8 mars, journée mondiale de la femme

Messieurs, aujourd’hui, c’est notre journée, hé oui. Et là, j’entends les sarcastiques : « ahahah, vous, vous avez un jour, nous, les 364 restant ! ». Ouais, ouais, ouais… La journée de la femme, en France, ça passe plus pour du folklore qu’autre chose. Hé oui, mesdemoiselles, réjouissons-nous : ici, on a le droit de faire ce qu’on veut.
 
Je suis née en ce bel après-midi d’avril (oui, le matin, moi je dors, même fœtus) avec un vagin et pas de zizi. Un drame pour mes parents ? Que nenni ! Hé oui, moi, j’ai
la chance d’être née dans un pays où avoir un bébé de sexe féminin n’est pas une catastrophe. En naissant en France, j’ai droit à pas mal de choses : à faire des études, à pouvoir avoir du sexe autrement que dans le but de procréer en me protégeant avec les moyens à ma disposition, à pouvoir avoir du sexe avant le mariage sans être la honte de la famille. Je pourrai même donner mon nom de famille à mes enfants si j’en ai envie et même si je suis mariée, youpi. Oui parce que si je me reproduis avec Brad Mortecouille, déjà qu’il y a peu de chance que je me marie avec lui pour porter un pareil nom (rassurez-vous, je ne suis pas pro mariage déjà à la base), mes enfants pourront naître Bartoldi et éviter les moqueries dans la cour de la maternelle. Bon, évidemment, en France, c’est pas partout pareil : dans certaines familles (et pas que musulmanes, très loin de là), ne pas avoir d’héritier mâle, ça la fout mal et les héritières femelles sont priées de ne pas avoir certains comportements…hum…indécents.
 
Mais bon, il y a des pays où naître fille est une vraie malédiction. Déjà, certaines sont tuées à la naissance car on n’a droit qu’à un bébé et un garçon, c’est mieux. Pour de nombreuses raisons, question d’héritage, question de dot… Quelque part, je me rends compte de ma chance à double titre : étant née fille, j’ai eu droit à une vie plus que décente et en plus, quand je me reproduirais à mon tour, on me reprochera pas d’avoir fait une fille. Surtout que c’est pas moi qui détermine le sexe du bébé mais le monsieur alors hein !
 
Il est des pays où les femmes ont droit à la vie : elles sont nées, elles sont là. Et point. Elles n’ont aucun droit : pas le droit de s’exprimer, pas le droit de voter, pas le droit de s’habiller comme elles veulent, pas le droit de sortir dans la rue sans un homme. Même pas le droit de porter plainte si leur mari les frappe. Enfin, techniquement, si, elles peuvent, mais ça ne servira à rien. Dès qu’une femme essaie de changer les choses, elle le paie de sa vie.
 
La journée de la femme, c’est surtout pour ses femmes là. Mais que faire pour elles ? Les féministes occidentales se concentrent surtout sur leur propre pays, ce qui peut se
comprendre aussi : comment un pays dit civilisé pourrait prétendre défendre les droits de femmes d’autres pays si dans leur propre patrie, leurs droits sont menacés ? En France, on n’est pas si mal, même si on est loin des pays scandinaves, leader sur ce point. En France, il reste encore des sujets graves, comme les femmes battues. Quand Marie Trintignant décède sous les coups de son compagnon, voilà qu’on nous apprend que 10 femmes décèdent des mêmes causes tous les mois. Combien de Marie Trintignant faudra-t-il pour que cela devienne un vrai crime ? Combien de Marie Trintignant pour que les femmes comprennent qu’être battue n’est pas honteux et qu’elles puissent enfin parler ? Et y a pas que ça. Combien de temps faudra-t-il encore pour qu’on n’entende plus : « elle s’est fait violer ? Fallait pas qu’elle s’habille comme une pute, aussi ! ». Mais bien sûr, et puis elle aurait pu s’abstenir de se balader avec l’écriteau « viole-moi » et si elle avait mis sa ceinture de chasteté, on n’en serait pas là… Bref !
 
Il y a donc des femmes bien plus mal loties que nous, mais que faire ? J’avoue que je n’en sais rien car de nombreux comportements sont inscrits dans les cultures depuis des siècles et des siècles, les faire changer relève de l’exploit. Le souci majeur, c’est qu’on ne peut leur imposer nos valeurs culturelles comme ça. D’une part, j’avoue que de dire que nos valeurs sont forcément meilleures que les leurs, ça me gêne, c’est ma vision des choses de petite Occidentale, ça. D’autre part, quand on impose quelque chose aux gens, on les braque plus qu’autre chose. Je crois qu’au lieu de condamner une société en bloc, il faut apprendre à la connaître et essayer de trouver les leviers qui permettront une égalité sexuelle. Après tout, nous, y a deux siècles, Napoléon promulguait le droit civil qui faisait de la femme une éternelle mineure…
 
Je ne le permettrai pas de cracher sur ces sociétés où les droits de la femme sont relativement inexistants, essentiellement parce que ce que je sais d’elle, c’est ce que j’en lis dans des journaux ou livres écrits par des Occidentaux, avec des yeux d’Occidentaux. Je ne suis jamais allée en Afghanistan ou en Tunisie pour voir sur place comment c’est. La bourka existe et je ne peux en nier l’existence mais je peux pas affirmer que toutes les femmes en Afghanistan sont vêtues comme ça, j’en sais rien (si quelqu’un a un témoignage sur le sujet, qu’il s’exprime). Ceci étant dit, je crois qu’un monde où tous les individus ont les mêmes droits indépendamment de leur sexe arrivera sans doute. Certains diront que c’est la faute à l’Islam. C’est sûr, nos nonnes, on ne les voile pas, nous, les femmes catholiques ne se couvrent pas pour aller à l’Eglise. Le problème, sans doute, vient du fait que les dogmes religieux ont été édifiés à une époque où les femmes étaient considérées comme des êtres inférieurs. Je crois vraiment que la lutte pour le droit des femmes ne doit pas se faire contre les cultures mais à un autre niveau, ce doit plus être une prise de conscience que tous les individus naissent libres et égaux, qu’ils aient un vagin ou un pénis. Mais bon, je ne suis pas utopiste, je ne dis pas que ça arrivera demain, je ne pense même pas que je verrai ça de mon vivant. Peut-être ma fille que je n’ai pas encore le verra, je ne sais pas.
 
Pourtant, être une femme, c’est beau. Certes, je ne pourrai jamais faire pipi debout et j’ai mes règles tous les mois mais je ne regrette pas d’être née femme. Un jour, je donnerai la vie à mon tour, je sentirai un enfant grandir en moi, je le verrais grandir en dehors de moi mais même quand il ne vivra plus dans mon ventre, un lien existera toujours entre nous quoi qu’il arrive. Je suis née femme et ce n’est pas un handicap car je suis née au bon endroit. Je suis maîtresse de mon corps et de ma vie.
 
Je rêve du jour où toutes les femmes, où qu’elles naissent, pensent comme moi. Je rêve du jour où toutes les femmes pourront choisir leur vie, leur métier, leur mari… Et je rêve d’un jour où les femmes auront droit à plus qu’une journée dans l’année pour qu’on pense un peu à elles.

Notre société se pornoïse-t-elle ?

