Opération : trouvons un cavalier pour le mariage de ma sœur

Ce week-end, je suis partie pour quelques heures dans mon pays chéri, là où ma mère me gave car elle trouve que j’ai maigri et qu’il m’est interdit de lever le moindre petit doigt car « tu te reposes ! ». Ma mère est géniale. Et en plus, elle nous achète plein de fruits exotiques à se damner. Cette précision n’est là que pour glisser la photo suivante dont je suis un peu fière.

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Durant ce week-end repos sans osthéo car il n’a pas pu me prendre (fais chier), une réunion aux sommets s’est organisé. En présence : ma mère, ma sœur redescendue et son futur mari, la témoin de celle-ci Virginie et ma tante Geneviève, spécialiste de la déco. C’est la nana qui a réalisé une console chez elle en mosaïque miroir, je pleure de bonheur devant
à chaque fois. Donc j’écoute tous les échanges d’une oreille distraite car je ne me sens pas extrêmement concernée par la déco du mariage et surtout que je ne dispose pas d’un avis éclairé. Non mais sérieusement, essayez de participer au débat : « combien de dragées doit-on prévoir par personne », vous.  Seulement, une phrase, spécifique, a retenu mon attention : « Oui mais Virginie, si tu te trouves un cavalier, va falloir que Guillaume se trouve quelqu’un aussi car ça va faire 13 à table sinon ». Oh mais c’est vrai, j’ai pas de cavalier, moi !

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Retour en janvier, mes parents montent sur Paris et je décide, dans un grand élan d’inspiration, de leur présenter l’Amoureux et ma sœur me demande légitimement si je viendrai au mariage avec lui ou non. Ben oui, je suppose… Bon, ben 3 jours après, c’était fini (sans rapport avec la présentation avec mes parents et non, c’est pas un connard vu que c’est un peu moi qui ai imposé une prise de décision. Bref). Du coup, à J- je sais pas bien combien et j’ai la flemme de compter, me voilà sans personne pour m’accompagner. Oh, je sais que je trouverai bien une âme charitable pour me seconder si besoin. Mais relisez bien le titre de cet article : je ne cherche pas un accompagnant mais un cavalier.

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Samedi  19, je suis allée à une soirée anniversaire avec des gens de la plongée. Pas ma soirée surréaliste, une autre (guère plus brillante in fine, j’étais plus très nette à la sortie, essentiellement parce que j’avais la face recouverte du rouge à lèvres de mes copines à la sortie). Alors que la plupart des convives étaient partis, un de mes potes de la plongée me saisit et se met en tête de danser la salsa avec moi. De 1, je n’ai jamais pris de cours de danse de ma vie et de 2, je suis un peu très pompette. Ce qui donne à peu près : « Bon écoute moi, tu fais 1, 2, 3, coup de cul ! 1, 2, 3 coup de cul !
– Hihihihi
–  On y va ?  1, 2, 3, coup de cul ! 1, 2, 3, coup de cul !
– Bleeeeh… »
Oui, j’ai pas trop maîtrisé quoi que ce soit mais depuis quand on essaie de faire danser une fille saoule aussi, hein ? Or dans le mariage, que trouve-t-on en fin de repas ? Le bal ! Et que joue-t-on en début de bal alors que t’es même pas encore bourré et que t’as un peu envie d’éliminer les 15 plats que tu viens d’avaler ? Les vieilles valses, tangos et
autres fox trot. Les danses géniales à danser quand tu sais, incroyablement mortelles sinon.

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Donc la problématique est la suivante : je dois vite trouver un cavalier pour pouvoir prendre quelques cours de danse d’ici le mariage histoire de briller sur le dance floor. Et accessoirement quitter ma panoplie de petite chose fragile qu’on m’a également affublé ici puisque ce week-end, toutes mes tantes croisées (deux en tout) m’ont regardé genre « ça
vaaaaaaa ? ». Puis ça évitera également que ma mère fasse remarquer 5 fois en 15 mn qu’elle s’est trompée et avait dressé 6 couverts au lieu de 5…

Next !

Par PinkLady

 

J’avais prévu de vous concocter une playmo story inédite mais j’ai légèrement été débordée donc je vous rediffuse de l’ancien. Ouais, je fais un peu ma pétasse
overbookée !

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Et pour prouver que je mens pas en disant que j’ai commencé une histoire inédite, une petite vignette teasing :

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J’ai testé pour vous l’aquabike

Par PinkLady

Eeeeeeeeeet salut à tous ! Ca va bien ? C’est dur-dur en ce moment, hein ? Le mauvais temps, le froid, on a bien envie de rester sous la couette avec un bon livre, un bon DVD, un bon amant ou une bonne maîtresse ou encore une grosse paire de chaussettes. J’ai dit « ou », pas « et », le modèle amant n’est pas compatible avec les chaussettes au lit. Non mais c’est vrai, vous pensez que ça sert à quoi les pieds froids ? A jouer à « si tu m’embêtes, je colle mes pieds tous froids sur toi, mouahahah! ». Jeu à éviter cependant si M. a un syndrome de Raynaud. C’est du vécu, oui.

