Bluesy

Bon, j’avais pas forcément prévu de chouiner aujourd’hui mais tant pis, je le fais. Ou plutôt, je vous fais part de mes doutes existentiels. Mais je vais le faire de façon marrante, pars pas, lecteur ! Bon, voilà, la semaine dernière, j’avais reçu un coup de fil d’un journal Internet pas mal connu quand même, je leur avais écrit un article sur l’équipe Sarko (ô joie). Lundi, coup de fil « non, on a pris quelqu’un d’autre, au revoir ». Un peu sec. Et encore raté. Donc lundi, j’ai fait ma complainte de la loseuse. Etre ou ne pas être une merde.

Ce qui est bien quand je suis pas bien, c’est que mon entourage se mobilise pour me remonter le moral (et/ou me donner des coups de pieds bien placés). Genre Summer qui me traîne au resto. Genre ma sœur qui me dit que c’est pas le moment de lâcher parce que là, c’est une bonne dynamique. Genre Tatiana qui me propose un samedi entre filles. Genre LilVirgo qui me propose un après-midi crumble-chocolat chaud. Que des trucs bons pour ma ligne, quoi !

De façon toute objective, je pense ne pas avoir grand-chose à me reprocher. J’écris un maximum d’articles (pas pour le blog, hein !), j’envoie des CV tout partout, je reçois quelques refus (je remercie Que choisir, Arte, Canal +, Tendances Médias et surtout FHM car le monsieur a été très humain avec moi), quelques réponses intéressantes mais point de contrat de type CDD ou CDI. Soit, soit. Je continue à répondre aux annonces. Je cherche des idées pour accroître au max ma visibilité sur le net, faire de moi la candidate à ne pas rater. Je bosse mon relationnel et tout. Alors que faire de plus ? Que celui qui a été tenté de répondre « coucher » s’auto flagelle avec des orties (parce que je suis sûre que vous l’avez pensé, si, si, si). Bref, j’essaie de faire mon possible et encore, je culpabilise parce que je suis sûre qu’il y a des trucs auxquels je pense pas.

Alors que j’étais en pleine déprime, j’accrois moi-même mon mal. Je suis totalement maso, c’est un fait. En fait, lundi, j’ai également reçu un mail d’un gars qui est tombé sur ma fiche sur un site et a parlé de moi à un mec spécialiste de l’emploi des cadres. En gros : « le journalisme est un métier difficile, il faut se spécialiser et travailler très dur, sinon, c’est mort ». Me spécialiser ? Bon, c’est vrai, je suis carrément multicasquette : sur mon CV, j’ai du sportif, du féminin, de l’international, du culturel, du bloguesque… Bref, je suis un peu touche à tout mais c’est un peu un reflet de ma personnalité, je m’intéresse à tout un tas de trucs. Le monsieur me dit de me spécialiser dans un domaine très demandeur. Alors qu’est-ce qui est demandeur ? L’économie et le marketing. Alors voyons voir dans mon CV ce que j’ai sur le sujet : j’ai eu un cours d’économie historique en DEUG (4 h/semaine pendant un semestre) et une initiation à la micro-économie et à la démographie en licence (2h/semaine donc éco une semaine sur deux). Pour le marketing, on l’a un tout piti peu étudié en comm politique. Ok, c’est mort. Bon, ça m’empêche pas de postuler quand même pour des postes de journaliste économique mais je comprends pas, je suis jamais prise…

Bref, grosse remise en cause : faudrait peut-être que je fasse un nouveau master pro pour me spécialiser un peu… Mais bon, là, on est mars, la rentrée, c’est en septembre, impossible d’attendre si longtemps (et les inscriptions sont closes, maintenant). A exploiter si en septembre, j’ai pas de poste fixe mais en attendant, je peux pas me reposer sur ça, c’est trop loin. Mais c’est vrai que je commence à me dire qu’il faudrait peut-être que j’envisage une réorientation, gardant le journalisme pour des piges (rémunérées ou pas). Mais me réorienter vers quoi ? La comm, ouais, ça me plairait bien mais pas le niveau (ça m’empêche pas de postuler dans les agences comms, des fois que…). La pub… Ouais, ok, marrant mais j’ai aucune formation et que des idées débiles donc pas sûr. Prof ? Heu, prof de quoi ? C’est un métier, faut passer des concours tout ça.

Pour en rajouter (je vous l’ai dit que j’étais maso ?), j’ai fait un tour sur le forum de categorynet pour lire le forum « la black list des journalistes ». Je résume les 27 pages de débat : « métier de merde, je me suis cassé ». Y avait aussi un débat sur le nucléaire au milieu mais j’ai pas compris ce que ça foutait là. Ce qui me rassure, ce sont les réponses « je suis tout(e) déprimé(e) », je suis pas la seule. Je sais que c’est un métier de merde difficile mais heu… Y a pas des gens heureux ? Juste histoire de me remettre du baume au cœur.

En plus, je viens de voir que j’ai raté (encore) le casting de La nouvelle star, c’est pas encore cette année que je serai une star du TOP 50. Monde de merde ! « J’aurais voulu être journaliiiiiiiiiiiiiiiiiiiste, pour pouvoir avoir un bon bouloooooooooooooooot, et pas seulement être pigiiiiiiiiiiiiiiiiste, mais avoir un vrai bureauuuuuuuuuuuuuuu » (quel talent !)