Titrer un article avec un néologisme, voilà un travers que les journalistes adorent. Il y a quelques semaines, je lisais Courrier International
histoire de faire mon intelligente. Après la revue de presse du monde, voici le dossier : les jeunes filles dans le monde. Le premier article retient particulièrement mon attention : la « dérive » des jeunes filles américaines. En gros, la société américaine a totalement absorbé les normes des films pornos et les jeunes filles de 15-25 ans se comportent comme si elles passaient un casting permanent pour ce genre de production. En vrac : on fait claquer le string (c’est d’une classe folle…), on montre ses seins, ses fesses, voire son sexe à tout va, on boit et après, on fait des « concours de poses suggestives ». En gros, on simule l’acte sexuel lesbien entre copines. Les gamines de 15 ans se promènent très court vêtues et les mamans trouvent ça hilarant de vêtir leurs filles avec le t-shirt Playboy. Une journaliste, Ariel Lévy, a écrit un livre sur le sujet, faudra que je voie s’il est disponible en France… En gros, elle observe et dénonce un peu ces comportements, arguant que ces femmes s’enferment dans un rôle que les hommes attendent d’elle. Il faut être chaude, même si on n’a pas envie de coucher. Face à ça, il y a les groupes de chastes : « moi, je serai vierge jusqu’au mariage ». La société américaine est fascinante dans ses paradoxes.
 
Et en France, où en est-on ? Il me semble que nous glissons peu à peu vers ce modèle-là, même si nous en sommes loin. Concrètement, si je compare les adolescentes actuelles à ce que nous étions il y a dix ans, il est manifeste que la mode a changé : mes fesses ont connu leur premier string à 20 ans et encore, à l’époque, ce n’était pas hyper répandu. Quoique ça s’est vite démocratisé ensuite puisque Rachel, sainte prude, m’avoua un jour en rougissant : « Tu sais, moi, je mets des strings ! ». Cinq ans plus tard, cette grande confession a de quoi faire sourire. Donc à mon époque, je me souviens, c’était jean pas tellement taille basse et grand T-shirt, le pull attaché autour des
hanches (pratique pour masquer les fesses disgracieuses). Les piercings étaient limite une marque de rébellion, à l’époque, personne n’en avait. Aujourd’hui, les gamines font toutes monter leur strings jusqu’au milieu du dos pour être sûre qu’on le voit, certaines ont déjà des piercings. Je ne veux pas jouer les mères la vertu (c’est vachement mon genre, tiens) mais le comportement de certaines de ses gamines m’horripile au plus haut point : elles offrent aux autres, et surtout aux hommes, une sensualité et des promesses coquines qu’elles ne mesurent pas. Si j’ai une fille, elle portera un string le jour où elle mesurera le genre de message qu’elle envoie en exhibant ce petit bout de tissu. Et après un cours maternel sur les MST et la contraception (qu’est-ce que je vais être chiante comme mère).
 
Ceci étant, il me paraît que cette pornoïsation se limite à un changement de mode vestimentaire plus qu’autre chose. Forcément, nous, dans Beverly
Hills, y avait pas de strings apparents et de soutien-gorge apparent sous le débardeur. Je ne connais pas trop les nouvelles références ado mais si on s’arrête à la Star Academy, je suis sûre que la plupart des spectateurs masculins de 14-18 ans se souviennent plus des couleurs des strings des candidates que de leur prénom. Pour le reste, les Français ne me paraissent pas aussi
exhibitionnistes qu’aux Etats-Unis, du moins, c’est plus discret. A part dans Paris Dernière, je n’ai jamais vu de nanas se foutre à poil juste pour attirer l’attention. Il n’y a pas (encore ?) de surenchère à ce niveau-là, pas de programmes télés bas de gamme où des étudiantes saoules montre tout ou partie de leur anatomie (bien que dans Paris Dernière, parfois…). Et je
crois que c’est une bonne chose.
 
La lecture de cet article m’a fait réfléchir : est-ce que je glisse moi aussi vers la pornoïsation dans mon comportement ? Bon, déjà, je ne mets pas de mini jupe, je suis toujours habillée soft et si mon string dépasse de mon pantalon, c’est plus un accident vestimentaire qu’une provocation (si j’arrêtais de mettre de vieux pantalons trop grands, aussi, ils ne tomberaient pas…). Je n’ai pas de piercing (le seul que j’ai eu s’est infecté et il était au nez) et en boîte, je ne simule l’acte sexuel avec personne, je n’embrasse que Gauthier et Mister Big… Et encore, quand je dis « embrasser », ce ne sont que des smacks, nos langues restent dans leur bouche respective. Je ne me déshabille pas en public, surtout
à cette période de l’année. Bref, je suis sage comme une image. Evidemment, après, il y a mes écrits, parfois un peu sulfureux mais je ne pense pas encourager cette pornoïsation. Ce sont plus des réflexions à partager entre adultes consentants qu’un manifeste. Voilà comment je vis et je pense, êtes-vous d’accord avec moi ou pas ? Et accessoirement pourquoi ?
 
Je me refuse à virer pétasse en chaleur pour deux raisons : tout d’abord, j’ai un certain respect pour l’érotisme, je trouve ça trop sophistiqué pour en faire l’étalage n’importe comment et tomber dans la vulgarité. A quoi ça me sert de montrer mes fesses à tout le monde ? Je préfère les réserver pour mes amants (de toute façon, je pense que les gens se foutent bien de voir mes fesses). Simuler l’acte sexuel entre copines ? A part exciter les mâles en chaleur qui vont essayer de me serrer aux toilettes de la boîte, je ne vois pas du tout l’intérêt. Il y a des choses qui doivent rester réservées à la douce pénombre d’une chambre à coucher.
 
