La folle vie sociale de Nina

Tiens, si je racontais un peu ma vie pour changer (mouahahahah). La semaine dernière, je suis sortie quasiment tous les soirs, ce qui fait plein de choses à raconter. Pour faire un article un tant soit peu cohérent, je vais vous le faire jour par jour. Ouais, une sorte de liste mais moins fouillis que celle du samedi. Et là, je parlerai pas de pantalon qui tombe.

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Lundi : Soirée avec Lucie, de passage sur Paris. Ca fait du bien de se retrouver face à face après quasi un an sans se voir mais c’est comme si on s’était quittées la veille. Elle n’est pas heureuse sur son île et ça me navre. De façon complètement égoïste, j’aimerais qu’elle puisse revenir vite en métropole car on pourrait se voir plus souvent. Mais surtout, elle pète les plombs là-bas et ça ne me fait pas plaisir du tout, forcément. Mais soirée très très agréable, quoi qu’il en soit.

Mardi : Soirée présentations de la Best de Vicky, c’était important. Bon, en fait, moi, je me faisais pas du tout de souci : si ça arrive que
j’apprécie pas toujours les amis de mes amis, là, quand même, j’avais pas trop de doute. Première partie de soirée : cocktail avec Summer et nous trois puis dîner à la cantine sans Summer, partie rejoindre son Kinder. Comme je le pressentais, tout s’est bien passé avec Best, délicieuse soirée.

Mercredi : Normalement, barbecue entre collègues chez Philippe mais il pleut donc non.

Jeudi : Pique nique anniversaire de Summer avec pas mal de forumeurs. On s’installe dans le jardin des Tuileries mais évidemment, il pleut. Du coup, on
se rapatrie sous les arcades du Louvre et on passe une excellente soirée. Les passants passent bien au large mais suffit de nous regarder pour voir que nous sommes bien sous tout rapport. On passe vraiment une bonne soirée, je me suis cassée à faire des brochettes de bonbons entre midi et deux au boulot (les collègues étaient un peu dégoûtés de pas y avoir droit) que j’ai trimballées
en réunion chez Big Entreprise et tout. On mange, on boit (un peu), on rigole (beaucoup). A 23h30, un type en costard et cravate rose pâle s’approche de nous « Excusez-moi de vous déranger, je ne voudrais pas vous gêner, vraiment, la sécurité du Louvre nous a appelé pour nous demander de vous faire partir. Mais je suis vraiment désolé, hein ! ». C’est pas grave, on était justement en train de plier. Mais ce petit squatt improvisé fut drôlement sympathique, même si on s’est un peu gelé. Ouais, en août, le soir, on se pèle, si c’est pas dramatique.

Dimanche (ouais, entre temps, y a rien eu. Enfin, si, mais rien de socialement intéressant) : 18h, j’ai rendez-vous avec Patapon, le chef des Ra7orboys. En fait, ils avaient fait un jeu où il y avait un tour en mini Ra7or à gagner et la personne qui avait remporté la mise m’avait donné son lot. 18h, je suis assise devant l’Eglise St Augustin où on a rendez-vous. Le ciel se couvre (décidément !). Aux premières gouttes, je me réfugie sous le porche et je fais bien, il pleut des cordes. 18h15, coup de fil de Patapon « t’es arrivée ? ». 5 mn plus tard, je vois arriver la fameuse Mini. Pour monter dedans, je traverse la rivière qui s’est formée sur la chaussée, j’ai de l’eau jusqu’aux chevilles
malgré mes talons de 10 cm. Bon alors le thème de la balade était « on se la pète en mini dans Paris » mais je suis plus sûre d’être dans le ton avec mes petons dans l’eau, là. Le début de la balade est plutôt épique. Il pleut et on fait beaucoup de buée dans la voiture donc on voit rien de chez rien (et non, il conduisait donc on faisait rien de sexuel, bande de pervers). Heureusement, ça finit par se lever et on peut un peu profiter de la balade. De lieux touristiques en rues plus discrètes, j’adore. Oui, faut savoir que j’adore être passagère, moi, en voiture, en moto… Ca me permet de papoter et de regarder le paysage sans trop remarquer qu’il a une conduite pour le moins couillue, Mister Patapon (non, je ne dirais pas qu’il a doublé une voiture par la droite pour se rabattre vite fait devant son nez pour éviter le bus en stationnement. Ah oups, si, je l’ai dit). Après une bonne balade, on va boire un petit café chez lui, histoire de papoter
encore un peu. Comme il est sympa, il me refile le blaireau autobronzant pour mec que j’avais réclamé. Il marche très bien, mon collègue m’a demandé où j’avais réussi à choper un coup de soleil. Huuuuuuuuum ! Comme c’est un garçon charmant, il me ramène même chez moi en mini à nouveau. Et c’est déjà 21h, ciel ! J’apprends au passage que j’habite à à peu près 15 mètres d’un autre Ra7or. Plume sur Berges est vraiment le centre du monde !

Vous allez me dire : et alors ? Et alors rien. Je passe de délicieux moments en compagnie de délicieuses personnes et ça fait du bien de dire que c’est agréable et que ma vie sociale me plaît bien. Un peu trop intense parfois mais faut en profiter tant que je suis célibataire, jeune et sans enfants. Oui, je mets un S à enfants, je vous rappelle que je suis censée en avoir 3, damned ! En ce moment, je rencontre pas mal de gens (la Best de Vicky, Spacior du forum que j’ai découvert jeudi, Patapon) et que j’adore, tout simplement.

Mais promis, je vais essayer de trouver un motif de plainte bientôt, on va croire que je me bisounoursise, sinon. Je râlerais bien après free mais en fait, le problème venait bien de la prise, ça remarche depuis que j’ai rebranché le cordon ADSL, j’avais un peu oublié ce petit détail… Blonde un jour, blonde toujours.

L’article dont tu es le Chanteur !!

Par Lucas

Amie Lectrice, Amie Lecteur,
voilà un article que je voulais écrire depuis 10 ans !! Je sais !! Le concept est battu et rebattu, haché et mouliné et mon propos n’est pas super bien agencé, voire même merdique… Mais j’écris avant tout ce texte tout pour me faire plaisir ! Désolé mais, oui, je la joue graaaave perso.
Si vous sous-kiffez dites le moi aussi sincèrement que d’habitude !
Si vous aimez alors chantez donc l’article en le lisant ! Oui, même au bureau ! Surtout au bureau !!
J’ai hésité à tricher… J’ai parfois transformé un vous en tu et seuls quelques mots de liaisons, en italique, ne sont pas issus de chansons. Solution de facilité, je sais…
Si vous avez des doutes sur certains artistes, posez vos questions en comm’.
J’ai fait une faute d’orthographe dans la toute dernière phrase (chanson en anglais) mais c’est pour le jeu de mot… One of these days I’ll do the same job with english speakin’ tunes. It’s a huge load…

