Choisis bien tes mots

Pendant la recherche d’emploi, Internet reste un de nos outils les plus efficaces, pour peu qu’on sache s’en servir et qu’on ne fasse pas trop n’importe quoi avec (car n’oublions pas que le recruteur fouille). Par exemple, on peut consulter les annonces de l’ANPE en
ligne
ainsi que d’autres sites de recherche d’emploi comme monster, keljob, cadremplois, categorynet (mais attention, ce sont des reprises d’annonces donc un peu moins fraîches), talents, apec… ainsi que celles d’agences interim mais je reviendrai une autre fois sur ces dernières.


Donc face à nous, un moteur de recherche prié de fouiller pour nous les annonces parce qu’on n’a pas non plus que ça à faire, faut candidater. Oui mais vois-tu, le moteur de recherche n’est pas toujours ton ami. Tu découvriras (ou tu l’as déjà fait) au cours de tes recherches que les annonces qui sortent ne correspondent pas toujours à ce que tu attends et que le moteur passe à côté d’annonces qui t’iraient bien mais dont l’intitulé ne correspond pas à ce que tu as rentré.


Concrètement, quand je cherchais du boulot, je tapais « rédactrice ». Sur monster, son truc, c’était de me sortir des pages et des pages d’annonces pour rédactrice juridique. Je n’ai pas compris exactement de quoi il retournait mais ça n’a rien à voir avec mes compétences, c’est sûr et certain. Par contre, à aucun moment, je n’aurais eu l’idée de taper animatrice de communauté vu que je ne savais pas que ça existait pour commencer et que je n’aurais pas pensé que ça ait un rapport avec moi. Pourtant, ce fut mon premier CDI. Maintenant, je suis community manager, c’est à peu près pareil mais ça parle à plus de gens, ça fait moins « c’est moi qui annonce les numéros au loto de la paroisse le dimanche ». Par ailleurs, avec ma formation, j’aurais pu être intéressée par des annonce pour rédacteurs, journalistes mais aussi assistants de communication voire attaché de presse selon le niveau requis.


Bref, il va falloir que tu prennes une demi-journée et que tu épluches les sites à fond pour noter tous les intitulés qui te concernent de près ou de loin. De façon générale, j’aurais tendance à penser que l’économie de temps n’est pas toujours un bienfait. Oui, tu vas gagner du temps en ciblant les annonces qui semblent te concerner directement mais si tu passes à côté d’une annonce qui te correspond plus, ces 5 minutes de gagnées le sont-elles vraiment ? D’autant qu’en se laissant guider par ce moteur de recherche, ne ferme-t-on pas la porte à des possibilités qu’on n’avait pas envisagées ? Pendant longtemps, je n’ai pas pensé à la voie communication et pourtant, mon premier CDD (avec DRH choupinou), c’était assistante de comm. Et même aujourd’hui, je crois que la suite de ma carrière s’orientera plus vers elle que vers le journalisme mais pour le moment, je ne bouge pas puis ce n’est pas le sujet. Au bout d’un certain temps de recherche, il faut envisager d’ouvrir un peu les perspectives, tout en restant dans le raisonnable. Non, on ne va pas répondre à cette annonce pour un biochimiste quand on a un master pro ethnologie. Il faut rester dans le domaine de nos compétences mais ce n’est pas parce que sur votre diplôme, il y a marqué un domaine ou métier spécifique qu’il ne faut pas aller voir ce qu’on trouve chez les métiers proches, on peut avoir des surprises.


Idéalement, n’hésitez pas à demander conseil à votre conseiller ANPE/APEC, c’est son métier de vous guider. Il faut juste espérer qu’il connaisse un minimum votre secteur d’activité.

T’es que tonique ?

Par Bobby
 

Forcément, la tecktonik, comment ne pas en parler ? Elle a envahi les rues virtuelles d’internet, puis le monde réel. Les TCK (tecktonik killers) sont partout, et à moins que vous
ne soyez des extraterrestres, vous en avez obligatoirement entendu parler.

Puisque je suis le benjamin de la bande des Vingtenaires, je me dévoue pour parler de cet intéressant phénomène de mode, à travers mon propre vécu. Attention lecteurs, dans la
phrase qui vient, je vais me la péter grave. Il se trouve en effet que je suis un véritable dieu de la danse quand j’arrive dans une boîte de nuit. [c’est bon, le mode péteux est passé].
Sans blague, j’ai jamais pris de cours de danse mais je me débrouille franchement bien. Ok, ça reste de la danse « de boîte », me direz-vous. Ce à quoi je répondrai : certes.

Mais il n’empêche que petit à petit, et ce sans avoir jamais entendu dire que ça portait un nom à Paris, j’ai commencé à bouger mes bras dans tous les sens sur les dance-floors.
D’abord, ça restait très anarchique. Puis, Rudolphe, une amie, m’a dit : « ah mais tu sais y a une danse comme ça, ça s’appelle la tectonique ». Alors, moi, direct, je vais sur google
en rentrant chez moi, je cherche « danse tectonique », je ne trouve rien. Forcément. Ca s’écrit « tecktonik ». Haha. La feinte.

