléphone « Ah, y a une dame qui m’a dit que c’était bien ». Une dame ??? Connasse va.

– Pour finir, le come back raté de la semaine, Britney Spears à une soirée MTV. Je crois qu’elle pouvait faire difficilement pire. Quoi que si, se vautrer à la
Beyoncé.

25 ans

Par Tatiana

29 août à minuit : Alors alors, voici à chaud mon compte rendu de ma soirée d’anniversaire. A la base ca devait être un truc tranquilos car il faut le savoir je ne fête jamais mon anniversaire le jour même. En même temps un 29 août y a jamais personne qui est là. Donc je marque le coup en allant boire un verre avec les gens présents et basta. Seulement là ça ne devait pas se passer comme ça, enfin je suppose, car je rentre avec plus d’alcool dans le sang que la normale. Donc tout commence normalement avec un rdv à Montparnasse à 19h. Direction l’Indiana avec deux amies à moi : Maria et une autre dont je n’ai jamais parlé ici. On papote tout ça car ca fait quelques semaines qu’on ne s’était pas vues. Au bout d’un moment, un serveur descend de l’escalier en face de nous et là BOUM ! il fait tomber un truc et en fait c’était de la sauce barbecue vu que je m’en trouve recouverte. Une des rares fois où je sors mon pantalon clair fallait que ca soit pour moi. Le pire c’est que c’était moi la plus éloignée et que les filles n’ont rien reçu. C’est mon anniversaire, c’est ma fête ne l’oublions pas. Me voilà coincée dans les toilettes à essayé d’en enlever le maximum. Les filles qui sont descendues ont du me prendre pour une fille bien crade.

Je remonte et on finit nos verres. Ma sœur m’appelle pour me demander comment je fête mon anniv’ : dignement ou n’importe comment. Je lui réponds que je suis recouverte de sauce barbecue. Je crois que ça donne une idée du ton de la soirée. On sort de l’Indiana, direction la maison. Sauf qu’entre temps une copine de Maria nous appelle (très alcoolisée elle par contre) et du coup nous voilà parties vers un bar en bas de chez moi. Là-bas y a toute une tablée de filles qui nous attend. Au bout d’un moment entrent deux mecs trop bizarres. Comme d’habitude ils sont pour nous. C’est mon anniversaire, c’est ma fête ne l’oublions pas. Le plus c’était de voir le mec tourner dans le bar pendant 10 minutes avec sa clope à la recherche d’un briquet. Sachant que y en avait un sur notre
table et que le mec il osait pas nous le demander.

(suite de l’article le 30 au matin) je suis fatiguée… Mais bon je vais finir le compte rendu de la soirée. Donc On en était aux mecs bizarres qui en fait se sont avérés être les frères des gamines de 15 ans d’à côté. Nous en tant que langues de putes on leur avait déjà attribué des intentions pédophiles. Les mauvaises que nous sommes. Bref, ils ne tardent donc pas à partir. Mais voilà que d’un coup les filles de notre tablée se mettent à me chanter (hurler) bon anniversaire. Là, certains se cacheraient sous la table, moi j’aurais tendance à plutôt les faire chanter plus fort. Il en faut plus que ça pour me déstabiliser. Du coup ca m’a valu la bise d’un mec complètement bourré qui se disait lui aussi du 29. Mais ça m’a surtout valu une belle coupe de champagne. Le barman aurait été mignon et là c’était la cerise sur le gâteau. Mais bon comme on dit on ne peut pas tout avoir.

Finalement on est quand même rentrées, d’abord chez Maria qui avait embarquée une des filles du 2e bar car trop alcoolisée pour rentrer chez elle. Puis après moi je suis rentrée chez moi. Je ne sais pas si c’est l’alcool ou l’autre fille qui était en bad total, mais moi aussi je me suis retrouvée submergée par le spleen. Dans ces cas là un seul remède : dormir. Je ne sais pas si cette soirée annonce mon année des 25, mais si c’est ça, ça promet une année pleine de rebondissements et de…champagne à la sauce barbecue !

La tentation de Dante

Par Marine

La saga de l'été des vingtenairs

Ca vous est déjà arrivé, quand vous êtes avec quelqu’un, de vous demander si vous ne vous fourvoyez pas? Nina disait, la semaine dernière, que Ben avait beaucoup de qualités… Pour peu qu’il vive à Paris, il serait idéal. Moi ça me dérangeait pas. Je rencontre trop rarement des gens qui me plaisent. Mais, et si je rencontrais quelqu’un aussi bien que Benoît, mais à Paris, du coup? Ce serait pas un peu trop de
bonheur, ça?