Lectrices, lecteurs, vous êtes témoins:
j’offre un café à TOUS les Vingtenaires s’il en est UNE SEULE ou UN SEUL qui à la fin de la journée OSE ME TELEPHONER ET ME DIRE QU’IL OU ELLE N’A PAS une des chanson dans la tête !!
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– Je sais pas comment te dire ce que je peux pas écrire…
Dans ce cas…Viens ! Contre moi ! Viens tout contre moi, viens toucher le bout de mes doigts, viens sentir le goût de mes lèvres, viens plonger dans l’oubli et le rêve, parle moi, parle
moi  d’amour, je veux des baisers de velours et ta peau tout contre ma peau, tu me rends folle c’est vraiment vraiment trop !
– Mais je dois m’en aller ! Je ne veux plus t’aimer ! Mais je dois m’en aller, il faut tout oublier !
Impossible ! Tu me donnes tant de joie que personne ne m’en donne comme toi, c’est ta bouche qui m’apporte ma joie de vivre et ma chance c’est de vivre rien que pour toi ! Peu heu
m’importe que tu m’aimes moins que moi ! Moi je t’aime comme on aime qu’une fois !
Peut-être mais moi je suis venu te dire que je m’en vais et tes larmes n’y pourront rien changer !!
Partir ? Pour une belle sirène et ses merveilleux trésors ? Je ne suis pas d’accord !
– …
– Ne me quitte pas ! Il faut oublier tout peut s’oublier !
– …
– Si j’en crois ton silence, tes grands yeux plein d’ennui, nul espoir n’est permis, pourtant je veux jouer ma chance, même si, même si je devais, y brûler, ma vie ! Love me Please, love me !!
Mais ouvre les yeux ! Les histoires d’amour finissent mal en général…
Arrête ! Avant toi y avait rien, avec toi je suis bien, c’est toi que je voulais, c’est toi qu’il me fallait !
– Si c’est bon comme ça, il ne faut pas que ça change ! C’est si bon comme ça ! Quand tout se mélange, ça donne un goût étrange !
Peut-être, mais ça fait longtemps que je patiente dans cette chambre noire…
Et moi, je voudrais tant que tu te souviennes des jours heureux ou nous étions amis en ce temps là la vie était plus belle et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui !
Oui mais là, les feuilles mortes se ramassent à la pelle…
– Les souvenirs et les regrets aussi !!!
– Si tu pleures pour un garçon, tu s’ras pas la dernière, vas faire un p’tit tour respire le grand air…
– Je crois que ça va pas être possible !
– Ce n’est rien, tu le sais bien, le temps passe ce n’est rien… Et puis d’abord, Tu m’oublieras…
Je ne veux pas ! Besoin de rien envie de toi ! Comme j’n’avais envie de personne !!!
Tu sais, personne dans le monde ne marche du même pas…
– Je suis dans ta vie, je suis dans tes bras ! Juste quelqu’un de bien, une amie à qui l’on tient !
– Regarde moi je suis le plus beau du quartier et pourtant chuis pas heureux mais j’en ai l’air…
Et moi j’dis : Ca ne vaut pas la peine de laisser ceux qu’on aime pour aller faire tourner des ballons sur son nez !
Pas faux mais un philosophe a dit : tout devrait changer tout le temps, le monde serait bien plus amusant…
– Allez viens je t’emmène au vent, Faire une virée à deux tous les deux sur les chemins, dans ton automobile tous les deux on sera bien !! Mais l’été qui s’achève tu partiras…
– A 100000 Lieues de toi !
– Comment t’aimer si tu t’en vas ?!
– Dans ton pays loin là bas…
Avoue !! C’est la caissière de chez Leclerc ! Cette fille là a l’air sévère…
– Elle est toujours d’accord pour battre des records…
Mais heu ! C’est qui ?!
– Qui qui qui sont les Snorkies, qui qui qui mais qui ??
– Je voudrais la connaître ! Savoir comment elle est ! Est-elle ou non bien faite est-elle jolie, je voudrais…
Pff, c’est simple… J’aime les filles qu’on voit dans Elle, j’aime les filles intellectuelles, j’aime les filles qui me font marrer, j’aime…
– Et moi et moi et moi !
Oui mais tu sais, je suis un mannequin glacé avec un teint de soleil… Et là, J’approche du cosmos éthylique. Un petit pas pour l’homme un grand pas pour l’ébriété……
– C’est pas d’la menthe à l’eau ! Au fait,  Juste une information à mettre au conditionnel : mais il semblerait bien que je t’aime !!
– Ce n’est rien, le temps passe, tu sais bien; ce n’est rien…
Mais comprends moi ! Ca t’arrive sans crier gare au milieu d’une heure incolore !
– Mademoiselle chante le Blues ?
Pas du tout ! J’ai dans le cœur cette force qui guide mes pas !
– Quelque chose en toi ne tourne pas rond…
– Mais rien ne t’affole !
– Mais j’aime encore mieux ça ! Il va y avoir du sport mais moi j’reste tranquille…
Alors écoute ! Je t’aime, comme un fou comme un soldat comme un star de cinéma tu vois je t’aime  comme ça !
– Ca c’est vraiment toi… On est pas nés sous la même étoile.
– Il faut que quelqu’un m’aide, je n’ai qu’une seule vie !
– Partir un jour, sans retour, effacer notre amour, sans se retourner, ne pas regretter, garder les instants qu’on a volé, partir un jour sans bagages, oubliez ton image, sans se retourner, ne pas
regretter…
– Je ne veux pas t’abandonner mon bébé, je ne veux pas nous achever tu sais !
– Peut-être mais à présent tu peux t’en aller…
Egoïste ! Etre une femme libérée, tu sais c’est pas si facile !
Tu s’rais pas Scandinave ? On prétend que les Norvegiennes filles du nord ont le sang chaud…
– I don’t give a damn about my bad reputation ! J’ai dans le cœur une force qui guide mes pas !!
– It ain’t gonna hurt now If you open up your eyes…
– Mais un chagrin d’amour, c’est comme si Romeo n’aimait plus Virginie
On s’en fout ! Moi, je cherche un souffle un son une étincelle et sa continuation…
Alors regarde moi, bordel ! Debout devant ses illusions une femme que plus rien ne dérange, détenue de son abandon son ennui lui donne le change…
Peut-être, mais moi Je suis un être à la recherche non pas de la vérité mais simplement d’une aventure qui sorte un peu de la banalité…
Mais merde ! Quess qui pourrait sauver l’amour ?
– J’ai plus d’amour j’ai pas le temps, j’ai plus d’humour, chais plus d’où vient le vent ! Si j’avais le compte en banque de Louise Attaque je partirai en vacances au moins jusqu’à Pâques.
– Et bah moi, Si j’avais le portefeuille de Manu Chao, un jour j’irai à New York avec toi… J’ai attrapé un coup de soleil, un coup d’amour, un coup de je t’aime !!
– Hou la menteuse, elle est amoureuse !
Sûrement… Et Je n’ai pas vu en toi le doute s’immiscer…
– Quelque chose en toi ne tourne pas rond, un je ne sais quoi qui me laisse con mais autour de moi tout tourne aussi rond !
– Je ne veux pas rester sage ! Et puis d’abord on ira tous au paradis…
Rester sage ?  Mais on peut juste essayer pour voir…
C’est trop dur ! Faut du cœur et faut du courage…
– Mais tout est possible à mon âge… Alors je cherche et je trouverai cette fille qui me manque tant, Belle belle belle comme le jour, Elle danse derrière des brouillards…
N’oublie pas, tu commets une Erreur Fatale vient le temps des regrets…
– J’y pense et puis j’oublie, c’est la vie c’est la vie.
– Oui je t’adore, t’es mon amour mon trésor ! Regarde ça !
– La photo n’est pas bonne mais on peut y voir le bonheur en personne et la douceur d’un soir….
– Puisque tu pars, tu m’a mis la fièvre !
Oui mais…Voilà l’été, voilà l’été ! You gonna find someone new, I really hope you do… Car, Tout, tout, tout est fini entre nous…
– Tout ça c’est très joli, mais quand tout est fini il ne vous reste rien qu’un immense chagrin…
– Tout ce qui maintenant te semble déchirant, demain sera pour toi un souvenir de joie! Alors laisse-moi conclure : je te souhaite tout le bonheur du monde et que quelqu’un te tende la
main…
De quatre nouveaux murs dans un autre quartier, de pinceaux de peinture en meubles à installer, j’oublierai ton nom…

