Mon petit sitcom perso

Je vais vous révéler un secret : je suis une petite curieuse et Facebook est devenu mon dealer officiel de secrets à débusquer, de potins à ramasser… Facebook, c’est encore mieux que les Feux de l’amour, sauf que c’est avec des vrais gens.


Un matin, je me connecte à mon dealer et que vois-je ? Claire Verdier et Pascal Lemuel ont mis fin à leur relation. Bon, comme ce sont des gens que je ne connais pas personnellement (autant mon vrai facebook est très vip, autant celui de Nina, j’accepte toutes les demandes d’amis), j’avoue que je n’ai pas sorti un mouchoir pour écraser une larme. Mais là où la dramatisation se joue, c’est quand survient les commentaires. Les filles : « oh, c’est triste! », les garçons : « quoi encore ? » mais surtout, entre en action Pascal Lemuel : « ah, j’étais pas au courant. Quand on s’engueule, le premier réflexe, c’est d’aller sur facebook, vive les réseaux sociaux! ». Après quelques remarques narquoises de Pascal sur cette rupture, le lendemain, ils étaient à nouveau ensemble.

J’ai connu pire que Claire, une nana qui avait tout de la dramaqueen. Outre le fait qu’elle racontait absolument tout sur son statut (quoi que je trouve très dommage que personne ne me tienne informée de ses passages aux toilettes. Y a que moi qui y vais ou quoi ?), elle ne cessait de passer de célibataire à « en relation avec bidule » à la moindre contrariété. Le mieux, ce fut un jour où ça a donné en statut « mon mec est trop chou » puis « mon mec est un connard » à « Machine est listée comme
célibataire ». Puis à nouveau en couple une heure après. Et là, on a récemment eu droit à une nouvelle saison avec un autre mec. Un peu compliqué, je vous l’accorde.

Des fois, Facebook m’effraie un peu. Sur ma vraie fiche, je ne précise pas mon statut marital et si mon mec insistait vraiment pour que je mette « en relation avec », je ne mettrais cette information visible que pour ceux qui ont le droit d’être au courant, soit pas grand monde. Je ne pense pas que mes turpitudes amoureuses regardent mes collègues, par exemple, même si je les aime beaucoup pour certains. De la même façon, j’aime ceux qui ont un projet ultra secret dont il ne faut pas parler et qui écrivent tout ça sur leur statut. Par exemple, il y a quelques temps, Elle a fait une soirée blogueuse en shootant 7 d’entre elles jugées comme les grandes gagnantes de la blogosphère (lisez pour les détails, je ne vais pas expliquer) et le shooting devait être secret. Une des 7 avait comme statut « part en shooting pour Elle », la même qui, quelque temps plus tôt, avait passé un entretien pour une radio et expliquant cela sur son blog disait qu’elle ne pouvait pas donner le nom de la radio. Et sur son statut Facebook : « en entretien chez Radio truc ». Cette personne a près de 600 amis, je crois.



Bref, tous les jours, j’ai de nouvelles histoires à me mettre sous la dent et certains en jouent. Un ami de la fac a mis comme photo de profil lui en train de tenir un bébé et quand il en a eu marre de recevoir des félicitations, il a précisé que le petiot n’était pas le sien, c’est marrant. Bref, même si je trouve que Facebook est quand même un truc génial
(je viens de retrouver ma corres italienne du lycée), je crois que parfois, la pudeur et la discrétion peuvent être un bon truc surtout quand notre vrai nom est associé à tout ça. Et larguer quelqu’un en modifiant son statut sur Facebook, franchement, c’est peut-être très web 2.0 mais en vrai, c’est surtout totalement ridicule.

De même, si quelqu’un ose un jour faire une déclaration d’amour en mettant un de ses contacts Facebook comme son petit ami, qu’il soit la risée de tous.


Et la vie va


Tout est terminé, ma mamie repose désormais dans son petit cimetière de campagne, auprès de ses parents, de son mari et de sa fille. J’ai de grandes sensations
d’iiréalités, parfois, j’arrive pas à croire que tout ça, c’est vrai, que ma mamie ne peut pas être ailleurs que chez elle à dormir devant Derrick (ou n’importe quelle série diffusée en début
d’après-midi sur Fr2) ou en vadrouille dans sa voiture. Puis, des fois, je réalise pleinement et là, je suis brisée en mille morceaux.


Mais malgré le chagrin et le malheur, il faut se reprendre et aller de l’avant. Ces derniers jours ont tellement été étranges, courts et en même temps
interminables, tant d’images collées dans ma tête et cette incapacité à suivre une pensée sans être perturbée par des pensées parasites, l’extrême fatigue qui me saisissait parfois, la réalité
qui revient nous frapper. Mais des milliers et des milliers de gens continuent leur vie, la plupart ne sachant même pas que ma mamie Parmentier est morte. Parmi ces gens, mes collègues. S’ils
savent mon absence, leur vie a continué et je dois reprendre ma place au milieu d’eux, reprendre ma charge de travail, revoir mes amis, revivre. J’ai l’impression que ça fait une éternité que je
suis partie alors que la semaine avant sa mort, j’ai vu une partie de mes amis parisiens les plus proches. Ca m’avait fait du bien de les voir et je compte sortir avec eux dès mon retour, sans
m’apitoyer sur mon sort. D’abord, je ne suis pas comme ça, malgré moi parfois et puis ma mamie n’aimait pas les atermoiements. Mon chagrin, mes amis le connaissent, inutile de le jouer en trois
actes. Ma mamie, c’était la vie, le rire et je sais qu’elle m’adorait parce que justement, je suis joviale et que je la faisais rire.