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Bref, on le sait, l’hiver est le meilleur ami du capiton, du bourrelet plein de raclettes, de fondues, de patates, chocolats chauds… Heureusement, lecteur honnissant l’adipeux, je suis là, je te guide et je te fais découvrir de nouveaux sports, genre l’aquabike. Oui alors quand je dis nouveau, c’est nouveau pour moi, te la ramène pas avec un « non mais t’es trop à la masse, petite, ça fait 3 ans que j’en fais! ». Pfffff. Donc je reviens à mon aquabike. 

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Tout est parti d’une supplique d’une camarade qui veut mincir car la vie de couple, c’est la menace number 1 de la silhouette. Moi j’ai de la chance, quand je suis amoureuse, je mincis. Là, tel que vous me lisez, mon cul est tranquillement carré dans mon pantalon sac d’os, le fameux pantalon dans lequel notre cuissot refusait de glisser il y a peu mais qu’on avait espoir de remettre. Ben moi, c’est fait, lalala. Mais pour continuer à mettre le pantalon sac d’os (et même en acheter des plus petits en espérant pouvoir un jour y rentrer), faut pas se relâcher. Donc avec copine-en-couple, nous avons lancé l’opération « arrêtons les capitons et pédalons ! ». Sauf que le vrai vélo, ça me fait peur (rapport aux voitures, c’est pas le vélo qui me fait peur, c’est gentil un vélo) et en salle… Ben l’abonnement coûte une blinde. Donc l’idée est d’aller dans des piscines et de louer des vélos exprès pour pédaler dans l’eau. Mais pour bien procéder, nous nous sommes offerts un cours dans un centre cosy via Dealissime (c’est un groupon like. Cet article n’est pas sponsorisé). 20 € au lieu de 35 ! Pour 30 mn de cours, oui… Je sais, à ce prix là, il peut être cosy le centre ! Mais venons en au sport en lui-même.


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Après une douche obligatoire (bon point), nous voilà dans un petit bassin avec 7 vélos : 6 élèves et un prof. On grimpe sur nos appareils et il nous explique : faut qu’on se donne à fond mais si on sent qu’on ne suit plus, on se calme. Attention à ne jamais s’arrêter de pédaler, c’est pas bon pour le coeur. Non mais mon petit poulet (j’aime me montrer mentalement familière avec le prof de sport, histoire de désamorcer le traumatisme de l’époque du lycée), tu sais pas à qui tu as affaire, je vais pédaler plus vite que Jeannie Longo, tu vas voir. 


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Pendant 30 mn, on fait donc du vélo dans l’eau avec pas mal d’exercices à base de paliers : on commence tout doux, on progresse en vitesse à chaque top : « allez, on donne tout! Au prochain top, redescendez à 70% de vos capacités ». Oui alors moi, je suis à 0, 50 ou 100%, je suis mauvaise en demi mesure. Typiquement, je jogge pas car je suis pas foutue de
doser mon effort, je pars comme une tarée… et je meurs 10 mn après. Mais je tiens bien, j’accélère, je ralentis et on passe en danseuse, youhou ! Curieusement à ce moment là de l’histoire, j’ai mal… au bras. Le gauche, celui qui ne sert qu’à m’embêter. On se met debout sur les pédales ! Allez repassez en danseuse ! Assis ! Danseuse ! Accélérez, ralentissez ! Et soufflez bien surtout ! Oui, monsieur ! A un moment, on reste assises mais on passe derrière la selle pour pédaler façon pédalo. Oh mais c’est bon pour mes abdos ramollos, ça ! D’ailleurs, en fin de séance, on s’en fait une petite séance. Mes mollets sont plus résistants que mon 6 pack… Après quelques étirements, fin de la séance, douche et rentrage maison.


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Bilan ? J’ai hyper bien dormi cette nuit là, c’est hyper efficace. Trop cher dans ce centre mais hyper efficace. Du coup, la prochaine fois, on va tenter de s’incruster aux cours à Joséphine Baker : 6 ou 10 € le cours (j’ai pas bien compris leur grille tarifaire rédigée en arial 4). De suite, ça fait moins mal aux fesses !

La soirée qui ressemble à rien

Samedi, j’étais de sortie. Isabelle la rousse organisait une petite fête chez elle plus ou moins pour son anniversaire mais plus tellement vu qu’il était en novembre. Plusieurs membre du clan des 7 étaient là : Isabelle la brune (y avait aussi Isabelle la châtain à la soirée), Alice, Isabelle la Rousse et moi, les trois autres n’étant pas dispo. Une soirée qui tombait à pic vu que ces dernières semaines m’ont bien éreintées sans oublier que samedi, ça aurait fait un an avec l’Amoureux. J’étais donc de charmante humeur, j’ai même failli en pleurer sous la douche. Mais j’ai bloqué, ce qui est un peu con car je crains de me mettre à pleurer pour une connerie après.

