A la recherche de la nouvelle star

En ce moment, sur M6, passe la grande émission de télécrochet, Nouvelle Star. Moi, je préfère à la Star Ac car ça ne passe qu’une fois par semaine et pas tous les jours donc j’ai moins l’impression qu’on nous beurre la raie avec ça. Bon et puis y a Marianne James et je la trouve cool, moi. Depuis 15 jours, France 4 a osé mettre Toutaz le samedi au lieu du mercredi soir (avec la génialissime Zazon) donc je regarde la Nouvelle Star. J’avoue que les autres années, je regardais l’audition de Toulouse et de Paris, des fois que je connaîtrais des candidats mais sinon, j’arrive pas à me passionner pour ce programme. Pourtant, tous les ingrédients sont là pour en faire un succès télévisuel.

La Nouvelle Star, c’est : des auditions avec plein de candidats nuls, un jury impitoyable ou pas, un prime time présenté par Castaldi ou Efira (la blonde insipide qui remplace tout le monde), des éliminations haletantes… Comme la Star Ac mais en mieux car on se rend moins compte que les candidats sont débiles, vu qu’on les filme pas 24h/24.

Parlons d’abord des candidats. Ils sont plein à se présenter dans les castings, y en a qui font 8 heures de queue juste pour faire les cons devant la télé, espérant passer dans les « inoubliables » (si, si, on les oublie très bien). Moi, en sale garce que je suis, j’avoue que mes préférés, ce sont ceux qui sont persuadés d’être très fort mais qui chantent vraiment très faux. On les imagine chanter lors des repas familiaux, poussés par leur  maman « tu trouves pas qu’elle chante aussi bien que Lara Fabian ? ». Sauf que l’avis de la famille, vaut mieux pas l’écouter, c’est pas le meilleur. Donc on les voit chanter devant le jury et se
prendre un « non mais c’est pas bon » et les voilà qui se débattent, râlent, dénigrent devant la caméra cette émission alors que 2 mn plus tôt, ils rêvaient d’en être la star. Bon, parmi tous ces candidats, on en a aussi des bons. Certains sont mis en avant dès le départ avec même un petit reportage sur leur vie genre Raphaëlle qui a une sœur handicapée, Cédric, ancien SDF, Yohan, jeune papa chômeur qui joue au rugby le dimanche ou je sais plus qui.

Car ce qui fait la force de la téléréalité quelle qu’elle soit, c’est la mise en scène des drames de la vie. Il faut toujours qu’on nous sorte l’enfant de la DDASS, le SDF ou assimilé, l’ancien obèse, le timide brimé par ses camarades et qui explose devant les caméras (genre le gagnant de l’année dernière de la Nouvelle Star ou le black obèse de la Star Ac qui ressemble à Turk de Scrubs en moche)… Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre de leur vie, sans déconner ? L’élimination de Cédric-l’ancien-SDF est-elle plus dramatique que celle de Julie, une gamine tellement sans histoire que jamais elle n’a été filmée, si ce n’est 3 secondes et demi après son élimination, quand elle pleure ? Je trouve que ça fausse tout parce qu’après tout, le jury ne sait pas tout ça, ils ne jugent que les qualités artistiques (même si on n’est pas toujours d’accord avec eux) et le reste, on s’en branle. Non mais sans déconner, est-ce que j’arrive à mes entretiens, moi, en leur expliquant que ma mamie est à l’hôpital, que mon talon est pété et que je suis toujours sans nouvelles du dernier mec qui a pénétré mon intimité ?

Autre élément INDISPENSABLE de cette émission, c’est le jury. C’est la quatrième année que ces quatre là officient, je crois. Voyons un peu leur bilan. 1ère année, Jonathan Cerrada. Bon, alors on se souviendra de lui (ou pas) pour son passage à l’Eurovision où il a fini dans les derniers mais comme d’habitude et pour avoir fait un bisou à la sœur de Pénélope Cruz dans Un, dos, tres. Deuxième année, Steve Estatoff aka le rockeur aux cheveux gras. Moi, j’en entends plus parler et vous ? C’est la même année où y avait Amel Bent donc bon, ça sauve un peu. L’an dernier, Christophe
la Tortue qui vient de sortir un CD donc difficile de juger. Il avait sorti une version de Sunny, chanson chiante déjà à la base. Après, on a la Black, Miss Dominique, nominée aux victoires de la musique en révélation mais j’ai jamais entendu donc j’ai pas d’avis. Mouais, mouais. Mais parlons du jury ! Nous avons :

– Manu Katché, c’est le méchant. Lui, il est batteur à la base et il dit tout le temps « au niveau de la rythmique, c’est bon, je dis oui » ou « non mais la rythmique est pas bonne et moi, en tant que batteur, ça me plaît pas donc je dis non ». Assez avare en paroles, c’est un peu le Yannick Noah du lot, avec son look hippie. Il a toujours l’air de se faire chier.

– Dove Attia, le lunatique. Soit il aime tout le monde, soit il aime personne, selon son humeur. En fait, moi, il me fait rire parce qu’il dit pas oui mais « hui » donc j’écoute et dès qu’il dit « hui », je rigole. Je sais, je suis pitoyable.

– Marianne James, la passionnée. Celle qui pleure quand elle est émue et qui parle avec ses mains et ses cheveux. Moi, je l’aimais bien avant, dès qu’elle passait dans la Grosse Emission sur Comédie, c’était que du bonheur. Suis un peu déçue qu’elle se compromette là-dedans, j’aime bien son côté duchesse.