Et je découvre les vidéos de Jey-Jey, Cali, Spoke, etc. Des petits minets de banlieue parisienne se filmant chez eux (chambre, garage et autres lieux non moins glamours) en train d’exécuter des mouvements bizarre sur de la techno. Ok, bon. Pas fute-futes les mecs, a priori. Un look un peu bizarre, m’enfin, guère pire que les autres modes lycéennes. Avec ma meilleue amie, Léa, toujours en province, on décide de s’y mettre. On va en boîte, on attaque avec maints moulinets brachiaux, et là, hallucinant, un mec se ramène et commence à frapper Léa en criant : « arrête de danser comme ça, ça me saoule trop ». Ok. Le mec, on le connait ni d’Eve ni d’Adam, mais on laisse couler. Bizarre, quand même, la réaction des gens.

Finalement, j’arrive à Paris en octobre dernier. Le soir de mon emménagement, un type me contacte, il veut faire un reportage et il cherche un scénariste. Vu que je suis inscrit
sur pas mal de forums et autres sites de cinéma, je suppose que c’est là-bas qu’il a trouvé mes coordonnées. Le sujet de son reportage ? La tecktonik, bien sûr.

Me voilà donc à retrouver les stars du mouvement, qui ont impulsé cette vague au Metropolis lors de soirées éponymes. Je fais la connaissance « en réel » de Jey-Jey et
Cali, entre autre, afin de mieux cerner leur façon d’être pour m’aider dans l’écriture du scénario (il se trouve au passage que Cali me rappelle Joàn, mon amoureux de Cuba, dont je te parlerai, cher lecteur, très prochainement…). Vous imaginez mon état, tout émoustillé le petit Bobby. A la fin de l’entrevue, dans un élan de sociabilité inouïe, plein d’espoir, je lance au dit
‘Cali’ :

« Bon ben, puisqu’on va bosser ensemble sur ce film, tu pourras m’apprendre les mouvements, haha. » [le « haha » permets de me préparer à un éventuel refus, genre « mais non de toute façon je disais ça pour rire]

Ce à quoi il me répond :

« Ben pour ça, vous regarderez nos vidéos sur internet. »

Connard. Déjà j’ai qu’un an de plus que toi, alors pas la peine de me vouvoyer, et puisque c’est ça, je hais ta danse pourrie. Voilà, en gros, mon expérience avec la chose.

D’un côté, on a les addicts de la tecktonik, tranche d’âge 12-15 ans (voire plus jeune encore). De l’autre, une vague écrasante anti-tecktonik. Alors certes, ces jeunes ‘rebelles’
renvoient une image hautement superficielle et gélifiée de toute une génération. Certes, les mouvements de bras, ça fait bizarre. M’enfin, je me demande, pourquoi une telle animosité à leur égard ? En quoi sont-ils plus ridicules que les danseurs de hip-hop, par exemple ?

Il faudrait alors distinguer deux choses radicalement différentes, que l’on amalgamme sans doute un peu :

–       la tecktonik elle-même, qui est à la fois un titre de soirées ayant
lieu au Metropolis, une marque de vêtement et de boisson énergétique, qui renvoie à un code vestimentaire, une façon de se coiffer, de se comporter, bref, une MODE

–         la danse electro, qui est un prolongement corporel de la
musique electro, et peut s’exécuter sans slim, sans crête, ou sans avoir des joues de minet imberbe, bref, une simple DANSE

Pour ma part, quand il m’arrive de sortir le soir, je n’obéis en rien au cliché ‘tecktonik’, pourtant je fais à peu près la même chose qu’eux avec mon corps, sans mettre le même
nom dessus. On a pas forcément besoin, même si on a vingt ans, d’être rangé dans une case, genre « cool », « rockeur », « clubbeur », « gothique », ou que sais-je encore. Même au lycée, je n’avais pas l’impression de faire partie de ces cercles bien délimités. Un jour j’aime le rock, un jour j’aime la pop, un jour je vais en boîte, un jour j’écoute de grands classiques. Forcément, pour être intégré parmi les autres, ça n’aide pas.

A moins de ne fréquenter que des schizoïdes pluri-fonctionnels.

Et en exclu, la vidéo tecktonic fait par Nina que vous êtes cordialement invités à regarder parce que j’ai passé 5h à la monter, bordel !

N’importe qui peut faire mon métier

 Il y a pas mal de temps, j’ai lu un article d’Hervé Brusini sur les journalisme et la blogosphère (Le journalisme, quand Internet est roi…, dans Le Monde du 05 mars… Oui, je
fais preuve d’une incroyable réactivité, là). Le lisant dans le train reliant mon sud adoré à Paris, j’étais déjà passablement de mauvaise humeur grâce à l’heure et demie de retard de mon train.
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Là, je lis la prose de M. Brusini et je suis passablement agacée. « Tous journalistes ? ». Ben tiens, c’est bien la peine que je me sois fait chier à faire 7 ans d’études alors que journaliste, c’est pas quelque chose qu’on devient, c’est quelque chose qu’on est. Hé oui, moi, je fais ma maline avec mon « master professionnel de journalisme » mais n’importe qui peut faire la même chose que moi.

