Comment fucker le système avec classe et élégance

Par Jane

Non, je ne vais pas vous parler d’évasion fiscale ou d’un circuit parallèle permettant de trouver de l’essence moins chère. Je vais jouer au satellite autour de la chômagie et vous raconter comment j’ai démontré en un mois que la valeur de quelqu’un ne se réduit pas au nombre de ses diplômes.

Pour commencer, il faut savoir que je nourris un certain complexe de « sous diplômée ». J’ai fait le choix très personnel de faire des études plutôt courtes (bac+2), une formation bien plus professionnalisante que la fac (un DUT) et j’ai misé sur l’Anglais pour sortir un peu du lot. Fin 2005, je suis au chômage, une partie de ma famille ne comprend pas pourquoi je ne reprends pas mes études (histoire de m’occuper?) et le reste me soutient dans mon choix. Je préfère m’en tenir à ce que j’ai et tenter d’en tirer le meilleur plutôt que de retourner roupiller sur les bancs de la
fac (qui ne sont pas confortables, j’ai testé)

Décembre 2005, tout s’accélère, je passe une série d’entretiens et suis embauchée dans un grand groupe. Je déménage en région parisienne et découvre les joies du monde du travail.

Mai 2008, mon téléphone professionnel sonne. « Bonjour, je suis Mlle X du cabinet de recrutement « Même pas en rêve », nous souhaiterions vous rencontrer afin de faire le point sur votre parcours et vos objectifs et éventuellement vous proposer un poste chez Groupe International. » Comme je suis un peu sous le choc, je lui demande de me rappeler plus tard, faire un point sur son parcours professionnel en open space avec son chef à 2m de son bureau, on a connu plus discret.

Le lendemain, le portable sonne, et j’en apprends un peu plus. Ils sont missionnés par Groupe International pour trouver une nouvelle assistante qui ne sera pas chargé de faire le café. Elle me pose quelques questions techniques, et un rendez-vous est pris histoire de faire connaissance. Je commence à flipper. Parce qu’entre temps, j’ai jeté un oeil sur l’annonce pour le boulot, et il se trouve qu’il me manque une année d’études, et une année d’expérience professionnelle. On me rassure, on me dit que ce sont eux qui m’ont contacté, on me dit d’arrêter de stresser et d’y croire un
peu.

L’entretien au cabinet de recrutement se passe comme un banal entretien, avec questions piège dans lesquelles je tombe allègrement, et j’apprends que nous sommes 6 pour le poste, dont une personne que je connais professionnellement. Je désespère un peu, ça fait beaucoup de monde, je n’ai pas le profil idéal… Mais quelques jours plus tard, je suis conviée chez Groupe International.

Et je découvre les avantages des groupes non français. Personne ne me dis que je n’ai pas les diplômes. je détaille mon expérience et mes compétences, et ça semble plutôt bien coller à ce qui est recherché. La seule question sur le sujet est « Vous ne travaillez que depuis environ 2 ans, pourquoi vouloir changer si vite d’entreprise? » Parce que je ne cherchais pas, mais qu’on est venu me
chercher…

Je ne sais pas ce que sont devenus les autres candidats, mais j’ai eu le poste. Avec mon bac+2. J’ai finalement réussi mon pari « études courtes + expérience » dans une période qui est plutôt à la surenchère de diplômes.

Pour un flirt avec toi

Par Lucas

Ce nouvel article va me valoir une mise au rebut par cedcox et surtout par ma belle Tatiana mais il faut que je sois fort et honnête et que j’avoue les choses…

Chères lectrices, chers lecteurs, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas bavé un truc et vous m’avez grave manqué, si, si. Coincé entre rédaction d’un bavardage qui se veut roman, recherche de boulot, déménagement, exil, rééducation et cætera. Les aigris diront « T’avais dit qu’tu’t cassais et te revoila, ça s’en va et ça revient ». Bah oui mais j’ai encore un an avant la limite d’âge alors prout (argumentaire imparable)

Donc pour renouer avec vous, je vais vous reparler des sites de rencontres !! Mon ami l’aigri va me dire « Tout a déjà été dit Louka, tu nous saoules« . Bah écoute justement, enfonçons des portes ouvertes, comme ça on ne se fera pas mal aux épaules ! (www.humour-de-merde.com)

Donc Louka a testé pour vous un site de rencontres ! Ouhai même que. Avec abonnement de 3 mois et tout le tintouin. Ouhai, quand je teste, moi, j’y vais à fond. C’était lequel allez vous dire ?

Pas Meetic, trop facile.
Pas les sites qui foisonnent ds la marge de FaceBook, là encore ça ne me disait rien.
Non, je vais encore vous parler de PC²,  PointsCommunsPointCom, PCC pour les intimes.

Comme son nom l’indique, PCC est un site de rencontres fondé sur les points communs entre membres (vous n’l’auriez jamais deviné). Perso au départ ça m’a un peu rebuté parce que paye ton ouverture culturelle avec un couple sclérosé sur ses p’tites préférences…

Mais mon amie Concupiscence aidant, j’ai donc passé le pas de la porte. Et là, c’est la fête…

Votre serviteur inscrit juste avant son coma est reviendu sur PCC en avril pour 6 mois. 6 mois afin de vous faire une fouille réglementaire And this is the end, beauty for friend.