– André Manoukian, mon chouchou. Parce que ce mec, il vit sur sa planète, il est capable de délires verbaux qui ne sortent de nulle part du style : « la musique, c’est comme le sexe, faut arriver à amener le partenaire jusqu’à l’orgasme et des fois, c’est bien parti mais ça flanche sur la fin mais toi, tu tiens le rythme et tu nous amènes jusqu’au bout ». Moi, je le kiffe parce que j’aimerais trop avoir mon langage à moi qui veut rien dire comme ça mais que tout le monde adoooooooore, à tel point qu’il a sa propre émission sur Paris Première, maintenant. Bon, peut-être que le fait que Paris Première ait été rachetée par M6 aide mais voilà.

Bref, la Nouvelle Star, c’est quoi ? Des gosses paumés qui veulent devenir célèbres et viennent pousser la chansonnette, un jury impitoyable qui lui rappelle que la chanson, ça s’apprend, des larmes, des larmes, des larmes, une présentatrice qui sert à rien, des appels surtaxés pour voter. Mais moi, je continue à dire que c’est mieux que la Star Ac.

I list, you list, we list

J’adore la conjugaison anglaise, y a pas à dire. Enfin, juste les verbes de base, pas ceux qui font exception et j’ai toujours pas compris le present perfect. Mais un jour, je comprendrai, promis.



– C’est quoi ce temps de merde ? Ma nuit de lundi à mardi. Je me douche tout ça puis dodo. Nue comme quasi tout le temps, je me glisse sous mon drap et dessus de lit. J’ai tellement froid que mes têtons ne supportent même pas le frottement avec le tissu. Vous savez, quand ils sont tellement dressés que tout ce qu’ils touchent ressemble à du papier de verre ? Ben vala. Donc je récupère ma chemise de nuit de célib, informe, marron, avec des nounours mais qui est chaude. Mais je me pèle toujours donc je récupère ma couette que j’avais eu la bonne idée de garder au pied du lit. Je suis toute recroquevillée et j’ai toujours aussi froid… Un 20 mars, ça fait chier.

– A la supérette du coin, quand ils te disent « ouvert jusqu’à 20h30 », ça veut dire 20h15, en fait.

– Un téléphone sans fil, si tu le remets pas sur son socle, ça marche plus.

– Pourquoi tout ce qui touche de près ou de loin à l’informatique me vaut une haine si farouche ? J’ai décidé de me lancer dans le podcast audio, il me faut donc un logiciel audio. J’ai déjà adobe première mais ça reste un logiciel vidéo et c’est chiant de bosser sur le son. Audacity ? Non, c’est merdique, j’ai besoin de quelque chose de plus précis. Je travaillais sur Protools pendant mes cours de radio donc je mobilise mes P2P pour télécharger le logiciel. Bon, la mule marche plus, je suis toujours en low ID malgré mes manipulations. Donc bittorrent et bear share prennent le relais. Je télécharge une dizaine de versions différentes et à chaque fois que je le lance, l’ordi plante. Mais plante vraiment genre écran bleu « erreur fatale ». Donc je lance un SOS sur le forum et Odd me conseille Cubase. J’en télécharge deux versions sur bear : virus. Un 3? Un fake. Bordel de merde ! En fait, aucun ne marche, me demande si y a pas un souci avec mon pc, faudra que j’essaie avec le portable.

– Dans Technik’art, y a un petit tableau récapitulant les propositions des principaux candidats des Présidentielles (y a pas Nihous et Schivardi). Le candidat dont le programme me plaît le plus… Bordel José Bové !! Il faut savoir que je ne supporte pas José Bové, espèce d’arriviste et d’opportuniste de première qui, si je ne m’abuse, devrait être en prison à l’heure actuelle. Mais bon, c’est définitif, Ségo aura ma voix dans un mois.

– Ma mamie perd un peu la boule suite à son accident cérébral. Du coup, elle mélange un peu tout : elle a dit que mon papi était cardio à Ploum-Ploum les Oies (ma ville natale) alors que ça, c’est mon père, elle a expliqué à ma mère que j’avais du mal à percer dans le théâtre (je n’ai jamais fait de théâtre de ma vie). Puis elle prend les aides soignantes pour des femmes de ménage et comprend pas où est passée la sienne et elle a peur que cette dernière prenne mal le fait qu’elle ait de nouvelles femmes de ménage. Et puis elle veut défaire les cartons de Perpignan… Alors que ça fait 20 ans qu’elle vit à Toulouse. Mais des fois, on peut pas s’empêcher de rigoler quand elle mélange les pinceaux comme ça, même si c’est pas drôle, au fond. Mais c’est le côté surréaliste de ce qu’elle dit. Au moins, elle aura dit une fois à ma mère qu’elle était une bonne belle-fille. Depuis 30 ans que mes parents se sont mariés, il était temps. Je suis allée la voir hier (oui, suis rentrée chez mes parents ce week-end), elle va mieux mais des fois elle bugge, genre elle s’éteint et écoute plus rien et revient deux minutes après. Elle est devenue toute gentille, aussi.

– Pourquoi il pleut TOUJOURS quand je passe un entretien, c’est dingue ça ? Surtout que mes chaussures à talons ne sont pas équipés d’antidérapants, ce qui fait que j’ai failli a) me casser la gueule ; b) réaliser un beau grand écart mais sans échauffement, j’aurais pleuré ma maman. Mais je commence à m’habituer aux talons, j’aime bien quand ça fait clac clac clac quand je marche, j’ai l’impression d’empaler l’adversité avec mes talons de 3 mm et demi ! En fait, j’ai découvert le lendemain en tuant ma cheville droite au passage que le talon de ma chaussure droite est pétée, je marche donc sur un moignon de talon tout rond. Forcément que je me pétais la gueule.

– Quand la RATP écrit sur ses affiches de bus « nous nous engageons à ce que vous n’attendiez pas plus de 5 mn par rapport aux horaires affichées », c’est pas vrai. Parce que le bus de 12h30 n’est jamais passé, on est passé direct à celui de 12h40.