Le blogueur est-il un journaliste ? Rien ne m’agace plus que cette affirmation. Qu’est-ce qu’un blogueur ? Quelqu’un qui écrit, se filme ou parle, nous sommes d’accord, il utilise finalement les mêmes formats qu’un journaliste. Je ne dénigre pas le média blog, sinon, j’aurais pas les miens ! Je trouve que les blogs, bien utilisés, sont un vecteur
d’information tout à fait intéressant, j’en lis tous les jours. Mais ce que j’aime dans leur blog, c’est leur subjectivité, leur légèreté.

Quand j’écris un article pour mes blogs, je suis en mode « fille ordinaire de 27 ans » et pas en mode journaliste. En gros, je ne fais pas de recherche documentaire, je décroche pas mon téléphone pour un entretien, avoir l’avis d’un psy, d’un sociologue ou d’un politologue, je croise pas les infos, j’ai pas de dossier de presse. Quand j’écris un article de blog, je me pose juste devant mon ordi et je plaque mes idées sur l’écran et ça ne va pas plus loin. C’est totalement subjectif et je le revendique. J’ai d’ailleurs dû m’énerver car pas mal d’internautes me reprochaient mes opinions, m’expliquant que « pour une journaliste », j’avais des avis bien tranchés. Apparemment, on est tous journalistes mais ceux qui en ont le diplôme n’ont pas le droit d’avoir un avis.

Un blog n’est-il pas finalement que la vision écrite (ou filmée) d’une conversation du café du commerce. Ici, je vais m’amuser à analyser l’actu, à donner mon opinion mais je ne
pose aucune vérité établie, je ne cherche pas à recouvrir ma prose d’un vernis de crédibilité pour vous faire adhérer à mon avis. Pour moi, la différence majeure entre journal et blog, c’est le but. Un journal cherche à informer et à faire comprendre alors que le blogueur cherche à partager. Une musique, un coup de cœur, une opinion mais il partage.

Je suis un peu fatiguée par cette volonté de toujours opposer les uns aux autres. Le fait de bloguer n’est pas du journalisme et je trouve très grave de faire l’amalgame. Parce que
c’est écrit, on a l’impression que c’est indiscutable, on se méfie plus des journalistes que des blogueurs sous prétexte que les blogueurs annoncent clairement leurs orientations politiques et sont « libres ». Pourtant, pas mal d’intox circulent sur le net comme les nombreux hoax qu’on reçoit par mails et que certains prennent pour argent comptant.

Le journaliste, lui, a une obligation morale et éthique de ne pas avancer n’importe quoi. Notre métier implique non seulement un savoir-faire qui ne s’acquiert pas en claquant des
doigts, un réseau constitué au fil des expériences, une rapidité d’exécution née de la pratique mais surtout une déontologie. La rumeur ne doit pas faire les choux gras des journaux. Bien sûr, ça, c’est la théorie. Mais tout de même, je suis lassée de voir à quel point mon métier est bradé aujourd’hui. Bien sûr que je savais écrire avant de commencer mon « master professionnel ». Mais j’oubliais parfois, comme mes camarades, que le but premier d’un article, c’est d’informer donc les titres semi obscurs genre on fait du Libé mais on pousse le bouchon trop loin, on oublie. Si on veut faire des effets de style qui rendent nos propos limite incompréhensible, on écrit un roman. Un article de journal, il faut que ce soit compréhensible pour tous. Sujet, verbe, complément, pas la peine de faire des phrases de 4 km de long. On apprend aussi l’art de choisir la bonne photo, comment fonctionne une caméra, ce qu’il faut filmer, les montages d’images qui donnent du sens, éviter les faux plans, les mauvais raccords, travailler sa voix pour la faire paraître plus spontanée. Quoi qu’en disent certains qui méprisent le journaleux, c’est
un vrai métier.

Imagination

Pour ceux qui ne vivent pas en France et qui n’ont ni télé, ni radio, qui vivent dans une grotte… Bref, pour toi lecteur, je vais livrer un scoop : le Da Vinci Code vient de sortir au cinéma. Le but de cet article n’est pas parler du film (que j’ai pas vu) ou du livre (que j’ai lu) mais ça va me servir d’exemple pour m’énerver un peu. Avant la sortie du film, je mate « dossier d’actualités » sur M6. Ouais le dimanche, j’aime bien regarder soit ça, soit « faites entrer l’accusé », histoire de (re)faire ma culture criminelle. Donc je tombe là-dessus et c’était une émission spéciale « Da Vinci Code », qu’ils nous avaient sortis pour la sortie du livre y a un an et demi, je crois.

