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Avant, mon blog de vie, aujourd'hui, le relais de mes articles écrits par ailleurs
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Alors voilà, vous avez pris un mur avec une personne vaginalement équipée, vous avez le nez en sang, vous crachez vos dents et votre cœur ressemble à du steack
haché, vous l’avez donc mauvaise. Là, vous appelez vos potes et vous déclenchez le programme toutes des salopes, c’est-à-dire que tout le monde crie en cœur cette petite litanie.
Exemples :
Ah non, le dernier exemple ne rentre pas dans notre collectif, pardon. Il est cependant intéressant de remarquer qu’une fille, dès qu’elle n’est pas bien, on remet en cause sa vertu en la traitant de salope alors qu’une fille peut être garce sans coucher avec la terre entière (ni être sodomite). Une fille peut même être garce en étant vierge, j’en eus connu ! D’ailleurs, l’autre jour, je réfléchissais à ce collectif et j’étais emmerdée : moi, j’ai jamais été salope/garce, comment illustrer mon article ? Puis il m’est revenu une anecdote qui remonte à l’époque où j’étais vierge. Ca prouve bien qu’on peut être salope et pucelle. Bon, bref, je vous raconte l’anecdote.
C’était en septembre 96, jour de la rentrée des classes, je rentrais donc en 1ère L dans mon petit lycée privé de Saillie-sur-Ginette, ma ville natale. Je me baladais en ville (mais qu’est-ce que je foutais là, je m’en souviens plus) quand je croise un mec que je connaissais de vue puisqu’il m’avait plusieurs fois fait des compliments sur mes yeux. Oui, tu ne le sais pas lecteur mais j’ai de très beaux yeux, bleus comme le ciel azuré ou un truc du genre, on pourrait s’y noyer dedans… Bon, en fait, je dis ça pour gagner des points dans ton échelle de valeur car je vais prouver dans deux secondes que j’ai pu être garce, aussi. Donc il m’aborde et me demande mon prénom. « Nina. » Merde, j’ai oublié de donner un faux prénom ! Oui parce que je le fais, ça, des fois… Bref, il commence à me baratiner, à me dire que chuis trop belle et si on pouvait aller boire un verre. Mais je peux pas mon cher, j’ai cours dans peu de temps. Du coup, il me demande à quelle heure je finis les cours pour venir m’attendre à la sortie du lycée, je lui donne une heure. Sauf que je suis sortie avant et que je me suis barrée. C’est ce qu’on appelle un lapin, non ?
J’ai refait le coup du lapin l’année suivante à un autre mec. J’étais à la terrasse d’un café avec Johanne la nymphomane quand un mec nous aborde, elle l’invite,
ravie, à s’asseoir à notre table (fais chier, j’aime pas ça). Le mec s’asseoit, on discute, il s’appelle Nino, moi Nina, comme c’est rigolo (tu parles !). Et là, je remarque que le monsieur me dévisage d’un air bovin, limite la bave au coin de la bouche et c’est reparti pour un « comme t’es trop belle, tu veux pas sortir avec moi ? » Heu… Il file son numéro à Johanne, j’avais pas de papier. « Tu me rappelles, hein ? » « Oui, oui… ». Bon, je l’ai jamais fait. Quelques temps plus tard, je le recroise dans la rue, re-regard bovin. « Dis, faut qu’on parle ! » « Je peux pas, là, j’ai cours ! », ce qui était vrai mais l’éclat de rire de mes copines, ça a pas aidé…Mais bon, c’est pas ma faute s’il
était relou, qu’il arrêtait pas de répéter qu’il se trouvait beau (comme quoi, on a pas tous les mêmes goûts) et que ma mère s’est étranglée quand elle a vu que je parlais à ce mec qu’elle avait trouvé un jour errer dans notre ancien immeuble alors qu’il n’avait rien à y faire. Mais bon, rassure-toi, lecteur, vu son rendement en matière de drague, il m’a très vite oubliée.
Sinon, il m’arrive de me moquer de mes prétendants, mais que quand ils le font exprès. Du genre : « t’es célibataire en ce moment ? Non ? T’as pas une copine à me présenter alors ? ». Bon alors j’ai peut-être un ego mal placé mais ils méritent pas que je me montre très clémente avec eux donc je leur casse le coup auprès de
toutes mes copines genre « y a un moche relou qui cherche une copine, intéressée ? Nan ? Ca m’étonne pas ! »
Bon, moi, je suis une petite joueuse niveau garce comparée à certaines. Mon côté St Bernard fait que ça m’émeut toujours les mecs tombés sur des égocentriques sans
cœur qui les ont trompés et/ou largués comme une sale paire de chaussette odorante et trouée. Il y aussi les allumeuses, les accros de l’affect qui draguent un mec mais dès que la passion retombe, ben ciao ! Tu m’aimes ? Ah mais moi non et puis Paolo, mon nouveau collègue, il est trop choupi et il m’a invitée à prendre un verre alors tu comprends…Ou les allumeuses vrai de vrai qui draguent un mec et le jettent avant consommation et vont se foutre de sa gueule avec leurs copines. Bref, on m’en a conté des vertes et des pas mûres qui m’ont limite filé la honte d’être une femme. Et je suis sûre, lecteur, que tu en as connu aussi, des garces finies qui ont dansé la lambada sur les miettes de ton cœur.
A y regarder de près, dans la guerre des sexes (beurk, j’aime pas cette idée), il n’y a pas un camp plus clean que l’autre, les coups bas sont universels… Un partout, balle au centre.
Par Gauthier
Ça fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de ma famille. Oui je sais, je suis assez monomaniaque en ce moment, je n’ai qu’un nom à la bouche « connard d’ex ». Alors oui ami lecteur, j’ai pitié de toi, sache-le ! Je vais aujourd’hui te parler de ma maman. Tu vas voir, tu vas rire !