Par ailleurs, je partage entièrement l’avis d’Ariel Lévy : la liberté sexuelle de femme ne peut passer par là. En se sapant comme la dernière des traînées, je ne vois pas en quoi je clame ma liberté sexuelle. Bien au contraire, je me plie à l’esthétique des films pornos, faits généralement par et pour les hommes (même s’il y a une exception). 60 ans de féminisme pour en arriver à se transformer en objet sexuel ambulant ? Ben y en a quelques unes qui doivent se retourner dans leur tombe. Pour moi, la liberté sexuelle n’a rien à voir avec le fait de montrer son cul ou ses seins. Pour moi, la liberté sexuelle se résume plutôt à pouvoir faire l’amour avec qui j’ai envie, quand j’en ai envie, mais aussi le droit
de dire non si je ne veux pas. Et sans avoir à sortir la bonne vieille excuse : « j’ai mes règles ». Ma liberté sexuelle, c’est aussi pouvoir parler de sexe librement sans qu’on me prenne pour une salope. Ma liberté sexuelle, c’est pouvoir avoir autant de partenaires que je veux sans qu’on me prenne pour une salope…
Alors, certain(e)s vont me rétorquer : « oui mais si tu t’habilles pas de façon provocante, personne ne te verra et tu ne pourras pas choper. » Oui ben c’est pas grave parce que moi, je chope pas. Honnêtement, être rejetée par un homme qui n’a pour valeurs sexuelles que ce qu’il voit dans les pornos ne me traumatise pas plus que ça. Et puis très franchement, je serais tellement à l’aise en mini-jupe et mini top que je passerais ma soirée scotchée sur une banquette donc pour la drague, on repassera. Je me souviens, une fois, j’avais mis une robe très sympa et pas tellement sexy à la base sauf que j’avais pris quelques petits kilos entre l’achat et mon défilé avec en ville (je l’avais mise plusieurs fois avant, rassurons-nous). Donc me voici vêtue d’un T-shirt blanc, ma robe par dessus et des bottes chaussettes aux pieds. Sauf qu’en marchant, mes fesses faisaient remonter petit à petit ma robe. J’ai jamais été aussi mal à l’aise de ma vie, je suis rentrée fissa chez moi, attirant la convoitise de sales pervers. Par le passé, j’ai eu droit à des hommes qui cherchaient avant tout du sexe plutôt qu’une partenaire et j’ai retenu la leçon : aucun intérêt. J’ai plus envie d’un partenaire avec qui je développe une certaine complicité et qui partage mon goût de l’érotisme. Et pour moi, érotisme et vulgarité, ça ne va pas de pair du tout. De plus, je pense que la plupart des hommes, passés les affres de l’adolescence, ne sont pas particulièrement attirés par ses pétasses qui montrent tellement tout qu’il n’y a plus rien à découvrir. Je me souviens d’une discussion avec Jean qui m’expliquait que ce qui l’excitait, entre autres, c’était de passernla soirée avec une femme et découvrir au moment de l’effeuillage qu’elle n’avait pas de sous-vêtements. Aucune provocation apparente, juste un secret entre deux amants. Moi aussi, je préfère ça.
 
En somme, je crois que nous sommes encore loin du haut degré de pornoïsation de la société américaine mais on se dirige vers le même modèle, lentement mais sûrement. Arrivera-t-on à un tel degré de vulgarité ? Je n’en suis pas convaincue, je pense que cette provoc bête et irréfléchie se limitera à certaines catégories de personnes. Du moins, je l’espère.

La nécessaire éducation sexuelle

Parfois, je suis effarée quand j’entends les jeunes de 16, 17 ans parler de leur sexualité. Le préservatif ? C’est quoi ce machin ? C’est moche, ça pue, c’est visqueux, beurk ! Le coïtus interruptus, c’est tout aussi bien !

Jeunes gens, d’une part, vous n’avez rien inventé, le coïtus interruptus, ça existe depuis la nuit des temps et ce n’est pas fiable. Ensuite, le préservatif n’est pas un engin de torture, ça sert à vous protéger non seulement des grossesses indésirées mais aussi de tout une batterie d’IST (infections sexuellement transmissibles). Mais le problème ne vient pas, à mon avis, d’une insouciance soudaine de la nouvelle génération mais d’un manque total d’éducation sexuelle. Cet article est militant : je me prononce pour l’éducation sexuelle au lycée ! En effet, nous, durant notre adolescence, nous avons eu beaucoup de discours sur le SIDA (nous sommes la « génération sacrifiée »), souvenons-nous des émissions de doc et difool, des préservatifs à un franc ou de la capote géante glissée sur l’obélisque de la Concorde. Souvenons-nous de Clémentine Célarié qui roule une pelle à un séropositif. Aujourd’hui, le ruban rouge est rentré dans les mœurs, le symbole est beaucoup moins fort.

Le préservatif dès la première fois

Retour en arrière. 1994, je finis mon année de quatrième. Comme je suis en collège privé on a des séance de « catéchisme » qui sont plutôt des forums de discussion. On a le choix entre plusieurs ateliers et je m’inscris à un sur le SIDA. Deux personnes de ma paroisse (oui, j’ai une paroisse, je n’y vais jamais mais j’en ai une quand même) viennent nous parler SIDA et prévention et, à la fin de la séance, ils nous donnent à chacun un préservatif. Voilà qui est courageux ! Au lycée, nous avons également un cours sur la contraception très
intéressant. Bon, sur le coup, Cécile et moi sommes un peu traumatisées : pilule ou capote, sinon rien ! Le stérilet, c’est vraiment trop… Alors, certes, c’est super efficace mais ça a une tête d’engin de torture. Enfin, toujours est-il que la gentille dame nous explique que sans protection, aucune contraception n’est fiable. Oublions de suite la fameuse méthode Ogino qui a permis à de nombreux êtres de voir le jour. Grâce à ma super prof de biologie de première, j’ai complété mes connaissances sur la question. Oui, comme j’étais en littéraire, la classe était très majoritairement féminine, ce qui permettait de parler facilement sexualité avec elle.

 

Alors, mesdemoiselles et messieurs, voici quelques petits cours d’éducation sexuelle. Si j’empêche au moins un avortement grâce à cet article (en empêchant une jeune fille de tomber enceinte, je ne suis pas anti-IVG), ça n’aura pas été vain. Alors, imaginons. Sarah et Paul sont jeunes, ils ont quinze ans, mettons, et les hormones qui commencent à bouillonner. Ils sont vierges tous les deux et veulent franchir le pas MAIS première épreuve : acheter des capotes. A cet âge-là, ce n’est pas forcément évident, on a un peu honte d’aller au distributeur dans la rue ou dans la pharmacie. Après tout, Mme Crochon connaît bien la maman de Sarah, elle pourrait cafter. Aveuglés par leur désir et leur envie de copuler, Sarah et Paul décident de s’en passer. Après tout, ils sont vierges tous les deux donc aucun risque d’attraper le SIDA et on ne peut pas tomber enceinte la première fois…

Et bien c’est faux ! La première fois est justement un acte hautement risqué au niveau de la fécondité. En effet, l’ovulation est un mécanisme curieux : normalement, la plupart des filles sont bien réglées et ont leurs règles tous les 28 jours. Sauf que c’est très lié au psychique : un stress peut enclencher l’ovulation et on trouve difficilement plus stressant qu’une perte de virginité. D’ailleurs, c’est pour ça que dans les siècles passées, les femmes tombaient souvent enceintes dès la nuit de noce.

Donc notre ami Sarah compte : normalement, y a pas de risque, elle a eu ses règles il y a peu. Donc Sarah et Paul se découvrent, font l’amour, Paul a promis de se retirer « à temps ». Sauf qu’à temps, c’est souvent trop tard et les premières gouttes de spermes sont aussi les plus concentrées. Donc les plus fertiles. Donc entre les trois gouttes de Paul et l’ovulation soudaine de Sarah, la catastrophe n’est pas loin. Par ailleurs, qu’est-ce qui prouve à Sarah que Paul est vraiment puceau ? Et vice versa, d’ailleurs… Donc la capote est vraiment utile. Pour éviter ce genre de mésaventure, un distributeur de capotes dans les toilettes des lycées ne serait vraiment pas du luxe mais c’est encore un autre débat.
 

Donc si vous ne voulez pas tomber enceinte, oubliez de suite le coïtus interruptus et l’étude appuyée de votre calendrier menstruel, ces méthodes sont généralement peu efficaces. Et l’avortement n’est en aucun cas un moyen de contraception. Pas plus que la pilule du lendemain, d’ailleurs. D’une part, ça coûte cher et d’autre part, c’est très violent pour l’organisme. En effet, une pilule du lendemain est douze fois plus forte qu’une pilule normale et peut provoquer des vomissements. Si tel est le cas, vous pouvez faire une croix sur les vertus contraceptives de cette pilule.

