Tu seras un garçon, mon enfant

Héhé, pour une fois, je vais être en phase avec l’actu. Lundi, après mon déjeuner en super compagnie, je fais un tour sur Voici.fr histoire d’assurer une douce transition entre la pause et le travail. Et là, que vois-je ? Carla Bruni Sarkozy est en visite en Inde. Comme qui dirait on s’en fout. Ok moi aussi. Mais ce qui m’interpelle, c’est quand elle va demander au gardien du temple de Fatehpur Sikri de tomber enceinte… d’un garçon. Quelqu’un peut me rappeler dans quel siècle on vit ?

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D’une part, faire un tel voeu dans un pays qui connaît un triste phénomène d’enfanticide quand les parents ont une fille du fait des lois eugénistes, ça me paraît incroyablement mal venu. Qu’il s’agisse d’une boutade ou d’un voeux pieux, peu importe. Il me semble qu’en tant que représentante d’un pays où l’on peut encore choisir le nombre d’enfants que l’on va avoir et qu’avoir une petite fille n’est pas un drame (à priori), il aurait été de bon ton de dire « priez pour que j’ai un enfant », POINT. Voire « une petite fille » parce que de mémoire, son cheeeer mari et elle-même n’ont eu que des garçons jusqu’à présent donc un bébé rose, ça leur ferait découvrir de nouveaux univers, waouh.

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Ensuite, rappelons à Mme Sarkozy que techniquement, ce n’est pas elle qui décide du sexe de son enfant ni son ovule, c’est le petit spermatozoïde qui gagne la course. Donc à la limite, si on doit éventuellement faire porter la responsabilité du sexe de l’enfant sur un membre du couple, c’est plus au monsieur. Bien qu’on va me dire que ça dépend, tu comprends, selon l’environnement, c’est plus les spermos X ou Y qui vont mieux se porter et donc auront plus de chance d’arriver au but donc ça dépend de l’alimentation de la maman puis c’est une question de position aussi parce que tu comprends, les Y, sont un peu feignasses. Donc Carlita, si tu veux un petit boy, privilégie la levrette voire la fameuse position du marteau-piqueur. On dit aussi que les orgasmes favorisent les spermos Y,
toujours bien feignants donc si tes parois sont toutes vibrantes de jouissance, ça les aide à avancer. Oui, je sais, on dit surtout beaucoup de conneries, tout ça n’est que de la loterie. Mais techniquement, c’est quand même le spermatozoïde qui détermine le sexe du foetus.

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Enfin, mais surtout, pourquoi un garçon ? Vois-tu, Carla, je passe mes journées sur des forums féminins parce que c’est mon métier et dans le lot, y a beaucoup d’aspirantes maman. Des femmes qui tentent, qui ne parlent plus que de dpo (date prévue d’ovulation) de c12 (12e cycle depuis arrêt de la contraception) j35 (35e jour de ce dit cycle sans règles), d’opk (ovaires polykystiques) et je te passe les anovulations, l’endiométrose, l’azoospermie et autres joyeusetés du style. Il y a aussi des femmes en parfait état de marche, en couple avec un homme sans aucun problème non plus et ça ne transforme pas. Ou pire, ça n’accroche pas et les fausses couches se multiplient. Ces femmes et ses hommes-là, vois-tu, ce qu’ils veulent par dessus-tout, c’est un enfant. Avec ou sans pénis. Ils s’en foutent, ils sont en souffrance de ne pas avoir d’enfant alors l’un ou l’autre, ce sera un vrai bonheur. Et pour les couples n’ayant pas de problème de stérilité, le sexe est souvent un détail aussi.

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Et puis pourquoi spécifiquement un garçon ? Ah ben oui, le fameux héritier, suis-je bête ! C’est marrant, pourquoi ça t’angoisse , Tu crains le même sort que Joséphine en son temps , Oui, je sais que Nico, il fait un peu penser à Bonaparte (je ne ferai aucune assimilation physique, note), tellement que j’oublie parfois qu’il est pas Corse, le tien. Tu crois qu’il te répudierait telle une fiente de scarabée juste parce que SON spermato était marqué du sceau du X ? Mais ma fille, l’histoire (avec un petit h, je parle de celle de ton mari, pas du
monde) ne t’a-t-elle donc rien appris ? Ses 2 précédentes épouses lui ont donné un héritier (et même deux pour la première) mâle et elles ont fini divorcées. Ok, Cécilia, elle s’est barrée mais c’est pas la question. Alors je me demande, Carla, souhaites-tu être la troisième « ex Mme Sarkozy » ? Souhaites-tu lui donner un fils pour oublier le petit Louis parti aux Etats-Unis avec sa môman
(oh, je suppose bien qu’il y a garde partagée quand même) ? Souhaites-tu donner un camarade de jeu à ton Aurélien qui s’ennuie ferme chez sa nounou pendant que tu cours le monde ? Ou alors penses-tu juste qu’encore aujourd’hui, un héritier vaut plus qu’une héritière et ravira le corps de ton macho ? Tu sais, les lois saliques, ça fait un petit moment qu’on ne les applique plus en France.


