Des idées à développer

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un truc que j’adore : avoir une idée. Vous savez, ce petit embryon qui se développe dans votre tête, qui prend forme peu à peu et que vous
avez envie de coucher vite sur du papier pour ne pas l’oublier.

Moi, des idées, j’en ai tout le temps. Des très bonnes et des franchement à la con. J’ai des idées pour le boulot, pour de futurs romans ou nouvelles, pour réaménager mon appart,
pour les cadeaux de Noël (pour moi ou pour les autres), pour mon futur anniversaire (celle-là, elle déchire tout !), pour des articles du blog, pour mon one woman show qui n’existe pour l’heure que dans ma tête, pour trouver un mec… Ce qui ne veut pas dire que je les mets forcément en application. Surtout que certaines ne passent pas les cinq minutes de réflexion. Genre : « putain, j’ai une trop bonne idée… ah non, en fait, c’est pourri ». Par exemple joindre à mon CV une photo de moi à poil… Non, je déconne, j’ai jamais eu cette idée là ! Mais bon, des fois, mes idées se heurtent au réalisme et au bon sens. Par exemple, à une époque, j’avais eu l’idée de faire du roller pour aller plus vite dans mes déplacements, muscler mes gambettes et faire les rando rollers où y a que des beaux gosses. Mais la dernière fois que j’ai fait du roller, c’était en 91, j’en ai fait 5 minutes avant que mon fessier ne rencontre trop violemment le goudron du parking devant l’immeuble où nous vivions à l’époque et que mon coccyx me signale douloureusement qu’il n’apprécie pas du tout ce genre d’aventures. J’ai pleuré pendant deux heures. Le lendemain, on allait échanger ces foutus rollers contre des playmobils, moins dangereux. Et puis, je vis à Paris et déjà, rien qu’avec mes petons, j’ai du mal à me frayer un passage dans la foule. Avec des rollers, c’est carrément suicidaire. Donc on abandonne l’idée.

 

Il y a quelques mois, je suis allée boire un verre avec le scénariste de Modo pour qu’on voit un peu ce qu’on pouvait faire. A un moment, je lui demande de me faire l’histoire de Mitchoum Prod afin que je l’intègre dans mon dossier de presse. Là, il me raconte un peu comment il a eu les idées de ses scénarii, genre « je prenais ma douche un matin quand tout à coup, j’ai eu l’idée ! ». J’avoue que cette conversation m’a un peu exaltée parce que ça m’a rappelé mon propre processus créatif. Moi aussi, l’eau chaude et la vapeur d’eau, ça me stimule. C’est dingue comme sous la douche, j’ai des idées. Parfois, j’ai une idée qui arrive, je commence à la développer et je l’abandonne, je la mets dans un coin de la tête. Puis quelque temps plus tard, j’en récupère des bouts pour les intégrer ailleurs. Par exemple Technopolis, au départ, je voulais en faire une espèce de série policière du futur, l’héroïne s’appelait Heidi, on trouvait la même ville futuriste avec le maire et tout mais y avait une histoire de clone en plus que j’ai virée. J’ai récupéré le décor, le principe politique, la guerre bactériologique… Je stoque tout dans ma petite tête et quand je trouve un fil conducteur pour une histoire qui me plaît et je récupère un peu les idées que j’ai de côté pour voir si je peux en faire quelque chose. En gros, mes romans sont des espèces de patchworks d’idées.

 

De la même façon, dans la vie, des fois, j’ai des idées. Genre le truc qui m’arrive comme ça, bam ! et qui m’enthousiaste totalement. Le pire, c’est que j’ai souvent ces idées
soit dans le métro, soit dans mon lit quand c’est l’heure de dormir, soit sous la douche… soit à des moments où je peux pas m’y atteler de suite. Mais c’est toujours exaltant, ces idées ! Ca obnubile un peu, ça motive, tout ça, tout ça. D’ailleurs, en ce moment, ma machine à idées est hyper (trop) productive. Bon, bien sûr, pas mal d’entre elles ne durent pas cinq minutes, tant elles sont irréalisables. Le pire étant les idées au réveil. Genre je fais un rêve, je me réveille et là : « waaaaaaaaaah, mon rêve, c’est une super idée de roman… ». Puis au bout d’une demi heure, quand mon cerveau est remis à l’endroit, je me rends compte que l’idée est profondément débile. Mais ça m’aura mise de bonne humeur dès le réveil, ce qui est plutôt un exploit.

 
Bon, je vous laisse, j’ai une idée à exploiter, là !

Hé, c’’est bientôt la St Valentin !

Voici un thème que je n’avais jusque là jamais traité vu qu’Emma s’en était occupé l’an dernier et que je m’en foutais un peu mais on ne peut pas ne pas aborder ce sujet sur un blog qui parle de relations amoureuses (et/ou sexuelles). Du moins, je suppose. Alors parlons de cette fête.

Concernant les origines, on s’en fout, on donne jamais les mêmes. En gros, c’est la fête des fleuristes, des chocolatiers et des bijoutiers. Face à la St Valentin, on trouve toute sorte de comportements : les « youpi, je vois mon namoureux et je mets des cœurs partout ! », les « c’est une fête de merde, je suis célibataire et aigri(e) », les « je suis en couple et je suis trop wild pour fêter ça », les « c’est pourri, j’organise une contre-soirée » et les « ah, putain, on est déjà le 14 ! ». Moi, je me situerais plus dans le dernier groupe. J’avoue que c’est pas une fête qui me marque, je ne suis ni pour, ni contre. En plus, cette année, je dois voir mon boss ce jour-là, à priori alors pour la soirée romantique, c’est pas ça.