Parlons des filles tout d’abord, histoire de faire une introduction bancale.
Elles se méfient les nanas…et elles ont raison ! Le ratio « nanas comestibles »/mecs affamés est de 68% au 17 Septembre 2008 (merci le module de recherche). Pour peu qu’elles aient un visage un
peu glamour, je suis sûr que les nanas sont littéralement agressées de demandes. Va donc faire ton tri, Mademoiselle… Surtout que sur PCC, on peut envoyer une « Good Vibration » aux nanas qu’on
kiffouille. Ya surement des femmes qui sont tellement sollicitées qu’elles n’ont plus besoin de vibros… (au fait Nina, comment va Etienne ? C’est comme ça qu’il s’appelait non ?)

Ici je n’évoque même pas les fake (profile). Avec des pratiques comparables au scam (1) mais Made In East (Pologne, Russie and co). Voire encore plus frustrant, les vraies quebécouéze, toute mimi. T’es rigolote Evangeline, mais Rueil-Paris c’est quand même plus pratique que Rueil- Montréhél.

Mais revenons à PCC…

Si on vire les Quénédiennes, les scam, les vieilles qui se sont faites larguées par leurs mecs pour une jeunette, les p’tites pouffes abonnées au LOL, quess qui nous reste ???

Bah pas grand-chose…

Ca veut dire que le ratio nana 3 étoiles michelin/mecs insatiables passe facilement à 1 pour 5. Vas-y Louka, paye ta mission « comment se démarquer ? »

La solution est donnée par PCC avec les « comm », équivalents aux articles des blogs et « les réactions aux comm » qui sont nos « commentaires » ici. Vous me suivez ?

Sur PCC on établit une liste de trucs culturels qu’on aime dans plus de 100000 références. Cinéma, Livres, Musique, Media (avec des sous catégories pour chaque). Histoire de trouver un(e) alter ego qui partage ces choix culturels. Or, sur les dits choix, on peut faire des « commentaires ». Dire pourquoi on a detesté le dernier Douglas Kennedy ou pourquoi on surkiffe Alain de Botton. Dans un bon tiers des cas, le commentaire est un prétexte honteux pour parler de tout et surtout de n’importe quoi et se faire mousser… « Regardez moi, je suis le plus beau de PCC« .

Comme tout un chacun peut re(d)actionner, ça peut donner des discussions rigolotes suite aux articles. Surtout quand on analyse ces réactions et qu’on se rend compte (qu’on est toujours tout seul au monde, certes) que moult congénères utilisent le comm d’autrui pour se faire mousser avec des réactions plus ou moins pertinentes… PCC est un monde sans foi ni loi où seuls les les modos (relativement cools et ouverts, notons le) peuvent nous dire fuck, ce qu’ils font uniquement quand on dépasse les bornes des limites.

Alors bien sûr le prétexte de départ est sympa. Trouver la femme de ses rêves par affinités culturelles, celles-ci pouvant être l’illustration de sa conception de la vie. Entre une nana qui kiffe NRJ et la Starac et un autre qui préfère Barthe et Miles Davis, ya comme un rift… (2

On fait l’bilan calmement ?

PCC nous vend du rêve, un idéal éthéré, cette croyance ingénue qu’on va trouver une naïade castelbrianesque, un être idéal qui aime prendre son p’tit dèj en lisant  Matin Serein et en écoutant le Best Of Chantal Goya. Une nana avec laquelle on aurait une connivence car la culture aidant on est proche l’un de l’autre… Vente de rêve, mais la vie est-elle un songe ? (Calderon, sors de ce blog)

Voili, voilou. Prochain article : La religion chez les Vingtenaires.

(1) Scam : pratique consistant à arnaquer les français crédules en disant être la fille richissime du président du pays en demandant un envoi de fric par la poste sur un compte bancaire Africain. Ouhai, on a tous reçu ça au moins une fois…

(2) C’est là que la nana mauvais esprit va me dire que c’est pas inconciliable et tu fais chier Louka avec tes coupures sectaires. Oh, j’te kiffe toi la commentatrice intègre…

(J’anticipe les propos des connasses et des connards qui voient le mal partout et qui vont voir ds cet article une pub déguisée. Allez donc baver ailleurs, c’est mal me connaître que de croire que je peux être aussi complaisant.)

Keira

Pseudo : Keira

Age : 22

Signe astro : Gémeaux

Profession : étudiante en maquillage de cinéma.

Situation amoureuse : célibataire abonnée.

Lieu de chasse favori : les fêtes.

Ce que vous cherchez : un mec honnête.

Liaison amoureuse la plus longue : 1 an et 3 mois.

Votre meilleur souvenir en amour : des retrouvailles après quelques jours de séparation. Particulièrement passionnée puis très
tendres
.

Une anecdote marrante en matière de sexe : Mon frère tapant contre le mur de sa chambre parce que mon ex et moi faisions trop de bruit
et que ma mezzanine tapait contre mon armoire de façon très sonore à chaque mouvement.

Vos règles et devises : En amitié et en amour, la franchise est nécessaire et vitale. Les vacances c’est la santé !

Petite présentation : Petite nenette qui reste sans doute trop accro à son enfance. J’aime rire et faire rire. Ca fait des années que
j’essaye de vaincre mes pulsions de timidité et je progresse. Grande rêveuse, j’aime avoir plein de monde autour de moi tout en restant assez solitaire. Et je suis une vraie chieuse en
couple.

Si vous étiez une chanson : Tiny Dancer, Elton John.

Si vous étiez un livre : Les Chroniques de San Francisco, Armistead Maupin.

Si vous étiez un film : C.R.A.Z.Y

Si vous étiez un arbre : Un beau saule pleureur au bord d’un lac.

Si vous étiez une fleur : Une clochette de muguet.

Si vous étiez un animal : Un chat.

Si vous étiez une ville : San Francisco définitivement.

Si vous étiez un pays : La Nouvelle-Zélande.