Un soir, je suis invitée chez une amie, Sarah, pour son anniversaire. Prenant Audrey (une ancienne colocataire) sous le bras, je m’y rends. J’y rencontrai Dante (ce passé simple est dédié à Summer, je sais qu’elle aime qu’on emploie ce temps dans les articles). Dante, donc. Ouais vous foutez pas de mes pseudos, ils sont pas si éloignés que ça de la réalité. Dante il était beau. Il était grand. Il faisait de la musique. Il aimait les films d’action américains. Il avait un t-shirt orange avec Superman dessus. A ce stade de ma démonstration, je tiens à rappeler que non, Marine n’a pas 15 ans, mais bien 25. Dante il était marrant, et discuter avec lui dans la soirée fut très agréable.
Même moi je crois que j’étais classe. Quand on connaît mes mésaventures culottesques et épilatoire, on se rend compte que c’est beaucoup beaucoup BEAUCOUP, venant de moi.  J’étais assez chic. Et mondaine. Dans une soirée où je connaissais quasi-personne, la présence d’Audrey était salutaire au début. Celle de Sarah aussi, bien évidemment. Sa mère, avec ces pseudos que je donne à mes copines, j’ai l’impression d’être au collège. C’est vrai, quoi, qui n’a jamais été « amie pour la vie avec Audrey », ou trop adoré les Doc violettes d’une Sarah? Bref. Mais Dante, c’était la bonne surprise. Un mec bien. Intéressant. Sympa. Tout bien. A côté de ça, je m’en fous, j’ai un mec. Ouais il habite loin, mais c’est mon mec, jsuis sa nana. Ouaip ouaip. Avant la soirée, je me gargarisais déjà de ce statut de fille à copain, mais qui s’en vante pas, juste qu’il existe et que ça la rend radieuse. Première fois que je peux avoir cette posture, j’en jubilais. Même Sarah, qui la semaine précédente m’avait dit « tu fais chier, je voulais te présenter quelqu’un moi!!! », me rendait fière de moi. Eh ouais. Plus besoin!
Eh ouais.
Au détour d’une conversation passionnante avec Dante au sujet des films de John McTiernan, celui-ci me demande d’arrêter de parler, parce que, je le cite « la seule chose chiante que t’aies dite depuis tout à l’heure c’est ‘mon copain blablabla' ». Rire gêné. Mais merde, ouais mon Ben il est trop bien. Dante est pas mal, il est devant moi, mais Benoît, bien. Benoît, à moi. Moi, pour Benoît. Benoît, là avant. Benoît, plein de qualités mortelles.
Benoît loin.
Sarah en remet une couche. « Putain tu sais pas ce que tu rates, Dante c’est un coup fabuleux. Super agréable, attentionné, tout »
Rhhhhaaaaaaa je vais exploser!
Je tiens bon. « Dante, tu repars par où? » « Ah ben je vais du côté de *la place qui est à 20 mètres de chez toi* c’est là que j’habite. Si tu veux on rentre en taxi ensemble. Tiens mon numéro,
et mon mail, à l’agence de pub où je bosse. »  Ciel ciel ciel…
…
Non, je n’ai pas craqué. Ma culotte – LA guest-star de cette saga -, je suis la seule à l’avoir vue ce soir là. En fait, j’ai même pas pensé en termes de craquer. Du moins sur le vif. Quand je suis rentrée, j’ai fait un mail à Benoît relevant d’un body call caractéristique. Réussi en plus. Un truc que seule une fille à 2 doigts du coma éthylique pourrait écrire. J’étais contente. Mon Benoît il était drôlement bien. Et drôlement chic. Et drôlement intéressant. Et drôlement rigolo. Et drôlement loin.  Ca c’est ce que j’ai pensé au réveil, entre « aspirriiiiiine ma têêêêêteuh » et « où sont les toilettes ».