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Quoi qu’il en soit, Carla, tu as beau être capricieuse, la nature le sera toujours plus que toi. Si d’aventure, tu tombes enceinte, merci de t’en réjouir quel que soit le sexe de ton enfant. Et puis, égalité sexuelle faisant, peut-être que ta rejetonne, un jour, elle sera Présidente de la République. Comme papa. Quel bel héritage, ne penses-tu pas ?

Une histoire de violence ordinaire

Le week-end dernier, uun opération de buzz a raté et pas qu’un peu : le site Mailorama avait prévu de distribuer de l’argent dans les rues de Paris. Et comme ans les films, quand tu proposes à des gens de leur donner de l’argent, comme ça, pour le plaisir et que seuls les premiers seront servis, ça finit mal. Surtout quand, à l’arrivée, l’argent n’est pas distribué.


Je regardais la vidéo, un peu effarée, me demandant comment on pouvait en arriver là. Comme je ne regarde plus les infos télé, je ne me suis pas dit : « ah foutue époque, foutus sauvageons ! » et si je regardais TF1, je rajouterais : « Putains d’immigrés de merde, je suis sûre qu’il y a que du macaque là dedans ! ». Parce qu’apparemment, regarder les JT peut nous permettre de deviner les origines de jeunes encapuchonnés avec foulards et gants si bien qu’il faut vraiment être à trois centimètres pour voir un bout de peau mais non, à la télé on voit tout, waaaaah. Bon bref, plutôt que de se désespérer sur les vilains sauvageons qui font qu’à tout casser, je me suis demandée s’il y avait quelque chose à analyser dans tout cela.


Mes cours de sociologie ayant été malheureusement plutôt rare même si j’ai quand même eu le suprême honneur d’avoir des cours avec Patrick Champagne ou Eric Neveu. Du coup, je ne peux pas réfléchir avec les bons outils (tiens, ça me donne envie de lire des livres sur le sujet) mais quand même, quelques idées me viennent spontanément en tête. D’abord, évacuons d’entrée le « sale époque ».  La violence en bande, ça existe depuis que l’homme est homme, comme on dit, ou le fameux « de tout temps » qui rend hystérique n’importe quel prof. Les bandes organisées profitant de la moindre occasion pour casser, agresser, etc. Ca n’a rien de nouveau donc on oublie de suite ça.


Que constate-t-on en creusant un chouia le sujet ? Que la violence organisée est souvent issue des franges les plus pauvres de la population. Salauds de pauvres ? C’est pas vraiment là où je veux en venir ! Mais plutôt que plus la violence est présente dans une société, plus ses membres en souffrent. Mathématique : plus le mal-vivre augmente, plus la colère qui y est associée aussi et ça nous donne de la violence, une explosion, un gros ras le bol. Lutter contre la violence par des moyens de répression serait donc une erreur. Ben, mettons que dans une classe scolaire, on ait un mauvais élève. Ce n’est pas vraiment sa faute, il est assis dans un coin de la salle où on ne voit pas bien le tableau et il ne peut pas se payer tout le matériel dont il a besoin pour bien travailler. Ses résultats sont donc médiocres mais plutôt que de l’aider, on le laisse au fond de la salle et son camarade à côté, décide de le dissiper un peu. Puisqu’il n’a rien d’autre à faire en classe vu qu’il ne peut pas travailler, il se laisse entraîner. Ses résultats restent mauvais et la maîtresse ne cesse de le mettre au coin (ou de le coller). Est-ce pour autant qu’il va retrouver le droit chemin ? Je ne crois pas non. Comme j’ai toujours dit : « C’est bien gentil d’interdire les réunions dans les halls d’immeuble mais faudrait voir à leur proposer des activités pour éviter qu’ils ne glandent ». Bon, en général, on en a toujours un qui répond que oui mais les jeunes, ils détruisent les MJC et y a rien à en faire, ils sont perdus.


Alors, ce serait juste une question de nature humaine ?  Après tout, pourquoi pas, n’oublions pas que nous sommes des animaux, que nous avons tous un fond violent plus ou moins enterré mais y a pas que les pauvres qui tapent, hein…  Alors je suppose qu’il ne sert à rien de réfléchir, de tenter de trouver une solution car « de tout temps », c’est comme ça et seule la typologie des agresseurs change. Mouais…

Ben, en fait, j’en sais rien.

