Et toi, tout nu, tu te sens comment?

Par Jane

Parfois, je lis des trucs qui me font sourire. D’autres fois, ça me fait grincer des dents. Et de temps en temps, je combine les deux effets. Dernier exemple: Une femme peut-elle se baigner seins nus dans une piscine?

Evidemment, la réponse qui vient tout de suite à l’esprit est « non ». Et c’est justement contre cela que se bat un groupe de féministes en menant des action qu’on pourrait qualifier de coup de sein, dans des piscines.

L’anecdote peut faire sourire. Le féminisme peut énerver. N’empêche que je trouve la question pertinente.

Dans la liste de mes nombreuses contradiction figure la pudeur. Je ne suis pas très à l’aise pour me dénuder face à des inconnus (se retrouver en sous-vêtement devant la médecine du travail est mon cauchemar) mais je considère la nudité comme quelque chose de naturel, et non quelque chose de sale, qu’il faut absolument cacher. J’ai été élevée dans une famille où on m’a expliqué très jeune que
le corps n’était pas quelque chose de honteux. Mais quand je lis quelques avis de parents sur internet, j’en conclus que j’ai été élevée dans une famille totalement déviante et que je ne peux pas être psychologiquement stable après ça.

Mais là, j’ai quand même envie de demander « What the fuck? » quand je lis quelques réactions sur le net (même si la « meilleure réponse » est néanmoins rassurante.) Un jeune enfant choqué par un sein? La plupart ont passé quelques mois collés aux mamelles de leur mère, sera-t-il choqué de voir un sein (qui est aussi glamour qu’un frigo ou une cafetière peut l’être pour un adulte) ou sera-t-il perplexe quand on lui dira de détourner le regard parce que c’est mal de voir des seins?

De manière plus générale, on apprend en comparant. Qu’il y a des yeux, des peaux de toutes les couleurs, parce qu’une copine a la peau plus foncée, ou les yeux bleus, et pas nous. Que quand on est grand, les garçons ont de la barbe, parce qu’on a vu papa se raser. Ma mère ne s’enfermant pas à triple tour dans la salle de bain, je savais qu’un jour mon corps changerait aussi, que j’aurais des seins et des hanches. Oui, je me suis comparée, mais pour comprendre quelle était la différence entre mon corps de petite fille et celui de la femme qui m’avait mise au monde. Et oui, je savais à quoi ressemblait un corps d’homme. So what?

Ce que j’aime le plus dans les moments de drapage dans la vertu (outragée, forcément, la vertu, comparée à la petite des autres) c’est qu’on touche vite aux limites du discours, et à l’hypocrisie. Un sein, c’est mal de le montrer, c’est trop érotique. Je propose dorénavant d’obliger les baigneurs à se munir de combinaisons intégrales. Parce qu’il y a les fétichistes des pieds. Ceux des mains. Ceux qui sont excité par la simple vue d’une nuque dégagée, ou d’une épaule dénudée, d’une jambe, d’une taille marquée… Bref, on ne s’en sort plus. Donc oui, un sein peut-être symbole d’érotisme. Pourquoi dans ce cas ne pas demander aux hommes qui aiment se faire triturer les tétons de mettre un haut de maillot pour aller à la piscine?

Où trouver l’homme ? Episode 12 : il ne faut jurer de rien


A la recherche du prince charmant

(Je rappelle à mon nouveau lectorat qui débarquerait ici pour la première fois que tout ceci n’est qu’une fiction, qu’en vrai, je cherche pas un homme et que celui qui va être décrit dans l’épisode suivant n’existe pas. Toute ressemblance avec une personne existante ne serait donc que fortuite, comme on dit en début des épisodes de Cas de divorce).

Ce qui est dur quand on cherche son futur mari ou équivalent, c’est de le trouver. Parce que trouver un mec comme ça, pour une nuit ou plus, c’est pas si difficile mais là, il s’agit de trouver l’homme qui va partager un long moment de ma vie, que je vais présenter à ma famille donc il a intérêt à assurer. Dieu merci, ma mère ayant souffert de la discrimination « nous ne sommes pas du même milieu social », pour ma part, ce ne sera pas trop un souci. Du moment qu’il est bien élevé et qu’il a de l’ambition dans son métier, tout est valable. Mais bon, il faut quand même qu’il me plaise à moi pour commencer car ma mère peut accepter un mec qui fait n’importe quelle profession mais pas un mec qui me rend pas heureuse. Logique.


J’ai donc décidé de donner une deuxième chance au monsieur du smirting, estimant qu’il avait peut-être été intimidé la première fois, même si j’estime être la fille la moins impressionnante du monde. Me voici donc devant le domicile du jeune homme, espérant qu’en terrain connu, il soit plus liant. J’y crois, j’y crois, j’y crois. Je sonne, il me fait rentrer, je lui fais la bise et de suite, je sens la tension monter d’un cran. Que nous sommes à l’aise, c’est un bonheur. Il me sert un café, on se donne des nouvelles depuis notre
dernière entrevue. Et à nouveau, le blanc. Mais cette fois ci, nouvelle donnée : je suis chez lui donc en scannant le coin, je vais bien trouver quelque chose qui m’accroche. Aucun livre ne traîne, des magazines, peut-être? Un programme télé… Bon, ben, allons y gaiement, parlons télé. « Et alors, tu regardes quoi à la télé? » Et voilà qu’il me propose de mater un DVD… J’ai pas dû bien m’exprimer.