– Dans mon appart : une ampoule sur deux est décédée dans ma cuisine, 1/1 dans l’entrée, celle de la salle de bain survit, l’hallogène a été changée et jeudi, ma lampe de bureau a rendu l’âme. Bordel, je fais quoi pour faire péter toutes ces ampoules ??

– Quand je prends le train sans maquillage, après une nuit courte et de grosses crises de larmes la veille… Ben je me fais draguer. Je comprendrai jamais rien aux hommes. Surtout que j’ai dormi la moitié du trajet (option bouche ouverte qui bave) et j’ai fait du tricot sur la fin !

– Je veux définitivement la coupe de Victoria Beckham, je vous la montrerai demain ou chais pas quand, j’ai pas eu le temps, là, et je vais au dodo.

La gauche, elle pue de la bouche et la droite, elle pue des pieds

Là, c’est officiel, je tiens le titre le plus con depuis la création de ce blog, même devant « le zizi culturel ». Zêtes impressionnés, hein ? Mais derrière ce titre enfantin se cache une réalité que j’ai envie de mettre en lumière, dans ce billet socio-politico-débile. Aujourd’hui,
analysons ce manichéisme primaire : « si je suis de gauche, je déteste les gens de droite et vice et versa ».

 

Semaine dernière, je prends le métro avec deux camarades de webzine après une réunion. A un moment, un des deux nous explique qu’il est militant dans un parti mais quand je lui demande dans lequel, il paraît un peu gêné « mais euh…je sais pas de quel bord tu es… ». Bon, on s’était reconnu, nous étions des rivaux ancestraux : moi de gauche, lui de droite, moi sympathisante PS (quoi que les tests politiques me foutent toujours communiste, n’importe nawak). Pourtant, je le rassure en souriant : « non mais y a pas de soucis, t’as le droit d’avoir tes engagements politiques, je vais pas te le reprocher ! ». Du coup, il m’a même invitée au meeting de Sarko dimanche au Zénith mais j’ai pas pu y aller, j’avais d’autres engagements. Mais j’y serais allée avec plaisir sans déconner, les meetings, ça me fait kiffer. Même si je suis pas du tout Sarkozyste (et j’avoue qu’il me file de plus en plus d’urticaire), je trouve qu’il ne faut pas hésiter à se rendre dans des meetings quand on en a l’occasion, même si notre choix est déjà arrêté. Un peu de culture n’a jamais tué personne.

Y a quelques temps, j’avais dû écrire un article sur l’équipe Sarko donc je prends mon meilleur ami, google, et je lui demande de me dire des choses. Je tombe sur pas mal de forums et parfois, je suis atterrée par le niveau du débat. Je vous la refais, en gros :

– Sarko facho, il va foutre tous les Noirs et les Arabes dans un airbus. Moi, j’ai un tiers de sang étranger, j’ai peur.

– Ta gueule, tu crois qu’elle est mieux Ségo avec ses 3 de QI ? Elle est tellement conne qu’elle invente des mots.

– Oh ça va, comme s’il disait pas de conneries, le nabot pas beau

– Ouais et avec votre miss Camping défraîchie, vous croyez que la France va s’en sortir ? »

Ouais, ça tape bas. Perso, j’aime pas Sarko mais je vais pas l’attaquer sur sa taille, on s’en fout un peu. Ségo fait un peu bourgeoise salope avec ses tailleurs jupes au dessus du genou ? Et alors ? Vous foutez pour un programme ou pour une jupe ? Bref, ce genre de conversation de café du commerce m’agace au plus haut point. Surtout quand on sait que ces gens votent. Moi, je voterai jamais pour un candidat en fonction de sa taille, de ses tenues, de sa tronche ou je sais pas…

Par exemple, raisonnons par l’absurde :

– je vote pour le plus baisable :bé Besancenot, y a pas méga le choix non plus. J’aime les hommes plus âgés mais je suis quand même pas gérontophile.

– je vote pour une femme : en lice Ségo, Arlette et Voynet. Bon, on va dire Ségolène parce que c’est celle qui s’habille le mieux.

– je vote pour le plus grand : bonne question, tiens. A vue de nez, je dirais de Villiers

– je vote pour le plus démonstratif : Sarko, Le Pen ou De Villiers ?? J’avoue qu’entre ces trois show men, mon cœur balance.

– je vote pour le plus people : Sarko, rapport à tous ses soutiens pailletés

– je vote pour le plus proche géographiquement parlant de ma ville natale: Bové ou Bayrou mais il me semble Bové, quand même.

 Bon, bref, on peut multiplier à l’envi et on constate rien de bien cohérent. Et le pire, c’est que ces conversations basiques et débiles ne sont pas forcément le fait de gens qui n’ont aucune connaissance politique mais bien de citoyens engagés, voire de militants. Nos politiques eux-mêmes nous offrent parfois de belles preuves de mesquinerie. Navrant ?

Carrément.

Parfois, je rêve d’un débat politique élevé, à programme contre programme, idéal de société contre idéal de société mais ça tourne souvent à la dispute de récré et c’est navrant. Ne peut-on pas concevoir trente secondes que la personne face à nous, même si elle a des opinions opposées aux nôtres, reste un être humain et qu’on peut communiquer sans passer par la case insulte? Non?

Ferme ta boîte à camembert, tu l’ouvriras pour le dessert.