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Je retrouve Alice à Châtelet et c’est parti pour un trajet pour la campagne transilienne : rer, bus et une petite marche d’une dizaine de minutes. Le bout du monde. Pendant le trajet, on parle de nos marasmes respectifs (elle s’est retrouvée célibataire deux jours après moi, ça crée des liens) mais je n’ai qu’un mot d’ordre : passer une bonne soirée. Et je vais être servie, ce qui suit fut un grand moment de surréalisme. En chemin, nous nous disions « oh mais ça va être une soirée sympa mais calme, personne ne va se mettre la tête à l’envers ». La vie devrait m’apprendre de ne plus prononcer des sentences sur l’avenir, il suffit que je dise « ceci sera » ou « ceci ne sera pas » pour que l’inverse arrive. Mon pouvoir est fascinant. Donc on arrive sur place, Isa la rousse est encore sous la douche donc on accueille les nouveaux arrivants, deux frères, Arthur et Fabien. Petit à petit, les gens arrivent, un gros convoi de gens de la plongée avec deux Philippe (oui, 3 Isa, 2 Philippe, on se marre), Isa la châtain et Laure. On commence à s’installer pour boire et tartiner des toasts en discutant, Philippe le blond me taquine sur mon étalage de rillettes (j’en mets pas assez) et semble flatté que je l’ai déjà vu à la plongée. En fait, je me suis rendue compte plus tard que je le confondais avec un autre mec. Au fur et à mesure des discussions, je me retrouve à discuter avec Fabien, un des deux frères et j’entends bien que ça jase autour de nous, qu’on nous prend en photo. Oui, euh, ok… J’ai bien noté que le monsieur me trouvait très sympa mais j’ai un peu été claire sur la situation : moi avoir le cœur brisé, merci. 

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Changements de place au gré des excursions sur le balcon pour fumer, Philippe le blond passe à un moment et me parle avec les mains sur mon ventre ( ??) mais je ne fais guère attention. Retour à l’intérieur et je me retrouve à parler au frère de Fabien, Arthur, qui a décidé que j’étais trèèèès à son goût : « Han, t’es belle, t’as des yeux magnifiques, des très beau seins et un beau petit cul ». Le tout à prononcer avec une voix pâteuse, bien sûr. Il m’explique qu’il veut qu’on se voie samedi prochain (pas possible, je suis prise pour de vrai), il me colle un smack, j’arrive à esquiver le suivant. Au bout de 15 mn de « t’es belle, j’ai envie de toi, t’as trop des beaux seins et un beau petit cul », j’arrive à m’échapper. Retour sur le balcon avec Fabien, une fille, Marie, nous rejoint et nous parle de Philippe le blond qui lui a roulé une pelle alors qu’il lui avait mis un vent y a 6 mois (faudra que je vous parle de sa théorie de l’épilation, assez vrai) et d’Arthur qui lui a dit qu’elle avait « un très beau petit cul » et un discours très semblable à celui auquel j’ai eu droit. Là, Isa la brune qu’est ma chouchoute du groupe et qui m’a beaucoup soutenue (ou supporté, je sais pas bien) ces derniers temps arrive et vient me parler de la St Valentin « tu fais quoi lundi ? » « Ben rien ! » « Ah mais la St Valentin, ça sert à s’envoyer en l’air quand on est célibataire ! ». Apprendre à Isa à ne pas dire ce genre de choses devant un garçon que je trouve bien trop sympa pour en faire un sex buddy. Ahahah… Ben, je vais rentrer moi.

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Retour à l’intérieur, on se pose sur le canapé avec Isa la brune, elle me montre les photos de la soirée où Arthur et Philippe le blond essaient de rouler des pelles à tout le monde. D’ailleurs, tiens, Philippe attrape Isa la châtain et lui viole les amygdales. Ah ok. Laure nous rejoint, Philippe commence à se désaper et finit par sauter à poil au milieu du salon. Ah ok.  Je vais retourner dehors avec Fabien, tiens. Dehors, on retrouve Arkan, acteur, qui joue dans une grande série fleuve française (devine laquelle), on discute tous les trois quand Isa la brune arrive pour me dire qu’on doit intervenir car Alice est en train de cajôler Nicolas son ex qui dort et que c’est pas bien. D’ordinaire, je suis l’élite des interventions « Alice » mais là, non, elle décide d’agir seule. On reprend notre conversation et c’est Philippe qui intervient, il arrive torse nu, le pantalon défait et la ceinture ruinée (on avait retrouvé la boucle à nos pieds) et très chaud, il finit par carrément se foutre à poil.


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« Bah ça te fait quoi ? me demande-t-il.

– Heu, rien… »

Donc on continue de tous discuter tranquillement, lui les couilles et la bite à l’air mais il finit par se rhabiller. Isa vient me chercher pour me dire qu’on s’en va. Tout le monde rentre dans la pièce puisqu’on lance la vague des départs. Philippe m’attrape et me roule une grosse pelle baveuse. Heu oui…ok. Je m’en dépatouille, commence à dire au revoir, Isa m’indique qu’Alice pleure donc je vais la voir pour la consoler un peu et quand je me relève pour rejoindre mon convoi, Philippe me resaute dessus « Hé mais tu m’as même pas fait un bisou !». Si mais j’ai pas le temps de protester que j’ai droit à un nouveau service de soupe de langue. Ouéééé…


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Fin de soirée, retour à la maison. Pourquoi je vous raconte ça, outre le fait que c’était un peu du grand n’importe quoi. Parce que, curieusement, cette soirée m’a un peu montré quelques univers des possibles. Ca fait du bien de se sentir intéressante et séduisante. Je parle pas d’Arthur et Philippe mais plus de Fabien même si je sais qu’à cette heure-ci, j’ai pas envie d’une relation de quelque nature que ce soit. Mais ça fait du bien de se dire que quand je retournerai sur les chemins de la conquête, non seulement je suis un « produit »
intéressant (même si  je pense avoir perdu des points quand j’ai eu une langue étrangère au fond de la gorge) mais qu’en plus, des rencontres, c’est pas si dur d’en faire. 