Pour planter un peu le décor, je vais préciser deux trois points. Mes parents vivent dans un petit village du sud-ouest. Gentil petit village où j’ai grandi, où tout le monde se connaît, et où, surtout, tout le monde connaît la vie de tout le monde (ouép c’est ce qui rend la vie parisienne si paisible quelque part !). Donc ma mère connaît tout le monde et tout le monde la connaît, bla bla, vous avez pigé le principe…
Il y a quelques jours, elle se rend donc dans l’unique boulangerie du village. Elle connaît le boulanger, bla bla, il vient boire le café à la maison avec sa femme, bla bla… Devant ma maman se trouve un jeune homme d’obédience tafiole, option « super-tafiole ». Pour m’aider à situer le personnage quand elle me raconte elle me dit « comme ton ancien très bon pote là, super super super efféminé, tu vois ? Ben pareil mais pire ! ». Ok merci maman pour la précision, c’est vrai que j’ai pas l’habitude d’en voir des tafioles, c’est mieux que tu prennes un exemple…
La jeune tafiole achète ce qu’elle est venue acheter, et paye. Entre temps elle a un mot gentil pour ma maman, et pour le boulanger. Ma maman salue le boulanger alors que la diva passiva quitte les lieux. Et au lieu de donner une baguette à ma maman et demander comment va mon père, le boulanger ne peut s’empêcher de commenter la scène :
– Non mais ça, c’est une ????? (ma maman ne se souvient pas de l’expression utilisée, peut-être une occultation volontaire de son cerveau) !
– Mais pourquoi tu dis ça Roger ? (le boulanger ne s’appelle pas Roger, les prénoms sont changés pour conserver l’anonymat des participants)
– Ben tu l’as vu ? Non mais c’est pitoyable… (rires)
– Mais d’où tu te permets de le juger ? Et de me dire ça en plus ? Qu’est ce que tu connais de sa vie à ce gentil garçon ? En plus il a été très gentil avec toi et avec moi !!!! (pas de rires : ma mère était de mauvaise humeur…)
– Mais attends, c’est pas normal ce genre de pédales-là, ça devrait pas exister, non mais tu l’as vu ? Si c’est pas fait exprès pour qu’on se foute de sa gueule !!!!
– Et d’où tu oses me dire ça à MOI ???? Mais pour qui tu te prends pour juger les gens ? T’es mieux que lui ? Et tu me tiendrais ce genre de discours si je te disais qu’un de mes fils était gay ?
– … ben enfin, je te connais, voyons…
– Ben justement non ! Gauthier est gay, et ça me fait énormément de mal que tu dises des choses comme ça ! Tu n’as pas le droit !!!
– Mon dieu… mais je ne le savais pas, je suis désolé, vraiment je ne voulais pas te faire du mal, il faut pas m’en vouloir… Et tu le vis bien ? Et ton mari ? Et Gauthier ? C’est pour ça qu’il est parti ? (mais alors pas de rire du tout du tout !) (il parlait de mon départ, mon père n’est pas parti lui !)
– Je le vis très bien, Gauthier aussi, s’il est parti c’est pour ses études, et mon mari aussi il aime son fils. On n’a pas eu le choix, on a deux fils et on les aime autant l’un que l’autre. Tu te rends compte des conneries que tu peux dire ????
Sur ce, ma mère dans un mouvement digne d’une sitcom hollywoodienne tourne les talons et sort telle une reine de la boulangerie…
En arrivant à la maison, elle tombe sur mon père qui, l’air contrarié, lui demande pourquoi le boulanger vient de l’appeler pour lui dire « Je sais que tu aimes ton fils même s’il a choisi d’être gay, je ne voulais pas vous insulter, je suis vraiment désolé, dis le bien à ta femme, hein ? ». Et là ma mère explose de rire, et lui raconte la scène en pleurant, prise d’un fou rire incontrôlable.
Pour la petite histoire, mon père lui a fait une scène pas possible du genre « mais vas-y, raconte la vie sexuelle de mes enfants à tout le monde ! ». Et le boulanger a rappelé ma mère pour être sûr qu’elle ne fasse pas la gueule ! Genre elle va se taper 10 km pour acheter son pain pour plus voir ta gueule ducon !!! Elle a que ça à foutre ma mère !!!!!!
Donc voilà, moi qui pensais que tout le monde savait que je suçais des bites dans mon petit village, il en reste encore quelques-uns qui tombent des nues… Ma gentille maman adore se targuer d’avoir un fils pédé qui réussit sa vie. Mais attention, elle ne fait pas ça de façon malsaine, elle ne fait pas ça pour être à la mode non plus ! Elle est juste fière de moi, dans mon intégralité !
Et du coup parfois, j’ai l’impression d’avoir une famille plus militante que moi pour les droits des homos. Que ce soit ma mère, mon frère ou mon père, ils ont mouché leurs lots de connards, mais toujours quand j’étais absent (parce que quand je suis là et qu’on assiste à ce genre de scène, j’ai le droit à un regard genre « euh, on est censé faire quoi là ? », et ils perçoivent dans le mien que je ne veux pas de scène, donc tout le monde range les couteaux).
Maman je t’aime, et pas uniquement parce que tu me fais rire.