En attendant la vidéo qui m’a inspiré l’article et un vieux clip qui rappelle qu’avant, c’était pas déjà le pied…

Il y a 20 ans à Berlin…

Etant en vacances, je mange de l’actu à tous les repas. Il est vrai qu’en temps normal, je me contente de lire la presse en ligne, je ne supporte plus les JT, de plus en plus proches des noticias dont parlait Tatiana hier. Mais voilà, j’ai donc suivi de très près la commémoration de la chute du Mur de Berlin

Pour la plupart des vingtenaires, du moins ceux de la deuxième moitié de la décennie, le mur de Berlin est souvent l’un de nos premiers souvenirs historiques. C’est le mien en tout cas. Je me souviens très vaguement de la guerre du Liban aussi, on nous en avait parlé en classe mais la seule chose que j’ai retenu, c’était que le Liban avait un sapin sur son drapeau et que le nom me rappelait le prénom d’un garçon don j’étais trop amoureuse, Alban (vrai prénom pour le coup). Aujourd’hui encore, c’est avec une certaine émotion que je me souviens de ses cils. Il avait les plus beaux cils du monde.

Donc la chute du Mur. Pour moi, dans mon inculture enfantine, je pensais sur le coup qu’il s’agissait d’un événement dramatique parce que j’y voyais une destruction. Ben oui, des gens qui cassent un mur, je trouvais ça mal. Finalement, je ne sais pas bien comment j’ai tout remis en place. Toujours est-il que je me souviens parfaitement de la réunification officielle en 91, même que j’étais chez mamie Bartoldi et on regardait le 6 minutes avec ma soeur.

Depuis, j’ai appris un peu l’Histoire et j’ai bien tout compris à la chute du Mur et ce que ça a impliqué. Quand on étudie l’Histoire, on a l’impression que tout est long, qu’on nous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. Alors que là, on l’a vécu ce changement majeur. Peut-être que dans des dizaines d’années, 1989 marquera la fin d’une période historique. En regardant les infos ce soir où chacun y allait de son anecdote sur ce qu’il faisait ce jour là. Et en regardant les images d’archives, l’allégresse des gens, Rostropovitch qui joue du Bach (le violoncelle, toujours un bonheur). J’aurais aimé vivre ce moment, cette euphorie incroyable… Je m’imaginais à la place de ces Allemands et j’étais émue. Pour paraphraser Kennedy, là, de suite, j’avais envie de dire « Ich bin ein Berliner ».

C’est marrant de mesurer l’histoire à ma propre échelle. J’ai vécu un tel bouleversement mondial. Je connais une Polonaise qui a connu le communisme, les queues au magasin… Dans de nombreuses années, mes petits enfants me parleront peut-être de cet événement, ils me demanderont si je m’en souviens et je dirai fièrement que oui (sauf Alzheimer) et je leur parlerai de la RDA et du communisme, même si en 89, je ne comprenais pas vraiment de quoi il s’agissait. Moscou n’était pour moi qu’une ville où mes parents étaient allés avec un château coloré trop beau (la place rouge vue avec mes yeux d’enfants).

Depuis, nous en avons vécu des choses, des guerres à ne plus savoir qu’en faire, la fin de l’URSS et le 11 septembre. Mais la chute du Mur restera pour moi le premier événement historique dont je me souviens et un événement positif, en plus.

Finalement, cette chute du mur, c’est comme une madeleine, une madeleine un peu particulière. Je laisse le dernier mot à mon papa : « Les Allemands de l’est, avant, ils connaissaient la Stasi. Après la chute du mur, ils ont connu l’ecstasy! »Et pour le plaisir, Rostropovich qui joue la Sarabande de la 2e suite de Bach. J’en ai la chair de poule.

 

T’as peur, dis, t’as peur ?

Il y a 5 ans, je pensais un jour devenir journaliste. Journaliste en quoi, je ne savais pas bien, j’étais plus naturellement attirée par le sportif, le féminin (mais pas la mode ou la beauté, moi, je voulais être chroniqueuse, un peu comme Carrie Bradshaw mais en moins névrosée), l’international. J’avoue que le national ne m’a jamais vraiment intéressée et aujourd’hui encore, je saute assez facilement les pages France. Peut-être parce que j’ai la sensation que l’herbe est toujours plus verte ailleurs ? Peut-être. Mais là n’est pas le
sujet.



J’avais donc cette ambition mais aujourd’hui, j’ai légèrement honte parce que la presse m’exaspère. Mais à un point. J’ai l’impression qu’on écrit tout et son contraire juste pour nous faire peur. Par exemple, la crise. La criiiiiiiiiiiise (en hurlant hystériquement, je vous prie). La garce, elle nous tuera tous. ON perdra tous nos emplois, on ne pourra plus s’acheter de pâtes parce qu’elles seront trop chères, même les coquillettes et puis à la fin, on crèvera tous. Le seul qui peut nous sauver, c’est Obama, tellement qu’on lui file un
prix nobel même pas un an après son élection parce qu’il est plein de volonté. Mais bon, pas de chance, Obama, c’est pas notre Président à nous donc nous, pauvres Français, on a la criiiiiiiiiiiise, on nous balance des chiffres qui font peur comme ceux de l’inflation, du chômage… Tous pauvres demain.

