Comme on se retrouve !

Ce qui est pratique avec les plans brouettes, c’est qu’on peut toujours les rappeler. Et comme dirait Océane : « Ça doit être un bon coup Nina pour qu’ils reviennent tous, comme ça ! » (elle l’a vraiment dit !)
 
Dimanche 9 octobre, 16h30 (à peu près). Voilà,  je viens d’envoyer un texto pas sympa du tout à Arnaud, j’attends sa réponse. Une heure plus tard, aucune réaction. Soit. Puisque je suis dans mon week-end excès, un petit texto à Laurent pour lui proposer une soirée hautement pornographique mais il n’est pas disponible. C’est pas grave : quelques jours après, j’ai ma revanche.
delon-schneider
 
Laurent, brèves retrouvailles
Tout commence le jeudi, un peu avant la « rupture » avec Arnaud. Je suis sur le net, je ne vais pas bien du tout : descente d’alcool, solitude, j’ai pleuré. Morne journée. Tout à coup, je vois Laurent qui se connecte, il vient me parler et me demande si je suis encore en couple. Je lui réponds la vérité : « je ne sais pas ». Etonné, il me demande de développer et je lui explique la situation. Charitable, il propose de venir me voir pour…hum… me consoler. Mais je n’ai pas envie de sexe, j’ai juste envie qu’on me foute la paix. Cependant, je note l’information. Il m’informe gentiment que son voyage en Afrique est reporté et, donc, si je veux le voir.
 
Dimanche, pas de nouvelles du Arnaud, je vais me consoler dans d’autres bras. Après quelques soucis logistiques, on décide de se voir le mercredi soir. Dans la journée, il me contacte par MSN pour me demander si on peut se voir chez moi plutôt que chez lui. Je lui rappelle gentiment qu’il a un chat et qu’il y est allergique (je sais, je ne fréquente que des allergiques au chat). « Pas de problème, je prendrai un cachet ! ». Bon, je lui explique comment venir, il m’appelle quand il arrive à ma gare pour que j’aille le chercher. En attendant, j’ai du ménage à faire ! Entre temps, il m’envoie un texto pour m’avertir qu’il va avoir une heure de retard. Très bien. Je trafique sur le net et, vers 23h30, intuition, je retourne sur MSN, mais je reste en hors ligne. Et là, qui vois-je connecté ? Laurent.
 
Ne nous énervons pas, il doit y avoir une explication cohérente. Alors que j’essaie d’en trouver une, MSN m’informe poliment que le jeune homme vient de m’envoyer un mail… Ah non, il va pas me faire le coup du lapin ! Un poil énervée, j’ouvre le message et là, je rigole : le pauvre Laurent est dans ma ville, dans un cybercafé (je ne savais même pas qu’il y en avait un). En fait, j’ai trouvé mon alter ego masculin en matière d’étourderie : il a oublié son portable chez lui et il panique car il ne sait pas comment me joindre. Du coup, je me mets en ligne le temps qu’on se mette d’accord : rendez-vous à la gare ! Bon, on se retrouve, il me donne un gentil baiser. Comme si ce mois et demi à ne pas se voir n’avait pas existé. Je le ramène chez moi, il prend son médicament et, après fait une gratouille à mon chat, le voilà qui glisse ses doigts dans mes cheveux.
 
Toujours aussi spontanée, je m’écrie :
« Hé, tu as vu ? J’ai changé de couleur de cheveux !
– Heu… C’est plus clair, non ?
– Mais non, je suis rousse, maintenant !
– Ah…euh…Je suis pas très fort sur ça. »
Bon, je me retiens de rire et on commence à s’embrasser. Il est vraiment très doué en la matière, c’est très doux. Bon, il est quand même très excité et m’entraîne très rapidement vers mon lit. Mes vêtements disparaissent assez vite, pareil pour les siens (je remarque qu’il a un T-shirt tâché, c’est pas glamour, ça). Il est toujours aussi doué avec ses doigts, ce garçon, j’aurais eu tort de me priver de cette extraordinaire séance de caresses. J’entreprends de lui rendre la pareille, il a l’air d’apprécier les retrouvailles. Le voilà la tête dans le vide, une capote à la main, visiblement peu pressé de l’enfiler. Bon, finalement, il se décide, merci bien !
 