Enzo

Nom : Enzo
Age : 26
Signe astro : scorpion
Profession : étudiant
Situation amoureuse : en couple
Lieu de chasse favori : je ne sais pas chasser
Ce que vous cherchez : un stage
Liaison amoureuse la plus longue : 9 mois
Votre meilleur souvenir en amour : trop dur à choisir
Une anecdote marrante en matière de sexe : doigter une jeune fille à moitié nue (le bas) sur son canapé qui remet ses énormes chaussons Titi « parce qu’il fait froid »… Terriblement sexy je vous assure !
Petite présentation : « jeune homme polyvalent et multi-fonction »
Si vous étiez une chanson : Welcome to the jungle (Guns)
Si vous étiez un livre : Fight Club (Palahniuk)
Si vous étiez un animal : un cha
Si vous pouviez être invisible, vous iriez espionner : mes proches, et puis des inconnus, tout le monde en fait !
Ma vertu préférée : la curiosité
Le principal trait de mon caractère : l’envie (que dis-je, la réalité) d’avoir toujours raison
La qualité que je préfère chez les hommes : l’intelligence
La qualité que je préfère chez les femmes : l’intelligence
Mon principal défaut : croire que beaucoup de choses sont évidentes
Ma principale qualité : ce n’est pas à moi de me prononcer
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : leur gentillesse
Mon occupation préférée : avoir des idées
Le don de la nature que je voudrais avoir : lire dans les pensées
L’état présent de mon esprit : culpabilité de ne pas avoir répondu à toutes les questions

Monstre et mythique, c’est poétique ?

Par Enzo

 

Une douce métaphore m’est apparue tout à l’heure, sans prévenir, comme un petit arrière goût amer lorsqu’on croque dans un appétissant chocolat (oui, c’est bientôt Pâques, pensez-vous que je pourrais faire du « placement produit » dans mes articles ?). Une comparaison qui pourrait s’étendre à un modèle tellement elle s’insinue insidieusement dans nos vies. J’hésite à le nommer, non pas que je n’ose pas, mais parce que je n’arrive pas à lui trouver un nom théâtral… Je pensais le nommer « syndrome de la base de données » mais cela fait trop geek. « Je clique, c’est mon choix ! » fait un peu trop recyclage.

 
Vous savez quoi ? Je vais le nommer à la fin et en venir d’abord au coeur du sujet !

Tout à l’heure, j’étais sur Monster.fr à la recherche d’un stage quand j’ai validé une option appelée « Postuler en 1 clic ». Malgré que ma connaissance de Meetic.fr soit uniquement académique (jamais inscrit même si curieux, un prix hors de portée d’un étudiant sérieux), j’avais l’impression d’un certain rapprochement… Voir des profils sélectionnés selon des critères, c’est devenu courant pourtant :

 

Si vous êtes geek, site de comparaison de produits : Je recherche un disque dur entre 60 et 120Go, SATA, de marque Seagate ! Si vous êtes au célibataire, site de rencontre : Je recherche une fille entre 20 et 30ans, intelligente, d’origine métisse ! Si vous êtes en recherche de stage, site de recherche d’emploi : Je recherche un stage entre avril et décembre, intéressant, dans la région parisienne !

 

Bref je peux continuer la liste longtemps, quelle chose n’est pas devenue une recherche paramétrable ? Je navigue parmi les profils de jobs, de stages, en un clin d’oeil je vois les éléments qui font la différence, ce profil n’a que quelques secondes pour m’accrocher… Il ne manque plus que les « flashs » à Monster (technique de Meetic permettant de dire à quelqu’un « tu me plais mais pas assez pour que je me fasse chier à t’écrire, si je te plais je ferais peut-être l’effort »)… J’imagine bien ça, les flashs sur les entreprises : « j’aime bien votre entreprise mais pas assez pour vous écrire une lettre de motivation personnalisé » ! Il y déjà sûrement le même genre de dialogue intérieur actuellement parmi les personnes / recruteurs : « Il n’a pas rempli totalement son profil / CV, il doit être moche / incompétent ». Y-a-t’il le même genre de chose en ce qui concerne les profils (je m’adresse aux meetiqueurs) ? Une annonce « recherche jeune diplômé avec 5 ans d’expérience » deviendrait quoi sur un site de rencontre ? « recherche jeune homme extraverti et timide » ?

 

Bref, je ne suis plus très sûr de mon intention initiale dans cet article… Vous faire savoir que je recherche un stage ? Euh non. Vous faire savoir que je fatigue de toutes ces catégorisations qui limitent le sens de nos vies ? Euh peut-être. Vous demandez votre avis sur le sujet ? Ah oui c’est cela ! Que pensez-vous de l’utilisation de ces systèmes à outrance ? Fans des recherches avancées paramétrables pour trouver votre futur job/conjoint/steak/sextoy/président ?

 

P.S.: ah oui j’ai dit que je nommerais ce syndrome… je sèche un peu, vous avez des idées ?

Do you wanna hug ?

Ce blog étant à la pointe de l’actu, de la mode, de la trendouille attitude ou presque, il est de mon devoir de parler de ce qui réjouit la planète entière aujourd’hui. Je parle de
la manie hug. Enfin, quand je dis la planète, pas la France parce qu’on aime bien tripoter mais pas des inconnus.

 

Le hug, c’est quoi ? C’est un câlin. En gros, y a des mecs qui se baladent avec des panneaux « free hug » et qui serrent les gens dans leurs bras. Comme ça. Just for
fun. Oui, j’ai pour ambition de rendre ce blog bilingue ou d’en faire un truc genre « repeat after me » de France 4 avec Lily Allen. C’est cool, j’ai appris plein d’expressions
argotiques dont je peux pas me servir. Mais je l’aime bien Lily, elle parle avec les bras. Si, si, regardez, elle parle en agitant ses bras dans tous les sens. Mais revenons à notre hug. Donc l’idée, c’est de câliner, de façon chaste et amicale des gens dans la rue. Nyfah des deputamadre en a vu un à Londres mais elle est pas passée dans sa sphère.