Aujourd’hui, la St Valentin, je m’en tamponne le cocotier mais ado, ce n’était pas du tout le cas. Oui, j’étais nourrie à la sauce Berverly Hills, Sous le Soleil et même Sauvé par le Gong. Donc pour moi, le jour de la St Valentin était le jour où un homme pouvait me dire qu’il m’aimait. Jamais l’inverse car moi, j’étais trop timide et puis merde, j’ai le droit de me prendre pour la princesse romantique que le prince vient courtiser. Donc le jour du 14 février, je guettais le moindre signe, la moindre lettre, la moindre rose, tout le scénario était écrit dans
ma tête et… rien. Jamais. J’ai donc passé 19 ans sans avoir de mec le jour de la St Valentin (l’hiver ne m’a jamais réussi en amour, faut croire). L’année de mes 20 ans, alors que je ne les avais pas encore parce que je suis née en avril, je me file des défis à la con genre : « j’arrête de fumer à la fin des exams… non, quand j’aurai un mec. Et il m’en faut un pour la St Valentin parce que fais chier ! ». Donc après avoir joué au ping pong avec les amygdales d’un mec en boîte (j’ai jamais su si le mec que je croisais régulièrement à la fac, qui lui ressemblait énormément et qui avait une petite amie était la même personne ou pas), je finis par sortir avec Guillaume the first le 02 février, 12 jours avant le jour fatidique et pile à la fin des exams. Donc panique : cool, j’ai un mec pour la St Valentin… Mais faut que je lui fasse un cadeau ? Finalement, je lui ai acheté deux nounours avec un cœur et j’ai appris au passage qu’il était allergique à la poussière. Seul cadeau que je lui ai fait pour cette fête là et j’avoue que j’avais carrément effacé ce souvenir jusqu’au jour où j’ai vu ledit cadeau dans sa chambre chez ses parents. Après chaque année, quand il me disait « bonne fête » ce jour là, je répondais : « pfffffff ! ». De toute façon, notre anniversaire étant le 02, on
n’allait pas refaire un truc le 14. Et puis, moi, je voulais un mec pour dire que si je ne fêtais pas la St Valentin, c’est juste parce que je m’en foutais, pas parce que j’étais célibataire ET frustrée.

Mais voilà, ado, ça restait institutionnel. Une année, avec ma sœur, on avait organisé un repas aux chandelles pour mes parents, pâtes au basilic et je sais plus quoi, assez basique. On a mis deux heures à trouver des bougies car mes parents n’aiment pas ça mais bon, on était toutes contentes de nous. Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai appris que mon père honnissait la St Valentin. Faut dire que mon père est très anniversaire, il offre un bouquet à ma mère pour l’anniversaire de leur première sortie et de leur mariage.

Alors tout ça pour dire : faut-il fêter ou cracher sur la St Valentin. Moi, je pense que chacun fait ce qu’il veut. Je ne suis pas fan de ce genre de fêtes institutionnalisées mais c’est vrai que ça peut être une bonne occasion pour déclarer sa flamme, après tout. Un jour où on ose tout comme acheter une pleine page dans Libé pour dire je t’aime. Après tout, pourquoi pas ? Si le 1er janvier est le jour des bonnes résolutions, le 14 février pourrait être vu comme le jour où l’on ose dire « tu me plais bien »… Si les gens aiment cette fête, laissons-les. Je ne ferai pas d’anti-St Valentin en allant dans les restos me moquer des couples ou faire une soirée entre célibs pour maudire l’amour. Pour moi, c’est une juste une journée comme les autres.

Fais sonner ton phone, je te dirai qui tu es

Va te promener dans la rue lecteur et regarde ou plutôt écoute. Rapidement, tu vas entendre une sonnerie de portable, voire même plusieurs. Oui, le concert des bip bip est
devenu permanent et tu entres dans la vie privée des gens sans même le demander. Parce que savoir que la bonne femme assise derrière vous dans le train s’est faite défoncer toute la nuit, c’est une info dont on se serait aisément passé.

 

Alors, le portable, c’est comme les fringues : ça vous place de suite une personne. Moi, par exemple, dans mon désir de trouver du travail, j’ai une sonnerie triste à pleurer
« musique SFR ». En gros, j’ai pas personnalisé. Bon, déjà, je suis pas téléphone et puis toutes celles que j’ai en rayon sont pourries. Bon, je pourrais télécharger des sonneries plus
sympas mais soyons honnêtes, votre chanson préférée devient de suite merdique transformée en sonnerie de portable. Non parce que pour vous donner un genre « je suis une personne de goût », ils mettent plein de musique classique sur votre portable. Mais bon, même avec un clavier bontempi, on rend mieux la beauté de l’œuvre originale. Moi, je serais Mozart, Bach, Beethoven, Vivaldi ou tout ça, je crois que je me retournerais dans ma tombe ! Bien sûr, moi aussi, j’aimerais une musique que j’aime trop en sonnerie, genre un mp3 ou chais pas mais honnêtement, à force d’entendre toujours la même sonnerie, je finirai par la détester, cette sonnerie.

 

Et puis, ma sonnerie donne une indication sur ma personne. Je me souviens, un soir, avec l’asso, on avait une réunion et le portable de Simon, consultant en costard, se
déclenche : Madonna. Fou rire général. Non mais là, y a comme une contradiction dans l’image qu’il envoie quand même « je suis un professionnel qui met des costards et même une cravate… et quand mon portable sonne, c’est Madonna ». Non parce que la sonnerie, c’est une identité. D’ailleurs y a qu’à voir le business (horripilant) autour de ça. Genre les pubs de 30 secondes qui passent sur le câble : « tu veux une sonnerie qui déchire ta mère ? Envoie « déchire » au 82828 ! ». En ce moment, la grande mode, ce sont les rappeurs qui
vous font un jingle exprès genre Joey Starr : « ROAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRR T’AS TON PHONE QUI SONNE ! ». Remarque, moi, une sonnerie comme ça, c’est sûr que je vais répondre mais ça risque de pas me mettre de très bonne humeur pour écouter mon interlocuteur… Bon, ils en font tous, c’est trop la mode… Et comme un filon, on l’exploite à fond, on fait aussi des messageries du genre et même des gadgets qui vous mettent de la musique ou je sais pas quoi quand vous appelez. Alors petite mise en situation. Imaginons M. Employeur, il trouve mon CV génial, il me veut donc il m’appelle. Moi, je suis dans le métro, j’entends pas (parce que j’ai pas mis la sonnerie Joey Starr). Donc pendant que ça sonne, il a droit à une musique pourrie et là, messagerie, une star trop funky lui chante de laisser un message. Et bien, je vous parie que ça va pas le motiver pour m’embaucher le gars.

 

D’ailleurs, les messages répondeur, c’est rigolo. Moi, je suis une rebelle, le mien, c’est madame SFR qui informe que « vous êtes bien sur la messagerie vocale du 06 machin… ». Bon, étant en recherche d’emploi, je devrais effectivement le personnaliser mais j’ai toujours l’air agressive sur mes messages répondeur genre « bon, j’aime pas qu’on
m’appelle et qu’on me dérange, laisse un message, des fois que je serais motivée pour te rappeler ». Par contre, dans ma famille, ils sont trop doués.