Ça garçon a une particularité : il est incapable de jouir quand il a le dessus donc quand il me demande de changer de position, je comprends que la fin de la brouette est proche. Je ne me souviens vraiment pas qu’il ait joui sans que je le domine. Donc, je reprends le dessus et là, son visage se crispe et il m’informe poliment : « aaaaaaah, je jouis ! ». Ah, oui, c’est vrai ! Comme il jouit en silence, il le dit comme ça, je suis au courant. En même temps, vu sa tête, je l’aurais devinée toute seule.
 
Deux minutes de câlin post coïtal, le voilà qui part à la fenêtre pour fumer, on discute un peu : « alors, tu as fini ton rapport de stage ? » Tiens, je lui ai parlé de ça ? Bon, il me parle de sa mission en Afrique, moi de mon rapport et il commence à éternuer. Bon, ma Kenya, je l’adore mais ça commence à faire, là…Et là, il me fait : « dis, il part à quelle heure le dernier train ? » Bon, il ne passera donc pas la nuit ici. En même temps, vu comme il n’arrête pas de se moucher, je peux comprendre. Donc il entreprend de se rhabiller, je me contente de m’enrouler dans ma robe de chambre et, alors qu’il enfile ses chaussettes, il me demande : « on est bien le 13, là ?
– Heu oui.
– Moi, je pars le 25, ça veut dire qu’on a le temps de se revoir.
– Bah oui, moi, je suis libre comme l’air.
– Ah bon, tu cherches pas du travail ? » 
Ce n’est pas précisément ce que je voulais dire… Bref, il m’embrasse, fait une gratouille à mon chat et s’en va.
 
Depuis…Ben rien. Je lui ai proposé de se voir un soir mais il n’était pas libre. Il part demain en Afrique donc je ne le verrai plus pendant un mois et demi. Je ne sais pas si je le reverrai un jour. Je ne désespère pas d’en faire un copain, à la longue, mais transformer un plan brouette en relation amicale, ce n’est pas si évident que ça.
 
Benoît, la preuve de ma naïveté
Vendredi, qui voilà sur MSN ? Benoît ! Il vient me parler et me demande si je suis toujours en couple. Non, répondis-je. Je lui retourne la question car durant quelques temps, son pseudo était accompagné d’une phrase sibylline : « moi, j’aime machine ». Ben, effectivement, machine était sa petite amie mais le revoilà célibataire. Bon, après hésitation, j’accepte de le revoir, on se fixe rendez-vous pour le lendemain, pendant sa pause à la piscine. Gauthier m’engueule gentiment par téléphone quand je lui annonce la nouvelle : « Moumour, 50 ans de lutte féminine te regardent ! ». Mais après tout, il est peut-être comme le vin, il s’est bonifié avec le temps. Déjà, sur MSN, il me demande ce que je veux qu’il me fasse, je lui sors trois platitudes sexuelles et le voilà tout émoustillé.
 
Samedi, après une nuit trop courte, je sors m’acheter des clopes et faire des courses, texto du Benoît : « si t’es chez toi, j’arrive, j’ai trop envie de [biiiiip, biiiiip] ». C’est un romantique, lui. Une demi-heure, trois quart d’heure plus tard, le voilà enfin chez moi. Il arrive et me fait la bise… Soit, ça doit faire trois mois qu’on s’est pas vus. On discute un peu de nos vies respectives, je ferme les volets (rez-de-chaussée oblige) et hop, c’est parti. Pendant que je l’embrasse, il plaque ma main sur son pénis en érection et là, je dois avouer que je suis bien peu impressionnée : au vu de l’appareil de mes derniers amants en date, le sien me paraît un peu petit. Il me jette littéralement sur le lit et vire ses fringues en un temps record, il s’attaque aux miennes. Nous voilà tous nus, il me dit des mot doux : « Oh, tu sais que tu m’excites, toi ! » Essayant de garder mon sérieux (non mais il se croit dans un film porno, lui ?), je lui réponds un placide : « bah, j’espère ! ». Je le caresse buccalement jusqu’à la jouissance car, avec Benoît, faut décharger le fusil une première fois car sinon, le coup part trop vite. Il va dans la salle de bain se rincer, il revient et me fait : « mince, il va falloir que je reparte. Si on recommence (dis plutôt commence tout court, chéri), on devra s’arrêter en plein milieu car je dois retourner bosser. Déjà que je suis arrivé en retard ce matin… Mais je te recontacte quand j’ai plus de temps.
– Oui, mais je pense pas que je suis très disponible car je vis une histoire compliquée (tu verras ça plus tard, lecteur).
– Ah… Bon, je te tiens au courant. »
On se rhabille (je me demande bien pourquoi je m’étais déshabillée, moi), je le raccompagne à la porte et là…il me fait la bise !
 