L’autre jour, Mister Big a dit dans son article : « vu la propension de murs qui affleurent en ce moment, vous êtes en droit de vous dire qu’en automne, saison déjà propice à la déprime, les Vingtenaires vont tous passer du côté sombre… Genre « je crois plus à la vie, j’en ai marre… tous des connards, etc etc… ». ». Je profite de l’occasion pour présenter notre collectif « tous des connards. »
Bon, vous lisez un peu notre vie, quand même et vous avez pu remarquer qu’on a pris quelques murs (oui, on est monomaniaques, et alors !). Et y a des fois où le nez pété sur le mur, on le prend mal et là, le collectif entre en jeu. De quoi s’agit-il ? On se réunit en groupe, le blessé énumère un peu ses malheurs et les autres répondent : « TOUS DES CONNARDS ! ». Petite mise en situation :
« Putain, il m’a pas rappelé alors qu’il devait le faire
– Il a pas voulu me payer la super robe de mes rêves pour la modique somme de 249 euros
Bon, ok, le dernier exemple, c’était pour rigoler. Je te vois venir lecteur, surtout si tu es pénissalement équipé : c’est stérile, gratuit et débile. Oui et alors ? Quand on a le cœur en miettes, on s’en fout de la finesse. Quand on est malheureux, ça soulage un peu de voir qu’on est pas les seuls à souffrir ou à avoir souffert à cause d’un homme. Et de se sentir soutenu, surtout. Non parce que dans l’optique de « tous des connards », ça prouve que c’est pas moi, spécialement, qui les attire, on tombe tous sur des connards à un moment ou à un autre. Et puis d’abord, tous des connards ! Oui parce que quand on est triste, on a tendance à mettre tous les mecs dans le même panier. Même si au fond, on ne le pense pas. Mais, franchement, lecteur, quand tu te prends un mur, tu débordes d’amour pour la terre entière, toi ? Ben nous non plus !
Parce qu’on a beau dire, les mecs, c’est comme une drogue : on a beau dire qu’on arrête, on le fait jamais, il suffit qu’un beau brun passe et hop, on disait quoi, déjà ? Tous des connards… Et tu crois qu’il est célibataire ? Après tout, c’est pas parce que le précédent était un connard que le suivant va l’être… Si ? Non ? Bah, de toute façon, au pire, on retrouvera notre collectif préféré pour nous remonter le moral !
Bon, la prochaine fois, dans un souci d’équité et pour ménager la susceptibilité de mes lecteurs pénissalement équipés que j’adore (surtout s’ils sont bruns, entre 1m70 et 80, mal rasés, célibataires, avec un beau petit cul, intelligents, raffinés, peut-être avec des lunettes, des beaux yeux, un beau sourire et s’ils m’envoient un mail pour me proposer de m’aimer au minimum toute une nuit), je vous parlerai du collectif toutes des salopes.
Par Tatiana
(Petite parenthèse pour vous préciser que cet article je l’ai écrit jeudi, mais qu’en fait il y a eu une surproduction chez les vingtenaires et donc au lieu d’être publier vendredi il est publié aujourd’hui)
Jeudi dernier, je me suis faite accoster par un mec dans le métro. Le mec, me demande l’heure (grand classique !), alors je lui donne (normal), et (oh miracle !), contre toute attente, il n’essaie pas d’entamer la conversation. Je me suis dit que c’était bon, il ne me voulait rien finalement. Manque de bol, je sors de la rame et là j’entend quelqu’un qui m’appelle : « mademoiselle ! ». Le mec il est sorti du métro et m’a couru après, j’hallucine ! Il me demande si je peux parler deux minutes avec lui, ce à quoi je réponds que je n’ai pas le temps. Il n’insiste pas et s’en retourne dans le métro. C’est dingue ça, le gars il se barre de son métro pour me suivre. Bonjour la perte de temps. Non mais il s’attendait à quoi, je vais pas lui sauter dans les bras en disant « Oui bien sûr, si tu savais je n’attendais que ça que tu me le demandes ». Je veux dire, si je n’ai pas été aimable avant quand il m’a demandé l’heure, je ne vais pas l’être après. Et le pire dans tout ça, c’est que c’est toujours ceux qui ne vous plaisent pas qui vous accostent de cette manière. Moi un mec qui me plait, honnêtement je lui dis oui s’il m’accoste dans la rue. Mais en général ce n’est jamais le cas.
D’un autre côté, je me dis que si les mecs ils continuent c’est que ça doit marcher. Et là, je me demande direct « mais qui peut accepter qu’un vieux relou te paie un café et te saoule, en te disant que t’es trop belle, alors qu’en fait il s’en fout, lui, il veut juste te voir à l’horizontale ».
Mais bon là n’est pas le sujet de notre article, c’était juste une petite parenthèse. Aujourd’hui j’ai besoin de votre avis : oui ou non stage dans mon ancienne boîte. J’explique : mercredi j’ai reçu un mail de la boss du studio graphique de la boîte, qui me demande si je suis toujours intéressée pour faire mon contrat d’alternance chez eux. En fait, je lui en avais parlé la dernière fois que je suis passée là-bas (ben oui je la connais bien car on travaillait à côté), et j’avais envoyé un mail début août, mais madame était en vacances. Elle est revenue lundi 21, et donc mercredi petit mail, sans que j’ai besoin de la relancer alors qu’elle zappe tout cette nana. C’est plutôt bon signe qu’elle lise mon mail, pense à le mettre de côté pour me répondre, et me répond en me demandant si ça m’intéresse toujours. Bien sûr je réponds tout de suite, en disant que je suis toujours intéressée et qu’on peut se voir pour en parler. Dans la foulée je me renseigne pour savoir si c’est juste pour le fun ou s’il y a vraiment une chance que je sois prise. Ma copine de bureau me répond « Vas y fonce relance-la à fond !! ». C’est re plutôt bon signe, mais pas la peine de la relancer car elle me répond de suite et me demande si je peux lui envoyer un cv. Je m’exécute aussi sec et attends sa réponde avec impatience. Le vendredi je lui envoie un mail histoire de savoir si elle a reçu mon mail et donc histoire qu’elle me réponde où elle en est dans sa décision. Ce à quoi elle me répond qu’elle ne sait pas trop car je suis encore débutante et ils sont surchargés en travail pour la rentrée. Merdouille ! Il faut que je lui réponde un truc qui montre que je suis super motivée, afin de mettre toutes les chances de mon côté. J’ai donc répondu que si elle voulait je pouvais apprendre chez moi afin d’être un peu plus opérationnelle, que j’étais super motivée et qu’en plus je connais bien la boîte. J’attends sa réponse maintenant, non sans stress. En attendant je pense à ce qui ferait que ça marche ou que ça ne marche pas :
– Ca marche parce que : elle me connaît et m’aime bien, et c’est le genre de personne qui adore rendre service aux gens qu’elle connaît. De plus, tout l’étage me connaît et m’apprécie (c’est réciproque d’ailleurs) et je pense qu’ils seraient plus contents de bosser avec moi que quelqu’un d’autre.
