Les bannières, la finale!

Au vu des résultats du vote, j’ai décidé d’organiser un second tour entre les deux bannières qui ont le plus de voix, vote jusqu’à lundi 5 septembre!
Comme ça, les deux sont mises en même temps en ligne, pas de jaloux! Les deux bannières en finales sont celles de Fred et Matt! 🙂

N°1

N°2

Allez-y, donnez votre avis ! 🙂

Clash familial

Ce week-end, je vais à une cousinade à Perpignan, voici le concept : une de mes lointaines cousines a fait un arbre généalogique et a contacté toutes les personnes vivantes qu’elle a retrouvé pour organiser une grande fête. La cousinade ou trobada, en catalan (oui, j’ai des origines bretonnes mais aussi catalanes, merci de ne pas dire : « Seigneur, quel mélange explosif », je le sais déjà). J’ai un peu hâte d’y être, d’autant que je suis le portrait craché de mon père et de mon grand-père paternel donc je trouverai peut-être des gens qui me ressembleront comme deux gouttes d’eau. Je me suis donc dit qu’il était temps de te parler de ma famille, d’autant qu’il y a eu un clash, récemment.

Ah la famille ! Comme dit Maxime Leforestier : « On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille. » Il est temps que je te parle de la petite tribu dont je fais partie, lecteur. Je suis un cas rare : mes parents ne sont pas divorcés. Sincèrement, depuis que je vis sur Paris, je ne rencontre quasiment que des enfants de divorcés. Chez moi, mes parents s’aiment comme au premier jour, ils se font des voyages en amoureux, tout va bien pour eux. J’ai aussi une petite sœur, Alice, 23 ans en novembre (encore une scorpionne !) avec qui je ne suis pas très proche. J’aime beaucoup ma famille mais ce que j’aime le plus, c’est qu’ils ne savent pas qui je suis. Ils me prennent pour une sage jeune fille de droite non tabagique. Bien, je suis tout le contraire. Il y a des fois où je me demande s’ils ne le font pas exprès de se rendre compte de rien ! Je confie mon chat « à un copain » quand je pars en province, j’ai voté plus qu’à gauche aux dernières présidentielles et je sens parfois le tabac. Même, aux dernières régionales, sans le faire exprès, je n’ai pris que des bulletins de gauche. Enfin, peu importe.

Malgré des opinions politiques très divergentes, j’aime ma famille. Je suis un peu l’artiste du lot, la pseudo marginale qui a fait la fac et qui passe ses journées à écrire des trucs sur son ordinateur, celle qui a choisi la carrière casse-gueule de journaliste. A côté, Alice a fait deux écoles de commerce, fini majeur de sa promo à l’une d’entre elles et vient de faire son entrée dans la vie active. Ce week-end, pendant que je fais faire l’andouille à ma cousinade, elle, elle déménage, elle prend un appartement avec son copain, mariage prévu en 2008. A y réfléchir, je me demande ce que j’ai à voir avec cette famille monogame et engagée, moi, la fille indépendante des années 2000.

Le clash ne concerne pas ce petit foyer où les disputes existent, comme dans toute famille, mais en ce moment, ça va. Il faut dire que ma sœur et moi sommes parties en région parisienne depuis quelques temps donc les réunions familiales se font rares, ça limite les disputes.

Fin juin, ma sœur termine son stage et se retrouve avec deux mois de vacances avant de rentrer dans la vie active. Elle part en vacances à droite à gauche avec son Anthony puis les voilà de retour dans ma banlieue pour chercher un appart. La chance leur souriant, ils trouvent vite, à un kilomètre à tout casser de chez moi (avant ma sœur et moi habitions à 500 mètres à vol d’oiseau). C’est parti pour une nouvelle vie mais avant, ma sœur décide d’aller rendre une visite à ma grand-mère paternelle et c’est là que se situe le clash.

Comment vous décrire ma grand-mère ? Pour ceux qui ont lu « Hygiène de l’assassin », elle est la réplique parfaite du méchant écrivain obèse. D’ailleurs, mon pseudo « Nina » vient de ce roman, c’est le nom de l’héroïne journaliste qui parvient à rabaisser le caquet de cet odieux personnage. Pour ceux qui n’auraient pas lu ce roman (que je vous conseille), je qualifierais ma grand-mère de pédante et de méchante. Elle est née dans une famille de la haute-bourgeoisie du fin fond de la Dordogne, aînée donc victime (oui, c’est un raccourci étrange mais qui m’a servi à éviter certaines de ses foudres). Elle a fait ses études pendant la guerre (« moi, la guerre, je comprends pas pourquoi on en fait toute une montagne, je l’ai vécu et j’ai rien vu, moi, si ce n’est qu’on manquait de papier ». Oui, on s’appelle pas Lévy…) et est devenue laborantine, elle a épousé mon grand-père, un homme profondément bon que j’ai adoré le peu d’années où je l’ai connu. Des fois, j’aimerais vraiment qu’il soit là, près de moi, j’aurais aimé le connaître en tant qu’adulte, comprendre pourquoi il avait épousé ma grand-mère. Peut-être était-elle adorable, jeune, mais l’âge l’a aigrie, je sais pas. Donc elle se marie et fait un premier enfant, mon oncle, un deuxième, mon père, et un troisième qui est mort à la naissance. De ses deux fils, ma grand-mère n’en a toujours eu que pour mon oncle, elle se fout royalement de mon père, d’autant qu’il a eu la folle idée d’épouser une infirmière, il aurait pu trouver tellement mieux ! A côté, mon oncle épouse une pharmacienne, quelle classe ! Sauf qu’elle est totalement folle et qu’ils finiront par divorcer. Mon oncle a deux fils, mon père deux filles, donc, je suis l’aînée de cette nouvelle génération, « sa préférée », soit disant, mais j’ai dû perdre ce statut il y a pas mal de temps.