Et là, ça m’agace mais à un point. Pour ceux qui ont le livre chez eux, ouvrez à la première page. Qui y a-t-il décrit juste sous le titre du livre ? « Roman ». Bon, alors, un peu de culture. Un roman est considéré comme une œuvre de fiction. En aucun cas, M. Brown n’a écrit un essai sur le Graal, il a livré une libre interprétation de la légende du Graal. Que les gens aient pris pour argent comptant ce qu’il a pu raconté dans son roman, ça me dépasse. Qu’on essaie d’expliquer en quoi il a eu tort ou raison m’horripile. Ce qui est fantastique dans la fiction, c’est qu’on peut réécrire des événements. Perso, je peux à la limite comprendre que les théologues extrémistes soient choqués qu’on ose dire que Jésus était marié. Et pourtant, selon mon prof de philo classique, Jésus ne pouvait être que marié. En effet, à l’époque, la norme n’était pas au célibat et s’il l’avait été, ça aurait été signalé. Ca ne veut pas dire qu’il était le compagnon de Marie-Madeleine, juste qu’il devait bien y avoir une madame Jésus. Bon, après, le coup de la fille du conservateur du Louvre qui est la descendante de Jésus, c’est clair que c’est super capillotracté mais qu’est-ce qu’on s’en fout ? C’est un roman, point.

 De la même façon, je suis en train de lire « Le grand secret », de Barjavel, qui mêle fiction et histoire puisqu’il implique des hommes politiques dans son grand secret. Et alors ? Ok, dire que Kennedy a bu une potion censée le rendre immortel et que c’est pour ça qu’il a été abattu, c’est tordu. Mais on s’en fout, le roman est bien écrit, on se laisse prendre à l’histoire. Et c’est justement ça qui est magique avec un roman, c’est qu’on peut tout inventer.
 

Il y a quelques temps, j’ai commencé à publier Technopolis sur ce blog. Premières réactions : « mais non mais tu peux pas écrire ça, l’Inde et la Chine ne se feront jamais la guerre ! ». Bon, outre le fait que je connais bien ma géopolitique et que je sais que ces deux pays ne sont pas amis du tout, l’important n’est pas là. J’écrivais une histoire qui débutait au moins dix ans plus tard. En dix ans, il peut s’en passer des choses. Si on regarde 10 ans en arrière : les téléphones portables n’existaient pas, Internet en était à ses balbutiements, Friends venait à peine de commencer, la Star Ac n’avait pas encore été inventée, les Etats-Unis ne faisaient la guerre à personne, on ne savait pas qui était Ben Laden, Fernando Alonso n’avait pas le permis, on ne tremblait pas en entendant « grippe aviaire » ou même « vache folle », j’étais vierge… Comme quoi, il peut s’en passer des choses en dix ans. L’avenir, c’est l’inconnu. Doit-on jeter par la fenêtre le « 1984 » d’Orwell, considérant qu’il s’est planté et qu’en 84, Big Brother ne nous watchait pas ? (je sais, c’est un odieux anglicisme). Ecrire un roman n’est-il pas, finalement, écrire une version alternative de la réalité ? N’ai-je pas
droit de créer un univers particulier en changeant ou inventant des événements ?

La question est la suivante : la créativité doit-elle avoir pour limite la crédibilité ? La réalité n’est-elle pas pour l’écrivain qu’une pâte qu’on doit modeler à notre guise ? J’ai tué les trois quart de l’humanité dans Technopolis et au fur et à mesure du roman, j’en tue d’autres. Dans le prochain que j’écrirai, je vais encore créer une guerre parce que le thème de la résistance, moi, ça m’inspire toujours autant.

Après, ce n’est pas pour autant qu’il faut faire n’importe quoi, il faut que l’intrigue se tienne. Je n’aime pas trop les enquêtes policières avec le « lapin qui sort du chapeau ». C’est-à-dire pendant tout un roman, on suit les policiers, on soupçonne le mari, les enfants et l’amant de la victime, par exemple, on essaie de recouper les indices et là, à la
fin du roman, on apprend que, tatan, le meurtrier est le voisin pris d’une pulsion meurtrière. Le voisin, dans le roman, on le voit juste quand les policiers arrivent, il fait partie des badauds. Donc, forcément, on pouvait pas deviner qui était le coupable, on savait même pas qu’il existait ! Avec ce genre de procédé, c’est facile de faire des romans policiers surprenants. De la même façon, certaines facilités m’agacent. Exemple : le film Gothika. Je te préviens, lecteur, dans la phrase suivante, je raconte la fin donc si tu n’as pas vu le film et que tu veux le voir, passe direct au paragraphe suivant. Donc Gothika, on apprend que le mari d’Halle Berry qu’elle a tué était un sale pervers qui violait des filles et tout et on apprend qu’il a un complice. Fin du film : tatan, le complice, c’est le shérif qui explique : « en tant que shérif, c’était facile pour moi d’aller et venir dans la prison ». Sauf qu’Halle et ses amies n’ont jamais été dans une prison mais dans une clinique psychiatrique privée où un shérif n’a rien à faire. Donc c’est pas crédible.

Revenons au Da Vinci Code, qui prend donc de grandes libertés avec la réalité historique. Mais au fond, le roman est logique, il sème tout du long des pistes nous permettant d’aboutir à la conclusion logique. Sophie est donc une descendante de Jésus ? Ben, en lisant le roman, ça ne fait pas lapin qui sort du chapeau, là, c’était préparé comme révélation.