Mais je vous aime pas !

Par PinkLady

Petite présentation des Playmo stories pour ceux qui ne connaissent pas : je prends des playmos, je les photoshope et ça fait une histoire. J’ai choisi quelques vieilles histoires mais promis, des nouvelles arrivent bientôt ! Oui !

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Message de Nina : J’ai créé la page Facebook des Vingtenaires, j’ai pas tout tout fini par rapport à ce que je veux faire mais voilà, c’est là : Les vingtenaires

Petite chose fragile

Dernièrement, j’ai expérimenté le « je suis la petite chose fragile de service », statut assez inhabituel pour moi dans la mesure où je suis plus habituée à être la pompom girl du groupe, celle qui encourage, montre que le verre n’est pas si vide et que « tu verras, demain, ça ira mieux ». Préceptes que j’applique à moi-même même si parfois, je ne serais pas contre une télécommande magique qui ferait avancer ma vie de quelques semaines jusqu’au moment où tout ira mieux de façon indéniable.

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Ces derniers temps, les gens sont donc très préoccupés par mon bien-être et la gestion de la crise qui est mienne depuis presque deux mois. Tout le monde me dit « n’hésite pas, je suis là pour toi », y compris celle qui vient de perdre sa grand-mère. Les gens me demandent s’ils peuvent inviter l’Amoureux parce qu’ils ont peur que ça me fasse mal. C’est délicat de leur part mais je ne suis pas fâchée avec lui (ni lui avec moi) et le fuir ne servira à rien. J’ai coupé les ponts pendant 15 jours histoire de reprendre des forces. Maintenant, il
nous faut construire une relation amicale et ce n’est pas en le fuyant que je vais arriver à quoi que ce soit. Nous avons des amis et des activités communs, autant affronter la situation.

Je ne sais pas si je suis forte ou juste apathique dans cette histoire mais quand je vois comme les gens s’inquiètent pour moi, ça me touche mais me surprend néanmoins. La semaine dernière, je l’ai revu. Pas en tête à tête, il y avait du monde. Il est arrivé, nous avons parlé tous les deux pendant quelques minutes. Pas de la rupture, je pense qu’il n’y a rien de plus à dire sur la question qui ne remuerait le couteau dans la plaie. Juste de nos vies depuis 15 jours, de ses projets, de mon nouveau taf… Et j’ai vu mes copines qui me surveillaient du coin de l’oeil, vérifiant que j’allais bien, que je n’allais pas me mettre à pleurer et cette question sous-tendue : »Ça va? ». D’autres m’ont questionnée par mail le lendemain, même ma maman m’a posé la question alors que nous avons des problèmes plus graves à gérer dans la famille que mes peines de cœur.

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Je suis touchée. Indéniablement. Mais quelque part, ça m’effraie légèrement : ai-je bien réalisé ? Sous-estimé-je ma propre situation ? Je suis parfois gênée de voir mes copines s’excuser car elles parlent de lui à un moment. Mais son nom n’est pas tabou. Je ne me surestime pas, je me sais fragile en ce moment et les discussions autour de mon retour au pays de la séduction de simples boutades car pour le moment, je n’en ai pas envie. J’ai envie de boire de la tisane dans un pyjama pas sexy du tout et de dormir avec mon chat. Bon, l’épilation reste irréprochable, plongée oblige. Je ne veux pas d’un homme qui ne serait qu’un cataplasme sur mon coeur. Mais j’ai pas non plus envie qu’on marche sur des œufs en ma présence, d’être le centre de l’attention générale pour quelque chose de triste. Réjouissons nous plutôt ensemble de mon nouveau boulot. Concentrons-nous sur celles qui vivent des drames plus graves que les miens. Il est vrai qu’il est doux de voir toutes ces mains tendues, de savoir que si l’on recraque, que l’on a besoin d’une épaule ou de sourires pour oublier, on a qu’à décrocher son téléphone. En attendant, je tiens le cap. Alors the show must go on, parlons de choses gaies. Comme mes vacances d’été en Martinique !

Comment je suis même pas allée au Pôle Emploi

09 décembre 2010, j’apprends donc que le 11 janvier au soir, je serai au chômage. Enfin, je peux partir avant mais je n’ai pas très envie de me retrouver désoeuvrée donc je dis « ouais ouais, j’irai jusqu’au bout du contrat ».  Mais j’allais pas attendre le 11 janvier pour me bouger les fesses.

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Dès le 09 au soir, je décroche un premier entretien puis un second dans le week-end. Et me voici avec deux entretiens dès le lundi 13 décembre. Un autre le 14 au matin. L’un est une pure arnaque, je vous fais le topo : « salut, je te propose un poste de community manager-chef de projet web- responsable de communication pour 1400 € net par mois. C’est la crise poulette, dis oui ». J’ai dit « ahah, non ! ». Un autre n’a pas abouti mais il y en a un, un, j’ai cru que mon cycle Kitchin était de retour.  Petit rappel de ma vie : avril 2007, j’ai un premier CDI. 5 mois plus tard, je passe un entretien avec Simon de TGGP et j’ai eu le poste. Juillet 2010, je débute mon CDI dans ma nouvelle boîte. 5 mois plus tard, je repasse un entretien… avec Simon mais pas pour TGGP ! Non mais là, c’est bon, je l’ai le job, c’est obligé.

