Gauthier

– La drague au bureau. Pour ceux et celles qui l’ignorent je travaille dans une banque l’été pour financer mes études. Cette histoire se déroule donc au guichet de la banque qui m’emploie, lors d’une digne journée de merde comme on en fait rarement.
Je me pointe avec une heure trente de retard au boulot à cause d’une méga panne de réveil. Forcement je petit déjeune pas, et je suis dans le pâté. Ma principale activité de la matinée se résume ainsi : l’est-il, l’est-il pas ? (comprenez pédé or not pédé), oui bon ben on s’amuse comme on peut !
Là un mec de 35-40 ans se pointe, avec un sourire qui fait trois fois le tour de sa tête, je me dis « mouais toi t’es louche tu suce pas que des caramels ! » et puis je l’observe pendant que je m’occupe de son compte : crâne rasé, tatouages de partout, poilu, baraqué, viril, bref c’est trop flag il est pédé. Il parle pendant que je me concentre sur mon pc, mais comme il tutoie son interlocuteur, je me dis que c’est pas pour moi et je relève pas. En fait c’était pour moi, puisqu’il me dit « on se connaît ! » avec un sourire gigantesque. Je réponds « je suis désolé c’est très possible, j’ai une très mauvaise mémoire des visages, surtout hors contexte, je m’en excuse », et là il rétorque « mais si au bidule truc ». Ce terme générique que j’emploie ici désigne au sauna gay où je traînais mes fesses dévêtues de façon régulière 2 ans auparavant.
En effet, c’est un des employés, je lui réponds « oui en effet » et là une discussion courtoise s’engage, sans autre but que de passer le temps en attendant que les opérations financières se terminent. 2h après et donc 5 minutes avant de fermer pour rentrer chez moi après une rude journée de travail, le susdit pédé de presque 40 ans se repointe. J’étais en train de servir un client et il me tend un papier plié au-dessus de l’épaule de mon client, toujours tout sourire. Je reconnais une remise de chèque et je lui dis « veuillez patienter, je m’occupe de votre chèque dès que j’ai terminé avec mon client ». et il me répond ceci « non, non c’est pour vous ! » alors je déplie le papier et je lis stupéfait ceci « je t’offre un verre à telle adresse, signé bidule truc ». alors là je suis devenu tout rouge, mais quand je dis rouge c’est que je suis passé par toute les nuances de rouges qui existent y compris le noir. Et je servais toujours un autre client, j’avais mes collègues pas loin, bref j’étais gêné comme jamais ! Il me dit « je pense que j’ai oublié ma carte bleue tout à l’heure » et c’était sa façon d’attendre ma réponse soit verbale soit écrite à son invitation. Et là j’ai buggé, j’étais incapable de réagir convenablement je lui ai dit 50 fois non dans une phrase qui devait ressembler à ceci « non, je n’ai pas votre cb, non, mais non, enfin désolé, mais non, voilà bonne journée, non, mais non, non non non, et re non ». Et il est parti tout triste.
Non mais on me drague pas au boulot. Je peux me faire aborder par n’importe qui n’importe comment à n’importe quel endroit, dans n’importe quel état éthylique, je sais toujours quoi répondre soit pour coucher quasiment de suite avec, soit pour lui donner envie de se pendre et lui refiler la honte de sa vie. MAIS PAS AU BOULOT !!!!
Voilà donc retenez bien ceci, on ne drague pas un employé de banque sur son lieu de travail, ça ne se fait pas !

De la nécessité (ou non) de ne pas coucher le premier soir

En feuilletant mon magazine féminin d’un œil morne, commençant à glisser vers une agréable sieste, je découvris la phrase suivante : « si vous voulez que votre relation dure, ne couchez pas le premier soir ». Pourquoi donc ? Cette phrase mérite réflexion et j’ai cherché à comprendre en quoi c’était mal de s’adonner au plaisir physique dès le premier soir.

Flash back : 2 février 2000. Après une semaine à essayer de se trouver un moment tranquille, je ramène ce jeune homme chez moi. Au bout de 10 minutes, nos langues font connaissances et c’est parti pour une séance de pelotage qui s’est terminé en coït endiablé. On a partagé le même chemin pendant 4 ans et demi… Victoire, elle, a frôlé le mariage avec un gars avec qui elle avait brouetté le premier soir. Suite à mon article sur la philosophie de la brouette, une lectrice, Ellys, a confirmé que ce genre de principes ne voulait rien dire puisque, je la cite : «Quant à la durée de vie des couples qui s’explorent le premier soir, avec mon dernier en date, nous venons de fêter nos 6 ans de vie commune et nos 4 ans de mariage ;p Comme quoi, les stats à la con, ben ça reste des stats à la con… » Merci Ellys !


Je peux diviser mes amis en deux grands groupes : ceux qui ont des principes en matière de sexe et ceux qui n’en ont pas. Je fais partie de la deuxième catégorie mais ça ne veut pas dire que je suis prête à tout en matière de sexe. Juste que je ne m’impose aucun délai. Je me souviens d’une conversation hallucinante avec Anne, il y a quelque temps. Elle sortait avec un Allemand, Tobias (on en reparlera) et au bout de quelques jours, les voilà partis à réviser leur anatomie. Pas le premier soir, hein ! Alors qu’Anne évoquait le sujet, elle se plaignait qu’à peine la brouette terminée, il se précipitait sous la douche car il devait ensuite sortie à son cours de capoera où je ne sais où (j’ai une mauvaise opinion du monsieur, ça doit se sentir…). Nina-le-sens-pratique répondit aussitôt : « Ben, va sous la douche avec lui, ce sera ça de gagné ! »
et là, sa réponse me sidéra : « Mais non, ça va pas, c’est trop tôt pour qu’on prenne une douche ensemble ! ». A partir du moment a visité la partie la plus intime de ma personne, je pense que je peux prendre une douche avec lui. De la même façon, il était hors de question de pratiquer la fellation avant une certaine période…Ah ? Suite à la rupture avec mon ex, j’ai vécu (subi ?) une longue période d’abstinence, entamée avant la rupture, d’ailleurs. Un jour, je discutais avec Lucie qui était à peu près dans la même situation que moi : après une longue relation, nous voici célibataires. Et là, nous nous sommes posées de grandes questions existentielles : qu’est-il convenable de faire, ou non, la première fois avec un monsieur ? En effet, au bout d’un certain temps avec un partenaire, on ne se pose plus aucune question, on agit, on sait ce qu’il aime ou pas, il sait ce que nous aimons ou pas… En fait, la question se posait surtout par rapport à la fellation : est-il convenable de s’y adonner dès le premier soir ou pas ? A présent que j’ai retrouvé une vie sexuelle, j’ai compris qu’il était tout à fait convenable et fortement apprécié de s’adonner à cette douce caresse (si on en a envie, évidemment, faudrait voir à pas se forcer, non plus). Mais la première fois, quand doit-elle intervenir ? Je discutais l’autre soir avec Clara au téléphone, alors que la fièvre commençait à faire son œuvre sur ma personne, et elle se réjouissait de
l’avancement du dossier « Arnaud ». Mais là, elle me servit une sentence terrible : « Cette fois, Nina, tu ne fais rien le premier soir ! » Je lui demandai le pourquoi d’une telle attitude et elle me répondit : « mais pour te faire désirer, faut pas leur céder de suite
 » Et mon désir à moi ? Comme je lui disais que je n’avais pas l’intention de freiner les ardeurs de monsieur si elles se manifestaient, elle fit la moue puis décréta : « oui, remarque, vous êtes déjà sortis deux fois ensemble ». D’où ma question : quand doit-on considérer que c’est le premier soir ?