Bien sûr, il y a l’avortement, au cas où… Mais franchement, ce n’est pas facile à vivre, ni physiquement ni moralement. Aujourd’hui, il y a des pilules avortives mais d’après ce que j’en sais, ça rend malade et provoque des règles très abondantes et douloureuses. Donc si on peut éviter, on évite.

Non, IST n’est pas un jeu vidéo

Le préservatif protège aussi des IST, c’est quand même bien pratique. Prenons le cas du SIDA. Non, il n’existe pas de vaccin, on ne guérit pas du SIDA. La trithérapie ? Alors d’une part, ça n’élimine pas le virus d’autant qu’une fois qu’on est séropositif, on l’est à vie. En effet, la séropositivité veut dire que le corps a été en contact avec le virus et a crée des anticorps pour se protéger. Par exemple, si vous attrapez la grippe, vous fabriquez des anticorps de la même façon et vous êtes séropositif au virus de la grippe. Ainsi, il est totalement
impossible de redevenir séronégatif. Ensuite, on ne meurt pas du SIDA. Non, on meurt des complications liées à l’affaiblissement du corps. Le système immunitaire faiblit et on est la proie de toutes les infections, des plus bénignes au plus graves. Donc à partir du moment où on se découvre séropositif, nous voilà avec une merveilleuse épée de Damoclès au dessus de la tête et la
trithérapie, si elle allonge l’espérance de vie, elle le fait de façon très violente : on est malade en permanence. Là encore, si on peut éviter… Et encore, je ne parle pas de la syphilis en recrudescence (Maupassant en est mort), les herpès génitaux ou la célèbre chaude-pisse. Je vous invite à aller jeter un œil sur google, je pense que ça va calmer vos ardeurs.

Evidemment, la théorie est simple, parfois, en pratique… Quand j’ai débuté ma vie sexuelle avec Pierre le pervers, ses treize ans de plus que moi m’ont rapidement convaincue de pas mettre de préservatifs. Enfin, convaincue, non, mais j’ai pas osé protester, il avait trop d’ascendant sur moi. Résultat : un gros retard de règles le mois suivant et le flip de ma vie : Seigneur, me voilà enceinte ! Bon, ce ne fut pas le cas mais 40 jours sans règles, c’est quand même long. Sans parler de l’angoisse quelques temps plus tard quand j’ai passé le
test du SIDA car mon nouveau petit copain (c’était Guillaume) et moi voulions nous passer de capotes. D’ailleurs, anecdote amusante : on a décidé de se passer de capotes le jour où sa mère
nous a donné une boîtes de préservatifs « avec applicateur » (oui, ça existe). Chaque préservatif était enserré dans une bague en plastique qui se distendait et s’enlevait une fois la capote mise, pour éviter de se mettre de la vaseline partout. Bon, je rigole beaucoup en la mettant, beaucoup moins pendant le coït : le préservatif était ultra épais, on ne sentait rien du tout. Ceci étant le préservatif est parti APRES le test (négatif) et parce que je prenais la pilule.

Par la suite, je n’ai pas eu une conduite irréprochable donc je ne me permettrai pas de juger les gens. Certes, chacun prend les risques qu’il veut mais prendre un risque par manque d’information, c’est tout de même idiot. Et prendre un risque, d’accord, mais pensons aussi au partenaire : si j’ai eu un rapport à risque avec X, dois-je en faire autant avec Y ? Je pense que jouer avec sa propre vie nous regarde, menacer celle de l’autre est bien plus blâmable.

Alors engageons-nous ! N’hésitons pas à parler de sexe avec les adolescents de notre entourage, militons pour les cours d’éducation sexuelle à l’école et aux distributeurs de préservatifs dans les lycées. Après tout, ce n’est pas parce qu’on parle sexe à des jeunes ou qu’on met des préservatifs à portée de main qu’ils vont copuler comme des bêtes. Au contraire, leur parler de sexe permettra de les responsabiliser et d’éviter qu’ils se lancent dans l’aventure dans l’ignorance.

Benoît

Quand j’étais sur meetic, je passais rarement du temps sur le chat, qui fonctionnait très mal. Un soir, cependant, j’y traînais, essayant d’attraper le beau gosse qui passait son temps à me flasher mais ne répondait pas à mon mail. En effet, j’ai appris que quand ils ne payaient pas, ils ne pouvaient consulter leurs messages. Donc j’attendais l’arrivée de mon beau gosse quand des hommes commencent à venir me parler, je réponds poliment à certains. A un moment, un jeune homme engage la conversation, je le trouve pas terrible sur la photo mais il est sympa donc je finis par lui donner mon MSN.
 
Mise en bouche
Changement de lieu de conversation, je lui fais style : « je suis pas tout à fait célibataire, tu sais ». C’était un demi-mensonge : à l’époque, je pensais revoir Louis pour une nuit coquine donc… Nous nous présentons néanmoins, il s’appelle Benoît et il m’envoie une photo de lui. Panique à bord : il est canon ! Comment vais-je me sortir de ma demi-vérité précédente ? On verra.
 
La conversation reste soft, on échange un nombre assez important de photos, lui au Canada, lui au Canada tirant la langue, lui au Canada avec une toque sur la tête (du coup, à chaque fois que je parle de lui à Anne, elle me fait : « Ah, David Crocket ? »)… Il faut savoir que j’ai une passion absolue pour le Canada. Puis il me raconte qu’il fait de la natation et qu’il est maître nageur le week-end. Il faut savoir que j’ai une passion absolue pour l’eau… et qu’en général, les maîtres nageurs sont toujours miam miam ! Mais je n’ai rien à faire pour le séduire. Au bout d’une mini heure de conversation, le voilà qu’il me déclare qu’il veut me faire l’amour dès ce soir ! Oui, ça vient comme ça. Je lui dis non car j’avais ma malédiction mensuelle qui se terminait et j’étais fatiguée… Mais le lendemain… Après m’avoir demandé quatre ou cinq fois si je ne me moquais pas de lui, on commence à parler de sexe de façon assez crue : ce que j’aime ou n’aime pas, ce que je pratique ou pas, comment je suis épilée… Bref, je lui sors « le guide sexuel de Nina ». Forcément, la tension érotique monte, on commence à se détailler ce que nous nous ferons le lendemain. Je tiens Gauthier au courant et finis par lui envoyer la conversation, il m’en remercie encore (« counasse, je voulais pas savoir comment tu étais épilée ! »).
 
Finalement, on s’excite tellement que je coupe Sex and the city pour qu’il puisse m’appeler. Imagine, Sex and the city, lecteur ! Quand on connaît ma passion pour cette série, on se rend compte à quel point il m’avait mis en transe. Je salue cavalièrement mes correspondants MSN, je coupe le téléphone, rapide toilette et je me glisse dans mon lit, attendant un coup de fil qui s’annonce chaud. Le téléphone sonne enfin, je décroche et là… la tension érotique retombe considérablement. Il m’avait prévenu : sa voix n’est pas franchement sexy, un peu aiguë, un peu nasillarde, pas terrible, en somme. Du coup, au lieu de faire des cochonneries par téléphone, on discute de tout et de rien, rendez-vous fixé au lendemain.
 