Au bout de 2 épisodes et demi de Lost je sens que je pique furieusement du nez. Est-il de bon ton de s’endormir au deuxième rendez-vous? Je ne suis pas sûre. A la limite, après une partie de jambe en l’air, ça marche mais sinon, je vais passer pour une vilaine malpolie. Déjà que… Bon, essaie de te concentrer sur Sawyer, ça va te maintenir éveillée. Oui, de toute façon, j’ai toujours fantasmé sur Sawyer alors le fait d’avoir un mec ne changera rien à l’affaire. Autant qu’il s’habitue de suite à ce que je bave devant les beaux mecs de la télé. Comme s’il se rinçait pas l’œil sur Kate, lui.

Je lui demande où sont les toilettes à la fin d’un épisode, espérant mettre fin au visionnage. Dans les toilettes, je me rassemble et je fais un point. J’aime bien réfléchir aux toilettes, c’est un endroit calme. Alors techniquement, ce garçon est serviable, mignon, gentil. De l’autre, on vit réellement sur deux planètes différentes, j’ai pas encore réussi à trouver un sujet en commun et la tension entre nous ne cesse d’augmenter mais elle n’a rien de sexuelle. Durée d’une relation à vue de nez : quelques jours. Durée de la relation que je cherche : à vie (enfin, à peu près, quoi). Bien, à présent, il va falloir sortir des toilettes et annoncer à ce pauvre jeune homme que c’est fini entre nous, même si ça n’a pas commencé.

De retour au salon, je récupère ma place et plonge mon nez dans ma tasse de thé. Silence. Bon, allez, on va en finir, je crois qu’il n’attend que ça de toute façon. A moins qu’il ait une réelle passion pour la contemplation mais j’en doute, j’ai l’impression que la tension dans cette pièce est à couper au couteau. Bon, j’ouvre la bouche et lui dis que je vais y aller. Il me demande quand on se revoit. Alors là, deux options : l’hypocrite « on s’appelle » qui veut clairement dire qu’on ne le fera pas mais qu’on a la politesse (ou la
lâcheté) de pas envoyer dans la figure de l’autre qu’on n’a plus envie de le revoir : soit l’honnêteté. Bon, comme tout ceci n’est qu’une fiction, je peux me permettre d’être couillue. « Ecoute, je crois qu’on n’a pas grand-chose à faire ensemble. Tu es très sympa et tout mais on n’a pas du tout d’atomes crochus alors je crois qu’on va arrêter de faire semblant. Je suis désolée ». Il me regarde puis me répond froidement : « je me faisais la même réflexion mais j’osais pas le dire. Bon ben ciao, je te dis pas à la prochaine ».

On se fait poliment la bise et me voilà sur le palier de son appartement, légèrement décontenancée. C’est ce que je voulais, certes mais c’est toujours bizarre de partir en sachant qu’on ne se reverra pas. Et mon ego a un peu de mal à digérer. Enfin, c’est reparti pour la recherche. La semaine prochaine, je vais au musée.

Dressing room

Par Tatiana

L'enfer de la mode
 

04 avril…

Aujourd’hui je tente ma chance et j’essaie de savoir l’air de rien si y a moyen d’avoir des vêtements gratuits. Réponse : pas moyen. Enfin ça c’est la réponse pour les stagiaires car les autres (journalistes, RP…) elles peuvent. Faire les books est un calvaire (et ça fait seulement deux jours), mais ça donne un avantage : celui de se
faire oublier. Ainsi je peux facilement écouter les conversations de ces demoiselles sans qu’elles s’en aperçoivent de trop. Et c’est édifiant croyez moi. Parler n’est pas vraiment le mot qui convient. J’aurais tendance à dire au choix : médire, raconter des ragots… Du langue de putage en bonne et due forme. Une des filles de l’agence s’absente et elle en prend pour son grade toute la journée. Bienvenue dans le monde des filles ma chère Tatiana. Moi qui déteste l’hypocrisie je suis servie copieusement. Et puis il y a aussi le défilé des journalistes : galerie de monstres et bizarreries en tous genres. Ceci dit pas de panique, pour elles aussi je suis transparente (ben oui elles ne tirent aucun intérêt d’être gentille avec moi donc pourquoi se forcer). Aujourd’hui il faut que je vous parle d’une personne en particulier qui travaille dans le pendant féminin d’un grand quotidien. Elle fait partie de celles que j’ai appelées les triplettes car elle a deux clones qui viennent aussi de temps en temps avec elle (oui ce genre de personne n’est malheureusement pas unique). Le chef des triplettes est donc conne (ça vous l’auriez compris) et adore hurler dans tout le showroom en sortant les pires stupidité que son cerveau est capable d’engendrer. Niveau look, forcément elle s’habille un peu fashion avec la
coupe du moment et les racines noires avec le reste des cheveux blonds (quand même elle doit bien gagner assez pour pouvoir aller chez le coiffeur). Les ¾ du temps les journalistes viennent pour prendre des vêtements ou accessoires pour les shootings photos mais aussi (et surtout) pour repérer les fringues qu’elles vont piquer ou acheter aux soldes de presse. Elles me font penser à des vautours.

Le 05 avril

Ouf ! Bientôt le WE ! Je suis déjà lasse de l’éternel découpage collage que je fais toute la journée. Il faudrait que je fasse le compte de tous les horoscopes que j’ai lu : y en a même que je dois connaitre par cœur. Je vais me transformer en madame soleil. J’ai l’impression d’être revenue à la maternelle. J’avais déjà ce sentiment en étant à l’IUT mais là c’est officiel : les études avant le bac c’est pour nous rendre intelligent mais post bac on nous fait régresser. Heureusement il y a toujours une distraction dans mon labeur quotidien. Aujourd’hui visite de la nièce de Big Boss. Une gamine pourrie gâtée. D’un coup retentit la douce voix (complètement éraillée par une surconsommation de cigarette et d’alcool) : « oh ma princesse ! Tu m’as emmenée ma princesse !!!! » C’est La reine mère qui glousse auprès de sa fille. « Regardez comme elle est belle ma poupounette ! »… La gamine est non seulement pourrie gâtée mais en plus elle va finir stupide à force qu’on parle d’elle comme ça. Elle a seulement 6 ans pour info, mais je crois qu’elle a du potentiel pour faire l’émission sweet sixteen sur MTV plus tard.