Il y a quinze jours, ce fut le drame. Alice va donc chez notre mamie pour essayer de gratter quelques sous pour s’acheter un frigo puis pour la voir aussi, elle n’y était pas allée depuis janvier. Et ce fut un lynchage intégral, ma pauvre sœur est partie en larmes. D’abord, elle a eu droit à l’habituelle litanie : « Mais qu’est-ce que tu fais avec Anthony ? Ce n’est qu’un pompier, c’est pas un métier ! Quelle drôle de vocation ! » Puis attaque en règle de ma sœur : « Mais qu’est-ce que tu es allée faire cette école de commerce ? Tu vois, la copine de ton cousin, elle, elle fait vraiment du commerce, c’est mieux… » Lecteur, ma sœur a fait l’ESC (Ecole supérieure de commerce) de Toulouse, la copine de mon cousin un vulgaire BTS. Bref, on s’est fait traiter de tous les noms pendant deux heures, que le seul qui avait réussi, c’était mon cousin qui allait intégrer l’école des Mines. Après, elle lui a balancé qu’elle n’avait plus d’argent, qu’elle n’avait qu’à demander à mon père. Lecteur, ma grand-mère est tellement pétée de tunes qu’on ne sait même pas combien elle a. D’autant qu’elle a payé une voiture à mon cousin quand il a eu le permis… Ma sœur et moi n’avons rien eu de tel.
Et, là, l’estocade (comme si ça n’était pas suffisant). Pendant l’agonie, ma grand-mère fait à ma pauvre sœur : « Mais, tu as les yeux bleus ! D’où tu les sors ? » Ma sœur, atterrée : « Ben, papa et maman ont les yeux bleus, alors… ». « Mais non, ton père n’a jamais eu les yeux bleus ! ».

On pourrait croire que ma grand-mère perd la tête mais absolument pas : quand on lui emprunte de l’argent, elle s’en souvient toujours. Mais la couleur des yeux de son fils…

Ma pauvre sœur rentre donc en pleurant et, à ce moment-là, ma mère expulse 29 ans de rancœur envers sa belle-mère. C’est décidé, elle n’ira plus la voir. Elle se souvient de son attitude au mariage (elle n’a pas voulu faire la fête avec la famille de ma mère, des « ploucs »). De ce qu’elle m’avait balancé à la figure un jour que j’allais la voir à l’hôpital après son opération du sein (« tu joues du violoncelle ? Remarque, ça correspond tout à fait à ta morphologie ! »), de la haine qu’elle a toujours eu pour ma sœur… Là, je crois vraiment que nous avons atteint un point de non-retour.
Et moi ? Je n’ose pas aller la voir ni l’appeler, vu que je vais forcément me faire traiter de tous les noms. Je suis nulle, j’ai pas de boulot, je suis grosse, j’ai même pas de mec… En même temps, quand j’en avais un, elle ne me parlait que de lui, elle l’adorait sans le connaître. Il faut dire que mon ex ambitionnait d’être professeur, pas « un vulgaire pompier ». Puis quand elle aura fini de me descendre, elle fustigera ma sœur et son « pompier »  qui n’est pas si terrible que ça (même pas vrai, il est très mignon, Anthony), qu’elle fait un boulot de m… et qu’elle est trop jeune pour se mettre en ménage. Je sortirais de cet entretien épuisée, énervée, mais je ne pleurerais pas. Ce qu’elle peut dire sur moi ne me touche même plus, personne ne sera jamais assez bien pour elle, de toute façon. Qu’elle critique ma sœur me dérange plus, déjà, d’autant que ma sœur est, des quatre petits enfants, celle qui a le mien réussi, à mon avis. En fait, je crois que j’ai fait une croix sur ma grand-mère et ça ne me chagrine que pour deux raisons : ça fait de la peine à mon père et j’ai l’impression de trahir la mémoire de mon grand-père. Dieu Merci, elle n’a jamais critiqué ma mère devant moi car, là, je crois que je ne l’aurais pas supporté.

Peut-être que quand elle sera mal en point, j’y retournerai…et je sais que je m’en prendrai plein la tête. Quand on a appris qu’elle avait un cancer du sein, il y a deux ans, ma sœur et moi nous sommes précipités la voir car nous craignions qu’elle ne trépasse. Alice s’est ramassé un nombre d’amabilités à peine croyable pendant que nous y étions (tu es mal habillée, tu n’as pas de culture, mais corrige-moi cet accent !). Sans doute a-t-elle manqué d’amour pendant son enfance mais je ne comprendrai jamais comment un être aussi méchant a pu épouser mon grand-père et engendrer mon père, deux être profondément bons. Et je ne comprends pas non plus comment son frère que j’ai rencontré récemment est aussi gentil…
Enfin, pour le moment, je n’ai plus qu’une grand-mère.

La place des ex dans une relation

Par Athéna

Je pense ici à la place physique et psychologique que nous leur donnons et la raison pour laquelle nous ou nos petits amis leur donnons cette place. Qu’est-ce que signifie de parler de ses ex à ses nouveaux petits amis ou à ses nouvelles petites copines ?

Mon dernier copain en date de juillet ( durée de vie de la relation = 3 semaines … et encore car j’ai pris la peine de le rappeler sinon ça aurait été 4 jours  ) avait une fâcheuse tendance à me parler de ses ex.

Premier soir : j’ai eu le droit en détail à son difficile divorce et sa méchante femme qui était mannequin et partie avec un autre. Soit dit en passant, il me déclare au passage que maintenant il ne s’attachait plus autant au physique, et qu’il en était revenu des belles filles … Q’aurais-je dû comprendre ici ? Que j’étais gentille mais pas très belle ???