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Sauf que non. Je suis arrivée en finale (comme tous les entretiens que j’ai passés, deux à trois entretiens par boîte, je suis ravie de n’avoir pas trop postulé finalement) mais voilà, j’ai pas fait d’études marketing et ça coince. C’est sûr, 3 ans et demi d’expérience, ça vaut pas une école de commerce. Mais peu importe, j’avais quelques réserves sur le poste. Parallèlement, je suis contactée régulièrement par des cabinets de recrutement qui me proposent toujours le même poste de directrice de clientèle. Un poste intéressant, bien bien payé mais… mais c’est pas mon job, je sais d’avance que je serai pas à la hauteur.

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Ma soeur, qui bosse en agence média, fait également passer mon CV à mon boss qui le transfère à un responsable pôle marketing d’une agence affiliée. Et hop, entretien ! Un entretien étrange car à la fin, le gars me regarde et me fait “Bon, l’entretien s’est super bien passé, je vais parler de toi à notre DG” (oui, il me tutoyait, agence, je vous ai dit). Oh ouah, c’est la première fois qu’on me dit ça direct à la fin de l’entretien. Je passe donc à l’étape DG à mon retour de vacances de Noël. Puis c’est au tour de la DRH. Le 11 janvier, très précisément : j’ai quitté mon  poste à 18h pour ne plus y retourner et j’enchaîne. La DRH me chante les louanges de la société. Heu mais, je suis pas censée vendre ma candidature, là ? “Voilà donc on vous propose un contrat à tant, vous êtes intéressée ?”. Voilà, mon inactivité a duré 40 minutes, je suis désormais en vacances.

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Quoi ? Mais qui a fait circuler mon CV déjà ? Ma soeur. Oui, voilà, ma soeur est désormais ma collègue. Ma collègue de loin, on est dans le même groupe mais dans deux agences différentes et même s’il existe une forte synergie entre les agences, elle est sur l’alimentaire et le bancaire, moi sur les cosmétiques et le luxe. Petit hasard de la vie : en février 2009, j’étais allée dans l’antenne où travaille ma soeur pour un rendez-vous client avec Pubilon et j’avais trouvé l’agence magique, avec des frigos immenses, un petit déjeuner servi tous les matins, un jardinet. Bon, dans mon antenne, y a pas de petit déj gratuit mais une table de ping pong, un babyfoot et une terrasse. Mais la vraie cerise sur le gâteau, la voici : c’est à 30 mn à pied de chez moi. L’autre antenne à 25 car il est question qu’on y déménage (quand j’y pense, c’était obligé que ça marche pas dans ma dernière boîte, c’est la première fois que je n’entendais pas parler de déménagement). Ce qui veut dire que je n’ai plus besoin de prendre le train pour aller bosser ! Non parce que je vous en ai pas reparlé récemment mais durant mes 6 mois dans mon ex boîte, j’ai eu une fois, une seule fois, mon train à l’heure… un jour de grève ! Va comprendre.

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Donc si on résume cette histoire : j’ai gagné 13 jours de congés (bon, je me suis pas reposée pour causes personnelles et rangement de mon appart aussi, j’ai un nouveau bureau), j’ai gagné 700 euros de plus que mon salaire habituel en janvier en ne bossant que 7 jours ouvrés (cette semaine ne compte pas, on me paiera fin février), un salaire un peu plus élevé, des clients prestigieux, un boulot motivant… Dire que je me foutais de mon troll parce qu’il pensait que c’était possible. Merde, pour une fois, il avait raison (exception qui confirme la règle, t’emballe pas). Faudra un jour que je vous parle des vertus prophétiques de ce blog, c’est hallucinant tout ce que je peux écrire en disant “jamais” et qui, finalement, se produit. Ca fait peur…

Comment j’ai re tutoyé le chômage

J’ai de l’intuition et dans la vie, ça me sert. 07 décembre, je croise par hasard le responsable du matériel informatique dans le RER après une longue journée de travail. On papote un peu et il me révèle que quelqu’un de mon service nous quitte. Pardon ? On est 7 dans mon pôle et personne ne me semble en position de démissionner. Je blanchis et formule ces mots : « putain, c’est moi… ». Il a beau me rassurer, j’en suis persuadée. Il faut savoir qu’ils ont prolongé ma période d’essai, « c’est normal, ne t’inquiète pas ».  Je saoule
l’Amoureux et ma mère avec cette histoire, j’envoie un mail à Caroline, une de seules collègues avec qui j’ai sympathisée et qui sait toujours tout sur tout mais pour le coup, elle ne sait rien. Mais elle me rassure, il n’y a aucune raison que je dégage.