Doit-on compter à partir du premier baiser ou de la première fois où nos regards se sont croisés ? Personnellement, je ne suis plus une adolescente et quand je me retrouve seule avec un homme qui joue aux amygdales avec sa langue tandis que ses mains m’explorent, j’ai du mal à arrêter le pelotage pour dire : « Ah non, pas le premier soir, chéri ! ». J’ai lu dans un (mauvais) magazine féminin que les relations amoureuses étaient extrêmement codées aux Etats-Unis : pas de baiser lors du premier rendez-vous. Pour vous situer le niveau de ce magazine, il nous conseille de chanter du Céline Dion si on veut draguer un Québécois… Non mais tous les Québécois n’aiment pas Céline Dion et Garou (heureusement) ! Pour en revenir aux Américains, je me souviens d’un épisode d’Ally McBeal où la demoiselle paniquait comme une adolescente car elle allait à son troisième rendez-vous avec un monsieur : « celui où on s’embrasse ». Je trouve cette extrême codification bien navrante : si on en a envie avant, on y va, on se pose pas de questions, et puis c’est tout.
Concernant la coucherie le premier soir, je ne cherche pas à plaider ma cause mais la conversation avec Clara m’a fait réfléchir (malgré ou grâce à ma fièvre) : on ne parle que du désir masculin mais jamais du désir féminin. En gros, les magazines voudraient nous faire croire que nous « cédons » aux demandes des hommes car, pour notre part, le sexe nous déplaît et qu’on vivrait très bien sans. En résumé : si je ne couche pas le premier soir, c’est uniquement pour emmerder monsieur, je n’en avais pas envie de toute façon. Quelle erreur ! J’ai une théorie qui dit que la plupart des
journalistes officiant dans les magazines féminins sont de vilaines frustrées qui veulent ruiner notre vie sexuelle car elles n’en ont pas/plus. Quand un homme me touche, ça me donne envie d’aller plus loin, je ne vois pas pourquoi je me briderais juste pour suivre des principes qui ne sont pas les miens. Certain(e)s me répondront que céder trop tôt peut être une erreur stratégique : comment savoir si un homme est avec moi pour mes fesses ou pour mon intelligence ? Et bien, si j’attends quinze jours avant de céder, la problématique sera la même : il aura tiré son coup, il reviendra si c’est bien, partira si ça lui plaît pas. Sauf qu’on s’attache plus au bout de 15 jours qu’au bout d’une soirée, ça fait plus mal…Autant être fixée de suite.


Pour en revenir aux gâteries « à ne pas faire la première fois », là, encore, l’effet miroir fonctionne : je ne lui fais pas de fellation ? Il ne se fendra pas d’un cunni. Ce n’est pas une question de donnant/donnant (la plupart des filles aiment fellationner, la plupart des hommes aiment cunnilinguer), c’est juste que si on se la joue frigide, le monsieur n’osera pas se lâcher. Toujours se brider pour suivre une morale imposée, quel ennui !


Sab

Un petit plan drague bien foireux qu’a vécu ma copine Sab, je ne pouvais pas ne pas vous le raconter.

La terrasse de café. Un jour où il faisait beau, miss Sab et sa copine prenaient un café sur une terrasse. Passe un type bizarre qui rôde autour avant d’aller parler à deux filles à côté d’elles. Quelques instants plus tard, voilà le monsieur qui se plante devant leur table et commence son plan drague. Il interpelle Sab et lui fait: « Hé, regarde, je t’ai piqué ton portable! » En effet, le monsieur avait constaté qu’ils possédaient le même modèle de mobile mais la demoiselle ne s’en laissa pas conter et lui dit qu’elle savait qu’il mentait.

Sans se démonter, le mec continue son plan drague et lui dit qu’il la trouve très jolie, enfin, rien de très original. Elle lui répond qu’elle n’est pas intéressée et, là, erreur fatale, il se tourne vers son amie et répète la manoeuvre. Et là, il en a pris pour son grade: « Non, mais attends, tu crois quoi? Tu viens draguer les nanas à côté et après tu viens nous voir? Non mais t’as vu ta gueule?

– Quoi ma gueule?

– Non mais je veux même pas parler de ça avec toi.

– Pourquoi? J’ai l’air en manque, c’est ça?

– Ouais t’as l’air en manque, tu vas draguer les nanas à côté puis nous mais pas de chance, y en a plus! Ah, si, y en a deux, au fond, là-bas, tu veux pas tenter? »

Et le gars qui y va, en la remerciant pour le tuyau.

C’est agaçant les mecs qui draguent tout ce qui passe du moment que c’est équipé d’une paire de seins.

Questions existentielles

La vie est comme un train qui fonce à toute vitesse. Par moment, il est nécessaire de sortir du wagon pour s’asseoir regarder le train. Cette métaphore proprement catastrophique annonce que je me plonge dans une nouvelle introspection car je me sens arrivée à un carrefour et je ne sais pas encore quelle voie prendre.

Le chemin de vie

J’aime imaginer la vie comme une succession de carrefour et d’embranchements. Dois-je prendre à droite ou à gauche ? Mon grand jeu, lors de mes longs moments d’inactivité et d’ennui, c’est d’imaginer ce qu’aurait été ma vie si j’avais pris l’autre chemin. Par exemple : je n’aurais pas rompu avec mon ex l’an dernier, que se serait-il passé ? Peut-être aurais-je cherché mon stage d’été avec moins d’ardeur ? Du coup, mon dossier aurait été moins bon et je n’aurais pas été pris à mon master de journalisme où j’ai rencontré Clara. Du coup, je ne serais pas venue ici pour faire mes stages. Si nous étions encore ensemble, je ne serai jamais partie à Paris, quoi qu’il arrive, car il ne m’aurait jamais suivie. Je n’aurais pas renoué des liens d’amitié avec Gauthier, ce blog n’aurait jamais existé… J’adore mon ex mais je sais aujourd’hui qu’il me tirait vers le bas. Mon célibat m’a permis de partir sans regret.

Aujourd’hui, j’ai 25 ans, je suis pile entre 20 et 30 ans. Qui était-je à 20 ans ? Qui serai-je à 30 ans ? Je me rends compte que je ne suis plus la jeune fille rêveuse que j’étais il y a 5 ans. A l’époque, je pensais qu’aujourd’hui, je serais mariée, avec un boulot et au moins enceinte de mon premier gamin. Tout faux ! Je ne suis pas mariée, pas enceinte et (plus dramatique) je n’ai pas de boulot. Je n’ai même pas fini mes études… Tous ces rêves sont repoussés à mes 30 ans (quoique le mariage et le bébé, ça me fait moins fantasmer).

Je me souviens de ce jour de printemps où Gauthier et moi étions à la fac, assis sur les marches de l’arche à regarder l’université de haut (vision ô combien déprimante) et je lui évoquais mes rêves. Là, il me dit : « Mais tu te rends compte que tes 25 ans, c’est dans 5 ans ? Tu te vois mère dans 5 ans ? » Je restais sans voix. 5 ans, quel laps de temps court ! Et pourtant, mes 30 ans aujourd’hui me paraissent loin, 5 ans que j’ai du mal à planifier. A 20 ans, l’avenir était simple : bac+2, bac+3, école de journalisme, fin de parcours. En réalité, ce fut, bac+2, bac+3, bac+4 (en deux ans), bac+4 (je collectionne les maîtrises comme d’autres les timbres) et aujourd’hui, j’achève mon bac + 5. Mes 20 ans me paraissent proches, mes 30 terriblement loin.

A 20 ans, je ne rêvais que d’amour et de famille. A 25, je suis plus cynique, plus réaliste… Je ne suis plus la même, je ne regrette pas celle que j’étais, je ne regrette pas celle que je suis devenue. Ce sont justes différentes facettes de ma personne, une a pris le pas sur l’autre, une troisième facette aura peut-être pris place dans cinq ans, qui sait ?

Aujourd’hui, je suis à la croisée des chemins pour le travail, mes amours… Et je me pose des questions.

Stage ou emploi, telle est la question ?

C’est sans doute la première fois que je te parle de ma vie professionnelle, lecteur. Ce n’est pas que je m’en fiche, bien au contraire, mais jusque là, tout allait bien. En fait, quand j’ai commencé ce blog, je terminais un stage en journalisme sportif extrêmement sympathique ; je partais couvrir des matchs, le rédac’ chef me laissait pas mal de trucs à faire… Un bon stage, en fin de compte ! Depuis, les choses se sont gâtées. Mon nouveau stage est proprement catastrophique : durant le premier mois, je devais traverser Paris pour aller travailler en sous-sol. Ma mission, même si je ne l’accepte pas : développer le site Internet de mon tuteur de stage. Je dois également écrire un article sur le droit et l’e-administration (je n’ai jamais fait de droit de ma vie) ainsi qu’un autre sur l’employabilité et les TIC. Autre mission : faire l’attachée de presse d’un ami de mon tuteur de stage qui ouvre un magasin d’articles de boxe…

Ce stage est fascinant car : on a des horaires libres, on y va quand on veut (j’ai donc séché la moitié de mes « journées boulot ») et au mois d’août, je « bosse » à partir de chez moi. Donc, je m’ennuie. En plus, le premier jour, j’ai été assez désappointée : je devais faire des articles sur nouvelles technologies et culture… Absolument pas ! Je travaille avec deux stagiaires de mon âge. Le premier est assez sympa mais l’autre…Ou il me méprise (si tel est le cas, je l’emmerde, je n’ai pas trouvé mon bac+5 dans mon paquet de Spécial K !) ou il n’aime pas les femmes… A moins que je ne l’impressionne mais ça m’étonnerait bien ! Donc ce stage a considérablement augmenté ma consommation de cigarettes puisqu’il s’agissait d’aller fumer dehors. Seigneur, que la lumière du jour est douce ! Avec le stagiaire sympa, on prenait souvent nos pauses en même temps pour nous lamenter sur notre sort.