Le jour où j’ai élucidé le mystère de la première nuit

Par Marine

La saga de l'été des vingtenairs

Au début d’une histoire, c’est une affaire toujours assez épineuse de savoir si on doit coucher le premier soir ou pas, notamment pour garder un homme. Nina avait d’ailleurs proposé une analyse sur le sujet, je sais plus quand, mais elle sera chou de mettre un lien. [note de Nina : je suis chou!] En l’occurrence, pour moi, la question ne se posait pas vraiment de vouloir garder Benoît, puisque, comme vous n’avez absolument pas pu suivre à travers mon méandre de paroles, la semaine dernière, Benoît était un CDD. Mais par orgueil, je voulais pas être un plan cul au milieu de milliers d’autres. Au-delà de ça, que faire? Coucher le premier soir ou pas?

Autant lever tout de suite le malentendu : la fille qui ne couche pas le premier soir ne craint absolument pas de passer pour une salope. C’est juste qu’elle n’est pas épilée et que, vivante, on ne la déshabillera pas. On en revient toujours à une question de dignité, ceci dit. Car si coucher le premier soir ne fait pas de la fille une salope, coucher alors qu’elle n’est pas correctement épilée fait de la fille une salopiote. Eh vazy, jsuis pas une salopiote, moi. Au moins c’est dit. Le premier soir où j’ai eu Benoît dans mon lit, j’étais pas épilée. Et ça, encore c’était que la partie émergée de l’iceberg. Parce que si je récapitule, ça donnerait quelque chose comme :

– des poils partout (2 semaines sans que mon frêle petit corps ait approché le moindre rasoir/pot de cire) et les vêtements afférents : un t-shirt snoopy gris à manches longues avec des coeurs blancs partout et un superbe pantalon de pyjama à rayures 100% coton, et maintenant je SAIS que je veux rester à tout jamais anonyme pour les lecteurs de ce blog

– mes règles, les vêtements afférents, ie : une culotte pocket de Dim déchirée délavée détendue sur laquelle on devine grâcieusement collées les ailettes de la serviette always ultra sans bavure. -que la nana qui n’a jamais eu de culotte de règles me jette le premier tampax, je suis sûre qu’on se comprend toutes, là. Nan puis quand-même, mes règles, quoi.

– 40°C de fièvre, les vêtements afférents, en l’occurrence une énorme couette en plume enroulée autour de moi, même pas en rêve on me l’enlève, je suis congelée.

– un Nico qui dort à 1,30 m à côté, les vêtements afférents à savoir « PUTAIN MAIS BENOIT, BAS LES PATTES TU TE CROIS OU BORDEL!!!! » (et j’ai bataillé dur sur ce coup là, Nico, tu n’imagines pas). Y en a que ça gêne pas, voire que ça fait fantasmer. Moi pas. C’est pas dans l’éducation que ma mère m’a donnée. Enfin… c’est-à-dire que maman ne m’a pas dit « Marine chérie, évite de baiser en
présence d’amis à toi, s’il te plait, tu seras une bonne fille », mais, dans la mesure où elle ne voulait pas me voir montrer mon nombril, j’en déduis que l’éventualité que mon nombril soit visible avec ni pantalon, ni t-shirt trop court, mais en option un homme sur moi, cette éventualité était exclue.

Alors voilà, le problème du « premier-soir-quoi-qu’on-fait » était réglé, bien malgré moi. Rageant. 18 mois. Pour rien. J’ai dû être une roulure dans une autre vie et on me fait payer ma débauche antérieure.

Mais si le problème du premier soir est réglé, la question reste quand-même entière : est-ce qu’il voudra de moi après consommation??? Quelques jours plus tard, alors que j’étais revenue à Paris-je-t’aime, Benoît vient m’y rendre une petite visite. Evidemment, ça s’est pas tout à fait passé comme prévu. Mais ça s’est passé. Un vendredi soir. Ensuite, Benoît, je devais le voir dans le
week-end, et il a fait preuve d’un silence radio plus qu’assourdissant. Je voudrais pas avoir l’air d’insister mais… je perds de mon intérêt ou quoi??? C’est pas que je me vexe, mais bon… merde, c’est un CDD, et en plus il me plante après m’avoir sautée (pardonnez, je suis vulgaire).

Je finis par l’avoir au téléphone. Le dimanche soir.
« Dis-donc, je te demande rien, non plus, mais tu pourrais avoir la décence de me prévenir, si tu comptes absolument pas me revoir. Je veux dire c’est pas une question de sentiments, juste de bonnes manières », je fais, me drapant dans ma dignité offensée mais néanmoins suprême
« Ouais je suis désolé, j’ai pas eu le temps », il bafouille
« Mouais, un texto, ça prend pas 30 ans, non plus, aux dernières nouvelles », j’insinue, hargneusement
« Mais c’est parce que j’ai réglé quelques histoires pourries d’avant. Je voulais faire le ménage, ce ménage je l’ai fait pour toi, tu sais », il déclame (en fait non trop pas, mais je savais pas comment le dire pour faire style)
« Ouais. Super. Moi je t’ai rien demandé. Je voulais juste te voir ce week-end, c’est tout », je réponds, en me disant que ben merde faut bien que je réponde un truc après tout je suis dans le rôle de la meuf énervée
« Putain mais on dirait que tu t’en fous!! », il proteste
« Mais attends, t’as dit que t’appelais, tu le fais pas t’abuses aussi! », je bougonne

Moi, une chieuse? Peut-être, mais pas salope et encore moins salopiote. Pour le reste,

To be continued…

Etre ringard, c’est over hype

Des fois, je suis hallucinée par les lois de la hypittude. Outre le fait que les choses se périment à une vitesse telle que quand vous entendez Justice à la radio, Technikart, ça fait 4 mois qu’ils en ont parlé et c’est déjà dépassé. M’en fous, j’aime bien Justice et quand j’aurai récupéré le net, je m’en ferai une sonnerie, na.


Donc je lis Technikart, vous le savez, je suis fan. J’ai découvert récemment que beaucoup de gens avaient une espèce d’affection répulsive pour ce magazine. On est exaspérés par son ton prétentieux et bobo parisien, par ses changements d’humeur (tu détruiras demain ce que tu honores aujourd’hui, ou l’inverse), ses phrases mystiques mais on l’achète et on adore ça. Un jour, j’aurai ma chronique dans Technikart. Bref, sur le numéro du mois de juillet, on m’explique qu’en ce moment, c’est la super mode des méta beaufs à la Teki Latex (oui, je sais, je le tape un peu trop souvent mais il me saoule), Simone elle est bonne, Yelle…Les stars de myspace. Vous allez me dire que myspace, tout le monde est potentiellement une star dessus mais tous ces gens là sortent des albums et se font de la tune avec parce qu’il y a des gens pour l’acheter aussi. Plus t’es ringard et plus tu vends. Alors si être ringard, c’est hype, moi qui refuse d’entrer dans cette nouvelle mode je suis quoi ? Je peux pas être ringarde, sinon, je serais hype donc j’aurais ces CD chez moi. C’est la quadrature du cercle.