– Ca marche pas parce que : ils n’ont pas assez de budget pour me prendre (car oui ça coûte cher un contrat de professionnalisation). Ou alors je n’ai pas assez de qualifications, car dans ce secteur il en faut des qualifications pour faire un stage. C’est hallucinant.
Mais je pense aussi aux points positifs et négatifs de ce stage :
– En positif, je dirais que la boîte ou j’irais est très connue dans son secteur. Tous les gens de ma future classe me détesteraient de savoir que j’y suis. Donc, super bon point sur mon CV d’avoir un stage d’un an là-bas. En plus je connais les gens avec qui je vais bosser vu que je les ai déjà côtoyés pendant 6 mois, et je sais que normalement cela devrait bien se passer. Et puis si ça ce trouve je vais même peut être me faire embaucher là-bas, avec (beaucoup) de chance. Un point rajout positif c’est que j’en connais un qui va être vert, et ça ça va bien me faire plaisir.
– En négatif, ben le gros point Ex quand même, parce que lui je ne sais pas quel effet ça me fera de le revoir. En même temps je ne vais pas gâcher une opportunité pour sa gueule. Après c’est pareil, les gens avec qui je vais travailler, je les ai côtoyés en tant que collègues de travail mais pas collègues avec qui on travaille. Si ça se trouve ça va mal se passer. En plus, ça aurait pu être bien d’aller dans une autre boîte plutôt que de retourner au même endroit.
Là, j’arrête pas de me demander si ça va marcher ou pas, j’attends sa réponse. J’ai super peur qu’elle me dise que je ne suis pas assez experte dans les logiciels graphiques. Croisez les doigts pour moi !!!!
Avant, on avait la lambada. Apparemment, les tubes de l’été, ça doit plus exister à part Anis sur France 2 (plus je regarde le service public, plus je me demande s’ils visent pas
la ménagère de plus de 50 ans). Depuis quelques années (enfin, un bon paquet quand même), tous les étés on nous présente une saga mais maintenant, ça devient un vrai duel entre TF1 et France 2. Mais elles sont pas diffusées en même temps, histoire qu’on puisse bien dire tout l’été : « Tain, y a rien ce soir à la télé ! ». M6 s’y met aussi : après « Laura », diffusée en plein mondial donc ça a dû faire un bide, M6 fait très fort puisqu’elle nous diffuse depuis 10 ans exactement la même saga : les gendarmes de St Tropez. C’est là qu’on se rend compte que les films franchouillards français vieillissent mal puisque les gendarmes, quand j’étais petite, ça me faisait rire (quand même, mettre dans un même film des nudistes, histoire de montrer des seins, et des nonnes, c’est subversif !) alors que maintenant… Ah ben je regarde pas. C’est comme les vieux films de Max Pécas (toujours à St Tropez) où le scénario tourne autour du fait qu’il faut montrer des seins. Pleins et pendant tout le film.
Bref, après les films estivaux et creux qui se déroulent généralement à St Tropez, on est passé à un nouveau genre : la saga de l’été. Il s’agit d’une série de quelques épisodes qui se passent toujours en province. Oui, c’est l’été, il faut faire voyager les gens et puis bon, en province, tout le monde se connaît, c’est bien connu. Et il s’en passe des choses
chez les bouseux (je n’ai rien contre les provinciaux, je vous rappelle que je suis pas parisienne de naissance, je caricature). Alors, quels sont les ingrédients pour faire une bonne saga de l’été. C’est simple : sexe, familles rivales et argent, des terrains qu’on se dispute et des secrets de famille. Oui, c’est comme Dallas ou les Feux de l’amour mais à la place des Abbots et des Newman, on a des Legrand et des Garnier. En général, il y a la famille gentille avec une matriarche, veuve, qui gère le domaine familial et qui a plusieurs enfants et petits enfants qui ont des histoires d’amour et tout. Evidemment, il y a des rivalités entre les frères et sœurs car ils veulent récupérer la gestion du domaine quand mémé aura cassé sa pipe. En général, on a un des enfants qui file droit, qui aide mémé à gérer le domaine et tout et un autre, plus artiste, plus rebelle, le fils préféré, en général, celui qui revient dans la famille après en être parti et qui se met à déterrer tous les secrets de famille. Face à notre grande famille, il y en a une autre, plus petite, avec des individus divorcés en général (oui parce qu’ils sont aigris et méchants donc ils ont fait fuir leur moitié). Ce sont les méchants de l’histoire, ceux qui essaient de forniquer avec les membres mariés de l’autre famille et y arrivent et qui, en plus, lorgnent sur la
propriété et multiplient les coups bas pour y parvenir. Ceux par qui le mal arrive. Mais dans ces deux familles qui se détestent, y a toujours des Roméo et Juliette, deux jeunes qui s’aiment malgré les antagonismes familiaux et qui, à la fin, réunissent tout ce petit monde, ah, c’est beau ! A la fin, en général, on apprend que le fils rebelle n’est pas le fils de son père officiel mais un de la famille ennemie…
Après le scénario, il faut un lieu emblématique. Soit une grande ville de France genre Marseille ou Toulouse (si, y en a une qui s’est passée à Toulouse, ça s’appelait
« Garonne » et ça m’a fait hurler. C’est limite si les Toulousains s’éclairaient pas à la bougie dans cette histoire) ou une belle région comme la Bretagne ou la Réunion, il faut qu’il
y est de l’eau, quoi. Ben oui, c’est l’été, on vous dit. Mais ce qui fait le succès de ces séries, ce sont les acteurs et surtout les actrices. En général, la chaîne recycle les héros de ces
séries télés : Ingrid Cauvin ou Bruno Wolkovic. On a aussi Francis Huster, M. Crédit agricole, et sa compagne, Christiana Réali mais ils jouent pas toujours ensemble. Ce sont surtout les
actrices qui font vendre, il faut donc de la bonnasse qui va squatter la une de tous les magazines télé pendant un mois. Alors l’an dernier, on a bouffé de l’Ingrid Cauvin qui est, je cite « belle, sensuelle et qui a failli mourir dans un accident de voiture, c’est dingue comme elle a réussi à surmonter cette épreuve. » C’est sûr, c’est pas donner à tout le monde de reprendre son travail après un accident de voiture, tiens… En plus, moi, Ingrid Cauvin, je la trouve pas si belle que ça avec son menton carré et elle articule pas très bien, on comprend rien à ce qu’elle dit mais passons. Cette année, c’est Claire Kem qu’on a vue partout, une très jolie fille, c’est vrai. En plus, c’est bien, elle débute une idylle avec Lizarazu (il aime les frisées, lui, on devrait lui présenter Emma) comme ça, on ne voit plus qu’elle, on a à peine parlé d’Huster.