Summer

Nom : Summer
Age : 25
Signe astro : Lionne
Profession : juriste qui recherche à traquer les pirates ^^
Situation amoureuse : en couple avec un Kinder
Lieu de chasse favori : les concerts parce que forcement c’est quelqu’un de bien puisqu’il écoute la même musique que moi ! Mais depuis peu je dirais quand même le blog
Ce que vous cherchez : en ce moment ? un travail
Liaison amoureuse la plus longue : 3 ans et demi
Votre meilleur souvenir en amour : La première fois qu’il ( Kinder) m’a prise dans ses bras
Une anecdote marrante en matière de sexe : Le chien qui regarde et pire qui participe en vous léchant les pieds, maintenant je rigole mais sur le coup j’ai été traumatisée
Vos règles et devises : quand on veut on peut
Petite présentation : chieuse et fière de l’être ?
Si vous étiez une chanson : One de U2
Si vous étiez un livre : Belle du seigneur
Si vous étiez un film : Je dois le reconnaître j’ai quand même des tendances Bridget !
Si vous étiez un arbre : Olivier
Si vous étiez une fleur : Ben j’aime bien les lys, les roses, les iris si le cœur vous en dit pas de soucis 😉
Si vous étiez un animal : une girafe ! j’explique : vous avez déjà vu une girafe marcher ? et ben pour moi c’est pareil quand je descend les escaliers avec 8 cm de talons !
Si vous étiez une ville : Tokyo
Si vous aviez 3 vœux : vénale et pauvre comme je suis de l’argent ?
Si vous pouviez être invisible, vous iriez espionner : les peoples ! comme ça j’aurais pleins de choses à raconter à Voici !
Ma vertu préférée : l’envie d’apprendre
Le principal trait de mon caractère : chiante je l’ai déjà dit !
La qualité que je préfère chez les hommes : attentif mais quand je dis attentif c’est à tout ! à ce que je dis, ce que je fais voire même ce que je mets !
La qualité que je préfère chez les femmes : qu’elle ne se plaigne pas en ma présence
Mon principal défaut : capricieuse
Ma principale qualité : l’écoute
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : leur présence à tout moment
Mon rêve de bonheur : un super boulot de la mort qui tue, un mari, 2 enfants l’idéal des jumeaux tout ça avec une maison au bord de l’eau.
Quel serait mon plus grand malheur ? : devenir aigrie
A part moi -même qui voudrais-je être ? : dieu
Où aimerais-je vivre ? : à l’heure actuelle une grande ville cosmopolite mais quand j’aurai mon rêve de bonheur forcement près de la mer !
La couleur que je préfère : rouge
L’oiseau que je préfère : aucun je déteste ça !
Mes auteurs favoris en prose : y’en a des tonnes !! euh, Ernest Hemingway, Bret Easton Ellis, Truman Capote…
Mes poètes préférés : Prévert
Mes héros dans la fiction : Superman quand même y’a rien a dire, rien que parce qu’avec tout le gel qu’il a on reste scotché
Mes héroïnes favorites dans la fiction : Madame Indestructible !!
Mes compositeurs préférés : Chopin et Bach
Mes peintres préférés : Le douanier Rousseau, Monet, Picasso…
Mes héros dans la vie réelle : Superman je l’ai déjà dit ! qui a dit qu’il existait pas ?
Ma nourriture et boisson préférée : le miel et le thé
Ce que je déteste par-dessus tout : la connerie, la méchanceté gratuite et la condescendance
Le personnage historique que je n’aime pas : Bush
Les faits historiques que je méprise le plus : à peu près tous.
Le fait militaire que j’estime le plus : le pompier ( à paris c’est des militaires) qui fait son boulot tous les jours et qui sauvent des vies
La réforme que j’estime le plus : l’abolition de la peine de mort (classique certes mais bon, je suis juriste merde !)
Le don de la nature que je voudrais avoir : être une virtuose
Comment j’aimerais mourir : ailleurs que dans un hôpital surtout !
L’état présent de mon esprit : Euh mon esprit est en liesse en ce moment. Entre 2 névroses ça se fête !

Un après-midi au salon de thé

Avec Summer, on a un truc : les après-midi salon de thé. On ne choisit pas n’importe lesquels ! Quitte à se faire plaisir autant y aller franco et franchement, le macaron à la framboise des deux Magots, il déchire sa maman.

Lesdeuxmagots

Donc vendredi, nous voici installées aux Deux Magots, en train de refaire le monde ou à peu près, elle avec son thé et son opéra, moi avec mon macaron framboise et mon chocolat chaud (mais pour le chocolat, je préfère celui du Flore). Je lui montre mon appareil photo, on se raconte nos vies, nos recherches d’emploi, tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais le drame est sous-jacent. A un moment, une des deux dames assises à notre droite se lève pour aller aux toilettes, abandonnant sa camarade. Celle-ci, décidant que rester toute seule, c’était pas drôle, décide de nous aborder : « mesdemoiselles, fermez vos sacs et faites attention, même ici, on peut vous voler ». Bon, ok, on s’est un peu étalées mais dans la mesure où on est assises côte à côte, nos sacs devant nous, faut être particulièrement habile pour piquer quoi que ce soit. Mais peu importe, c’est pas le sujet.

La dame décide donc de nous parler « oh, vous, les jeunes, vous êtes insouciants », blablabla. Là, elle nous demande ce qu’on fait dans la vie donc on lui répond, en précisant qu’on était au chômage. Là, elle nous regarde gravement et me fait : « vous, c’est pas facile » puis fait à Summer : « vous, ce sera plus facile… Maintenant, les gens de couleur n’ont plus de mal à trouver du boulot. » Zbaaaaaaaaam ! Alors, là, j’avoue que je l’avais pas vue venir celle-là ! Oui, il faut savoir que Summer, elle est pas aussi aryenne que moi mais j’avoue que j’ai jamais pensé à sa couleur de peau comme un atout ou un inconvénient pour son boulot. Là, je sens qu’on est en face d’un spécimen « je suis pas raciste mais… » et j’ai pas tort. Là, elle nous explique que, quand même, les Français de souche sont mieux élevés que les Français qui le sont pas (sous-entendu les immigrés). Ah, ça la fascine tout ça, elle demande à Summer ses origines, lui demande si elle a pas des gênes « négroïdes »… A la fin, elle nous avait fait de Summer une pub Benetton à elle toute seule. Là, elle commence à se poser des questions sur la génétique : « c’est marrant, hein, mais dans un couple où y a un Noir, l’enfant l’est aussi, c’est fou. C’est parce qu’ils ont la peau plus épaisse. C’est passionnant la génétique ! ».