 

Perso, je trouve ça marrant comme truc. C’est gratuit et ça fait plaisir à tout le monde. Perso, quand j’ai pas le moral, une paire de bras réconfortants, un peu de chaleur humaine
et ça repart. Je me souviens du bouclage cataclysmique de notre journal universitaire quand j’étais en master : arrivée à 9h30 en premier avec une cops, repartie à 15 ou 16h sans avoir
mangé, mes yeux pleuraient tous seuls, j’avais eu quelques envies de meurtre dans la matinée. Donc le moral à peu près dans les chaussettes. J’avais rendez-vous avec Gauthier (au départ, on devait déj ensemble, finalement, ce fut un goûter) et quand je l’ai retrouvé, je lui suis tombée dans les bras tellement j’en pouvais plus. Un petit câlin, ça fait toujours du bien.

 

Pourtant, je crois qu’en France, jamais ça ne marcherait. Pourquoi ? Parce qu’on n’aime pas l’Autre. L’enfer c’est les autres, comme disait si justement Sartre. On se méfie
toujours, on est totalement paranoïaque. Non mais imaginez, vous marchez dans la rue, lalala, quand un mec s’approche de vous et fait mine de vous serrer contre lui. Vous pensez, au choix :

– il veut voler mon sac/mon portefeuille/mon ipod
– il veut me peloter et me draguer et fait chier
– il veut me poignarder
– c’est un fou, ils ne sont donc pas tous enfermés ?

Quand je dis vous, soyons clairs, je m’intègre dans le lot. Non parce que moi, le seul mec qui m’a pris dans ses bras dans la rue, il a essayé de me rouler une pelle alors que je
le connaissais absolument pas. Oui, moi, j’attire les tarés mais quand même, quoi !

 

Mais pourquoi en France, on est aussi renfermé sur soi ? On n’aurait pas idée d’aller câliner un inconnu. Moi, pourtant, y en a quelques uns que je câlinerais bien… Alors que,
finalement, le hug, c’est de l’altruisme pur et dur, un geste gratuit qui fait plaisir et ne coûte rien. Mais alors rien. Lucas m’en avait parlé en octobre, déjà, et voulait le faire en France. Oui, Lucas, il est pas comme les autres ! C’est vrai que si je vois un mec dans la rue avec un panneau « câlins gratuits », si y a pas la queue, j’en prendrai bien un petit parce
que même quand tout va bien, ça fait plaisir de partager de la joie même pour 10 petites secondes. Et puis, pour une fois que le rapport à l’autre, cet inconnu, peut être cordial, pour une fois qu’on vous arrête pas dans la rue pour vous demander de la tune, une clope, son chemin, ton numéro de téléphone, ça fait du bien. Non mais vraiment.

 

En attendant que ça se démocratise dans la rue (je dreame un peu en blue, là, mais bon…), on peut déjà se câliner sur le net en allant là : http://www.contreladiscrimination.org/ . Moi, j’y suis, sous le pseudo de Nina (que c’est original !). J’essaierai d’y passer plusieurs fois dans la journée, venez me faire des câlins ! Hé oui, le fantasme de câliner Nina est désormais accessible à toutes les bourses. Je suis drôle des fois que ça fait peur !

 

(si en France, c’est un peu possible quand même, cf ce youtube!)

 

La vie ne m’’apprend rien

L’autre soir, je discutais avec miss Jane des hommes. C’était un peu à base de « tous des connards », j’avoue. Mais soyons objective : avec Jane, on est jeunes, belles et adorables. Pourquoi ils nous font des coups de pute, les hommes ? Ah ben oui, c’est ça, on est trop gentilles. Jane me dit qu’elle veut faire un article sur le fait d’être chieuse, je lui dis que j’en ai déjà écrit un. Je le relis et me rends compte que je n’ai tiré AUCUN enseignement de cet épisode malheureux.

En août, après avoir été baladée par un connard, j’avais dit que les hommes préféraient les chieuses et donc que j’allais en devenir une. Bon, ben, j’ai vite oublié ma résolution. Faut savoir que je suis pas une belliqueuse et ça m’emmerde le conflit, surtout avec mon mec. Moi, mon mec, ça doit être mon havre de repos, mon île de paix. J’ai pas envie d’être tout le temps sur son dos. Oui mais du coup, je me fais un peu traiter comme une merde. Genre, je te fous dehors à 0h30 parce que « tu comprends, j’ai encore du boulot » (mais moi plus d’amour propre), genre « oups, j’ai oublié de te rappeler…D’ailleurs, j’ai honte, je te rappellerai plus jamais », genre « je t’allume, je t’allume mais va pas croire qu’il va se passer quelque chose entre nous. D’ailleurs, moi, je t’ai jamais allumé, c’est toi qu’a mal compris ». Ouch. Oui, en ce moment, je l’ai un peu mauvaise, j’avoue. Mais à force de vivre tout ça, ma confiance en moi et en l’homme frôle le zéro, voire le négatif. Merde, je mérite pas tout ça.
 
Alors, tant pis, même si ça m’emmerde, c’est fini la gentille Nina qui dit « appelle-moi quand tu veux, profite bien de tes vacances ! » ou qui n’ose pas envoyer chier le mec qui vient lui parler sur MSN alors qu’elle sait très bien que c’est une tentative de drague amenée avec la subtilité d’un éléphant de mer et que, non, elle est pas intéressée. Même pas un peu. Surtout que quitte à vouloir m’honorer, merci d’éviter de me faire le plan « je suis amoureux d’une autre qui veut pas de moi, ça fait tellement longtemps que j’ai pas trempé mon biscuit que je violerais mon aspirateur. T’as pas une copine célib ? Et toi tu fais quoi ce soir ? » (oui, j’ai eu ça aussi). Pour info, je ne suis pas une roue de secours, je suis pas une pute et je suis pas non plus une poupée gonflable. Sous-entendu : respectez-moi, bordel ! Je suis pas chiante, je suis pas à appeler 100 fois mon mec par jour pour savoir ce qu’il fait, je lui laisse son indépendance parce que je suis pas chienne de garde (dans le sens canin et non hystérique du terme). J’ai pas envie de mettre la pression sur un mec pour qu’il me rappelle quand il me dit qu’il va le faire, pour qu’il me traite bien ou tout ça. J’ai pas le temps pour de telles conneries et ça me navre de constater que quand on est cool dans une relation amoureuse, l’autre en profite pour nous traiter comme une sombre merde.