Je viens d’apprendre que les filles de l’agence se sont commandé des chaussures d’une marque qu’on représente sans même me demander si ça m’aurait
intéressé : pétasses !

Le 08 avril

Quelle joie de revenir dans ce temple dédié à la bêtise humaine et à l’hypocrisie. Dommage que je n’ai pas vraiment le choix. Cela dit aujourd’hui c’était journée sexo car on a eu droit à la vie sexuelle de Bettina. Cette dernière est partie en Inde pour voir son mec. Apparemment il est marié et a des enfants (elle-même ayant une fille aussi). Donc elle nous raconte comment c’était super trop bien et qu’elle est super bien intégrée dans la famille (attends elle loge dans la famille alors que le mec il est marié ?! putain je connais des mecs qui seraient heureux de vivre comme ça en France). Je ne vous ai pas encore décrit plus précisément Bettina. Cette fille est assez dure à cerner. Elle ressemble à une ex soixante huitarde (d’où le trip indien sûrement). Elle fait 40/50 ans mais croit qu’elle en a encore 20 (quelqu’un devrait vraiment lui dire). On se jamais trop ce qu’elle pense des gens. Je crois qu’elle a compris comment ça marche dans le milieu et qu’elle sait jouer en se servant des règles du jeu.  

Aujourd’hui on a eu 2 journalistes hommes : un mec qui ressemble à Jean Paul Rouve qui se serait déguisé pour un sketch des Robins des Bois et un dandy qui
se croit dans Liaisons dangereuses version cage aux folles.

Le 09 avril 

J’ai toujours le nez dans les books (j’en peux plus je craque !). Mais dans l’après midi la journée a pris une tournure intéressante…On m’a confié une autre tâche : ranger les vêtements dans le showroom (même chez moi je range pas mes tiroirs et il faut que je le fasse au travail). Mais l’info la plus croustillante de la journée c’est ça : j’ai appris que quand la saison est finie et qu’ils doivent rendre les collections on peut les acheter à petits prix (oui je sais je viens de découvrir le principe des soldes de
presse mais j’ai même pas 20 ans faut me pardonner). Aujourd’hui il y a eu un nouvel épisode de la guerre entre les filles et la Reine mère. Les deux clans ne peuvent pas se voir en peinture. Il faut dire que la Reine mère ne sert pas à grand-chose dans le showroom à part espionner les filles pour voir si elles font bien leur travail. Elle médit sur elles auprès de Big boss et c’est à peu près tout. Demain j’ai un entretien dans une école (l’ISCOM) donc ce sera une journée courte.

Rackham le rouge

Par Enzo

« Suis-je normal ? » La question que beaucoup de monde se pose souvent. Enfin je crois. Il parait que c’est normal d’ailleurs ! Bref, cette fois ci, la grande
question existentielle m’est apparu suite à la lecture récente d’un article de Naughty Girl ainsi qu’un de Nina. Non pas que leurs articles ont provoqué une révélation, mais plutôt car ce sont les gouttes qui ont fait débordé le vase étiqueté « l’amour pendant les menstruations ».

Dans ces derniers articles et dans bien d’autres, ainsi que dans la culture télévisuelle, il semble que l’amour pendant les règles soit proscrit, avec une grande raison tellement logique qu’elle n’est jamais explicité. D’où mon désarroi. Et la question existentielle « suis-je normal à ne pas trouver cela logique ? ». Suis-je un serial killer en herbe à ne pas crier au dégout du contact sanguinolant ?

Reprenons les choses de manière logique (enfin de la manière de mon esprit) :

  • – Les menstruations ne provoquent pas a priori d’obligation de ne pas sexer (à moins que j’ai loupé des cours de biologie)

A partir de là, la chasteté prétendue de ces périodes seraient dues à :

  • – Des règles douloureuses. Mais il ne me semble pas que cela soit la majorité.
  • – Une envie moindre. Mais là encore il ne me semble pas que cela soit la majorité, certaines mêmes racontent que c’est le contraire.

D’où peut venir donc cet avis unanime alors ?

  • – Un dégout. J’ai l’impression qu’il s’agit de cela. Encouragé culturellement. Et notamment publicitairement (vous vous souvenez les trucs contre les
    menstruations aux trente-six parfums ?).

Mais on peut avancer que ce dégout est une grande hypocrisie : comment peut-on être dégouté par un peu de sang quand d’un autre coté on pratique la sodomie par exemple ? Est-on dégouté lorsque l’on se coupe le doigt et qu’un peu de sang perle ? Bien sûr, on pourrait dire qu’il s’agit juste de protéger le lit/canapé/tapis/autre d’un produit tachant. Mais même là il est possible d’utiliser une serviette ou tout autre objet protecteur.
Bref je suis dans l’incompréhension quant à l’évidence de ces multiples réactions. Dites-moi, suis-je normal ? Ou suis-je juste un pervers qui ne recule devant rien pour sexer ?

P.S. : je ne me lancerais pas sur le thème comme quoi il n’y a aucune contre-indication médicale à la prise en continu de la
pilule
(et donc qu’il s’agit peut-être d’un asservissement culturel), la polémique sera pour une autre fois !

Entretien : et si je te disais vraiment qui je suis

Je parlais la semaine dernière et la semaine d’avant des entretiens. La question récurrente est « quelles sont vos qualités et vos défauts », histoire de cerner a) notre capacité à cerner les qualités indispensables au poste à pourvoir et b) notre art de la diplomatie… Ou de l’hypocrisie, plutôt. Alors forcément, on s’y plie en se disant qu’un jour, on sera peut-être de l’autre côté et qu’on posera une question aussi navrante parce que je ne sais qui a décidé que tout entretien passait par cette question.