Mon papa : « Bonjour, vous êtes bien sur la messagerie du Dr Bartoldi, le Dr Bartoldi n’est pas joignable pour l’instant alors laissez un message au Dr Bartoldi et le Dr Bartoldi vous rappellera dès que possible ». Bon, à chaque fois, je suis morte de rire et je peux pas m’empêcher de commencer le message par : « ici la fille du Dr Bartoldi… ». Bon, il m’a expliqué que ses patients étant vieux, ils comprenaient jamais trop ce qu’il se passait. Ma mère, elle, elle AR TI CU LE bien, genre : « Bonjour, vous êtes sur la messagerie de Maman Bartoldi… Je ne suis pas joignable pour le moment… Alors laissez moi un message… A bientôt… ». Mais le roi et la reine, ce sont Alice et Yohann. Alice fut ado donc elle a fait le traditionnel « allo ? Allo ? Allo ? Bon, j’entends rien alors laisse un message » avec la musique à fond derrière. Mais celui qui m’a fait mourir de rire, c’était le « Ouais, t’es bien sur le répondeur d’Alice, keep cool get funky, allez, laisse-moi un message ! ». Je rigolais tellement que j’ai dû lui laisser un message incompréhensible. Quant à Yohann, à une époque, c’était (voix chuchotante) : « Chut, je suis à la bibliothèque, laissez moi un message après le bip ». Et un jour, sa grand-mère complètement tarée lui laisse un message sur le même ton donc en chuchotant : « oh pardon, je te rappelle plus tard ». Faut dire que sa grand-mère lui avait laissé dans le temps un message de dix minutes à base de « Yohann, je sais que tu m’entends, décroche… Allez, Yohann, arrête maintenant… ».

Bref, pour moi, le portable n’est en aucun cas un gadget, c’est juste un truc chiant qui permet aux gens de me contacter en permanence ou presque. Bon, c’est pratique quand on

attend un coup de fil important et qu’on peut pas rester devant son téléphone mais moi, ça me saoule plus qu’autre chose… Alors par pitié, arrêtez avec vos sonneries merdiques, ce sera déjà ça de gagné.

Bonne année… (connard !)

Non, lecteur, cet article n’a pas pour but d’insulter des gens, rassure toi. Il veut juste souligner une étrange coutume que nous avons, nous, les hommes et les femmes au mois de janvier : on souhaite la bonne année. Même à ceux qu’on n’aime pas.

bonne-annee

L’autre jour, je dînais avec mes parents (des œufs brouillés à la truffe, on se fait plaisir) et ma mère racontait son retour à l’hôpital (où elle travaille, hein !) où elle souhaitait donc la bonne année à ses collègues. A un moment, elle parle de son chef de service qu’elle déteste cordialement. D’après ce que je comprends, le monsieur, du type Lequénois dans la vie est un long fleuve tranquille, s’est montré un peu trop entreprenant avec ma maman il y a quelques années et, évidemment, elle l’a envoyé balader. Du coup, il en fait baver à mon père qui
consulte de temps en temps à l’hôpital. Bref, c’est règlements de compte et co, c’est un peu le bordel. Mais bon, voilà, c’est la nouvelle année, on se présente les vœux alors que comme disait ma mère « tu parles si je lui souhaite une bonne année, à ce connard ! Ca me saoule tous ces vœux, je les pense même pas, les trois quart du temps ». Et oui, voici un merveilleux exemple de ce qu’on appelle les conventions sociales. Au mois de janvier, quand vous croisez une connaissance pour la première fois du mois, vous vous exclamez (hypocritement ou pas) un joyeux (ou forcé) : « Bonne année ! ». Moi, j’avoue que ce genre de conventions, ça me passe à des kilomètres au dessus de la tête. Déjà, après le 03 janvier, j’oublie carrément de souhaiter la bonne année. Moi, les gens les plus proches, soit je les appelles le soir même du réveillon, soit je leur envoie un petit texto. Pour les autres, ce sera un mail, quand je m’y mettrai (là, faudrait que je le fasse, d’ailleurs !). Ces vœux sont un peu une occasion de reprendre contact avec des amis un peu éloignés dont on n’a plus de nouvelles. Pour peu qu’ils répondent, c’est pas toujours le cas mais c’est la vie.

 

Par contre, il y a ceux qu’on n’aime pas et qui nous offrent de grands « bonne année, tous mes vœux » avec un grand sourire. Vous, vous avez une violente envie de lui cracher un « mais va crever, je te souhaite rien du tout, je préfère garder ces jolis vœux pour des gens dont je souhaite le bonheur ! ». Mais ça se fait pas. C’est comme quand vous n’aimez pas quelqu’un et que vous devez lui faire la bise parce qu’il y a plein de gens et qu’on ne peut pas ne pas faire la bise qu’à une personne. A la fac, il y avait notamment Aristide, que je n’appréciais pas du tout (mais alors pas du tout) et l’état de propreté de sa personne (j’ai jamais compris comment il arrivait à voir à travers ses lunettes) ne me donnait pas super envie de lui faire la bise. Moi, les gens que je n’apprécie pas, ça m’arrache vraiment la gueule de leur faire la bise. Donc, quand j’arrivais à la fac et qu’il était là, je me jetais dans les bras de Guillaume pour l’embrasser (enfin, quand on n’arrivait pas ensemble) ou je faisais un geste de salut général. Et là, vous en aviez toujours un pour vous faire la bise et vous contraindre à en
faire autant. Et quand vous faites la bise à une personne, vous devez le faire à tout le monde. Les vœux, c’est pareil, d’ailleurs. Vous arrivez dans une assistance, quelqu’un vous saute dessus en criant « bonne année ! », osez dire que vous ne le souhaiterez pas à tout le monde (la bise en prime).