Fais chier ! Oui, fais chier ! En ce moment, j’ai tellement d’autres préoccupations que ma vie amoureuse que j’apprécierais vraiment de tomber sur un mec qui partage la même philosophie que moi. On se voit quand on peut mais on se dispute pas toutes les 3 minutes, je te traite pas comme un chien pour acquérir le respect qui m’est dû. Y a des couples qui fonctionnent comme ça, y a qu’à voir qui porte la culotte chez ma sœur (n’empêche que quand elle lui demande d’aller acheter de la crème fraîche, du jambon et des oignons un vendredi soir à 20h, il râle mais il y va). Mais moi, je n’en vois pas l’intérêt. Si je veux dresser quelqu’un, je prends un chien ou je me fais faire un gamin (enfin, là, je l’élèverai, vous indignez pas). Un mec, je le récupère à l’âge adulte (ou à peu près), il est censé avoir intégré la base de l’éducation à savoir que quand on dit qu’on rappelle, on le fait, on fait pas le mort et que si on n’a plus envie de sortir avec la jeune fille, on a la décence de lui dire. On l’a fait pas non plus se déplacer à une heure indue pour la refoutre dehors une fois consommée. On lui fait pas comprendre qu’on a tellement envie de baiser qu’elle ou un cadavre, ça ferait pas grande différence.

Moralité (sans finalement grand rapport avec le reste de l’article mais je suis wild, moi) : quand une voyante te dit « l’homme avec qui vous êtes en ce moment, ça va pas durer », tu la crois. Quand elle te dit que ça va quand même te redonner confiance en toi, là, par contre, plantade parce que je me sens un peu totalement une merde. Même pas une belle merde, une merde de lapin. Que quand elle te dit que tu auras trois enfants, tu commences à penser qu’il y en aura un de chaque couleur puisqu’il est impossible que je garde un mec suffisamment longtemps pour en faire trois. Et que non, j’aurai pas des triplés !

Voilà, maintenant que ça fait deux jours que je râle, j’arrête. Demain je vous donnerai de l’amour (sublime teaser).

Et si je croyais en Dieu ?

En ce moment, je traverse une crise spirituelle, je m’en suis rendue compte mardi en regardant Bruce Tout puissant. Je dois être à peu près la seule personne à avoir pu trouver un sujet de réflexion dans cette daube so Jim Carreyesque. Je sais plus qui m’avait dit que c’était plus dans la veine du Truman Show et tout. Je pense que je sais plus qui est un junkie.

Dans le film, Jim aka Bruce commence le film en étant renvoyé et il en veut à Dieu, tout ça. A un moment, il prend sa voiture et hurle à Dieu de lui envoyer des signes. Celui-ci le fait en lui disant d’arrêter d’aller tout droit mais Jim-Bruce n’écoute pas et bim un réverbère et allons-y pour un « Dieu, t’es qu’un con, tu fais chier, pourquoi moiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? ». C’est ce moment là du film qui m’a plongée dans une intense réflexion. Parce qu’en ce moment, j’ai quelques réclamations à faire aussi mais y a pas de service après-vente de la vie et ça m’emmerde. Non parce que j’aime bien que quelqu’un écoute mes récriminations. Même si la connasse de la Poste, quand je m’énerve, elle me raccroche au nez (véridique).

 
« Bonjour, Dieu service après vente.
Bonjour, ici Nina Bartoldi, j’aurais une réclamation.
C’est à quel sujeeeeeeeeeeeeeeeeet ?

Alors voilà, depuis plus de six mois, j’ai une vie on ne peut plus vertueuse, je bois plus, je fume plus, je sors plus jusqu’au bout de la nuit, je bombarde la capitale de CV et résultat, je me prends refus sur refus, le mec avec qui je croyais sortir trouve intelligent de me faire le coup du silence radio et on m’annonce que ma grand-mère va mourir.

Mais elle est pas morte.

Non mais c’est quand même dur à vivre, sur le coup. Et je vous épargne les autres merveilleuses désillusions que j’ai dû subir depuis le début de l’année.

Oui mais vous continuez à avoir du sexe.

Je suis pas nonne non plus et ma vie sexuelle n’a rien à voir dans l’histoire.

Mais c’est pas avec nous qu’il faut voir ça mais avec le petit Jésus.

Non, il m’aime pas, lui, la seule fois que je lui ai demandé quelque chose (et encore en rigolant), il me l’a bien fait payé.

Oui mais c’est avec lui qu’il faut voir
Ben passez le moi !
C’est pas possible.
Pourquoi ?

Parce que c’est carême, il est parti en vacances dans le désert.

Bordel, j’en ai marre, vous faites mal mon boulot et c’est moi qui paie les pots cassés !! Passez-moi quelqu’un !