Second soir : il me montre son décor d’appartement et m’explique avec les détails comment une de ses ex avait l’habitude de s’accrocher aux rideaux et qu’il avait peur qu’ils tombent. Soit dit en passant, il me montre avec les gestes comment dans l’extase et l’orgasme, elle s’accrochait à ses rideaux. Avec les yeux retournés vers le ciel pour encore mieux simuler bien sûr … J’ai eu bien sur le droit dans la soirée à son blabla sur sa très vilaine ex qui l’a dépouillé de tout son argent.

Troisième soir : après m’avoir brouetté j’étais lovée tendrement contre lui et nous nous sommes mis à discuter. Là, il se met à me raconter en détail comment il en est arrivé à faire un fist fucking à une autre fille. Avec la simulation de l’orgasme de la fille en question et la façon dont il a procédé …. Beurkkkkkkk. Toute la partie intéressante du brouettage précédant ont perdu de son charme.

D’où mes interrogations sur la place des ex dans une relation. Pourquoi avons-nous besoin à un moment de parler de ceux avec qui nous avons partagé la couche ? Personnellement, je n’en parle jamais spontanément, sauf si je sens poindre en face de moi un divorcé dépressif qui se plaint de sa méchante ex, pouvant me rappeler un ex divorcé dépressif qui passait son temps à se plaindre de sa méchante ex.

Quand on me demande mon nombre d’ex, je mens à la baisse et deviens très évasive en général ( ça n’a pas dépassé les 4 ou 5 officiellement ). Sauf avec mes copines d’enfance qui m’aident à me rappeler du nom et du nombre des mecs avec qui j’ai pu coucher.  Ah copines, que ferais-je sans vous ? ( je le leur rends bien car aussi je les aide dans cette entreprise difficile ).

Peut-on ainsi dire que mentionner ses ex c’est une façon de mettre en garde sur ce que l’on veut où ne voulons pas dans une relation ? Mais aussi une façon de se faire valoir et mousser en disant que nous avons déjà partagé la couche d’un autre ou d’une autre et que par conséquent, nous avons un passé sexuel ? Mais pour une fille, ce qui pour un mec devient objet de faire valoir, cela ne devient-il pas un sujet tabou ? Et que si l’on espère se faire mener devant l’autel, il vaut mieux mentir à la baisse sur ses ex afin de garder une image de « oie blanche »?.

Mais n’est-ce pas une véritable gageure que de parler de ses ex dans une relation … je repense à la simulation du fist fucking …. Beurk …. C’est un tue l’amour, un tue attraction que de parler de son passé dans certains cas. Il en est de même pour les pauvres garçons qui se plaignent de leur méchante ex … je me dis mais ils sont faibles pour être resté aussi longtemps avec des connes ??? Et ils attendent quoi de moi ? Que je sois une gentille plante verte ?

Sans parler de ceux qui envoient des messages subliminaux avec un « j’aime les filles indépendantes ». OK, j’ai compris, encore un qui ne veux pas s’engager et qui passe de nanas en nanas … en général, je fais ma bêtasse à ces paroles et fais semblant de ne pas comprendre le message subliminal, je ne relève même pas ! D’où l’intérêt de jouer les bêtasses dans une relation ….. euh … bon de toute façon en jouant la bêtasse ou pas … le résultat est le même … on est bonne pour se faire plaquer.

De même, sans parler ouvertement de ses ex, je pense souvent que le passé des ex nous conditionne dans nos réactions. Je me rappelle de la pire erreur de ma vie, il passait son temps à me dicter ce que je devais faire ou ne pas faire ( idem pour ce que je devais manger ou non ). Et il passait aussi son temps à me coller physiquement et se frotter contre moi ( j’aurais eu un cabot, ça n’aurait pas été pire … les cabots quand on les engueule, ils comprennent … lui, ne comprenait pas que je souhaite bouquiner en paix sans l’avoir à se frotter contre moi … je passais donc mon temps à l’engueuler … ). Donc maintenant, quand un gars d’un site de rencontres que je n’ai jamais vu s’énerve car je ne répond pas dans l’heure à son texto qui ne veut rien dire, j’ai la fâcheuse tendance à me rappeler cet ex macho et fuir dans le sens opposé en pensant fortement « macho qui me pourrira la vie ». Et ça clignote, ça clignote dans ma tête. Conditionnement du passé ?

Je ne parlerais pas ici des mecs qui sont « très amis » avec leur ex copine qui n’a pas digéré la rupture et qui voient leur ex sans leurs copines car sinon l’ex fait des crises de jalousie. N’ayant pas vécu cette situation, je ne peux pas en parler.

Laurent

Ce matin, je me suis levée avec des fourmis au creux des reins, une envie soudaine de faire de jolies brouettes en attendant le retour d’Arnaud, la semaine prochaine. Je saisis donc mon téléphone et envoie un texto plein d’amour et de romantisme à mon plan brouette régulier, Laurent. Message : « Tu es dispo demain soir ? » Réponse : « non, j’ai une copine maintenant ». Ah ben merde ! A une semaine près, c’est moi qui répondais ça… Quelle lose, quel froissement de mon ego surdimensionné… Du coup, je replonge dans les souvenirs et voici mes histoires de brouettes avec Laurent.

Un jeune homme chaud bouillant

Tout a commencé sur le blog de Nicolin, je faisais l’andouille, pour changer, quand Agnès me demande si je suis une vraie blonde. Non, lui répondis-je, je suis châtain clair. Elle me file alors l’adresse MSN d’un mec qui cherche une blonde. Amusée, je rentre l’adresse dans mon MSN et me voilà en contact avec un garçon à la photo plutôt plaisante. On parle un peu, il me veut, là, de suite, mais je calme un peu ses ardeurs. Non, on ne baisera pas ce soir, j’ai autre chose de prévu (je me souviens plus quoi), je ne suis pas disponible avant le vendredi : rendez-vous avec Nicolin et Reno le mercredi, soirée brouette le jeudi (ça a foiré, heureusement, vu celle du mercredi qui m’avait épuisée). Je lui réserve donc mon vendredi soir en lui précisant que, non, on n’allait pas directement chez lui mais on passait d’abord boire un verre, au cas où. Mais que ce jeune homme est pressé ! Il n’empêche qu’il me plaît et que, en plus, j’adore son prénom. Coucher avec un Laurent, un de mes fantasmes va se réaliser (oui, je sais, j’ai des fantasmes à la con).

