La banque à qui parler… si elle écoute

Je disais donc hier que je quittais le Crédit Mutuel, bye bye baby, sans regrets. De toute façon, il paraît acquis que je vais vivre sur Paris encore quelques années donc il était plus que temps d’avoir une banque ici. Allez, je saute le pas, wouuuuuh !

Problème n°1 : choisir sa banque. Globalement, on dira que pour un compte courant et quelques comptes épargne basique, les offres sont peu ou prou correspondantes : tu paies un service dans la banque A que t’auras gratos dans la B mais dans la B, tu paieras un truc qui n’est pas facturé chez A, etc. De toute façon, je suis jeune active, je n’ai pas un salaire mirobolant (à mon grand désespoir), je ne boursicote pas donc je les intéresse moyen, les conseillers financiers, je ne suis pas une cliente qui fait briller leurs yeux. Je pourrais leur dire que le jour où ma grand-mère mourra, je serai archi pétée de tune mais je n’aime pas spéculer sur le sujet, j’ai peur que ça porte la poisse.

En tant que consommatrice lambda, je devrais donc faire confiance aux pubs. Sauf que dans la catégorie pubs, celles pour les banques me font franchement hurler. Entre la LCL avec des célébrités qui ont dû être payées l’équivalent de mon salaire annuel pour dire « ah ouais, très heureux ! » alors que les guichetiers vacataires sont payés au SMIC, la CIC qui prend les gens pour des cons (mais la CIC est une filière du Crédit Mutuel donc non, je boude), le Crédit Agricole et ses conseillers financiers qui font du playback devant leurs
clients extatiques… Non mais si c’est pas de la pub mensongère, ça ! Je n’ai jamais été extatique devant un conseiller financier, moi.


Bref, je trouve les publicités pour les banques globalement calamiteuses, à part peut-être la Banque populaire mais c’est parce que la musique me plaît bien. Bon, faut dire ce qui est, les conseillers financiers ne font jamais rêver, non, jamais. Dans les films érotico-pornos, par exemple, ce ne sont jamais eux qui montrent leur grosse quéquette à la dame émoustillée alors que franchement, le scénar serait super facile : « Oh, monsieur, j’ai un découvert que j’ai du mal à combler, comment faiiiiiiiire ? », « je suggère un paiement en nature, je peux même vous donner mon liquide ». Peut-être à cause des parois en verre, pas très discret pour une levrette sur bureau, je ne sais pas. Du coup, dans la pub, on nous montre un jovial conseiller financier limite puceau ou une gentille conseillère très maternelle qui se passionnent pour notre vie, notre cas. C’est cela oui. Je suis à peu près persuadée que ma conseillère financière ne connaît même pas mon prénom. Bon, je vais pas lui jeter la pierre non plus, les conseillers financiers ont en général plusieurs centaines de clients à gérer, faut pas leur demander la lune non plus. Et puis franchement, moi, je m’en fous du conseiller, je joue pas en bourse. Je veux juste avoir accès aux services de base sans que ça prenne des plombes.

Alors après un sondage parmi mon lectorat, j’ai pris ma décision, je serai désormais à la Société Générale. Dès que mon salaire est tombé et mon loyer parti, je prends rendez-vous.