 

Du coup, le fait qu’on vous souhaite une bonne année ne veut plus rien dire en soit. Etre touché parce que bidule ou machin vous a présenté ses vœux ? Mais si on regarde la liste des destinataires du mail, on se rend compte qu’il n’y a pas de quoi se réjouir, il l’a même souhaité à truc qu’il n’apprécie pas. Bref, le début d’année, c’est une période où tout le monde est censé s’aimer, tout le monde il est beau, il est gentil et il se souhaite le meilleur. On pourrait être ému par tant d’amour et d’altruisme. Oui parce que souhaiter à tout le monde amour, gloire, beauté et santé, c’est de l’altruisme. Ca ne mange pas de pain mais après tout, ça ne coûte rien de le dire et des fois, c’est même sincère. Moi, les gens à qui j’ai souhaité la bonne année entre le 1er minuit et le 2, c’était que j’en avais envie. Ceux qui recevront un mail dans les prochains jours aussi. Mais y en a d’autres, je leur dis ça comme je dirais « tiens, y a un pigeon sur le balcon », genre, je m’en fous qu’il passe une bonne ou une mauvaise année. Honnêtement, si souhaiter la bonne année donnait vraiment un peu de chance à ceux à qui on la souhaite, je peux vous dire que j’userais de cette convention sociale avec parcimonie. Et je commencerais par me la souhaiter à moi parce que moi aussi, j’ai droit à une belle année, à l’amour, à la gloire, à la tune, la santé et pi tout ça. Après, à mes parents et ma sœur parce que d’abord, ce sont les seuls que je fais l’effort d’appeler le 31 à minuit et que quand il arrive quelque chose à ma famille nucléaire, ça me touche directement et vice et versa. Vous nous verriez, tous les 4, en période de crise… Après, y aurait mes amis proches, très proches, ceux dont le bonheur ou le malheur me touche, aussi. Les autres, j’avoue que je m’en fous. Enfin, les gens heureux, ça fait toujours plaisir mais les gens que je connais à peine, leurs malheurs ne me touchent pas et honnêtement, je ne peux pas pleurer pour tout le monde non plus. Quand aux « médiocres », ceux que je supporte par obligation, je m’en tamponne le cocotier de ce qui leur arrive et leur souhaiter une bonne année est d’une hypocrisie sans nom.

 

De toute façon, là, on est le 06, j’ai déjà arrêté de le souhaiter !

La malédiction du mobile

Lecteur, si tu me suis depuis longtemps, tu le sais, je n’aime pas le téléphone, je le déteste, je l’abhorre. Appeler ma maman, c’est sympa, appeler mes exs qui vivent loin pour
leur souhaiter leur anniversaire ou prendre quelques news, c’est sympa aussi mais point trop n’en faut. On en parlait avec Summer, quand on nous appelle, on n’est pas à fond dans la conversation
car on n’est pas physiquement avec l’autre personne et on a vite fait d’être distraits.

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Avant, il y avait le téléphone fixe, le truc qu’on pouvait laisser sonner en faisant semblant de ne pas être là. Parce que je suis pas toujours chez moi. Ou alors, j’étais sous la
douche et j’ai pas entendu. Alors qu’en vrai, j’avais pas envie de parler à quelqu’un à travers une machine. Alors que le mobile, c’est un nouveau boulet à mon pied. Quand je ne prends pas un
appel, je dois trouver une excuse. Parfois vraie, parfois, j’avais juste pas envie de papoter au téléphone parce que je n’aime pas ça. Mais voilà, il n’est pas normal que je ne réponde pas si le
téléphone est allumé. Comme si j’avais prévu qu’on allait m’appeler ce soir là où j’ai envie de faire l’autiste. Surtout que le téléphone et moi, comme ça fait deux, j’y pense pas, à lui. Non,
j’ai pas envie d’être joignable tout le temps, j’ai pas envie de devoir me justifier parce que j’ai pas répondu, expliqué que « oui mais je l’avais laissé en silencieux, je l’avais pas
entendu » ou « je l’avais oublié chez moi ». Ce qui est vrai parfois, d’ailleurs. Mais bon, c’est pas parce que je fais rien de particulier que je suis forcément disponible, na. Si
je veux papoter, je prends rendez-vous avec la personne comme ça, on est face à face, j’ai bloqué mon temps exprès, je suis 100% disponible. Et puis le répondeur, c’est pas fait pour les chiens,
si y a quelque chose à me dire, laissons un message. Ah oui, c’est vrai, je les écoute pas. Mais moi, j’aime les gens qui m’envoient un texto pour me demander s’ils peuvent m’appeler, comme ça,
au moins, je peux décliner.

 

Mais surtout, le mobile fait entrer la vie privée dans la sphère publique. Combien de fois vous avez assisté malgré vous à une conversation qui ne vous regardait pas entre une
personne que vous ne connaissez pas et le détenteur du mobile ? Parce que dans le métro, y a du bruit donc forcément, les gens crient. Alors voilà, je suis ravie de savoir que la blonde
assise en face de moi dans le métro a passé la nuit avec chéri-chéri qui est trop craquant, mignon, adorable, super, trop cool, qu’elle est trop in looooooooooooove et qu’en plus, chéri chéri,
c’est du Dieu au pieu, waaaah ! A la limite, vous croyez que je peux demander le numéro de chéri chéri au cas où ça ne dure pas entre eux ? Il y a des gens qui pestent contre ces
conversations imposées, j’ai déjà vu un mec emmerder une nana qui était au téléphone en faisant genre « ah oui ? Non c’est pas possible ? Ben ça alors ! ». Moi aussi, je
n’aime pas ça mais vu qu’il m’est déjà arrivé de téléphoner dans le train avec ma maman, je dis rien. Bon, j’essaie de parler le plus bas possible car même si à ma maman, je lui raconte rien de
cochon (heureusement !), c’est pas une raison pour imposer notre conversation à tout le monde.

 

Par ailleurs, si notre vie privée envahit la sphère publique, l’inverse est vraie. On vous appelle, immanquablement, si l’autre entend les bruits de rue, c’est du « t’es
où ? ». Je t’en pose des questions moi ? Je suis dans la rue, ça te suffit comme indication. Tu veux pas que je te dise combien de fois je suis allée aux toilettes, aussi ? Du
coup, difficile de mentir. On peut pas dire qu’on est coincée chez soi si on est pas dans un environnement calme. A l’inverse, on peut pas dire « je suis dans le métro, j’arrive » alors
qu’on est pas encore parti de chez soi parce que le métro, ça s’entend vachement au téléphone. Des fois, je regrette l’époque où on ne captait pas dans le métro, c’était plus calme. Ca m’évitait
d’entendre les aventure de Blonde et chéri chéri, les problèmes de boulot de cadre fatigué, les gens qui hurlent car ils entendent pas ce qu’on leur dit (alors que nous, on entend très bien
notre réponse). Surtout que dans le métro, on peut pas sortir dans le couloir pour appeler tranquille comme dans les trains (même si tout le monde ne le fait pas dans le train). Le pire, c’est
que maintenant, les numéros de portables sont utilisés pour des enquêtes. Par exemple, premier jour de travail chez TGGP, mon téléphone sonne « privé ». Allo ? Bonjour, c’est pour
une enquête. Non mais j’ai pas le temps. Ca prend 5 minutes… Non mais je suis au travail, là. Oui à 11h du matin, en semaine, je suis au travail. Alors que s’ils appelaient chez moi à la même
heure, je répondrais pas puisque je suis pas là !