Après, il nous faut une « grande » actrice pour jouer le rôle de la mamie, un grand nom pour faire genre « l’ancienne génération qui rencontre la nouvelle ». Bon, comme on peut pas toujours réunir des Jeanne Moreau et des Vanessa Paradis, on s’adapte. On prend donc des Mireille Darc, des Line Renaud ou des Maria Pacôme. Il me semble même qu’Annie
Cordy l’a fait dans le temps mais je suis pas très sûre. Non parce que la matriarche, elle a un rôle super important, elle est charismatique de la mort qui tue donc faut bien quelqu’un qui assure, quoi.
Perso, j’avoue que ça fait quelques années que je n’ai pas vu de saga de l’été, je me souviens (vaguement) des deux séries avec Mireille Darc qui gérait un hôtel mais j’ai oublié
le titre. Y avait aussi Jalna, une grande épopée comme on aime tirée d’une série de romans québécois, d’où les prénoms bizarres des protagonistes. Il y avait donc la grand-mère (Danielle Darrieux) et une tripotée d’enfants et de petits-enfants. Ce qui était marrant, c’est que c’était une production franco-québécoise donc une des filles (qui s’appelait Meg) était jouée par une Québécoise mais ça choquait personne qu’une des descendantes de la mémé parle avec un accent québécois alors que les autres, non. Là, c’était magique : comme c’était une très longue épopée, les enfants des premiers épisodes devenaient des adultes vers la fin (oui, c’est comme les Feux de l’Amour, ils vieillissent très vite), ce qui permet de créer encore plus d’histoires d’amour. Ainsi, Meg était autrefois fiancée à un gars dont j’ai oublié le nom, on dira Hubert. Mais la veille du mariage, une prostituée va voir Hubert et lui confie le fruit de leur brouette, une jeune fille qu’il va appeler Faisane (oui, c’était un chasseur alors voilà…). Donc Meg refuse le mariage (oui bon, on peut comprendre) et la voilà fâchée à la vie à la mort avec Hubert. Faisane prend 20 ans en deux épisodes, alors que Meg et Hubert changent pas d’un pouce et la voilà qui fricote avec Paul (c’est pas le vrai prénom non plus), le frère de Meg. Alors, elle, évidemment, ça l’emmerde mais à la fin, Paul et Faisane se marient et font un bébé (et ils vivent tous chez mamie, la pauvre) et Hubert et Meg finissent par se retrouver, il était temps !
En somme, ce qui est bien avec les sagas de l’été, c’est que quand on en a vu une, on les a toutes vues. Et pourtant ça marche : après nous avoir pourri nos soirées (enfin, non, on regarde pas mais bon…) et nos journaux télés, ils nous sortent le DVD et le livre et même qu’ils les rediffusent les après-midi les étés suivants. C’est magique.
Aujourd’hui, Nina voyage avec Hadrien ! Merci pour les photos!
Nina à la Tour Eiffel
Nina à Madagascar
Voilà comme promis la suite et la fin de notre conversation MSN. Je devais la mettre la semaine dernière mais l’ordi de mes parents n’avait pas voulu lire le fichier xml.
Mister Big : ben moia ussi j’ai passé le WE à baiser!!!
Emmanuel : bravo Big!!!!
Mister Big : j’ai meme fait comme Manu!!! me suis fait enculé samedi soir!!! 😉
Emmanuel : comment tu sais ça?
Mister Big : ben pasque t passif à 99,99%! lol
Nina : Le 0.01%, c’est le petit doigt?
Emmanuel : tu t’es fait enculé??????????????
Nina : Mais il aime ça Mister Big
Emmanuel : j’aime bouffer des culs aussi… un ange passe
Emma : oui bon vos gueules moi j’ai une mince chance de remettre ca en septmabre……
Nina : Cui cui
Emma : même que j’ai eu droit à mon 1er anulingus ya 15 jours! (c moi qui ait parlé là?)
Nina : C le pied çà. Allez assume
Mister Big : oui oui!
Nina : On s’est tous fait lécher
Emmanuel : y a QUE 15 hjours.pkoi jamais avant?
Mister Big : sauf qu’il va falloir que tu te trouves un mec sous la main pour que tu te fasses bouffer le cul plus souvent!
Emmanuel : car tu es une fille…
Nina : Les hétéros, ils aiment pas ça. Les filles en plus, ça fait pas caca, tout le monde le sait
Emmanuel : y sont cons ! non c les princesses ça !
Nina : Je suis une princesse alors. Jamais caca, beurk
Mister Big : et ton trou du cul, l’es là juste pour faire joli?