Mon stage se termine dans un mois, et ensuite ? Il faut avouer que cette expérience ne me rend guère optimiste : aucune embauche au bout, c’est certain. Je me pose des questions, d’autant que Clara est sur Paris et qu’elle traverse les mêmes doutes que moi. Doit-on chercher un autre stage ? Du travail ? Se réorienter ? Pour ma part, la réorientation me semble impossible mais une question demeure : dois-je me réinscrire à la fac ou non ? Ce n’est pas tant pour continuer mes études mais juste pour avoir des conventions de stage. Ceci étant, vais-je faire des stages jusqu’à la fin de mes jours ? Non.

Ainsi, dans mon plan de vie idéal, je souhaiterais terminer le mois de septembre avec un stage d’observation à l’AFP avant d’enchaîner trois mois de stage en tant qu’attachée de presse. Ainsi, sur mon CV, j’aurai le tryptique magique du journaliste : rédaction-agence-attachée de presse. Oui, dans l’idéal, je devrais également me plonger dans les coulisses de la télé et de la radio (là où je manque cruellement d’expérience) mais à ce rythme-là, à trente ans, je serai toujours en stage.

Chercher un emploi ? J’y songe, je regarde les annonces, une nana à qui je n’ai rien demandé passe son temps à me bombarder d’annonces de travail (il faudrait qu’elle comprenne que je connais le site où elle va, les annonces, je les ai également). M. le rédacteur en chef, si tu lis ces quelques lignes, sache que je souhaiterais travailler dans le journalisme sportif, le journalisme adolescent et étudiant (style Okapi, pas Ok podium) ou le journalisme féminin (les pages « chroniques » ou société, pas les pages mode, je refuse d’expliquer à mon lectorat qu’on ne peut pas vivre sans ce petit jean top-fashion trop hype de la mort qui tue que si tu l’as pas, t’es une naze, le tout pour la modique somme de 100 euros !).

Et les amours ?

Je suis assise dans l’herbe verte, mon train file sans moi. Je m’allonge et je regarde le ciel de ma tendre couche. L’azur est parsemé de quelques nuages voluptueux, je m’amuse à leur trouver des formes : est-ce un dragon ? Un éléphant ?

La précédente phrase n’a rien à voir avec l’article, juste l’envie de l’écrire. Mes amours, tu le sais, lecteur, sont inexistantes. J’ai une vie sexuelle épanouie mais rien au niveau amoureux et ça me va bien. J’ai passé la nuit avec un charmant garçon que je vois assez souvent, je passe de bons moments avec lui mais dès qu’on est séparé, pas de coups de fil, pas de conversation MSN, rien. Si j’ai l’occasion de brouetter ailleurs, je le fais sans complexes et je suppose qu’il en fait autant de son côté. Peu importe.

Mais depuis hier, la donne a changé : j’ai un sérieux prétendant. Il s’agit d’Arnaud, une de mes cibles, un copain de Louis. Je ferai un article sur lui plus tard pour vous donner les détails. Cette semaine, il m’a invité à sortir à deux reprises (à chaque fois après une folle nuit de sexe…), des sorties sages avec une petite promenade en moto pour pimenter le tout. Hier, alors que nous discutions tout à fait normalement sur MSN, le voilà qui se met en mode « silence radio », tout à coup. Toujours dans le jeu, je lui demande s’il boude. Et là, réponse : « oui car j’ai l’impression que tu joues avec moi et je ne sais pas ce que tu penses de moi ». Bon, j’ai dû rater un épisode… Bon, soyons honnête : il me plaît. J’adore ses yeux, son sourire, son nez (il faudra vraiment que je me penche sur cette fascination pour les nez). Il a quelques petits kilos en trop mais rien de gênant et, surtout, qu’est-ce qu’il est sexy dans son cuir de motard. Le seul problème, c’est qu’il veut que nous sortions ensemble. La question n’est pas : ai-je envie de sortir avec lui mais ai-je envie de sortir avec quelqu’un ?

Ma grande liberté actuelle me plaît mais elle ne peut qu’être éphémère, je sais qu’un jour, ça me lassera. Mais ce jour est-il déjà là ? Enfin, j’ai trois semaines pour décider, il est parti en vacances. Ce qu’il me rassure, c’est qu’il veut une histoire agréable, sans prise de tête. Si ça dure, tant mieux, si ça casse, tant pis.

Alors, voilà : pendant des mois et des mois, je me lamente sur mon célibat et, à présent qu’il est sur le point de se terminer, j’ai peur. Sans doute parce que ça fait plus d’un an que je n’ai pas été en couple et que j’ai plus de facilité à gérer une brouette qu’une relation suivie. Tu vois, lecteur, ça fait cinq ans que je n’ai pas eu de début de relation amoureuse. Avec mon ex, on se voyait tous les jours à la fac donc c’était très facile à gérer… Mais, là, j’ai perdu l’habitude. Suis-je sensée l’appeler tous les jours ? Combien de fois le voir par semaine… Je sais que ces questions peuvent paraître ridicule mais je ne sais plus…

Enfin, en attendant, je profite de mes dernières trois semaines de célibat, je verrai quand ça arrivera.

Paris, reine du monde…

La question qui transparaît dans tout ceci, c’est ma localisation géographique : resterai-je à Paris ou pas ? Si j’avais le choix, je répondrais oui sans hésiter : je me sens bien ici, et j’ai encore tant à faire, tant à découvrir… Mais si le travail est ailleurs, je partirai sans hésiter. C’est ma priorité absolue, à l’heure actuelle. C’est pour ça que je ne suis pas super chaude pour une relation amoureuse : les relations à distance, ça ne me plaît pas.

En gros, mon train file mais je ne sais pas où… Quoi qu’il en soit, il est temps de remonter. Je verrai bien.

De l’art du plan cul sans prise de tête

Par Gauthier

« Slt

Slt, va ?

Bien, t comment ?

185 75 brun yx m, imb bf, bm, lk viril, pass cho, pics ?

… »

Pour vous bande de petits veinards que vous êtes, je viens de retranscrire la conversation typique du pédé en chasse sur un site de rencontre approprié. Si vous rajoutez deux phrases (les adresses mails pour envoyer les pics, et les tels pour convenir du rdv) vous avez en temps réel sans aucune exagération de ma part la recette pour organiser votre plan Q du début de semaine.

Oui, une semaine, c’est long, et le week-end, c’est court, donc pour supporter sa vie minable, le pédé des villes (je sais pas pourquoi je dis ça vu qu’il n’y a pas de pédés dans les campagnes, et s’il y en a c’est pas des vrais !), donc le pédé tout court s’organise des séances de satisfaction mutuelle pour changer de la masturbation solitaire, comprenez donc : le plan cul !

Donc me voilà débarquant sur un chat dans l’espoir de trouver un anus ami ! je tombe illico sur des vieux, que des vieux, toujours des vieux. Moi j’aime pas les vieux, mes amis disent de moi que je suis pédophile, je les aime en dessous de 20 ans (rien d’illégal je vous rassure, quoique 16 ans j’ai pas le droit ? Arf ne le répétez pas alors svp !!! ). Donc tout ce qui est plus vieux que moi (à savoir plus de 24) c’est trop vieux, arrivé à 30 ans c’est de la gérontophilie !!!

À ce propos Nina est gérontophile elle… (je t’interdis de censurer ça !)    😉

Je reprends, donc que des vieux :30, 32, 29, 27, 45….. L’horreur ! et là un gentil mec vient me causer (comment je sais qu’il est gentil ? Aucune idée vu qu’il me parle comme décrit plus haut) mais c’est juste que je le sens bien. Il m’envoie des photos et il se trouve être très mignon ce petit. Et là c’est le drame, il a 28 ans !

Si j’étais une femme, je dirais que je suis en plein période d’ovulation, parce qu’en fait, ben, il me plaît, et trois autres garçons du même âge m’ont beaucoup plus aussi cette semaine, donc j’ai décidé de faire mon gérontophile, et de coucher avec des trentenaires cette semaine !