Si vous aviez 3 vœux : Réussir ma carrière, gagner à l’euromillion, garder le contact avec tous mes amis (ces propositions sont dans
le désordre, essaye de les remettre par ordre de priorité !).

Si vous pouviez être invisible, vous iriez espionner : Les vestiaires de l’équipe de France de Rugby...

Ma vertu préférée : La franchise.

Le principal trait de mon caractère : Sans compromis.

La qualité que je préfère chez les hommes : Leur côté rassurant.

La qualité que je préfère chez les femmes : Leur douceur.

Mon principal défaut : Etre une feignasse.

Ma principale qualité : Etre là dès que ça ne va pas.

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : Leur présence, leur charme, leur humour, leur fidélité, leur âme.

Mon occupation préférée : Rêvasser.

Mon rêve de bonheur : Partir en Nouvelle-Zélande et apprendre des meilleurs maquilleurs afin de pouvoir bosser partout dans le monde
par la suite.

Quel serait mon plus grand malheur ? : Que tout le monde me tourne le dos.

A part moi -même qui voudrais-je être ? : La femme de James (mais lequel, telle est la question !).

Où aimerais-je vivre ? : San Francisco, Londres, Paris.

La couleur que je préfère : Ce n’en est pas une mais : le noir.

L’oiseau que je préfère : La buse.

Mes auteurs favoris en prose : Hobb, Tolkien, Martin, Maupin, Irving, Murakami, Kipling, J.M Barrie, Wilde, Garcia
Marquez…

Mes poètes préférés : Rimbault, Verlaine, Prévert, Apollinaire, Gainsbourg, Brassens, Brel.

Mes héros dans la fiction : Peter Pan, Spike Spiegel, Corto Maltese, FitzChevalerie, Le Fou.

Mes héroïnes favorites dans la fiction : Pelisse, Babycakes, Lucy Pevensie, Althéa.

Mes compositeurs préférés : Mozart, Gershwin, Puccini, Beethoven.

Mes peintres préférés : Gauguin, Monet, de Vinci, Hokusaï, Vermeer, Van Gogh, Klimt.

Mes héros dans la vie réelle : Gandhi, Luther King, Dalaï-Lama.

Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : Katharine Hepburn, mes grand-mères.

Mes héros dans l’histoire : Ramsès II, de Vinci, Camille Desmoulins, Wilde…

Ma nourriture et boisson préférée : Chateaubriand saignant à la sauce champignons accompagné de pommes de terres cuites dans la
graisse d’oie et de tranches de lard grillé. Sinon niveau boisson je suis une accro au Ice Tea.

Ce que je déteste par-dessus tout : Les mensonges gratuits, l’hypocrisie, et les cons.

Le personnage historique que je n’aime pas : Napoléon.

Les faits historiques que je méprise le plus : Les génocides.

Le fait militaire que j’estime le plus : Le débarquement, oui, forcément.

La réforme que j’estime le plus : L’école obligatoire.

Le don de la nature que je voudrais avoir : J’aimerais avoir des ailes, pouvoir voler serait le pied !

Comment j’aimerais mourir : Sans m’en rendre compte.

L’état présent de mon esprit : Complètement à l’Ouest !

La faute qui m’inspire le plus d’indulgence : Qu’on prononce mal mon prénom.





La banque à qui parler… si elle écoute

Je disais donc hier que je quittais le Crédit Mutuel, bye bye baby, sans regrets. De toute façon, il paraît acquis que je vais vivre sur Paris encore quelques années donc il était plus que temps d’avoir une banque ici. Allez, je saute le pas, wouuuuuh !

Problème n°1 : choisir sa banque. Globalement, on dira que pour un compte courant et quelques comptes épargne basique, les offres sont peu ou prou correspondantes : tu paies un service dans la banque A que t’auras gratos dans la B mais dans la B, tu paieras un truc qui n’est pas facturé chez A, etc. De toute façon, je suis jeune active, je n’ai pas un salaire mirobolant (à mon grand désespoir), je ne boursicote pas donc je les intéresse moyen, les conseillers financiers, je ne suis pas une cliente qui fait briller leurs yeux. Je pourrais leur dire que le jour où ma grand-mère mourra, je serai archi pétée de tune mais je n’aime pas spéculer sur le sujet, j’ai peur que ça porte la poisse.

En tant que consommatrice lambda, je devrais donc faire confiance aux pubs. Sauf que dans la catégorie pubs, celles pour les banques me font franchement hurler. Entre la LCL avec des célébrités qui ont dû être payées l’équivalent de mon salaire annuel pour dire « ah ouais, très heureux ! » alors que les guichetiers vacataires sont payés au SMIC, la CIC qui prend les gens pour des cons (mais la CIC est une filière du Crédit Mutuel donc non, je boude), le Crédit Agricole et ses conseillers financiers qui font du playback devant leurs
clients extatiques… Non mais si c’est pas de la pub mensongère, ça ! Je n’ai jamais été extatique devant un conseiller financier, moi.


Bref, je trouve les publicités pour les banques globalement calamiteuses, à part peut-être la Banque populaire mais c’est parce que la musique me plaît bien. Bon, faut dire ce qui est, les conseillers financiers ne font jamais rêver, non, jamais. Dans les films érotico-pornos, par exemple, ce ne sont jamais eux qui montrent leur grosse quéquette à la dame émoustillée alors que franchement, le scénar serait super facile : « Oh, monsieur, j’ai un découvert que j’ai du mal à combler, comment faiiiiiiiire ? », « je suggère un paiement en nature, je peux même vous donner mon liquide ». Peut-être à cause des parois en verre, pas très discret pour une levrette sur bureau, je ne sais pas. Du coup, dans la pub, on nous montre un jovial conseiller financier limite puceau ou une gentille conseillère très maternelle qui se passionnent pour notre vie, notre cas. C’est cela oui. Je suis à peu près persuadée que ma conseillère financière ne connaît même pas mon prénom. Bon, je vais pas lui jeter la pierre non plus, les conseillers financiers ont en général plusieurs centaines de clients à gérer, faut pas leur demander la lune non plus. Et puis franchement, moi, je m’en fous du conseiller, je joue pas en bourse. Je veux juste avoir accès aux services de base sans que ça prenne des plombes.