En lisant ce dossier (très bien fait au demeurant), je me sentais un peu tendue : ces gens là sortent de nulle part, deviennent des espèces de méga star du net et retomberont dans l’anonymat demain. Andy Warhol avait raison en disant qu’on aurait tous nos 15 minutes de gloire mais on a intérêt à en profiter car les stars d’aujourd’hui seront les anonymes de demain, obligé. Donc me voici face à cette réalité que je trouve angoissante, quelque part. Non pas que je veuille à tout prix être hype, j’ai toujours eu un train de retard genre la chanson sympa qui ressemble à Love is all, j’ai appris que c’était le fameux Mika dont tout le monde me saoulait. J’ai encore jamais entendu du Amy Winehouse mais j’avoue que je cherche pas du tout à le faire. Je vis dans ma bulle à écouter ce que j’aime (ou voir ce qui me plaît), sans trop me préoccuper de tout ça. Mais c’est vrai que toutes ces modes éphémères sont fatigantes, je trouve. On nous balance des tas et des tas de produits culturels estampillés « le nouveau phénomène » si bien qu’on sait plus trop qui est le phénomène de quel domaine et si, quand on va acheter le CD, trois phénomènes seront pas déjà passé par là. On survend tout comme je l’avais déjà dit pour le cinéma où la moitié des films sont « celui de toute une génération » avant même sa sortie en salle. Mais c’est pas que le cinéma qui est touché, c’est tout. Par exemple, Justice, on nous les vend comme des nouveaux Daft Punk et Air en mieux, la nouvelle référence (ah oui, référence peut remplacer phénomène, c’est pareil). Alors je l’ai dit, j’aime bien Justice mais je trouve que c’est franchement abusé de les comparer à des groupes qui ont maintes fois fait leur preuve et perdure. C’est pareil pour Mika, à peine son single lancé, on nous le vend comme un nouveau Freddy Mercury, excusez du peu. Bon, alors, moi, demain, je sors un album et je veux qu’on dise de moi que je suis la nouvelle… heu… Céline Dion ? Rapport aux ventes de CD, pas au style musical.

De plus, la célébrité aujourd’hui est donnée à n’importe qui. Prenez un magazine people lambda : Paris Hilton, Lindsay Lohan, Jessica Simpson, Nicole Richie… Alors il paraît qu’elles sont actrices et/ou chanteuses mais j’ai jamais rien vu avec elles. Ah si, la vidéo porno de Paris mais c’était vraiment merdique. En France, on a aussi Eve Angeli, la cheap girl de la ferme : tout le monde se fout de sa gueule parce qu’elle est bête (mais alors très très) et ringarde mais n’empêche que tout le monde a regardé son émission, y a même les DVD, le livre, le calendrier… Elle est peut-être ringarde et débile mais elle est surtout pétée de tune et même pas grâce à son métier de base, la chanson. Finalement, c’est un peu la chanteuse de la foire à l’andouillette de Malmont sur Meuges superstar.

Bref, tout ça me donne l’effet d’une hyperconsommation que j’ai de plus en plus de mal à saisir. J’ai la sensation qu’aujourd’hui, on préfère faire plusieurs gros coups uniques que miser sur du long terme. De façon toute personnelle, je trouve ça dommage, limite navrant. Les artistes n’ont plus qu’un seul coup d’essai pour transformer et les trois quarts s’arrêtent à un album, voire un single et ciao ciao ! Des fois, ils en sortent deux mais le 2e servira surtout à ramasser la poussière dans les bacs des disquaires. C’est la faute aux
journalistes et aux marketeux ? Ben non, on n’est pas non plus obligés de suivre. Au fond, si le système est comme ça, c’est sans doute que le public est trop versatile. Voire, parfois, exigeant.

La liste de la fille qu’est plus en vacances

Ca dure jamais assez longtemps

 

– Retour sur Paris en fanfare ; arrivée à 0h05 (au lieu de 23h50, mais 15 mn de retard, c’est rien comparé aux 3h de la dernière fois), attendu un taxi une heure, l’un d’eux m’a refusé à cause de Kenya. 1h30, j’arrive ENFIN chez moi (notons que le lendemain, je reprenais le boulot). En rentrant, je me rends compte qu’il n’y a plus d’électricité, j’ai coupé les plombs par accident en ouvrant la porte… le jour de mon départ ! Du coup, quand j’ai ouvert mon frigo, je me suis soudain crue au port. Du coup, je vais me coucher. Le lendemain, le réveil sonne à
8h. J’entends beaucoup de bruit dans la rue, des camions car ils font des travaux dans ma rue. 8h15, les marteaux piqueurs juste sous ma fenêtre. Curieusement, le marteau piqueur dès le matin, ça met pas super de bonne humeur.

– « Devenir comme Nina », expression péjorative désignant toute personne estimant qu’une soirée sans alcool peut aussi être réussie. De façon plus générale, personne souhaitant faire parfois des choses constructives et/ou culturelles de ses soirées, Sans alcool.

– Je suis un boulet. Pour de vrai. Mardi, je dois passer un coup de fil d’une cabine et en repartant, je me perds mais bien. Au bout de 45 mn, je finis par retrouver un métro. 10 stations plus tard (avec un changement), je retrouve enfin mon agence, ouf ! Mercredi, j’arrive au boulot, je suis la première. Je dois enlever l’alarme mais je me goure dans le code et elle
sonne. Goooooooooooood morning le 15ème ! Le même soir, je pars en dernier avec Philippe qui me propose gentiment de m’avancer un peu en voiture. Je dois mettre l’alarme. Je me plante 3 fois dans le code, je déclenche l’alarme. Ce code me plaît pas. Le monsieur qui fait le ménage arrive juste après et nous file son code, le sien est mieux, je me demande si je pourrais pas l’utiliser à la place.

– Grâce à mybloglog, je sais qui passe sur mon blog si ces personnes ont un profil. Très instructif.

– Est-ce que je peux demander à la RATP de me rembourser mes grilles de sudoku ? Non parce qu’essayez de remplir un sudoku dans la ligne 4, c’est illisible et du coup, on fait des erreurs parce qu’on sait plus si le chiffre, là, c’est ou 3 ou un 5, un 6 ou un 8.

– Dans la série je me prends la honte de ma vie dans la rue : vendredi. Avant de partir de chez moi, j’enfile ma veste, j’y suis pas très bien dedans mais j’ai pas le temps d’analyser le truc, tant pis. Train, métro, me voici dans ma rue du boulot. Soudain, je sens un truc qui glisse sur mes cuisses et mes mollets et tombe. Je me retourne, me demandant bien ce que ça pouvait être. Un pantalon. Pas celui que je portais sur moi mais un que j’avais posé la veille sur mon porte manteau improvisé et qui était resté collé à ma veste par électricité statique. Nina, la première fille qui perd son pantalon dans la rue… sans pour autant qu’on voit sa culotte.