 

Bref, quand je dis que le téléphone, surtout portable, est une plaie, y a des jours où je me dis que, vraiment, j’ai raison.

Noël, ça pue

Souviens-toi, lecteur, comme c’était cool Noël quand on était petits. Noël, c’était le sapin et la crèche faits par papa-maman, et des cadeaux apportés par un vieux monsieur qui fait le tour de la Terre super trop vite sur son traîneau tiré par des rennes. Ouais, logique : quitte à inventer un personnage qui vole dans le ciel, on prend des rennes, animaux non volants, pour traîner son traîneau, tant qu’à y être. D’ailleurs, si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi des rennes, ce serait sympa.

Bon, bref, au début, Noël, c’était bien. Puis, il y a 19 ans (bim, dans ma gueule !), j’appris un jour de je sais pas quel mois qu’il n’y avait pas plus de vieux monsieur qui vole dans les airs sur son traîneau et passe par les cheminées que de petite souris amatrice de mes dents et qui me file de la tune ou de cloches qui volent en crachant du chocolat. Ouais, ok, en y repensant 30 secondes, c’est clair que c’était pas crédible. Bon, pendant quelques années, encore, j’ai eu droit à de vrais Noëls de gosse, puisque je n’avais pas d’argent de poche et que ma sœur croyait encore au Père Noël mais est arrivé le Noël où il fallut faire des cadeaux. Les acheter. Aller dans des boutiques pleines de gens aussi pressés et excédés que moi pour trouver LE truc qui fera plaisir. Alors ne vous méprenez pas, j’adore faire des cadeaux, avoir des idées et tout. Par exemple, cette année, j’ai eu une idée super top pour Yohann, mon presque frère, mais comme je le soupçonne un peu de lire ce blog, je vous le dirai après Noël, pour pas gâcher la surprise.

En général, on agit ainsi : Alice, Yohann et moi, on fait le cadeau des parents, Yohann et moi celui de ma sœur, Alice et Yohann le mien, Alice et moi celui de Yohann, j’en fais aussi un aussi à Anthony, le copain de ma sœur, à Anne, ma meilleure amie depuis toujours et à mon chéri quand j’en ai un. Bon, donc, tout cumulé, ça fait facile une dizaine de trucs à acheter. Alors, il y a deux types de cadeaux, les « on sait ce qu’on veut et c’est cool » et les « bon, on va traîner dans les magasins, des fois que l’inspiration soit cachée sous une assiette ». Cette année, globalement, coup de bol, on a été dans le premier cas, ce qui fait que j’ai commencé mes achats hier à 10h39 et que je les termine demain vers 17h. Et encore, il me manque juste un truc pas essentiel sinon, j’ai tout. Mais ce fut galère. Déjà, hier, j’ai entrepris d’aller à la FNAC pour acheter une tablette graphique pour mon papa. Bon, j’avais bien mes lunettes sur le nez mais comme j’étais pressée (j’allais voir Anne après) et qu’il y avait du monde (non mais c’est pas un endroit pour téléphoner, la FNAC, surtout que les gens qui font ça, ils s’arrêtent toujours pile devant le rayon qui m’intéressent !), je vais voir direct le vendeur. C’est hallucinant la côte que j’ai auprès des vendeurs FNAC, quand même. Par exemple, l’autre jour, alors que j’étais avec un pote, je me suis faite dragouiller, c’était marrant. Je venais de passer une folle nuit de passion (mais vous saurez pas avec qui parce qu’il est tout timide. Mais je place quand même le fait que j’ai eu deux nuits de folle passion la semaine dernière et toc !) avec un charmant jeune homme donc j’étais très guillerette. J’aborde le vendeur photo pour lui demander où je peux trouver un stylet pour retoucher les photos « Non, ça n’existe pas, ça, mademoiselle, ça doit être une tablette graphique que vous cherchez ». Bon, je rougis un peu, je le remercie et lance une blague sur l’affluence, genre « y a du monde, aujourd’hui, mais que se passe-t-il ? Ahahah ! Y a une remise de 50% sur tout le magasin ?

– Si c’est le cas, je vous invite. Juste, vous, mademoiselle. »

Sympa pour le pote qui m’accompagnait, tiens ! Un autre m’avait fait ça quand j’étais avec Gauthier, je lui avais fait remarquer après coup : « Non mais il est gonflé, t’aurais pu être mon mec !

– Nina, j’ai acheté le calendrier des Dieux du Stade, le Gay Vinci Code et un DVD de Mylène Farmer ! »
Ah ok…

Don, revenons en à mon vendeur FNAC, d’hier : ma tablette, elle n’y est plus, y a la version à 60 euros, soit le double de celle que je veux. Ben nan ! Pas grave, je la trouve à une autre FNAC. Pareil pour le scrabble de ma sœur (oui, ma sœur voulait un scrabble…), je vais dans un magasin de jouets, je pleure sur les playmobils (et là, je réalise que ça fait plus de 10 ans que j’en ai pas achetés et que ceux que j’avais n’existent plus) et je ne trouve que la version deluxe du dit jeu : 60 euros ! Bon, ok, on va aller ailleurs.

Bon, maintenant que les achats sont faits, reste le plus pénible : les papiers cadeaux. Je suis nullissime en la matière donc, cette année, j’ai décidé de cacher ma nullité en faisant des papiers cadeaux originaux : à la place des rubans, je vais mettre des bas et des chaussettes pour rappeler un peu le côté « on met les cadeaux dans les chaussettes ». Je suis trop fun comme fille, y a pas à dire ! Je vous mettrai une photo plus tard si vous voulez.