Emmanuel : et la sodomie?
Nina : Non, c pour qu’on me le lèche. Et plus si affinités!
Emma : la sodomie c t deja fait depuis longtemps. mais personne ne m’avait jamais bouffé le cul
Mister Big : moi, j’adooooore me faire bouffer le cul!!!
Nina : Me too
Emmanuel : moi k’adore le bouffer…
Nina : Moi, jamais fait. Les hétéros, on leur touche pas le cucul
Emma : ben moi aussi maintenant je peux dire : « moi aussi j’aim eme faire bouffer le cul »
Nina : Ouais, on va fonder un club!!
Emmanuel : bravo !!!
Nina : Qui veut sa carte de membre?
Emmanuel : et merci d’être venu au culs bouffés anonymes
Nina : (sans mauvais jeu de mots!!)
Emma : voilà comme aux AA
Nina : Bonjour, je m’appelle Nina et je me suis fait bouffer le cul. « Bonjour Nina!!! »
Emmanuel : bonjour Nina
Nina : Mister Big, il est fasciné par l’Ile de la tentation
Emmanuel : non il appelle son homme pour…
Mister Big : mais ca va pas la tete! on va pas etre « sobre » pendant des mois non plus!!! les AA, c’est pour ne pas retomber dedans!
Nina : Pour être un membre actif de notre asso
Mister Big : moi j’en veux tjrs plus!!!
Nina : Toujours sans jeu de mots! Non, nous, on veut justement poursuivre l’expérience
Emma : « bonjour je m’appelle Emma j’ai 26 ANS (et pas envcore 27) et moi aussi j’aime me faire bouffer le cul » -« Bonjour Emma ! » -« Racontez-nous votre
histoire Emma » -« Ben blabla bla cunni blabla bla cul blabla pénétration bla bla » -« merci Emma, on l’applaudit tous »
Emmanuel : applause !
Nina : Bravo!!! clap clap clap. On fait la ola, olaaaaaaaaaa!!
Emma : bon sérieusement, je suis en train d’oeuvrer à ma potentielle reconversaion là
Mister Big : et on finit la réunion par un pot où tout le monde se bouffe le cul?
Nina : tu veux te reconversaer en quoi?
Emma : devine! (kon rigole). p&as en bouffeuse de cul prifesssionnelle hain pro
Emmanuel : j’ai peur…
Nina : Emma, elle est toute perturbée!! 😉 Moi, je vais initier les mecs qui pratiquent pas
Mister Big : Emma elle veut bouffer des culs, mais pas seulement: elle veut en faire des festivals!
Emma : c presque ça lol
Emmanuel : tu as fini d’être infirmière ou mistresse
Nina : L’un n’empêche pas l’autre!! 😛
Emma : je serai toujours infirmière c ça qui est bien
Voilà, après, tout le monde est parti se coucher!
Par Mister Big
Quid des beaux parleurs ? Je m’explique… Parfois, on tombe sur des cons, qui nous traitent comme des cons, on les sent venir, et on se prépare à les jeter comme des vieilles savates dès la rencontre… Au mieux, ça sera juste sexuel, au pire, ça se limitera à un verre ou un café dans un bar… Mais parfois, on tombe sur LE mec, celui qui vous dit ce que vous avez besoin d’entendre, qui vous fait sentir ce que vous avez besoin de ressentir, qui est attentif, qui vous promet mariage et châteaux en Espagne… Du coup, devant tant de bons sentiments dégoulinants, on ne peut que fondre et craquer, se laisser espérer à une relation parfaite et épanouissante, celle qui nous manquait tant, celle qu’on attend tous.
Et là, deux choix possible : premier choix, c’est l’homme parfait, on l’aime, on l’épouse ! Ce cas de figure ne se présente qu’une fois sur 100 000 en moyenne, on a des stats, on vous les montrera. Second choix : on le rencontre, il est très gentil, très prévenant, tellement qu’on ne se rend pas compte qu’on a parlé ensemble que 3 minutes avant de finir dans un lit, et là, chlica-chlica, un don du sperme, et hop ! Douche et cloppe comprise, il a disparu en 8 minutes montre en main en prétextant un rendez-vous important avec son gynécologue à 23h30 ! On se dit « c’était tellement bien… je dois le rappeler ou attendre son coup de fil ? » et là commence une attente épique digne de celle endurée par cette pauvre Pénélope attendant le retour de son Ulysse chéri (qui lui, prenait du bon temps sur son rafiot avec une tripotée de mâles musclés et tous plus grecs les uns que les autres ! 20 ans pour rentrer chez lui, on me fera pas croire que c’est seulement à la force du poignet qu’il a résisté aux sirènes !). Puis on attend. On attend toujours, donc on rappelle même si on s’était promis de ne pas le faire. Répondeur. Normal, il est très occupé comme garçon. Tellement que ça fait deux semaines qu’on a plus de nouvelles, d’ailleurs. Puis la vérité commence à se profiler à l’horizon… Il voulait juste tirer son coup. Et merde ! Dire qu’on s’était promis de ne plus jamais tomber dans le panneau ! Mais nous voilà encore victime du Beau Parleur dans toute sa splendeur !!! Encore un de ces connards qui sait quoi dire, à quel moment le dire, et comment s’en servir pour arriver à ses fins ! Un de ceux qui vous font miroiter monts et merveilles et qui, au final, ne vous offre que quelques minutes de plaisir (et encore, certains sont plus doués en parlotte qu’en sexe) et une capote pleine… On ne devrait pas les sentir venir, depuis le temps ? On est habitué à ce genre de type ! Alors pourquoi on se fait toujours avoir ? Hein ? Ne devrait-on pas créer un site sur le net recensant tous les connards de cette espèce ? Genre la Black-List à consulter quand le mec en face de soi semble trop prévenant ? C’est une idée à développer… Ou alors la castration au cutter rouillé, mais c’est plus délicat comme situation, car, bizarrement, ce type parfait ne pouvait pas vous rencontrer chez lui : sa moman était là pour un WE surprise, et donc on ne sait toujours pas où il habite. Mais n’empêche qu’on s’est encore fait avoir. On se sent minable comme pas permis, mais bon, c’est la vie, on n’est pas au premier crapaud embrassé qui se transforme en… salaud ! Il faut dire que ces types sont étonnement psychologues, car ils arrivent à lire entre les lignes, souvent, et à dénicher ce qu’il faut dire et ce qu’on n’attend désespérément d’entendre.