– La vie est joueuse : elle peut vous faire démarrer la matinée avec une nouvelle géniale et vous la faire finir au commissariat pour porter plainte. Sans aucun rapport entre les deux événements.

– Alors, deux choses : soit free fait livrer ses colis par pigeons voyageurs, soit leurs prises, ils les font pousser ou les font fabriquer par des enfants en centres aérés, c’est pas possible. 3 semaines pour livrer une prise électrique, c’est vraiment du foutage de gueule. Du coup, j’ai voulu en acheter une vendredi. Résultat : dans ma boîte aux lettres, un avis de passage pour aller chercher un colis (sans doute la prise) et en plus, ça marche même pas, celle que j’ai achetée. Non parce qu’avec le bol que j’ai, c’est la box qui est morte donc je
vais passer deux mois sans Internet chez moi.

– Consécutivement à ça, je ne suis plus très présente ici, j’ai eu une semaine un peu chargée (grosse réunion jeudi, j’ai pas pu me connecter quasiment) plus gros problème perso à gérer. Si tout se passe bien, je pourrai bientôt lever la modération des comms et avoir à nouveau le net chez moi. Mais même si j’y réponds pas de suite, je lis vos comms dans la journée.

– Ma connasse de bimbo est passée d’un stade pré anorexique à un stade pré obèse en 5 minutes. Il fait peur ce jeu.

– Dans la série cultivons nous, j’ai appris cette semaine que le terme « comment ça va ? » est une abréviation de « comment ça va à la selle ». Sous entendu : « et ton transit, il est nickel ? ». Donc, maintenant, quand quelqu’un vous répondra « non ça va pas », donnez lui un Actimel. Ou un Activia parce que ça remet de l’ordre en dedans de toi.

– Heure du décès confirmé de la freebox : samedi 11 août à 11h23. Et merde !

Ce moment si glamour après l’amour

Spécial kass-dédi au Kinder de Summer qui m’a fait l’illustration de cet article et l’a d’ailleurs inspiré.

Le sexe, tout le monde aime ça (ou presque), deux corps qui s’emboîtent l’un dans l’autre, que la nature est bien faite. Seulement, de nos jours, on pratique le safe sex et qui dit safe sex dit capote et on a connu franchement plus glamour. Mais une MST l’étant encore moins, on ne fait pas l’impasse. Donc monsieur jouit et éjacule dans un grand aaaaaaaaaaarghhhh
libérateur et voilà, les corps s’apaisent et là, l’instant magique retombe à plat. Parce que le bout de plastique, là, il pend et il faudra bien l’enlever.

 

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Il y a fort longtemps, avant que Kinder ne soit Kinder (je parle du jeune homme, pas du chocolat), il avait eu une idée : pourquoi ne pas recycler les œufs de Kinder en
réceptacle à capote usagée : juste à côté du lit, ça évite les déplacements. Je croyais donc que ça venait de là son surnom mais j’ai appris que non. J’avais trouvé l’idée marrante car en effet, rien ne brise plus la magie post coïtale de la capote. D’abord, à peine monsieur a-t-il joui qu’il se retire, des fois que la capote préfère rester en moi que sur lui. Ca m’est arrivé, une fois. M’étant levée précipitamment après le coït car Kenya faisait des bêtises, je me retrouve avec un étrange liquide sur les cuisses. Merde, ça sort d’où ? Et c’est quoi ce bout de plastique qui dépasse là ? Ah ok, j’ai embarqué la capote. Je m’excuse platement de ce passage totalement anti glam. Bref, monsieur se dépêche de sortir et se retrouve avec un bout de plastique visqueux au bout du pénis, je peux concevoir qu’il ait pas trop envie de garder ça. Dans mon appartement, il y a deux poubelles : dans le coin cuisine et dans la salle de bain. Même si je vis dans 27m², aucune poubelle à côté de mon lit, donc le monsieur est obligé de se lever pour la jeter. Oui parce que le côté capote usagée sur moquette, c’est encore pire, je crois. Donc monsieur se lève et jette sa capote. Et quand il revient, la magie est un peu brisée.

Il est vrai que des fois, je me prends à rêver d’être en couple juste pour pouvoir passer les tests VIH et ciao le préservatif. Non parce que j’aime pas que le mec se retire juste après mais surtout, la séparation des corps est désagréable à mon sens. Pour moi, le post-coït (et encore plus le post-orgasme) est un moment de plénitude que j’aime savourer pleinement.
J’aime sentir nos cœurs et nos souffles reprendre des rythmes normaux, ce silence car il n’y a rien à dire, cette plénitude béate, les palpitations erratiques de notre corps qui vient de subir une émotion violente mais si bonne. Alors oui, je n’aime pas qu’il se retire, je n’aime pas que nos peaux se séparent. Bien sûr, ça m’évite de choper des saletés ou de subir un avortement tous les 3 mois (ou de me déglinguer à la pilule du lendemain) mais bon.

Alors, Kinder n’avait pas une mauvaise idée en essayant de pallier à ce problème même si les œufs Kinder, c’est un peu petit et en plus, j’ai pas mangé de Kinder Surprise depuis chais même pas quand. Les Ra7or s’étaient demandé y a quelques temps où cacher ses capotes (moi, j’ai une boite sous le lit, très pratique), moi, je me demande comment s’en débarrasser sans être obligé de quitter le nid de nos ébats ou de l’abandonner négligemment sur la table de nuit (beurk) en attendant. Alors certains me diront : une mini poubelle à côté du lit. Ah, comme je vous ai niqué vos commentaires, là ! Oui, ce serait un petit investissement utile. Mais attention, à vider très régulièrement… surtout en période de multi amants ou one shots, je ne pense pas qu’un monsieur apprécierait de trouver dans ma poubelle de lit une capote ne l’ayant pas orné.

Les premières vacances d’une jobeuse

La semaine dernière, j’étais donc chez mes parents pour de vraies vacances. De vraies vacances ? Oui, celles où je passe pas ma journée sur le pc à chercher une annonce pour y
répondre, à travailler sur ma candidature… De vraies vacances sans culpabilité, sans me dire « zut, si je descends, je vais peut-être rater une annonce, un entretien, un rédac chef qui viendrait toquer à ma porte… ». Là, c’étaient de vrais vacances pour se reposer et faire le point. Oui, j’adore faire le point, c’est ma spécialité.
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Bon, j’avais un planning chargé : bronzing et reposing. Oui, quand on met en ing, ça fait de suite très hype. Mais pas que ça quand même. J’ai fait des soldes, appelé ma
conseillère financière, crée mon netvibes, vu Anne (mais raté Guillaume 1er qui était en vacances) et mes deux mamies. Puis, j’en ai profité pour réfléchir un peu à ma vie. Depuis que j’ai du taf, je me la coule douce niveau projet de vie et tout ça. Ok, j’ai mérité de savourer ma nouvelle stabilité professionnelle mais va falloir à nouveau aller de l’avant, à présent, avoir de nouveaux projets perso parce que j’adore ça, que ça me motive et qu’en plus, c’est bientôt la rentrée, période hyper motivante pour se lancer dans de nouveaux trucs.
 