Vendredi soir, 21h. Ce rendez-vous tombait à pic car il me permettait de ne pas faire tout le trajet avec mon chef de rubrique d’un webzine où je bosse qui me met mal à l’aise parce que je ne comprends pas bien ce qu’il me veut, s’il regarde tout le monde avec ce regard libidineux ou pas. Bref, je quitte donc la rame plus tôt pour rejoindre le mystérieux Laurent. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, notre discussion MSN m’avait un peu interpellée : d’un côté très chaud et un peu lourd, de l’autre un gars qui me paraît pas mal intéressant. A sa demande, j’avais mis un décolleté qu’on devrait appeler « dépoitriné », à ce niveau là. Je sors du métro, il est là, il m’attend. En photo, il était mignon. En vrai, il l’est tellement plus ! Blonds, yeux bleus, bien fait, bien habillé… J’ai une pensée pleine de gratitude pour miss Agnès !

Comme convenu, on se pose au premier café venu, je commande un coca, lui un demi. Je précise que je venais déjà d’en boire un lors de ma réunion média qui avait précédé. On commence à discuter de tout et de rien, il me parle de ma passion pour la photo, nous voici avec un point en commun. Il est étonné par mon accent, j’avais omis de lui préciser que j’étais une petite provinciale. Lui-même vient de Bretagne. C’est fou la côte que j’ai avec les Bretons ou personnes assimilées (je parle de toi, là, charmant lecteur) : Arnaud est aussi Breton. Arnaud est aussi blond avec des beaux yeux, il aime la plongée et est allergique aux chats, tout comme Laurent ! Tout ceci s’annonce compliqué, je dois être attentive à ne pas confondre les deux ! Bon, on discute, le serveur nous fait un numéro pas possible en manquant de renverser le demi sur les genoux de mon charmant compagnon, il fait semblant de trébucher, à un moment…Bref, il en fait des caisses.

Doigts de fée

A un moment, je sens sa main commencer à effleurer très imperceptiblement ma cuisse mais ses caresses s’intensifient un peu, je suis troublée mais je feins le contraire. C’est à ce moment-là que Clara, qui devait venir vivre chez moi la semaine suivante appelle. Je lui fais aimablement comprendre que je ne suis pas seule. « Ah, tu es avec le Marseillais ? » Bon, je vais encore la sidérer mais je lui réponds la vérité. Et l’autre qui continue à me caresser la cuisse, je n’en peux plus. Finalement, j’abandonne mon coca que je ne parvenais pas à finir et nous voilà partis chez lui. Cinq étages sans ascenseur, aïe ! On récupère un peu notre souffle et là, il me fait : « Je peux t’embrasser ? » Non, banane, je suis venue chez toi juste pour qu’on joue au scrabble. Comme je lui donne mon autorisation, il s’exécute, il embrasse bien, j’aime bien ses lèvres, un peu épaisses, c’est super agréable. Il me pousse délicatement vers sa chambre (son appartement est tout en long) et nous atterrissons sur son lit, c’est parti pour un long effeuillage très agréable. Il est très adroit avec ses mains, il sait y faire, ce garçon, c’est prometteur.

Effectivement, je vibre sous ses doigts, quel délice ! Je lui ôte son caleçon et là, SEIGNEUR DIEU ! Généralement, je reste discrète sur les proportions anatomiques de mes conquêtes mais là, ça vaut vraiment la peine d’en parler. Sans exagérer, elle avait des proportions impressionnantes, tant en longueur qu’en largeur. Bref, comme je suis bien élevée, je m’en occupe dignement, sans laisser paraître mon étonnement. Après d’exquis préliminaires, voilà le moment X, il enfile une capote et là, je comprends plus trop ce qu’il fait, si ce n’est qu’il est en train d’imprimer sa montre dans ma cuisse et ce n’est pas super agréable. Messieurs, si vous pouviez penser à enlever votre montre à ce moment-là, ce serait super appréciable. Et là, c’est le drame : panne. Je le rassure gentiment et il me fait : « non mais ça me le fait tout le temps la première fois avec une fille, c’est pas grave ! ». Bon, d’accord. On fume, on discute, j’adore ce mec, la soirée est vraiment magique, malgré le faux départ. Deuxième tentative, il commence à me caresser gentiment puis ses doigts se glissent mine de rien vers mon intimité dont il s’occupe à la perfection. A ce moment-là, j’avoue avoir pensé : « lui, il a été lesbienne dans une vie antérieure, c’est pas possible ! ». Je trouve que la plupart des mecs n’ont pas compris que notre intimité, c’est fragile, faut pas y aller comme des bourrins. On me rétorquera que les filles ne sont pas toujours très précautionneuses avec le pénis du monsieur,  c’est vrai aussi. Bref, tentative deux : au bout de trente secondes de pénétration, re-panne. Troisième tentative, je prends les choses en main (si j’ose dire), il me fera pas le coup de la panne, cette fois-ci ! Sauf que je suis tellement douée en préliminaires qu’après deux minutes de chevauchage, il m’informe poliment : « j’ai joui ». Là , je commence à penser : « gros zizi, mauvais coup ». Heureusement, la quatrième tentative a été la bonne. Le lendemain matin, on se réveille doucement, il commence à me caresser innocemment et glisse vers le centre de mon plaisir. Et c’est reparti pour une brouette, quel gourmand !