Bordel mais quelle conne. Y a un mec bien juste en bas de chez moi. Mignon. Bon coup. Fan de moi. Mais qu’est-ce que j’ai fait????? Et là j’ai regretté. Je me suis demandé ce qui clochait chez moi, de ne pas être foutue de trouver un mec bien pendant des années, d’en trouver 2 coup sur coup en l’espace d’1 mois, et de choisir celui qui habite à 6000 km. Ouais je me suis trouvée conne. A bouffer du foin.
Ce que je n’ai pas fait, d’ailleurs, le foin aurait trouvé aussi sec le chemin des chiottes via mon oesophage. Oui, j’étais malade. Personne n’était disponible pour me parler. Or laisser quelqu’un ruminer pendant sa gueule de bois, chers lecteurs (vous 6), c’est in-ter-dit. INTERDIT.

J’ai bad-trippé pendant toute une soirée, partagée entre une envie terrible de parler avec Benoît, un énervement croissant à son égard, pour tout ce qu’il était, et l’envie d’appeler Dante.
Le lendemain – je n’avais toujours rien fait, trop déprimée et malade pour ça – je parlais avec Benoît. Enfin… je MSNais avec lui, donc, vu que mes exploits digestifs du week-end m’avaient tellement détruit la gorge que j’arrivais ni à parler ni à avaler la moindre nourriture. Envie de pleurer, en face, il est de bonne humeur. Il se fout de moi, il me taquine, il est gentil. Il m’énerve. Il est adorable, je le trouve insupportable. Il me console, je l’envoie chier. Il me fait livrer un repas, je lui dis que je suis mal par rapport à Dante. Ce que je vomis, désormais, ce sont des mots.
Il est abattu, je me sens mal. Il essaie de me comprendre, je n’arrive plus à trouver mes mots. Il pense que je lui demande de me larguer, je panique. Bordel mais quelle conne. Y a un mec bien juste en face de moi. Mignon. Bon coup. Fan de moi. Mais qu’est-ce que j’ai fait????? Et là j’ai regretté. Je me suis demandé ce qui clochait chez
moi, de ne pas être foutue de voir quand un mec est un mec bien. Je me serais giflée. C’était ce genre de crypto-mélodrame que seul Internet sait créer. Je parlais la semaine dernière de l’importance des téléphones portables dans l’expression des sentiments amoureux (et surtout lubriques, il faut bien l’admettre). Pour cet épisode, ce sera la webcam. Je voyais Benoît encaisser et être mal. Et moi je me sentais plus légère. Facile, non? Tout cela restait silencieux. Ni lui ni moi ne parlions. On se voyait mais nos réactions restaient sans paroles. Putain mais faut pas laisser quelqu’un ruminer pendant une gueule de bois, c’est IN-TER-DIT!

Dante, je l’ai plus revu. C’est lui qui a pas donné de nouvelles.
Benoît, je l’ai revu. Des nouvelles, ça oui, j’en ai eues. J’en ai donné aussi.
Ce soir-là, à la soirée de Sarah, pour la première fois de ma vie, j’avais quelqu’un dans ma vie. Première fois que j’ai cette posture. Je pensais jubiler, mais le lendemain, ça m’a fait peur comme jamais.

Faut-il partir en vacances avec ses parents?

Par Jane
 
Après le groupe d’amis, voyons aujourd’hui d’autres énergumènes avec qui nous pouvons partir en vacances: la famille, et plus précisement les parents.
 
Les parents, ce sont ces gens qui nous ont conçu il y a une bonne vingtaine d’années, et plus ou moins élevé depuis. Les miens ont baissé les bras depuis longtemps, mais c’est une autre histoire.
 
Quand t’es djeunz, partir avec tes parents, whahaha c’te lose! Un vrai djeunz part en vacances avec ses potes, son boyfriend ou sa girlfriend, squatte chez les uns ou les autres, sur un coin de canapé ou sous une tente dans le jardin, bref, a une vie trépidante et passionnante. Je le sais, j’ai eu un djeunz à la maison. Parce que j’ai parfois l’impression de ne jamais avoir été djeunz (ce qui est totalement faux en fait, je me rappelle d’un été où j’ai tout bonnement retourné la maison de mes parents qui était officiellement devenue un salon de massage, un hôtel (avec possibilité de prendre une chambre à l’heure) un fumoir, un frigo géant et un chenil)
 
Quand tu vieillis, que tu as perdu de D et le Z de djeunz (oui, tu as aussi rajouté un E, mais là ça devient limite lourd comme explication de texte, et j’aime à croire lecteur que tu as l’esprit vif et l’oeil taquin), ce qui fait de toi un début d’adulte (cet âge maudit des dieux où tu commences à te lever tôt le matin pour gagner ta vie et à payer des impôts) tu reconsidères un peu le tout.
 