Alors, j’ai des envies de tas de choses. Déjà, j’ai pas mal de projets niveau blog, ici et ailleurs. Pour ici, j’ai envie de lancer des « séries », pas de fiction mais des grands thèmes, un peu comme la saga de l’été de Marine sauf que ce serait par thème et pas une histoire, en gros. J’ai envie de lancer aussi le coup de cœur de la semaine, un blog que j’aime
et que je mettrais en avant. Je sais pas si je vais laisser les liens tels quels, je verrai. Les autres projets, on verra ce que ça donne.
 
Pour le reste, faut pas que je stagne car aujourd’hui, on ne reste pas toute sa vie dans la même boîte donc je dois embellir mon CV. J’envisage très sérieusement de prendre des
cours de russe, faudrait que je trouve une école parce que les cours particuliers sont atrocement chers. Puis faudrait que je trouve une pige ou deux rémunérées, ça mettrait du beurre dans les épinards et ce serait ça de pris comme expérience.
 
Ensuite, dans la série, je prends ma vie en main, je recherche des cours d’aquagym mais qui sont bien, pas les trucs de mémères tous mous. Non, des trucs qui bougent, qui remuent,
qui font bosser le muscle. Parce que les longueurs, c’est sympa mais arrive un moment où pas tant que ça finalement. Avec Summer et Vicky, on aimerait faire de la danse également.
 
Vous allez me dire : Nina, c’est bien tout ça mais tu te disperserais pas un peu là ? Tu travailles et tes journées ne font toujours que 24h. Je sais, je sais, mais je pense à tout. Idéalement, si je fais mon sport et mes cours de russe tôt le matin, c’est bon. Après, je vais taffer et le soir, je fais ce que je veux puisque n’oublions pas que je compte venir vivre sur Paris avec Future Coloc donc moins de transports en perspective, youpi you ! Tout est question d’organisation et de planning. Bien sûr, quand on est motivés, tout nous semble
réalisable et quand on s’y met, on finit par lâcher, allez-vous me dire. Certes mais moi, j’ai besoin d’aller de l’avant, d’avoir des projets. J’ai bien savouré ma stabilité professionnelle, je ne suis plus du tout déprimée, je dois profiter de cette énergie pour faire des choses.
 
En fait, ses vacances m’ont permis de me ressourcer, de me rendre compte à quel point ma vie me plaît en ce moment. Certains diront qu’il me manque plus qu’un mec mais même pas. J’ai suffisamment d’amour et d’affection dans ma vie, ce serait un bonus mais pas un besoin. De toute façon, tout est question de cercle, quand on est dans un cercle vertueux, tout ne peux que me sourire, c’est mathématique. Puis en plus, je me suis acheté du Mixa Bébé avec autobronzant pour avoir bonne mine.
 
Bref, en ce moment, c’est vrai que j’ai l’impression d’avoir les moyens de faire ce que je veux. Que si je m’en donne les moyens, tout est à portée. Sauf faire 1m70 ok, mais c’est
pas grave. Je me sens conquérante, c’est tellement bon d’avoir repris confiance en soi, de ne plus se sentir une merde qui trouve pas de taf, qui fait rien de sa vie, gna gna gna. Donc puisque ’ai confiance en moi, autant en profiter pour faire des choses, commencer à construire ma prochaine marche.

There goes the Game

Par Lucas

Cet article est entièrement non sous titré pour vous laisser imaginer les pensées qui ont traversé l’esprit des nanas quand elles répondaient à mes questions ou faisaient des remarques. On peut d’ailleurs créer un mini-concours. Vous choisissez une phrase, ou une interjection d’une nana et vous me dites en commentaire ce qu’elle déguisait…

Iconoclaste Affair

– Bonjour tu es Lucas d’Amore ?
– Oui et toi tu es Raoulette Sgo. Je kiffe ton pseudo d’ailleurs
– …
– Oh ça va, prend un siège !
– Bonjour quess que je vous sers ?
– Quess tu prends ?
– Heu, un café…
–  Bon alors un café et un pastis
– J’vous apporte ça tuuu de suite.
– Tu prends un pastis ?
– Oui c’est pour faire style je suis du Sud, comme ça les parisiens ils te regardent avec une sale tête et quand tu leur dis que pas du tout, tu es parisien, ça les soulage graaaave et tu es leur ami pour la vie.
– Ah.
– Ouhai, ouhai, j’ai réfléchi au problème…
– Ah.
– Bon, j’ai quelques questions. Est-ce que tu kiffes Pierre Richard ?
– Pierre Richard ? Le loser des films télés ? Mais pourquoi tu me poses cette question ?
– C’est marrant ça, j’aurais dit « C’est quoi ton vrai prénom ? » ou « C’est mignon tes fossettes, je kiffe ! On t’la dejà dit ?  tu t’serais pas posé de questions, et tu m’aurais répondu. Mais des qu’on passe à un sujet un peu iconoclaste ça merde graaave. Oh le très mauvais point !
– Mauvais point ? Mais attend, je suis en train de passer un test ? On est là pour faire connaissance autour d’un verre !
– Très bonne répartie qui vient contrecarrer ta réponse précédente. Et non, tu ne passes pas un test. Bon on revient au sujet. Est-ce que tu kiffes Pierre Richard ?
– Nan mais je vois pas l’intérêt de la question…
– Ah bah oui c’est sur, on est à un rendez vous de lovers et parler de Pierre Richard c’est pas très hype…
– Bah ouhai, j’vois pas l’intérêt. Maintenant pour répondre à ta question, bah heu ouhai, il est sympa.
– Il est sympa… La phrase qui veut tout dire et rien dire. Tu kiffes Saillemone ? Ouhai il est sympa… T’as aimé le film ? Ouhai c’etait sympa. Elle était bien la teuf ?Mouhai, sympa sans plus…. Ah la réponse basique de ouf de la nana qui veut pas se mouiller. Oh le trrrès mauvais point ! Pourtant t’avais bien commencé avec ton « j’vois pas l’interet »…T’aurais du maintenir cette ligne.
– Non mais attend, je passe un test là ? Mais t’as cru que c’était la fête ? Mais t’es ouf, j’me casse là !!
– OK, bonne soirée. Et n’hésite pas à ne pas revenir sur ma page !
–  Luuuuzeur…
– Oui moi aussi j’te kiffe !.

– Le café et le pastis ! Oh, la demoiselle est partie ?
– Oui, elle avait un film à voir, enfin non c’est le contraire : elle croyait venir ici pour voir un film, avec un scenar tout prêt. J’ai commencé à la jouer second degré, d’où le pastis… – –
Mais bon, je comprends sa haine : c’est une quiche en impro.
– Heu, j’vous suis pas trop là…
– C’est pas grave, je vous dois combien ?
– Heu deux cinquante et 80 ça nous fait trois trente.
– Gardez la monnaie.

