L’enfant de Satan

Allez, je vais encore vous raconter ma vie. Décidément, ce blog, c’est rigolo, on passe d’une période où on ne sait absolument plus ce que je deviens à une ou je vous raconte tout ou presque. Enfin, je vous raconte surtout le superficiel rigolo parce que pour le reste… et ben, j’ai rien à en dire. A moins que vous vouliez que je vous parle de mon taf ? Non, là, je reviens sur mon week-end breton et sur une rencontre qui m’a fait froid dans le dos avec l’enfant du diable.




Tout a commencé le samedi. Avec Vicky et sa maman, nous allons au Leclerc faire des courses, passionnant quoi. Au niveau des caddy, on croise un couple avec deux petites filles, une blonde et une brune. La mère de Vicky connaissant ces gens (le jardinier de la grand-mère de Vicky et son épouse), ils discutent deux minutes, le père présente ses filles et la blonde annonce : « Je m’appelle Delphine ! » mais sur un ton assez péremptoire puis rajoute : « Je m’appelle Delphine et ma sœur Jessica » et là, la gamine nous fixe du regard. Okayyyyyyy… On s’en va de là et je me dis qu’à son âge, elle promet celle là, quelle merdeuse !



Mais le lundi, à l’anniversaire de la grand-mère de Vicky, donc, celui où on servait de couple lesbien de service, la même famille arrive. Je dis bonjour aux parents, je me baisse pour faire un bisou aux petites (oui parce que je suis polie quand même) et là, la blonde me fixe droit dans les yeux et recommence : « je m’appelle Delphine et ma sœur, c’est Jessica ! ». Et elle me regarde droit dans les yeux, me défiant de soutenir le contraire. Et je vous jure, c’est moi qui ai baissé les yeux en premier avant de vite tourner les talons tant cette gosse, de 5 ans comme je l’ai appris après, me foutait la trouille. Alors que sa sœur, qui est en fait sa jumelle, est toute mignonne et jolie, elle, elle fait peur avec son regard méchant et ses yeux cernés. Du coup, à chaque fois que je la voyais, je détournais le regard pour ne pas qu’on se zieute les yeux dans les yeux. Evidemment, ça fait beaucoup rire Vicky et son frère surtout quand je leur explique que vu comme elle est effrontée à son âge, elle finira mal.




Si je faisais de la psychologie de bas étage, je dirais qu’on sent de suite laquelle des deux jumelles domine l’autre (et laquelle finira mal, je dis ça, je dis rien). Les parents avaient l’air plutôt gentils, je comprends pas trop d’où vient tant d’effronterie parce que franchement, des enfants qui regardent de façon aussi intense et limite mauvaise à cet âge là, j’en connais pas. Surtout qu’en général, les enfants, ils m’aiment bien (enfin jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que je sais pas quoi en faire, du coup, ils vont jouer avec quelqu’un qui adoooooooore les enfants et les traitera comme les petits princes qu’ils sont). Mais là, cette gosse, elle m’a vraiment fait froid dans le dos. Surtout si on compare à sa jumelle.




Mais bon, à 5 ans, tout n’est pas perdu, si ? D’un autre côté, quand je vois que mon petit cousin de 6 ans va être placé en foyer d’accueil car il bat sa mère, je ne jurerais de rien.

Sinon, à propos de bébés qui font peur, y a qu’à moi qu’ils foutent la trouille, ceux là :




L’été dissolu de Nina B.

Pouuuuuuuce ! Bon, ok, voilà, on est le 30 juillet et j’ai atteint mes limites. C’est ça la vingt-neuvaine, on se croit plus fort que les autres et à un moment, on se rend compte qu’on n’a plus 20 ans et que dormir, c’est aussi une bonne idée.




Cette année, l’été est plutôt beau (enfin, je trouve), il n’est pas rare de sortir du boulot sous un beau soleil et d’avoir envie de lézarder en terrasse avec un(e) ami(e) en sirotant un petit cocktail. Voire deux. A jeun. Autant dire qu’après ça, je ris très fort et pas forcément à propos, ce qui ne dérange pas forcément la personne en face, pour peu qu’elle soit un homme bien décidé à finir la soirée vers des horizons… plus horizontaux, justement. Ca tombe bien, moi aussi (sinon, je reste au coca).



Oui, cet été, je renoue un peu avec mes anciens démons, c’est sex, alcool et rock n’roll. J’ai du rhum dans le sang, des courbatures aux cuisses, des cernes sous les yeux qui se confondent à merveille avec mon smoky eye… Bref, j’ai plus vraiment fière mine et y a des soirs où je ne rêve que de mon lit mais mon agenda se remplit aussi vite que mon compte en banque ne se vide (oui, c’est pas gratuit tout ça). Et comme j’ai rendez-vous avec des gens que j’apprécie (quand même), je ne peux pas dire non. Mes soirées sont prises, mes déjeuners aussi, vais-je devoir rencarder au petit-déjeuner ? Non, impossible, je dois dormir, dormir… Au moins un peu. Car quand mes nuits ne sont pas faites de cocktails, j’ai des conversations jusqu’au bout de la nuit ou presque avec des hommes sur MSN. Au secours, je veux dormir !