Plongée et vie sous-marine

En dehors des brouettes, j’ai beaucoup aimé la soirée, on parle tout à fait sans tabou. Bon, évidemment, à partir du moment où un mec visite mon intimité, on peut parler sexe. On discute donc de la nécessite ou non de ne pas coucher le premier soir et de ce qui est le plus agréable pour un mec en matière de fellation et de pénétration. J’avoue que je me pose toujours beaucoup de questions sur le plaisir masculin et j’aime pas avoir des opinions sur le sujet. D’ailleurs, à un moment, il râle car il ne reste que quatre préservatifs (c’était quand même deux heures du matin) et je lui réponds que j’aurais dû amener les miens. « Non, je ne rentre pas dans les normaux, ils me serrent trop ». Oui, tu m’étonnes !

Il m’a aussi montré des photos de son voyage en Thaïlande, dans le Sahara, puis on a regardé des reportages sur la vie sous-marine. Le lendemain, je pars un peu vite car je devais repasser chez moi me doucher et faire le ménage avant l’arrivée de Clara, j’ai des courbatures partout… Ça m’apprendra à avoir une vie sexuelle de débauchée. Alors que je pars, il me demande quand on se reverra, ce qui me fait plutôt plaisir : je lui ai fait grande impression à celui-là.

La semaine suivante, je vis donc en colocation avec Clara et je rencontre Arnaud mais ce n’est pas pour autant que je vais abandonner Laurent. Le week-end, puisque Clara s’en va vivre ailleurs (chez son meilleur ami), me revoilà à nouveau chez lui. Il vient me chercher au métro car j’étais plus sûre de me souvenir du trajet exact (pourtant simple comme bonjour), il arrive et m’embrasse. C’est étrange, je ne suis plus habituée à ce qu’on m’embrasse dans la rue, ça me fait bizarre… Nous revoici chez lui, on passe de suite à l’essentiel puis on discute tranquillement en fumant. La nuit est très agréable, pas de panne cette fois-ci. Au moment de se coucher, il m’explique qu’il aime bien s’endormir devant un film. Personnellement, j’avais passé la nuit précédente en boîte à faire l’amour à un poteau donc je sombre très vite dans le sommeil. J’ai du mal à dormir, pourtant, je me réveille de temps en temps, il regarde toujours ses films. A un moment, j’émerge et j’entends de l’anglais, je regarde l’écran : un dessin animé en VO, je regarde l’heure : 6h30 !! Et bien, j’en connais un qui va avoir du mal à aller bosser. Effectivement, réveil difficile, on se loupe en beauté et même pas de brouette. A peine éveillé, il allume une clope puis va se doucher tandis que je m’habille tranquillement et on repart en même temps.

Les histoires de brouettes ne se terminent pas toujours en apothéose

Troisième rencard. Durant la semaine, je vois deux fois Arnaud mais il ne se passe rien donc je file à nouveau rendez-vous à Laurent, sachant que je ne serai plus disponible après. Le problème, c’est qu’Arnaud est motard donc quand on sort, c’est en moto, et je suis fragile donc dans la journée, je commence à être un peu enrhumée, je me sens super vaseuse dans le métro mais je poursuis ma route : je peux plus annuler, à présent. J’arrive et je suis accueillie par un bisou et un : « J’ai arrêté de fumer, je suis énervé ! » Rappelons que la première chose que fait ce jeune homme au réveil, c’est de fumer. Bon, je la sens mal, la soirée. Hop, on débute par l’essentiel, brouette grande classe avec des préliminaires qui me font grimper aux rideaux. Bon, ça va. Après, il allume la télé et nous voilà à regarder Koh Lanta, émission que je ne connaissais pas. Bon, maintenant, je comprends pourquoi je ne regardais pas. On mange des graines de tournesol, en attendant, ça l’aide à ne pas fumer mais ça ne l’empêche pas de m’en taxer une à un moment (alors que j’avais décidé de ne pas fumer pour ne pas le tenter). A un moment, mon nez commence à couler donc j’attrape un mouchoir et là, il me fait : « tu es enrhumée ? » Je sens que ça ne lui plaît pas, mais alors pas du tout. Effectivement, ça jette un froid (c’est le cas de le dire). Je le taquine un peu en lui disant : « Quoi, t’as peur que je te le refile ? Non mais j’aime pas ça, ça me dégoûte ». Après ça, on regarde le début de « mon incroyable fiancé », une émission totalement bidonnée donc il lance un film sur son PC, « Good Bye Lenin » que je connaissais déjà mais ça me dérangeait pas de le revoir. Au départ, je me colle contre lui pour câliner un peu mais il m’adresse un charmant : « mouche-toi ! » Bon, ok, je vais rester de mon côté. Fin du film, il repart en boucle, je sens que je vais encore bien dormir : Laurent dort et ne s’en est pas rendu compte, je ne connais pas son pc et n’ose pas l’éteindre moi-même. Dieu merci, à un moment, il se réveille et me gratifie d’un mini câlin et il finit par éteindre l’ordinateur, merci bien. Au réveil, le lendemain, j’ai droit à une autre brouette puis il me taxe des cigarettes, on se rendort jusqu’à tard, devant la télé. A nouveau réveillés, je commence à me sentir fiévreuse, on regarde quelques documentaires sur la 5 puis je finis par m’habiller et partir, après un petit bisou. J’ai la sensation que c’est la dernière mais pas tant parce qu’il va se trouver une copine mais plus parce que je vais sortir avec Arnaud.

Voilà, maintenant, c’est sûr, c’était la dernière. J’avoue que ça m’ennuie un peu que notre dernière nuit ait été aussi médiocre… Tant pis, je garde tout de même un bon souvenir de lui, dommage qu’on ne se revoit pas en toute amitié.