Les parents, ce sont ces gens que tu vois 2 fois par an, pour Noël et ton anniversaire, parce qu’ils ont accompli leur destin et sont maintenant les heureux propriétaires d’une grande maison/petit pavillon/camping car en province/banlieue/du côté du périph’. Toi t’es dans une plus grande ville parce que voilà, t’es jeune (sans D sans Z) et donc tu penses carrière. Ca fait un peu enfant indigne de te déplacer uniquement quand il y a du câdo en jeu et un festin au menu. D’un autre côté, t’es jeune et fauché, et les pâtes tu satures, et d’abord z’avaient qu’à pas faire des gosses si c’était pour ne pas les soutenir jusqu’à… on va dire la retraite hein mon papounet?
 
Alors parfois, sur un coup de tête, alors que t’es un peu bourrée et que ta mère te tiens la jambe depuis 20 minutes au téléphone, tu sors une connerie plus grosse que toi. Genre « Cet été, je passe les vacances avec vous! » Parce que sur le coup, le côté rapprochement familial, l’émotion partagée, les liens intergénérationnels, ça te semble vachement cool. Surtout quand t’es bourré. Parce que quand tu décuites, c’est autre chose…
 
Tu te rappelles que ton père pense que tu as encore 5 ans. Et aucune volonté propre. Que tu réussis à passer environ 3 heures (grand max) avec ta mère sans te fritter. En gros, tu te rappelles que tu viens de saborder tes vacances.
 
La technique pour survivre? Miser sur l’éloignement du reste de l’année. Redevenir le bébé de la famille. Et prendre sur soi. Maman veut un câlin avec son bébé? Maman aura un câlin. Ca fait du bien en plus un câlin de Maman. Papa a tendance à se braquer quand on parle politique? On va parler du tour de France. En balançant quand même que ce vaste spectacle populaire n’est qu’une défilé de présentation de laboratoires pharmaceutiques (« Nous, on a réussi à mettre 3 cyclistes sur le podium grâce à nos produits, il est bon notre EPO, il est bon! On vous offre une transfusion gratuite pour 5 effectuées, ça serait dommage de rater ça! ») Parce que faut pas déconner, ya quand même des limites. Et puis de toute façon le tour de France est en même temps que le psychodrame de M6 de l’après-midi, ça permet de libérer la télé.
 
Le tout est de bien se rappeler qu’on n’est absolument pas un adulte fier et indépendant, mais juste le bébé de la famille. Parce que l’adulte indépendant, il dirait à Maman qu’il vient pas en vacances pour récurer une maison de fond en combles. Le bébé va juste dire que c’est l’heure de la sieste. L’adulte dirait à Papa que la région parisienne a bien changé depuis son époque. Le bébé lui rappelle que depuis son époque, il y a l’électricité et DisneyLand…

La carotte et le bâton

(Vieil article retrouvé dans mes archives, un peu obsolète pour certains trucs!)

Je parlais il y a X temps de bonnes résolutions pour mon anniversaire. Les résolutions, on sait tous que ça tient du vœu pieu, qu’on veut tous en faire mais qu’on en tient rarement plus d’une. Moi, comme je m’aime bien, je me mets en place un système de carotte et de bâton. Histoire de rester sur le bon chemin… Enfin, presque. Parce que des fois, pour avoir un truc bien, faut passer par un truc chiant. Par exemple, pour avoir la fesse ferme et le ventre plat ou à peu près, faut se bouger les fesses. Pour trouver un boulot, faut candidater. Pour avoir ses allocs, faut remplir
des papiers. Petite, je me souviens que j’avais une maîtresse qui nous donnait des images panini à chaque A (oui, on était noté de A à D). Et au bout de 10 images panini, on avait un poster pourri. J’aurais bien gardé les images mais on avait des séries (série 1 de 1 à 10 puis 2 de 10 à 20…) et je voulais faire la course en tête, moi. Du coup, ça motivait pour avoir des A.