Ben je regrette pas du tout, il est venu me voir et on a brouetté  pendant 2h30 !!! Je me fais vieux parce que ça m’a complètement crevé, mais qu’est ce que c’était bon, NOM DE DIEU !!! Mais je suis trop habitué à la brouette vite fait, la « 20-minutes-chrono-tournée-retournée » (cf Océane), donc 2h30 ça use sa pédale ! Il est venu, je l’ai baisé, il est reparti, c’était grand, on a presque pas parlé, à part pour des besoins techniques. Il a le droit de revenir, il a le droit de pas rappeler, et vice versa. Et ça j’adooooooooooore. Elle est pas belle la vie ?

Je ne donnerai ici aucun détail salace sur cette brouette mémorable. Et pourtant j’ai été particulièrement salace, lol, sur une échelle de 1 à 10 où 10 serait la partie de sexe la plus décadente de l’histoire, je me mets au moins 8 ! (oui j’ai piqué ça dans un film et alors ?).

Je milite pour le plan cul, vive le sexe sans limite, vive le sexe sans tabous, vive le sexe libre, vive le sexe sans complexe, à mort les cons, il est interdit d’interdire (quoi je m’égare ? pfff fais c’qu’j’veux na !)

Les pubs qui m’énervent

Quand j’étais petite, j’adorais la publicité. Ma mère me raconte que dès que j’entendais le jingle pub, je courais devant la télé en poussant des « tut-tut !! » (en référence à la petite musique qui annonçait mes mini-métrages préférés)… Je me souviens même avec émotion de la chanson de Jeanne Mas, « Toute première fois », car je comprenais « tut-tut première fois » et je croyais qu’elle parlait de ma passion (même si je ne comprenais pas ce que foutait cette « première fois » derrière). Je suis une publivore, j’adore regarder les émissions qui sont consacrées et force est de constater qu’en France, nos cerveaux ne se foulent pas la neurone dans ce domaine.

L’afflux de sang lors des règles rend niaise
Petit cours d’histoire pour commencer : en 1975, ô révolution, les tampons arrivent en France et, avec eux, leur lot de polémique : les tampons font perdre la virginité aux jeunes filles. Bon, je ne sais pas à quoi ressemblaient les tampons en 1975 mais quand je vois ceux d’aujourd’hui, j’ai du mal à croire que j’ai perdu ma virginité grâce ou à cause d’eux… Sérieusement, un mec qui me
dit qu’il a le pénis de la taille d’un tampon, je pars en courant !


Est-ce parce que ce objets ont soit-disant menacé notre hymen il fut un temps que les publicités pour tampons sont aussi niaises ? On ne voit que des vierges effarouchées parler avec un air pincé : « ah non, je peux pas aller me baigner, j’ai mes hum-hum ! ». C’est le même combat pour les protège-slips et serviettes hygiéniques. Mon adolescence a été bercée par de jeunes filles sorties
directement de la famille Lequennois (cf La vie est un long fleuve tranquille) nous expliquant que les serviettes, c’est gênant parce qu’on ne peut pas mettre des pantalons moulants, ça se voit…


Heureusement, grâce à Always ultra, ouf, on peut mettre un fuseau si on veut. Merci le progrès ! Maintenant que les serviettes sont minces, nos amies-coincées-du-cul paniquent car elles ne se sentent pas « top fraîches » pour se promener sur les épaules d’un jeune homme. Heureusement, il existe des serviettes délicatement parfumées… Bon, déjà, la fille qui est au bord de l’orgasme parce qu’un mec la trimballe sur ses épaules, je trouve ça suspect. Ensuite, pourquoi faut-il toujours mettre en scène des filles prudes et chastes sur une musique neuneu au possible dans ce genre de publicités ?


Pour ma part, j’ai une idée de pub pour les tampons : un mec et une fille sont dans les toilettes d’une boîte, grosse soupe de langues et là, le mec sort une pièce en regardant la fille d’un air suggestif, elle prend la pièce mais au lieu de l’insérer dans le distributeur de capotes, elle le met dans le distributeur de tampons. Elle le saisit alors et secoue la tête en souriant style : « pas ce soir, chéri, la rivière rouge est en crue ». Bon, d’accord, c’est inutilement provocateur et les distributeurs de tampons n’existent pas, en France (et c’est bien dommage) mais franchement, ce n’est pas parce qu’on a nos règles que nous devenons complètement niaises.


Je profite de l’occasion pour souligner un problème soulevé tantôt par Océane dans l’un de ses mails. Je cite : « Pourquoi est-ce que les emballages de tampon sont ils toujours extrêmes colorés ?  Je veux bien qu’il faut que ça ressemble à des bonbons, comme dans la pub mais quand même!C’est bien une idée de mec ça… Ils sont tellement bloqués face ce « problème » qu’ils ne connaîtront jamais qu’ils les emballent comme des friandises. Oui mais toi quand t’es au boulot et que tu veux te changer aux toilettes tu te tape la honte : soit tu prends ton sac alors que tu ne le fais jamais soit tu te débrouilles par tout un tas d’acrobaties pour mettre le dit ustensile vert fluo de ton sac à ta poche…Quand tu as la chance d’avoir une poche… Sinon, tu pries pour avoir pris un compact qui tient dans la main et ne fond pas dans la bouche ( désolée!)… »


Je me souviens effectivement d’une pub vantant l’aspect « friandise » dudit produit… Y a bien que des hommes pour croire qu’il s’agit d’une géniale idée. Mais, personnellement, je ne connais aucune femme qui va aux toilettes avec un bonbon… Les WC ne sont pas forcément le meilleur endroit pour se restaurer.
Je vous passe les réponses à ce mail, chacune y allant de sa plainte et de ses petites astuces pour se promener discrètement avec l’objet… Tiens, voilà un sujet que les publicistes n’ont pas encore exploités.


Concernant ce que l’on appelle « l’hygiène intime », c’est encore pire. La plus merveilleuse étant « femmefresh » ou comment parler de cette fameuse hygiène sans même l’évoquer. On voit une bonne femme en maillot sur une plage qui s’enroule dans un paréo…Est-ce que pour une crème solaire ? Un après-soleil ? Une crème anti-cellulite ? Il faut bien lire ce qui est écrit en fin de pub pour
enfin savoir que c’est fait pour laver notre intimité…Cool.


Tout ce qui touche au sexe féminin fait peur ! C’est d’ailleurs pour ça qu’on parle « d’hygiène intime », on n’entendra jamais une femme dire dans une pub : « je lave mon sexe avec Rogé Cavailles ! » (c’est sûr, dit comme ça, ce M. Cavailles va faire des jaloux). Ce qui me fait hurler, c’est quand j’entends : « je ne lave pas mon hygiène intime comme mes pieds ». Voilà une phrase qui ne veut absolument rien dire ! Je regarde dans mon dico et je vois hygiène : « ensemble de soins apportés au corps pour le maintenir propre ». CQFD : « laver son hygiène » est un formidable pléonasme.

Le sexe est partout, le sexe est nulle part
Le sexe fait vendre, c’est bien connu. A l’étranger, j’ai vu quelques pubs assez coquines et follement hilarantes. Par exemple, je me souviens d’une pub scandinave où on voit un couple baiser avec fureur dans toutes les pièces de la maison. Et vas-y que je te défonce sur le piano, et vas-y que je te prends contre l’étagère… Forcément, ces coïts enragés causent des dégâts et, à la fin,
on voit monsieur qui recolle tout ce qui a été cassé… C’était une pub pour de la colle, trop fort.


En France, on ose sans oser et souvent, c’est ridicule. Boire certaines boissons ou utiliser certains parfums nous rendent absolument irrésistibles mais tout est dans le sous-entendu… Si ça marchait vraiment, tout le monde se promènerait avec une canette de Gini… (le problème étant que si nous passons nos journées à consommer cette boisson, certains gaz indésirables risquent de s’inviter durant nos brouettes. D’un autre côté, laissons tomber les régimes, nous serons tous très vite obèses). Manger un magnum file un orgasme…Ah ? Je m’en suis jamais rendue compte et pourtant, j’en mange.