 

Réflexion sur la newsletter

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En gros, est-ce que vous voulez une annonce des futurs articles en projet ou préférez-vous la surprise? Voulez-vous que je sollicite votre avis ? Que je vous raconte une blague?

Dites-moi ce que vous en attendez pour que je puisse répondre au désir de la majorité. Oui parce que je suis une démocrate, moi, si +50% ne veulent pas de spoiler, je me tairai! :p

Merci Nina

Par Anne

 

Ecris ce qui te passes par la tête

Dans ce blog à poèmes ou à sornettes

Tes flips, tes flops, tes galipettes

(pourvu que jamais elles ne s’arrêtent !)

 

Ecris tes résolutions, tes tentations

Des anecdotes, des histoires drôles,

Les coups de blues, les coups de gueule

Et surtout les moments de bonheur

 

Raconte-nous une histoire,

Un roman d’amour ou tes mémoires

Comme un cahier où on colle nos souvenirs

Que l’on relit toujours avec le sourire

 

Fais de ta vie un conte

Mets des mots sur des images

Quand tes pensées s’envolent

Qu’elles viennent se poser sur ces pages.

Souvenirs, souvenirs…

Avant hier soir, je suis sortie avec Anne, nous sommes allées au restaurant (pénible, on n’avait pas le temps de terminer notre assiette que la serveuse était déjà venue nous demander quatre fois si on avait fini) puis dans un bar dans notre chère ville natale où nous ne vivons plus (mais il y a toujours nos parents, d’où notre présence là-bas). A chaque fois que nous sommes dans cette ville, de vieux souvenirs remontent. Il faut savoir que je connais Anne depuis toujours ou à peu près. Nos mères étaient ensemble à l’école et nous étions ensemble dès la petite maternelle. En gros, je ne me souviens pas d’une période de ma vie où je ne connaissais pas Anne.

Bien évidemment, notre jeu préféré est d’évoquer nos souvenirs communs : « et tu te souviens de lui ? Et tu te souviens de ce qu’on avait fait quand… ». Pourtant, nous n’avons pas été souvent en classe, ensemble : en maternelle puis CP, 4ème et 3ème. Nous n’étions même pas dans le même lycée. Je crois que cette amitié a survécu jusqu’ici car, justement, nous devions faire des efforts pour nous voir et nous en avons pris l’habitude. En plus, je ne sais comment, nous ne sommes jamais tombées amoureuses du même garçon. Il paraît que nous nous sommes disputées, une fois, mais je ne m’en souviens pas…Bref, on se suit depuis petites, par moments inséparables, d’autres où l’on est plus éloignées mais toujours en contact, pour notre plus grand bonheur.

Nous voici donc au café vendredi soir, toutes deux dans une forme olympique, on raconte des conneries. A un moment, je lui parle d’un projet d’article que j’ai sur le baiser et c’est parti : « Tu te souviens quand on était en centre aéré et que t’avais piqué le OK podium de ta sœur qui expliquait comment embrasser ? » Quels souvenirs ! En fait, à 11 ans, nous étions donc en vacances en centre aéré, nous avions sympathisé avec une autre fille, qui s’appelait également Anne, et qui était franchement compliquée. Cette demoiselle était tombée amoureuse d’un garçon et voulait sortir avec lui. Mais était-ce réciproque ? Mon amie Anne m’a rappelé vendredi comment on avait déterminé que, effectivement, il voulait bien partager une soupe de langue : le coup des trois regards. En effet, si un garçon nous regarde 3 fois en cinq minutes, ça veut dire qu’il y a moyen de moyenner. 14 ans plus tard (oui, quand Anne m’a dit ça dans le bar, ça m’a fait super mal !), je me dis qu’un mec qui me regarde QUE trois fois en cinq minutes n’en a strictement rien à battre de moi.

Bref, notre ami lui fait les trois regards. Il faut savoir que dans ce centre aéré, nous partions toujours un jour ou deux en camping, occasion rêvée pour partager les premiers émois amoureux. Le garçon apprend donc (je ne sais plus comment, j’avoue) que notre amie Anne veut sortir avec lui et il accepte. Le soir venu, notre amie Anne doit se faufiler hors de la tente et rejoindre son cher et tendre derrière nos tentes pour un moment d’exaltation… Mais la demoiselle se dégonfle. Elle essaiera de récupérer le monsieur tout le reste du séjour mais chat échaudé craint l’eau froide. C’est donc au cours de cet été là que nous nous sommes posées la question du « comment fait-on un bisou avec la langue ? », sous-entendu : « mais c’est pas un peu dégoûtant ? » Et la miss était allée enquêter dans le OK Podium de sa sœur, elle m’avait expliqué…Et j’avoue aujourd’hui que je n’avais rien compris à ce qu’elle me disait.

Nous avons aussi parlé de nos connaissances passées, des réunions de classe avec les parents hystériques de certains élèves. Nous avons aussi parlé d’une fille qui a dû avoir les oreilles sifflantes pour le reste du week-end. Cette demoiselle, que nous appellerons Johanne était avec nous depuis la maternelle, également, j’ai souvent partagé sa classe, du fait notamment que nous avions pris allemand en première langue. Au début, elle faisait vieille coincée. A la fin, nymphomane perpétuellement en chaleur. La dernière fois que je l’ai vue, elle voulait me casser la figure suite à une dispute et, honnêtement, j’étais ravie d’être débarrassée d’elle. Vous imaginez donc comme nous avons été charmantes envers cette demoiselle. Morceaux choisis :

« Berk, tu te souviens comme elle embrassait X ou Y ? Une vraie machine à laver, elle avait la tête qui tournait et tout, berk ! »

« Berk, tu te souviens qu’elle s’épilait pas sous les bras et qu’elle était toujours en débardeur, berk ! »

Peut-être écrirai-je un article entier sur elle, un jour. Peut-être que non, je ne sais pas si ça en vaut la peine. Finalement, je me rends compte que j’ai fréquenté beaucoup de demoiselles perturbées…Ce doit être pour ça que j’aime autant les hommes.