Là, son amie revient enfin (elle était tombée dans le trou ou quoi ?) et je me dis qu’on en est débarrassée parce qu’avec Summer, on en peut plus, on arrête pas de se filer des coups de coude, je me suis jamais autant concentrée pour manger un macaron (ça m’évitait de rigoler, aussi). Pas de chance, notre amie nous présente sa cops et celle-ci me prend à parti tandis que la première repart sur Summer, j’ai entendu un « les deux fléaux de notre société, c’est les syndicats et la religion ! ». Ma nouvelle copine, qui a du rouge à lèvres sur les dents (c’est terrible comme quand je remarque un truc comme ça, je peux pas m’empêcher de le fixer) me parle très sérieusement du fait que les gens issus de la bourgeoisie lyonnaise sont des cons. Parce qu’elle, elle est partie en croisière en Turquie et elle partageait sa cabine avec une dame de Lyon et elle lui avait des mises en pli tous les jours et de l’eau de riz quand elle avait chopé la tourista. Non parce qu’en Turquie, faut rien boire, même pas du coca, c’est fait avec de l’eau de là-bas donc du coup, tout le monde chie mou. Et ben, figurez-vous que quand elles sont descendues de l’avion, la dame de Lyon lui a même pas dit au revoir ! Entre deux bouchées de macaron, je me sens un peu obligée de lui indiquer que je connais pas de Lyonnais. Enfin si mais pas issus de la bourgeoisie. De toute façon, ils sont gentils et je vois pas bien l’intérêt de la conversation.

Finalement, le serveur leur amène une glace et elles la mangent dans leur coin, ouf ! Mais bon, elles abordaient plein de gens dont un jeune couple arrivé avec un bébé épagneul ou cocker (jamais su la différence entre les eux) effectivement super mignon. Mais franchement, j’ai eu super peur qu’on s’en dépatouille pas. Or avec Summer, si on a voulu se voir vendredi, c’était pour papoter tranquille, pas pour se faire vampiriser par des gens.

En conclusion, je citerai notre amie qui disait que les Français étaient des cons car ils croyaient encore avoir des colonies et tout ça. « Non mais des cons, y en a partout mais si on trouve tout le monde con, c’est qu’on l’est soi même ». Belle perle, nan ? Elles étaient gentilles les mémés mais bon, c’est vrai que quand elle a commencé à parler de la couleur de peau de Summer, j’ai quand même eu très très peur.

Des listes et des bidules

Nouvelle semaine, nouvelle liste. Parce que c’est rigolo quand même.

 

– Ca y est, j’ai reçu mon appareil photo. Mais y a pas de carte mémoire, fais iech. Une fois de plus, mon facteur n’a pas sonné à ma porte qui est pile en face des boîtes aux lettres. Il fait un 180° et il appuie sur un bouton ! Je voulais mettre un mot pas gentil sur ma boîte aux lettres genre « merci de SONNER avant d’envoyer mon paquet direct à la poste, ma porte est en face ». Je l’ai pas fait et voilà. Putain, quelle bande de feignasses quand même ! Heureusement, mon appareil, il pèse pas une tonne.

– J’ai acheté la carte mémoire et tout, c’est bon, il marche.

– J’ai écrit tous pleins d’articles cette semaine, je me sens plus intelligente… ou pas.

– Lundi, la caissière pas aimable du tout de la supérette m’a parlée. D’habitude, je la soupçonne de jouer à « je n’adresse pas un mot aux clients », donc pas bonjour, encore moins de merci ou d’au revoir. Donc lundi, c’est parti, je me fous le bonjour au cul. Agacée, je prends mon temps pour ranger mes courses, attendant qu’elle m’annonce combien je dois mais elle le pipe mot. Donc je finis par payer et là, elle me dit : « merci, bonne fin de journée ». Sur le coup, j’ai vraiment cru que c’était la fin du monde.

– je remets de l’auto-bronzant parce que mon chéri, il est mat de peau et que je fais trop vampire à côté de lui

– la divine ménagère que je suis a niqué une chemise. Je l’ai lavée avec un truc qui a dû baver, j’ai toujours pas compris quoi…

– le dentifrice dans l’œil, ça fait mal. Mais j’ai toujours pas compris comment il est arrivé là. Et se planter un ongle dans le pied en essayant d’attraper le chat, ça fait mal aussi.

– Pourquoi mais pourquoi à chaque fois que je glisse peu à peu dans les méandres de l’inconscience parce que c’est l’heure de dormir, mon chat fait du bruit et me réveille ??

– A partir d’aujourd’hui, j’ai décidé que je m’achèterai le dernier portable sony (ordi, pas téléphone), trop petit, plat et funky… Reste juste à trouver 2000 euros.

– J’aime cette satisfaction du travail bien fait. Genre là, j’ai écrit tous mes articles, j’ai encore des trucs à faire mais je me sens à peu près à jour, ça fait du bien

– C’est marrant, dès qu’on met une photo sur son blog, on se prend forcément des insultes. Et toujours en anonyme, évidemment. (je l’ai effacé le comm, cherchez pas)

– Je me souvenais plus que j’avais eu les cheveux aussi longs, d’ailleurs. Ca me rappelle de bons souvenirs tout ça, c’était une chouette période.