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09 décembre, un jeudi. Je suis fébrile, je le sens pas. Je pars aux toilettes et quand je reviens, je croise dans le couloir ma n+1 et le directeur du pôle qui vont s’enfermer dans un bureau. Je suis sûre qu’il se trame un truc. 5 minutes plus tard, ma chef, blanche comme un linge, vient me chercher. Je ne prends pas mon carnet de note, je sais ce qu’ils vont me dire. « Bon, ce qu’on a à te dire n’est pas facile ». Bingo. « Je sais, Joël m’a dit que quelqu’un partait du pôle, je sais que c’est moi ». Stupeur et tremblements. La mission de Joël
sur notre pôle n’avait rien à voir avec moi et ma chef s’énerve mais je lui dis la vérité : c’est mieux qu’il y ait eu ce quiproquo, ça m’a permis de me préparer. D’ailleurs, je ne réagis pas vraiment, contrairement à ma chef qui semble au bord des larmes. 

« On est contents de ton travail mais ton poste est trop à cheval sur celui de Caroline [responsable de la modération] et la direction a décidé qu’on ne pouvait pas maintenir ton poste.

– Mmmm. Désolée de pas réagir, c’est pas que je m’en fous, au contraire, juste que je m’étais préparée ».

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Fin de l’entretien. Réaction une : envoyer un mail à Simon, mon chef chez TGGP ainsi qu’à Claude, mon ex collègue de ma première boîte. Je vois mes collègues de chez Pubilon le soir même, je ferai passer le mot à ce moment là.


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Réaction deux : prévenir Vicky qui avance notre déj à 12H car je sens que les larmes montent : « sors de suite de ce bureau ! ». Caroline me demande ce qui ne va pas « j’avais tort pour l’histoire de Joël mais raison sur la finalité, ils ne me gardent pas ». Je rejoins Vicky, pleure dans ses bras, réalisant soudain l’incroyable, l’insurmontable, ce qui me terrorise le plus : je retourne au chômage. Tous mes anciens démons remontent à la surface, les mauvais souvenirs de mes un an et demi d’inactivité. Non, non, je ne veux pas revivre tout ça ! 

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De retour au boulot, Vincent, qui m’a embauchée me prend à part : « c’est pas ta faute, c’est celle à pas de chance. Mais on te recommandera au besoin, ne t’inquiète pas ! ». Ouais ben en attendant, je vais rafraîchir mes fiches viadeo, linked in et do you buzz. Oui, j’ai parfaitement conscience de la date : j’ai une fenêtre de 10 jours avant les vacances de Noël, je ne dois surtout pas traîner.


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Le soir, j’appelle mes parents pour leur annoncer la nouvelle. Je suis passée direct de la phase 1 (le choc) à la phase 3 (la colère) du deuil sans passer par le déni. Oui, je suis inexplicablement en colère parce que je ressens qu’il n’y a pas de morale de l’histoire, pas de « ça me servira au moins de leçon ». J’aurais échoué, j’aurais été mauvaise, j’aurais pu me dire « bon, ok, j’ai chié mais je retiens, je ne recommencerai plus ». Là, c’est juste que finalement, mon poste paraissait superfétatoire, un magnifique « c’est pas toi, c’est moi
» qui ne console pas du tout. Le lendemain, je demande à ma chef qu’on déjeune ensemble car ça fait à peu près une journée qu’elle n’est plus capable de me regarder et que j’ai pas envie de vivre ça pendant un mois donc je la convoque en gros pour lui dire que je n’ai plus ni colère ni rancœur. « Mais enfin, c’était pas à toi de faire cette démarche ! ». C’est pourtant moi qui l’ai faite. Un déj intéressant où nous nous sommes parlées à cœur ouvert, je lui ai parlé de mon traumatisme Pubilon qu’elle a parfaitement ressenti, elle m’a rassurée sur mes compétences « arrête de t’excuser et demander, fais les choses, tu les fais bien ! ». En fait, ce vendredi 10 janvier, je me suis levée soulagée comme jamais. Deux jours plus tard, j’ai vu une copine qui m’a dit « je ne t’avais jamais vue comme ça, tu as l’air tellement détendue, j’ai failli ne pas te reconnaître ».


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Parce que ne jouons pas les Cosette à outrance, je n’aimais pas ce job. J’ai joué de malchance dès le départ : arrivée en juillet, Vincent, mon censé n+1 n’était pas là, c’est à Martine de me gérer. Martine qui ne doit plus s’occuper de la communauté au retour de Vincent donc elle est cordiale mais ça ne va pas au-delà. D’ailleurs, dès le premier jour, j’ai déjeuné seule, Martine et sa stagiaire Camille étant en déjeuner. Quand Vincent est revenu, il ne s’est guère intéressé à la communauté car il savait qu’il allait changer de service et que Martine allait récupérer, qu’elle soit d’accord ou non, la communauté. Du coup, j’ai passé les deux premiers mois à faire mumuse avec mes powerpoints stratégiques qui ont fini dans un placard virtuel, personne ne s’en est occupé, tout est resté lettre morte. Plus le temps passait et plus le contour de mon poste devenait flou, les tâches qui m’étaient allouées s’effaçaient au fur et à mesure. La newsletter communauté ? En attente. Le fil actu de la communauté à communiquer en interne ? Non, on le fait pas finalement. Les panels ? En attente. Seules réelles missions : organiser des rencontres avec les internautes et identifier les thèmes clés pour chaque forum pour aider le SEO (ça, j’ai bien aimé). Sauf que les rencontres des internautes, ça n’amuse plus trop la direction. Du coup, je fais mumuse sur les forums, je dialogue avec les internautes, je crée des sujets avec un pseudo officiel et des faux pseudos, je mets de côté des conversations sympas. A un moment, je réalise que mon job est devenu le même que celui de chez TGGP, avec presque 20% de salaire en plus. Du vol.