Et puis, il y a aussi cette volonté que j’ai, ce désir impérieux de tirer quelque chose de positif de cette épreuve. Je veux réussir pour ma mamie. Ok, ma vie est
sympa, je l’aime telle quelle mais je dois me lancer dans un projet et le réussir pour elle, oublier ma détresse et ma peine dans ce projet. J’ai des idées, je dois poser tout ça mais je sais que
c’est mon échelle pour sortir du trou, la façon de retrouver mon sourire et ma jovialité et je dois le faire. Pour celle qui est partie et aussi pour ceux qui restent. Parce que ma famille a été
extrêmement solidaire, on a vécu tout ça tous ensemble, dans une harmonie et un amour qui nous a tous aidés. Je me rends compte à quel point ça soulage même si ça guérit pas. Puis il y a eu mes
amis, ceux qui m’ont témoigné leur soutien d’une façon ou d’une autre. Il y a eu Vicky qui m’a accueillie chez elle la veille de la mort de mamie, alors que je savais son départ imminent, Anne
qui est venue à l’enterrement et qui m’a apaisée alors qu’elle même pleurait, tous ceux qui m’ont envoyé un sms ou un mail. Rien que ça, c’est énorme. C’est difficile de trouver les mots pour
quelqu’un qui vit un deuil, je n’attendais d’ailleurs pas forcément des paroles réconfortantes, de simples « je pense à toi » m’ont largement suffi. Je sais qu’en rentrant sur Paris, je
serai entourée, que des gens qui sont parfois très loin de moi, dans d’autres pays, pensent à moi dans cette épreuve… c’est beaucoup, vraiment.


Maintenant, faut reprendre les habitudes, faire comme avant. Ne pas se précipiter non plus, je sais que la plaie est vive et qu’elle mettra du temps à se refermer,
je ne dois pas être impatiente. De la douleur, je passerai à un amour simple de ma mamie. Et avec ma soeur, on est lancée dans une « course du ventre » . Quand on a appris le second prénom
de ma grand-mère, sans se concerter, on a toutes les deux voulu le donner à notre fille. A priori, elle est mieux partie que moi. Ca peut paraître dérisoire et limite débile de penser à ça mais
au fond, la mort et la vie ont souvent été très liées dans notre famille et nous attendons la prochaine naissance avec une certaine impatience. On mise tous plus ou moins sur ma cousine aînée, ma
mère a émis l’hypothèse que peut-être que ce serait moi… Mais là, je suis en queue de peloton quand même.


Je me rends compte que ce que je raconte est décousu, je ne suis même pas sûre que ce soit compréhensible, j’espère que ce n’est pas trop larmoyant car ça la
saoulait, mamie Parmentier, le pathos. La vie va, faut reprendre son cours. Sans rien regretter. Le soir où j’ai appris pour son cancer, j’ai rêvé que je me mariais, j’étais surexcitée (et
totalement canon dans ma robe de mariée en ivoire), j’étais au bras de mon papa et soudain, je pensais « ma mamie n’est pas là pour vivre ça ». Mamie Parmentier ne connaîtra pas mon
prochain compagnon ni mes enfants, j’ai un instant pensé que j’avais peut-être trop tardé. Mais finalement, c’est aussi la vie, on ne peut pas tout prévoir. Puis ces regrets là sont  juste
bons à jeter à la poubelle, c’est idiot. Puis mes petits et leur père, ils auront encore toute la famille Parmentier à connaître et nous, on est vraiment une joyeuse tribu dans laquelle il est
bon de rentrer, tous nos compagnons nous l’ont dit et j’en suis persuadée. Et cette tribu, c’était grâce à mamie et à ses filles qu’elle existe. A nous de la conserver comme mamie
l’aimait.

Comment j’ai séduit ma libraire. Episode I

Par Lucas

Dans la riante cité de Riches Lieux, où j’exerce la noble profession de chercheur d’emploi, il y a une P’tite Maison dans la Prairie de la Presse. Oui, une seule digne de ce nom. Dans cette boutique, on trouve aussi des bouquins et de la papeterie mais ce n’est pas l’essence de l’échoppe.

Cet endroit c’est un lieu de pèlerinage pour le lecteur qui a rendez-vous avec ses publications préférées.

Chaque jour, chaque semaine, chaque mois : peu importe. Il y a  toujours un retour en ces lieux et c’est tout ce qui compte.

Pourtant cette histoire n’a pas commencée à la librairie.

Elle a commencée par un impromptu.

Un repas au resto.

Dans une p’tite auberge chaleureuse, pas très loin de ma librairie chérie.

Pour un déjeuner, assis pas très loin de celle qui allait devenir ma libraire bien aimée.

Regardez-la…

Mieux que ça. N’ayez pas de scrupules.

Si son regard croise le votre, vous lui ferez un sourire et elle vous le rendra surement.

Et puis, elle repartira peut-être dans ses rêveries…


Ma libraire a souvent ce regard ô loin.

Pas nécessairement rêveur car le rêve a une connotation de bonheur. Mais il ne faut pas dire non plus qu’elle a un air triste et…
Pfff, pourquoi vouloir juger ?

On est souvent prompt à dire qu’une personne à l’air triste alors qu’elle est simplement partie très loin. Jugement porté sur un regard libre, jugement imprécatoire dans une société où la rêverie et l’envol vers des sphères légères sont mal vus.

Car il faut être sérieux.

Il faut donner une image respectable et le respect passe par un uniforme terne et triste : celui du visage fermé.

Point final.


Ce jour là, ma libraire avait donc un regard ô loin.
Un regard vague diront certains.

Mais « vague » sous entend qu’elle ne savait pas trop ce qu’elle faisait, qu’elle n’avait pas de destination précise, que son regard était dans un terrain… vague entre deux immeubles de pensées sérieuses.

Mais non.

Un regard vague c’est aussi l’appel du large, voire un ressac qui câline et qui rassure ; une vague de douceur dans un monde de brut, les yeux au loin, très loin des contingences de ce resto de Riches Lieux.

Partie, ma libraire. Envolée

Comme j’aurais aimé m’enfuir avec elle.


Mais ce jour là je n’ai pas largué les amarres.

Je venais déjeuner dans ce petit restaurant qui propose, chaque midi, une quiche et un crumble du jour.
Simple et délicieux, humain et convivial : un p’tit bonheur.