Ceci étant, il vaut mieux être pauvres parce qu’avec toute cette délinquance et cette insécurité, on va tout se faire voler de toute façon. Pourtant, notre gentil gouvernement renvoie tous les impies dans leur pays mais ça ne suffit pas. Peut-être que ça voudrait dire que… non… ça voudrait dire que les délits peuvent être aussi commis par des Français ? Des Français qui ont la nationalité pour de vrai ? Oh ben ça alors ! De toute façon, peu importe, à la vitesse où vont les choses, je vais mourir violée (par 4 individus en même temps) et égorgée au fond d’une rame de RER. Et pauvre.

Quoi que pas sûr, j’ai peut-être une solution de sortie pour éviter cette mort atroce : crever de la grippe A. Les Français sont particulièrement légers sur le sujet, malgré l’atroce pub anxiogène diffusée quotidiennement avec de la musique qui fait peur et des microbes volants. Régulièrement, les journaux nous rappellent l’horreur de cette grippe, que des gens en meurent et tout. Et vous croisez des gens dans la rue avec des masques ? Vous éternuez dans votre coude plutôt que dans vos mains ? Et bien si vous crevez de la grippe, ce sera bien fait pour vous, vous n’aviez qu’à croire les médias, non mais !


Je caricature mais pas tant que ça. Et encore, j’ai pas envisagé l’hypothèse de mourir déchiquetée dans un attentat dans le métro ou pulvérisé dans un crash d’avion parce que les pitots sont tous dysfonctionnels ou que les pilotes se sont endormis. Ou d’autres choses auxquelles je n’ai sans doute pas pensé comme l’anthrax mais ça me paraît passé de mode. Je suis sûre que si j’envoie une lettre avec de la farine dedans, plus personne ne pensera à l’anthrax. C’est bien, une paranoïa en chasse une autre. Comme quoi, toutes les menaces terriblement terrifiantes sont relatives.  Bref, cette course au sensationnalisme effrayant m’agace, on flirte avec la désinformation. Il doit y avoir des cas où on s’y vautre carrément, d’ailleurs. Je n’ai pas besoin qu’on me rappelle tous les jours que c’est la criiiiiiiiiiise, qu’il y a la grippe A, l’insécurité… C’est bien triste certes mais je ne pense pas que ce soit une raison suffisante
pour ne plus sortir de chez moi (même si des fois, je me dis qu’une petite paranoïte aiguë serait sympa comme excuse pour pas aller travailler mais il ne faut pas en abuser sous peine de finir interné). Je suis obligée de sortir de chez moi pour bosser, voir des gens, vivre…



Par contre, ce serait sympa de distribuer quelques bonnes nouvelles de temps en temps… Juste pour voir ce que ça fait.

Paye ta bonne action

Je m’étais déjà énervée une fois ici sur les hoax et surtout sur la propension des gens à diffuser n’importe quelle action sans la vérifier. Pourtant, ça ne prend que trente secondes.Il suffit de copier/coller le texte ou partie dans google, cliquer sur « chercher ». Par exemple, cette semaine, le hoax à la mode fut de trouver du sang pour un bébé B+. En premier résultat google, hoaxbuster. Merci, au revoir.





Alors déjà, un minimum de jugeotte ne fait pas de mal. Passer un appel désespéré pour trouver du sang B+ peut déjà alerter. Si on considère que 10% de la population sont B, c’est déjà plus que les AB (4%) mais surtout, un groupe sanguin B+ peut recevoir du sang B et O, de n’importe quel rhésus. Donc une telle recherche désespérée interpelle déjà un peu. Dans cette affaire, cette annonce a été passée y a quelques années par un hôpital italien et un petit rigolo s’est contenté de la traduire en français. Fin de l’histoire.