Dans la même veine, Marie-Antoinette, le film. Oui, ok, ça ressemble un peu à l’article de Gauthier (là) mais bon. Donc pour le ciné, c’est comme pour un roman, ce sont des œuvres de fiction donc bon… Marie-Antoinette n’a jamais été présenté comme un film historique donc à partir de là, on peut s’autoriser quelques fantaisies même si j’ai toujours peur que les gens ne connaissant rien à l’histoire de France prennent ce genre de film pour argent comptant. Déjà Marie-Antoinette, elle était beaucoup plus potelée que Kirsten Dunst ! Elle est jolie, Kirsten, mais elle est quand même maigrichonne. Donc le film n’a rien d’historique, on nous présente une Marie-Antoinette amoureuse et bienveillante avec son époux (mouais…), amoureuse un temps du comte de Fersen mais elle l’oublie bien vite… Moi, le comte de Fersen, je le laisserais bien visiter mon trianon, aussi (ça, c’est ma nouvelle expression). Finalement, ce que je reproche au film, c’est pas les largesses prises avec l’histoire mais la fin terriblement bâclée. En gros, on a la sensation qu’on manquait de pellicule sur la fin donc les événements se succèdent sans qu’on comprenne trop ce qu’il se passe et paf, c’est fini. Autre truc qui m’a turlupiné : on a vu le film en VO avec Gaugau et dans le film, il y avait quelques phrases en français… Hein ? Tant qu’à faire, autant tout faire en anglais.

Bref, l’imagination est quelque chose de fantastique et qui permet de travestir la réalité. Si j’ai envie de raconter que le monde est dirigé par un consortium d’éminences grises qui orchestrent les conflits selon leurs intérêts propres et que les dirigeants des pays ne sont que des pantins, pourquoi pas ? (tiens, ce serait une idée). Tant que l’intrigue est crédible, après… Alors, arrêtons de faire des procès aux écrivains. Ecrire un roman, ce n’est pas écrire un essai, notre matière première, c’est l’imagination, pas des documents historiques.

L’’homme que j’’aime

Comme je suis un peu exhibitionniste, j’ai décidé de faire une déclaration d’amour sur mon blog. Bien sûr, j’aurais pu aller chez Bataille et Fontaine demander au monsieur s’il veut ouvrir le rideau ou pas mais faut pas déconner non plus ! Manquerait plus que j’aille faire le guignol chez Arthur avec son jeu de boîtes que j’ai quand même du mal à saisir (enfin, j’ai pigé le concept, je comprends pas pourquoi y a des gens qui restent là longtemps et pourquoi ils pleurent tout le temps). Bref, il faut savoir dire aux gens qu’on les aime et moi, je le fais en public, en plus, mais avec classe.
 
J’aime, donc. Mais pas comme vous le pensez : juste un amour pur et chaste, une amitié très forte car l’amitié, c’est de l’amour. Hé oui, car l’homme de ma vie, c’est Gauthier.
 
Gauthier, je l’aime quand on parle politique étrangère
Gauthier, il m’énerve à trop boire et à conduire après
Gauthier, je l’aime quand on est sur la même longueur d’onde et qu’on dit les choses en même temps
Gauthier, il m’énerve quand il est en retard
Gauthier, je l’aime quand il prend des délires avec moi
Gauthier, il m’énerve quand il gâche ses possibilités en faisant l’andouille
Gauthier, je l’aime quand on passe des soirées à se vider la tête devant des conneries qui ne font rire que nous ou à peu près
Gauthier, il m’énerve quand il me dit que je vais me prendre un mur alors que je le sais très bien et que je fais semblant de pas voir. Et puis il m’énerve à avoir raison quand il me dit que je vais me prendre un mur.
Gauthier, je l’aime parce qu’on peut parler de tout sans tabou.
 
Mais surtout, Gauthier, je l’aime parce que quand je l’appelle à minuit et demi en larmes, il m’écoute, il me réconforte et même il m’engueule quand je tombe dans le trop mélodramatique. Oui parce qu’il faut le savoir, le Gauthier est équipé d’une fonction « coup de pied au cul ». Exemple, discussion que nous avons eu l’autre soir.
Nina, mode « je chiale » : « Bouhouhou, j’en ai marre, y a rien qui va, je vais rentrer chez mes parents !
– Pourquoi ?
– Mais je leur coûte trop cher !
– Mais enfin, tu vas pas rentrer chez toi ! Tu vas faire quoi, là-bas ? En partant, tu vas juste donner raison à ceux qui attendent que tu te plantes ».
Oui, pour la petite histoire (pourquoi je voulais rentrer), mon proprio refuse de me rembourser ma facture de plombier (800 euros), quand même, sous prétexte qu’il fallait que je fasse juste faire le devis, lui demander et après, faire les travaux. C’est vrai, après tout, qu’est-ce que je fais chier à chouiner pour une fuite dans la salle de bain ? Comme a dit la secrétaire du proprio : « mais une fois que le réservoir aurait été vide, y aurait plus eu d’eau ». Oui, c’est vrai, j’aurais pu patauger une semaine de plus dans ma salle de bain, ce que je suis exigeante, quand même… Donc voilà, mes sous de Noël sont partis chez M. le plombier, mes parents vont sans doute m’aider mais j’en ai marre de leur coûter du fric. Au passage, si un lecteur s’y connaît un peu en droit des locataires, qu’il me fasse signe.
 