– Je dois écrire un mail à une copine mais chuis emmerdée car elle a eu un souci et je sais pas trop comment tourner le mail. Pas glop, pas glop

– Cosmo m’a expliqué tout ce que je devais pas faire pour avoir un ventre plat. Faut que j’arrête le soda, même light (merde, je bois ach’ment de coca light), les chewing gums (ça aussi, j’en mange plein) mais la bonne nouvelle, c’est que j’ai déjà arrêté de fumer.

– Depuis quand ils parlent régime dans Cosmo, d’ailleurs ?

 
Ben, en fait, elle était calme, cette semaine.

De l’’art d’’être nulle, des fois

Petit article parce que j’ai pas le temps.
 

Des fois, je me foutrais des baffes. Si, si. Pourquoi ? Parce que mon étourderie me perdra ! Je vous raconte. Heureusement d’ailleurs parce que balancer une intro aussi géniale et se casser derrière, vous l’auriez mal pris, hein ?

 

En début de semaine, j’ai reçu un coup de fil d’une nana intéressée par mon profil et qui souhaiterait tester mes talents de journaliste. Bien sûr madame, teste, teste ! Elle me demande de rédiger un article sur l’équipe de campagne Sarkozy. Trop ma veine, moi qui suis plutôt carrément à gauche… Oui, j’ai (encore) fait un test politique récemment et je suis toujours communiste, je comprends pas. Je ressemble à 64% à Marie-Georges Buffet (au niveau des idées, pas physiquement !). Ceci étant, moi professionnelle, moi, je vais faire. Je note ses coordonnées sur un papier qui traîne sur mon bureau et vogue la galère.

Entre temps, je dois finir mes articles pour un webzine donc comme j’aime bien finir un truc avant d’en commencer un autre, je m’exécute. Maintenant, je peux vous parler du PACS italien (le DICO), du référendum sur l’avortement portugais, du retour des Brigades Rouges et de l’attentat qui a frappé le train de l’amitié indo-pakistanais. Oui, des fois, je me la pète. Ayant écrit, mis en pagé et illustré tout ça, hop, me voici sur Sarkozy. Enfin, sur mon papier sur Sarkozy parce que vous vous doutez bien que si je couchais avec Sarko, je serais plus au chômage. Là, je précise qu’il est 7h39 et que j’ai pas encore dormi, ce qui explique ma prose navrante.

Donc je fouille le net, je collecte, j’imprime (et merde, plus d’encre, évidemment ! Bon, on va imprimer en rouge, c’est style), je fluote, je souligne, j’écris, je raye, je relis, je réécris, je compte le nombre de signes. Bon, voilà, 4 papiers de 2000 à 2700 signes, c’est qui la meilleure ? J’ai même pas du tout été fielleuse. En fait, je pense que quiconque lira mon papier me prendra pour une Sarkozyste tendance bisounours genre ils sont tous merveilleux en Sarkozie (j’ai quand même évoqué le cas Nadine Morano, faut pas déconner non plus). Toute contente de moi et constatant qu’il fait déjà jour et que je dois prendre une douche avant de me coucher car je dois me lever pas trop tard pour un après-midi entre filles avec miss Summer, je m’empresse d’envoyer le mail. Alors, le mail… Et là, c’est le drame ! Mais remontons un peu le temps

Jeudi soir, je cherche une photo pour une connerie que je vous mettrai en ligne tout à l’heure. Du coup, je retourne un peu mon appart (alors que la photo, elle était là où je pensais qu’elle était mais du coup, j’ai cherché là en dernier, cherchez pas à comprendre) et je trie un peu mes papiers. A jeter, à jeter, à jeter. Aujourd’hui, donc, je mets mon tas de merdes avec mes feuilles que j’avais imprimées pour mon webzines toutes fluotées et raturées et je jette tout ça à la poubelle normale car y en a trop pour la poubelle papier. Oui, je sais, ma conscience écologique m’a torturé une demi seconde. Retour à tout à l’heure : elle est où cette putain d’adresse mail de mes fesses ? Sur une de mes feuilles fluotée et raturée… Celle que j’ai jetée, là. Meeeeeeeeeeeeeeeerde ! Bon, je vais vite sur le site du journal qui m’a contacté, je regarde le nom des gens qui signent… Mais comment elle s’appelait déjà ? Impossible de m’en souvenir. Bon, il ne reste qu’une solution. Les poubelles sont dans la cour, le préposé aux poubelles n’est pas encore passée.

Me voici donc à 7h30 en pantoufle et jogging dans la cour de mon immeuble en train de farfouiller dans les poubelles qui puent. Heureusement, y a pas grand monde qui a jeté sa poubelle depuis moi. Mais évidemment, les feuilles sont quand même au fond et je mesure toujours un mètre 57. Enfin, tatan, je récupère la bonne feuille. Du coup, j’ai mis les autres dans la poubelle jaune. Et j’envoie mon mail toute contente, faisant fi de ne pas remarquer que la feuille, elle pue les ordures.

Voilà, c’était mon article minable et pourri du jour, je vais me coucher.

Elucubrations nocturnes

 Par Tatiana
 

La nuit, souvent je fais des rêves. Oui, bon je sais tout le monde en fait. Mais le truc c’est que moi je m’en rappelle tout le temps (car en général je me réveille juste après et je me rendors aussi sec), et qu’ils sont assez bizarres. Mon inconscient aime à s’exprimer haut et fort. Déjà quand j’étais au lycée, une des premières choses que je faisais en arrivant le matin c’était raconter mes rêves devant une audience mi-captivée, mi-interloquée devant mon imagination nocturne. Aujourd’hui ça continue. Je pourrais écrire un livre sur mes rêves. Une de mes amies m’a même dit que mes rêves étaient tellement bizarres qu’elle va m’acheter un livre sur l’interprétation des rêves pour mon anniv. Faut dire que les psychanalystes se régaleraient tellement ils sont symboliques.