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J’aurais pu m’en contenter : être bien payée pour pas grand-chose, c’est du vol mais je peux m’épanouir ailleurs. Mais quand même, ça me titille, ça me dérange, j’en ai marre. Car ce que je ne vous ai pas dit, c’est que ce fameux 07 décembre, je suis arrivée tard… Parce que je sortais d’un entretien.  Hé oui, la séparation était plus ou moins d’un commun accord.

Demain, je vous raconte comment mon chômage n’a que peu duré.

Ca ira mieux demain

Je ne suis guère prolixe en ce moment. Pourtant, j’ai du temps mais la plume était bloquée.

 

Hier, j’avais un boulot et un amoureux

 

Aujourd’hui, je n’ai plus rien de tout cela.

 

Demain, lundi, je redémarre un nouveau taf et je vais panser mon coeur. 

 

Comme dirait le film « je vais bien, ne t’en fais pas ». Je sens que l’écriture va revenir, que je vais vous arroser abondamment de ma prose volubile. 2010 est mort
cette nuit, je commence une nouvelle année maintenant. Enfin, lundi, plutôt.Je vous expliquerai l’histoire du boulot plus en détail. L’histoire de coeur, pour le moment, je la garderai pour moi,
je n’ai pas envie de l’étaler, j’ai envie de nous préserver un peu, du mieux que je peux. Peut-être que je parlerai un jour de cette histoire par ce qu’elle m’a apportée, ce qu’elle m’a faite
grandir mais là, non, pas tout de suite.

 

Haut les coeurs ! Je vais me coller un masque souriant sur la figure et en avant la vie.

A l’autre bout du monde

Par Laurent

Aujourd’hui petit article léger avant de repartir sur des sujets plus controversés.

Depuis quelques jours je suis sur les sites internet des télés australiennes les violentes inondations qui recouvrent le Queensland depuis maintenant une dizaine de jours.

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Je me suis rendu compte que je me sentais beaucoup plus concerné par ce que qui se passait là bas que par ce qui se passait en France. Non que je sois insensible à ce qui se passe devant ma porte, mais pour moi l’Australie a toujours eu une signification particulière. 

Pour comprendre ca, il faut savoir qu’ado j’ai toujours utilisé ce pays comme un exutoire à tous mes malheurs. Dans la montagne perdu ou j’ai grandi il faisait froid, je ne pouvais pratiquer mes passions que 2 mois dans l’année, 80% des filles étaient brunes (pas un défaut en soi mais je fonds sur les blondes), les voisins étaient distants voir désagréables entre eux, et les gens étaient malheureux au boulot. 

Pour moi l’Australie représentait tout ce qui me manquait : le soleil toute l’année, la possibilité de jouer au volley ou de surfer tous les jours, des blondes sveltes aux cheveux longs à tous les coins de plages, des gens sympa avec tout le monde, une ambiance décontract au boulot.

Pour faire simple c’était mon utopie à moi. A tel point que je m’étais dit étant ado que si j’étais pas heureux à 25 ans, je plaquais tout pour aller vivre la bas. Une déception amoureuse aidant, c’est effectivement ce que j’ai fait, j’ai dit au revoir à mes amis, à ma famille, vendu une bonne partie de mes affaires pour m’acheter un billet d’avion, sans
aucune certitude sur le fait de revenir un jour en France.

Au final j’en suis revenu, mais le fait de revoir l’Australie à la télé – même des images plutôt douloureuses – a été comme un revival des choses extraordinaires que j’ai vues là bas. 

Je me permets de les partager avec vous.

Le climat

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On a tous rêvés en voyant les vidéos de maman noël en bikini à bondi beach. Certes le mois de décembre correspond là bas au beau milieu de l’été, mais il y a quand même une part de réalité dans ce mythe de l’été austral sans fin.

Le pays est tellement vaste que vous n’aurez que l’embarras du choix entre l’humidité étouffante des tropiques, l’aridité extrême du désert, la neige des black mountains, mais surtout la côte Est entre Sydney et Rockhampton (où vivent plus de la moitié des locaux) vous garantissant une température annuelle comprise entre 15 et 35°.

Imaginez ne plus avoir froid de votre vie, plus de rhume, une armoire ne contenant que 2/3 pulls par précaution, mais des shorts et des maillots de bain par dizaines, les gens là bas vivent comme ca. 

Le lifestyle

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L’image que nous en avons en Europe est d’un pays où tout le monde va surfer et se taper une petite mousse en bord de plage après le boulot. Bien évidement tout le monde ne surfe pas, mais ce pays a une tradition de sport (4° nation au JO d’Athènes avec seulement 20 millions d’habitants) et on voit des joggers / nageurs / surfeurs un peu partout. Une chose
qui est super, c’est qu’il est admis dans la majorité des entreprises de gérer son emploi du temps comme on le souhaite. Ainsi les gens peuvent travailler les soirs ou les weekends pour se dégager des demi-journées de temps libre en semaine. 