« Alors Mlle Bartoldi, quelles sont, à votre avis, vos principales qualités ?

– D’abord, je suis souvent de bonne humeur, c’est quand même agréable. Bavarde aussi, ce qui est une qualité, si, si. Pourquoi ? Mais parce que ça met de l’ambiance au boulot. C’est peut-être pas bon pour le rendement mais des pauses papote, ça donne du baume au cœur. En plus, j’ai un rire super communicatif et je ris très souvent parce que je suis super bon public. Je suis aussi très douée pour faire semblant de travailler quand je n’ai rien à faire, histoire qu’on me file pas le boulot d’un autre. Parce que je veux bien être solidaire mais c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres ! On a tous nos spécialités, je ne peux pas faire correctement le boulot d’un autre. Oui, je sais rester à ma place, c’est une qualité aussi. Ah, sinon, je suis généreuse, je veux bien partager mes gâteaux. Enfin, je suis respectueuse de l’espace des autres, j’écoute toujours la musique au casque. Oui, la musique adoucit les mœurs et taffer en écoutant Britney, ça motive, ça réveille !Ah et puis y a un truc bien, quand même, c’est que je déteste le gaspillage donc je passe mon temps à éteindre les lumières allumées pour rien. Ca fait quand même une sacrée économie. Que vous pourrez reporter sur mon salaire si vous voulez, hihi !

– Heu… Autre chose ?

– J’aime bien regarder des daubes à la télé pour les raconter en grossissant le trait. Je suis la spécialiste par exemple de l’histoire de Maria dans Sunset Beach, je vous le raconte, si vous voulez, j’adoooooooooooore.

– Non, non, ça ira.

– Vous préférez les vacances de l’amour ? Premiers baisers ? Amour gloire et beauté ?

– Bon, on va passer à vos défauts, alors.

– Ok alors il faut savoir que je suis super perfectionniste. En gros, je ne délègue à personne parce que personne ne peut faire précisément ce que j’ai en tête et que je me dis qu’on n’est jamais mieux servi que par soi même. J’ai aussi un problème génétique, je ne suis pas capable de me lever le matin. Je nourris un amour sans borne pour mon lit et en plus, quand je décide de me lever, mon chat vient me faire des câlins. Vous comprenez, je vais l’abandonner toute la journée alors elle a bien droit à un câlin au réveil. Donc si vous avez besoin de moi avant 10h, si c’est exceptionnel, ok mais ça va être dur sinon. Surtout si j’ai pas passé la nuit toute seule ! Quoi que ça, c’est une qualité parce que même si je suis pas à mon optimum le lendemain mais d’un autre côté, s’il travaille tôt, je serai là avant 10h alors c’est pas si mal, hein ! Bon après, je sais pas faire le café en grande quantité vu que je le fais en général que pour moi et j’ai une nespresso en plus donc moi, ça me gêne pas de le faire mais il sera probablement pas bon. Ah, et enfin, j’ai des sonneries de portable que tous mes collègues détestent, ils m’en parlent tout le temps.

– Ah…et c’est tout ?

– Ben, je fais pas mal de pauses dans la journée. En fait, le matin, j’arrive, je bois un mug de café donc après, faut que j’aille faire pipi et je fume des fois aussi et puis je dois me refaire du café et je refais pipi. Et de temps en temps, je fais des pauses blog mais ça, c’est plutôt une qualité, ça me permet d’être au courant de tous les buzz et tout. J’ai même les flux RSS du Monde sur mon netvibes qui me permettent d’être au courant des dernières news. C’est important d’être à la pointe de l’actu.

– Ok. Une dernière couche ?
– Non, je crois que j’ai tout dit.
– Ok ben on vous donne une réponse bientôt… »
 
Ben quoi ? L’honnêteté n’est-elle pas une qualité ?

J’ai pas de SMS, j’ai pas d’amis !

Cette semaine, pour ceux qui ne suivraient pas, on est passé en 2008 et comme je le disais, la soirée du 31 décembre au 1er janvier est cruciale car elle nous situe dans l’univers : populaire ou petite merde insignifiante ? C’est le moment de le découvrir.

 

Cette année, ce fut donc un réveillon girlie, très en phase avec 2007 finalement. A ma droite, Vicky, à ma gauche, sa Bestfriend et moi, donc. La soirée commence piano, on toaste du pain, on mange nos toasts, on chouine qu’on a trop mangé au secours, on fume, on boit (mais en fait, très modérément et même pas que du vin). Puis arrive minuit, on se fait des bisous en  criant « bonne année ! » et c’est là que ça se complique. Les regards se tournent vers les mobiles : qui va nous textoter ? En général, je n’appelle personne sauf mes
parents et ma sœur, déjà. 0h10, Alice la warrior parvient à me joindre (alors que de mon côté, mon téléphone refusait de passer le moindre coup de fil). 0h30, ce sont mes parents. Bon maintenant, que j’ai reçu les coups de fil que j’attendais, que font les SMS ?

Bon, cette année, il faut avouer que j’ai reçu le premier bonne année à 22h. Bien vu, au moins, c’était avant l’embouteillage virtuel. Puis à 23h55, mon dernier vent de l’année : je reçois un texto de 06blablabla, un numéro que je n’ai pas dans mon répertoire, donc. Or je sais pas si vous avez remarqué mais depuis qu’on a des mobiles, on ne retient plus aucun numéro, ce qui est très embêtant quand on oublie son téléphone à la maison parce que j’aimerais savoir qui se promène avec tous ses numéros sur lui ? Pas moi, en tout cas. Donc je suis du genre polie mais cash : « merci, bonne année à toi aussi mais je ne sais pas qui tu es ». Je pressentais le mec genre one shot qui avait gardé mon numéro par accident (alors que moi, pas) et qui avait envoyé un message type à tout le monde. Ah, on me répond « C’est Enzo ! ». Ok, là, je suis morte de honte… Mais bon, des fois, j’oublie d’appuyer sur enregistrer et du coup, les numéros, je crois les avoir mais non. Donc je colle des vents.