L’autre soir mon inconscient a remis ça, une fois de plus. Voici ce dont je me souviens, donc pardon pour les choses peu claires :

Je suis dans mon appartement et il fait jour. Je dirige mes yeux vers ma fenêtre et là à mon grand étonnement et énervement, je vois un mec (le chanteur Raphaël) sur mon balcon me regardant avec l’œil pervers et avec le sexe qui sort de son pantalon. Ca me met hors de moi et je lui hurle dessus (mais il se marre) et je finis par appeler la police. Mais comment est-il arrivé sur mon balcon ? Alors en fait il à balancé une corde par-dessus la fenêtre et il a fait genre je m’accroche à la corde. Oui parce qu’il habite l’immeuble en face et il faut savoir que ma rue est très étroite et que de ma fenêtre à celle de mon voisin y a pas tellement de distance. La police met un certain temps avant d’arriver et au final je me rends compte d’un coup que je suis tranquillement en train de parler avec lui chez moi. Ni une ni deux je le remets dehors et je ferme les volets pour être sûr qu’il ne remette pas les pieds chez moi. C’était un conseil de la police. De son côté je crois que la police lui interdit de remettre les pieds sur mon balcon et il doit jeter sa corde sous peine de grosse amende. Après je ne me rappelle plus de rien, j’ai du me réveiller je crois.

Bon et là c’est seulement un aperçu, il est pas si bizarre que ça ce rêve. J’en ai fait des pires, dont celui ou des extraterrestres qui ont l’apparence de la faucheuse, descendent sur terre (enfin chez mes parents) et je me bats contre eux. Ou encore celui où je vois un chat s’éventrer devant moi (tout en me parlant en même temps) et se recoudre ensuite. Celui là il m’avait traumatisé à l’époque. J’en passe et des meilleures cela va s’en dire.

Vous l’aurez donc compris, ma vie nocturne est aussi folle que ma vie normale. Mon paysage onirique est très varié, on ne peut pas dire que je n’ai pas d’imagination. Par contre, soyez gentils de ne pas trop interpréter mes rêves. Si justement cela apparait codé c’est bien pour que ça n’arrive pas jusqu’à ma conscience.

Le retour

Par Lucas

Salut à tous !

Je voudrais commencer cet article par des excuses envers tous les djeunes cool qui ont participé à la Vingtenaire Academy. En effet, je n’ai pas vraiment eu le temps d’écrire des choses sur le site des Vingtenaires avant le nouvel an pour cause de « cours intenses »avec une grosse charge de travail (si,si, en école de commerce on peut bosser boucou boucou, je vous promets : c’est même un acte de quasi rébellion!). En ce qui concerne la période qui suit le nouvel an j’ai une bonne excuse. Pas d’accès Internet ni de quoi écrire jusqu’à la mi fevrier…

Pour résumer…

J’ai passé mon réveillon chez une amie à Molitor à Paname. On avait fait les choses en grand : open champagne pour la soirée. J’avais même ramené un grand cru classé de Reims! Donc une soirée tres sympa. As usual puisqu’on remet le couvert là bas depuis 3 ans dejà.
Sur le coup de 2h00, je refuse de ramener une copine parce que je me sens un peu bourré. Je pars alors comater « un peu » sur le lit où tout le monde avait déposé manteaux et sacs… Vers les 6h00 je décomate… Ouais je sais, je profite trop de la vie, je suis trop un teuffeur de ouf… Bouh Lucas, tu sors!!!!

Vers 6h40 je pars de chez la copine. J’en profite une fois dans ma caisse pour faire un alcootest. Negatif. Du coup je démarre et je m’arrête devant le feu rouge qui est à coté du lycée La Fontaine
C’est mon dernier souvenir…

2 minutes plus tard, devant Roland Garros je percute à 100 km/h un arbre (la trace y est encore)
Merci le Samu, appelé par un temoin, d’arriver en 5 minutes.
Merci le Samu de s’échiner une heure à me désincarcérer.
Merci mon moteur d’avoir choisi de rentrer dans l’habitacle coté passager et non de mon coté…

S’en suivent 12 heures sur le billard à l’Hosto Georges Pompidou.Sic.

Puis un coma artificiel de 7 jours… Je vous raconte pas l’angoisse de mes parents…

Et puis on me réveille…C’est là que ça devient fendard.

Je commence à enchaîner famille et infirmières en anglais, voire en italien. Ouais paye ton coté international… Paye tes séjours à Vancouver et Milan!!
J’enchaîne avec des énormités. Du genre quand on me demande où je suis je réponds, sûr de moi : « A DesMoines,Iowa, USA. »
Sachant que je n’ai jamais mis les pieds à Des Moines !!

Dans le même genre, je saoule tout le monde en disant qu’un de mes potes est dans le placard en face de ma chambre et que j’ai vu sa gueule à travers la vitre de la porte dudit placard. Bien sûr à part ma grand mère personne n’est allé vérifier…
En ce moment ma soeur me fait un best of des conneries que j’ai pu proférer ! Je vous tiens au courant…

Bilan de tout ça : une jambe cassée en 4 avec le genou incrusté ds le tableau de bord, transpercé par le tibia (oui je suis trash) un bras cassé et des problèmes sur la mémoire à court terme : genre on me donne 3 mots et 5 minutes plus tard je m’en rappelle de 2 seulement.. C’est sur que passer de 100 à 0 sur un mètre c’est pas cool pour la tête…
Mais j’en viens au sujet principal de mon article.