Une statistique étonnante dit que 52% des australiens ne prennent pas l’intégralité de leurs congés. Non que cela soit mal vu comme au Japon, mais plutôt dû au mode de management du personnel qui met en avant l’esprit d’équipe et la confrérie au sein des entreprises. Ainsi les employés d’une même boite organisent entre eux plusieurs sorties dans la semaine (impensable en France !). 

En résulte que les gens sont épanouis, décontractés et sympas, et au final tout le monde parle avec tout le monde dans la rue sans arrière pensée. En arrivant à Sydney quelques heures après mon atterrissage, je me suis fait interpellé 3-4 fois dans la rue par des inconnus me proposant de m’aider à porter ma valise (35 kg quand même, et sans roulette !).
J’aurais été une jolie nana j’aurais compris le but de la manœuvre, mais là c’étais gratuit, sans rien attendre en retour, et j’ai trouvé ca génial par rapport à la France où tout le monde fait la gueule.

Le niveau de vie

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Avant de partir j’avais l’apriori que vivre la bas serais beaucoup plus cher qu’en France (du fait que nos insulaires arrêtent pas de se plaindre), mais une fois sur place je me suis rendu compte que je me faisais de fausses idées.

Une bonne partie des objets manufacturés viennent de Chine et donc sont peu chers. La nourriture est également beaucoup moins chère qu’en France (jusqu’à 3 fois moins pour la viande) même si les légumes (importées) ne sont pas donnés. Les habitations sont en général de pleins-pied et en bois, ce qui fait que leurs constructions (250 000€ pour une maison avec jardin avec vue sur la mer) sont abordables assez rapidement pour les jeunes couples qui en deviennent propriétaire. L’automobile (importée du Japon ou des US) est plutôt accessible et le pétrole est bon marché car ils le produisent eux même. L’Australie a à peine subit la crise, étant le premier producteur mondiale de charbon, sa croissance en 2008 était de 4 .3%. D’ailleurs le pays est en plein emploi (4% de chômage) et a ouvert la porte à 2 millions d’immigrés qualifiés depuis 1994 (essentiellement des indiens, chinois et britanniques).

La politique

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Le modèle de politique australien est un mixe entre le modèle anglais (Elisabeth est également reine d’Australie) et le modèle américain. Sans vouloir porter le débat sur le champ politique, je trouve qu’ils ont trouvés un bon équilibre : les études sont payantes mais largement subventionnées pour les diplômés voir remboursées pour les mentions, l’Australie s’est doté depuis environ 5 ans d’une couverture de santé publique, beaucoup d’administrations sont gérées par des sociétés privées et ça fluidifie drôlement le quotidien (j’ai pu passer mon permis moto en à peine 2 jours !). Les armes sont prohibées en Australie mais il existe beaucoup d’associations de surveillance du voisinage qui font rentrer les choses dans l’ordre au moindre bordel et la petite criminalité n’existe pas ou peu. Cela peu paraitre très libéral comme système, mais il réside néanmoins une grande solidarité, la majorité des australiens donnent chaque année à des œuvres caritatives, les français ne peuvent pas en dire autant.

Si c’est le paradis sur terre, pourquoi je n’y suis pas resté me direz-vous.

La décision de revenir n’a pas été simple, comme casser délibérément mon propre rêve, mais il me manquait une chose indispensable : j’aime les gens et j’étais pas capable de communiquer avec eux comme je l’aurais voulu. 

Bien sur je parlais anglais tous les jours au boulot et j’étais parfaitement capable de m’exprimer au quotidien, mais il y a une finesse de langage que seuls les natifs peuvent avoir. Comprendre des blagues, en dire, avoir des discussions de fonds, faire preuve d’esprit, tout ça m’était des choses impossibles à faire en anglais, mes rapports avec les gens
demeurant donc forcement superficiels. Je me suis dit que ça allait forcement venir avec le temps, jusqu’au jour ou j’ai rencontré une traductrice française installée depuis 20 ans et qui n’était toujours pas capable de le faire, j’ai donc compris qu’il y avait guère d’espoirs à avoir. Ne me voyant pas avoir des rapports artificiels avec les gens durant les 50 prochaines années, j’ai décidé de rentrer en me disant qu’il serait toujours possible d’y revenir plus tard.

Avec quasiment 2 ans de recul, je me rends compte que ce pays me manque énormément et je pense effectivement retourner m’y installer plus tard, mais dans un contexte complètement différent. Plutôt dans une dizaine d’années avec femme et enfants. J’aimerais offrir à mes futurs gosses l’enfance que j’ai pas eue : les pieds dans l’eau avec des plages de
sable blanc à perte de vue. Bien sur, j’en profiterais aussi, maison avec vue sur la mer, grande cuisine américaine, terrain de beach-volley dans le jardin, le coin barbecue à l’ombre des palmiers, la décapotable des 80’s dans le garage, l’aile de kite prête à partir. J’ai appris à être en accord avec mes envies, et celle qui est la plus forte de toutes, c’est de lézarder le reste de mes jours pénard au soleil.

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