Pour les SMS de nouvel an, il y a deux écoles : ceux qui les envoient et ceux qui ne répondront qu’à ceux qui en ont envoyés. Au départ, j’aurais tendance à faire partie du 2e camp mais je me dis qu’envoyer un petit SMS gentil aux gens que j’aime bien, c’est très sympa dans l’esprit. Donc j’envoie. Comme une maline que je suis, je ne laisse pas les accusés de réception parce qu’envoyer 20 sms, c’est recevoir 20 accusés un peu n’importe quand parce que la nuit du 1er, c’est un peu un cauchemar pour les livraisons de nos messages numériques. Du coup, certains se sont perdus. Par exemple, j’en ai envoyé un qui n’est jamais arrivé, heureusement que son destinataire m’a appelé le lendemain. Mais du coup, y a certaines personnes, je ne sais pas si elles m’ont répondu ou si elles m’ont envoyé un texto spontanément. Dois-je alors resouhaiter une bonne année au cas où, pour éviter de passer pour une bêcheuse ? Ou alors je passe pour une Alzheimérique précoce qui envoie deux fois un texto de bonne année ? Dois-je me fâcher de ne recevoir aucune réponse d’un texto qui, finalement, ne fut jamais reçu ? Finalement, les textos, ça va vite mais ça permet de psychoter plus vite du genre « mais pourquoi il me répond pas ce bâtard ? ». Alors que M. Le bâtard :

– il a répondu mais on n’a pas (encore ?) reçu son texto

– il n’a pas répondu pour la bonne raison qu’il n’a rien reçu

Quoi qu’il en soit, ça fait quelques années que j’observe ce jeu autour des textos, cette espèce de réjouissance quand on reçoit un message genre « je suis aimée, des gens me souhaitent la bonne année ». Les jours suivants, en plus des textos qui continuent d’arriver, voici qu’on reçoit les mails de bonne année. Parfois, on a de bonnes surprises, des gens qui nous souhaitent la bonne année alors qu’on ne s’y attendait pas forcément et les mauvaises, ceux qui sont définitivement sortis de nos vies au point de ne pas nous inclure dans la liste des gens à qui ils souhaitent la bonne année. Bien que certains ne voient pas l’intérêt de ce rituel. Pour ma part, après le 1er janvier, j’oublie déjà le coup de la bonne année et je colle des vents à pas mal de gens. D’un autre côté, ça évite l’hypocrisie de souhaiter la bonne année aux gens qu’on n’aime pas !

Qu’en dira t-on

Par Lucas

Je ne sais pas si vous êtes au courant mais Le Petit Nicolas a divorcé. Ouhai, je sais bien, je crée un effet de surprise : c’est pas comme si  Première et Super Picsou
Géant
nous avait bassiné avec ça depuis 15 jours.

Bon toujours est-il que Sarko est tout seul à l’Elysée puisque Cécilia s’est cassée. Quel dommage, quelle chagrin, quel drame. Le pauvre, c’est vraiment trop triste : avec qui il
va faire des scrabble après diner ???

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Ya quand même un truc qui me gêne. Oui je râle pour un rien, mais avouez…
Ce qui est détestable dans l’histoire de Cecilia & Nico, ce n’est pas le fait qu’ils se séparent mais qu’ils le fassent savoir après l’élection. Mais genre, comme si c’était pas fini depuis
l’incartade de Cecilia il y a un an et demi… Style, quoi ! Ah le mythoooooo.
D’ou mon article…

Si Sarko et Cecilia avaient divorcé avant les élections, les gens auraient-ils moins voté pour Nico ?

Bien sûr, vous allez me dire que Cecilia c’était la bonne planque pour le petit Nico. Allez vas y que je te paye la famille recomposée, vas y que je te balance la bonne image glamour avec les fistons djeunz cool et les filles de Cecilia (si qq’un a le numéro de la plus grande je suis preneur)

Et maintenant, les questions que je me pose, parce que vous savez bien un article de Lucas , c’est tout plein de questions à la con… 

En quoi un divorcé serait-il moins compétent qu’un homme marié ?
En quoi l’image de la France aurait-elle pâti de ce prez célibataire ?
Le couple type, « mariés 2 enfants », se serait il moins reconnu dans les idées de Sarko s’il s’était positionné sur le marché du « célibattant » ?
Les conventions sociales sont-elles aussi impérieuses ?
Doit-on se laisser influencer par le qu’en dira t-on ?

 Perso je suis connu pour dire aux gens ce que je pense, sans prendre de gants. J’estime que je respecte plus les gens en froissant leur susceptibilité voire en les choquant au lieu de tourner de manière hypocrite autour du pot… C’est pas pour rien que j’ai un œil plus petit que l’autre quand je suis fatigué : souvenir d’une bagarre où le mec m’avait défoncé la gueule mais où il n’était pas sorti indemne. Tout ça parce que je lui avait expliqué par A + B en quoi il était un connard prétentieux, ce que tout le monde pensait… mais en silence. Impératif moral : il faudra bien que je le fasse taire quand je serai chargé de famille…

Bref, peu importe, on s’écarte du sujet. Revenons à Nico qui est tout triste, tout seul, dans son coin, avec son baby foot et pas de same player shoot again. Le qu’en dira t-on…

L’honnêteté intellectuelle ne peut s’embarrasser des scories de la bienséance.