Debut février j’ai été transféré ds un hosto spécialisé en banlieue ouest.
Et là c’est du trash.
Certains patients sont là depuis 1 an. Certains sont des légumes. D’autres mettent 30s à répondre à une question. D’autres ont perdu l’usage de la parole et annoncent des choses pour être compris. D’autres « parlent » par clin d’oeil…
Glauque..

A les voir, tous les jours je me dis que j’ai eu de la chance et que j’ai le devoir de sortir au plus vite pour donner la place à qui en a plus besoin…Du coup je me defonce en kiné tous les jours pour passer au plus vite dans un système d’hosto de jour où je vais venir 3 jours par semaine pour des exercices de kiné, d’ergo, etc…

Alors si vous avez une suggestion à me faire, des conseils à me donner pour apprécier la vie à 100%, sur des choses que je pourrais effectuer à la sortie, je suis preneur !!! Pas un truc sentencieux du genre « Lucas, roule moins vite! » Je parle de comportement avec les copains, la famille, tout ça : d’avenir !
Merci à tous
Et encore desolé pour les candidats de la Vingtac. Je ne garantis pas de pouvoir faire d’autre contributions rapidement parce que cet ordi est à un coloc de chambre qui part dans 10 jours… Mais dans un mois…

Lucas

Listing de la semaine

Voilà un article vite écrit et rigolo, peut-être que je vais en faire un rendez-vous incontournable du samedi. Ou ça va me gaver et je le ferai pas. Bref, je suis une grosse rebelle, na. Alors, pensées de la semaine

doisneau
– dans la série « dans ma famille, on est pas toujours doués », cette semaine, on découvre que Carambar, le chaton de ma sœur est en fait… une chatonne. Cette semaine, ma sœur, son namoureux et donc leur chat sont partis chez mes parents. A peine arrivé, Carambar comme à se frotter partout en roucoulant bizarrement et en mettant son cul à l’air dès qu’on l’approche. Soit il est gay passif, soit il est femelle. Après vérification, il est femelle. Ben ma sœur qui voulait le castrer l’a finalement ovarectomisé. Il était temps car la pauvre bête était en pleine chaleur donc n’arrêtait pas de miauler et de tripoter Clio, la chatte de mes parents. Et voilà, à force de la traiter comme un mâle, on en a fait une chatte lesbienne (je vais attirer plein de pervers, là).

– vendredi matin, j’ai accumulé les catas. Levée à 8h20 (si, si). 8h40, je suis habillée, il me reste 20 minutes pour me maquiller et boire un café donc je décide de lancer le café avec ma nespresso mais le réceptacle à capsules vides est plein et en vidant les capsules dans la poche qui me sert de poubelle, j’ai foutu du café partout par terre donc je nettoie (les lingettes grattantes qui sentent puent le citron de M. Propre sont top). Après, je remets la capsule dans le nespresso mais j’arrive pas à fermer le truc donc je renverse la machine pour récupérer ladite capsule et en fout partout. Oui, le matin, je suis extrêmement blonde. Du coup, je suis à la bourre, du coup, je rate le train. J’arrive sur le quai et lit en attendant le train suivant, hop, je monte dedans, j’arrive à la gare pour prendre le RER et là, je réalise que nous sommes le 02 du mois… et que j’ai pas racheté de carte orange (mon grand classique, ça). Bon, c’est pas grave, je vais me démerder. Je me rapproche des portiques et je vois des agents RATP, et meeeeeeeerde ! Mais ils regardent la bandas qui joue donc je demande à un monsieur s’il peut me laisser passer avec lui et hop, me voici devant le guichet automatique… Et là, je me souviens que ma carte bleue trône fièrement sur mon meuble d’entrée, chez moi… Ok, je suis vraiment gourdasse quand je m’y mets.

– j’attire les gosses, c’est un fait. Mardi, je suis allée au salon de thé avec Summer, un salon de thé très classieux, très smart (très cher mais on s’en fout, on se fait plaisir). Et bien en 3h, la table voisine a été occupée par trois groupes différents dont deux avec enfants… Et ils étaient systématiquement à côté de moi !

– la semaine prochaine, je vais bosser à la bibliothèque, ça me fera du bien de changer d’air. Ou alors au Starbucks, surtout qu’ils sont toujours beaux, les serveurs, et que ça fait toujours du bien aux mirettes. Et puis ça sent toujours bon le café.

– faut que je me remette au sport.

– la semaine dernière, j’ai vu un trop beau cahier, j’ai hésité à l’acheter mais quelqu’un a été plus rapide que moi. Depuis, je culpabilise, ce cahier m’obsède

– ca y est, j’ai acheté mon appareil photo. Mais je l’ai pas encore reçu

– le printemps arrive, la Kenya est roucoulante et j’ai 10 idées à la minute.

– par contre, des fois, j’ai des réflexions vraiment très connes. Par exemple, jeudi soir, je somnolais sur mon canapé, enroulée dans ma belle couverture violette quand je remarquais qu’en France, on avait la fin de semaine qui correspondait à jeudi/vendredi alors que le week-end, qui veut dire la même chose, désigne le samedi et le dimanche. J’ai trouvé ça fascinant, sur le coup.

– vendredi, suis allée à l’expo Doisneau avec Summer et j’ai vraiment adoré, j’ai acheté un livre de photos du coup. Et quand j’aurai reçu mon appareil, je ferai ma Doisneau, na

– y a des mecs qui sont vraiment des connards (pas le mien). Je croyais en avoir une belle collection mais finalement, y a des copines qui ont trouvé pire. Mais bon, je me dis que ce genre de comportement, on le paie toujours à un moment ou à un autre.