Mais ce qui m’amuse dans cette histoire, c’est le côté « en diffusant ce message, je fais une bonne action ». Alors pardon mais je vais rigoler un bon coup. Sur la masse de tous ces bons samaritains, combien peuvent donner leur sang ? Quelques uns quand même. Et qui aura l’idée de faire plus que de simplement faire suivre un message ? Qui ira effectivement donner son sang de toutes ces bonnes âmes qui cliquent plus vite que leur ombre ? Et je parle ici de don de sang qui est un cas assez particulier vu le risque de restriction (moi-même, je ne peux pas le donner en ce moment, toujours plus de deux partenaires durant ces 6 derniers mois) mais on peut élargir pas mal de choses. Combien sommes-nous à diffuser une vidéo sur le réchauffement climatique en disant « ohlala, ça fait peur » sans pour autant changer nos habitudes de vie (on peut tous faire l’effort sur au moins un truc) ? Combien sommes-nous à applaudir devant les initiatives altruistes sans pour autant mettre nous-mêmes la main à la pâte ? Il paraît même que des gens téléchargent les Enfoirés, c’est mal ! Surtout que comme disait un pote : « Non mais les Enfoirés, ils arrivent à chanter du Mylène Farmer encore plus faux que l’originale ». Heu, ouais…

 



Evidemment, on peut se demander où débute une bonne action. Par exemple, cette semaine, j’ai reçu une proposition pour écrire un article sur une crème pour les mains Body shop dont une partie du prix revient directement à une association luttant contre l’exploitation sexuelle des mineures. Sur le fond, pourquoi pas, on peut avoir les mains douces et aider des mineures victimes d’abus sexuels. Kiehl’s fait pareil mais pour racheter une part de son empreinte carbone. Sauf que quand on me demande d’écrire ce billet en insistant sur le côté « le produit de beauté qu’est trop bien et qui permet de faire une bonne action », je tique un chouia. Si le geste n’était que purement altruiste, pourquoi ne pas mettre un moyen de paiement genre paypal sur le site Internet pour permettre des donations directes. Ah oui, évidemment, donner purement sans rien avoir en retour, c’est 10 fois moins vendeur et rentable, il est fort probable que les sommes récoltées pour l’association seront plus élevées via l’achat d’un produit qu’en don direct. Mais tout de même, je sais pas, le marketing altruiste comme ça, ça ne me paraît jamais tout à fait gratuit. Mais c’est peut-être ça, le truc, peut-être qu’aucun acte n’est jamais gratuit comme disait Joey dans Friends.


En attendant, vous en pensez quoi, je l’écris ou pas l’article pour la crème main Body shop qui donne des sous à une association (non, je ne serai bien sûr pas rémunérée pour ça) ?

PS story

Un jour, Dieu seul sait pourquoi, mon cœur politique se posa à gauche. Plutôt comique pour une fille dont toute la famille est à droite et qui n’est pas dans une logique de rébellion. Mais voilà, ce choix politique n’est pas une sinécure, pas du tout. Surtout en France. Parce que des fois, le PS, c’est quand même la lose.



J’ai beaucoup ri de Ségolène. Le faisait-elle exprès, je n’en sais rien. Le truc des excuses à un moment, c’était bon comme du chocolat noir au sésame (je vous le conseille, c’est excellent), sa mission super importante confiée à elle seule par l’ONU alors que c’est pas vrai, c’est meilleur qu’un Kinder Pingui. Je passe sur tous ses déplacements partout, tout le temps, telle une secrétaire du principal parti de l’opposition qu’elle n’est pas. Et puis voilà, nouveau rebondissement dans l’univers impitoyable du PS : Martine Aubry n’aurait pas gagné les élections et en fait, la vraie secrétaire du parti, ce serait Ségolène. Oh ben dis donc ! Alors, là, si un militant PS royaliste passe dans le coin, est-ce qu’il peut m’expliquer pourquoi cette bonne femme arrive encore à remporter possiblement une élection dans son parti après ses multiples pétages de plomb ? Non parce que ça m’intéresse, hein.


Y a des jours, je suis ravie de ne jamais avoir pris ma carte de militante, je crois que j’aurais fait une petite dépression quand même. Parce qu’autant je déteste Ségolène, je ne porte pas particulièrement Martine dans mon cœur non plus. Quant à Benoît Hamon, ce que j’aime le plus chez lui, ce sont ses yeux et ses couilles quand il va faire un doigt à Yann Barthès sur le plateau du petit journal. J’aime bien Bruno Julliard aussi mais pour les mêmes raisons triviales. Bref, j’en ris, parfois jaune, mais je n’attends plus d’homme ou de femme providentielle pour sortir ce parti de cet espèce de grand guignolisme. Oh, je me rends bien compte que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, je pense que je détesterais aussi être de droite à l’heure actuelle entre sa Sainteté (qui, paraît-il, aurait engrossé la Sainte Nitouche Carla, on n’a pas fini d’en baver si c’est vrai) et ses bouffons parfois assez effrayants avec les Frédéric Lefebvre, le Bernard Koutchner à la veste explosée tant il l’a retournée, Roselyne Bachelot et ses crocs, ses déclarations… Sans parler de Christine Boutin, la Muriel Robin pas drôle de la bande. Le Modem, c’est pas mieux, hein, entre un leader sous-charismatique qui refuse de partager sa lumière et… et personne, ils se sont tous barrés.