Bref, depuis deux jours, je touche plus pied par terre, je suis épuisée, agacée par la foule, par les gens qui savent pas conduire, ceux qui ne trouvent pas leur carte bleue à la caisse, ceux qui payent en liquide, ceux qui demandent des trucs à la con au vendeur à qui je veux, moi aussi, poser des questions, ceux qui essaient de me gruger (mais qui n’y arrivent pas)… Et en plus, tout le monde me saoule avec les gens de Noël, la pub Kinder est encore plus affreuse que les années précédentes… Et pour couronner le tout, chaque année, on a une catastrophe de Noël. Ca aurait pu être ma journée merdique de lundi mais y a pire : Anthony est coincé sur Paris, il pourra pas redescendre. Ma sœur est donc totalement déprimée, je sais même pas si je lui emballe ses cadeaux ou pas…

Je vous le dis : Noël, ça pue (mais lundi, quand j’aurai eu mes cadeaux, ça ira mieux !)

 

Théâtre de rue

J’ai eu une fin de semaine démentielle, donc j’ai beaucoup pris le métro. Je me suis tapée 16 stations de RER (bon, ok, à un moment, je suis partie dans le mauvais sens), 37 stations de métro et deux trajets en train. J’ai effectué 8 changements. Je portais un string passionata. Bon sang, je te cache rien, lecteur !

 

Donc dans le métro, des fois (souvent), je lis et des fois j’observe. En fait, aujourd’hui, j’aai accumulé de la matière pour un futur article en observant les couples dans le métro et cherchant à en tirer des réflexions à peu près intelligentes mais là, je ne les partagerai pas pour le moment, ça viendra quand je pondrai l’article sur le sujet (suspense !).

Lors de mon dernier changement, alors que j’avais 10 minutes d’attente à la gare et aucune envie de lire (pas assez concentrée, un peu totalement morte), je rêvasse. Soudain, arrive une nana blonde et un bébé qui s’assoient à côté de moi, le bébé sur les genoux. Un mec s’approche et babille un peu avec le bébé, je les regarde d’un coin de l’œil : couple normal, ils ont l’air jeunes, surtout elle. Je fais pas trop gaffe quand je repère une brune qui ressemble à Clara, un peu, et qui regarde la scène un peu à l’écart. Et là, le monsieur du couple quitte la maman et va embrasser la brune. Hein ?? Quoi ?? Il rapatrie la demoiselle devant la maman et son bébé et j’en tire des conclusions : ce ne doit pas être le papa mais l’oncle, un truc comme ça. La maman et le monsieur continuent de parler, Maman parle du manteau du petit et gâtouille, je comprends que la brune est étrangère vu que le mec lui parle en anglais (mais alors quel esprit de déduction !) mais à un moment, les deux Français montrent un train au bébé « oh, le train, le train ! » et là, Brunette sort un truc genre « Okakyo ! ». (c’est du phonétique). Bon, ça fait un peu japonais mais elle n’est pas asiatique. La blonde appelle quelqu’un pour lui annoncer qu’elle rentre car tout le monde est fatigué, surtout le petit, je me dis que c’est le papa, le mec et la brune se papouillent devant nous. Puis le mec se repenche vers le bébé et fait « viens voir papa ! ».
Quoi ?? Finalement, le petit trio finit par s’éloigner, la blonde portant toujours le petit, le mec au milieu et la brune qui le tient.

 

Bon, petit bilan : le mec est le père du bébé, sûr, la brune n’était pas sa mère ou avait un instinct maternel pire que le mien. A l’inverse de la blonde : je la trouvais drôlement préoccupé par le petit si elle n’en est pas sa mère. J’ai trouvé ce double couple fascinant. D’un côté le mec et la brune, de l’autre le mec et la blonde, les deux filles ne se sont pas parlé mais il ne semblait pas y avoir d’hostilité entre elle mais on avait limite l’impression que quand il était avec l’une, l’autre aurait pu être une simple passante,ça aurait été pareil. Et
puis, ça me paraît bizarre de papouiller une nana comme ça face à son ex. Perso, je présenterais mon mec (si j’en avais un) à Guillaume 1er, je me tiendrais, je trouve que c’est une question de pudeur. De toute façon, dans la rue, on se tient, un peu, non mais !

Bref, je racontais tout ça à Marine sur le net hier soir, elle m’a effacée de MSN depuis et m’a demandé de ne plus jamais l’appeler. Non, je déconne, of course. Donc je lui racontais ça, parce que j’ai trouvé cette petite histoire intrigante. D’ailleurs, ça m’a bien occupée en attendant le train mais ils sont partis à l’autre bout du quai, après, j’ai raté la fin. Donc pendant que je lui racontais ça, je disais « putain, la rue, c’est mieux que la télé ».

Combien de gens croise-t-on par jour ? A Paris, c’est même pas chiffrable à mon avis. Parfois, un individus ou deux se détachent de la foule par leur comportement. Leurs histoires rentrent dans notre champ tout à coup. Pendant quelques instants, on a conscience d’eux et de leur vie. On ne sait pas ce qui s’est passé avant, on ne sait ce qu’il se passera après, on laisse notre imagination combler les trous. Comment en sont-ils arrivés là ?

Sans doute que c’est mal poli d’écouter les gens comme ça, de les observer l’air de rien. Sauf que moi, j’adore. Surtout qu’avec mon imagination débordante, ces vies sans doute ordinaires deviennent dingues ! Si j’écrivais une nouvelle sur tous ces fragments de vie captés dans mes filets, je pourrai écrire un livre épais comme un annuaire. Car finalement, on peut tout imaginer mais souvent, la réalité est plus fascinante que la fiction.

Trop canon la meuf !

Non, aujourd’hui, je ne parlerai pas d’un éventuel revirement de cuti de ma part, je suis toujours hétéro. Mais je veux te parler de beauté féminine ou plutôt celle de nos amies
les célébrités parce que, des fois, y a des trucs qui m’interpellent.

Cette semaine est sorti au cinéma le film « Le concile de Pierre », avec Monica Bellucci dans le rôle principal. D’ailleurs, sur l’affiche, on ne voit qu’elle. Et là, quel est l’argument marketing de ce film ? « Ouais, Monica a accepté de s’enlaidir ». Donc, s’enlaidir, c’est se couper les cheveux et se mettre de la boue sur la joue ? Bon, pour le coup des cheveux, je pourrais me vexer mais bon, y a plein de belles filles avec des cheveux courts comme Carole Bouquet et Cécile de France ou Miranda dans Sex and the city. Enfin, bref, c’est pas un article capillaire, reste lecteur ! Donc moi, je n’ai pas vu ce film mais j’ai vu la bande annonce en allant voir Prête moi ta main avec Gauthier l’autre jour. La bande annonce se termine sur un gros plan du visage pensif de Monica qui regarde par le hublot d’un avion. Non mais vous croyez vraiment qu’on aurait intégré un gros plan comme ça d’une fille moche ? Non mais rien que pour ça, j’ai pas envie de voir le film.