Alors après un sondage parmi mon lectorat, j’ai pris ma décision, je serai désormais à la Société Générale. Dès que mon salaire est tombé et mon loyer parti, je prends rendez-vous.

Bank story

Récemment, j’ai eu quelques déconvenues bancaires. Comme vous le savez si vous avez lu cet article, j’ai perdu ma carte bleue. Je suis entièrement fautive, je peux chercher des excuses mais la seule que j’ai est que c’est un pur réflexe : quand je prends le papier du distributeur, c’est normalement que j’ai déjà récupéré ma carte. Mais je reste fautive. Si le service d’opposition a été très gentil et efficace (à l’arrivée, personne n’a retiré sur mon compte), je suis assez remontée contre ma conseillère financière.

Ma banque est toujours à Toulouse et horriblement cloisonnée. Y avait des opérations que je ne pouvais même pas faire dans d’autres antennes de Toulouse si j’avais pas le numéro de compte comme poser un chèque sur mon compte épargne, c’est dire. Lundi, veille du jour fatidique où j’ai perdu ma carte, j’ai demandé à ma conseillère de m’envoyer mon chéquier en prévision de caution et de frais d’agence à payer, des fois que je trouve un appart (hé oui). Le mardi, je perds donc ma carte. Le mercredi, je reçois un mail de sa part : chéquier, par lettre normale ou recommandé (48h pour me répondre) ? Je lui réponds texto (c’est un copier/coller) : «Je souhaiterais en envoi simple car j’ai dû faire opposition à ma carte bleue hier suite à une perte et je n’ai plus aucun moyen de paiement donc ça m’évitera de devoir aller le chercher à la Poste. Du coup, serait-il possible de m’expédier par courrier ma nouvelle carte dès qu’elle sera arrivée? » . Alors ok, c’est une question et pas un ordre mais ça me paraît pas super subtil quand même. Le lundi suivant, je reçois mon nouveau code, youpi. La carte ne devrait pas tarder. Une semaine plus tard, toujours rien donc je me décide à envoyer un mail à ma conseillère financière : allo, où est ma carte ? Réponse : elle est là, vous voulez que je vous l’envoie en recommandé. Bon ben ma cocotte, tu ne seras donc pas surprise que je ferme mon compte (de toute façon, je t’aimais pas trop avec ta french manucure, tu dois pas souvent taper sur le clavier).

Seulement voilà, je ne travaille pas vraiment dans le secteur bancaire, bien que j’ai été guichetière à la Poste, ce qui m’a permis d’avoir un aperçu des différents produits bancaires. Mais comme j’ai pas envie d’être cliente à la Poste, je préfère tester de nouvelles banques. A mes 18 ans, mon papa m’avait ouvert un compte courant au Crédit Mutuel puisque les deux avaient un compte. J’avais également un compte courant au Crédit Lyonnais dont je me suis jamais servie et sur lequel traînaient 2000 francs (à l’époque), récupérés pour mon livret jeune. En 2001, je décide de transférer mon compte à Toulouse mais au Crédit Mutuel, transférer veut dire « on ferme tout et on ouvre ailleurs ». Quelques jours plus tard, je reçois un chéquier en euro (le tout premier) flambant neuf. Je fais pour 650 euros de chèque, 300 à Guillaume 1er qui m’avait avancé de l’argent en attendant ma paye et 350 à la fac pour mon inscription. Quelques jours plus tard, mon mec m’appelle : « J’ai comme qui dirait un souci, ton chèque a été rejeté ». Aaaaaah, panique, panique ! Il est 22h, je n’avais pas le net à l’époque, je commence à imaginer qu’on a piraté mon compte et volé tous mes sousous. Je cours donc au guichet le lendemain, mon compte est tout bien garni. Mmmm ? Bon, on va dire qu’il y a une erreur quelque part. Je rappelle mon copain lui expliquant la situation et là, en jetant un œil sur mon chéquier, je manque de m’évanouir : ces abrutis congénitaux m’ont envoyé le chéquier de mon ancien compte (désormais fermé). Donc j’ai fait 650 euros de chèques en bois, je reçois un recommandé me menaçant d’interdit bancaire.

Je récupère donc le chèque de mon mec contre un du bon chéquier mais problème : y a celui de la fac. Or ceux qui ont vécu à Toulouse en 2001 se souviennent : le Mirail était partiellement détruit. Donc j’ai dû aller à la fac et supplier quelqu’un de me laisser aller au centre administratif interdit aux élèves pour raisons de sécurité afin de récupérer mon chèque en bois contre un chèque existant. Pourquoi je n’ai pas changé de banque à l’époque ? Parce que j’ai autre chose à faire que d’ouvrir un compte tous les deux matins.

Mais là, ma décision est prise : Crédit Mutuel, je te quitte. De toute façon, tu n’existes pas beaucoup sur Paris, c’est la galère. Ciao donc. Mais vers qui me tourner ? La suite au prochain épisode parce que sinon, l’article va être trop long.

PS : Tu aimes quand je mets plein d’images ou c’est insupportable ? J’ai envie de tester de nouveaux trucs en ce moment.