– chéri, je fais comment si j’ai un entretien avec la trace que j’ai dans le cou, maintenant ? (mais je t’en veux pas ! Hihi)

Voilà, une semaine bien remplie, en somme !

Entretien pluvieux, entretien merdeux

C’est l’ébullition, les entretiens s’enchaînent ! Après avoir caressé le rêve d’un CDI y a 15 jours, j’avais un nouveau entretien, mercredi. Cette fois, c’était pour un magazine étudiant donc je laisse tomber le tailleur et m’habille simplement,maquillage et hop, je suis prête. La veille, Mappy m’avait informée que je mettrai une heure pour y aller (putain !). Bon mappy, il veut que je prenne un bus puis le métro puis le métro puis le tram. Moi, j’ai fait train-métro-tram, faut pas déconner non plus.

15h45, me voici partie avec mon press book sous le bras (2 bons kilos), je prends le train puis le métro, puis le tram. Arrivée à la station de tram, je suis un peu perdue mais je retrouve mon chemin, même si Mappy n’avait pas eu la bonne idée de me mettre tous les noms de rue. Je n’avais jamais mis les pieds dans ce quartier et je me perds rapidement. Oui je devais prendre la rue « poète du XXe siècle », mappy m’a dit que c’était la première à droite. J’arrive à la première à droite : rue « philosophe du XVIIIe ». Huuu ? Heureusement, j’ai mon GPS personnel, j’appelle ma sœur (elle est en vacances donc je peux l’embêter). Je finis par arriver à la bonne adresse, un peu excédée par la nullité de Mappy et mouillée grâce à la pluie. Je suis face à un immeuble résidentiel… Hein ? Bon, j’ai déjà 2 minutes de retard, on va pas la jouer fine, j’appelle et j’apprends que ce que j’avais pris pour un cabinet médical était en fait le centre social du groupe qui édite le magazine. Bien. Je rentre, un peu étonnée par l’exiguité des lieux mais soit. Je m’assois sur un canapé et au bout de 10 minutes, le rédac chef me récupère pour l’entretien le plus édifiant de ma vie.

Dès le départ, j’avoue que je le sentais pas trop : il m’avait envoyé un mail pour me proposer un entretien, j’avais appelé tout le vendredi mais sa secrétaire n’avait pas « son agenda » et enfin, lundi, j’ai droit à un rendez-vous. Et puis le mail ne précisait pas le pourquoi de l’entretien (pige ou poste). Je sens que je vais arriver devant un mec qui ne sait absolument pas qui je suis. J’ai donc pris un CV en prévision et ça ne rate pas : « vous êtes là pour l’annonce ? ». Non, moi, je suis Mlle candidature spontanée… Bon, il regarde mon CV deux minutes par politesse, bloque sur un webzine où je bosse qui s’adresse aux étudiants. « Ah, des concurrents ! », il fait mine d’aller sur le site alors que je lui propose de lui montrer mes articles, je lui dis dans quelle rubrique je bosse mais il a l’air de s’en foutre. Puis il me demande si je suis encore étudiante. Non, je ne le suis plus (c’est marqué sur mon CV…). Donc je l’intéresse pas. En effet, ce magazine est écrit par des étudiants bénévoles, « ça leur fait une bonne expérience » et « vous comprenez, je vais pas payer pour ce que j’ai déjà gratuitement ». Oui, il a dit ça le monsieur. Mais peut-être que quand ils auront recruté quelqu’un pour le site Internet, ils auront besoin de moi ponctuellement pour des piges.

Là, il jette un œil sur mon CV : « mais vous vivez à Paris ou à Toulouse ? ». Tiens, mon adresse postale manque de clarté, visiblement… « Paris ». « Et vous connaissez pas deux étudiants sérieux à Toulouse ? J’en cherche pour distribuer des journaux devant les lycées pendant une semaine ». Ah ok, en fait, il me prend pour la VRP de Manpower, je comprends mieux la raison de ma présence. Non, je connais pas. Et même si je connaissais, j’aurais pas donné les noms, ça va aller, la blague. Je lui explique qu’à mon âge, mes collègues ont généralement fini leurs études. « Ah oui, 26 ans, vous êtes une vieille… ». Et ma main dans ta gueule, elle va être vieille ? Bon, l’entretien se termine là, il me dit de le recontacter dans quelques temps pour voir s’il a des piges pour moi puisqu’il me dit honnêtement qu’il ne me recontactera pas, lui. Ça a le mérité d’être clair. Il ne me raccompagne même pas à l’entrée, ne me serre pas la main, rien. Non mais si je le dérange, il a qu’à le dire, moi, ça m’a tellement éclatée de me taper une heure de RATP, tiens.

Une fois dans la rue, j’appelle ma sœur et lui raconte, excédée. Franchement, s’il voulait juste avoir accès à mon carnet d’adresses, il suffisait de régler ça par mail, je n’ai pas 2h30 à perdre en pleine après-midi pour ce genre de bêtises. Surtout que bon, ça fait quand même naître un espoir, tout ça pour rien, pas même un embryon de pige. Dommage, je trouvais ce magazine de qualité, il est clair que j’aurais écrit pour eux quand j’étais étudiante si je savais qu’ils fonctionnaient pour ça. Mais là, j’avoue que me faire venir sans même savoir pourquoi, ça me dépasse totalement. S’il croit que j’ai que ça à faire de perdre deux heures en plein après-midi…

Du coup, en rentrant, je me suis acheté des fruits de la passion, de l’ananas, je me suis fait une timballe de coquilles St Jacques. On se console comme on peut. Le pire c’est que s’il avait présenté les choses autrement, j’aurais pigé bénévolement pour lui car il me manque carrément une expérience dans la presse ado magazine. Mais là, j’avoue que ça a refroidi mes ardeurs. Et ça m’a un peu vrillé le moral aussi parce que cet entretien, c’était un peu une bonne nouvelle et ça s’écroule comme un soufflé. Ma mère m’a demandé pourquoi je l’avais pas franchement envoyé chier mais je préfère éviter de me griller, on ne connaît jamais les connexions entre les gens. Enfin, au moins, je vois le positif : j’ai pris le tram.