 

Dans l’industrie du cinéma, ils aiment ça l’argument « elle s’est enlaidie, quel courage ! ». On nous a fait le coup avec Nicole Kidman, Charlize Theron, Natalie
Portman et j’en oublie certainement. Donc, si je résume être une actrice belle et accepter de s’enlaidir, c’est une preuve de courage ? Elles ne font que leur travail ! Tous les rôles ne demandent pas aux actrices d’être juste belle, faut composer parfois un peu ! Va-t-on applaudir une infirmière qui nettoie un malade qui s’est fait dessus ? Non ! Alors pourquoi applaudir une comédienne qui ne fait que son boulot ? Ces actrices sont effectivement très belles (quoi que Charlize Theron, je la trouve un peu banale par rapport aux autres) et c’est sûr que quand on est belle, c’est pas toujours facile de s’enlaidir. Non mais c’est vrai mesdemoiselles, laquelle d’entre nous serait ravie de sortir de chez elle enlaidie ? Perso, moi, même pour aller au supermarché, je reste pas en jogging ! Bon, je me maquille pas, quand même, faut pas déconner (surtout que les beaux caissiers, c’est au McDo qu’ils sont) mais c’est vrai que je suis incapable de sortir chez moi avec les cheveux sales ou un t-shirt souillé, par exemple.

 

Mais il n’y a pas que ça. Avez-vous remarqué comme on a tendance à dire « elle a accepté de s’enlaidir, c’est une vraie actrice ». Sous-entendrait-on qu’en fait, l’actrice en question ne doit son métier et sa renommée qu’à sa beauté ? Bon, pour Monica ou Charlize, c’est vrai que leur carrière n’est pas particulièrement marquée par de grands rôles de composition, c’est plus « Sois belle et tais-toi ». Mais bon Nicole Kidman, elle a quand même su montrer qu’elle déchirait, belle ou pas ! Parce que si je comprends bien, une belle actrice ne peut être bonne (donc une bonne actrice est forcément laide ?). C’est la jalousie qui parle ou pas ? C’est intéressant de voir qu’une femme belle est toujours suspecte. Genre sans son physique, elle n’aurait pas réussi. Faut être honnête, pour faire actrice, faut quand même un physique. Pas forcément être une bonnasse intégrale à la Pamela Anderson (qui n’a pas un très joli visage et qui n’est pas une excellente actrice puisqu’elle joue plus avec ses seins qu’avec le reste de son corps), il y a des actrices qui ont un charme fou. Je parlais de Prête moi ta main plus haut : ben, moi, Charlotte Gainsbourg, je la trouve bourrée de charme. J’avoue que ses premières prestations cinématographiques ne m’ont pas vraiment convaincue mais là, on sent la femme sereine et sûre d’elle. Mais revenons-en à la beauté. Ne peut-on pas être belle ET douée ? Il est évident que certains films ne jouent que sur la plastique de la comédienne donc on s’en fout qu’elle soit douée, on lui demande juste d’être belle, de prendre des pauses interminables, des tenues sexy et tout ça. Bon, là, effectivement, on peut remettre en doute ses qualités d’actrice. C’est vrai que Monica n’a pas eu des rôles vraiment réfléchis, surtout dans Matrix où elle a un rôle de potiche intégrale. Peut-être ne lui propose-t-on pas d’autres rôles, j’en sais rien (j’avoue que je m’en fous un peu, en plus). Mais c’est hallucinant comme on attend toujours les belles actrices au tournant : « ah, là, elle va pas pouvoir jouer sur sa plastique, on va vraiment voir si elle vaut le coup ou pas ! ». Bon, en l’occurrence, je suis pas sûre que le Concile de Pierre soit un rôle totalement novateur pour miss Monica mais pourquoi on ne fait pas de même avec des actrices à la plastique moins irréprochable mais qui s’enferment toujours dans le même rôle ? Par exemple, Mimi Mathy, pourquoi personne ne l’attendrait au tournant si elle jouait un rôle dramatique ? Non parce que sorti des films comiques et de Joséphine, l’ange gardien, on sait pas de quoi elle est capable, Mimi.

 

En somme, je ne comprends pas pourquoi la beauté et le talent seraient forcément antinomiques. Certaines actrices sublimissimes sont capables de tout jouer, comme leur métier le leur demande. Alors ne nous enthousiasmons pas parce qu’elles ont accepté de s’enlaidir. Et arrêtons de guetter le faux pas ! Oui, on peut être belle et talentueuse, heureusement, d’ailleurs !

Samedi, ça me dit

Aujourd’hui, lecteur, c’est samedi. Je sais, ce blog est un puits de science pour toi, tu en apprends tous les jours ! Après la scopophilie, je te tiens au courant du
calendrier, des fois que tu sortirais du coma et que les infirmières t’aient filé un pc portable wifi et pas de calendrier (les garces).
 

Le samedi, c’est un jour que j’aime bien. D’abord parce que les trois-quarts du temps, je mets pas mon réveil. Aujourd’hui, si, je l’ai mis car ma sœur venait me chercher en
voiture pour que je puisse récupérer mon colis super lourd et encombrant à la Poste car le livreur a trouvé plus simple de mettre direct le papier dans ma boîte plutôt que de se faire chier à
trimballer le colis. Bon, bref, je vais pas vous raconter cette histoire-là, ça va encore m’énerver. Mais bon, depuis mardi, je milite activement pour la privatisation de la Poste et pour le
renvoi de la connasse du centre d’appel qui m’a raccroché au nez.

 

Bon, le samedi, disais-je, j’aime bien. Ado, c’était le jour où j’avais pas école mais que je pouvais faire plein de trucs parce que tout était ouvert. Le samedi, c’est le jour des
balades et du shopping, des sorties et surtout, des journées glande assumées. Je laisse le boulot de côté, je fais ce qu’il me plaît, le peton ! Et si je veux rien faire, je complexe même
pas ! Mais le samedi, c’est encore mieux quand on travaille en semaine car là, on savoure vraiment. Moi, pour le moment, suis au chômage donc la différence entre semaine et week-end n’est
pas flagrante. Sauf qu’il ne sert à rien d’appeler la mairie ou les assedics et la Poste ferme à midi. Oui, le samedi, c’est pas le jour des démarches administratives, c’est comme ça.