Le jour J, je prends mon petit train de banlieue. Arrivée à la gare, SMS : « je serai en retard, je trouve pas de place pour me garer ». Oui, comme toujours, je tombe sur des hommes ponctuels. Je traîne un peu à la FNAC et m’offre deux CD, je vogue à droite, à gauche, quand le téléphone sonne. « Je suis devant la FNAC, je t’attends ». Et bien, allons-y. Je me dirige vers le point de rencontre et je le vois : pas grand, pas tout à fait aussi beau que sur la photo mais quand même bien attirant. On se dit bonjour en se faisant la bise (cette bise pré-coït me fait toujours sourire) puis on va boire un café dans le coin. Quel bavard ! Quand on se souvient que mon précédent meeticboy était Louis, je passe vraiment d’un extrême à l’autre. On papote un bonne heure puis une fois notre café avalé (et digéré), il suggère qu’on y aille. Donc, là, c’est sûr, il y aura brouette. On repart en métro, il me parle du Canada et des « fuckin’ friends » très à la mode là-bas. Mais en France, c’est encore mieux car le côté « fuckin’ » n’empêche pas la tendresse. Au Canada, la sodomie est autorisée mais le baiser avec la langue, il ne faut pas déconner !
 
Il parle, il parle, il vante ma liberté de vivre et de coucher avec qui j’ai envie («c’est super rare une fille comme toi ! »), moi j’ai envie de l’embrasser mais je n’en fais rien, j’écoute en pensant à des cochonneries. Rétrospectivement, ça me fait penser à la BD de Donjuju sur son blog où une nana lui parle de reproduction cellulaire alors qu’il est en train d’imaginer une folle brouette. Là, c’était pareil. On récupère sa voiture et direction mon bled où-y-a-pas-de-place-pour-se-garer (cf aventure avec Christophe). En chemin, il me parle de son désir de faire du journalisme scientifique en amateur. Alors, résumons-nous : il est charmant, séduisant, intelligent et ambitieux. Bien, nous allons faire un crochet à l’église, il faut que je l’épouse cet homme-là.
 
Un homme presque parfait
D’ailleurs, ô miracle, on trouve à se garer en cinq minutes. On chemine tranquillement chez moi, arrivée à l’appart, Kenya, mon chat, nous salue bien bas. Visite rapide (là, la pièce, là, la salle de bain), je lui propose un verre mais il n’en veut pas. Et là, le blanc. Moi, je rigole du coup et il finit par m’embrasser. Et bien, un monsieur parfait embrasse parfaitement, un vrai délice. Au fur et à mesure que l’excitation monte, il me fait bénéficier d’une séance gratuite de palper-rouler, ce monsieur aime malaxer les chairs ! Il me masse les fesses puis on finit par atterrir sur mon lit, c’est parti pour l’effeuillage. Il enlève d’abord sa montre( pourquoi vous avez toujours de grosses montres, messieurs ?), son t-shirt (Seigneur, quel torse musclé !), son pantalon. Au fur et à mesure, je découvre qu’il a des bracelets aux chevilles, ça fait un peu australien, je trouve. Je finis par lui enlever son boxer et là, double surprise : côté face, un très joli tatouage qui orne sa fesse gauche. Je ne suis pas du tout branchée tatouage mais là, j’avoue que c’était excitant. Côté pile, je me rends compte qu’il bande bizarrement.
 
Normalement, les trois-quarts des mecs ont une érection plus ou moins perpendiculaire au buste, à quelques degrés près. Lui, il bande si haut que c’est limite si son pénis ne se colle pas à son ventre. Et là, j’ai un peu peur, je repense à Lucie et son « canard WC ». C’est une histoire très drôle : un soir, notre amie Lucie fait une prise, en boîte, un charmant jeune homme qui, une fois tout nu, présentait une particularité physique particulière : il avait un pénis tordu, ça faisait un crochet. Catastrophiquement douloureux.
 
Donc je frémis mais j’ai d’abord droit à de merveilleux préliminaires qui me font décoller. De son côté, le jeune homme a été tout aussi servi. Opération capote et c’est parti pour la brouette. Non, finalement, son érection bizarre ne l’empêche pas d’être un amant très doué, peut-être un peu trop attentif à ce que je veux… C’est gentil de demander mais en plein milieu, un : « dis, tu voudrais pas qu’on change de position ? Enfin, c’est comme tu veux… » D’habitude, le changement de position se fait sans qu’il y ait d’accord oral, c’est tacite… Il est vrai que ça peut m’arriver d’ordonner le changement de position mais bon…
 
Fin de l’épisode X, on se repose l’un contre l’autre et je lui dis que je suis ravie d’avoir répondu à son chat, moi qui ne vais jamais dessus en temps normal. On s’échange des amabilités (« tu es quelqu’un de très intéressant », « mais toi aussi ! ») puis le voilà pris d’allergie. Oui, monsieur parfait a un défaut de taille : il est allergique aux chats. Il finit donc par partir assez rapidement, après de longues embrassades sur le pas de ma porte. On se retrouve le soir sur le net, on discute un peu, il veut savoir s’il est meilleur ou pire que mon autre coup (Louis, en l’occurrence). Puis il me dit qu’il fait un peu d’eczéma au bout des doigts car il a touché Kenya…Intéressant !
 
Deuxième round
La semaine suivante, pas de nouvelles et ça m’énerve un poil, je lui envoie un mail pour lui demander s’il veut venir à un match de rugby avec moi ou pas (il adore le sport). Le vendredi soir, alors que j’étais au resto avec mes copines ésotériques (dont Linga, Victoire et Athéna), texto du jeune homme : « coucou mon chou, j’ai eu des problèmes de connexion. Demain, je peux pas, je travaille ». J’en informe Victoire qui se réjouit pour moi. Retour à la maison, je me mets sur Internet et comme je suis très douée, je me mets à le chauffer. On parle fantasmes, il me sort : « oui mais toi, tu as beaucoup d’expérience, tu as presque tout fait ! » Bien, le voilà qui me prend pour une déesse du sexe ! Si tu savais, mon petit, tout ce qu’il me reste à faire. Vois-tu, cher Benoît, je n’ai jamais fait l’amour sur un piano, dans un confessionnal ou en robe de mariée (quand je dis que j’ai des fantasmes à la con). Je pense que ce jeune homme, de un an et demi mon cadet, n’a jamais connu de partenaires ludiques. Le fait que je ne me fasse pas prier pour certaines positions ou gâteries me confère une aura particulière qui m’amuse beaucoup. En même temps, c’est flatteur.
 
Le lendemain, on se voit, c’est sûr, il s’éclipsera de la piscine pour venir m’honorer. Bien ! Avant, je dois faire un reportage à La Garenne-Colombes, je torche le truc vite fait bien fait, je passe au supermarché acheter de quoi faire quelques cochonneries et me voilà chez moi, l’attendant de pied ferme. Enfin, il arrive, il me salue en m’embrassant puis on ne perd pas de temps, on multiplie les acrobaties. A peine le coït consommé, le voilà qui m’annonce qu’il doit partir car il doit faire la fermeture de la piscine. Il file donc.
 