Pourtant, de façon déraisonnée, j’ai l’impression que c’est un peu mon dernier été de fête et de débauche. Peut-être que je me trompe mais force est de constater qu’après un mois et demi de ce régime, je ne tiens plus du tout et que je ne peux non plus abuser car je travaille. Oui, je ne crois pas que mon boss apprécierait de me voir arriver vers midi, les lunettes de soleil solidement vissées sur le nez (« mais j’ai une conjonctivite, je dois les garder ! »), la voix pâteuse, le doigt faiblard (gênant pour taper à l’ordinateur), les yeux prêts à se fermer à la première occasion. Non, je ne suis pas payée à ça, non. Je suis payée pour produire du contenu, gérer ma partie des recos, ne pas trop me moquer des agences qui parlent tellement leur langage que je ne suis pas sûre de comprendre. En fait, la question que je me pose est si les communiquants ont un train d’avance au niveau du langage ou s’ils sont plus dans la catégorie bien connue de nos années collège/lycée des ringards qui essaient de parler cool en utilisant des mots soit disant hype mais que seuls eux comprennent.




Bref, est-ce ce foutu chiffre 29 qui me pousse à me dire que je dois profiter de toutes ces folies maintenant car l’an prochain, ce sera trop tard ? Pourquoi j’ai la sensation que je dois profiter à fond maintenant ? Expérimenter, rire, m’amuser, rentrer tard et peu dormir. La vie ne s’arrête pourtant pas à 30 ans surtout que je n’ai pas de projets importants pour ma trentaine. Pas de changement de boulot en vue (et pas l’envie de bouger non plus), de déménagements (non, là, j’ai pris mon quota pour les prochaines années aussi). Un homme ? Ca se programme pas et je doute d’apprécier la vie avec un pantouflard, de toute façon. Un enfant ? Ahahahah, soyons sérieux trente secondes.


Finalement, je crois que j’ai limite hâte d’avoir trente ans, de passer cette barrière symbolique qui me fait raisonner à l’envers, qui me fait précipiter, courir après le temps pour faire tout ce qui me tente avant 30 ans histoire de ne pas avoir de regrets. Pourtant, la vie ne s’arrête pas là. Enfin, j’espère pas.


En attendant, je vais me mettre un peu au vert chez mes parents. Dor-mir. A mon retour, j’aurai encore quelques petites débauches en attente et à la rentrée, quand la nuit tombera à la sortie des bureaux, je referai mon associale. Profitons avant l’hiver !

Paranoïa, on est sûr qu’on n’en revient pas

[Impossible de trouver la chanson dont est extrait le titre… Mais j’ai pas trop cherché non plus]

Lundi soir, retour de soirée, ligne 9, 23h45, je crois (par là). Je suis plongée dans mon livre quand un homme s’assied face à moi, je ne fais pas trop attention, prise dans mon livre. Le métro repart et là, je sens un truc qui me touche les jambes. Oh mince, c’est quoi encore ce délire ?


D’abord, c’est le sac à dos qu’il a sur les genoux qui me frôlent. Je ne dis rien, je ne vois pas le mal. Seulement voilà, le mec en face s’affaisse genre je dors et sa jambe se glisse entre les miennes. Heu ? Bon je me recule un peu sur mon siège en regardant discrètement le monsieur. Ouais, non, évidemment, ce n’est pas précisément mon type de mec, je tape pas dans la cinquantaine. Au fur et à mesure du trajet, ses jambes s’installent autour des miennes, une entre les miennes, l’autre à l’extérieur, je feins de ne rien remarquer. Il a l’air
de s’endormir donc soit il ne le fait pas exprès, soit il guette une réaction de ma part et il n’en aura aucune. Evidemment, c’est là que je me rends compte que je suis en train de lire Lolita de Nabokov. Sauf que même si je fais pas mes 29 ans, j’ai clairement plus le corps d’une jeune ado avec des seins naissants. De toute façon, à l’adolescence, j’avais déjà plein de seins.



Ma station, je me désembrique comme je peux, pas forcément aimablement et je pars sans même le regarder. Mais je suis turlupinée. Le mec avait vraiment l’air de somnoler, ses mains sont restées apparentes et croisées sur sa poitrine (à un moment, j’ai cru que l’une d’entre elles me touchaient mais c’était toujours son sac à dos). D’un autre côté, ce sac, là, il ne cachait rien ? Ceci étant, j’ai du mal à concevoir d’être encore tombée sur un pervers, malgré ma lecture. D’abord lire Lolita n’est pas un signe de perversion quelle qu’elle soit, c’est juste de la culture. Ensuite, je pense avoir eu mon compte, merci. Mais finalement, ce qui m’ennuie le plus, c’est de me poser la question. Est-ce que j’ai pas un peu la manie de voir le mal partout ? Non parce que des frottement de genoux, c’est quand même pas super violent, il m’arrive d’être plus intime avec des inconnus aux heures de pointes.