Alors on me dira que ce qui compte, ce sont les idées et pas les personnalités. Oui mais alors non. Parce que l’idée d’une Ségolène présidente de la République me file des sueurs froides même si après 2 ans de sarkozysme, plus rien ne devrait m’effrayer tant tout est hallucinant avec lui. Mais voilà, quand l’ego dépasse la conviction politique (ce qui est le cas de l’immense majorité des politiques), je suis désolée mais je ne suis plus. Le politique se doit être au service de la nation et des citoyens, pas de ses propres ambitions. La PS story me fait marrer, jaune certes, mais je ne peux tout de même pas en pleurer. Mais c’est assez révélateur des ambitions personnelles de toute une classe politique. Le problème du PS, finalement, c’est que Mitterrand avait choisi comme dauphin un mec qui ne voulait surtout pas une trop lourde responsabilité pour problèmes de santé (en 94, Jospin se rêvait ambassadeur pour soigner ses problèmes de thyroïde), dauphin qui a quitté le navire en plein naufrage sans penser à laisser les commandes à un homme de poigne. J’ai beaucoup de sympathie pour François Hollande mais ce n’est pas un leader, juste un bon gestionnaire. Du coup, ça se déchire pour prendre les rênes avec les conséquences que l’on sait. Ca me blase. Au moins, à droite, Nicolas, il n’a pas laissé de place aux autres… Mais après lui, le déluge ?


Bon, j’attends avec impatience le prochain épisode, je sens qu’on va encore rire.

On va tous crever !!!

[Titre de note à lire en mode panique, aaaaaaaaaah ! film catastrophe, tout ça]

Vendredi, au cours d’une journée relativement calme (mais j’avais quand même un peu de travail, incroyable !), les 5 rescapés de la boîte du mois d’août sur 9 reçoivent un mail de notre RH : « Veuillez trouver ci-joint les consignes en cas de pandémie de grippe A ». On est 5, il fait chaud, on a le rire facile. Et là, on nous envoie 4 pages en PDF (oui, 4 !) pour nous mettre dans une ambiance un peu fin du monde.


Je vous résume le meilleur. En cas de pandémie, on ne serre aucune main, on ne fait pas la bise, on crache et on miasme dans un mouchoir ( ??). Mais le mieux, ce sont les consignes en cas de salarié contaminé. En un, il faut l’isoler donc forcément, nous, on imagine la traque avec placage de rugby à la clé. Ce salarié, une fois capturé, doit être isolé dans une pièce fermé MAIS pourvu d’une fenêtre car le but est qu’à la fin, il ne meure pas (ou alors de la grippe pour nous faire peur mais pas de privation d’oxygène). Une fois le salarié enfermé…enfin, mis en quarantaine, pardon, il faut qu’on aère la pièce et qu’on nettoie tout au kärscher ou à peu près. Mmmm. Et si ça devient trop trop grave, on devra travailler de la maison. Ah, ça, ça me plaît bien ! Ca fait longtemps que j’avais pas bossé en pyjama .


Bref, on a bien rigolé et pour cause, je dirais. Pour l’heure, nous comptons un décès en France, une pauvre jeune fille qui était déjà très malade. Une bonne partie de l’équipe de rugby l’a contractée et ils ont bien survécu. Alors forcément, niveau panique, je suis quand même bien en deça de l’OMS et du gouvernement. Alors, OUI, je sais qu’un tel virus peut muter et qu’il est difficile d’en mesurer la dangerosité, surtout que notre virus H1N1 risque de faire copain copain avec le virus de la grippe classique qui va arriver sur ces entrefaites et là, on risque de moucher sévère. Tout ce la est-il un complot de Kleenex ?



Je n’aime pas trop les effets d’annonce et de panique surtout que dans les faits, si on nous fait peur par devant (comme ça, on oublie la crise ?), par derrière, c’est un peu plus relax. Mon père m’expliquait que lors de l’arrivée de la grippe aviaire en Europe (mortalité plus élevée que celle-ci), il avait reçu un kit anti épidémie, on va dire, avec masque et lunettes en plexiglas « très pratiques pour tondre ». Là, ça c’est limité à une directive vite fait et basta. Pourtant, quand j’étais en vacances, il a été appelé pour un cas où on suspectait la grippe A mais ce cas s’est manifestement volatilisé dans la nature. Dommage, j’aurais bien fait une quarantaine, ça m’aurait rallongé les vacances. Quoi qu’au vu de mon système immunitaire taquin, c’est sûr que je l’aurais chopé la grippe et je serais revenue de vacances blanche avec le nez pelé.