Hédonisme, ma religion…

Mais revenons à ma libraire.

Toute seule à sa table et son regard au loin.

C’est tellement rare cette liberté. Se laisser aller à prendre la fuite, partir dans un monde au conditionnel : on aurait dit que…

C’est ce qui m’a donné envie de mieux la connaître.

Peut-être me disais-je, sans l’avouer, que je pourrais peut-être l’aider à oublier ses soucis, que je pourrais l’inciter à rester ici et me faire des sourires au lieu d’être dans la Lune avec un clair de Terre.

Alors en partant, je lui ai glissé à l’oreille que je la trouvais très jolie. En espérant qu’une telle phrase ne l’avait pas troublée dans ses rêveries.
Vous voulez connaître la suite ?

A la semaine prochaine…

Generique de fin

Humour noir / humour jaune

Par Summer

En humour tout est question de second degré. Peut être. Je dois en être parfaitement dépourvu car j’avoue être très mauvais public. Je ne ris pas de tout, non pas qu’il est des sujets tabous mais plus que certains sujets doivent être traité avec brio pour ne pas tomber dans la mauvaise provoc digne d’un adolescent en plein rébellion. ( Et là si tu es d’accord avec moi lecteur, passe direct à la vidéo) Je ne parle même pas de troisième, voire quatrième degré parfaitement incorrect de toute manière en français.

Dernièrement je me rends compte qu’en réalité je n’ai aucun humour car je prends tout ou presque au premier degré.

Disons que je ne pense pas être plus stupide qu’un autre ( quoique ?) mais que pour ma part, une blague que l’on doit expliquer est mauvaise. De plus le fameux second degré couvre tout et n’importe quoi. Sous couvert de second degré on peut entendre les plus belles insultes, mais pourquoi s’en offenser voyons, c’est une blague ! Sous couvert de second degré , on peut vous faire passer pour un con, mais vous pouvez pas comprendre c’est du second degré.

Rien ne m’épuise plus que d’entendre, non mais faut pas te vexer c’est une blague, t’as pas d’humour ou quoi ?

Ben non, faut croire. Je ne ris pas jaune j’aime l’humoir noir. J’aime le cynisme pas le sarcasme. De toute manière les rapports de force très peu pour moi même si ça me démange de leur dire que leur carrière de comique est fortement compromise, parce que faut pas croire, je ris des fois ! la preuve :

Tit mec et Meetic

Par Lucas


Voici un article que je trouve assez « Nina Grande Epoque », le sexe en moins. Par Nina Grande Epoque, chère nouvelle lectrice, cher nouveau lecteur, j’évoque un temps que les moins de 3 ans ne peuvent pas connaître : une période ou j’ai découvert les Vingtenaires et où j’ai tripé en me rendant compte que Nina nous inondait de toutes ces petites choses  qui font notre essence même de djeunz cool.

Un article Ninesque alors ? A vous de juger !

C‘était un soir, à table, il y a une dizaine d’années. Un des rares dîners en famille avec mon père, un bûcheur infatigable qui abat sans sommation ces 35 heures en 3 jours. C’était un dîner sans pitié pour les croissants les enfants, comme d’habitude, un diner où mes parents étaient fidèles à eux même,

Cinglants (« tu t’habilles comme un sac« ),
Intransigeants (« tiens-toi droit! »),
Diététiques (« t’as pas pris d’salade ! »), et
Caustiques (« Mais attend, t’es allé chez le coiffeur ou tu t’es coiffé ? »).

Oui, un diner parental chez les d’Amore, c’est la misssssssioooooon…

Ce soir là, on avait parlé des sites de rencontres et mon père emptoire avait asséné que seuls les losers pouvaient y aller, que c’était tellement facile de se serrer une nana non mais vraiment j’espère que vous n’y allez pas les enfants…

A l’époque je n’avais pas relevé. Mais tout inféodé aux préceptes paternels j’avais renoncé à Meetic et tous les sites de rencontres. Je dis renoncer car j’avais caressé l’idée… Bah oui.
Allez les mecs ! Regardez-moi dans les yeux et répondez franchement à Papy Lucas : mis à part les lovers sûrs d’eux je suis persuadé que tous les garçons ont un jour pensé à (ou au moins envisagé l’hypothèse de) s’inscrire sur un site de rencontre…
Pas vous ?
Vraiment ?
Même avec un prétexte fallacieux du style « non mais c’est juste pour voir » ???
Donc là, Nina, on a nos 643621 lecteurs quotidiens qui ont un sourire gêné et nos 418934 lectrices qui ont un sourire goguenard… (Oui, on tire à un million d’exemplaires, oui on est trèèèès fort, vous en doutiez ?)

Et pour revenir au sujet, j’ai envie de dire,

Ptolémée, (oui parce que j’appelle mon père par son prénom, oui c’est un pseudo…)
Ptolémée, ton fils est un loser qui s’est inscrit sur un site de rencontres (bouh! La honte sur la famille pendant 5 générations ! Bouh! ).

Des explications ?

Red-Roses-too-copy.jpg


Deux ans après ce dîner, alors que j’étais à la fac, je m’étais inscrit sur Lycos. J’avais passé 3 mois à tchater avec une nana et on s’était rendu compte qu’on était dans le même bâtiment de droit avec un  an d’écart. Bref, on s’était rencontré : dîner, pot, bisous and so on. Le soir même, elle m’avouait être tombée amoureuse pendant nos 3 mois sur MSN ! Et ensuite ? Notre histoire n’a duré qu’une semaine… Comme quoi, IRL je suis vraiment en dessous de tout. Comme quoi en virtuel on se fait des films sur la personnalité de l’autre.