Ce qui est bien, avec Anne, c’est que nous avons grandi ensemble. Petites, nous parlions dessins animés puis les garçons sont entrés dans nos vies. Plus tard, nous avons découvert le sexe et ses joies (mais aussi ses peines) et nous avons pu parler de tout ça sans gêne. Elle connaît mes amis, je connais les siens, elle connaît ma famille, je connais la sienne… Nous avons vécu tant de choses ensemble qu’à chaque fois que nous nous retrouvons, vous pouvez être sûrs qu’une de nos phrases débutera par : « tu te souviens quand… ». Et ce que j’apprécie dans une conversation, ce sont les bons souvenirs communs…et aussi de jouer les médisantes !

Recherche de colocation

Par Athéna

Une semaine avant mes recherches actives je dépose ma recherche de coloc sur le net : le lendemain, appel d’un jeune homme qui me dit que pour 300 euros , il loue son appart mais qu’il recherche plus une cohabitation qu’une colocation. Euh msieur c’est-à-dire cohabitation … ? il me répond que c’est courses communes, on fait pas chacun sa vie dans son coin. Mais moi msieur, je dormirai où …. ? et vla le jeune homme qui m’explique que son ami quand il vient dors sur un matelas en plastique dans le salon … mais qu’autrement, il y a aussi son 2m sur 2 m à partager avec lui … une cohabitation, c’est fait pour partager …. Et surtout que c’est une occase… quand on voit qu’il propose pour 300 euros une cohabitation alors qu’il faut compter 600 euros pour le même standing en principe. Je décline l’offre, c’est gentil mais c’est loin du boulot …. ( Nb : payer 300 euros par mois pour me faire brouetter … bof … il aurait du se convertir gigolo …. Mais bon … )

 

Jour recherches actives 1 : Pleine d’espoir et d’entrain, avec mon tit animal [cochon dindounnet] sous le bras, je monte m’isoler dans les 4 murs qui me servent d’appartement dans un bled paumé qui m’a servi de ville dortoir pendant 2 ans

 

Jour 2 : frénétiquement je fais les annonces des sites internet en me disant que même si il y en a qui ne voudront pas d’une fumeuse et de mon tit animal, certains voudront bien de moi. Je trouve une offre, avec RDV le lendemain pour 16h. Mais hic, c’est loin de panam et de mon boulot.

 

Jour 3 : Je décommande le RDV de 16h, c’est trop loin de mes priorités. Mais Chic une autre annonce de nana, le prix me convient et ça a l’air d’un beau T3 … seul hic,

la mademoiselle est très très portée sur la religion … ouch, avec ma vie de débauchée, ça va ti le faire ( ramener des coupains une fois le temps à l’appart, revenir totalement bourrée à l’appart ? … ; mais qui ne tente rien n’a rien donc je me décide de la contacter et lui annonce avec subtilité que je souffre d’une tare impardonnable : je suis fumeuse …. ( j’évite de placer que j’ai un tit animal ).

 

Jour 4 : la madame me rappelle, elle se laisse 3 mois pour chercher la colocataire idéale ( elle a même pas vu que c’était moi …. ) une colocataire non fumeuse. Pas grave, le lendemain, j’ai une visite pour un appart avec 2 charmants jeunes hommes ( que je pense charmant ).

 

Jour 5 : Je me ramène dans un bel immeuble avec de l’imitation marbre partout, une jeune homme charmant ( quoiqu’un peu guindé ) vient me chercher à la porte. Aïe , j’aurais ptet du me maquiller et le coiffer … mais bon, naïve que je l’étais, c’est une coloc, pas un plan drague pour lequel je postule. Tiens j’emploie le mot postuler …. Oauip, pire qu’un entretien d’embauche la recherche de colocation. Un jeune homme costard cravate et guindé, un autre qui faisait sympa. La colocataire partante aussi était là …. 3 paires d’yeux braqués sur moi à me demander si j’ai des questions.

Bin moi : oui … vous accepteriez mon tit animal ? Et au faite, vous pensez quoi des fumeuses …. Je crois que j’ai fait un bide ….

Tient, ils devaient me rappeler 8 jours plus tard, 2 semaines plus tard j’attends toujours leur coup de fil.

 

Jour 6 : Je postule pour une autre offre et arrive à obtenir un RDV pour le lendemain. Seul hic, c’est un peu loin de mon boulot et de panam …

 

Jour 7 : J’appelle la madame à 16h, j’ai végété toute la journée en pyjama, je ne suis pas plus motivée que ça pour son offre …. Je recule au lendemain en prétextant problème de voiture. Et dans la foulée, me prends un autre RDV avec 2 jeunes hommes qui cherchent une colocataire ( 2 garçons, ça doit être sympa …).

 

Jour 8 : Je rappelle la dame pour me décommander et vais au RDV des 2 garçons. Même topo, bel appart, j’aurai par contre une toute petite chambre, l’un des coloc est très très mignon ( j’prends pas mes mecs plus jeune en général mais j’aurais fait une tite exception pour lui ). Je tombe amoureuse de un de mes hypothétiques futur coloc et de leur appart.

Tiens, pourquoi ils ont tiqué quand je leur ai dit mon boulot ??? Je sens que c’est mal barré … ils ont pas tiqué quand je leur ai dit que j’avais un tit animal mais j’ai bien vu leur regard quand j’ai dit mon boulot …. Je leur ai bien dit que j’étais tolérante … Mais j’me voyais pas leur dire « vous fumerez tout ce que vous voudrez, absolument tout je ne verrai rien …. » même si je le pensais très très fort ….