Le soir, je le crois sur MSN, je lui demande poliment s’il est arrivé à l’heure à la piscine. Oui, oui mais il doit filer, un anniversaire. Je lui souhaite une bonne soirée… un quart d’heure après, il était toujours sur MSN… Une heure plus tard aussi. Et là, ça m’a un peu agacée : il était marqué en ligne donc bien devant son PC ! Je ne suis pas sa copine donc je m’en fiche qu’il passe son samedi soir à chasser la poulette sur meetic, je souhaiterais juste qu’il soit honnête avec moi. Puisque c’est ça, je lâche l’affaire.
 
Le retour (erreur stratégique de ma part : le laisser revenir)
Pendant trois semaines, aucune nouvelle, je le vois sur MSN mais ne vais pas lui parler. En pleine période « Julien est l’homme de ma vie », le voilà qui, un soir, me contacte avec cette phrase ô combien poétique : « salut, envie d’une queue ? » (véridique). Morte de rire, je lui réponds : « que tu es romantique mon cœur ! ». Il tombait plutôt bien, en vérité : j’avais appris que Julien avait brouetté le week-end précédent : œil pour œil, brouette pour brouette.
 
J’accepte le rendez-vous avec joie, surtout que je compte bien abuser de sa vertu toute la soirée à défaut de toute la nuit : il vit chez ses parents et ne peut découcher. En plus, il embauche à 7h du matin et me réveiller à 6h, ça m’aurait profondément ennuyé, soyons honnête. Donc le voilà qui arrive, bisous de bienvenu, on papote cinq minutes histoire de et c’est reparti pour la brouette, on joue avec des bandeaux et la ceinture de ma robe de chambre en soie (je vous laisse imaginer ce que vous voulez). On avait prévu un scénario très amusant mais ce fut totalement raté, suite à un manque d’endurance du jeune homme. A peine cinq minutes de coït et le voilà déjà parti. Pas grave, il nous reste du temps, je compte bien prendre ma revanche ! Naïve que je suis ! Le voilà qui part à la salle de bain et revient tout rouge : « Heu, je fais encore allergie à ton chat ! ». Bon honnêtement, soit il s’était bien frotté les yeux et gratté partout pour donner l’illusion, soit il faisait vraiment une allergie. Il part à sa voiture chercher sa mentholine. Cinq minutes après, texto : « j’ai rien dans ma voiture, je rentre avant de ne plus rien voir ». Déception, déception ! Là, encore, je me dis de lâcher l’affaire. De toute façon, c’est juste en attendant d’attraper Julien donc ce n’est pas très grave. En allant à la salle de bain, je me rends compte qu’il m’a fait un léger suçon. Mais quand ? Je n’ai rien senti, il est décidément très habile ! Il est somme toute assez discret mais ça m’ennuie tout de même, je ne voudrais pas que Julien le voit, ni même Ludovic, mon mignon collègue. D’ailleurs le lendemain, alors que Loïc et moi fumons sur la terrasse, je prends bien soin de pencher la tête afin de cacher l’objet de mon péché. Ce n’est pas que j’ai honte d’avoir une vie sexuelle, c’est qu’un suçon indique généralement que j’ai un petit ami, ce qui n’était pas le cas.
 
L’optimum de la goujaterie
Quinze jours plus tard, je perds ma connexion Internet. En fait, je piratais le wifi de l’école maternelle et primaire voisine (oui, ça me paraît curieux qu’ils aient le wifi, aussi, mais c’est bien eux) mais les vacances scolaires passant par là, voici que je perds ma connexion.
 
Je me rends à un cybercafé glauque à côté de l’Opéra pour consulter mes mails, envoyer des documents et prévenir mes correspondants de ma mésaventure quand je tombe sur un mail du jeune homme : j’ai envie de toi, je te veux. Le problème est que j’ai lu ce mail le lundi et il voulait me voir le dimanche. Comme je n’avais plus de nouvelles de Julien, je lui envoie un texto pour lui proposer de venir le soir même. Bingo ! C’est quand même super agréable de voir qu’un beau gosse comme ça rapplique chez moi dès que je claque les doigts. C’était pareil avec Laurent : j’avais la liberté de choisir les rendez-vous, j’adorais. Le voici donc qui me répond qu’il sera chez moi vers 18h. 18h pétante, je reçois un texto : « je serai en retard (de mémoire, il n’a jamais été à l’heure), ça m’exciterait vachement que tu sois déjà nue ». Ben tiens, tu m’étonnes ! Au début, ça m’emmerde un peu, je décide de faire un compromis : j’aurai juste ma robe de chambre. Puis au fur et à mesure des minutes qui passent, l’excitation grandissant, je décide de virer la robe de chambre.
 
Enfin, le voilà ! Je lui ouvre vite la porte en me glissant furtivement derrière, histoire de ne pas offrir un spectacle inédit à mes voisins (moi, nue). Bon, il ne m’avait pas menti sur son état d’excitation, le voilà qui me roule des pelles pas possible en me massant les chairs toujours aussi vigoureusement, un « tu m’excites » soufflé fiévreusement remplaçant un poli bonjour. A un moment, je me rends compte qu’il est reparti à me faire un suçon mais dans le feu de l’action, je le laisse faire. On repart à jouer avec les mêmes accessoires, les préliminaires sont d’enfer, il prend son pied et là, me fait : « Putain, je suis allergique à ton chat ! ». Allons donc, nous voilà repartis pour un tour. Il m’explique qu’il a de la claritine dans sa voiture, il est garé pas loin, il revient. Tout en s’habillant, il me demande comment je vais et on discute un peu, il me dépose un tendre baiser sur les lèvres et file. En attendant, je rattrape ma robe de chambre et commence à lire. Cinq minutes plus tard, texto : Benoît. Je commence à pester mais son message est différent de la dernière fois : « j’ai plus de médicaments, je cherche une pharmacie et je reviens ». Ok. Donc je me replonge dans la lecture de mon roman. Au bout d’un moment, je lève la tête : 19h45, ça fait plus de trois-quart d’heures qu’il est parti, ça me paraît suspect. J’envoie un premier texto, poli : « tu trouves ? » mais je me doutais bien qu’il était rentré chez lui. Du coup, j’abandonne mon lit, je me rhabille, je me fais à manger et prévient Gauthier de ma mésaventure avec un texto qui le fait rire. A 21h, énervée de ne pas avoir de nouvelles de mon nageur, je lui renvoie un texto quelque peu ironique : « euh…je dois encore t’attendre ? ». Toujours pas de réponse. Ah, il m’énerve, le bougre ! Je vais dans la salle de bain et me rend compte qu’il m’a fait un suçon énorme, plus difficile à cacher que le premier. Il voulait pas me pisser dessus pour marquer sa propriété, non plus ?
 
Le lendemain, je vais me promener avec Victoire puis, en rentrant, je lui adresse un mail pas très sympathique, qui disait, en substance : certes, je ne suis pas ta petite amie mais je ne suis pas qu’un trou non plus, tu me dois le respect. J’aurais apprécié que tu m’envoies un message pour me prévenir que tu partais, ça m’aurait évité de poireauter une heure le cul à l’air (oui, j’ai un peu exagéré…). Aucune réponse !
 