Parlant de produits donnant des orgasmes, je ne pouvais passer à côté d’Herbal Essence. Personnellement, j’avoue que j’aime bien me laver les cheveux, sentir la mousse dégouliner dans mon dos lorsque je me rince tandis que mes cheveux apprécient d’être débarrassés de ce poids soudain… Mais franchement, je n’ai jamais eu d’orgasme en me lavant. La première pub d’Herbal Essence était
une sorte de parodie des pubs traditionnelles où les femmes jouissent en se lavant les cheveux mais depuis, ils ont abusé du concept. En plus, je soupçonne la même agence de pub d’avoir fait la pub pour la société générale avec les fly boats et Eiffel Tower et une nouvelle pour le brie que j’ai découverte aujourd’hui : les vieux couples s’inspirent de la fougue des jeunes pour tenter de
retrouver une nouvelle impulsion. C’est surtout la dame qui semble lassée par le manque d’initiative de leur mari et leur pénis mou qui ne leur donne plus satisfaction. Heureusement, la publicité nous parle aussi de pilules miracles pour rendre à monsieur son érection d’antan. Entre parenthèse, je plains l’acteur qui joue dans cette pub et qui écoute en souriant une bonne femme qui
raconte que c’est plus tout à fait ça… Pauvre monsieur, on sent le compte en banque qui flirte avec l’interdit bancaire pour en arriver là…


En parlant de sexe, c’est l’été et les publicités pour les préservatifs débarquent. Et là, on admire le talent des publicistes qui arrivent à faire une pub pour des capotes sans vraiment parler sexe. On voit des couples se remercier pendant des heures, un espèce de super Durex… Tant qu’à y être, ils auraient dû nous faire le coup des bombes à eau. En voilà un concept : des gamins qui
prennent les capotes du grand frère pour en faire des bombes à eau mais le préservatif est si solide et résistant qu’il n’éclate pas…


A ce sujet, Victoire a souligné dans l’un de ses mails un problème intéressant : «moi, la pub qui m’énerve, c’est celle qui nous rappelle qu’on peut choper le sida, même l’été. Genre, y a pas de 
saison pour la capote. Ils nous ressortent la même tous les ans. » Comme tu as raison, ma Victoire ! Le sida, ce n’est pas comme la turista, ça ne s’attrape pas uniquement en vacances. Lecteur, à l’approche de l’hiver, continue de te couvrir, s’il te plaît. Et puis, rappelons que le préservatif est d’utilité publique, il lutte contre la surpopulation.

Tu as raté la Star Ac ? Chante dans les publicités !
Certains publicistes sont inspirés et décident de faire chanter les slogans des produits qu’ils vendent. Erreur fatale ! Je me souviens, il y a quelques années, j’errais dans un supermarché en compagnie de ma maman, faisant semblant de m’intéresser aux courses familiales quand, soudain, un son
étrange me tira de ma distraction. Etait-ce le cri du paon à l’agonie ? La plainte désespérée d’une 2 chevaux qui voit fondre sur elle un 33 tonnes ? Non, une pub à la radio ! Une chanteuse
beugle comme une âne un slogan à la con sur l’air de L’école est finie…On n’a pas idée de chanter aussi mal !
Dernièrement, à la télé, passe une publicité qui me donne envie de jeter mon poste par la fenêtre (habitant au rez-de-chaussée, il n’ira pas bien loin), celle pour les yaourts Veloutés. Un type
qui prend une voix de fausset entame cette merde télévisuelle par un petit jingle : « Veloutés, où sont donc les veloutés ? ». Soit dit en passant, cette pub est l’exemple même de ce qu’on peut
faire de pire dans ce domaine. Outre le jingle atroce qui me donne envie de frapper le pauvre chanteur, les acteurs sont mauvais, en particulier la petite fille qui annone son texte sans chercher
à comprendre ce qu’elle dit (« mais-maman-où-sont-donc-les-Veloutés-tu-en-as-acheté-hier », option voix monocorde). Quant au « scénario » (grand nom pour cette chose), il est franchement
pitoyable…Le pire, c’est qu’on sent les publicistes qui ont bossé là-dessus et qui ont trouvé très drôle cette histoire de bonne femme qui parle de concierge et d’ascenseur alors qu’elle n’a ni
l’un ni l’autre dans son immeuble… Non, messieurs les publicistes, ce n’est pas drôle, ça me donne limite envie de pleurer.
Je parlais l’autre jour à Gauthier de cette pub que nous détestons tous les deux et il a une théorie à ce sujet : la chanson est insupportable volontairement, c’est pour que la publicité nous
marque. De ce point de vue là, la réussite est totale. Sauf que moi, j’ai décidé de boycotter les Veloutés, j’en achèterai pas tant qu’ils continueront avec cette atrocité !
De là, je me suis demandée pourquoi les publicistes s’acharnaient à faire chanter des trucs aussi catastrophiques. Car il ne faut pas se leurrer : si vous avez du talent pour la chanson, vous
n’allez pas chanter dans les pubs ! Mais ça doit coûter moins cher d’embaucher Dédé, la star du karaoké de Saint-Ouailles-sur-Berges que de payer des droits à la SACEM pour récupérer une chanson
déjà existante. Et puis, Dédé, il aura droit à ses 10 secondes de gloire plusieurs fois par jour pendant des mois.
Concernant les pubs qui font hurler, il y a une personne dans mon entourage qui est particulièrement critique vis-à-vis de ces mini-métrages : ma maman. Tu vois, lecteur, si l’enfer est
personnalisé pour chacun, je connais celui de ma mère : lui imposer de regarder en boucle la pub de Javel Dose. Rappelons que cette pub met en scène une brunette à la voix stridente qui hurle : «
Javel Dose, javel dire à tout le monde ! ». C’est fou mais dès que mes cousins ou amis proches voient cette pub, ils pensent irrésistiblement à ma mère. Par ailleurs, elle déteste la blonde dans
les pubs Taillefine (« Non mais qu’elle est moche cette fausse blonde qui se la joue Meg Ryan ! Elle m’énerve ! ») et la pub Calgon où le plombier engueule la bonne femme qui a choisi une marque
moins chère en la regardant style : « mais pauvre conne, y a que Calgon qui protège ta machine ! ». Monsieur le plombier, tu devrais être content que la dame ait choisi d’acheter son anticalcaire
chez Leader Price, ça te fait gagner des sous alors arrête de la mépriser comme ça !
Regarder la pub avec ma mère est assez jouissif, en fin de compte. Elle est très critique et s’énerve pour un rien, c’est très amusant. Finalement, je crois que je suis la digne fille de ma
génitrice !

 

Votez!!

Victoire et Gauthier ont eu un débat passionnant aujourd’hui et ils veulent demander à nos lecteurs leur avis sur la question. Donc merci de répondre à la question cruciale suivante :

« Selon vous, qui de William ou de Harry d’Angleterre est un meilleur coup? »

Merci de voter en comm’ et de pardonner à mes amis leurs débats hautement philosophiques. Résultat au retour de Victoire, la semaine prochaine! 🙂

L’auberge andorrane

Épisode 1:

Je vais encore vous raconter ma vie, je sais que vous aimez ça bande de petits curieux!!!

Donc cette semaine je suis parti passer 5 jours chez ma moumour qui vit en Andorre. Sa famille est partie en vacances donc elle m’héberge gentiment chez elle. De plus elle a invité quelques amis. Donc je débarque le lundi matin, en route je récupère un ami à elle que je ne connais pas et qui a besoin de me suivre parce qu’il ne connaît pas le pays! Arrivé sur place on m’informe que trois autres personnes vont vivre avec nous, ce qui fait donc qu’on est 6 dans 70m2, ça créé des liens! Mais moi donc je connais ma copine qui me loge, une amie à elle et c’est tout. Les trois garçon français je ne les connais pas du tout, enfin normalement.

Là dessus les filles me demandent « ça te dérange pas que bidule vienne? » je réponds « mais qu’est ce que je m’en fous, je le connais pas! » là éclat de rire général. Je pige pas trop mais je fait semblant de m’intéresser au paysage. Mon amie de répondre « t’es sorti avec pourtant! », PLAIT-IL???????????????? Qu’est ce que c’est que ce plan foireux????????????????? Impossible de me souvenir, dans mes ex j’ai personne qui porte ce prénom, alors elles me disent « mais ça devait être pour une nuit, rappelle-toi,il y a 4 ans » MAIS BIEN SÛR RIEN DE PLUS SIMPLE!!!! Après tout je n’ai couché qu’avec 250 à 300 mecs dans ma vie, et la plus part du temps j’étais saoule… Donc là c’est l’angoisse la plus totale!

Je décide de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Pendant que je me torture l’esprit pour essayer de me souvenir de ce garçon, j’apprends deux nouvelles des plus réjouissantes. Premièrement c’est l’anniversaire de mon soit-disant ex le soir même, et donc deuxièmement la moitié de l’Andorre mange avec nous (on est donc 15 à table!!!!). Et  là j’imagine déjà la scène: 15 copains que je vois jamais en fond et moi devant un mec dont j’ai honte ou dont je n’arrive pas à me rappeler même en le voyant.