Ma dernière expérience, c’était il y a un an et demi sur un site qui à l’époque était gratuit. Un site un peu original où on est censé présenter ce qui fait l’essence de son bagage culturel (bouquins préférés, musique préférée, films, etc) et on cherche des nanas qui ont des goûts en communs. J’y suis retourné ce matin et c’est devenu payant. Pour autant j’ai retrouvé une nana sur qui j’avais méga trippé il y a 1 an. Laurie 76 si tu passes par ici, fais moi un bisouuuu s’il te plait…(tien un jour je vous ferai un article sur les mecs qui sortent  avec des nanas plus agées…)

Néanmoins…
A posteriori je me dis que m’inscrire sur ce site c’était débiiiiiiile.

Un couple peut tres bien évoluer ensemble sans avoir d’atomes crochus en terme culturel mais une conception de la vie identique, un regard partagé…  

D’un autre coté, la culture peut être un indice pour la nana qui passe…
Tiens s’il aime Camus et Carson Mc Cullers, c’est qu’il aime bien l’absurde et la mélancolie.
Tiens s’il aime Quick & Flupke, c’est que c’est vraiment un esthète,
Tiens il écoute FIP & Nova comme moi, donc il n’est pas foncièrement mauvais,
Tiens il a aimé les Belles Endormies, il a donc un peu de sensibilité, etc.

Je trouve que les quelques indices qu’on distille offrent une première impression beaucoup plus intense et beaucoup plus riche d’évocations que les présentations débiles en 10 lignes. Vous savez, ces présentations neutres, diplomates, main stream, ou le mec donne une image sans anicroches, chiante à mourir… Illustration :

« Bujur, je m’appelle Reudeulphe et je me suis inscrit un peu par hasard  (mon cuuuuuuuul. Et tes 15 € d’abonnement par mois, tu les payes par hasard, gros con ?).
Je recherche une fille gentille
(traduisez : une nana boooonne… à tout faire, si possible)
avec qui je pourrais avoir de bons délires
(traduisez : des plans culs de qualité)

et plus si affinités
(traduisez : des sorties ciné parce que les expos, heu, merci bien).

N’hésite pas à me contacter !
(ou à te tirer une balle, tu gagneras du temps)
bougie.jpg


Non mais vraiment, ya des coups de pied au cul qui se perdent ! Sans déconner, je suis persuadé que 99,99% des annonces de mecs ressemblent à ça… Avec parfois des trucs du style : « J’ai une culture de merde mais je te glisse deux trois références ds mon profil pour t’impressionner » ou « je fais de l’humour parce que « Femme qui rit, à moitié dans mon lit ». »

Et là j’avoue…

Je suis assez partagé sur les motivations de la gente masculine et je ne crois pas pouvoir assener de grands principes en la matière. Certains soirs où je suis en manque de sexe, de câlins, de douceurs, je me dis qu’effectivement je pourrais m’inscrire sur Meetic pour assouvir tout ça. Mais d’un autre coté je me dis que c’est seulement la concupiscence, le manque d’attentions et d’amour qui m’y poussent…

Bah justement !

Invariablement,  le lendemain matin je me félicite de ne pas m’être inscrit. Mais pour autant, je me vilipende de n’avoir rien fait pour sortir de mon désarroi. De ne pas être sorti,  de  ne pas avoir accosté une nana, armé de mon sweat shirt de drague, celui ou ya écrit dessus :  » OK, je suis en rut mais si ça se trouve une fois le coït fini on va découvrir qu’on est vaaaaachement proches. »(oui, je porte des tee shirts X-elle…)

Perso, j’assimile les boites de nuit aux sit’de’rencont. On est là pour un prétexte (danser, s’amuser/ rencontrer des gens) mais dans les deux cas on a le même objectif, plus ou moins déguisé, plus ou moins implicite : trouver une meuf/un mec pour la nuit ou pour la vie… Oui je sais, j’enfonce des portes ouvertes mais je le fais avec une telle classe que vous pourriez hocher de la tête et lâcher le facile : « C’est pas faux ».


Alors, certes : les sit’de’rencont’ sont une bonne chose pour les timides ou les gens qui n’ont pas « un physique facile ». D’ailleurs, je suis sûr qu’un mec pourrait tomber amoureux d’une nana via Internet sans voir de photos, seulement au travers des échanges sur MSN, du rythme et du style des phrases ; comme mon ex l’avait fait il y a quelques années.

Mais la question essentielle est : lors de la première rencontre, si la nana est boudinesque, le mec sera-t-il toujours autant amoureux ?

On touche là une question essentielle !

Pour ma part,  et quite à me faire lyncher par nos 2 956 742 lectrices, je l’avoue : je serais foncièrement calmé…

A dire le vrai je ne sais pas si j’arriverais à faire la part des choses mais je me connais : je serais singulièrement blasé… Et je ne sais pas non plus si les sentiments naissants m’inciteraient à fermer mes yeux et à ouvrir mon cœur. (ah le lyrisme à deux balles, avouez, vous
en  voulez encore…)

Bon, d’un autre coté, tomber amoureux n’est pas un truc qui m’arrive tous les 4 matins.
 Me réveiller, et avoir une nana en tête, ça m’est arrivé deux fois. En 28 ans. CQFD.

Pour conclure, je crois que cette rechercher de l’idéal sur un site de rencontre est sans fin… Un couple, c’est deux personnes qui n’ont pas nécessairement un coup de foudre puis une pensée commune sur tout. Ce serait abrutissant sinon ! Un couple c’est une complicité, une compréhension des regards de l’autre, tout un langage de non dits très forts… Je viens de m’acheter un bouquin au titre évocateur et si vous voulez je vous fais une fiche de lecture des que j’aurai fini. Ce bouquin est une étude scientifique, il est écrit par Mlle (ou Mme) Lucy Vincent et s’intitule : « Comment devient-on amoureux ?« . Tout un programme…

Le pied

Par Bobby

Le pied (du latin pedem, accusatif de pes, pedis) est une partie du membre inférieur humain et en constitue son extrémité distale. Il
sert à l’homme à se soutenir debout (station verticale) et à marcher. Il a un rôle d’équilibre, d’amortisseur et de propulseur. Il est relié à la jambe par la cheville.