Résultat : quatre épisodes, deux bons, deux bien en deçà de la moyenne. Je préfère garder le bon côté de cette aventure : j’ai eu une liaison avec un nageur merveilleusement bien fait, séduisant au possible et pas bête… Certes, goujat, mais ça, ce n’est pas bien grave. Heureusement, je n’étais pas amoureuse de lui, je pense que cette liaison a duré quasiment deux mois car elle flattait mon ego : un beau mec qui me prend pour une déesse du sexe, mmm…  Deux mois plus tard (à peu près), toujours aucune nouvelle, il ne m’a pas bloqué de MSN, moi non plus, d’ailleurs… Je pensais qu’il reviendrait, j’ai eu tort, mon mail a dû bien le glacer… à moins qu’en été, les maîtres nageurs n’aient pas besoin de déesse du sexe à disposition… Il n’empêche que son suçon a été vu non seulement par Ludovic, mais aussi par Enguerrand, le beau gosse du nouveau webzine… Ça m’apprendra ! En tout cas, ça m’a servi de leçon : le prochain goujat, je ne le laisserai pas revenir chez moi.

Les pubs qui m’énervent

Quand j’étais petite, j’adorais la publicité. Ma mère me raconte que dès que j’entendais le jingle pub, je courais devant la télé en poussant des « tut-tut !! » (en référence à la petite musique qui annonçait mes mini-métrages préférés)… Je me souviens même avec émotion de la chanson de Jeanne Mas, « Toute première fois », car je comprenais « tut-tut première fois » et je croyais qu’elle parlait de ma passion (même si je ne comprenais pas ce que foutait cette « première fois » derrière). Je suis une publivore, j’adore regarder les émissions qui sont consacrées et force est de constater qu’en France, nos cerveaux ne se foulent pas la neurone dans ce domaine.

L’afflux de sang lors des règles rend niaise
Petit cours d’histoire pour commencer : en 1975, ô révolution, les tampons arrivent en France et, avec eux, leur lot de polémique : les tampons font perdre la virginité aux jeunes filles. Bon, je ne sais pas à quoi ressemblaient les tampons en 1975 mais quand je vois ceux d’aujourd’hui, j’ai du mal à croire que j’ai perdu ma virginité grâce ou à cause d’eux… Sérieusement, un mec qui me
dit qu’il a le pénis de la taille d’un tampon, je pars en courant !


Est-ce parce que ce objets ont soit-disant menacé notre hymen il fut un temps que les publicités pour tampons sont aussi niaises ? On ne voit que des vierges effarouchées parler avec un air pincé : « ah non, je peux pas aller me baigner, j’ai mes hum-hum ! ». C’est le même combat pour les protège-slips et serviettes hygiéniques. Mon adolescence a été bercée par de jeunes filles sorties
directement de la famille Lequennois (cf La vie est un long fleuve tranquille) nous expliquant que les serviettes, c’est gênant parce qu’on ne peut pas mettre des pantalons moulants, ça se voit…


Heureusement, grâce à Always ultra, ouf, on peut mettre un fuseau si on veut. Merci le progrès ! Maintenant que les serviettes sont minces, nos amies-coincées-du-cul paniquent car elles ne se sentent pas « top fraîches » pour se promener sur les épaules d’un jeune homme. Heureusement, il existe des serviettes délicatement parfumées… Bon, déjà, la fille qui est au bord de l’orgasme parce qu’un mec la trimballe sur ses épaules, je trouve ça suspect. Ensuite, pourquoi faut-il toujours mettre en scène des filles prudes et chastes sur une musique neuneu au possible dans ce genre de publicités ?


Pour ma part, j’ai une idée de pub pour les tampons : un mec et une fille sont dans les toilettes d’une boîte, grosse soupe de langues et là, le mec sort une pièce en regardant la fille d’un air suggestif, elle prend la pièce mais au lieu de l’insérer dans le distributeur de capotes, elle le met dans le distributeur de tampons. Elle le saisit alors et secoue la tête en souriant style : « pas ce soir, chéri, la rivière rouge est en crue ». Bon, d’accord, c’est inutilement provocateur et les distributeurs de tampons n’existent pas, en France (et c’est bien dommage) mais franchement, ce n’est pas parce qu’on a nos règles que nous devenons complètement niaises.


Je profite de l’occasion pour souligner un problème soulevé tantôt par Océane dans l’un de ses mails. Je cite : « Pourquoi est-ce que les emballages de tampon sont ils toujours extrêmes colorés ?  Je veux bien qu’il faut que ça ressemble à des bonbons, comme dans la pub mais quand même!C’est bien une idée de mec ça… Ils sont tellement bloqués face ce « problème » qu’ils ne connaîtront jamais qu’ils les emballent comme des friandises. Oui mais toi quand t’es au boulot et que tu veux te changer aux toilettes tu te tape la honte : soit tu prends ton sac alors que tu ne le fais jamais soit tu te débrouilles par tout un tas d’acrobaties pour mettre le dit ustensile vert fluo de ton sac à ta poche…Quand tu as la chance d’avoir une poche… Sinon, tu pries pour avoir pris un compact qui tient dans la main et ne fond pas dans la bouche ( désolée!)… »


Je me souviens effectivement d’une pub vantant l’aspect « friandise » dudit produit… Y a bien que des hommes pour croire qu’il s’agit d’une géniale idée. Mais, personnellement, je ne connais aucune femme qui va aux toilettes avec un bonbon… Les WC ne sont pas forcément le meilleur endroit pour se restaurer.
Je vous passe les réponses à ce mail, chacune y allant de sa plainte et de ses petites astuces pour se promener discrètement avec l’objet… Tiens, voilà un sujet que les publicistes n’ont pas encore exploités.


Concernant ce que l’on appelle « l’hygiène intime », c’est encore pire. La plus merveilleuse étant « femmefresh » ou comment parler de cette fameuse hygiène sans même l’évoquer. On voit une bonne femme en maillot sur une plage qui s’enroule dans un paréo…Est-ce que pour une crème solaire ? Un après-soleil ? Une crème anti-cellulite ? Il faut bien lire ce qui est écrit en fin de pub pour
enfin savoir que c’est fait pour laver notre intimité…Cool.


Tout ce qui touche au sexe féminin fait peur ! C’est d’ailleurs pour ça qu’on parle « d’hygiène intime », on n’entendra jamais une femme dire dans une pub : « je lave mon sexe avec Rogé Cavailles ! » (c’est sûr, dit comme ça, ce M. Cavailles va faire des jaloux). Ce qui me fait hurler, c’est quand j’entends : « je ne lave pas mon hygiène intime comme mes pieds ». Voilà une phrase qui ne veut absolument rien dire ! Je regarde dans mon dico et je vois hygiène : « ensemble de soins apportés au corps pour le maintenir propre ». CQFD : « laver son hygiène » est un formidable pléonasme.

Le sexe est partout, le sexe est nulle part
Le sexe fait vendre, c’est bien connu. A l’étranger, j’ai vu quelques pubs assez coquines et follement hilarantes. Par exemple, je me souviens d’une pub scandinave où on voit un couple baiser avec fureur dans toutes les pièces de la maison. Et vas-y que je te défonce sur le piano, et vas-y que je te prends contre l’étagère… Forcément, ces coïts enragés causent des dégâts et, à la fin,
on voit monsieur qui recolle tout ce qui a été cassé… C’était une pub pour de la colle, trop fort.