Bip ! Bip ! Bip ! »
 

Bon, je déconne. Pourquoi croire ? Parce que la croyance, c’est l’espoir. Je m’explique. Vendredi soir, en rentrant de chez ma sœur, je regardais Sex and the city, c’était l’épisode où Carrie se fait plaquer par un post it et Charlotte lui explique (en gros)que les choses n’arrivent jamais sans raison. Ok mais ça veut dire quelque part qu’on a un destin, que les choses sont tracées. Parce que par exemple, si j’ai pas un job, à priori, ça veut dire que j’en trouverai un mieux après, qui m’attend. Si j’avais eu le 1er, j’aurai pas eu l’occasion de postuler pour le 2nd. Si un mec oublie de me rappeler, c’est pour que je sois dispo pour un autre mec (quoi que dispo… Enfin, j’en parlerai une autre fois). Si ma grand-mère est presque morte, c’est peut-être pour me rappeler que la vie est courte et qu’il faut foncer. Ou que je culpabilise parce que j’ai parlé de son héritage pour un ordi et que je l’ai même pas appelée pour la fête des grands-mères. Ou alors tout ça arrive sans raison parce que c’est la vie et c’est tout. Si la mienne est merdique en ce moment, c’est peut-être de ma faute ou la faute à pas de chance.

 

Mais c’est trop fataliste, ça, ça me plaît pas du tout ! Croire, c’est avoir quelqu’un à qui adresser ses prières. Même si elles sont pas exaucées, ça fait du bien de croire que prier, ça peut arranger les choses (sans se contenter de ça non plus, of course). Je ne veux pas avoir une religion, je n’aime pas les religions, elles ne servent qu’à faire la guerre (oui, je sais méga simpliste mais j’ai pas le temps de développer, là). Je veux juste croire que quelque part, ce qui m’arrive, c’est avec raison et que c’est pour apprécier ce qu’il viendra après. Je ne peux pas croire en une entité supérieure, je ne peux pas le concevoir, je rationalise trop à ce niveau-là. Mais peut-être juste croire que quelqu’un écoute mes prières quelque part et va me filer un petit coup de pouce. Genre un taf (en CDI, soyons fous), genre un mec qui me respecte (ooooooooooooh), genre ma grand-mère qui retrouve tous ses esprits parce que là, elle raconte un peu n’importe quoi…

 

Promis, quand j’aurai tout ça, je prierai pour la paix dans le monde.

Enjoy the list

Comme promis hier, voici ma liste. Comme ma mamie va beaucoup mieux, mon moral remonte en flèche.

– C’est fou cette capacité que j’ai à ce que les gens me prennent systématiquement à la bonne (mais ça n’empêche pas qu’après, certains me détestent). Mercredi, une nana m’appelle pour me présenter data presse, un truc trop cool mais pas fait pour les particuliers et c’est dommage. Je lui explique ma situation et elle me file un contact. Comme ça.

– Les mecs sont tous des connards. Enfin, non, pas tous mais quelques uns quand même.

– Non, mon numéro de téléphone n’a pas changé et je reçois tous les coups de fils ou texto que l’on m’envoie donc si j’ai rien reçu de la part d’un connard, c’est qu’il n’a rien envoyé.

– Cobra en manga, ça déchire, c’est vachement mieux que le dessin animé

– Faire des photos dans la rue, c’est rigolo mais si j’oublie mes lunettes, c’est flou. Et je prends ce que je veux en photo, monsieur qui passe dans la rue, pas la peine de me rappeler que j’ai pas le droit, que je dois demander l’autorisation. Je peux prendre ce que je veux en photo, le publier est une autre question.

– Faut que j’aille chez l’ophtalmo
 
– Conversation avec ma môman cette semaine :
« Tiens, avec ton père, on a lu ton blog, c’est rigolo.
Mon blog ? Lequel ? (voix angoissée. Oui, j’ai 150 000 blogs)
Je sais pas, moi…
Il était de quelle couleur.
Heu… Michel [mon pôpa], il est de quel couleur son blog ?
Bleu
Bleu
Ah…
Oui, c’est rigolo, on a lu une histoire d’hiver où t’as les lèvres gercées. Mais on va pas en lire plus. »

Après vérification, c’est cet article là, je parle pas de sexe mais j’évoque mon tabagisme, gloups ! N’empêche, ça fait flipper. Enfin, au moins, elle doit être rassurée ma maman : y a des hommes dans ma vie (même que des fois, c’est des connards mais pas toujours quand même)

– Je me suis enregistrée pour un futur projet, j’ai une voix super classe, quand même… Mais je me souvenais pas qu’elle était si grave, je l’entends différemment dans ma tête. Mais en fait, en réécoutant, bof un peu quand même.

– Je suis clairement en manque affectif, j’arrête pas de faire des rêves chelous. Lundi : je rêve que je passe le bac (oui angoisse pro = je passe le bac en rêve, systématique), mon prof de stats est un de mes anciens amants qui a la bonne idée d’illustrer le sujet de l’épreuve par des photos de ma personne (softs les photos, hein), ce qui crée un tollé, tout le monde dit qu’on couche ensemble et que je suis favorisée, tout ça. Le directeur de la fac nous convoque (oui parce que je passe le bac mais c’est la fac), moi, j’essaie de passer mon épreuve tranquille. Puis après, y a un autre cours, c’est un ami de mes parents qui fait le cours, je suis juste habillée d’un drap, j’ai oublié de m’habiller et le prof veut que je me lève parce qu’il parle du scandale et je le prie discrètement de m’oublier. Mardi nuit, je me suis tapée David Charvet dans la salle de bain du duplex où j’ai grandi. N’importe nawak !

– Monsieur le beau gosse que j’ai maté pendant une heure au Starbucks du Marais samedi entre 15h45 et 16h40, tu étais très beau mais par pitié, apprends à t’habiller parce que ton espèce  de pantalon jogging, c’est pas possible. J’ai même pas pu mater tes fesses.

– Le fait que Kenya me tapote la figure quand j’essaie de dormir, ça a l’air très drôle quand je le raconte mais en fait, c’est très lourd.

– J’hésite à me faire la même coupe de Victoria Beckham, le blond pisseux en moins… Mais y a des photos où c’est plus joli que d’autres. Là, par exemple, c’est moche.