Je ferme la porte, mon chat sous le bras et je secoue la tête, effarée : mais comment ai-je pu croire que ce connard de classe mondiale ait pu changer en deux ou trois mois ? Pour le coup, je m’en veux : j’ai été trop conne. Pourquoi j’ai accepté ? Parce que j’avais envie d’une brouette, tout simplement. Les hormones, ça n’a pas toujours du bon, des fois. Dégoûtée et un poil agacée, j’appelle Gauthier.
« Alors ma coquinette velue, et ta brouette ?
– Je viens de me faire baiser mais pas comme j’aurais voulu, tu vois ! »
Gauthier est effaré. Comme il dit : « il y en a qui ne doutent de rien ». Moi, j’ai une certitude : ce gars-là ne foutra plus JAMAIS les pieds chez moi. Je le laisse sur MSN, juste pour le plaisir de lui dire un jouissif non la prochaine fois et je le dégagerai de ma vie définitivement.
 
En attendant, douce, bête et amusante vengeance : le soir-même, Gauthier et Banana un peu complètement saouls lui ont passé un petit coup de fil (mais comment ont-ils eu le numéro ? Je crois que j’avais laissé traîner mon portable, oups !). Gauthier, de sa voix sexy, lui demandait s’il voulait avoir un orgasme avec un homme, tape un (un, gémit Banana) ou avec une femme, tape deux (deux !). Comme on était très saouls, on a appelé avec le portable de la miss mais elle a un peu omis de masquer son numéro ! Je ne sais pas s’il l’a rappelée, elle ne m’en a pas parlé. Au moins, j’aurais eu un petit instant de jouissance grâce à lui !

Samantha

Par Gauthier, Banana et Nina
Gauthier : Lecteur adoré chéri, Nina s’évertue tous les dimanches à te pondre un article « du dimanche ». Pourquoi ? Pour deux raisons principales :
1/ le dimanche il y a moins de lecteurs, donc l’article se doit d’être léger, et oui lecteur qui nous lit le lundi pendant que t’es payé pour bosser, on pense à toi, le dimanche c’est light.
2/ le dimanche suit logiquement le samedi soir, donc la Nina elle est en descente d’alcool donc elle peut plus réfléchir… Donc c’est léger… à toi de faire le lien…
OUPSSSS!!
 
Mais aujourd’hui il y a une nouveauté, c’est Gauthier qui écrit l’article du dimanche. Et là lecteur tu es heureux, je le sens…
 
Alors aujourd’hui on va parler de Samantha. Non pas Samantha de Sex and the city, on va parler de Samantha de France 2. Tu as forcément vu cette mini série qui est diffusée le samedi soir sur la chaîne de France Télévision la moins novatrice du paf ! Si tu ne connais pas flagelle-toi 500 fois en répétant « je ne mérite pas de vivre ! ».
 
Petit renvoi, je suis fan de cette mini série depuis que ça passe, et j’avais promis à mes amis Toulousains de faire une soirée à thème. A savoir, que des couples « Samantha et Chantal » et tout ça pour mon anniversaire. Je suis fan, j’avoue… Mais ça c’est pas fait, par manque de temps, manque de motivation, manque de tout… Donc je suis resté sur ma faim, et Nina aussi. Donc je suis né en mai, et il y a 15 jours (donc en octobre !!!!), Nina m’offre ENFIN mon cadeau d’anniversaire : le dvd de Samantha !!!!!!! Les filles les plus Oups…*
 
Que dire sur Samantha ? Ben tout simplement que c’est ma vie ! Je suis blonde, je ne suis entouré que de blondes, je ne vis que pour les blondes… Donc je me retrouve forcément ! Petit exemple au hasard :
– Chantal on fait quoi maintenant ? (elles sont dans un club de gym)
– Danse rythmique, abdos fessiers, barres abdominales, bar restaurant…
Elles répètent ensemble « bar restaurant !!!!! », voilà c’est ma vie, ma vision de la vie… Si c’est pas de la positive attitude ça ? Bon si vous ne connaissez
pas le dvd, je vous invite intentionnellement à le regarder chez moi pendant une soirée dédiée, ça fait trop de bien…
 