Le pied comprend 26 os – soit, pour les deux pieds, le quart de ceux composant l’ensemble du squelette – 16 articulations, 107 ligaments qui tiennent ces dernières et 20 muscles qui permettent au cerveau de commander leurs mouvements. De plus, sa plante est, avec le bout des doigts, la région du corps la plus riche en terminaisons nerveuses.
Enfin, c’est, avec les aisselles et la paume des mains, la zone contenant le plus de glandes sudoripares.

Il supporte tout le poids du corps sur sept points d’appui : le talon qui porte deux tiers du poids total lors de la marche, le métatarse et la pulpe des cinq orteils. Au cours de la marche, le pied s’allonge en moyenne de 6,6 mm.

Mais trêve d’introductions wikipédiesques, et place à mon article : je veux vous parler du pied en tant que zone érogène.

Parce que Nina, elle, elle se gêne pas pour parler de pratiques sexuelles qui m’horrifient (telle qu’insérer sa langue dans un vagin), alors moi aussi je vais m’y mettre, même si la podophilie n’est pas super répandue.

A la base, le fait de trouver les pieds d’un garçon beaux, voire même carrément bandants, j’assume pas tellement. Parce que beaucoup de gens trouvent ça « sale ». Bon, ok, un pied, ça macère dans une chaussette (et dans une chaussure) toute la journée, et, comme le précisait l’exergue, ça transpire à mort.

Mais je vous propose l’expérience suivante : comparez un sexe masculin, un sexe féminin, un anus, et un pied après 24h sans passer par la case sale de bain : je pense que le plus propre, ça reste le pied.

En fait, ce qui me plaît dans cette partie du corps, c’est exactement la même chose que ce que j’aime dans les mains : il faut que ce soit grand, le plus grand possible. Un mec avec des mains immenses et qui chausse du 46, je jouis instantanément, rien à qu’à le mater. Ca pue la virilité, en gros.


Ensuite, c’est pas juste psychologique. Pour celui ou celle qui reçoit des caresses sur les pieds, y a un plaisir physique non négligeable, parce que c’est une partie du corps hyper sensible. OK, d’abord, ça chatouille, mais ça, c’est souvent parce qu’on est stressé, j’ai remarqué. Si on se détend, si on s’abandonne à l’autre (pire que le jeu de la bouteille ivre pour tester la confiance qu’on a envers son partenaire !), on peut ressentir des sensations extrêmement intenses, voire même davantage que lors d’une fellation (ou d’un cunnilingus ? je sais pas, on m’en a jamais fait et c’est pas prêt d’arriver).

Alors n’hésitez plus, foncez ! Sucez les orteils de votre complice de couette !

Vous m’en direz des nouvelles…

D’un Z, qui veut dire…

Par Lucas

C’est un sujet que j’ai piqué à mon ami Florian. Il est certain qu’il le développera plus largement et plus intelligemment que moi mais j’avais envie d’évoquer ça : les héros hors la loi.

Bah oui on a tous en tête l’image de ce héros qui enfile les habits du  redresseur de torts.
Mais oui, celui qui vient faire son justicier pour arrêter les vilains pas gentils.
Robin des Bois, Zorro, K2000, Jarod… j’en passe et des plus glamour.

Ce qui est rigolo c’est que ça me rappelle la pièce de Camus, Les Justes.
Le héros hors la loi n’est-il pas justement un juste injustement rejeté ?
Un bonhomme qui s’en contrefout de la justice, celle dispensée selon des principes plus ou moins moraux mais qui a sa propre loi et ses propres impératifs, son éthique et tac. (NB : je comprends mieux pourquoi mes profs s’arrachaient les cheveux face à la présentation de la problématique dans mes copies il y a 10 ans au lycée)

Alors bien sûr, vous allez ricaner et dire : « mais quel idiot ce Lucas, le héros hors la loi, c’est pas un juste, c’est un justicier ».
Ah ouhaièèèèèèèè…
Pas con, j’y avais pas pensé : heureusement que vous  êtes là vous les lecteurs.

Bah alors, quess tu fais Rachida ?
Bah oui.

Le justicier vient suppléer tes effectifs policiers ou judiciaires qui sont teeeeeeeellement nuls.
Le justicier, c’est un mec qui préfère être renié voir carrément mouriiiiiiir  plutôt que se compromettre dans le silence complice face à quelque chose qui le révolte.
De fait, si le juste c’est celui qui respecte  les principes moraux ET la loi, le justicier c’est celui qui n’hésite pas à devenir un délinquant pour défendre ce qui lui parait essentiel.
Ouep, y a une nuance mais je ne sais pas si j’ai réussi à la montrer clairement parce que j’ai un gâteau dans le four.  Bon OK je développe mais seulement parce que c’est vous,  lecteurs intransigeants.

Le justicier c’est le mec qui a son 22 Long rifle et qui bousille les méchants au nom d’une loi morale en perpétuelle évolution…
Evolution, un truc  que le législateur ne peut pas suivre.
Par définition, l’ordre n’est pas en mouvement. Si,si, je vous jure.

Même si c’est cool pour la population, on comprend dès lors que la justice officielle flippe graaaaaave car, d’une part elle perd en légitimité d’autre part le chaos est dans la place…

Et le juste alors en quoi est-il différent ?
Bah le juste c’est en quelque sorte un monsieur qu’il sait ce qui est bon mais qu’il n’a pas les couilles d’agir…

Teu teu teu, me dira le juste qui sommeille en tout lecteur bien offusqué de lire mon accusation.
Teu teu teu, me dira donc le lecteur avec moult arguments.
D’une part il est des justes qui ont agi et même en faisant des trucs illégaux aux yeux de la loi du moment (ce terme « juste » a été utilisé pour définir toute personne ayant sauvé des gens de confession juive pdt la guerre de 39-45) et,
D’autre part, peut-on tuer quelqu’un, même un gros méchant, et garder le caractère juste?
C’est une bonne question, je vous remercie de l’avoir posée. J’en parlerai à mon chat.