L’homophobie au travail

Par Bobby

Bon, comme tu le sais, cher lecteur, je bosse depuis peu à MacDo comme équipier. Comme tu le sais également, j’en fais le résumé quotidien sur mon blog. Mais voilà, sur mon blog, il y a quelques chose que je n’ai pas raconté, et je vais te le raconter à toi.

L’autre jour, un autre équipier, M., vient bosser avec nous en cuisine. Il est là depuis beaucoup plus longtemps que moi, et d’après ce que j’ai compris, il n’a pas l’intention de rester. M., c’est le rigolo de service, le boute-en-train sur lequel on a oublié d’installer un bouton STOP. Ceci dit, sympa de prime abord. Tout le temps à me taquiner, mais gentiment. Je suis petit, je suis nouveau, je suis adorable, normal. Et puis il se met à me parler de « meufs ». Normal, encore une fois, à part les « meufs », les équipiers MacDo ont peu de sujet de conversation. Comme il insiste, je lui dis cash « ben écoute tu sais moi les filles c’est pas trop mon truc ». Je me disais qu’il était sympa, que ça n’allait pas faire un scandale. Et puis merde, j’ai rien à cacher, je vais pas jouer à mentir, j’ai pas que ça à faire (quand je dis « j’ai pas que ça à faire », je sous-entends que j’ai à faire des hamburgers à la place). Du coup, le mec est choqué et se met à me balancer réflexions sur réflexions, naïves et pas bien méchantes d’abord, du style « alors, et ça fait quoi ? », « et tes parents ils le prennent comment ? », « et pourquoi t’es… comme ça ? ». Puis indiscrètes et connes, du genre « t’es actif ou passif ? », « t’habites dans le marais ? », « c’est quand la gay pride ? ». Et pour finir, ça part en live. Dès qu’il voit un autre équipier, il lui lance « oh, tu connais pas la nouvelle ? ». Dès que je passe vers lui « holà me drague pas hein ! », ou alors « bon, je vais faire du remplissage… mais rien de sexuel hein ! Y en a ici qui pourraient avoir de mauvaises pensées, hein Bobby… ». Déjà, je commence à trembler et à m’énerver. Je réponds avec humour, parce que voilà, j’ai voulu jouer le mec qui assume, j’ai pas intérêt à flancher, même si c’est dur. Je dois le prendre à la rigolade, même si j’en ai marre, même si ça me fait mal, même si personne ne dit rien pour qu’il ferme sa gueule alors que tout le monde
l’entend. Et pour finir, une avalanche de « mais ça va hein Bobby, c’est pas grave hein… » à répétition. Je me suis donc emporté, je lui ai demandé de fermer sa grande gueule de con parce que ça me déconcentrait. Et là, ce connard me balance : « oulà, tu vas rester poli avec moi, parce que sinon ça va mal se passer pour toi et je peux devenir très méchant ».

C’est clair, moi je fais 1m63, et lui trois têtes de plus et ses bras font la taille de mes cuisses. Donc je ferme ma gueule. J’ai envie de balancer les BigMac, de crier « ok, ben je me casse de cet endroit de merde bande de connards », d’aller dans la salle équipier et de pleurer de colère pour me calmer. Mais non, je reste là, je continue à bosser, je me plante dans mes sandwichs mais tant pis, je reprends à zéro, je continue.

Merde quoi, on est en 2008, et on en est toujours là ? Il faut encore mentir sur son lieu de travail quand on est pas comme les autres ? Quand est-ce qu’on leur expliquera, à ces gens que :

1/ être gay n’est pas un choix

2/ être gay n’est pas dû à une mauvaise expérience avec les filles

3/ être gay n’est ni une maladie, ni un problème

Le pire, c’est qu’il est pas méchant, ce bougre. C’est un type comme un autre, juste un peu con, et pas très renseigné sur la question. Dommage que, au passage, ça fasse autant de dégât dans la tête de quelqu’un déjà bien érodé par la connerie humaine à vingt ans à peine.

Esclave du dieu hamburger

Par Bobby

Depuis quelques jours, j’expérimente un univers quasi réservé au monde estudiantin : les coulisses de MacDonald’s. En effet, je suis préposé aux cuisines en tant qu’esclave du dieu hamburger. Je ne vais pas vous raconter comment ça se passe là-bas, puisque je le fais déjà sur mon blog. Mais je voulais vous parler, tout simplement, du fait de travailler. Bizarrement, ce job a beau être chiant à mourir, depuis que j’y suis, je me sens bien. Déculpabilisé, d’une part, vis à vis de papa-maman qui payent à leur fils chéri un appartement, certes pas bien grand, mais hors de prix, dans Paris, afin que Bobby la bidouille puisse étudier le cinéma (et en parallèle, il l’espère, reprendre à la rentrée sa licence de philo). Déculpabilisé, d’autre part, vis à vis de lui-même, vis à vis de la société en général. Alors certes, je ne gagne pas des monceaux d’or (pas assez pour payer l’appart à la place de mes parents en tout cas). Certes, je n’ai qu’une modeste place d’équipier de fast-food, qui se brûle les doigts et voit des souris sauter dans les bacs de nourriture.