Mais j’en suis sûr : cette bienséance reflexe s’insinue, sournoise, dans les raisonnements et les modes de pensée, sans qu’on en prenne conscience. Elle nous brime sans qu’on s’en
rende compte quand on veut exprimer le fonds de sa pensée. Notez bien que certains ont fait un art de cette réalité : cette bienséance hypocrite c’est un peu le fonds de commerce de l’ENA depuis sa création…

Faut-il en déduire que Sarko apporte un renouveau et que la défaite de Sego c’est la défaite de l’ENArchie ?? Qui sait…


Petit note rigolote :  le fait d’imaginer Sarko qui drague tout ce qui bouge ca lui donne un coté humain et rigolo !! Chais pas pour vous mais moi ca me le rendrait presqu’attachant ! Sans déconner on a tous en mémoire Hugh Grant dans le film Love Actually ! Sarko en prez lover, c’est quand même grave sexy… dans l’absolu !

Je confluerai sur une citation de Nico que Yasmina Reza a rapporté dans son livre « L’aube, le soir ou la nuit« . Sarko nous rappelle l’évidence d’une phrase concise, tranchante et précise, de ce style clair qui est un ces rares atouts. Cette évidence elle tient en quelques mots :

« Yasmina tu le sais bien : Dès que tu qualifies l’amour, il n’existe plus. »

Adolescence, âge ingrat

Vous lisez mon article et, intelligents comme vous l’êtes, vous vous dites : « ah, enfiiiiiiin l’article sur ses ados qu’elle nous promet depuis X temps ». Et ben non ! En fait, ce ne sont pas de mes ados (putain, j’ai la fibre maternelle qui pousse quand je dis ça) mais des ados MTV. C’est-à-dire que je vais vous parler de Next et Dismissed, deux émissions de téléréalité de la chaîne musicale américaine.


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En général, les émissions de télé réalité américaines me rassurent. Pourquoi ? Parce que j’ai l’impression qu’il y a toujours plus con ailleurs. Ce qui est totalement hypocrite puisque quand leurs shows de télé réalité arrivent en France, on se rend compte qu’on n’est pas mieux du tout mais laissez moi rêver que les Français sont des gens plus intelligents que l’Américain d’en bas. Donc quel est le but commun de Next ou Dismissed ? Des ados qui se rencontrent et à la fin, on obtient un couple ou pas. Dans Dismissed, un ado a rendez-vous avec deux prétendants, choisi selon ses préférences sexuelles. Oui parce qu’à MTV, ils sont super open, ils montrent aussi des ados homos mais bon, les garçons sont tellement folles qu’on a l’impression que c’est une blague et les filles tellement bonnasses qu’on a l’impression de regarder un film porno, la scène de cul en moins. Donc dismissed, l’ado a deux prétendants, ils passent la journée à trois, chacun des deux candidats a droit à un « temps mort » qu’il donne à l’autre pour rester 20 mn en tête à tête avec celui que l’on doit séduire. A la fin des deux temps morts, le candidat doit choisir lequel il veut garder. En général, le suspense est assez limité : celui qui a accepté de mélanger sa langue est pris, l’autre dégage. Sauf qu’en fait, le seul truc marrant dans Dissmissed, c’est quand les 3 sont ensemble et que les deux prétendants s’envoient des vannes pour discréditer l’autre.

 

Ensuite, Next. Dans un bus, 5 prétendant(e)s rencontrent à tour de rôle un ado qui les vire s’il n’est pas séduit d’un merveilleux « Next ! ». Chaque minute passée avec le ou la convoité(e) rapporte un dollar. Donc les très moches qui se font jeter dès la descente du bus gagnent quand même un dollar. Ce qui est merveilleux, ce sont les petites descriptions des candidats genre « Ashanti, 20 ans, pète quand elle nage à la piscine, est amoureuse de Justin Timberlake et a vomi sur une montagne russe ». Que des trucs essentiels, quoi. Il faut savoir que cette émission est une vraie collection de pétasse pure style genre « je crois que les fringues Jennifer, c’est le top de la classe » et elles se tapent toujours le cul quand elles sortent du bus genre « mon cul, c’est pas du poulet ! ». Quand aux mecs, on dirait que le terme de blaireau ont été inventés pour eux. Bref, Next, c’est du lourd, du décérébré, de la connerie en barre. Et de la pure,
pas de la coupée. Genre Elysha « Elysha, ça commence par un E et je serai pas jetée car y a pas de E dans Next… Heu… ». Alors dans le bus, ça parle. Les mecs se chambrent, les filles fayotent. Genre « oh mais on est toutes trop canon ». Sauf celle qui sort du bus, elle est pas partie que ça commence « tu crois qu’elle a une chance ? » « ouais, s’il aime les gros culs ». Quand un éliminé revient les mecs font des gros « ooooooooohohohoh ! » et les filles des « hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » et le perdant explique ce qu’il s’est passé en cassant celui ou celle qu’ils devaient séduire « elle est moche et elle a un gros cul » ou « il est moche et il pue ». Une fois que le séduit choisit un des candidats, il lui propose la tune ou un deuxième rendez-vous. Et quand le séduit est très très con, c’est jubilatoire que l’autre se casse avec le cash.