En fait, le juste est un modeste, le justicier un mec qui se la pète, un idéaliste qui s’assume
Ou qui cherche à se rassurer sur ses capacités à être utile pour la société en ayant un boulot autrement plus motivant que vérifier les comptes chez Lagardère m’enfin moi j’dis ça j’dis rien.

 Et pour revenir à notre sujet les héros hors la loi sont donc des justiciers parce que c’est plus facile à vendre à TF1.
Surtout que tout un chacun peut s’identifier à ces héros qui sont normaux dans la vie de tous les jours et qui sont méconnaissables en action, ces héros qui viennent tempérer les insuffisances du système. Après tout, avec le jacobinisme français, la société civile n’a pas vraiment son mot à dire en termes juridiques. Seul le legislateur a le droit de dicter la loi et de creer un système.
Mais oui vous savez, ce système tellement injuste, tellement inique et abusif ! Le Héros Hors La Loi vient faire le procès de la Justice ! Ouf, on se sent mieux avec ce gentil hors la loi qui vient remettre les pendules à l’heure ! Celui qui vient vraiment rendre justice selon une moralité indiscutable. Allez bim dans ta gueule la morale républicaine
Du rôle psychothérapeutique du héros…

Je ne fais qu’effleurer le sujet, je vous prie de m’en excuser, mais, à l’heure où la société française est en train de se judiciariser, l’image du héros hors la loi vient apporter un brin de fraicheur. Allez, je vous laisse sur une question parce que je suis taquin  :

  les avocats ne sont-ils pas les justiciers de l’époque moderne ?

Ici je vois parfaitement la téléconférence de mes potes avocats décidant de me zigouiller après ce parallèle facile. C’est dommage je vous aurais bien parlé de mon rêve de les voir plaider un jour déguisés en Robin des Bois…

 

Ciao moquette !

 

Comme je l’ai dit, quand j’ai visité l’appartement, j’ai tiqué sur la moquette beige. Pour ceux qui n’ont jamais vu Kenya, c’est un chat européen très classique avec pelage « écaille de tortue » à forte dominance noire. Et comme tout chat qui se respecte, elle aime se rouler. Moins que Carambar, celui de ma sœur qui passe son temps à s’étirer de tout son long mais quand même un peu. Puis le plus produit avec Kenya, c’est qu’elle a aussi le ventre blanc histoire qu’on soit sûr d’avoir du poil visible sur soi.


Ma première idée était de mettre du parquet stratifié sans colle, le système qui se clipe. Je regarde sur le net, pour une surface de 20 m² (je ne vais pas en mettre dans la cuisine et la salle de bain qui sont carrelées), j’en ai pour 300 euros , ça va. Mais c’est sans compter ma maman qui m’explique par A+B que le lino, c’est mieux et y en a qui font imitation parquet qui sont supers, tout ça, tout ça. Mouais. J’avais du lino à mon premier appartement et il s’était déchiré par endroit, des mini bouts qui ne se voyaient pas mais moi, je le savais puisque j’y vivais. Puis interdiction de mettre des talons aiguilles… Bon, ok, je n’en mets pas mais si ça me prenait un jour, hein ? Puis tu peux pas trop bouger les meubles car ça prend la marque. Mais après avoir regardé les prix et que ma sœur m’ait expliqué qu’Anthony poserait ça sans doute sans problème, je me laisse convaincre.

Là, je sens que je flatte les instincts Valérie Damidiesque de ma sœur qui a l’air toute excitée d’aller acheter mon lino. Oui, je ne suis pas véhiculée donc pour aller chercher le lino, il faut bien une voiture avec son pilote habituel car je refuse de conduire en région parisienne tant que je n’y suis pas obligée. Parce que le périph, j’y comprends rien, t’as des milliers de files et de sorties, c’est pas clair. Au moins à Toulouse, t’es sur la rocade ou tu en sors en prenant la voix de décélération, c’est simple comme tout. Donc après un déjeuner à l’hippopotamus, nous voici parties avec Anthony…au magasin de pêche. Pendant la demi heure où Anthony regarde les moulinets et je sais pas quoi, Alice et moi prenons le parti de
dormir. C’est fou comme on peut vite s’endormir quand on est au chaud derrière la vitre de la voiture, ohlala.

Nous voici enfin à Leroy Merlin. Ma sœur est passionnée par la question des linos et on le choisit plus ou moins ensemble : un lino imitation parquet en bois clair. Bon, il faut trouver le vendeur. 15 mn plus tard, un rigolo vient s’occuper de nous : « Bonjour, je voudrais voir vos linos…

– Ah non, nos sols en pvc parce que le lino, c’est très cher ! »

Si tu le dis, c’est pas vraiment un débat qui me passionne. Donc on lui explique ce qu’on veut, il nous fait une autre blagounette : « faut pas cirer le sol, hein, parce que ça l’abîme, le revêtement ». Bon, on va dire qu’il dit ça parce qu’Alice est blonde (oui, je suis toujours brune, moi). Il nous demande combien on veut, je réponds 20 mètres (oui, on avait pris les mesures avec Anthony, la zone à recouvrir fait un peu moins, je suis très forte en estimations spatiales…pour UNE fois). Mais la réponse ne satisfait pas le monsieur qui nous fait des calculs selon la surface de l’appartement, Anthony comprend, avec ma sœur, on a lâché l’affaire. Maintenant, avec le recul, j’ai compris le calcul.



Prochaine question : « ouais et alors, vous avez quel véhicule pour transporter le lino ? ». Réponse : une 206 avec trois personnes à bord. Oh il grimace le monsieur. Ben oui, on va se retrouver avec un tube de 4 mètre de long et dans une 206, ça rentre pas. On peut se faire livrer mais c’est très cher. Bon, il est temps de faire un conciliabule : « Bon, je reviendrai tout seul lundi, je mettrai un chiffon rouge sur le bout du rouleau qui dépassera et tout ira bien ». Ce que j’aime avec Anthony, c’est qu’il est drôlement plus au point que nous sur tous ces détails.