Il est de ces journées…

J’avais prévu, comme tous les samedis, de publier ma liste, je l’ai même rédigée en partie. Mais aujourd’hui, j’ai pas le cœur à rire, à faire semblant que tout va bien. Je la mettrai demain.
 

Hier fut une de ces journées irréelles, celles qui se passent comme dans un rêve (ou un cauchemar), où les choses se passent sans qu’on comprenne exactement ce qu’il se passe. Hier devait être une journée comme les autres, avec mon petit planning : des articles à écrire, des gens à contacter, des CV à envoyer, tout ça, tout ça. 13h30, mon téléphone sonne : « maman portable ». Tiens ? Elle me veut quoi ? « J’ai une mauvaise nouvelle. ». J’ai moins de trente secondes pour m’asseoir et me préparer. En attendant, la liste des catastrophes passe dans ma tête. « C’est ta grand-mère ».

 

Ce matin, la femme de ménage de ma grand-mère Bartoldi est allée la voir et elle a trouvé qu’elle parlait bizarrement. Elle y est retournée à midi et a retrouvé ma grand-mère assise à sa table, catatonique. Donc à 13h30, j’apprends ça. On ne sait pas exactement ce qu’il s’est passé mais mes parents ne sont pas optimistes. Il faut savoir que ma grand-mère a 87 ans et a survécu il y a quelques années à un cancer du sein. Pourtant, y a 15 jours, mon père lui a fait un électro et elle a un vrai cœur de jeune fille. Mais c’est pas le cœur, le problème.

 

Là, j’entame un après-midi d’attente. Ma sœur se connecte aussi sec sur MSN puisque mon père l’appelait pendant que ma mère me prévenait et on en parle. Sur le coup, je réagis pas, je ne comprends pas trop. Puis je me rends compte que je suis en train de trembler des pieds à la tête. Elle me demande si j’avais senti quelque chose, si j’avais eu des prémonitions. Hmmm, pas vraiment. Certes, mardi ou mercredi, j’ai dit après un début de semaine merdique : « c’est bon, j’ai eu un refus pour le taff, mon mec me fait le coup du silence radio, il m’arrivera plus rien » et j’ai oublié de dire « sauf ». D’habitude je le fais, histoire de conjurer le mauvais sort. Parce que je sais que la vie aime me foutre des trucs dans la gueule quand je me montre trop définitive sur un point. « Tu crois qu’il t’arrivera rien de pire ? Tu crois que 2007 sera une bonne année ? Ben, tiens ! ». On comprend pas bien ce qu’il se passe, ce à quoi il faut s’attendre, on croise nos infos… Elle s’en veut de pas être allée la voir y a 15 jours quand elle est descendue, je m’en veux d’avoir parlé de son héritage pour me payer un ordi.

 

15h30, toujours pas de nouvelles, ma sœur en peut plus, j’essaie de la rassurer. Ma grand-mère a demandé à ne pas avoir d’acharnement thérapeutique, si elle était en mort cérébrale, on le saurait déjà. Je lui demande si je peux passer chez elle le soir car j’ai pas envie de rester seule mais pas envie de voir des gens. 17h30, ma mère m’appelle, elle ne sait pas grand-chose de plus : le scanner est bon, c’est pas cérébral à priori. On se demande un moment si c’est pas médicamenteux, depuis le temps qu’elle dit qu’elle va se suicider mais elle ne l’aurait pas fait comme ça. Pas à la table de la cuisine, pas sans lettre. 18h30, nouveau coup de fil alors que j’arrive chez ma sœur. Ils pensent à une embolie pulmonaire. Là, je suis perplexe : depuis quand une embolie pulmonaire entraîne une catatonie ? Mais ça me plaît pas, mon grand-père maternel est mort d’une embolie… Arrivée chez ma sœur, je vois bien qu’elle a pleuré. On regarde vaguement la télé en essayant de savoir quoi penser de la situation.

 

20h30, nouveau coup de fil. Les médecins ne savent pas ce qu’il se passe. Ce n’est pas une embolie pulmonaire, elle avait un truc mal avalé, elle mangeait quand elle a eu son malaise, apparemment. Mes parents l’ont vue, elle a les yeux ouverts qui regardent mais elle ne répond pas quand ils lui parlent, ils ne savent pas si elle comprend ce qu’il se passe. Par contre, elle est très agitée et ils ont dû l’attacher car elle se débattait beaucoup. Elle a apparemment convulsé quand les pompiers l’ont récupérée… Je mange chez ma sœur et je traîne chez elle, on fait une partie de poker tous les trois avec Anthony, je gagne. La chance du débutant car je suis nulle en stratégie. C’est toujours un peu étrange ces moments un peu suspendus après une mauvaise nouvelle où on rigole pour un rien tellement on est tendus.

 

Et maintenant ? Je sais pas. A priori, il n’y a aucun doute quant à sa « survie » (je trouve pas d’autres mots) mais on se pose la question de sa récupération mentale. Ma grand-mère, c’est une cérébrale. Son truc, c’était de lire, regarder la télé, étaler sa science. Si elle perd ça, quelle vie elle peut avoir ? Beaucoup de questions se posent, je pense que si elle récupère ses facultés, elle ne pourra plus vivre seule quoi qu’il en soit. Mon oncle, lui, pense que c’est fini. Elle repasse des examens aujourd’hui, on saura peut-être… Mon autre grand-mère était quasi condamnée quand elle a eu son infarctus et finalement, elle est repartie… Peut-être qu’une fois encore, les choses s’arrangeront. Parce que ma grand-mère paternelle, elle est méchante et mordante. Elle n’a plus une vie facile avec ses problèmes physiques et elle s’est jamais remise de la mort de mon papy. Mais on a beau se dire ça, c’est ma grand-mère et j’ai pas envie qu’elle meure.