Le problème actuel : je suis saoul, je ne sais plus quoi raconter… Océane m’appelle, je vous abandonne…
 
Nina : Nina reprend la parole
Bon, Samantha, moi, je connaissais pas, j’ai autre chose à foutre le samedi que regarder la télé ! Donc un soir, le moumour me fait : « moumour, je fais mon
anniversaire sur le thème « Chantal et Samantha », ça te dit, » Moi : « Qui ça ???? » Du coup, il m’envoie sur le site de Fr2 et je découvre l’univers de
Samantha, je rigole très fort, j’adore, je suis fan ! Donc, je ferai Samantha, Lucie Chantal, tout va bien ! Puis finalement, ça se fait pas. Dommage, je voulais m’acheter une bague à pompon !
 
Bon, qu’est-ce que j’aime chez Samantha, Sa coiffure ! J’aime cette espèce de frange psychédélique à la symétrie inédite… J’aime sa naïveté, Voltaire ne l’aurait pas reniée, elle est digne de Candide, elle découvre le monde à travers ses yeux de blonde, c’est beau, c’est émouvant ! Samantha est drôle, elle vit dans un monde à part si merveilleux, si rose…
N’empêche que si je pouvais vivre dans sa maison, je ne dirais pas non !
 
Ce que j’aime chez Samantha, aussi, c’est l’acteur qui joue Chantal : en homme, il est quand même sacrément choupinou. Lecteur, si tu es l’acteur qui joue Chantal dans Samantha et que tu as envie de paraître dans mon blog, envoie-moi un mail, on va s’arranger .
 
Mon gag préféré de Samantha … Il y en a plusieurs, j’aime bien les sketches dans la salle de gym parce que l’acteur qui joue Samantha est en débardeur…Qu’il est miam miam ! Oui, bon, forcément, un brun aux yeux verts, ça me parle de suite… J’adore l’épisode où Samantha et Chantal appellent les pompiers parce que le sauna est plein de fumée et Chantal fait : « Au secours s’il-vous-plaît ! » ; Sinon, l’épisode qui m’a le plus parlé, c’est quand Samantha dresse son chat, Médor : elle essaie de dresser son chat qui ne bouge jamais donc quand elle montre à Chantal, elle fait : « Médor, pas bouger ! Médor, tu vois ce bâton, (elle le jette), ne va pas le chercher ! ». Sauf que moi , si je jette un bâton à Kenya, elle va le chercher !
 
Bref, Samantha, c’est que du bonheur !!!! Bon, je suis saoule et ne parviens plus à construire ma pensée, je cède la parole à miss Banana parce que, là, je suis plus en état de dire quoi que ce soit, on chante « tu es blonde, tu es belle » en s’extasiant sur la taille du pénis de M. Big…
 
Banana : P***** de b***** de m*****. Je suis complètement chiffon, se dit Banana. Et je parle à la troisième personne.
Samantha, je regrette de ne pas connaître mieux . Je suis tombée dessus deux-trois fois par erreur, et j’adore. Samantha, c’est la brune décolorée par excellence, un modèle de blonditude, les yeux grands ouverts sur un monde qui l’étonne chaque jour – en réalité, un émerveillement presque philosophique- , l’innocence des petites filles modèles de la comtesse de Ségur (cet article
du dimanche multiplie, contrairement à la démarche initiale de Nina, mais la vodka aidant, les références littéraires), un goût prononcé pour la mode (oui, mais de quelle année ?), une histoire d’amitié à-la-vie-à-la-mort avec sa copine Chantal.
En fait, Samantha, elle ose dire toutes les conneries qu’on assume pas, les remarques à la con « je disais ça pour rigoler, hein, qu’est ce que tu crois » (en riant jaune), les secrets de beauté partagés avec notre meilleure amie dans la salle de bain. Pour conclure, vive Samantha, elle déchire la race de sa mère. Et ressers-moi un verre.
* c’est sur la quatrième de couverture du dvd (ça se dit quatrième de couverture pour un dvd ? Pffff de toute façon je m’en fous…)

Nicolin et Reno

Sous-titre : quand les blogueurs se rencontrent (et non « à la découverte du triolisme »)
 
Acte 1 : les discussions sur le blog
La semaine dernière, je visite le blog de Nicolin, comme tous les jours, et interpelle le jeune homme sur le fait que certaines lectrices pourraient vouloir le draguer pour paraître dans son blog. On discute sur son chat à peu près privé et il m’informe de sa venue sur Paris cette semaine. Sur ce, on rentre dans un jeu de « brouettera, brouettera pas », en gros, puis il me propose de venir le chercher, lui et son copain Reno, à la gare. Les fidèles lecteurs parisiens commencent à s’insurger, réclamant eux aussi le droit de rencontrer les deux garçons dont l’affaire s’organise petit à petit… Le problème, c’est que le choses s’organisent n’importe comment. Il faut savoir que le blog de Nicolin est devenu une sorte de chat entre une dizaine de personnes, les messages fusent de toute part et il est assez compliqué de tout suivre.  
 