Au fond, je trouve assez triste de se sentir agressée au moindre effleurement, de se demander si c’est accidentel ou non. Et qu’à chaque fois, on parte dans le bon vieux laïus du « mais merde, j’ai le droit de sortir dans la rue et de lire du Nabokov sans être emmerdée ! ». Ce qui arrive relativement souvent genre hier, personne ne m’a tripotée, effleurée ou quoi que ce soit du style. Le seul contact physique avec des hommes se sont limités à des effleurements de doigts quand on m’a tendu un briquet (parce que j’oublie toujours le mien) ou le ticket du Monoprix. D’ailleurs qu’est-ce qu’il était choupi le caissier dis donc. En fait, je me demande si faut pas prendre le laïus à l’envers : « mais merde, un corps étranger a le droit de m’effleurer (par accident, je précise) sans que de suite, je me sente victime d’harcèlement sexuel ».




Bref, en attendant, je ne sais toujours pas si je suis paranoïaque ou aimant à pervers. Et si je devrais donc mettre une couverture opaque sur mon livre.

Mets ta crème, fillette

[Aujourd’hui, je lance une nouvelle rubrique « lettres à mon ancien moi », idée piquée à Vicky mais elle m’a dit que je pouvais]

Chère moi d’avant,

J’ai des tas de choses à te dire, je ne sais pas par où commencer. Tu sais, aujourd’hui, à 29 ans, je me rends compte que si j’avais fait quelques trucs un peu avant, ma vie serait peut-être un chouia mieux. Oh, ne panique pas, je ne suis pas une pauvre chose désespérée, loin s’en faut. Je te parlerai de plein de choses plus tard mais commençons par la base, veux-tu. Je vais te parler hygiène et soin du corps.


Donc  là, tu as 13 ou 14 ans et t’es un peu le vilain petit canard, cet âge particulièrement ingrat ou tout ne pousse pas en même temps sur ton visage et ton corps. Oui, rassure-toi, un ado, c’est moche, toi comme les autres mais on ne s’en rend compte qu’avec le recul. Non parce que là, tu kiffes…  Pardon, craques (le verbe kiffer n’existait pas en 93-94, selon mes souvenirs) sur des mecs à la voix muante et à la moustache de poils de cul poussant ridiculeusement sous leur nez.  Bientôt, tu vas adorer les voir arriver en classe avec un immense hansaplast leur barrant la joue se la jouer mâle viril « je me suis coupé en me rasant ». Je te jure, c’est excellent.



Bref, donc tu as 13 ou 14 ans et une connaissance limitée de ton corps puisqu’il te faudra attendre un cours de bio où le professeur nous expliquera qu’à la puberté, le corps change pour remarquer que, ah ben oui, tu as une taille et des hanches. Les seins, tu le savais déjà.  Mais justement parce que ton corps change, tu vas arrêter de le laisser en jachère comme tu le fais. Non, je ne parle pas épilation, à la limite, ça, on s’en fout pour le moment (il sera toujours temps de souffrir ma fille). Je te parle de soin du corps, vraiment.


Pose toi devant la glace et regarde. Tu les vois ces vilaines zébrures rouges qui apparaissent sur ton ventre, tes hanches et tes seins ? Alors c’est ce qu’on appelle communément des vergetures, c’est la peau qui se craquèle car trop tendue vu que tu passes du corps d’une enfant à celui d’une femme. No panic, c’est normal.  Et là, que se,passe-t-il ? Maman, toujours bien intentionnée (ta mère est toujours bien intentionnée, note ça dans ton crâne, merci), t’offre une crème anti vergetures. Et toi, évidemment, tu trouves ça trop chiant, trop contraignant et tu n’en mets pas. Sache que 15 ans plus tard, je t’en veux et beaucoup. D’abord, fillette, apprends que se tartiner de crèmes est l’une des joies quotidiennes de la femme. Si tu savais tout ce que tu allais te tartiner dans quelques années… Difficile de croire que toi et moi soyons la même personne.  Mais voilà, tu as raté ça et maintenant, moi, j’ai des cicatrices. Oh, elles ne se voient pas trop, ok, vu que je suis un peu blanche comme un cul. Oui apprends que vers 17 ans, tu vas perdre ta capacité à bronzer, c’est comme ça. Mais tu vas devenir plus bonnasse et tu auras des cheveux superbes, ça compense. D’ailleurs, tes cheveux, t’es mignonne mais tu les coiffes et tu les laves un peu plus régulièrement, merci.



Tant qu’on est à parler d’hygiène, tu as des boutons, ma fille. Normal, tu es ado et en plus, tu n’en a pas tant que ça. C’est vrai mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire. Alors tu vas me prendre ce flacon d’eau précieuse et t’en servir. Oui, je sais, en 93-94, l’eau précieuse puait, tu la détestais. Je me souviens de cette odeur, ça sentait la vieille fille vierge (ma mère m’expliquait que les vieilles vierges, genre les nonnes, avaient une odeur particulière. On en apprend tous les jours). Bonne nouvelle, dans 15 ans, ça ne sentira plus rien et tu en mettras tous les jours avec bonheur. Oui, je t’ai dit que tu allais passer beaucoup de temps dans ta salle de bain plus tard même si là, ça te semble un peu improbable vu que tu te contentes du minimum vital (et tu te prives de bien de sources de plaisir, ma petiote, si tu savais. Rien de sexuel, là dedans, t’as 13 ans et tu ne conçois pas qu’un garçon puisse mettre son zizi dans toi et c’est très bien comme ça). Mais bon, je sais, ça pue mais on s’en fout. Déjà, tu as la chance de ne plus avoir d’appareil dentaire contrairement à tes camarades, une belle peau te fera le plus grand bien.