Réflexions en tous genres

Par Tatiana

Bon alors j’ai envie de faire un article mais j’ai pas de trucs précis à raconter. Je vais vous faire ma journée d’hier. Hier j’ai été mangé avec des gens de mon ancien stage, et comme d’hab j’ai appris plein de ragots. Cette boîte est pleine de gens qui s’aiment pas. C’est hallucinant comment ils taillent les uns sur les autres. Le seul hic c’est que moi je m’entends avec deux groupes différents alors ça me gêne un peu quand ils se crachent dessus. Des fois j’ai l’impression d’être l’enfant dont les parents se dispute la garde. C’est assez étrange. Bon de toute façon je suis obligée de m’y faire. Parmi les gens avec qui j’ai mangé hier midi, il y a barbe rouge. Non il a pas de barbe rouge en vrai mais je trouve que ça lui va bien comme surnom. Barbe rouge je l’apprécie, il est sympa. Le seul hic c’est que plus ca va et plus j’ai l’impression que lui il m’aime plus que bien. Je vous vois venir vous allez me dire « mais pourquoi tu dis ça t’as pas de preuve… », ben si j’ai des trucs qui me mettent la puce a l’oreille et aussi mon intuition qui ne me trompe jamais. En tout cas sur ce plan, elle ne m’a jamais fait défaut. Alors ça m’embête carrément, parce que déjà barbe rouge il a une copine que j’aime beaucoup et aussi parce que moi j’ai pas envie de ça. Je crois que dans ma chance il tentera rien même si a une soirée y a pas très longtemps j’ai vraiment flippé qu’il dérape. Du coup j’aime pas trop qu’il paie mes repas quand je le vois, ça me mets mal à l’aise.


Et puis mon ex c’était un ami de lui, même s’il sait rien de tout ça. Je me demande ce qu’il en penserait s’il savait. Je me demande aussi si c’est pour ça que mon ex il avait autant peur qu’il le sache. Parce que a chaque fois que je lui demandais pourquoi, il voulait rien me dire. J’adore me retrouver dans des triangles foireux. Enfin bref, après j’ai fait des trucs l’aprem rien de transcendant, à part peut être une queue immense à la poste (l’enfer!). Dans ma chance, il y avait un guichet spécial retrait de lettre.


Le soir je suis allée boire un verre avec Cynthia et un mec qui est l’ex de sa sœur. J’ai trouvé ça plutôt marrant qu’elle ait gardé contact avec un ex à sa sœur. Elle m’a expliqué qu’ils étaient restés super longtemps ensemble et que sa sœur l’avait dégagé du jour au lendemain. On a passé une bonne soirée mais je crois qu’on l’a surpris par moment sur ce qu’on disait. On a parlé quasiment toute la soirée cul et histoire d’amour et on l’a un peu scotché quand on lui a expliqué comment des fois la drague dans les entreprise ça peut vite devenir relou. Tout le monde sait que dans les entreprises le jeu de séduction est de rigueur, c’est comme une règle tacite. On fait tous ça, mais y a des degrés différents. Le petit jeu de séduction pour avoir tes infos plus vite ou autre ça c’est normal, mais après t’en a qui croient que c’est la fête et que tout est permis. Là, t’es obligée de les remettre à leur place et en même temps tu peux pas y aller franco car c’est tellement fait par sous-entendus que l’autre serait capable de te dire que tu te fais des idées. Sans compter que des fois c’est un de tes supérieurs. La pauvre Cynthia c’est des chauds du cul dans sa boîte et franchement elle se fait tout le temps draguer par les mecs. C’est un peu abusé car ils la draguent vraiment de manière pas du tout respectueuse, et souvent bien sûr ils sont mariés ou en couple. Ca donne une très belle image de la gent masculine.


La soirée s’est passée et chacun est rentré chez soi. Ce matin Cynthia m’envoie un mail en me disant que l’ex de sa sœur je lui ai bien plu. (là je viens de réaliser que ça fait très narcissique comme article mais normalement je suis pas comme ca). Bon mais moi je le trouve sympa mais c’est tout. Mais par contre à chaque fois que je rencontre un mec qui me plait pas ça me fait culpabiliser. Je me dis est ce que je devrais pas plus apprendre à le connaître ? est-ce que vraiment il n’y a rien qui m’attire chez lui ? Pourtant c’est pas de ma faute, je devrais pas culpabiliser, et pourtant je le fait. Faut dire que ça serait plus simple s’il m’avait plu. En fait je crois que ça me donne l’impression de jouer la nana genre hyper difficile qui crache sur tout. Oui alors c’est vrai que je suis un peu difficile. Et d’ailleurs je me suis engueulé avec des amies la dernière fois a cause de ça. Elles veulent absolument me caser avec un mec qui ne me plait pas. Le problème c’est qu’elles elles le trouvent bien alors elles comprennent pas pourquoi moi non. Limite elles me disaient genre « vas-y fait un effort ». Mais je comprends pas qu’on puisse avoir cette conception de l’amour. Normalement tu dois pas avoir besoin de faire des efforts, surtout au début. Je m’étais super énervée à essayer de leur faire comprendre que moi je marche pas comme ça. Si y a rien dès le début ça viendra pas ensuite.


Alors à quand le mec à qui je plairais et qui me plaira ?