Mardi, dans la conversation, Reno me demande de l’héberger, j’accepte, pensant qu’il s’agissait d’un jeu. Au départ, nous devions retrouver les garçons à la gare avec Sab mais nos amis marseillais étant des surdoués du planning, le projet a capoté. En effet, ils arrivaient à 12h30 à la Gare de Lyon et avaient rendez-vous à 13 heures à Saint-Tintouin les Bains, ou un bled du genre bien loin du centre de Paris.
 
Pour nous consoler de l’immense peine qui a envahi notre cœur, Nicolin propose de nous retrouver tous pour un apéro en fin d’après-midi. Motivés, les Parisiens s’organisent et c’est parti pour la rencontre du siècle.
 
Acte 2 : rendez-vous manqué
Le midi, je déjeune avec Sab, une jeune fille adorable. Pendant que nous faisons nos stars sur les bancs du jardin du Luxembourg et que nous nous faisons insulter dans une langue inconnue par un petit con parce que nous n’avions pas voulu signer sa pétition, mon téléphone sonne : Papaiya, une autre fidèle commentatrice du blog, vient aux nouvelles, nous proposons de nous retrouver tous à St Michel à 17h30, les garçons nous ayant dit qu’ils termineraient leur rendez-vous à 17h.
 
J’arrive au rendez-vous et je retrouve Papaiya sur la place. Cette jeune fille tient un blog (dont j’ai mis le lien dans la rubrique appropriée, je vous invite à aller voir !) et se représente si fidèlement que je l’ai reconnue sans problème. Il n’est pas évident de reconnaître quelqu’un à partir d’un dessin mais là, c’est impressionnant ! Sab nous rejoint puis nous attendons…
A 18h15, lassées d’attendre, nous décidons d’aller nous installer dans un café : quitte à attendre, autant poser nos charmants fessiers ! Nous discutons tranquillement quand Sab aperçoit un jeune homme avec une drôle de pancarte. Nous attendions justement un autre fan, Laxigue, je l’appelle sur son portable et il s’agissait bien de ce garçon. L’histoire est amusante : arrivé à 18h à Saint Michel sans savoir à quoi nous pouvions ressembler, il a attendu, encore et encore… Au bout de trois-quarts d’heure, il a trouvé un papier orange fluo dans une poubelle et a emprunté un stylo à un kiosquier. Je tiens à féliciter Sab pour sa bonne vue car, sans elle, il aurait pu tourner longtemps.
 
Nous récupérons donc le jeune homme et, déjà, Sab doit s’en aller car elle a une soirée, elle est très déçue de ne pas avoir rencontré nos amis Marseillais, d’autant que nous n’avions aucune nouvelle d’eux. Laxigue, Papaiya et moi faisons de la résistance mais à 20 heures, nous nous résignons à rentrer chez nous. Alors que j’étais en train de patienter sur le quai du RER quand mon téléphone sonne (oui, ici, c’est merveilleux, je capte même dans les souterrains malodorants du métro et du RER) et me voici en conversation avec Reno qui m’explique qu’ils viennent juste de sortir de leur rendez-vous et que je serais aimable de les attendre.
 
Me voici donc en train d’errer seule dans les couloirs de l’immense station Châtelet. Pour m’occuper, je décide d’appeler Cédric, mon dernier prétendant en date qui, une nouvelle fois, annule notre rendez-vous prévu pour jeudi. J’avoue que j’ai du mal à comprendre ce garçon : il passe son temps à me proposer des rendez-vous et, à chaque fois, il annule. Certes, il a de bonnes raisons (son boulot, son fils), mais ça me fatigue un peu…
Suite à cette petite déception, je décide d’appeler Gauthier mais il ne me répond pas, sans doute trop occupé à se shooter à l’oxygène. Je trompe mon ennui en explorant la station. Au bout d’une demi-heure, enfin, mon portable sonne : Nicolin himself est au bout du fil !
 