La prochaine fois, je t’apprendrai l’importance de faire du sport. Si ! Parce que figure toi que dans 15 ans, tu te découvriras sportive. Incroyable, non ?

The epilator

Par Tatiana

Je trouve que ça manquait un peu ici des articles test de trucs de filles, alors aujourd’hui n’est pas coutume, je vais vous parler de trucs de filles. Commençant à  m’installer dans ma contrée far far away, il me manquait une chose une seule afin de me sentir complètement chez moi : un épilateur !!! Vois-tu si tu n’es pas une fille tu ne te rends sûrement pas compte de l’importance de la chose, mais crois moi c’est capital dans la vie d’une fille une chose comme ça. L’épilateur c’est le meilleur ami de la fille, il la suit partout, en voyage d’affaires, en vacances… Grâce à lui elle a le galbe de la jambe doux et impeccable. Elle peut faire péter la minijupe sans honte et provoquer le mâle que tu es, langue pendante et oeil vitreux. Mais bon je m’égare là.

Vois-tu moi j’en avais d’épilateur avant de partir. Ça faisait longtemps que je l’avais, au moins 10 ans je crois. Un truc du genre quoi. 10 ans de bons et loyaux services, c’est rare quand même et ça mérite d’être souligné. Mais je dois dire que comme dans toute relation, au bout d’un certain temps on se lasse et on commence à regarder ailleurs. Faut dire qu’il y avait le choix sur le marché. Et un choix alléchant. Alors j’ai pris une grave décision : celle d’abandonné mon compagnon fidèle pour de nouvelles aventures. En gros, j’ai laissé mon ancien épilateur chez mes parents pour pas encombrer ma valise. Et j’ai bien fait !

Me voilà donc à far far away à la recherche d’un épilateur pas trop cher car j’ai pas beaucoup d’argent. Je rentre donc dans l’équivalent d’un grand magasin chez nous (je dis l’équivalent mais c’est loin d’être l’équivalent). Me voilà rendue au rayon électroménager devant une rangée d’épilateur. Et là grosse surprise : il y a une méga promo. Genre plus de 50% sur un des épilateurs. Il est genre super perfectionné : il va sous l’eau, il fait épilateur et rasoir électrique… Je regarde les autres, mais celui-là est tellement peu cher que je l’achète. Et me voilà partie avec le panasonic ES 2067





les caractéristiques en résumé  :  

Epilateur à pinces 3 disques rotatifs

Rechargeable – Autonomie de 30 minutes

Têtes rasoir / tondeuse – Accessoires zones sensibles

Epilation Wet & Dry – Etanche

Et le blabla commercial qui va avec :  

Le système Wet & Dry (utilisation sur peau sèche ou sur peau humide) vous permet d’humidifier les 3 disques rotatifs de l’appareil et d’appliquer du savon liquide dessus. En mettant l’appareil en marche, de fines bulles sont produites créant ainsi de la mousse qui permet de redresser les poils et de les enlever plus facilement et plus rapidement. L’épilation sur peau humide offre une épilation agréable et réduit les rougeurs de la peau.

Les 3 disques agissent en rotation verticale et horizontale afin de retirer tous les poils quel que soit le sens de pousse. Ces disques se rétractent pour épouser les contours de votre corps assurant une épilation tout en douceur et pour ôter même les poils les plus courts. Cette technologie innovante permet une épilation rapide et efficace.

Et maintenant le principal = mon avis sur la bête :  

Alors hier je l’ai sorti de la boite et je me suis empressée de l’essayer sous la douche. En regardant les différentes têtes ça impressionne un peu. Moi qui avais un vieil silk epil des années 90, je me retrouve avec un épilateur à 3 têtes. C’est presque flippant mais bon.  D’abord, je dirais que j’ai découvert les joies du rasoir électrique, ou le rasoir qui coupe pas comme l’autre. en plus il y a une tête tondeuse pour le maillot. Autant vous dire que je me suis bien éclatée. Pour la tête aisselle je suis pas encore convaincue, mais d’un
autre côté mes poils étaient pas forcément hyper longs. Et la tête principale je l’ai essayée qu’à sec et je trouve que ça n’épilait pas parfaitement. Mais il faut que je l’essais sous la douche avec du savon (comme ils disent dans la pub). Par contre je suis à 100% fan de l’épilateur qui va sous la douche et se nettoie à l’eau. Ça je trouve que c’est hyper pratique et on gagne du temps, car sinon d’abord tu dois t’épiler et après tu prends ta douche.