Mais du coup, dans mon emploi du temps, j’ai des horaires, certes mouvants, mais des horaires quand même. En gros, j’ai des choses à faire. Je ne suis plus le glandeur qui passe ses journées devant son ordinateur. La valeur « travail » a une place considérable dans nos petites têtes. Je ne me risquerai pas à dire « de nos jours », même si la politique du gouvernement en place semble vouloir installer cette tendance depuis son accession au pouvoir, car j’imagine que ce sentiment d’appartenance à la société par le travail n’a rien de nouveau, et n’a pas été inventé par Bobby la bidouille. Déjà, il y a quelques années, un ami qui bossait à Quick et avait fini par arrêter ses études avait tenté de m’expliquer que, en dépit de son modeste rôle d’esclave du dieu hamburger, il se sentait exister en se disant qu’il avait un travail, des revenus, des horaires, des collègues, des supérieurs, un uniforme, etc. A l’époque, je n’avais pas très bien compris. Maintenant, c’est plus clair.

Ma vie sociale reprends par conséquent du poil de la bête, car forcément, je vois du monde tous les jours. En plus, j’entame une petite relation amoureuse, tranquillement, sans trop savoir où ça va me mener, mais avec une sérénité tout à fait reposante. C’est fou comme l’absence de passion rend les choses plus paisibles. Que demande le peuple ?

Eh ben justement, il en profite pour vous inviter, en cette rentrée 2008-2009 (désolé les amis, c’est bel et bien reparti pour un tour, fini la bronzette !), à vous rendre ICI, surtout si vous aimez écrire, parce qu’il paraît qu’on y cherche du monde…

En pleine loi de Murphy

Mercredi 27 août, 10h30. Là, je me dis que si 2008 avait été globalement clémente jusqu’à présent (enfin, rien d’extraordinaire mais rien de vraiment gênant, un lac, quoi), là, j’étais en plein œil du cyclone. Petit résumé de ce début de semaine pour comprendre.

 

Lundi : Je visite un appart plutôt bien, je décide de déposer le dossier. Mes parents me suivent, tout va bien.

Mardi : C’est là que ça se corse. Pour déposer un dossier, faut le faire vite donc j’entame le marathon administratif puis je décide
de consacrer ma pause déjeuner au dépôt du dossier dans l’agence à l’autre bout de Paris. Là, encore, ça va. Sauf qu’il me faut un RIB. Ca tombe bien, les distributeurs automatiques de ma banque et de sa filiale en donnent ! Et qui a un distributeur de la filiale juste à côté du boulot ? Ben moi, évidemment, sinon cette histoire n’a aucun intérêt. Je vais au DAB (le distributeur automatique), confiante et là, la fonction RIB ne marche pas. Je rentre dans la banque, la guichetière essaie de me dépanner mais rien à faire. Pas de soucis, il y a une autre filiale pas loin de l’agence. Je prends le métro, confiante en la vie et en l’avenir mais nouvelle claque : la filiale est en plein déménagement, y a plus de DAB. Je repars donc deux stations plus hauts, je trouve ENFIN un DAB qui marche, je retire trois RIB, je cours à l’agence. 15h30, me voici de retour dans mes quartiers (heureusement que j’ai des horaires souples), je vais pour m’acheter à manger dans une sandwicherie mais au moment de payer, je me liquéfie : je ne trouve plus ma carte bleue. Je réfléchis et mon sang se glace : j’ai bien imprimé 3 RIB, je les ai bien mis dans mon sac… Et j’ai bien laissé la carte dans le DAB. Je cours donc au bureau pour vite faire opposition, tremblante. De 1, la banque où j’ai fait mon retrait n’existe pas sur les pages jaunes, impossible de les contacter. De 2, sur le site Internet de ma banque, aucun numéro n’apparaît. De 3, sur les pages jaunes, il n’y a pas le numéro de mon agence bancaire, seulement le fax. « Heureusement », j’avais échangé quelques mails avec ma conseillère financière il y a 6 mois et je ne jette jamais mes mails, j’arrive enfin à joindre ma banque qui me donne le numéro du centre d’opposition. Une heure après ma boulette, l’opposition est faite et comme j’ai une assurance, je serai remboursée s’il y a eu un retrait depuis ma dernière opération
(j’avais l’heure affichée sur mes RIB). Simon me rassure en m’expliquant que ma carte a été automatiquement avalée au bout de quelques minutes de toute façon, il n’y avait personne derrière moi. Sauf que mon chéquier est toujours à Toulouse (je l’avais demandé la veille donc il doit arriver d’ici la fin de la semaine) donc pas de chéquier ni carte bleue, c’est la merde. « Heureusement », j’ai une gentille sœur qui m’a avancé 60 euros en liquide. La soirée se passe bien, je dîne chez ma sœur avec mon cousin et son mec, super soirée.

Mercredi : 2h du mat, je suis sur le net (oui, je me couche toujours tard, malgré mes efforts) et là, la freebox plante. Vu que ça
arrive hebdomadairement, je ne m’inquiète pas outre mesure. Sauf qu’elle ne redémarre pas. Bon, je vais me coucher. Je me lève le lendemain (enfin, 6h plus tard) et ça tourne toujours. Graaaaaaaa ! Bon, ça faisait 6 mois qu’elle agonisait, s’amusant à se réinitialiser toute seule, la taquine. Légèrement excédée, j’appelle le service technique et c’est parti pour une engueulade géante « non, madame, je n’ai aucune raison de vous envoyer un technicien.

– VOUS VOUS FOUTEZ DE MOI ? Ca fait un an que ça déconne, que vous m’envoyez des prises électriques et que ça ne résout pas le problème, ma carte wifi ne marche plus, je veux une nouvelle freebox.

– Très bien, je vous envoie un technicien mais si le problème ne vient pas de la box, faudra payer 49 euros.

– Non mais je refuse de payer, ça fait un an que ça ne marche plus et que vous êtes incapable de régler le problème, ça suffimaintenant !

– Faudra payer 49 euros si c’est pas ça.

– Mais je ne paierai pas !

– Alors j’enverrai pas le technicien.