Acte 3 : un verre avec les deux zigotos
Commence alors un nouveau jeu : retrouvons-nous à la station Châtelet. Nous tournons en rond, cherchant désespérément une sortie où nous pourrions nous retrouver, je me tue les yeux à lire les panneaux, refusant toujours de chausser mes lunettes de vue (coquetterie oblige). Enfin, j’aperçois la bonne sortie, je m’y dirige. A la recherche d’une issue pour quitter cette foutue station, je croise soudain deux gars et reconnaît Nicolin. En effet, j’avais vu des photos de lui sur le site d’un de ses copains, heureusement ! Sinon, nous aurions pu tourner longtemps avant de nous reconnaître. Je leur saute un peu dessus et nous voilà partis au bar ! On discute, je les trouve très sympas… Nicolin n’est pas aussi « fanfaron » que sur son blog et Reno n’est pas franchement timide. C’est bizarre de les voir en vrai même si je ne parviens pas à fusionner les personnages dessinés et leur version réelle.
 
Ils m’expliquent un peu leur nouveau projet, le rendez-vous avec les producteurs, j’avoue que je suis totalement perdue : je ne connais absolument rien à ce milieu-là. Mais j’écoute avec attention… Après, on parle beaucoup du blog, Nicolin me demande si je crois que tout est vrai ou pas, il est particulièrement fier de ses fans qui participent activement au blog en postant des dizaines et des dizaines de commentaires par jour. Puis il m’avoue qu’il me trouvait bizarre, au début… Il faut dire que sur ce blog, on fait un concours : celui qui postera le message le plus débile a gagné. J’exagère mais tout juste.
 
Il est tard et il est temps de rentrer et c’est là que je comprends, enfin, que Reno ne plaisantait pas quand il disait qu’il viendrait dormir chez moi…
 
Acte 4 : Ma nuit avec Reno
(et voici le chapitre que tout le monde attend).
Nous voici donc partis chez moi ! Nous discutons pas mal de la vie parisienne puis je lui avoue que je ne pensais pas qu’il venait réellement dormir chez moi donc mon appartement n’était pas franchement en ordre (mes strings étaient en train de sécher dans la salle de bain, par exemple, très glamour…). Evidemment, suite à cette déclaration, il s’est senti tout de suite très à l’aise… Parfois, je me dis que je suis trop honnête… Mais je me rattrape en le rassurant : il peut tout à fait rester dormir chez moi, j’ai réellement deux lits (comme je suis naïve).
 
On s’installe sur le canapé, un verre de taillefine à la fraise dans la main (je suis nulle comme hôtesse), on éteint la lumière et on allume la télé pour regarder Nip/Tuck… Enfin, j’avoue que j’ai pas vu grand chose…
 
On parle de pas mal de sujets, de son boulot, de nos amours passées tandis qu’on se rapproche toujours un peu plus l’un de l’autre. Je le trouve super intéressant comme garçon et je me dis que c’est plutôt une bonne chose qu’il reste dormir chez moi, même si je ne pense pas à mal. En fait, je le trouve franchement mignon… Pendant que je lui parle, mon regard navigue de ses yeux qui pétillent (ou qui ont un air pervers, selon Papaiya) à sa jolie bouche mais je reste dans mon coin, persuadée qu’il ne se passera rien. De plus, il a fait une petite gaffe que j’ai trouvée trop mignonne : nous parlions donc de blog et il me dit : « Tu écris trop bien, j’ai bien aimé l’histoire de l’autobronzant… ». Mes fidèles lecteurs savent bien que cette histoire a été rédigée par Gauthier… Puis il m’a félicitée pour un dessin que j’avais fait… Il fallait vraiment que je sois stupide pour pas deviner l’issue de la soirée. Franchement, ce n’est pas par modestie que je dis ça : je suis très mauvaise en dessin.
 