De façon générale, je me méfie de ce genre de panique.  On nous avait déjà fait le coup avec le SRAS, ça a duré deux mois en tout, je crois et aujourd’hui, plus personne ne s’en souvient. Ce qui m’agace en fait, c’est qu’aujourd’hui, on peut mesurer la vitesse de propagation d’une pandémie. Quand on sait qu’en une demi-journée, on traverse un océan, forcément, les maladies voyagent aussi. Mais voilà, à force de tirer la sonnette d’alarme sur des maladies à faible mortalité (oui, je sais, possibilité de mutation, gna gna gna), je me dis que le jour où va y avoir un truc sévère, on sera tellement blasés que ça risque de faire très mal.


En attendant, moi, ça me plairait bien une semaine ou deux de télétravail.

Le roi est mort, vive la thune

Saviez-vous que Michael Jackson est mort ? Et bien voilà, The King of pop est décédé à 50 ans, usé jusqu’à la corde. La célébrité est toujours beaucoup moins dorée en vrai que ce qu’on imagine, finalement. Bref, Michael est mort, c’est triste pour sa famille et en particulier pour ses gosses qui vont faire l’objet de moult disputes puisque leur mère biologique a déjà déclaré que Michael n’en était pas le père. Au secours !


Et là, on découvre que beaucoup ont tout compris au système. Parlons d’abord de cette agence de comm qui, à peine le corps refroidi, a organisé un Moonwalk géant à Paris. Qu’on ait envie de rendre hommage au King, à la limite, pourquoi pas, ce n’est pas du tout mon trip mais bon, ça ne tue personne. Mais qu’une agence de comm l’organise en son nom là, déjà, ça me dérange un peu plus. J’imagine tout à fait la réunion du vendredi matin : « oh merde, Michael Jackson est mort !

– Vite, organisons un happening ! Genre un moonwalk géant dans la rue. Vite, Gérald (le créa), prépare nous une maquette avec Greg (le graphiste), faut profiter du buzz ! »

Oh, c’est facile de taper sur cette agence dont je ne retrouve même pas le nom, ce qui tendrait à prouver que le coup de pub a foiré. Ca n’aurait pas été elle, ça aurait été une autre. Et tant que j’y suis, parlons aussi brièvement de cette newsletter reçue sur ma boîte mail de façon intempestive (comme pas mal de newsletter, ça m’énerve un peu…) du magasin de sextoy Dreamstore intitulée « les vraies raisons du crash » (semaine du crash de l’AF447) et quand on ouvre : « la façon la plus sûre de s’envoyer en l’air » avec liste de sextoys. Laissez moi sortir, je vais vomir et je ne suis pas la seule.


Mais revenons à Michael, sa mort est limite un cas d’école du décès business. Déjà, sa famille se cache derrière des mouchoirs pour préparer ses petits calculs et le patriarche Jackson, Joe, qu’on soupçonne de n’avoir pas été le père idéal au vu de l’équilibre de ses enfants (Michael et Latoya, ravagés par la chirurgie esthétique, Janet qui prend/perd 20 kg tous les deux jours et n’a plus son nez d’origine non plus, je crois que Germaine a eu quelques soucis de drogue mais je ne suis point sûre) se place particulièrement en vue. Ca tombe plutôt mal, il semblerait que son fils l’ait déshérité mais bon, de la rumeur à la réalité, on ne sait plus bien. Parce que là, c’est le ballet des fantômes qui démarre : le petit qui déclarait il y a 15 ans que Michael l’avait violé dit qu’en fait, il avait menti (ce qui me surprend en terme de révélation, j’avais déjà lu ça y a une bonne dizaine d’années, comme quoi son père l’avait hypnotisé pour qu’il raconte tout ça), la mère de ses deux aînés déclare que les petits ne sont pas les siens. Puis on enchaîne : on va faire payer les funérailles et puis on va sortir un DVD ultra méga collector que la mort qui tue (c’est bien le cas de le dire) des répétitions de sa dernière tournée qu’il n’a pas faite, puisqu’il est mort, donc.


Et ça continue : M6 donne un supra concert hommage de chai pas quoi, me souffle-t-on dans l’oreille. Ah, apparemment, c’est la rediffusion mondiale de son enterrement. Oui, il est vrai qu’être une superstar interdit toute intimité. Tu as vécu à la lumière, tu mourras tout pareil.


Au fond, Michael, s’il y a quelque chose après la mort et que tu m’entends dans tout ce brouhaha, je te plains. Ca doit être moche à voir ses proches se déchirer notre dépouille pour quelques milliers de dollars de plus. Au fond, voilà le vrai drame de toute ta vie : tu étais entouré de charognards de la pire espèce. On est tous en train de capitaliser sur ta mort, tes CD se vendent comme des petits pains, ton futur DVD sera collector, des petits malins vendent leur place pour ton concert qui n’aura jamais lieu, flairant l’objet collector. Tout le monde te pleure mais finalement, ta mort fera des heureux. Dégueulasse, hein ?