 

L’autre jour, je parle avec Jane sur MSN, on parle arrêt du tabagisme. Jane, dans l’idéal, elle voudrait arrêter de fumer mais depuis que son mec est devenu son connard de putain d’enfoiré d’ex qu’il mériterait l’ablation des couilles, elle a perdu la motivation. Moi, je tenais. A ma grande surprise, j’avoue car ma dernière, quand je l’ai cramé, j’étais persuadée que je reprendrais vite. Bon, là, ce que je crains, c’est le retour d’une activité professionnelle : si je fume pas, je vais faire des pauses quoi ? Non parce que quand je bosse, c’est réglé : pause café, pause clope, pause pipi (faut évacuer le café), pause clope, pause pipi (je suis une fille), pause déjeuner, café, clope, pipi, clope, pipi, fin de la journée. Là, ça me fait quand même des pauses en moins et c’est chiant. En tant que journaliste qui écrit, il est des fois où je suis plantée comme une conne devant mon écran blanc, les doigts suspendus au dessus du clavier et rien qui sort… J’arrive pas à formuler une phrase. Donc dans ces cas là, je prenais ma cigarette et sortait de devant cet écran qui me narguait et hop, dans ma tête, ça finissait par se dérouler. Mais là, en fait, je suis en train de faire une grosse digression, as usual.

 

Donc j’avais pas repris. L’autre soir, pétée de stress, ça m’a démangée, pourtant. Peut-être que ça me détendrait, vu que j’ai déjà fracassé le verre qui contenait mes bougies et donc la forme me plaisait pas pour faire de la récup…Naaaaaaaaaaaaaaaaaan, ne cède pas ! T’as pas arrêté pendant quasi 4 mois pour recraquer bêtement. Donc, j’ai mis en place le système « cadeau du 18 ». Tous les 18 du mois, je m’offrirai un petit truc pour fêter un mois supplémentaire sans clope, genre une rose, une jolie chose, un truc qui me fait plaisir. De la même façon, quand je réussis un entretien, je me paie un éclair à la framboise de la boulangerie d’à côté. Parce que je suis fière de moi et que je me félicite. Et le jour où j’ai un boulot ? Là, je craque, j’embarque mes copines et je paie le champagne. Ou je sais pas. Mais un truc énorme mais parce que ça se reproduira pas de si tôt, à priori.

Par contre, des fois, je déconne. Genre je me fais des nuits de 10h. Ok, je suis au chômage mais j’ai des tas de trucs à faire. Genre écrire des articles pour ici mais surtout ailleurs, candidater, candidater, candidater… Traquer les annonces, voir sur viadeo si j’ai pas de nouveaux contacts potentiels, essayer de créer un buzz sur ma personne, écrire, écrire, écrire. Sans parler du ménage, des courses et du tricot parce que BORDEL, je dois aussi me détendre, je me fous une pression de débile en ce moment. Alors quand je déconne, faudrait voir à me bâtonner un coup. Non, je parle pas de sexe, là ! Mais j’ai du mal à me punir. Me coucher une heure plus tard pour finir tout ce que j’ai pas fait, c’est pas top
comme idée, je me lèverai encore plus tard le lendemain. Me punir de télé ? Ils passent plus Nip/Tuck et Six feet under, ils ont foutu Toutaz je sais pas quand, y a plus les 4400, j’ai revu 6 fois tous les épisodes des sitcoms d’AB1 vu qu’ils passent en boucle. En gros, la télé, en ce moment, c’est pas forcément ma potesse. Bon, je me punis d’éclairs à la framboise et de bain et de glande mais bon, c’est pas méga radical comme punition.

L’idée essentielle contenue dans cet article, c’est qu’il faut se donner du courage en se mettant un prix au bout du chemin. Après le ménage, je file
prendre un bain. Comme ça, ma baignoire toute propre aura plein de trace car l’émail rouge, ça pardonne pas et faut toujours que je mette plein de trucs dans l’eau de mon bain. Pendant, j’ai le droit d’écouter mon i pod et de chanter à tue-tête en passant l’aspi. Un article sérieux de fini ? C’est autant à rajouter dans mon pressbook, sans parler de ce sentiment valorisant d’avoir bien fait. Et même que comme j’ai bien bossé, j’ai le droit d’aller tricoter devant une connerie télévisuelle ou de m’endormir devant la télé.

Finalement, ma maîtresse de CE1, elle avait tout compris à la vie.