Speed Dating

Top c’est parti ! Vous avez 5 minutes !
– Bon alors moi c’est Libellule, 28 ans, je suis conseillère chez Bains et Mckenzie, je gagne 60 kilo euros par mois, je bosse de 9h00 à 22h00, je fais du step deux fois par semaines, je mange végétarien, j’aime pas les cons, je suis maniaque sur la propreté, ta cravate elle pue et non, je n’ai jamais vu « Mensonges et Trahisons ».
– Ok, alors moi c’est Lucas d’Amore, j’adore les connes et tes tentatives pour me déstabiliser sont carrément téléphonées. Mais la prochaine fois tu prendras rendez-vous parce que je ne suis pas là pour qu’une bouffonne tente de démontrer son manque de confiance en soi par un phrasé incisif et  péteux. D’ailleurs ton discours est merdique, matiné de bêtise crasse que tu déguises très mal
derrière l’intelligence qui t’a permis de rentrer chez Bains. (NdLucas : oui, je suis un chieur mais faut pas me saouler quoi…)
– Mais…
– Et je rajoute immédiatement et vulgairement, parce que c’est comme ça qu’on se fait comprendre le mieux : va te faire foutre.
– Putain c’est la première fois qu’on m’envoie chier comme ça !
– T’inquiète, c’est pas la dernière si tu continues comme ça…
– Mais on a même pas échangé deux mo…
– Bah oui mais la nana qui arrive et qui s’la pête, pour moi c’est la preuve qu’elle déguise un manque de confiance en soi derrière un propos offensif. Et moi, chuis pas là pour faire du social.
– Heu…
– Et cette hésitation dès qu’on ne rentre pas dans ton jeu ça démontre bien que j’ai pas tout à fait tort.
– Oui… Mais c’est à dire que…
– OK, je peux très bien voir dans ta présentation une tentative maladroite pour me déstabiliser et tâter ce que j’ai dans le ventre. Pour me coller au mur, voir si j’ai de la répartie, tout ça. Mais j’ai pas envie de jouer à ce jeu car je ne suis pas là pour ça et en plus j’aime pas les blondasses insignifiantes qui s’la racontent.
– Mais j’me la raconte pas !
– Non, pas du tout, et moi je suis Brad Pitt en calbutte. Bon j’vais me prendre un kawa. Désolé, j’tinvite pas : j’fais pas dans l’humanitaire Jet Set. Bonne soirée et bonne chasse : tu vas bien réussir à tirer sur un pigeon

A qui plaît-on ?

En ce moment, c’est l’été, la saison des amours et des hormones au plafond donc je parle pas mal séduction et sexe et sentiments. Mais bon, maintenant que j’ai trouvé du boulot, je suis pas sûre que le sujet chômage me botte. J’y reviendrai un jour, don’t panic. En attendant, je soumets à votre avis sagace une nouvelle interrogation : à qui plaît-on ?

mauvais-reflexe-en-seduction

Chacun a son style de personnes. Personnellement, si je fais un bilan de mes mecs passés, on retrouve régulièrement le brun entre 1m75 et 1m85 avec bouc, lunettes, yeux verts ou marrons et plutôt fin. C’est marrant, les filles complexent souvent sur leurs kilos en trop, les mecs, ce serait plutôt sur leurs kilos en moins. Bon, c’est le profil qui revient le plus souvent mais je suis sortie avec des mecs plus petits ou plus grands et certains un peu replets. Bref, il y a un profil qui revient souvent mais il n’est pas incontournable non plus. Mais si on sait qui nous plaît, n’est-on pas « condamné » (très entre guillemets) à ne plaire qu’à certaines personnes ? Après, les opposés s’attirent car qui se ressemblent s’assemblent. Bref, est-on attiré par le même style de personnes comme nous attirons à nous des profils toujours semblables ?

Si je regarde la liste de mes exs (amoureux ou amants), je constate qu’il n’y a pas vraiment d’unité : ils viennent de tous milieux, font toutes sortes de métiers, ont toutes sortes de diplômes, d’origines et même de religion. Accroche-toi pour trouver un portrait type là-dedans. Même si je ne garde que ceux avec qui j’ai été en couple (ou à peu près), je n’arrive toujours pas à dégager un profil vraiment type. Donc ma réflexion est vaine et fin de l’article ? Non, pas si sûr.

Je pense que notre éducation, les gens que l’on fréquente, le milieu où l’on évolue influe plus ou moins sur nos attirances amoureuses. Par exemple, moi, mon profil type, c’est un peu le mec ayant un bac+ (pas forcément beaucoup plus, hein), avec un côté intello (lunettes), plutôt issu de la middle class voire de la « bourgeoisie ». C’est-à-dire que le mec qui débarque de la té-ci avec sa casquette de traviole sur la tête et son jean au niveau des cuisses, ça, non, c’est pas du tout mon style. Déjà, le jean qui pend, ça casse tout. Quand j’étais en première année de fac, je m’étais assise par terre en attendant un cours quand arrive un ange : brun, mat, les yeux verts, les cheveux bouclés. La foudre commençait à traverser l’air quand j’ai remarqué le jean aux cuisses. Ben, l’ange, il m’attirait plus du tout. Il faut avouer que le style caï-ra rapeuse, hip-hopeuse et co, ce n’est pas mon style car ce ne sont pas mes références culturelles. J’ai grandi dans une petite ville de province (où y a des cités et des pas cools du tout, aussi) dans un établissement privé où je suis restée de la petite maternelle
à la terminale. Alors autant vous dire que les caï-ra, c’était juste les mecs qu’on croisait en ville et qui nous sifflait des fois, rien de plus. Arrivée à la fac, j’ai un peu coloré mon entourage (oui, des gens de couleurs dans mon bahut privé, y en avait trois, je pense) mais toujours des gens au style plus BCBG que star du rap. Bon, je prends cet exemple mais le style casquette-marcel, c’est pas mon style non plus, ni la raie sur le côté. La question est : si j’étais née mettons dans la cité de ma ville natale et que j’étais allée dans l’école publique voisine, mes goûts en matière de mecs auraient-ils été les mêmes ? Je ne fais pas du déterminisme social à deux balles, attention. Ce n’est pas parce qu’on naît et grandit dans une cité HLM qu’on va forcément épouser le look rappeur. De même que c’est pas parce qu’on grandit dans un quartier résidentiel huppé qu’on ne jurera que par Lacoste et raie sur le côté, c’est aussi une question de personnalité et, sans doute, d’acceptation ou de rejet du milieu dans lequel on naît et on grandit. Mais là, je fais un article de blog, pas une thèse de sociologie ou psychologie donc forcément, je dois faire des raccourcis. Donc je renverse la question. Si nous avons un système de valeurs et de références qui nous fait aller plus vers un type de personne qu’un autre, nous-mêmes allons attirer un type de profil plutôt qu’un autre.

Il est vrai que si le style beau gosse de la cité ne m’attire pas, je pense que globalement, la réciproque est vraie. Bien sûr que, comme toutes les filles, je me suis fait siffler par les bandes de mecs qui traînent aux Halles, ça tient plus du jeu que de la réelle drague. Je pense que savoir à qui on plaît peut aussi être un atout dans le jeu de séduction. Je ne pense pas qu’il soit souhaitable de se transformer de tout au tout pour correspondre à notre cible, il faut admettre qu’on ne peut pas réellement plaire à tout le monde, c’est comme ça. De toute
façon, si un mec est branché grande black, je vois pas bien ce que je pourrais faire pour correspondre à ses désirs : je pense pas que me tartiner la gueule au cirage et mettre des échasses soit un super argument vente pour séduire. Je pense même que ça peut faire peur. Et puis le cirage, c’est pas bon pour la peau. Seulement, évaluer dès le départ nos chances de plaire à un mec donné peut éviter de se faire des films et d’avoir à la fin le cœur brisé parce qu’on ne correspondait tout simplement pas à ce que monsieur aime. Des fois (souvent), ce n’est pas tant une question de physique que de personnalité : un mec beau aux idées fascisantes, c’est pas possible pour moi. De même que les mecs hyper prétentieux qui parlent très très fort de leur dernier coupé sport et co, je vais baîller en me demandant quand est-ce que cette foutue soirée se termine. Du coup, si moi, j’ai des critères, normal que le monsieur en face en ait aussi et qu’il ne trouve pas fascinant une nana assez girlie qui adore parler politique, relations internationales et relations entre les gens, qui se plaît à tout analyser et co.