 

Après dans Next, celui qu’il faut séduire prépare des activités. Des trucs de débile genre « goûter d’anniversaire pour mes 5 ans ». C’est selon les délires de chacun. Par exemple, une nana cherchait le prince charmant, elle s’est déguisée en princesse et les mecs devaient lui trouver des chaussures, tout ça… Mais le pire, c’est que ça rend méchant. Genre au tout début, celui ou celle qui doit être séduit(e) explique ce qui est rhédibitoire pour lui genre « si la nana doit mettre des avertisseurs comme les camions quand elle recule, ce sera next direct » (y en a un qui a vraiment dit ça) et là, on voit les 5 candidates et, évidemment, y en a une qui dépasse les 70 kg facile (ce qui ne l’empêche pas d’avoir réussi à glisser ses fesses dans une mini jupe en 38, fascinant) donc on attend que les nanas avant elles soit dégagé pour qu’elle passe et qu’elle se prenne un violent « next ! ». Oui, je suis méchante. Quoi que des fois, on se plante. Dans
une session lesbienne, y a une candidate fantastique qui s’appelait Machine. Oui, c’était son nom. Un diadème dans les cheveux, un espèce de cape en renard bizarre de la même couleur que ses cheveux et une robe rouge mais surtout des poils sous les aisselles et sur les jambes (le reste on a pas vu) des santiags aux pieds. Je m’attendais à un Next direct mais finalement, elle est restée deux heures avec la fille et a gagné 120 dollars alors que l’autre s’est pris un râteau.

 

Bref, c’est bête, c’est nul, c’est méchant. Et c’est horrible mais j’adore.

I am for gay marriage, between a man and a woman

Par Marine

Copyright Arnold Schwazenegger, bien-aimé gouverneur de Californie et regretté Terminator.

Oh mais moi, j’ai jamais rien eu contre les homosexuels. J’ai même des amis qui le sont, homosexuels. Notez qu’en plus, je dis « homosexuel » et pas « pédé », qui est une insulte, ou encore « tafiole », qui est péjoratif. Ceux qui comprennent comprendront. Bref.

Hem.

Puis, par une belle après-midi fraîche et pluvieuse, tout bascula. Notez que j’emploie le passé simple. Tout bascula donc.

Gay gay gay.
Hayden Christensen. Gay.
Jonathan Rhys-Meyers. Gay. (si si vous connaissez, le gars qui vit la scène la plus érotiques de ces dernières années dans Match Point avec Scarlett Johansonn). Bientôt ils vont nous sortir Jude Law ou Jake Gyllenhaal (heureusement que les blondes sont là pour veiller sur le navire). Tiens, pourquoi pas Colin Farrell pendant qu’on y est?

C’est bien simple, à chaque fois que je me prends à trouver un homme un tant soit peu attirant à la télé, 2 jours après, pof, il cotise. Merde. Nicolas me dit « qu’est-ce que ça peut foutre? ». (Ouais, ça fait Nicolas, comme pseudo, c’est ça?) Bon. Nicolas, dit « la caution ». Il est marrant, lui. Forcément que lui, ça l’arrange que l’homme soit hormosessuel. Forcément, il entre dans le champ de ses possibles, d’une manière ou d’une autre. Le fantasme, c’est fait de ça, mon petit monsieur. Le fantasme on cherche pas à le réaliser. Mais quand-même, on se dit toujours qu’il y a un possible évanescent. Ben là, pour Rhys-Meyers, ben on peut même plus regarder le menu. C’est pas parce qu’on est au régime qu’on peut pas regarder le menu. Certes. Mais là, c’est un peu être allergique aux fraises en allant chez le primeur en mai. Horrible.

Tiens, avec Nicolas l’autre jour. On va manger. Le serveur, charmant. Tous les deux, on se dévisse le crâne. Mais j’ai pas réussi à savoir lequel de nous deux aurait (dans une 8e dimension, hein) aurait eu ses chances.

Merde quoi.

L’heure devient grave.

Je suis pour le tabou social. Pour la stigmatisation. Pour la persécution. Pour l’eugénisme. Pour qu’on découvre que la préférence sexuelle est génétiquement déterminée.

Oh n’y voyez pas une quelconque intolérance. Tout est dans Darwin. Et chacun voit midi à sa porte. Et l’herbe est plus verte chez le voisin. Enfin, la nature a horreur du vide et, au train où vont les choses, c’est bien le vide qui nous attend, mesdemoiselles. D’après Nicolas, on s’achemine vers du 50%-50%. L’enfoiré doublé d’hypocrite. Il croit m’endormir avec du quantitatif. Mais je pense qualitatif, moi, mon jeune ami.

Non parce que si pour un Rhys-Meyers pédé, on a un Sim hétéro, enfin tu vois, là, par exemple, ça me fait une belle jambe, j’ai envie de dire.

La nature a horreur du vide, et là, il avance à grands pas. Deux solutions, mesdemoiselles.
– Le traitement de fond, redevenir attirantes comme aux premiers jours de la nuit des temps, quand Adam n’avait d’yeux que pour Eve (et non pour le serpent). Pour cette option, je vous renvoie à mon article précédent « avoir un beau cul et une démarche de tasspé en même pas d’efforts« .
– Le traitement de crise, le combat.
Evidemment, ces derniers temps, j’ai pas mal forci. La Nouvelle Eve, ce sera pour une prochaine fois. D’où le choix de l’homophobie. Nicolas voit ça d’un oeil semi-vitreux. Mais si l’herbe est plus verte chez le voisin, je vois midi à ma porte. Et moi, j’ai jamais rien eu contre l’homosexualité. C’est elle qui a contre moi. C’est la pénurie d’hommes, si en plus les beaux passent du côté obscur de la force, c’est la merde, oui. C’est que moi, Jonathan Rhys-Meyers, je l’aimais bien, merde…

Et allez, notez que vous me preniez déjà pour une pouffe aux idées politico-sociales scandaleuses, vous voilà servis. You are terminated.

Bonne année… (connard !)

Non, lecteur, cet article n’a pas pour but d’insulter des gens, rassure toi. Il veut juste souligner une étrange coutume que nous avons, nous, les hommes et les femmes au mois de janvier : on souhaite la bonne année. Même à ceux qu’on n’aime pas.