Sur ce, je vais acheter des goodies Johnny, des fois qu’il décède avant son concert du 14 juillet. Ah ouais mais apparemment, c’est un concert gratuit, zuuuuuuuuut, y aura aucun billet collector.

Gare à toi si Hado(te)pi(que)

Amateur du titre clair et percutant, je sens déjà que tu as arrêté la lecteur de cet article et j’avoue que mon titre est un peu nase mais embrayons. Car aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’Hadopi. Oh non, je ne me lancerai pas dans une analyse juridique de la chose, j’ai suivi un jour et demi de cours de droit dans ma vie (droit des médias en plus) alors autant vous dire que commenter une loi signifierait dire beaucoup de conneries. Plus que d’ordinaire.



Si je devais faire un bon vieux cliché sur la politique française, je dirais : en gros, la gauche, c’est la prévention, la droite, la répression. Très réducteur certes mais quand j’ai suivi l’histoire Hadopi, je me suis dit qu’on était en plein cliché. Alors puisqu’il faut parler téléchargement (je trouve le terme piratage un peu too much), j’exprime vite fait ma position sur le sujet comme ça, ce sera fait : oui, je télécharge. Globalement peu, je peux passer 6 mois sans rien récupérer sur mon pc. De façon générale, je télécharge des films (peu) et des séries (plus), sachant que je n’aurais jamais acheté le DVD de l’un ou de l’autre et que si je n’attends pas leur passage en télé, c’est parce qu’entre le boulot, les sorties, le sport, je ne peux pas être chez moi tous les soirs à 20h30 ou 21h pour mater tel film ou telle série.  Une fois regardé, je jette pour pas encombrer mon pc. Donc je n’aurais jamais acheté les DVD de ces productions, c’est un peu cher pour une utilisation unique.




Idem pour certains titres musicaux. Il m’est arrivé de découvrir via téléchargement ou échange de MP3 des artistes dont je suis finalement allée acheter le CD uniquement pour les « supporter » et qu’ils en fassent d’autres, je pense à Jorane, Apocalyptica, Mansfield Tya. D’autres dont j’ai téléchargé l’album, écouté une fois et jeté aussi sec vu qu’à part une chanson sympa, le reste était inaudible. 20 euros la chanson, ça fait cher. D’ailleurs au sujet des artistes qu’on spolie, je vous invite à lire ce petit article que j’ai trouvé très drôle sur le prix de la Bruelmania. Si, apparemment, ça existe encore.



Alors pour protéger nos artistes, on nous sort Hadopi, tatan ! Sur le fond, régulariser le téléchargement, why not. Sur la forme, cette loi a un défaut gigantesque : elle est faite par des gens qui n’y connaissent rien. Le streaming ? Ah mais non, on va pas statuer dessus parce qu’en fait, on ne sait pas ce que c’est. Puis tous les gens qui téléchargent, on va les menacer, héhé ! Ouais ok, je veux bien mais si on télécharge des contenus gratuits ou que l’on a payé, comment ils vont savoir ? Non parce qu’ils peuvent surveiller mes débits, y a pas marqué « attention, téléchargement de ko illégaux ! ». Bref, dès le départ, ça me faisait un peu penser à l’architecte dans Astérix et Cléopâtre qui bâtit ses monuments un peu n’importe comment. Si les bases ne sont pas bonnes, ça s’effondre. D’ailleurs, avec la suppression de la partie sanction du texte tout en gardant les avertissements par mails et recommandés (bonjour le gaspillage de temps et d’argent), ça devient limite grand guignolesque.




Mais au fond, ce qui m’énerve dans cette loi, ce n’est pas le côté « je te tape sur les doigts » mais vraiment cette volonté d’être parti direct dans la sanction sans chercher des idées de compromis. Il y a certes Itunes mais jusqu’à présent, entre la qualité du mp3, son prix sans qu’on ait pour autant le support matériel, ça ne valait pas tellement la peine. IL y a un site intéressant, Beezy, qui permet de télécharger de la musique gratuitement contre 10 à 15 secondes de visionnage pub. Ce qu’on subit sur n’importe quel site de toute façon.




Bref, qu’on essaie de régulariser le téléchargement, je veux bien. Mais bon sang, est-ce si difficile de se dire qu’on peut trouver des solutions qui arrangeraient tout le monde au lieu de menacer tout le monde de couper l’accès au net ? Je connais des tas de gens qui ne seraient pas titillés à l’idée de payer un forfait par mois permettant des téléchargements, pourquoi personne ne l’envisage ? Un jour, il va falloir que nos bonnes vieilles industries du disque (et du cinéma qui est encore plus touché) se réveillent et changent leurs méthodes de travail. Parce que la révolution numérique, ils l’ont complètement loupée. Et ça risque pas de s’arranger en restant buté de la sorte.




Pour finir, un article drôlement sympa sur le piratage, il faut le lire.