Alors que je lui parlais de je ne sais plus quoi (que je suis bavarde), il dépose un rapide baiser sur mes lèvres, ce qui me surprend totalement. Je me demande quelle tête j’ai fait à ce moment-là mais ça devait être comique… Je devais vaguement ressembler à mon chat quand je lui crie dessus en prévision de la connerie qu’elle va faire. L’étonnement passé, je lui rends son baiser…
 
Pour le reste, je ne rentrerai pas dans les détails, ce fut une nuit très sympa et très câline… Maintenant, j’ai une très bonne opinion des Marseillais… Juste une petite anecdote qui m’a fait rire (excuse-moi, Reno). J’ai eu droit au compliment le plus original de ma vie puisque le jeune homme m’a avoué adorer mon… menton ! D’ordinaire, les hommes s’extasient sur ma poitrine ou mes yeux, mais là… Ceci étant, moi qui me plains toujours que les hommes ne sont pas franchement originaux dans leurs compliments sur ma personne, pour la peine, j’ai été servie.
Acte 5 : le restaurant
Nicolin, s’en voulant d’avoir planté la majorité de ses fans parisiens (tous sauf moi, en fait), décide d’organiser une séance de rattrapage le lendemain midi  à St-Michel. De notre côté, le réveil est un peu difficile, le temps qu’on se fasse beau, me voici en retard. On se traîne jusqu’au métro, je suis complètement éteinte… Du coup, je ne me montre pas particulièrement bavarde mais, en même temps, je ne suis pas du matin. En effet, au réveil, je suis la championne du monosyllabe (ça change). Reno m’abandonne à une station car il avait rendez-vous ailleurs et j’arrive enfin à St Michel, je me hisse hors de la station, manquant de tomber car j’avais mal évolué la hauteur des marches et je retrouve la joyeuse bande à savoir : Sab, Papaiya, Nicolin et Agnès, qui n’avait pas pu venir la veille. Laxigue arrive quelques temps plus tard et nous voilà tous partis dans un restaurant italien avec un serveur à peu près aussi aimable qu’une porte de prison et un patron qui se la jouait Italien, avec un accent très étrange…
Ce déjeuner fut fantastique ! Petit tour de table : Agnès, la seule trentenaire du lot, une vraie frappadingue ! Une personnalité que je qualifierais d’explosive… Chaque phrase est un vrai one-woman-show !
A côté, Papaiya, une jeune femme plus discrète mais qui a un sacré coup de crayon. A la fin de repas, Nicolin et elle nous ont fait des dessins, je suis limite jalouse ! C’est une fille vraiment charmante, paisible mais qui sort quelques phrases bien senties, un humour très fin… Et en plus, elle est adorable, elle m’a proposé de me donner quelques cours sur un logiciel 3D, je suis ravie.
Laxigue, le plus jeune de la bande (17 ans !) nous a fait beaucoup rire, parfois malgré lui. Après l’histoire de la pancarte trouvée dans la poubelle, il était un peu patraque, hier, il avait trop dormi, apparemment… Je me demande lequel de nous deux était le plus amorphe. Enfin, il nous a fait beaucoup rire car, la veille, il râlait car il voulait sortir une blague misogyne à Nicolin. Là, il se prépare, il sort une phrase totalement surréaliste : « Par rapport à ton conseil de kystouille d’hier, j’ai trouvé une phrase pour dire pareil mais plus subtilement…mais je m’en souviens plus ! ». Nous nous sommes quittés à 16 heures, il ne s’en souvenait toujours pas.
Sab, ma préférée, est une fille très calme et très mature, je trouve qu’elle dégage beaucoup de charisme et de douceur. C’est la seule du lot à avoir un vrai boulot (moi, j’ai un stage fictif), elle a dû nous quitter prématurément mais elle a gagné un beau dessin de Nicolin et de Papaiya.
Nicolin, enfin, que dire ? Tant pis, je casse son image mais il n’a rien d’un connard ! Déjà, en lisant son blog, je le trouvais touchant mais là, il faut le voir quand il parle des personnes qu’il aime avec ses yeux bleus qui pétillent…Et puis il nous a payé je ne sais combien de consommations, c’est un grand Seigneur !
Je termine cet article par des messages personnels.
 Nicolin : ça m’a fait plaisir de te voir, même si tu me fais ressembler à Barbie sur ton blog… Merci beaucoup pour le dessin et pour les moments passés ensemble, tu as égayé ma semaine.
Reno : Merciiiiiiiiii beaucoup… On se revoit quand tu veux ! (Après tout, on ne vit qu’à environ 900 kilomètres l’un de l’autre…) Promis, je te rendrai ton T-shirt.
Papaiya, Laxigue, Agnès, Sab mais aussi Tink : J’espère qu’on n’attendra pas le retour des Marseillais pour se faire un apéro ! Promis, la prochaine fois, je serai réveillée.