 

Le samedi, on peut voir nos amis salariés, aller boire un verre en terrasse (quand le temps le permet) et refaire le monde sans faire attention à l’heure, profiter tranquillement.
On peut aller au musée, aussi, faire des courses, du shopping mais pas trop quand même (parce que moi, la foule, j’aime pas ça). Par exemple, avec Gauthier, y a quinze jours, on s’est fait un
samedi Cité des Sciences (faudra y retourner voir l’aquarium). Et puis le samedi, tout vous invite à sortir : y a rien à la télé, même pas les Feux de l’Amour ou Plus belle la vie donc c’est
pas ça qui va vous retenir chez vous. Mais pour les plus pantouflards, vous pouvez prendre un bouquin et vous lover sous la couette avec un maxiccino à portée, et le chat qui ronronne sur votre
ventre.

 

Moi, aujourd’hui, j’ai (enfin) récupéré mon nouvel aspirateur, l’ancien n’aspirant plus. Bon, il est vieux pépé, il a 6 ans et ce genre de petit aspirateur, c’est pas le pied. Ce
soir, j’enchaîne deux soirées (je suis une warrior) . Mais si je veux tenir jusqu’au bout de la nuit, il me faut des forces. Donc je vais faire une sieste !

 

Bon, voilà, je voulais faire un article dadaïste genre j’écris tout ce qui me passe par la tête mais là, mes seules pensées sont : « putain, ça pèle, je vais rallumer le
chauffage » et « je me ferais bien une petite sieste ». Tant pis, l’article dadaïste, ce sera une prochaine fois !

 

La Cellophane sur le Naillepode

Yen a que ça intéresse. Si,si, je le sais. Certains d’entre vous veulent savoir que j’ai failli leur parler du concept de connard qui fait semblant de ne pas m’voir dans le couloir. Yen a qui veulent savoir que j’ai vaguement hésité à leur parler du rôle que le Nutella joue dans ma pharmacie de l’âme. Voila, ça c’est dit et maintenant que j’ai bien foiré mon chapeau à cause des curieux, je peux me permettre de leur poser une devinette pour faire style on est quand même potes regarde j’te fais un article interactif de malade. Alors zou, devinette : savez-vous de quoi je vais vous parler cette semaine ?
 
C’est marqué dans le titre, bande de nases.
 
C’est bien fait, fallait pas me chercher. Venons en au sujet maintenant. Il y a un mois, j’ai acheté un nouveau mobile et la vendeuse m’a demandé si elle pouvait enlever son sous tif la pellicule protégeant l’écran. Cette question m’a choquée. Il est donc des personnes qui ne sont pas en symbiose parfaite avec leur portable. Je me suis alors dit que j’allais vous poser la question. Est-ce que vous enlevez le plastique protecteur sur les appareils électroniques que vous achetez ? Tiens prenons un produit à portée de toutes les bourses, un produit que tout le monde achète tous les jours : l’Ipod. C’est maintenant de notoriété publique qu’il se raye comme un parquet sous les dents de notre ministre de l’intérieur. La question est donc : Faut-il profiter de son Ipod en enlevant la pellicule et vivre avec le risque foufoufou de le rayer un peu beaucoup mais passionnément ? Ou bien faut-il maintenir la pellicule et avoir toujours une séparation entre soi et l’objet, une cellophane avec de petites bulles d’air qui nique totalement l’esthétique sobre et nacrée du produit… Pour moi c’est un choix politique, un choix de vie. C’est comme Gérard, le Bon Père de Famille, cadre sup qui a les moyens, qui enlève les enjoliveurs de sa bagnole pour ne pas les abîmer et revendre la gégémobile plus cher plus tard. Mais enfin, Gérard, ta voiture elle est moche comme ça. A quoi bon acheter une belle automobile si tu ne profites pas de sa beauté initiale ? Enfin quoi Gérard, ne te rends tu pas compte que tu repousses ton bonheur en repoussant l’enjoliveur ? Tu es débile, Gérard.
 
Aujourd’hui c’est déjà demain.
 
 Alors bien sûr… Il y aura toujours Raoulette, la grognasse qui aime polémiquer, qui va me dire que Gérard n’est pas débile, qu’il a raison d’être soigneux avec son automobile : si ça se trouve Gérard il n’en a rien à faire de cet objet utilitaire qu’est une pauvre voiture et il est très heureux avec sa voiture moche (et elle rajoutera que, moi, pauvre matérialiste, je ferai mieux de la fermer avec mes considérations esthétiques snobinardes). Bah oui Raoulette mais vois tu on s’en fiche de ton avis car la question n’est pas là. Ipod ou bagnole, la question reste la même : faut il profiter du temps présent ou espérer constamment un meilleur futur ? Eh oui, la voila la morale de la Cellophane du NaillePode. D’aucuns diront que c’est encore un débat à la con et que mis à part les 0,0001% de lecteurs qui croient au paradis et à l’abstinence terrestre tout le monde veut être heureux tout de suite. Bah non justement : j’ai autour de moi plein de personnes, plus ou moins proches, qui n’osent pas jouir ou plus simplement être heureux. Vieux relent de christianisme ? Comment peut-on expliquer ça ?
 
Pour moi c’est sans pitié : j’enlève la protection.  Parce que si je paye 240€ mon Nano c’est bien pour profiter de sa beauté et que ladite beauté ne soit pas édulcorée ou gâchée par une protection. Idem pour mon téléphone. Et les pochettes de protection en cuir de rat vendues la peau du cul c’est hors de question aussi. Franchement, vous ne trouvez pas qu’il y a déjà trop de pellicules dans le monde ? Quand on fait l’amour, quand on parle à certaines personnes circonspectes qui enrobent leur propos, quand on lit ses boites de conserve qui superposent des couches et des couches de défense juridique au cas où le méchant cassoulet aurait envie de rendre malade son acheteur. Les exemples sont légions. On se surprotège, on dresse des barrières, on stérilise, on édulcore. Je vous laisse donc sur cette question, facile à première vue, mais intéressante tout de même, surtout pour ceux qui gobent tous les soirs le JT de TF1 : le « vrai » est il un concept terroriste aujourd’hui ?