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L’autre jour, je dînais avec mes parents (des œufs brouillés à la truffe, on se fait plaisir) et ma mère racontait son retour à l’hôpital (où elle travaille, hein !) où elle souhaitait donc la bonne année à ses collègues. A un moment, elle parle de son chef de service qu’elle déteste cordialement. D’après ce que je comprends, le monsieur, du type Lequénois dans la vie est un long fleuve tranquille, s’est montré un peu trop entreprenant avec ma maman il y a quelques années et, évidemment, elle l’a envoyé balader. Du coup, il en fait baver à mon père qui
consulte de temps en temps à l’hôpital. Bref, c’est règlements de compte et co, c’est un peu le bordel. Mais bon, voilà, c’est la nouvelle année, on se présente les vœux alors que comme disait ma mère « tu parles si je lui souhaite une bonne année, à ce connard ! Ca me saoule tous ces vœux, je les pense même pas, les trois quart du temps ». Et oui, voici un merveilleux exemple de ce qu’on appelle les conventions sociales. Au mois de janvier, quand vous croisez une connaissance pour la première fois du mois, vous vous exclamez (hypocritement ou pas) un joyeux (ou forcé) : « Bonne année ! ». Moi, j’avoue que ce genre de conventions, ça me passe à des kilomètres au dessus de la tête. Déjà, après le 03 janvier, j’oublie carrément de souhaiter la bonne année. Moi, les gens les plus proches, soit je les appelles le soir même du réveillon, soit je leur envoie un petit texto. Pour les autres, ce sera un mail, quand je m’y mettrai (là, faudrait que je le fasse, d’ailleurs !). Ces vœux sont un peu une occasion de reprendre contact avec des amis un peu éloignés dont on n’a plus de nouvelles. Pour peu qu’ils répondent, c’est pas toujours le cas mais c’est la vie.

 

Par contre, il y a ceux qu’on n’aime pas et qui nous offrent de grands « bonne année, tous mes vœux » avec un grand sourire. Vous, vous avez une violente envie de lui cracher un « mais va crever, je te souhaite rien du tout, je préfère garder ces jolis vœux pour des gens dont je souhaite le bonheur ! ». Mais ça se fait pas. C’est comme quand vous n’aimez pas quelqu’un et que vous devez lui faire la bise parce qu’il y a plein de gens et qu’on ne peut pas ne pas faire la bise qu’à une personne. A la fac, il y avait notamment Aristide, que je n’appréciais pas du tout (mais alors pas du tout) et l’état de propreté de sa personne (j’ai jamais compris comment il arrivait à voir à travers ses lunettes) ne me donnait pas super envie de lui faire la bise. Moi, les gens que je n’apprécie pas, ça m’arrache vraiment la gueule de leur faire la bise. Donc, quand j’arrivais à la fac et qu’il était là, je me jetais dans les bras de Guillaume pour l’embrasser (enfin, quand on n’arrivait pas ensemble) ou je faisais un geste de salut général. Et là, vous en aviez toujours un pour vous faire la bise et vous contraindre à en
faire autant. Et quand vous faites la bise à une personne, vous devez le faire à tout le monde. Les vœux, c’est pareil, d’ailleurs. Vous arrivez dans une assistance, quelqu’un vous saute dessus en criant « bonne année ! », osez dire que vous ne le souhaiterez pas à tout le monde (la bise en prime).

 

Du coup, le fait qu’on vous souhaite une bonne année ne veut plus rien dire en soit. Etre touché parce que bidule ou machin vous a présenté ses vœux ? Mais si on regarde la liste des destinataires du mail, on se rend compte qu’il n’y a pas de quoi se réjouir, il l’a même souhaité à truc qu’il n’apprécie pas. Bref, le début d’année, c’est une période où tout le monde est censé s’aimer, tout le monde il est beau, il est gentil et il se souhaite le meilleur. On pourrait être ému par tant d’amour et d’altruisme. Oui parce que souhaiter à tout le monde amour, gloire, beauté et santé, c’est de l’altruisme. Ca ne mange pas de pain mais après tout, ça ne coûte rien de le dire et des fois, c’est même sincère. Moi, les gens à qui j’ai souhaité la bonne année entre le 1er minuit et le 2, c’était que j’en avais envie. Ceux qui recevront un mail dans les prochains jours aussi. Mais y en a d’autres, je leur dis ça comme je dirais « tiens, y a un pigeon sur le balcon », genre, je m’en fous qu’il passe une bonne ou une mauvaise année. Honnêtement, si souhaiter la bonne année donnait vraiment un peu de chance à ceux à qui on la souhaite, je peux vous dire que j’userais de cette convention sociale avec parcimonie. Et je commencerais par me la souhaiter à moi parce que moi aussi, j’ai droit à une belle année, à l’amour, à la gloire, à la tune, la santé et pi tout ça. Après, à mes parents et ma sœur parce que d’abord, ce sont les seuls que je fais l’effort d’appeler le 31 à minuit et que quand il arrive quelque chose à ma famille nucléaire, ça me touche directement et vice et versa. Vous nous verriez, tous les 4, en période de crise… Après, y aurait mes amis proches, très proches, ceux dont le bonheur ou le malheur me touche, aussi. Les autres, j’avoue que je m’en fous. Enfin, les gens heureux, ça fait toujours plaisir mais les gens que je connais à peine, leurs malheurs ne me touchent pas et honnêtement, je ne peux pas pleurer pour tout le monde non plus. Quand aux « médiocres », ceux que je supporte par obligation, je m’en tamponne le cocotier de ce qui leur arrive et leur souhaiter une bonne année est d’une hypocrisie sans nom.

 

De toute façon, là, on est le 06, j’ai déjà arrêté de le souhaiter !