A partir de là deux options: le suicide par apnée prolongée, ou j’affronte la réalité! Et là quelque chose me force à assumer ma vie. Mon mec(mais si celui qui me rend fou depuis 15 jours en me traitant comme la pire merde qui soit) m’appelle, et je m’étais promis de ne pas l’appeler, et que s’il m’appelait de l’envoyer chier et de lui expliquer  ma façon de penser par rapport à son comportement (donc je voulais le jeter). Mais j’ai aucune volonté, je suis faible, je suis nul, je suis con, donc j’ai été tout gentil. Mais je suis quand même resté digne, pas de « tu me manque, on se voit quand, je t’appelle demain », juste un « je t’appelle dans la semaine si je peux », c’est digne non? Non, ok je suis nul. Là dessus je suis en colère, et comme ça n’a rien à voir avec le problème qui me tracasse depuis 3h maintenant, je fini par me rappeler de cet « ex ». Bon pour le résumé, c’est un  gentil garçon avec qui j’ai forniquer au sortir d’un sauna il y a au moins plus de 3 ans. Et ce garçon est adorable, donc tout va bien!
Suite de mes aventures:

Je vais quand même vous expliquer ce qu’est l’auberge andorrane, c’est un savant mélange de l’auberge espagnole, de sex and the city et de sunset beach. Ça fait peur non? Moi en tout cas je suis en train de passer les vacances les plus instructives de ma vie!

Donc après la panique par rapport au débarquement d’un « ex », je me disais « ça y est maintenant tu as eu ta dose, les vacances vont se dérouler sans encombres! ». Mais quelle erreur… J’aurai dû me broyer une jambe à coup de mie de pain…

Mardi soir doit nous rejoindre sur place un énième hétéro que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. On me prévient gentiment que ce garçon est un peu brut de décoffrage, mais plutôt gentil dans le fond, même s’il est à tendances homophobes campagnardes. Bref le bonheur!!! On décide d’aller à Caldéa et il nous rejoint là bas. Bon le problème c’est que je le trouve mignon à peu près 3 min (le temps de le voir en maillot de bain, arf tout poilu et gras!). On passe une soirée très sympa dans des jacuzzis, des bains de pamplemousse, des cabines d’UV et autres chaises massantes… L’orgasme!

Avant de partir je décide d’aller me vautrer une dernière fois dans le jacuzzi extérieur avec les autres, et je remarque un charmant jeune homme dans l’autre bain à coté! Mon petit pense à autre chose, de toute façon il est pas pd! Mais je le regarde quand même avec insistance! Et les autres commencent à parler de lui très fort en français du genre « ouais il est mignon, il est beau, je le baiserais bien » et plus ils le faisaient plus lemec me regardait en souriant. Donc là j’ai compris qu’il comprenait ce qu’on disait et que ça ne le dérangeait absolument pas. Problème: comment conclure? Je me dis que c’est pas possible et on se dirige vers la douche pour partir.Je récupère mes affaires et je me pointe devant la cabine de douche libre et il pose sa main sur la poignée juste avant moi, on a presque failli s’effleurer, c’était beau, je ne l’avais absolument pas vu sortir en même temps que nous, donc je bafouille quelque chose et il entre dans la douche.

Et là c’est le drame, il ne ferme pas la porte entièrement et me regarde avec un sourire plus que provocateur, « mais mais mais ce mec est en train de me faire comprendre que je peux entrer dans la douche avec lui?????? » AAAAAAAAARRRRRRRRRRGGGGGGGGGHHHHHHH!!! Que faire dans ce cas là? Ben je rougis et je regarde par terre et je me retourne, donc il ferme la porte! DE DIEU QUE JE SUIS CON! Je m’assois sur les lavabos et j’attends qu’une douche se libère, et c’est sa porte qui s’ouvre la première, il me regarde, ouvre la bouche pour dire je ne sais quoi, je me lève, le temps s’arrête, le coeur se serre, la sueur perle sur mon front, bref il va se passer quelque chose, mais quoi? Mon abruti d’ex plan cul qui jouait avec la clé de son vestiaire décide à ce moment très précis où ma vie aller basculer de lui envoyer la clé dans la gueule!!!!! Donc le charmant jeune homme décide de partir sans m’avouer son amour pour moi!

Comment ça je me fais des films? Et alors y a une loi contre ça? Vous merde, na!

Vous devez imaginer ma bonne humeur contagieuse après ça! Le soir il se passe rien, à part l’hétéro bourrin qui se révèle être un warrior! Mais alors un vrai, il aurait fallu que je note quelques une de ses perles! Bref, le lendemain je ne fais rien de la journée et le soir on va faire une randonnée en montagne de deux heures. Après ça je ne peux dire qu’une seule chose, ou deux:

1/ la cigarette c’est pas bien, surtout un paquet par jour depuis mes 16 ans, ça se sent.

2/ je n’aurais jamais du arrêter tout sport depuis 1997, ça se sent aussi.

Bref je l’ai quand même fait cette fucking rando! Et le soir on décide d’aller manger des tapas. Et là c’est le énième drame de la semaine, et je vous assure que c’est fatigant à ce stade très précis de ma vie!

En revenant dans la voiture je me retrouve avec une de mes cop’s andorrane et le bourrin. Et là le bourrin se lance dans une explication de sexe sur sa non-vie sexuelle. Figurez vous qu’à 22 ans presque 23 monsieur est toujours puceau! Merveilleux n’est-il pas? Et il parle de ces filles qui lui font peur, du sexe qui lui fait peur, et de rajouter « et si un mec me plaît, il faut que je couche avec ou c’est une perversion? » là je bloque et je fais comme si je ne m’intéressais pas à la conversation. On rentre, on se douche et on part au resto. Re-drame, le bourrin se cuite comme jamais avec DEUX verres de sangria. Mais quand je dis cuit je n’exagère pas (et dieu sait que j’ai , je ne sais comment, des gènes marseillais, mais pour le coup non) donc il ne peux plus se lever, il tombe il bafouille, il fait mine de nous vomir dessus, et ça fait 15 min qu’on est dans la place! Comme tout le monde est mort de rire comme jamais, et que je suis le seul à tirer une gueule de six pieds de long, je suis commis d’office au bourrin-sitting. Et voilà que je lui tiens la porte aux chiottes. Je le porte pour l’asseoir, il faut aller le promener, bref la honte de ma life! On finit de manger, je fais toujours la gueule parce que je comprends très bien qu’au lieu d’aller m’éclater en boite il va falloir rentrer pour tenir la cuvette de monsieur. La madre que te pario, roder! (traduction: fucking mother fucker bastard! ou encore : fait chier espèce de gros connard!). Bref on rentre. Il dit aux filles « demain vous bossez allez vous coucher, toi demain tu cours, vas te coucher, toi t’es fatigué, va te coucher! » et moi? « Toi tu reste parler avec moi! » Gloups je le sens mal là! Et heureusement pour moi les mecs restent avec nous deux, et donc il parle, et là si j’avais des doutes sur sa non-sexualité, j’en ai plus un seul. Il est gay, il refoule. Il commence à me demander « comment être sur de ne pas attraper le sida en suçant? » « t’es pas concerné dans le sens où c’est la fille qui doit faire gaffe » « non mais si c’est moi qui suce? » mouais..T’es louche toi mais bon je te réponds quand même. Et ça continue sur le sexe entre mecs. A la fin la conversation, dérive sur des problème d’éducation des filles dans la tiers-monde (me demandez pas comment on en est arrivé là je suis incapable de vous le dire). Et je m’énerve sur lui devant tant de bêtise. Dieu qu’il est inculte et persuadé de tout savoir, je l’aurais brûlé… Je finis par un merveilleux « on passe à autre chose sinon tu vas prendre une claque » Là-dessus, vexé comme un pou il décide d’aller se coucher et il me dit « bon ben si je tombe sur un mec de tel village sur le net je dis non d’office! Bonne nuit. » en parlant de moi bien sûr. Donc ce qui veut dire qu’il chat sur des salons gays, qu’il est gay, et que je suis trop fort de l’avoir vu en 24h alors que ses amis le connaissent depuis des années. Mais pour rien au monde je ne pourrai l’initier, je ne suis pas mère Thérésa!!!!

Le jour suivant il ne se passe strictement rien, sauf que le bourrin rentre dans sa campagne française et que je décide de faire mon associal jusqu’au soir, parce que vraiment je n’ai pas envie de voir et de parler à des gens.

Mais le soir on va en boite donc ça se passera bien, enfin j’espère… Mais par pitié petit jésus si tu m’entend fait en sorte que je passe 24h calmes et joyeuses, là je suis sur les rotules. Merci!