Mais le problème, dans tout ça, c’est que j’ai l’impression que moi aussi je suis un beau parleur… Et là, ça me pose problème ! Mais je me rassure en me disant que je ne suis pas du même genre qu’eux. Si je ne veux que tirer mon coup, je ne vais pas lui faire des propositions de mariage. Je sais comment baiser pour baiser. Par contre, il est vrai que quand je commence une relation qui me parait promise à un bel avenir, j’ai tendance à sortir mes ressources cachées et à déballer mon argumentation comme un démonstrateur Tupperware un dimanche matin sur la place du marché de Roquefort-la-Bédoule… Je me suis rendu compte de cela il y a quelques jours seulement. Je sais quoi dire, je sais quand le dire, et sinon, je sais comment amener la conversation là où elle m’arrange et déballer mon baratin. Je n’aime pas penser que je suis comme ceux qui se servent de cette méthode juste pour baiser, car je ne pense pas l’être, mais je me sers quand même de la même méthode pour arriver à mes fins, c’est-à-dire harponner mon gibier et le ramener à bord, autrement dit : à me caser avec lui. Et comment ai-je été amené à mener cette petite introspection, me dites-vous ? J’ai compris cela en écoutant mes mots à mon cher et tendre actuel. Là aussi, je parle beaucoup avec lui. Et je lui dis plein de choses qu’il a besoin d’entendre. Mais là où j’ai réalisé ma vilenie avec mes précédentes relations, c’est que quand je leur disais ce qu’ils voulaient entendre, je sentais que je le faisais parce que c’était ce qu’ils voulaient entendre. Mais là, avec mon cher et tendre, mon Mumur comme je l’appellerai désormais, tout ce que je lui dis sonne différemment… C’est en cela que j’ai eu la révélation sur mes précédentes expériences et sur ma façon de les appâter à coups de belles paroles. Avec mon Mumur, je ne me force nullement. Tout ce qui me vient à l’esprit et à la bouche vient naturellement. Je le dis car j’ai envie de le dire. Je lui fais des promesses car je les pense vraiment. Est-ce la première fois que je suis vraiment amoureux, me direz-vous ? Non, j’ai déjà aimé, ça, c’est sur. C’est juste la première fois (à 26 ans, il était temps !) que je me sens si bien avec quelqu’un que je serais prêt à faire bouger des montagnes rien que pour lui, la première fois que je me sens prêt à tout faire pour le garder, mais surtout pour le rendre heureux. Et je peux vous dire que ça fait bizarre comme sensation. Quand je baratinais les autres, c’était pour mon bonheur, pour me les garder pour moi. Là, je lui parle beaucoup, notamment de lui, car il a, comme nous tous, des fantômes à exorciser, et que je ne souhaite qu’une chose, qu’il se sente bien. Dans un sens, c’est égoïste, car s’il est bien avec moi, il me restera, certes, mais je préfère résumer ça en une phrase simple aux accents surannés : son bonheur fait mon bonheur. Je ne cherche pas mon bonheur, je cherche juste le sien, et ça, c’est ce qui me rend heureux. Quitte à le laisser partir au loin (CF les articles sur les Murs), quitte à le perdre, je préfère le sentir heureux et libre que de l’enfermer dans une petite cage pour le garder pour moi. Il faut laisser les belles fleurs s’épanouir, car les cacher du soleil pour les garder jalousement, ça ne peut que les faire faner… Certes, s’il m’oublie, si sa nouvelle vie ne laisse plus de place pour moi, j’en souffrirai, mais je préfère ça à le sentir prisonnier de notre relation.
Oui, vous ne rêvez pas : je suis parti d’un article sur les beaux parleurs pour finir par une déclaration d’amour, le tout en passant par une petite introspection. Ca fait beaucoup pour un seul article, je vais m’arrêter là, je pense. Je ne rajouterai qu’une chose : mon homme, je t’aime.
La vie est une chose relativement amusante, quand même. Enfin, la mienne, en tout cas, même si des fois, on n’a pas le même humour. La semaine dernière, je me prenais donc un sale vent de derrière les fagots. Mais, là, j’ai pris ma petite revanche sans même l’avoir fait exprès.