– Si ! Je verrai ça avec lui ! ».

Du coup, poussée à bout, je me suis mise à pleurer en raccrochant, consolée par la pauvre Ioulia qui n’a pas du comprendre ce qui me prenait (enfin, si, elle avait suivi l’histoire de la carte bleue, déjà). J’ai fait un résumé de la situation ensuite à Simon qui n’était pas là au moment des faits qui m’a dit : « Bah, de toute façon, tu n’as ni carte ni chéquier, tu ne pourras pas payer ! ». Comme quoi, parfois, dans toute chose malheur est bon.

Le monsieur de la freebox doit donc passer aujourd’hui entre 10 et 12h, il est peut-être chez moi à l’heure où vous lisez ses lignes. Que
va-t-il se passer ? Vais-je récupérer un accès Internet qui marche avec le wifi en prime, me permettant de surfer en direct de mon lit ? Vais-je avoir l’appartement pour lequel j’ai déposé un dossier ? Vais-je encore avoir une lose (ne jamais dire « ça peut pas être pire », la dernière fois que j’ai dit ça, ma grand-mère a eu un accident cérébral) ? Vous le saurez en suivant le blog des vingtenaires ! (à dire à la façon Capital, siouplé)

Belle au naturel

Par Tatiana


Aujourd’hui je vais vous révéler quelques secrets de beauté pour garder les bienfaits de l’été et des vacances. Et le plus c’est que cela ne vous coutera pas grand-chose car ce sont uniquement des secrets à base d’ingrédients naturels, donc exit le paraben et cie et exit la carte bleue qui devient rouge à force de marcher.

Alors déjà les secrets que j’ai expérimentés :  

Pour les cheveux un truc qui fait briller les cheveux à mort : le citron. Vous rincez vos cheveux avec du jus de citron et laisser poser 5 minutes puis rincer avec de l’eau car ça a tendance à dessécher le cheveu. Le petit plus c’est que pour celles qui comme moi ont le cheveu frisés ça fait de belles boucles (sûrement du au fait que les écailles des cheveux sont bien resserrées). Ensuite il y a les masques à l’huile de monoï (ca se trouve pas très cher dans les boutiques bio) que l’on met avant le shampoing, ou encore le henné neutre qui
donne volume et brillance mais qui salit bien la baignoire.  

Pour le corps j’ai testé le gommage huile d’olive et sucre. C’est à faire avant la douche pour enlever la graisse de l’huile d’olive hein, mais par contre ça laisse la peau super douce. L’avantage c’est qu’en plus vous pouvez choisir la dose de grains de sucre et la grosseur (selon si vous prenez du sucre en poudre en gros grains ou pas) pour faire un gommage plus ou moins doux.  

Ensuite, pour le visage un truc que j’utilise tout le temps, quand j’ai un matin difficile et donc des poches énormes sous les yeux, c’est le sachet de thé froid. Croyez-moi il n’y a pas mieux pour dégonfler les yeux et retrouver une tête à peu près normale. Il y a aussi le masque hydratant au miel : on étale juste du miel sur le visage et on rince.
Ca laisse la peau douce.

Maintenant quelques remèdes que je n’ai pas encore testés :  

Pour les cheveux : la bière. C’est bon aussi bien pour les cheveux secs que gras, et c’est à verser directement sur les cheveux après le shampoing. Il parait que l’odeur disparaît en séchant mais là je ne sais pas trop. L’avantage c’est que si vous habitez avec un mec y en a toujours dans le frigo. Inconvénient : vous aurez l’impression peu être d’être dans un bar en permanence et de ressembler à une alcoolique. Bon à savoir également, le shampoing sec au talc. Il suffit de saupoudrer le cuir chevelu de talc et de masser, ensuite on
brosse jusqu’à ce que la poudre disparaisse.

Pour le visage vous pouvez tenter le démaquillant au yaourt. Il faut mélanger un demi yaourt, 1 cuillère à soupe de miel d’acacia, 1 cuillère à café de germe de blé, la pulpe d’une demi pomme passée au mixeur et une cuillère à soupe de jus de citron. Il n’y a plus qu’à verser quelques gouttes d’huile essentielle de lavande et de conserver le tout au frigo dans un récipient hermétique. Plus simple sinon il y a l’huile d’amande douce associée à la pulpe de pêche. Pour les peaux sèches vous pouvez faire un masque à l’avocat. De l’avocat et un peu d’huile d’olive. On laisse poser le tout une vingtaine de minutes. Un truc antirides : le masque au blanc d’œufs qu’on laisse agir 15 minutes. En plus ça élimine les cellules mortes quand on le rince. Pour finir sur le visage il faut savoir que les eaux de fleur sont pleines de vertus. Attention à bien les acheter dans des magasins bio pour être sûr que c’est à 100% que de l’eau de fleur et qu’il n’y a rien d’ajouté. Vous pouvez utiliser la rose pour les peaux sensibles ou à tendance acnéique. La lavande est pour les peaux grasses. Camomille ou coquelicot pour les peaux sèches.

Pour le corps, vous pouvez tester le bain d’argile, qui va atténuer les rougeurs et rendre la peau douce. En plus ça a l’avantage d’être relaxant. D’ailleurs je crois que je vais m’en faire un de ce pas ! 

Si vous avez des questions n’hésitez pas et s’il y en à pas mal je ferais peut être un autre article en répondant aux questions !

Prétention et Modestie

Par Lucas


Je sais bien. Ca vous fait penser à Orgueil et Préjugés un tel titre. Je ne fais rien qu’à copier. Bouh, pas bien. Jane Austen va sortir de son caveau et venir me donner une malédiction.