Mais bon, à l’arrivée, si je vois qui me plaît, je sais toujours pas à qui je plais, moi.

Contractuellement vôtre…

Par Marine

La saga de l'été des vingtenairs

Salut salut, chers lecteurs
Alors aujourd’hui, pour vous, la suite. En un mot comme en cent, le CDD.

Qu’est-ce qu’un CDD? Un Contrat à Durée Déterminée.
Benoît me dit, après l’épisode dit « de la culotte », la chose suivante (somme toute assez peu marquante dans la formulation, mais plus intéressante niveau interprétatif, ok promis j’arrrête de digresser). Benoît me dit donc :
« Bon. Je suis à Paris la semaine prochaine. On se voit? ».
Traduction : Benoît n’est donc pas un coup d’un soir.
Cependant, il ne m’a pas échappé que Benoît n’est que de passage furtif à Paris. Benoît ne durera pas.
C’est donc un?
Un?
Un CDD. Merci de suivre.
La belle affaire, un CDD.

Nina nous a raconté les affres de ses plans les plus nazes, de mecs qui font la bise pour pas s’engager, y a eu débat. Oui mais les hormooooones, tout çaaaaa (si si rappelez-vous…). Oui mais non. Je vous invite donc à entrer avec moi dans la catégorisation relationnelle. Même s’il est possible que je raconte un brin n’importe quoi. En fait, Benoît, par sa question, me fait comprendre qu’il ne sera pas qu’un one shot, et ce changement de catégorie me ravit. J’ai rien contre les one-shot, mais au bout d’un moment, c’est pas très épanouissant. Avec un océan d’écart, le Benoît,
il peut difficilement être plus qu’un CDD, et ça me convient. Ouais parce qu’entre mes 825 one-shots, ceux d’avant la re-virginisation, veux-je dire, j’ai eu un would be CDI, et ben la chute est dure. Trop dure. M’a fait chier, Guillaume. M’a fait de la peine. Moi pas vouloir ça. CDI pas bien. CDD mieux. Gnarf.

Qu’est-ce qu’un CDD, donc?
Un Contrat à Durée Déterminée. Sans engagement à la clé. Limité dans le temps. T’emballes pas ma belle, t’as vu où j’habite, t’as vu où t’habites? C’est pour le fun, toi et moi. Oui oui, bon, ça va, j’ai rien demandé, non plus, c’est pas comme si j’avais pas remarqué qu’il y a un océan entre toi et moi, ça va. Notons que par ce biais, le CDD reprend de la valeur ajoutée, lui qui est tout le temps dans l’ombre du CDI (cqfd, allez hop, soyons fous). C’est mal, la durée déterminée? Oulà mon dieu, non. Mais j’ai comme dans l’idée que l’homme a du mal à concevoir que la femme puisse ne pas être en attente de projets de vacances ensemble, et de
coups de fil enamourés, de justifications sur les soirées… Marrant, ça.

Re-visionnez la pub meetic, rules have changed (pas taper pas taper Nina, c’était une blague).
Ne pensez pas que je vais vous raconter ma vie sentimentale par le menu, c’est fort mal me connaître, je ne mange pas de ce pain là.
Bon, Benoît, aka le CDD. Bah oui, il est mignon, et intéressant. Et manifestement coeur d’artichaut et polygame. Ca c’est Nico qui me l’a dit.
« Mouiiii à ta place je ferais gaffe, tu sais Benoît, je le connais un peu, et tu vois quoi… enfin… il tombe hyper facilement amoureux, tout çaaaaaa…. »
(note pour Nico qui me lit, je le sais : depuis je pige l’intertexte à base de « Oui mais Benoît ce que tu sais pas c’est qu’il a déjà deux meufs à Paris, deux plans cul ici, plus les nanas qui lui tombent sous la main, y croit pas trop, quoi »)
Donc : polygame et coeur d’artichaut. Et pas précisément un voisin. Ne pensez pas que je vais vous étaler ma vie privée, ce serait mal me connaître (quoi? quoi? c’est le but de cette saga de 
l’été? on m’aurait menti, alors?). Bon, mais je voulais parler de Benoît parce que bon, c’est une histoire que j’ai trouvée chouette. Limitée dans le temps. Parce que limitée dans le temps à la base.

Benoît a été surpris par ma zénitude à son égard. Il avait jamais connu de fille aussi coulante, aussi souriante, aussi légère, etc. Ben oui. Je vais pas lui faire la gueule s’il a 1h30 de retard à un rendez-vous (et qu’il me prévient, hein), parce que ça fait 8 mois qu’il est pas revenu dans sa ville natale et qu’il a des amis très proches à voir, une famille et modérément le temps pour une gonzesse croisée au détour d’un bar (et d’une culotte, je sais je sais) deux semaines plus tôt… Je vais pas m’insurger de ne pas avoir de nouvelles un soir où il devait m’appeler, ou d’apprendre, au détour d’une conversation, qu’il voit une autre fille depuis plusieurs mois. Je me fous assez de l’opinion de ses potes à mon sujet, ou même de son jugement sur mes fringues (le muffle… me traiter MOI, de Punky Brewster). Oui, car le CDD permet ça (parce qu’en vérité, je suis pas tout le temps si coule, non plus). Le CDD permet de profiter des bons moments
jusqu’à la lie, sans trop se soucier du reste. Bon, cela n’empêche pas un léger pincement de type « Mmmmh… il est chou quand même, c’est con, on s’entendrait bien si on était pour de vrai ensemble ». Mais en fait, le CDD, c’est un teaser, celui de la relation qui un jour durera et marchera. Parce que c’est aussi intense. Mais limité. Voilà tout. Mais si on le sait au départ, on fait comme si c’était pas grave (phrase de Cheyenne à Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l’Ouest, un de mes films préférés). Faire comme si c’était pas grave. C’est ça l’état d’esprit.
Et puis, comme j’ai dit à mes girls, par mail :  » Au final, ça fera une mini-histoire de 3 semaines sans prise de tête avec des sentiments et là bordel j’ai mis des italiques parce que ça coooooompte. Perso, ça me fait trop plaisir. »
Cher lecteur, j’espère que tu apprécies cet effort de polyphonie que je fais depuis le début de cet épisode, sachant qu’en plus j’écris à la veille de mon départ en vacances, une telle recherche stylistique relève de la performance.
Pour finir, je tiens donc à dire que je suis pour le CDD et que c’est une expérience géniale.

Seulement voilà, mon argumentation est fragilisée : je suis passée de CDD à VIA sans m’en rendre compte, mais ça, c’est pour la semaine prochaine, les enfants….

La prochaine fois, donc, pour vous, l’épisode « Il m’arrive des trucs improbables du genre j’ai un mec anciennement polygame qui devient monogame pour moi alors que j’avais même pas demandé ». Aussi dit « Putain mais vrai, ça m’arrive jamais, ça… ». Les concepts ont une formulation plus longue, c’est vrai.

Bref. Tout ça pour dire… to be continued…