En France, on ose sans oser et souvent, c’est ridicule. Boire certaines boissons ou utiliser certains parfums nous rendent absolument irrésistibles mais tout est dans le sous-entendu… Si ça marchait vraiment, tout le monde se promènerait avec une canette de Gini… (le problème étant que si nous passons nos journées à consommer cette boisson, certains gaz indésirables risquent de s’inviter durant nos brouettes. D’un autre côté, laissons tomber les régimes, nous serons tous très vite obèses). Manger un magnum file un orgasme…Ah ? Je m’en suis jamais rendue compte et pourtant, j’en mange.


Parlant de produits donnant des orgasmes, je ne pouvais passer à côté d’Herbal Essence. Personnellement, j’avoue que j’aime bien me laver les cheveux, sentir la mousse dégouliner dans mon dos lorsque je me rince tandis que mes cheveux apprécient d’être débarrassés de ce poids soudain… Mais franchement, je n’ai jamais eu d’orgasme en me lavant. La première pub d’Herbal Essence était
une sorte de parodie des pubs traditionnelles où les femmes jouissent en se lavant les cheveux mais depuis, ils ont abusé du concept. En plus, je soupçonne la même agence de pub d’avoir fait la pub pour la société générale avec les fly boats et Eiffel Tower et une nouvelle pour le brie que j’ai découverte aujourd’hui : les vieux couples s’inspirent de la fougue des jeunes pour tenter de
retrouver une nouvelle impulsion. C’est surtout la dame qui semble lassée par le manque d’initiative de leur mari et leur pénis mou qui ne leur donne plus satisfaction. Heureusement, la publicité nous parle aussi de pilules miracles pour rendre à monsieur son érection d’antan. Entre parenthèse, je plains l’acteur qui joue dans cette pub et qui écoute en souriant une bonne femme qui
raconte que c’est plus tout à fait ça… Pauvre monsieur, on sent le compte en banque qui flirte avec l’interdit bancaire pour en arriver là…


En parlant de sexe, c’est l’été et les publicités pour les préservatifs débarquent. Et là, on admire le talent des publicistes qui arrivent à faire une pub pour des capotes sans vraiment parler sexe. On voit des couples se remercier pendant des heures, un espèce de super Durex… Tant qu’à y être, ils auraient dû nous faire le coup des bombes à eau. En voilà un concept : des gamins qui
prennent les capotes du grand frère pour en faire des bombes à eau mais le préservatif est si solide et résistant qu’il n’éclate pas…


A ce sujet, Victoire a souligné dans l’un de ses mails un problème intéressant : «moi, la pub qui m’énerve, c’est celle qui nous rappelle qu’on peut choper le sida, même l’été. Genre, y a pas de 
saison pour la capote. Ils nous ressortent la même tous les ans. » Comme tu as raison, ma Victoire ! Le sida, ce n’est pas comme la turista, ça ne s’attrape pas uniquement en vacances. Lecteur, à l’approche de l’hiver, continue de te couvrir, s’il te plaît. Et puis, rappelons que le préservatif est d’utilité publique, il lutte contre la surpopulation.

Tu as raté la Star Ac ? Chante dans les publicités !
Certains publicistes sont inspirés et décident de faire chanter les slogans des produits qu’ils vendent. Erreur fatale ! Je me souviens, il y a quelques années, j’errais dans un supermarché en compagnie de ma maman, faisant semblant de m’intéresser aux courses familiales quand, soudain, un son
étrange me tira de ma distraction. Etait-ce le cri du paon à l’agonie ? La plainte désespérée d’une 2 chevaux qui voit fondre sur elle un 33 tonnes ? Non, une pub à la radio ! Une chanteuse
beugle comme une âne un slogan à la con sur l’air de L’école est finie…On n’a pas idée de chanter aussi mal !
Dernièrement, à la télé, passe une publicité qui me donne envie de jeter mon poste par la fenêtre (habitant au rez-de-chaussée, il n’ira pas bien loin), celle pour les yaourts Veloutés. Un type
qui prend une voix de fausset entame cette merde télévisuelle par un petit jingle : « Veloutés, où sont donc les veloutés ? ». Soit dit en passant, cette pub est l’exemple même de ce qu’on peut
faire de pire dans ce domaine. Outre le jingle atroce qui me donne envie de frapper le pauvre chanteur, les acteurs sont mauvais, en particulier la petite fille qui annone son texte sans chercher
à comprendre ce qu’elle dit (« mais-maman-où-sont-donc-les-Veloutés-tu-en-as-acheté-hier », option voix monocorde). Quant au « scénario » (grand nom pour cette chose), il est franchement
pitoyable…Le pire, c’est qu’on sent les publicistes qui ont bossé là-dessus et qui ont trouvé très drôle cette histoire de bonne femme qui parle de concierge et d’ascenseur alors qu’elle n’a ni
l’un ni l’autre dans son immeuble… Non, messieurs les publicistes, ce n’est pas drôle, ça me donne limite envie de pleurer.
Je parlais l’autre jour à Gauthier de cette pub que nous détestons tous les deux et il a une théorie à ce sujet : la chanson est insupportable volontairement, c’est pour que la publicité nous
marque. De ce point de vue là, la réussite est totale. Sauf que moi, j’ai décidé de boycotter les Veloutés, j’en achèterai pas tant qu’ils continueront avec cette atrocité !
De là, je me suis demandée pourquoi les publicistes s’acharnaient à faire chanter des trucs aussi catastrophiques. Car il ne faut pas se leurrer : si vous avez du talent pour la chanson, vous
n’allez pas chanter dans les pubs ! Mais ça doit coûter moins cher d’embaucher Dédé, la star du karaoké de Saint-Ouailles-sur-Berges que de payer des droits à la SACEM pour récupérer une chanson
déjà existante. Et puis, Dédé, il aura droit à ses 10 secondes de gloire plusieurs fois par jour pendant des mois.
Concernant les pubs qui font hurler, il y a une personne dans mon entourage qui est particulièrement critique vis-à-vis de ces mini-métrages : ma maman. Tu vois, lecteur, si l’enfer est
personnalisé pour chacun, je connais celui de ma mère : lui imposer de regarder en boucle la pub de Javel Dose. Rappelons que cette pub met en scène une brunette à la voix stridente qui hurle : «
Javel Dose, javel dire à tout le monde ! ». C’est fou mais dès que mes cousins ou amis proches voient cette pub, ils pensent irrésistiblement à ma mère. Par ailleurs, elle déteste la blonde dans
les pubs Taillefine (« Non mais qu’elle est moche cette fausse blonde qui se la joue Meg Ryan ! Elle m’énerve ! ») et la pub Calgon où le plombier engueule la bonne femme qui a choisi une marque
moins chère en la regardant style : « mais pauvre conne, y a que Calgon qui protège ta machine ! ». Monsieur le plombier, tu devrais être content que la dame ait choisi d’acheter son anticalcaire
chez Leader Price, ça te fait gagner des sous alors arrête de la mépriser comme ça !
Regarder la pub avec ma mère est assez jouissif, en fin de compte. Elle est très critique et s’énerve pour un rien, c’est très amusant. Finalement, je crois que je suis la digne fille de ma
génitrice !