Donc, Gauthier (désolé pour la digression moumour). On passe plus de temps à rire qu’à pleurer, quand on est ensemble, mais de savoir que je peux l’appeler au milieu de la nuit et qu’il m’écoutera, j’avoue qu’il y a peu de mecs qui feraient ça pour moi. Et c’est le seul que je peux écouter au milieu de la nuit parce que même si j’aime pas qu’il m’appelle 36 fois par jour, quand c’est grave, j’écoute. Tous les deux, on conchie la terre entière, on emmerde nos concierges et nos proprios, nos profs incompétents et nos tuteurs de stages esclavagistes. On dit du mal des gens qu’on n’aime pas et qu’est-ce que c’est bon ! On va manger des fois au McDo ou alors dans notre chère cantine du Marais, on fume, on rit. Gauthier, c’est le seul mec avec qui je peux délirer sur la vie sexuelle des huîtres. Oui, en fait, la semaine dernière ou celle d’avant (peu importe), je fais : « Pfffff, j’ai la libido d’une huître en ce moment… Quoi que je ne connais rien à la vie sexuelle d’une huître.
– Mais attends, les huîtres, ça passe son temps à partouzer sur des poteaux et puis c’est SM, une huître, ça passe sa vie accrochée à un filet. »
Ben voilà, y a que Gauthier pour me répondre ça et me faire rire avec la vie sexuelle des huîtres. Parce que même quand je pleure, il arrive à me faire rire. Hé oui, un Gauthier, c’est magique.
 
Laissez-moi vous raconter notre rencontre (de toute façon, c’est moi la chef du blog, je fais ce que je veux). Tout commence en 1999, fin janvier ou début février, je ne suis plus très sûre. Ce jour-là, il faisait gris et froid et je me gerçais les fesses sur le banc en béton devant l’UFR d’histoire. Je discutais avec Sandrine, notre amie nymphomane amatrice de 106 verte, et Rachel, mon ex meilleure amie frustrée et aigrie. J’avoue que je me souviens pas du tout de quoi on discute quand Sandrine nous ramène soudain un grand gars en faisant : « Ben, voilà les filles, moi je vous ramène un mec ! Gauthier, Nina, Rachel. »
 
J’avoue que je l’avais déjà croisé deux, trois fois, sans lui parler, mais il était difficile de pas le repérer : 1m94, un peu rond (mais pas plus que ça, ça faisait plus rondeurs de la fin de l’enfance qu’autre chose) mais surtout, une doudoune bleu EDF avec deux bandes jaunes fluo sur les manches. Moumour, je suis sûre qu’à l’heure actuelle, tu me détestes d’avoir révélé ce détail. Donc, on commence à discuter, je ne me souviens pas du tout de quoi. On sympathise bien et le lundi suivant, au lieu d’aller en cours de géographie, on va à la cafétéria avec Sandrine et Silvia, une amie andorrane. On retrouve sur place Guillaume, un ami du lycée de Gaugau et on parle de cul, de cul, puis de cul. Petit à petit, je me dis qu’il est plutôt mignon, Gaugau et on dirait bien qu’il me drague, à m’appeler « amour » et à me regarder droit dans le seins. Puis un jour, il découvre mon intérêt pour lui grâce à la finesse de Sandrine et il m’explique : « non mais là, je veux pas de relation sérieuse alors…heu… non. » Ce n’est que six mois plus tard que j’ai appris la vérité : le problème n’était pas tant qu’il ne voulait pas une relation sérieuse, le problème était que j’étais une femme. J’avoue que le jour où j’ai su ça, le râteau que je m’étais pris devint soudain le plus facile à digérer de toute ma vie amoureuse ! Evidemment, certains argueront qu’il aurait pu me le dire avant mais à cette époque, Gauthier était encore officiellement hétéro donc ne le lui reprochons pas.
 