Mais ce que je retiendrai parmi tout c’est qu’il m’a coûté 27 euros et qu’il est vendu presque 90 euros en FRANCE !!! Si c’est pas la classe ça…

J’te lèche ta chatte

Dans la vie, on a tous nos petites malédictions. Si des fées se sont penchées sur mon berceau, la vilaine carabosse m’a fait un bien étrange cadeau, outre ma grande distraction : la langue maudite.



La langue maudite est un phénomène étrange qui me pousse à dire assez forts des termes sexuels au moment où je vais me payer une affiche. J’avais raconté dans le temps l’affaire anulingus (ça va faire plaisir à mon petit troll chéri) : au resto avec Emma et Gauthier, on parlait de l’épisode de Sex and the city sur le sujet et au moment où je dis « anulingus » de façon forte et distincte, un silence se fait et tout le monde m’a entendue. Un malheur n’arrivant jamais seul, deux ans plus tard, je raconte l’histoire à Gabriel et pile au moment où je dis « anulingus », je vois apparaître sous mes yeux ébahis la main de la serveuse me tendant mon dessert. Mais pourquoi ce mot jaillit-il toujours de ma bouche au mauvais moment ? Non parce qu’autant ça a fait marrer Gabriel, autant la dame qui nous servait, je suis moins sûre.


Alors en mon âme et conscience, j’avais décidé de ne plus dire anulingus en public. Sauf qu’en fait, la langue maudite marche sur d’autres mots. Mise en situation : mercredi soir, je vais prendre un verre au Brebant avec Perséphone. C’est marrant comme je me retrouve souvent au Brebant, malgré moi vu que ce n’est pas une volonté de ma part (mais j’ai rien contre non plus). A noter que je rencontrais la demoiselle pour la première fois. On s’attable, on commande, on boit et on papote. Je lui raconte ma folle histoire passionnante de plombiers pour ma machine à laver et là, elle me dit « non mais tu vas pas être toute seule chez toi quand il viendra ? ». Heu… Pourquoi, tu crois que c’est potentiellement dangereux ? Non parce que j’ai beau avoir vécu des histoires qui sont pas toujours sympa sympa du genre la bagarre dans le métro, donc, le mec qui me touche les fesses dans le train, le psychopathe qui m’a menacée de mort ici même et le fameux voyeur de la fenêtre. Donc je  rappelle les faits : avant, j’habitais au rez de chaussée côté rue et un soir, je me baladais à poil chez moi avec les volets à peine entrouverts pour laisser passer un filet d’air, fenêtre ouverte. Je me couche et là, j’entends des espèces de sifflements dans la rue donc je commence à pas me sentir super à l’aise, je remonte les draps jusqu’au menton, j’éteins la lumière et là, j’entends « j’te lèche ta chatte ».



Donc, EVIDEMMENT, pile au moment où je prononce « je te lèche ta chatte », avec force de gestes car je parle avec les mains (je suis une fille du sud), le serveur passait à côté de notre table. Oh la tête ! Le mec s’est figé et m’a regardée ne sachant trop comment réagir avant de me voir piquer un fard. Mais pourquoi, POURQUOI ça m’arrive systématiquement ? Alors qu’en plus, on ne parlait pas de sexe, finalement, je ne faisais pas de propositions salaces à la jeune demoiselle. Surtout que les propositions salaces, je les fais
à voix basse.  Mais bon, voilà : langue maudite.





Du coup, je vais définitivement arrêter de parler sexe ou n’importe quoi approchant au bar. Et boire aussi parce qu’une goutte d’alcool et je m’anime comme un sapin de noël surchargé de guirlandes lumineuses.


Un jour, j’apprendrai la discrétion.

Tu veux voir mon tuyau ?

Aujourd’hui, c’est jeudi, c’est plomberie. Parce que vois-tu, lecteur, des fois, j’ai des fulgurances et la dernière en date a consisté à prendre un plombier pour installer ma machine à laver qui moisit depuis 8 mois dans ma cave car entre l’emploi du temps d’Anthony et le mien, il y a une énorme incompatibilité.



Ne sachant trop comment m’y prendre, je tape « plombier » dans google et je tombe sur un site qui me propose de faire des devis. Chouette, c’est pile poil ce que je veux.  Quelques jours après, je reçois un mail m’informant qu’aucun des prestataires du dit site n’est intéressé par ma proposition (non chiffrée, je précise) mais que peut-être que si je veux repeindre mes murs, je trouverai mon bonheur. Heureusement, twitter est mon ami et Clément me conseille d’aller poser une annonce sur tokup.fr . Judicieuse idée, j’ai reçu plein de réponses.


Le souci, c’est que je n’y connais rien en plomberie et ma dernière expérience en la matière ne m’a pas vraiment laissé de bons souvenirs. Un premier me propose 165 euros ttc. Merde, c’est plus que je pensais. Heureusement, les propositions pleuvent, des prix plus raisonnables (de 60 à 100 euros), des plus élevés. Mais mes chouchoux, ce sont les bradés. Certains me proposent 10 € de l’heure. Sachant que l’intervention ne durera pas plus, je fronce un peu les sourcils, ça sent un peu l’arnaque.