Dimanche matin, me voilà dans le train pour rentrer chez mes parents pour une semaine de vacances bien méritées (si, si). Le soir, je descends dans la cuisine où ma mère est au téléphone avec ma sœur, hilare. Une fois la conversation terminée, elle m’annonce : « sors ton portefeuille, ma fille.

-Oh pourquoi ? »

Parce qu’Alice et Anthony sont retournés chercher le lino et un rouleau de 4 mètres, ça ne rentre pas dans l’ascenseur. Du coup, ils ont dû monter trois étages à pied avec ce truc qui pèse 3 tonnes facile. Et évidemment, trois étages à s’engueuler (mais c’est leur mode de fonctionnement en fait), c’est long, très long…

Ils ont donc gagné un repas gratuit dans un resto qu’est bon (mais je sais pas encore lequel, si suggestions au passage. C’est non direct pour la Tour d’argent ou Pétrossian). Mais monter le lino est une chose, le poser en est une autre…

Courrier des coeurs, réponse à Marie

Cette semaine, Marie nous a posé la question suivante : « Bonjour les Vingtenaires! Depuis quelques temps, je me pose des questions sur
ma relation avec mon copain. Je suis bien avec lui, mais je ne sais pas trop ce que je ressens. J’ai déjà été amoureuse, je sais ce que c’est, mais je ne sais pas si je l’aime ou si c’est juste de l’amitié. Je ne sais pas trop quoi faire, si je dois continuer sans rien dire, se séparer le temps de faire le point… Des suggestions?
 »

La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voilà ce qu’on en pense :

Tatiana : Ben écoute tout dépend de ce que tu veux vivre avec ce jeune homme et aussi de ce que lui ressent pour toi.
Déjà si tu poses la question c’est qu’à mon avis tu ne l’aimes pas. Mais qui a dit que dans une relation tu es obligé d’aimer l’autre sinon ca veut dire que tu dois le quitter ? tant que tu ne lui mens pas sur ce que tu ressens et que tu es claire avec lui t’es pas obligée de le quitter.

Enzo : « J’ai déjà été amoureuse, je sais ce que c’est, mais je ne sais pas si je l’aime ou si c’est juste de l’amitié. » Si tu te poses la question, c’est que ce n’est pas de l’amour, enfin pas un amour passionnel ! A moins que ça fasse longtemps que vous êtes ensemble et qu’il y a une routine qui s’est mise en place ?

Pourquoi ne commences-tu pas par parler un peu avec lui (sur la routine par exemple, pas forcément les sentiments pour ça dégénère d’entrée de jeu) avant de penser déjà séparation ?

Summer : Ca fait combien de temps que vous êtes ensemble? parce que la si ca fait quelques mois, c’est peut être normal que tu ne saches pas encore, c’est pas forcément le coup de foudre à chaque fois et en plus chaque relation est différente. Si ca fait un moment, alors oui il faut te poser la question et peut être qu’en effet tu ne l’aime pas vraiment. Peut être aussi comme dit Enzo, la routine vous bouffe et dans ce cas mieux vaut en parler avec lui directement!

Bobby : Heuuu moi je suis pas du tout d’accord avec mes camarades. Le fait que tu te poses la question ne signifie pas pour moi que tu ne l’aimes pas.

Ca peut aussi être un questionnement de ta part (légitime, je trouve) sur ce que c’est que l’amour, ce que c’est que de vivre à deux, etc. Une relation, c’est quand même pas obligatoirement coup de foudre + passion, et heureusement. Vous pouvez vivre quelque chose de paisible, de serein, de rationnel, d’amical, et ça peut être une forme d’amour. Ce qui compte le plus, c’est que tu saches toi ce que tu veux vivre (un truc sérieux ou pas, rationnel ou passionnel), que vous en parliez, bref, que tu dédramatises la chose. C’est bien, à mon avis, de se poser des questions, ça veut dire que la folie de l’amour ne nous engourdit, et que l’on peut être heureux sans pour autant se voiler la face. Courage !

Keira : Mmmh la grande question : est-ce que je l’aime ?

Eh bien, c’est possible sans pour autant ressentir le côté passionnel de la chose, je suis de l’avis de Bobby sur ce coup là.

De toute façon en matière de relation, tant que la complicité et le sexe (parce que oui, c’est quand même un point essentiel à mes yeux…)se passent bien je ne vois pas où est le problème.

Après s’il te fout la pression avec des « je t’aime » pressants, il va falloir être claire. Si tu ne te sens pas prête à le lui dire mieux vaut en parler. Sinon ça va finir mal et ça serait dommage.

Tant que tu te sens bien, ne te prends pas la tête avec cette histoire de sentiments. Tu en as, qu’ils ne soient pas bouleversants n’est pas grave.

Profite du moment présent.

Lucas : Je ne suis pas calé pour répondre vu que ma plus longue relation a duré deux/trois mois. Mais tu peux aller écouter ce que chante trrrrrès bien Dajla sur la Routine.

Petite Cervoise : Comme l’a dit Grand Brun Ténébreux, si tu te poses la question, c’est que ce n’est peut être pas l’amour avec un grand A.

Mais why not, finalement ? on en revient toujours au dilemme amour solide et pépère VS amour passionnel.

La vraie question c’est de savoir si tu te sens bien avec lui ou pas. Si tu t’ennuies et que tu tournes en rond, alors oui, il vaut mieux passer à autre chose.