Curieusement, ce vent nous a rapproché et nous sommes devenus inséparables. Ce qui a quand même pas mal aidés fut Internet : à l’époque, on était les seuls à l’avoir et on passait nos week-ends (oui, je ne l’avais que le week-end, chez mes parents, à l’époque) à s’envoyer des mails. Curieusement, notre amitié a dérangé Rachel. En très gros, cette fille était ma meilleure amie mais je pense qu’au fond, elle me détestait. Dès qu’un mec semblait s’intéresser à moi, elle en tombait amoureuse pour mieux me reprocher après le fait qu’il s’intéresse à moi et pas à elle. Nous étions tous trois en cours ensemble et Gauthier et moi nous passions des mots genre : « bite, couille, je te prendrai nue la tête dans le micro-ondes » et autres joyeusetés du genre. Le problème, c’est que Rachel ne supportait pas qu’on parle de sexe donc on ne la faisait pas participer et elle faisait la gueule, persuadée qu’on disait du mal d’elle. Du coup, en cours, elle se mettait entre nous et se penchait en avant pour qu’on puisse pas se passer les mots (qui passaient quand même dans son dos). Je veux pas dire mais je serai jamais assez garce pour écrire des mots méchants sur une fille qui est à côté de moi. Et forcément, elle tombe amoureuse de Gauthier et me voilà à nouveau la rivale. Sauf qu’à l’époque, j’étais maquée avec Pierre le pervers (enfin, façon de parler) et Gauthier était devenu mon meilleur ami. Brouetter avec lui ? Mais ça va pas, c’est limite de l’inceste !
 
Dans les premiers temps, Gauthier m’a apporté une chose précieuse : il m’a appris à jouer à la belote. C’est idiot mais quand je repense à ma première année, ce qui me revient avant tout, ce sont les parties de belote sur la pelouse du Mirail, mon petit pense bête à côté (alors, les atouts c’est valet, 9, as, dix, ça faut tant de points…) et notre merveilleuse façon de jouer, pas du tout à la parlante. Genre : « tu prends ? » Gros raclement de gorge qui veut dire : « si tu prends, connasse, je te pends avec tes propres tripes ». « Heu… non, ça ira ». N’empêche que ça me manque, la belote…
 
Mais notre amitié n’a pas toujours plu mais au fond, on s’en fout : je ne regrette aucune des personnes qui nous a tourné le dos. Hé oui, parler de cul, ça nous fait rire, jouer les pintades, ça nous fait rire. Mais bon, on va pas jouer les sérieux et sages rien que pour plaire. On est comme on est et puis c’est tout.
 
Bien sûr, nous eûmes des orages, 7 ans d’amour, c’est l’amour fol. Mille fois tu pris ton bagage, mille fois, je pris mon envol… Il n’empêche qu’un amour de 7 ans, c’est plus que toutes nos histoires d’amour cumulées (j’ai comme la sensation que cette phrase nous fait passer pour des loosers de l’amour). Même quand on se dispute (généralement, les causes sont oubliées et digérées dès le lendemain), même quand il m’écoute pas, même quand je l’écoute pas, même quand il m’impose Priscilla et Lorie, même quand je veux pas aller voir une daube au cinéma, on s’aime et puis c’est tout. Si un mec n’accepte pas Gauthier, il peut aller se faire voir.
 
En bref : moumour, je t’aime !

Bonus : des mails meetic!

Durant mon expérience meetic, j’ai reçu quelques mails anthologiques… On va encore dire que je me moque mais je ne pouvais m’empêcher de les partager avec vous. Les voici, dans l’ordre chronologique et dans leur intégralité, même l’orthographe a été respectée… Mesdemoiselles, si vous reconnaissez un de ces mails, dites-le, qu’on se marre!

Marketing direct
Message : Envie d’un peu de changement dans votre vie ? Envie de découvertes, de sorties, de balades, d’échanges, de surprises ? Ne cherchez plus, nous avons la solution :

Fruit d’une technologie de dernière génération, notre modèle dispose de multiples et avantageuses fonctionnalités :curieux, il vous fera partager ses découvertes avec enthousiasme, gentil, souvent drôle, il dispose également d’une très pratique fonction musicale (piano, guitare…) qui animera au besoin vos trop longues soirées d’hiver. Simple d’utilisation, il saura facilement s’adapter à vos attentes tout en étant doté d’un bon niveau d’autonomie.

Déjà plébiscité par de nombreuses ménagères de moins de 50 ans (mais pas plus), celles-ci témoignent : « Je l’ai découvert il y a un an, maintenant je ne peux plus m’en passer » Florence G. – 92


« Il est vraiment d’une grande souplesse d’utilisation, j’en parle à toutes mes amies » Hélène S. – 77

Alors n’hésitez plus et joignez-nous par mail ou tchat pour toute question complémentaire !

Disponible sous 24h – Frais de port offerts

 
En vrac…
Message : Bon je sais pas trop quoi dire comme ça mais j’aimerai bien discuter avec toi un de ces jours.

Quelques arguments au hasard pour que te donner envie de me répondre : j’ai une polo, je chausse du 42, mes parents ont un chat siamois qui s’appelle lotus et j’adore porter des sandales quand il fait chaud.

Je vais très bien sinon, j’espère que toi aussi !

PS : ton tatouage sur la photo s’arrête au visage ou est-ce qu’il descend plus bas?

 
Bien tenté
Message : Je t’ai rencontré hier dans le quartier où je passais .Tu y terminais tes course par le lait et quelques fruits. Je n’ai pas osé t’aborder, ce n’est pas toujours une chose facile, comme cela, dans l’instant…Alors sans doute est ce plus aisé par le biais d’internet,je te reconnais donc,

Bien non ??? Ha bon…

Le coup du lait ?

Tu ne bois jamais de lait !