Mais mon chouchou, c’est celui qui me propose un devis à 15 euros et qui me dit : « ON SE VOIT ET ON VOIT CE QU’ON FAIT ». En majuscule, oui. Non mais t’es sérieux mec ? Tu l’as pas vue la vidéo avec Clara Morgane qui dit que quand c’est non, c’est non ? Tu crois que j’ai posé l’annonce pour réaliser le fantasme du plombier, fantasme qui n’est d’ailleurs pas mien ? Pas ma faute hein mais le peu de plombiers que j’ai croisés, ils ne me titillaient pas le neurone sexuel. Je crois que c’est lié à la raie des fesses qui dépasse du vieux jean, ce n’est en aucun cas sexy. Sauf à la limite sur Gisele Bunchen mais elle ne m’excite pas des masses non plus. Quoi que jeune, ma mère avait un réparateur de machine à laver que j’aurais bien grignoté même si à l’époque, j’étais chaste.


Bon, en comparant, pesant le pour et le contre et évidemment en utilisant le joker appel à une connaissance (mon papa quoi), j’ai pris Laurent28 qui me prend 60 euros ttc. Sauf que Laurent28, il habite devinez où ? Dans le 28, appelé aussi l’Eure-et-Loir soit pas trop mon coin quoi. Mais si, si, il vient sans soucis, reste à fixer le rendez-vous, je  vais le caler ce week-end et fini la laverie ! De sacrées économies en perspective car à chaque fois, il me fallait une dizaine d’euros en pièces ce qui m’imposait d’acheter plein de choses à différents endroits en m’arrangeant pour en avoir à chaque fois pour quelques centimes ou 5 euros et quelques pour qu’on me rende plein de pièces.  Et puis, je vais pouvoir faire des machines quand je veux, pas juste entre 9 et 21h et faire autre chose pendant que ça tourne.

Maintenant, j’attends de voir Laurent28 à l’œuvre, ma poisse légendaire en terme de domesticité (genre livraison de meuble, souvenons nous ensemble) me fait craindre des conneries. La question est : après avoir failli mettre le feu, vais-je inonder mes voisins ?

Demain, je vous parlerai de la malédiction qui me poursuit : y a toujours un serveur qui arrive dès que je dis une énormité à caractère sexuel.

Et bien sûr, le trèèèèèès bon clip de Clara Morgane et du plombier.

Qui veut m’épouser ?

« Elle est bonne à marier ! ». Ok, cette expression m’énerve à un point hallucinant puisque je pense que ne pas être une parfaite ménagère fait de moi une femme idéale, j’ai plein d’autres qualités. J’en avais déjà parlé. Mais hier, j’ai un peu atteint le summum de mes talents en arts ménagers. Oui, ce blog raconte ma vie en ce moment, désolée.



En fait, en ce moment, je mène une vie légèrement dissolue faite de fêtes, alcool, restos et même de sexe donc forcément, je fais de super économies de gaz en ne mettant plus les pieds dans la cuisine que pour faire du café et donner à manger au chat parce que quand même. Je me prépare aussi mon pique nique du midi mais pas tous les jours, ça dépend de mon taux d’alcoolémie au réveil. Oui parce que la vieillesse aidant, j’ai découvert que 3 mojitos avalés avant 1h du mat et malgré un McDo derrière, le lendemain matin, je tangue encore.  Je vieillis, je vous dis. Bref, même si la cuisine de mon nouvel appart est top, j’y vais plus.



Hier soir, rentrant pas trop tard de ma séance de sport, je me dis que je testerais bien le truc que j’ai acheté, un espèce de steack au boulgour, sarrazin et comté. Oui, j’aime les sensations fortes.  Donc j’ouvre le truc et déjà, je m’étonne un peu de l’odeur de chocolat qui s’en dégage car ça n’a aucune raison de sentir ça. Bon bref, je mets le steack dans la poele et je retourne sur MSN discuter avec Vicky, ça donne à peu près ça :

Nina : C’est bizarre, je cuisine un truc à base de boulgour, sarrazin et comté, ça sent le chocolat, c’est concept

Vicky : Heu ? Ah oui, c’est sympa

Nina : Ah tiens, c’est concept, ça a pris feu

Vicky : Hein ? Quoi ?

Nina : Non mais ça a l’air bon sous le carbonisé quand même.

Vicky : Mais attends, tu veux dire qu’il y avait des flammes ?

Nina : Ben ouais.


Oui, hier soir, j’ai mis le feu à ma cuisine. Enfin, juste à la poele. Et comme je rentrais de quasi 2h de sport, j’ai pas paniqué, j’avais plus la force, je me suis contentée de couper le feu et souffler dans la poele. Mon self control m’épate. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que ma mère est légèrement coupable de m’avoir porté la poisse : je dois régler mon assurance habitation car je ne suis plus couverte depuis le 05 (j’ai des soucis avec la paperasse) et elle me fait « non mais tu comprends, si tu mets le feu à l’immeuble, on est totalement ruinés ! ». Et bien, on a eu chaud.