Lundi dernier, j’entame la discussion avec un jeune homme Toulousain sur MSN. Vu que j’ai prévu de descendre pour le week-end, allons boire un verre, en toute amitié. Mais en fait, le « en toute amitié » vire vite au « non mais ce serait bien qu’on passe la nuit ensemble, finalement? ». Mais qui est-il ? Il s’appelle Guillaume donc ça nous fait Guillaume III ou Guillaume3 (oui, je suis chiante à retomber toujours sur les mêmes prénoms mais il fait aussi les mêmes études que mon dernier ex, si vous voulez tout savoir). Et, leçon de vie : « ne jamais dire jamais ». J’avais donc dit : « jamais je ne serai pédophile, moi » à Gauthier et Mister Big. Et là, Guillaume III a? 22 ans. Soit 4 de moins que moi. Bon, tant pis, j’assume mon statut de vieille. Après des conversation tel+webcam (oui, vive la technologie), on convient de se retrouver le vendredi à 22h, à la sortie de son travail. Mais à peine suis-je arrivée chez mes parents que le programme se chamboule. En effet, jeudi matin, je me connecte vers 8h30, il est déjà là, vu qu’il s’est pas couché. Il m’explique qu’il sait pas quoi faire aujourd’hui vu qu’il travaille pas, je le convie à venir prendre le petit déj chez moi. Une heure plus tard, j’allais le chercher à la gare (oui, je vous rappelle que mes parents ne vivent pas sur Toulouse). Je le ramène chez moi, on boit du café et on mange les croissants qu’il a acheté (oui, ils sont galants, ces jeunes, un bonheur !). Je le ramène à la gare vers 12h, histoire qu’il ne croise pas mon papa et je rentre à la maison. Ahah, ni vue ni connue ! Bon, mon père arrive : « t’es sortie, ce matin ? La voiture a changé de place ». Puis il trafique des clés sur la table, je fais pas gaffe. Soudain, j’avise un billet de train sur la table : « c’est quoi ce billet ? fais-je, avant de voir que c’est celui de Guillaume. Rouge de confusion, je le jette. On déjeune puis mon papa décide d’aller aux toilettes mais y a de l’eau partout : Guillaume s’est servi du lavabo et il semble que ce dernier fuit. « Quelqu’un est venu ce matin ?
– N…non. »
Sur ce, mon père part, je file sur le net et retrouve Guillaume qui m’informe qu’il a oublié ses clés chez moi, celles que mon père farfouillait sur la table. Ok, je suis pas flag’ du tout. Et en plus, mauvaise menteuse. Ma mère rentre et me demande où je suis allée avec la voiture. « Au centre culturel au Leclerc?
– Mais il est fermé !
– Ah…euh…oui, j’ai vu, merci ! »
On peut dire que « flag » aura été le maître mot de ce week-end crapuleux. Vendredi, 22h, j’attends devant l’entreprise de Guillaume. Celui-ci me récupère dans la rue, l’air embêté « en fait, je finis à 23h mais je t’ai préparé un truc pour faire passer la pilule. » On monte et il a acheté une bière à la cerise avec deux parts de tarte au citron délicieuse mais j’avais déjà mangé alors bon. On papote en mangeant et buvant, il va répondre au téléphone dès que nécessaire puisque tel est son métier. Sauf que voilà, deux adultes seuls dans un immense bureau, comme ça… On commence à s’embrasser sur une chaise de bureau puis on se transporte sur le canapé et là, on regarde l’heure : il nous reste dix minutes avant l’arrivée de la relève… Bon, c’est trop tentant, on baptise le bureau et la moquette. A peine fini, on se rhabille et le collègue arrive, j’adopte une mine impassible mais on est carrément flag : tout rouges, échevelés et j’arrête pas de me marrer en plus… Faut dire que le pauvre collègue en question, on sent que ça fait longtemps qu’il a pas brouetté, ni au bureau ni ailleurs…
De là, on rentre chez Guillaume. Au départ, on avait prévu d’aller boire un verre en ville mais on zappe cette étape, officiellement pour aller déposer les parts de gâteau restantes, officieusement pour continuer sur notre lancée. On arrive donc chez lui et après quelques minutes de bavardages, on reprend nos petites affaires, on se débarrasse du superflu et c’est parti pour une nouvelle brouette endiablée. Sauf qu’à un moment, on commence à entendre des bruits dans la rue. Ah, tiens, la fenêtre est restée ouverte… On écoute les cris : ah oui, c’est bien pour nous puisque ça simule le coït, en bas. Bon, après quelques minutes de fou rire, Guillaume va fermer la fenêtre et m’annonce que nous avions une dizaine d’auditeurs. Ok, c’est amusant…
De la même façon, ses voisins ont pu partager nos ébats grâce à la magie des murs option « papier à cigarette ». Dimanche, Guillaume croise ses voisins et s’excuse.
Le Monsieur : « tu t’excuses de quoi ? »
La demoiselle : « Tu sais très bien pourquoi ! »
Oups !
Bon, autre anecdote marrante : le jeune homme a un clic-clac. Alors, ça, c’est vraiment l’inconvénient majeur à sortir avec un mec plus jeune : c’est un étudiant, il dort dans un clic-clac au matelas un peu fatigué. Oui, moi, je suis stagiaire, je dors dans un BZ, c’est vraiment autre chose, quoi ! Donc nous ruinons un peu plus le clic clac quand nos galipettes nous poussent tout au bord du matelas… Et là, le clic-clac bascule et on se retrouve par terre, toujours morts de rire. Bon, après tout ça, faut bien dormir. Et là, je découvre un talent chez mon amant : il parle en dormant. Ce qui me vaut de très belles déclarations genre : « je pensais vraiment pas que le plumeau finirait dans la cheminée ». Bon, sur le coup, je me suis dit que c?était une métaphore de type sexuelle mais en fait, non, il dormait comme un bienheureux, il était tout gêné quand je lui ai raconté ça au réveil. Mais moi, j’ai trouvé ça rigolo et la nuit suivante, quand il a recommencé à parler, je rigolais en douce dans mon coin. Oui, je suis super joueuse comme fille.
Bref, nous avons passé deux nuits ensemble plus la soirée de lundi, ce fut vraiment très agréable. Un délicieux mélange de sexe et de scrubs, la série télé. Bon, heureusement qu’il avait les épisodes sur l’ordi car nous n’avons pas été toujours très attentifs… On a aussi bu du champagne et du vin blanc achetés par Guillaume. Y a pas à dire, ils savent recevoir ces jeunes ! Franchement, cette petite aventure m?a fait du bien au moral (je suis pas dépressive mais ça fait du bien quand même) et la question de l’âge ne m’a finalement posé aucun problème puisque je ne me suis guère rendue compte que le jeune homme avait 4 ans de moins que moi, sauf quand je disais des « en 95, je rentrais au lycée » et qu’il explosait de rire. Finalement, les jeunes, c’est pas si mal !