Rahhh pourquoi j’étais pas coiffée ni maquillée non plus … Je commence à apprendre que le naturel ne paie pas ….

 

Jour 9 : Visite n°3 : un mec super sympa mais c’est un T2 au sixième étage sans ascenseur avec le proprio qui vient faire des tours … et pas le droit d’inviter les copines …. Ouaip, pas fait pour moi.

 

Jour 10 : Je rappelle désespérée mon coup de cœur de coloc et leur dit que je serais très ravie de faire ma coloc avec eux. Snif , ils n’ont pas encore choisi.

 

Jour 11 : Je commence à m’épuiser mais continue à faire semblant de chercher une coloc. J’en ai marre. Je fais croire à mes parents, mes amies que je suis très active dans mes recherches ( Ah, conscience quand tu nous tient ). Ca y est, j’ai décrété officiellement que c’est de la faute à mon tit animal si je suis à la rue …. Bin, vi, ok, j’étais ni coiffée, ni maquillée et même pas très bien habillée pour mes visites … mais ça ne peut pas être de ma faute si j’ai pas été prise … à 15 sur une offre de coloc avec mon tit animal en plus … sans lui, j’aurai eu toutes mes chances …

 

Jour 12 : Je végète en pyjama chez moi, vais sur des sites de rencontres, papote avec mes copines sur msn, je vais sur quelques sites…., je me prépare juste pour sortir et voir mes amis à panam. Je me lamente, je me lamente.

 

Jour 13 /14/15 : des copines sont venues passer le week-end chez moi : excuse pour ne plus chercher …. Mais elles m’embêtent à la fin à me trouver des annonces …. (OK, c’est vrai que je me lamente … mais je le sais, moi,  que je n’ai pas été très active …).

 

Jour 16 : je recherche maintenant un appart proche boulot … adieu paris et ses lumières et les beaux mâles qu’elle pouvait me proposer. Vive la campagne de la région parisienne. Mais bon, je passe ¾ de mon temps à papoter avec les copines et juste un tit ¼ à appeler les agences …. J’en ai marre, veux rentrer chez moi.

 

Jour 17 : Tiens SMS… ah, un gars à vu ma photo dans une recherche coloc et il veut m’inviter à prendre un verre. A défaut de la coloc, j’aurai ptet gagné une rencontre.  Ah, je me connecte sur ma boite, le jeune homme me propose pour un finir une coloc … tient, lui il fait payer la brouette 500 euros … le premier c’était moins cher c’était 300 dans le 16ème …. Ça sent le coup foireux, j’vais même pas prendre la peine de lui répondre ….

Pour mes recherche d’appart pour en finir : solution miracle, on me pistonne proche boulot. Ouf, l’aubaine. Plus besoin de chercher … de toute façon, je suis en grève des recherches. Plus qu’à attendre la réponse.

 

Jour 18 : le jeune homme me rappelle … il me voulait vraiment comme coloc, parce que ce jeune qu’il me dit, il est très physionomiste, il voit que j’ai l’air charmante …( j’suis morte de rire … rahhhh les mecs à nous prendre pour plus idiotes que nous ne le sommes ….  ) pour une fois que je fuis dans le sens opposé une offre de coloc. On reste en contact et on se verra plus tard ( mais j’aime pas sa voix mielleuse c’est mal barré … et ça façon de se faire mousser non plus en déclarant qu’il est physionomiste et qu’il était pompier jadis …. Je ne fantasme pas sur les anciens pompiers, ni les actuels d’ailleurs ).

Et tient encore un autre homme qui me propose une coloc, ça tombe dans ma boite Email. Il sait pas lire ? j’avais demandé paris à la base sur ce site et il habite pas paris …. De toute façon, trop loin, et trop vieux pour une coloc ( 45 ans et il veut une fille exclusivement de 18 à 40 ans … bof je sens encore un coup foireux … vais même pas prendre la peine de répondre ).

 

Jour 20 : lever 14h30, j’appelle l’agence. Réponse négative de l’agence, je suis à la rue en septembre avec mon tit animal sous le bras … sniffff. J’arrête mes recherches je verrai en septembre pour continuer … j’en ai marre et vais me prendre 1 semaine de vacances en province pour me consoler.

 

D’où mes leçons pour trouver une coloc à panam :

– Mettez votre photo sur les sites ( avec avantage qu’on vous courre après pour vous prendre en coloc ….inconvénients : ils veulent vous brouetter )

– Arrivez bien sapée et maquillée aux RDV ( sinon le mec dont vous êtes tombée amoureuse ne vous rappellera pas ).

– Soyez ordonnée dans vos RDV et prise de n° de téléphone ( avantage : ça vous évitera de vous demander où est ne n° de tel de celui dont vous êtes tombé amoureuse …. Inconvénient d’être ordonnée : vous pourriez faire la connerie d’appeler celui qui n’a pas voulu de vous comme coloc pour lui proposer un verre ).

– Pensez à vous vendre, être souriante et ne pas poser de questions dont la réponse pourrait être non ( rusez, placez votre cigarette et votre animal quand vous aurez signé le bail ).

– Passez directement par les agences immobilières et oubliez la coloc à paris pour vous expatrier en RP ( inconvénient : les frais d’agence et être en RP avec sa campagne et ne rien avoir à faire … avantage : ça évitera de vous retrouver à 15 pour une offre et votre moral n’en prendre pas un coup en vous disant que personne ne veut de votre animal ( si ce n’est de vous …. ) .

Et surtout : soyez actif dans vos recherches et supprimez msn et tous sites autres que ceux de coloc …. ( y compris les sites de rencontres … ça évitera que vous passiez votre temps à vous lamenter auprès d’inconnus que personne ne veut de votre tit animal en coloc … et vous passerez plus de temps sur les routes à visiter et appeler les agences )