 Mais comme je suis pas rancunière, j’ai retenté l’expérience ce matin pour mon déjeuner du midi (je ne mange pas de steack végétarien au petit déj quand même). Et je n’ai mis le feu à rien. Je progresse. Peut-être qu’un jour, je serai même motivée pour faire de la vraie cuisine, autre que des trucs quasi prêts qui ne me demandent que 2 mn de préparation mais au vu de mon emploi du temps, 2 mn, c’est déjà beaucoup.



Demain, je vous parlerai plomberie, on va rigoler.

Je suis corrompue par la pub

Je vous ai pas raconté mais voilà : le 09 mars 2009 (09-03-09,  ça fait très ésotérique comme date), j’ai signé mon contrat pour mon nouveau boulot, ce qui n’est pas une nouveauté en soi. Ce qui l’était plus, par contre, c’est que dessus, il était écrit en toute lettre que mon contrat dépendait de la convention collective publicité. Oh mon Dieu, je suis devenue une pubeuse !

Alors, oui, je travaille dans la pub, ce qui représente un léger virage dans ma carrière, par rapport à ce que j’ambitionnais. Léger car j’ai retrouvé la dimension rédactionnelle que je n’avais pas dans mon précédent boulot. Même qu’on me définit comme « la rédac chef de service » (oh yeah !). Donc techniquement, je reste dans les rails de ma formation sauf que maintenant, je dois parler marketing. En fait, ça veut dire parler franglais. Je n’ai plus de réunions mais des brainstorming ou think tank, je ne reste pas en contact mais « stay tuned », je sais ce qu’est un benchmark et j’utilise des mots étranges comme CPC, CPM, RP… Oui, il m’a fallu un temps d’adaptation mais bon, ça va, j’ai compris l’essentiel. Même si la première fois que mon responsable m’a demandé de faire un « trend des dernières inscriptions », je lui ai répondu : « Heu … un quoi ? ».

Donc me voici dans la pub. Et bien, c’est assez différent de 99 francs, du moins de mon côté, je ne suis pas créa. J’ai pas vu passer ne serait-ce qu’un grain de coke, pas vu de pute passer, rien. Par contre, y a le monde magique des agences de comm. Je connaissais déjà celle de ma sœur qui a un vrai powerplate dans son open space « mais personne ne s’en sert parce que c’est la lose d’en faire devant tout le monde et en plus, on n’a pas de douches »,  j’ai découvert l’agence conviviale de Lavande sur Seine. Quand on entre, on a des hautes tables et sièges pour patienter avec des magazines et en avançant vers le fond, on découvre une pièce avec de grands bancs, des frigos grands comme mon appart garnis de boissons en tout genre et un jardin super sympa. Et en plus produit, si on arrive le matin avant 10h, y a café et viennoiseries en libre service. Ca me donne envie de pleurer de joie de voir tout ça, je veux bosser là. Parce que bon, nous, nous sommes une petite agence donc nous n’avons ni viennoiserie, ni café et même pas un frigo. Mais dans la plupart des agences, c’est trendy, c’est smart, cosy et tutti quanti.

Mais surtout, dans la pub, on parle de budgets qui équivalent en moyenne mon salaire annuel et même pas pour des grosses campagnes. On parle d’ailleurs en k-euros, quelle classe. C’est sans doute pour atténuer un peu le vertige. Le truc, c’est que tout cet argent blase et que mon salaire que je trouvais sympa lors de mon embauche me paraît un peu un pet de mouche. Du coup, je vais demander une augmentation en fin d’année, pour la peine.

Il n’empêche qu’on monte aussi des opérations RP et là, je suis ravie car j’apprends. Je me rends compte que l’événementiel me plaît énormément. Tiens donc… Ben oui, à 29 ans, il est amusant de voir que finalement, on a peut-être en ligne de mire des métiers auxquels on ne pensait pas être destinés pour cause d’études mal choisies. Il n’empêche que je sens que je vais utiliser mon crédit DIF (les formations sponsorisées par l’entreprise, là) dans ce créneau car j’ai tout à apprendre, l’envie et que oui, ça se justifie carrément. Limite, j’aurais le temps, je chercherais un master pour le faire par correspondance. Mais le temps, non, je l’ai pas mais alors pas du tout.

Bref, l’univers de la pub, c’est smaaaaart, les gens se tutoient, se renvoient la balle en cas de problème (très drôle : au vu de la multiplication exponentielle des prestas, ce n’est jamais la faute de personne in fine), on s’aime par devant pour se tailler des shorts par derrière. Et encore, nous, on ne fait pas vraiment de compétitions (présentation de projets pour l’obtention d’un budget) mais ouais, y a pas à dire, qu’est-ce qu’on se marre. Ca manque juste un peu de champagne à mon goût.

Laverie story

Hier, j’ai découvert malgré moi qu’être une blogueuse influenceuse ne sert à rien. Parce que j’ai beau faire des soirées avec Nikos ou Bernard Montiel, quand je demande sur twitter qui peut aller faire un tour à la laverie à ma place, personne ne me répond. L’influence, c’est donc pourri.