Et tu as eu une journée terrible hier alors je dois me gourrer !!!

bon bon …

Mais quant même, un petit message ???? Qui sait ?

Il a rien compris, lui…
Message : Bienvenue a paris, j’aimerais te faire visiter le paris jeune. Patient de nature calme,je me crois capable d’aimer et d’apprécier les dessins que tu aime a porter au faciès .lol
 
Du vouvoiement au tutoiement en une phrase
Message : salut vous ète belle,on pe faire consc si ca te gène pas
 
La belle histoire
Message : Ce mail a pour but, d’attirer ton attention sur l’individu qui se cache derrière son pc. Bien qu’il ne fasse pas partie de la C.I.A, ni du F.B.I. Il semble porté un intérêt flagrant à ta fiche.

Il m’est avis qu’il faut prendre des mesures. Je suggère de jeter un oeil sur le profil de l’audacieux, pour assouvir une curiosité légitime.

Si d’aventure, l’individu semble avoir un intérêt quelconque, lui renvoyer un mail. En sachant, qu’il est à la recherche d’une humaine. Donc pas d’une belle au bois dormant, car il est difficile de parler à une belle endormie. Sans compter le risque de la réveiller, et de recevoir, tout objet a portée de sa main, en plein visage.

Chose qui, somme toute, fait assez mal.

A bientôt.

 
Bleu, c’est bleu
Message : Tes yeux, bleus. Mes yeux, bleus, et nous, dans l’azur…
 
Proposition directe
Message : si je vous demandais on mariage vous seriez ok?
 
Drôle…
Message : Salut! Tu as les meilleurs yeux que j’ai déjà vu :)))
 
Le menteur
Message :  flasher, pas flasher , flasher, pas flasher… non un ptit mail c plus personnel je pense. bon je me decris : Grand pervers sexuel depuis ma plus tendre enfance, j’ai passé mon adolescence en prison. Alors bien sur a peine sorti je me suis rué sur meetic comme 330.000 gars pour envoyer un mail a la fille aux jolies yeux.

Etant completement taré je suis pret a me jeter du haut de la tour eiffeil si j’ai pas une reponse a ton mail.

Voila ptit quizz maintenant faut discerner le vrai du faux dans tout ca 🙂

J’utilise le compte de mon ami (classique)
Message : Salut,

En utilisant le compte meetic de mon ami, je suis tombé sur ta charmante photo ainsi je me suis permis de t’envoyer ce mail à travers lequel je souhaiterais nouer une connaissance d’amitier si ça vous embarasse pas.

Je me prénome ************, agé de 25 ans j’habitte **********. Ingénieur de formation et aimant le sport, les soirées fun, la musique et le cinéma.

Afin d’échanger nos photos et bien entendu avec ton accord, voici mon adresse e-mail (car je ne suis pas un membre meetic) : ***************

Très bonne journée!

A+

 
Lui, il veut me rencontrer
Message : coucou a toi je voudrais savoir ce que tu recherches sur meetic? et quel sont des criteres de mec ici meme ? l’homme parfait n existe pas j’espere que je suis l’idéal rever enfin a toi de voir j’espere que tu me répondras a mon email et pourquoi pas une recontre par la suite tendre bisous

je ne suis pas contre pour une eventuelle rencontre par la suite si tu veux bien

 
Il est pas prof de français, lui
Message : dèsoler pour les flash a rèpition mais sa dèconne grave sur se site pas moyen de t envoyer un mail ou ptè q sè moi qui dèconne bref alors voila j ai 29 ans je suis electricien je suis pas du genre a raconter des histoire il ya une èpoque ou je sorter pour sortir cinè ,ballade,boite ,et maintenant avec le temps je recherche ma moitier ,je suis quelqu un d ambitieux ,je veus me rèvèiller a coter de la femme q j aime et inchala chouchouter mes enfants j aime voyager ,je kif le cinè , on pe papoter papoter papoter je ve te connaitre mais pas derière un clavier pas trooooo quoi on n et adulte on se doit le respect avec sa je pense q sa sufffffffffffffffit non au bel inconnueeeeeeeeeeeeeeeeee je te laisse mon adresse

**************** et si ta msn envoie t on adresse

 
Direct, le gars
Message : salut a toi!!! je suis sur paris en ce moment, et j ai un peu de temps
libre jusque mercredi prochain… si tu as un moment qui peut coller a mon emploi du temps…je t invite a prendre un verre en tout bien tout honneur… dans un coin a mi chemain entre chez toi et chez moi… avec pleins de gens si tu es parano!!! c peut etre un peu direct comme demarche, mais je sais que je suis pas dingue , pas detraque sexuelle… mais que j ai simplement envie de rencontrer des gens, une fille… si possible jolie?… qui te ressemble…???
je n ai pas forcement envie de communiquer des heures sur l ordi alors qu il est si simple de se rencontrer…
voila, je te laisse…
merci de me repondre meme si c negatif…???
en tout cas… oh mieu tu gagne un verre… voir un pote…

ou ? c toi qui voi…

bisous

je te laisse mon phone… **********

see you