A part ça, tu ne dis pas si tu as encore du désir pour lui… c’est aussi un signe…

Pour ta propre tranquillité d’esprit, je te conseillerais de ne pas trop essayer de coller des mots sur des émotions (je suis bougonne en ce moment).
Nina : Chaque histoire est différente, il me paraît limite normal que les sentiments ne soient pas identiques non plus. Maintenant, je dirais que l’amour se mesure à ce que tu es prêt à faire pour lui. Si tu préfères passer tes soirées avec tes copines et que tu n’as pas envie de faire des efforts pour lui faire plaisir, ça me semble pas très positif. Est-ce qu’il te manque quand vous n’êtes pas ensemble ? Est-ce que tu as envie de lui confier tes petits tracas, de lui raconter ta journée ? Bref, y a des tas de petits détails comme ça. Après, je ne
te parle pas de longues perspectives, je ne sais pas depuis combien de temps vous êtes ensemble donc le fait que tu n’envisages pas le mariage et les enfants n’a aucune importance. Mais en gros, pose-toi la question : si demain, il part, que ressentiras-tu vraiment ? De la tristesse, de la peine ? Tu seras chafouine ou franchement dévastée ? Après, concernant la question de la séparation, ben, ça dépend de ce que lui attend aussi. Ne lui mens pas et tu verras bien où ça va.

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex à nous soumettre, n’hésites plus, envoie la nous !

Comment survivre en étant de gauche en France ?

En ce moment, je suis une privilégiée : dès que je quitte le bureau, je suis médiatiquement coupé du monde vu que je n’ai pas encore le net. Je capte bien un wifi Neuf libre accès mais il est aléatoire donc je ne surfe pas trop avec. En quoi suis-je privilégiée d’être médiatiquement déconnectée ? Parce que pendant quelques heures, on m’a épargné la lente et douloureuse agonie du PS. Au secours, je suis de gauche !


 Examinons les faits de façon totalement partiale. En 1, nous avons Ségolène Royal aka la Anne Roumanoff du PS avec son célèbre sketch Fra-ter-ni-té (ahahah) ou le fameux « non mais mon programme présidentiel n’était pas réaliste enfin » (ahahahahah). En 2, nous avons Martine Aubry revenue de Lille où elle devait s’ennuyer ferme, Martine qui, rappelons le, a largement bâclé la réforme des 35 heures pour partir à Lille, justement, ville ingrate qui lui a infligé une belle défaite en 2002 face à un candidat UMP inconnu. Et enfin Benoît Hamon, revenu du NPS (pseudo parti qui prouve une nouvelle fois le talent comique inné des socialistes qui cherchent surtout à occuper le devant de la scène et manger la plus grosse part du gâteau) qui a pour qualité principale ses beaux yeux. Enfin, j’étais quand même plus favorable à sa candidature, pas juste parce que je le trouve charmant (Wauquiez aussi, il est pas mal, je ne vais pas voter UMP que pour ça non plus) mais parce qu’à la limite, j’étais assez favorable au principe du « mais je suis pas présidentiable, je ne m’occuperai que du parti ». Evidemment, on pourrait débattre de la sincérité du monsieur mais bon…

Et là, le pire arrive : c’est la guerre. Martine-Ségo, 50-50. Bon déjà, est-ce que quelqu’un ici peut sérieusement m’expliquer comment on peut encore soutenir Royal. Perso, le « ahahah mais enfin, mon programme n’était pas réaliste », sous entendu « fallait être con pour y croire », pardon mais je ne digère pas. Même si le SMIC à 1500 euros, j’avais eu une conversation enflammée sur le sujet avec un futur militant, je lui avais expliqué que ce n’était pas forcément souhaitable d’augmenter aussi brusquement le SMIC mais
c’est pas la question. Bref, les deux se déchirent, se traitent de noms d’oiseaux, s’accusent mutuellement d’avoir triché. Et moi, je déprime. J’espère très fort me tromper mais à l’heure actuelle, je nous vois filer droit vers un scénario à la canadienne. Je m’explique. Au Canada, il y a un parlement fédéral avec en gros 4 grands partis : le parti libéral, le parti conservateur, le bloc québécois et l’Alliance. Ces deux derniers partis sont essentiellement régionaux : le bloc québécois est le parti qui promeut la souveraineté québécoise au niveau fédéral et le parti réformiste est surtout populaire à l’ouest…Là où les Québécois énervent tout le monde avec leurs revendications. Ces deux partis ne peuvent donc pas accéder au pouvoir à l’heure actuelle, reste donc le PL et le PC. Or en 93, le PC a subi une défaite monstrueuse suite à un accord constitutionnel raté et un référendum perdu, il ne leur est resté que deux députés.
Même la Première Ministre Canadienne de l’époque n’a pas renouvelé sa députation. Ouais, je souligne juste au passage qu’au Canada, une femme dirigeante, ce fut une réalité dès 93, je dis ça… (bon, ok, elle est resté quelques mois). Le PC était limite cliniquement mort jusqu’en 2006. En gros, de 93 à 2006, le seul parti à pouvoir remporter les élections législatives était le PL, ce qui faisait que le caucus du PL était le seul dans le pays à choisir l’identité du Premier Ministre. Et en France ? 2002, c’était y a à peine 6 ans et très franchement, je suis archi pessimiste pour 2012. Ainsi, l’identité de notre prochain président sera-t-elle choisie uniquement par les militants de l’UMP ?


 

Alors maintenant, je fais quoi ? Je m’inscris au PS pour militer et essayer de reconstruire le parti ? Non, je n’aime pas le PS, ils m’énervent tous autant qu’ils sont, on a l’opposition la plus nulle du monde. Bon, ok, j’exagère sans doute mais on les entend plus ouvrir leur gueule sur leurs petites disputes que sur les lois fabriquées par le nouveau gouvernement. Alors en 2012, je suis censée voter pour ça ? Laissez moi rire.

 

Alors, je m’entraîne à être de droite, je dis que Sarko, il est trop super et qu’il gère super bien la crise (sachant qu’en décembre, entre mon découvert actuel,mon loyer et les impôts, j’aurai précisément zéro euros pour vivre). Je dis qu’il est brillant, ainsi que tous ses ministres et que je suis confiante en l’avenir. Et je me dis qu’avec mes fiançailles avec la loi de Murphy, le fait que je devienne UMP est le dernier espoir de la gauche en 2012.