Surtout que la laverie est un univers étrange. En y allant hier, j’avais décidé de vous saouler avec en représailles du genre « oh, l’été, le tambour qui tourne, ça fait des mélanges de couleurs, du rose, du rouge, du vert, du orange, c’est trop beau » et de l’odeur de la lessive qui me rappelle mon enfance et que j’aime bien. Et ce doux plaisir qu’est celui de renifler son linge sortant du sèche linge, chaud, sec et sentant bon la lessive, mmmmmmmm !



Sauf que la laverie est un lieu de péripéties. Et ben si. Et comme on parle de moi, évidemment, il s’agit de péripéties à la con. Il y avait eu la fois où un mec s’obstinait à me parler alors que je n’en avais pas envie et que je répondais par monosyllabe avant de replonger le nez dans mon bouquin. Mais ça, ça ne m’arrive pas qu’à la laverie donc rien d’exceptionnel en soi. D’ailleurs, faudra que je fasse un article sur le sujet. Mais hier, ce fut le pompon de la pomponnade, comme on dit, le « putain mais fais chier la laverie ! ». D’ailleurs, j’ai demandé des devis à des plombiers pour installer ma machine parce qu’au vu des emplois du temps d’Anthony et de ma petite personne, on va avoir du mal à se trouver un créneau avant octobre. Au moins.



Donc hier, j’arrive, y a une famille de Pakis en train de ranger leurs affaires et un mec au fond, je dis bonjour, la famille me répond. Oui, bon, quand je dis Paki, je sais pas s’ils l’étaient vraiment mais quand j’étais petite, il y avait une famille de Pakis dans mon école et du coup, tous les hindous sont Pakis pour moi. Ouais, je sais, je tends le bâton pour me faire battre, je frétille d’impatience de lire un comm me traitant de raciste.  Bref, passons.  Le temps que je remplisse le tambour de mes fringues roses, rouges, vertes, oranges, bleues et pailletées (c’est l’été), la famille s’en va et là, je remarque le mec qui reste. Il n’a pas l’air très net net surtout qu’en regardant bien, aucune machine ne fonctionne. Qu’est-ce qu’il fout là ? Le temps de lancer ma machine, je comprends : c’est un poivrot dans le sens classique du terme, totalement aviné et qui ne s’est pas lavé depuis un petit moment. La laverie devant faire 20 m², je sens qu’on va rigoler pendant l’heure qui suit.


Pour commencer,  je sors pour appeler mes parents et fumer une clope, histoire de gagner un peu de temps. Je tombe sur mon papa, j’arrive à faire tenir la conversation 10 mn, un exploit vu que mon père n’est pas locace mais ma mère dort. Je lui dis que le  monsieur aviné me fait un peu peur. Sur ces entrefaites, Vicky appelle, je lui redis que le monsieur me fait un peu peur. Une fois ma clope terminée, je finis par retourner à l’intérieur. Dilemme : où m’asseoir. Soit je prends les fauteuils qui tournent le dos au poivrot mais qui me laissent proche de lui (à moins d’un bras de distance), soit je me mets ceux en face mais qui risquent d’enclencher un contact visuel. Bon, on va prendre le contact visuel. A peine assise, il me parle « ça vaaaaaaa ?

– Oui.

– Rrrrrrroooooooglougrooooooooagrrrrrrmuuuuuuuuuu

– …

– Roooooooooooooarrrgggggggrouuuuuuuoaloperoarooooooooo « 

Oui, il me semble avoir entendu un salope mais je ne peux pas être affirmative et je sens que ça va être long surtout que dès qu’une voiture klaxonne, il crie des « roooarrrrrr ta gueule ! ». Okayyyyyy, on va tous prier pour que je ne me prenne pas une baffe avant la fin de ma lessive.



Finalement, non, le monsieur a passé son temps à faire des « rooooooooo », à cracher et à regarder une machine vide, me demandant juste si on était bien dimanche. Moi, j’étais tendue comme un string ne sachant ce qu’il allait faire et je n’ai fait que trois sessions de séchage au lieu de 4. Mais que pouvais-je faire, au fond ? Je n’allais pas appeler la police vu qu’il ne m’a pas agressée (sauf le salope, à la limite, mais je suis pas sûre), même si je le sentais potentiellement agressif . L’état d’ébriété est certes condamnable sur la voie publique mais je ne sais pas si la laverie ça compte. Et en fait, au vu de ses étranges « roooooooo », je me suis demandée un moment si je ferais pas mieux d’appeler le SAMU, finalement.


Voilà, sur le coup, ça m’a un peu gonflée parce que je ne trouve pas vraiment normal de subir ce genre de personnes qui risquent de péter les plombs à tout moment, comme je l’ai vécu par le passé (il m’en arrive de ces choses) D’un autre côté, le mec ne m’a pas fait de mal et ne faisait rien de répréhensible, je ne crois pas qu’une laverie libre service soit interdite aux gens qui ne lavent pas leur linge.


Alors la prochaine fois que je demande à mes amis twitter d’aller à la laverie pour moi, acceptez, ça vous évitera des articles du genre. Non mais !