Énième épisode (je sais plus trop où j’en suis en fait arf)

Donc je fini mon histoire par cette merveilleuse prière que je vais reprendre ici  » Mais par pitié petit jésus si tu m’entend fait en sorte que je passe 24h calmes et joyeuses, là je suis sur les rotules. Merci! »

Qu’ai-je pas fait de l’invoquer celui là!!!!!  Roder…

Donc nous sommes à ce moment précis de ma vie jeudi soir, et je suis chez mon amie andorrane (pour ceux qui n’ont pas suivi, mais là il le font quand même exprès!), et on doit se retrouver à 10 à table. Parmi ces gens, j’en connais plus de la moitié, le restant est composé des collègues de mon amie. Dans ce petit groupe se trouve le gentil espagnol très mignon qui fait craquer toutes les filles. Les filles soit dit en passant qui oeuvrent pour qu’il se mette avec ma copine. Histoire de lui offrir une vie sexuelle. Par pure charité, mais bon il est très beau ce couillon donc je me mets aussi à militer pour qu’il se mette avec ma copine. Là il faut que je précise des choses sinon vous n’allez rien comprendre, les mecs en Andorre et en Espagne s’habillent tous, mais alors tous, comme les pédés de chez nous. En fait ils sont juste à la mode. La première fois j’avais l’impression d’être dans une gigantesque gay Pride, mais tout ce petit monde est profondément hétéro, sinon ça serait pas marrant! Ceci dit, je continue.

Je discute avec le garçon, et comme il parle mal français (mais mieux que moi l’espagnol) on se fait aider par nos copines bilingues. Comme c’est fatigant, je le délaisse vite pour me jeter sur une française qui parle espagnol comme moi le russe, et on sympathise. On décide de partir en boite après un repas bien arrosé. A ce moment là, la Française qui me faisait la causette décide dans un merveilleux moment éthyliquement intense de nous faire partager sa passion: les pets de foufoune. Cette fille qui ne connaissait personne j’ai pas vraiment compris pourquoi elle était là) a donc fait une dizaine de pets de foufoune devant une assemblée médusée et sceptique. Et là s’il subsistait un doute, il n’y en a plus: je suis pédé, et cette fille résume tout ce qui me fait vomir chez la femme! (mais je vous aime mes moules à moi, vous c’est pas pareil, vous êtes bien élevées, vous faites pas des pets de foufoune en public!).

On part en boite, on se fait jeter parce que certains n’était pas fringués comme il fallait. On échoue dans un boui-boui immonde que je déteste, mais bon on boit pour oublier. Là je me remet à parler avec l’espagnol, l’alcool c’est merveilleux ça me rend bilingue! On papote et je lui dis « tu sais c’est assez déstabilisant de voir les garçons ici, vous êtes tous habillés comme les pédés en France, les hétéros chez nous ils s’habillent comme ça » et je montre du doigt un français qui passe la semaine avec nous et qui s’habille comme le pire des sac, c’est affligeant, mais il est adorable, mais qu’il s’habille mal, bref on s’en fout, je reprends. Donc je dis ça au petit Espagnol, et il me répond (accrochez vous à vos ceintures) « mais moi je suis gay » avec son plus beau sourire! La Terre s’est mise à tourner à une de ces vitesse que je me suis senti obligé de sortir sans répondre à ça!(en gros ça m’a tellement sonné que je me suis enfui).

Je vais prendre l’air et j’analyse ce qu’il vient de me dire. Il vient me parler et rajoute « tu sais je viens juste de l’avouer à ta copine aujourd’hui, mais je veux pas que ça se sache, donc ne lui en veux pas, ici c’est pas comme chez toi je peux pas être gay » et là je me repasse la soirée avec l’autre conne (je t’aime moumour) qui rigolait quand je disais qu’elle allait faire des bébés avec l’Espagnol! Bref ce moment passé, je décide de m’excuser et je lui dis « je suis désolé, mais ça m’a fait un choc, je me suis retrouvé déstabilisé, parce que je te trouve très mignon et je m’attendais pas du tout à ça, mais je suis content que tu me l’aies dit, je ferai pas de gaffes » (vous devez imaginer tout ça mi-français mi-espagnol, mi petit nègre mi langage des signes). Et lui de répondre en français dans le texte « mais vous êtes très mignon aussi, vraiment ». Mais de qui il parle ce couillon? Et je comprend que c’est juste qu’il me vouvoie.

Petit aparté, les espagnols apprennent notre langue au lycée, et on leur apprend juste le vouvoiement, donc il ne sais pas du tout tutoyer les gens, donc j’ai toujours l’impression qu’il parle à 4 ou 5 personnes, alors que c’est que pour moi, donc je bugge souvent. (quoi je fais que dire « donc »! Et alors? Pfff) On reprend, je lui réponds rien parce que je suis devenu une flaque. Et je me dirige liquidement vers la piste de danse. Il me rejoint me présente des gens, et me prend par la main. On monte aux wc! Diantre, que va t’il me faire? Arf pas grand chose il fait 1m65 à tout péter lol bref il me met dans les wc et me galoche comme un fou! Le bonheur, il est trop beau, il me dit qu’il veut venir me voir chez moi, que si je veux je reviens quand je veux pour le voir, et blablablablabla…

Bref j’ai presque vu arriver le mariage là, argh! Mais comme il vit chez papa maman et qu’il travaillait le lendemain je n’ai pas pu réaliser mon fantasme, un des derniers d’ailleurs, faire l’amour avec un espagnol (je veux qu’on me parle espagnol pendant que je baise, ben vi ça me fait triper!).

Donc il faudra que je le fasse impérativement. D’un autre coté c’était juste comme ça donc pour l’instant je me garde lui et le connard puis on verra bien ce que ça donne! Juste  quelques précisions sur ce garçon pour comprendre pourquoi je m’en veux d’avoir fini par une prière la dernière fois, il a 19 ans, il mesure 1m65, et il s’appelle Jesus (prononcé Rrrréssusse en espagnol). Donc le petit Jésus ben il m’a entendu… Ça me fatigue tout ça,tiens!

Allez, je pourrais encore vous parler d’un milliard de choses mais je me fatigue moi-même et puis il y aurait de quoi faire un film sur cette semaine de ma vie, donc je vais pas en rajouter.

La philosophie de la brouette

Aujourd’hui, je vous fais part de mes réflexions ! C’est l’été et tout le monde a les hormones en ébullition ou presque. Alors, je vais vous parler de sexe. Cet article m’a été inspiré d’une part par un article d’un connard sur son blog et par le commentaire que m’a laissé « Sunshine » sur mon autopsychanalyse.

Saint Pénis, priez pour nous
Pour faire simple, Connard expliquait dans son article qu’on avait tendance à trop sacraliser le sexe. Oh, mon ami, comme tu as raison ! Le sexe fait partie de la vie comme la nourriture,la boisson, le sport… Chacun sa drogue. Je pense qu’on peut me qualifier d’épicurienne. Certes, je suis toujours entre deux régimes mais j’apprécie un bon plat… Certes, j’essaie de diminuer ma consommation
de cigarette mais avouez qu’avec un café, c’est délicieux (les fumeurs me comprendront)… Et puis merde, à la fin ! Nous n’avons qu’une vie…Et quand bien même nous en aurions plusieurs, autant les vivre à fond. Il y avait une blague qui disait :
« Docteur ! Je fume pas, je bois pas, je mange léger et sans cholestérol, je ne pratique pas le sexe. Vais-je vivre vieux ?
– Je ne sais pas mais, en tout cas, le temps va vous paraître long ! »


Pourquoi sacralise-t-on à ce point le sexe ? Résumons-nous : si je mange à me rendre malade, personne ne me dira rien. Si je bois à me rendre malade, ça fera rire les gens (sauf les personnes qui se retrouvent avec leur voiture ou leurs toilettes redécorées, ils se reconnaîtront). Si je fume comme une malade, certains me diront que ce serait bien que j’arrête mais sinon… Si je fais des heures et des heures de sport, tout le monde applaudira. Mais si j’ai une vie sexuelle épanouie, voilà que je suis une salope, une pauvre conne « qui mérite son malheur » (dixit Sunshine). Allons donc ? Pourquoi c’est mal de s’adonner au plaisir sexuel quand les autres sont permis ? Bon, évidemment, tous les excès sont mauvais mais, franchement, si je me sens en phase avec un garçon, pourquoi je n’en profiterais pas ? C’est une activité comme une autre… Comme je disais à Connard en commentaire de son article : que je rencontre un gars pour aller boire un verre avec lui, dîner au restaurant ou même transpirer ensemble au cours d’un jogging, c’est normal. Mais que je fasse l’amour avec lui : SEIGNEUR, QUELLE HORREUR !!! Pourtant, si nous résumons la situation : nous sommes des animaux comme les autres. Notre vie se résume à des fonctions de base : manger, dormir, se reproduire. Evidemment, comme nous sommes évolués (paraît-il), nous intellectualisons tout. On relie tout au traumatisme de notre enfance : bouffe, tabac, sexe, c’est à cause de ce que nous avons vécu quand nous étions des embryons…Et bien, c’est triste ! Pourquoi ne peut-on pas admettre que l’on fait les choses parce que ça nous plaît ?