Bon,  Prétention et Modestie parce que j’ai été taxé ces jours ci de prétention et ça m’énerve. Non pas parce que c’est faux ; je suis surement prétentieux,
m’enfin ce n’est pas avec mes études de merde et le fait qu’à 29 ans je n’bosse toujours pas que je peux me la raconter. Mais bon ce genre de pseudo débat stérile avec moi-même n’a aucun intérêt : revenons au sujet.

Ca me fait râler, mais il s’avère qu’en Douce France, on voue un culte à la médiocrité.

Alors là bien sûr, vous allez dire :

 « Mais il est pas bien Lucas, il nous prend tous pour des demeurés ou quoi ? Elle a raison la nana qui dit qu’il est prétentieux. Faut qu’il se soigne !« 

Alors, oui,  je sais bien : les magazines nous abreuvent d’exemples de gens qui ont réussi, de Challenge à Capital en passant même par Le Monde. Pour autant,
certaines lectrices, certains lecteurs reconnaitront qu’en France il ne faut pas avouer qu’on est doué, efficace,  ou au dessus de la moyenne dans un domaine donné sinon on est tout de suite 
taxé de vaniteux, d’orgueilleux, de mec qui se sent plus péter. Parce que reconnaitre soi même son talent en France, et bah c’est pas bien. Attention ! Je ne dis pas le clamer et s’en gargariser.

Je dis : simplement le reconnaître.

Culture de la médiocrité où personne ne doit sortir du rang, égalité portée aux nues…

 Cette culture, c’était celle qui dominait en France et elle en train de changer grâce notamment à des média agressifs (l’Entreprise qui invite ses lecteurs à se lancer, par exemple, et qui a senti qu’il y avait une place à occuper, un marché pour les publications dédiées à l’entrepreneuriat).

Avant, il ne fallait pas chercher à aller plus loin à faire progresser ou changer les choses. Paye ton cours « Comment lutter contre la résistance au changement ? »

Si les autres disent du bien de vous il ne faut pas les encenser. A la rigueur, on peut rester silencieux. Mais il faut mieux les contredire avec un p’tit sourire de mauvaise foi. Assumer qu’on est bon dans un domaine donné c’est mal.  En France, il faut rentrer dans le rang personne ne doit dépasser

Et je suis persuadé que la religion catholique a eu un rôle là dedans.
Sinon, pourquoi les pays de culture protestante voire anglicane ont un rapport différent à la réussite, qu’elle soit financière ou plus largement sociale ?
Comment expliquer que ce soit en Angleterre qu’il y ait eu en premier la révolution industrielle ?
Wiki nous propose 3 éléments de réponse :
– l’empire colonial,
– la spécialisation industrielle précoce,
– la puissance financière.

J’en rajouterai un 4eme qui me parait prépondérant : l’anglicanisme, religion qui ne reniait pas l’enrichissement personnel. Cette volonté de réussite, on la retrouve aux Zetats Zunis mais là ils ont d’autres arguments : un peuple d’aventuriers, de preneurs de risques au départ. Ca vous façonne une culture cet état
d’esprit…

Donc je résume. La religion catholique est responsable de tous les vices de la terre et elle a trouvé un ferment utile dans la culture française qui a mis en avant le coté égalité plus que la liberté et a transformé la fraternité en assistanat. Plus prosaïquement on retombe sur le bon vieux dilemme entre égalitarisme et élitisme. Je sens que ce genre de paragraphe va susciter des réactions à foison…

Voila c’était mon dernier article sur les Vingtenaires. Depuis mon coma/accident, je ne me sens plus en phase avec les lecteurs (mais l’ai-je jamais été ?) et un peu trop enclin aux délires perso là où la ligne éditoriale est plus carrée.  Je ne me sens pas vraiment dans le trip 20’s et vos comm sur les  derniers articles voire vos silences le
montrent. Ca tombe bien Nina veut recruter de jeunes plumes. Ca tombe encore mieux, je vais avoir 29 ans, le 3 août. Vieux vingtenaire, vieux vingtenaire lève ton verre…

Je vais donc sombrer dans l’égoïsme vaniteux et essayer d’écrire une histoire. Une vraie.  Ca fait bien dix ans que mes amis me pressent de le faire : il est grand temps de leur faire lire un truc afin qu’ils se rendent compte qu’écrire des articles c’est bien joli mais avoir le talent et la culture d’une McCullers ou d’un Auster, d’un Aragon ou d’un Labro, voire plus récemment d’une Barbery  (L’élégance du hérisson) ce n’est pas donné à tout le monde. Je sais ce que vous allez dire : je pourrais très bien mettre en suspens ma participation le temps de barbouiller qq pages. Mais là encore, je me découvre vide. Les idées d’articles qui me viennent n’ont pas grand intérêt.

Merci pour tous vos messages, vos commentaires, dithyrambiques ou non, et surtout merci pour votre honnêteté intellectuelle.

Je repasse coté lecteur pour apprécier pleinement les phrases ciselées de Nina et son jugement, son abnégation et son allant qui suscitent encore et toujours mon
admiration.

Merci à tous les Vingtenaires pour leur accueil, leur gentillesse, virtuelle ou IRL dans les rares moments où on s’est vu. J’espère que je vous laisserai un souvenir pas trop mauvais.


Je vous laisse tous avec une chanson.  Découverte sur Nova. De la Soul bien zen.

Une chanson dont le titre pourrait faire croire que je veux rester dans vos esprits mais c’est simplement que la musique est fort plaisante. Dédicace à Mlle Myers
au passage… Et petit sourire triste de circonstance : Lucas tire sa révérence.



Découvrez Dajla!