Bien sûr, on me répondra que certains ont une sexualité déviante due à un traumatisme… Bon, personnellement, je trouve que « sexualité déviante » peut être attribué à n’importe quoi : les intégristes vous diront qu’une levrette, c’est déjà de la perversion… Pour ma part, la sexualité devient déviante quand les deux partis ne sont pas d’accord sur le déroulement des événements… Après, si ça amuse les deux partenaires de se ligoter ou de s’enduire le corps de nutella, où est le problème ? Personnellement, je pense avoir une sexualité tout à fait normale et je ne passe pas ma vie à vanter mes exploits. D’ailleurs, comme disait Connard, le sexe n’a rien d’exceptionnel : imaginez le nombre de couples en train de copuler pendant que je vous écris ! Tu as raison Connard : hier soir, j’ai brouetté ? Et alors, comme si  j’étais la seule ! Mais voilà, comme nous sommes des êtres compliqués et cérébralement dérangés, nous condamnons ce qui est naturel. Oui, le sexe, ça sert d’abord à procréer mais nous sommes la seule espèce à savoir ce qu’est le plaisir, autant en profiter ! Nous le devons à tous ces animaux qui ne copulent que pour se reproduire sans savoir ce qu’est un orgasme (sauf le cochon, il paraît qu’il a des orgasmes de 20 minutes…le salaud !). Je le dois à mon chat (c’est une femelle mais si j’avais dit « chatte », tout le monde aurait compris de travers) qui ne verra jamais le pénis d’un M. Chat parce que je ne veux pas qu’elle me fasse des chatons. De plus, c’est douloureux, le sexe, pour une chatte : le monsieur a des espèces d’épines qui sortent de son pénis pour bien s’accrocher et être sûr de ne pas être délogé par un autre mâle une fois entré… Je sais, c’est dégoûtant et totalement hors de propos. Mais vous pouvez admirer les circonvolutions de ma pensée…

Fille qui baise = salope ?
Oh, le vilain cliché ! Et pourtant, c’est toujours la même chose. Dans le commentaire que Sunshine a laissé, quelque chose m’a interpellé : il/elle a dit : « les filles comme toi m’écoeurent ». Pas les gens comme toi, non, « les filles » comme toi. Est-ce que je dois en déduire qu’il est normal pour un mec de copuler avec frénésie avec tout ce qui bouge mais que, pour ma part, je devrais me contenter d’un seul amant pour la vie ?


Je cite ici ma copine Océane qui est pleine de sagesse :
« En sortant très tard le soir, j’ai souvent constaté qu’il fallait rappeler au gens qu’on était plus au 15éme siècle…Ce n’est pas parce que tu es en jupe que tu es une salope….
Mais le fond du problème est le suivant :
– t’es pas maquillée et habillée normal : on va en déduire que tu es soit une pucelle, soit une frustrée, soit une pauvre fille…
– Tu te maquille un peu et tu garde un jeans avec ton sac greffé sous le bras : tu es in. Tu es l’étudiante parfaite….
– Tu te maquille et tu t’habilles, parce que tu es une femme et que tu es bien dans ta peau, tu es une salope, et je ne parle pas de longueur de jupe ou de hauteur de talons…
– Et si tu renvoies paître les gens, tu es frigide…
On s’est même faites agresser un jour parce qu’on avait des lunettes de soleil. Il paraît qu’on se la pétait trop!!! »


Et oui, c’est toujours la même problématique : les hommes qui multiplient les conquêtes sont des Don Juan (limite des héros modernes), les femmes qui en font autant sont des salopes ou des nymphomanes. J’illustre mes propos par un exemple cinématographique : James Bond. Ce monsieur couche à tour de bras, c’est impressionnant le nombre de demoiselles consentantes qui sont passées dans son lit et ce type est un héros. Toujours chez James Bond, il y a deux types de femmes : celles qui couchent sans résistance et qui sont de vraies gourmandes au lit et les prudes et chastes qui mettent un peu de temps avant de céder. Et bien, la première est la vilaine méchante, la seconde la douce gentille. Et c’est pareil dans la plupart des films (surtout hollywoodiens) : plus la
femme assume sa sexualité, plus c’est une garce qui veut détruire la Terre ou quelque chose dans ce goût-là. Alors, me voici du haut de mes 25 ans avec une sexualité tout à fait normale mais assumée : je n’attend pas qu’un homme sauve ma vie trois ou quatre fois avant de lui accorder mes faveurs. Je ne m’impose même pas un délai minimal. La semaine dernière, j’ai passé la nuit chez un charmant garçon dont je parlerai plus tard, nous discutions allongés sur son lit après s’être explorés mutuellement et nous parlions de ce fameux délai. Il m’expliqua qu’il trouvait idiot qu’on se retienne deux mois car coucher avant deux mois de relation n’est pas correct…Je lui répondis que je consommais à partir du moment où j’en avais envie. Je trouve stupide qu’on se retienne et qu’on fasse deux frustrés juste parce qu’on s’est fixé des règles…Surtout que ces règles sont fixées généralement pendant une période de célibat.


Lors de ma folle journée avec Nicolin et les fans de son blog, nous avions abordé le sujet, Agnès et lui affirmaient que le sexe le premier soir détruit tout espoir d’une relation suivie. Je ne suis absolument pas d’accord. J’ai passé quatre ans et demi avec un gars qui visitait mon intimité même pas deux heures après notre premier baiser. Le sexe fait partie du couple, de toute façon, pourquoi retarder ce moment ô combien agréable ? Parce que, dans ce cas on devrait tout planifier : premier rendez-vous, on se touche avec les yeux puis la fois suivante, on se prend la main. Quinze jours plus tard, arrive le premier baiser (je vous laisse le soin de choisir si la langue est invitée à participer dès ce premier échange salivaire) puis un mois plus tard, on peut ENFIN partager la même couche. Ridicule ? Oui, totalement. Que les hommes forniquent dès le premier soir, c’est normal… Et moi, j’y ai pas droit ? Tu vois, Sunshine, les filles comme moi t’écoeurent peut-être mais sache que je suis la seule gardienne de ma vertu, je n’ai pas besoin de toi. Rassure-toi, je ne me donne pas à n’importe qui, je ne coucherai jamais avec un homme qui ne m’attire pas juste pour le plaisir d’avoir une brouette. J’ai
besoin d’une alchimie avec mon partenaire (comme tout le monde), je ne me donne pas à n’importe qui. Après, si le désir est là des deux côtés, pourquoi se priver ? Pour plaire sans doute à des gens comme toi, Sunshine mais qu’est-ce que je m’en fous de te plaire ! On ne se connaît pas et, en plus, je te trouve assez hypocrite car je t’ai vu(e) l’autre jour sur le
blog de Nicolin qui, lui, parle baise sans complexe…Ah mais oui, suis-je bête, lui, c’est un homme, c’est normal… Moi, je suis une femme, je devrais me cloîtrer dans un couvent en attendant le jour de ma noce.

Je fais que ce que je veux, na !
La philosophie de la brouette est simple à saisir : c’est le faire quand on en a envie sans se poser des questions de morale à trois francs six sous. Rien ne nous oblige à coucher le premier soir, rien ne nous oblige à ne pas le faire. La société nous dicte déjà tellement de choses, nos comportements au travail, dans les lieux publics, nos vêtements… (oui, certes, certains se la jouent rebelles mais j’ai jamais vu personne tout nu dans le métro : la société nous impose de nous couvrir !). Ne peut-on pas se débarrasser de tous ces codes dans notre intimité ? Je n’ai pas envie de m’imposer des règles débiles du genre : rien avant le troisième rendez-vous ou le deuxième mois ou je ne sais quoi. Vous avez envie de faire l’amour la tête dans le frigo, attaché à votre étagère (rrrrrr, étagère ! Ceci est une private joke), la tête en bas et les pieds en l’air ? Et bien faites, peu importe ce que vous dira le/la frustré(e) de service. Ce n’est pas bien ? Mais qui a décidé de ce qui était bien ou pas ? A partir du moment où les deux partenaires sont d’accord, allons-y gaiement. Pensez que je suis une salope, une garce, une nymphomane ou je ne sais quoi d’autre… N’empêche que, moi, je suis épanouie et je vous emmerde bien bas.