Un peu de douceur dans ce monde de brute !

Par Summer

Bon je culpabilise à mort de pas avoir écrit un article depuis des plombes, moi qui m’étais promis d’essayer d’en écrire un au moins toutes les semaines c’est plutôt loupé. Bref, je fais mon mea culpa. Pitié, ne me lapidez pas !! Patronne soit clémente avec moi. Pitié pitié !!

J’ai quand même pensé à vous, bon un peu seulement j’avoue, et ça faisait un moment que je voulais réagir sur l’article bichonnage de Nina. Et oui, les filles ont la peau toute douce à force de tartine de crème en tout genre mais maintenant qu’elle vient de lever le secret, sur le fait que cette qualité ne nous soit malheureusement pas innée, il est temps de rendre justice, parce qu’après tout je ne vois pas pourquoi les hommes n’auraient pas le droit eux aussi d’avoir la peau douce et le poil soyeux !

Alors toi aussi lectrice, apprend à bichonner ton homme et toi lecteur, apprend à être « so sweet daaaarlinggggg !!!!! »

La mauvaise nouvelle c’est que là aussi il va falloir un budget, alors y’en a pour toutes les bourses et pour tous les goûts des produits de beauté spécial nounours ! si si.


Du plus select que l’on trouve sur les rayons de Sephora, au plus conventionnels mais tout aussi efficaces que l’on trouve à la superette du coin. Parce que qu’on se le dise, prendre soin de soi n’est plus depuis longtemps l’apanage des femmes uniquement. Et rayon homme, on trouve de quoi faire pour être tout beau et tout doux de la tête aux pieds. On trouve même du maquillage camouflage
d’imperfection et tout, ça rigole plus !! Même ton shampoing préféré lecteur peut avoir des vertus orgasmiques, ah non, c’est pas pour vous ça je confonds, euh pour vous y’a l’anti-pelliculaire et celui pour la prévention de la chute de vos si soyeux cheveux. Mwai, de ce coté y’a encore du boulot, faudra que j’en parle à la fameuse marque qui le vaut bien.

Mais passons à l’indispensable : la crème !! Pas de secret, pour vous aussi c’est elle qui fera de vous de jolis bébés joufflus !! Sauf que voilà, il est formellement interdit d’utiliser la même crème pour le corps et pour le visage !! D’autant plus qu’avec les rasages multiples, votre peau est 10 fois plus fragile, et c’est pas l’after shave, qui arrange grand chose, croyez moi même si ça sent divinement bon.

Alors l’homme riche choisira l’Emulsion Hydratante Réparatrice de Dior, l’homme moyennement riche, l’Actif Hydratant de Biotherm et le plus humble, l’Hydra Energetic de L’Oreal parce qu’il le vaut bien !  

A noter que tous ces produits se déclinent comme pour les femmes en version, je prépare ma peau avant l’été et je montre que je bronze dans le jardin le WE, comprendre avec autobronzant. Mais bon, comme pour les femmes l’autobronzant, même si la tentation est là, on oublie radicalement l’hiver. C’est pas que la couleur orange n’est pas à la mode mais quand même.

Après, j’ai pris le pari que vous étiez tous de jeunes garnements alors je ne parle pas des anti-rides, mais sachez pour plus tard ou pour les plus inquiets que ça existe tout autant !!

Une fois qu’on a investi dans sa crème spécial visage de jour, on peut pousser le vice à acheter le complément de nuit, mais bon, si je dis ça après on va m’accuser de vouloir relancer la consommation. Mais c’est pour votre bien les enfants !! Si si. Quand votre chérie est toute collante à coté de vous avec sa crème de nuit, vous avez vous aussi une arme de vengeance et puis la colle, ça rapproche non ? En réalité c’est juste pour que, quand vous vous levez le matin, vous ayez déjà une peau toute belle pour accueillir comme il se doit les soins que vous allez lui donner le matin. Je vous jure que votre chef ne verra pas que vous avez la gueule de bois ! Donc la crème de nuit, c’est pas si mal comme investissement non ?

Enfin, et ça c’est la bonne nouvelle, la crème hydratante pour le corps, vous pouvez utiliser celle de votre chérie et mieux que ça, lui demander de vous tartinez partout mais alors partout. Ou comment obtenir un massage l’air de rien. Mais attention, on lui pique que si c’est pas une crème anti-cellulite, parce que 1) les mecs n’ont pas de cellulite,( la vie est injuste) et 2) ces crèmes là coûte trop cher pour que votre moitié ne vous fasse pas regretter d’avoir fini le tube ! donc on se contente de la crème classique, voire autobronzante si vous voulez pousser le vice mais c’est tout !!

Voilà, sur ce, j’attends toujours de voir un mec faire tout ça, je vais peut être tester sur le mien prochainement ! je suis pas sûre d’arriver à lui faire adopter le principe de la crème de nuit, mais je pense pouvoir arriver à le tartiner sans problème. Ah décidément, faut vraiment tout faire !!

Réveillons la bourgeoisie

Comme vous le savez (ou pas), je suis en plein week-end familial. On a fait plein de choses, on est allé au théâtre, on s’est promené, on a mangé, on a mangé, on a mangé, on a bu, on a rigolé, on a mangé aussi. Mais festivité principale : le match de rugby au stade Jean Bouin. Attention Paris, le sud ouest débarque.

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Donc nous voici partis au match. En vert et noir, les couleurs du MTG XV qu’on va aller supporter. Ouais, nous, on joue le jeu à fond. On va supporter le Stade Toulousain ? On y va en rouge et noir (j’exilerai ma peur, j’irai plus haut que ces montagnes de douleur, en rouge et noir !! Oui, j’ai cherché les paroles sur google). Le BO ? En rouge et blanc, of course ! Perpignan ? Sang et or, mon ami ! Oui, y a quelques équipes comme ça qu’on soutient. En gros, on les aime toutes sauf le Stade Français. En fait, je n’ai rien contre l’équipe, soyons clairs. Ils
sont bons, y a pas à dire. Ce que je n’apprécie pas, c’est la mentalité business qu’il y a autour avec les calendriers, les CD, le côté paillettes. C’est à 1000 lieues du rugby. Et aujourd’hui, j’ai pu constater que le public parisien était aussi très en décalage.

Le rugby, c’est quand même un sport assez populo avec ses bandas, ses supporters qui gueulent… C’est un peu dur à décrire mais ça a son public particulier. Et les Parisiens n’ont rien à voir avec ça pour la plupart. L’Ovalie est chaleureuse, entre adversaires, on se salue, on se charrie mais ce n’est jamais méchant. Je me souviens l’an dernier pour la finale, on était en rouge et noir (j’exilerai ma peur… Ah merde, je l’ai déjà faite) et on a croisé pas mal de Biarrots qui nous interpellait, c’était marrant. Là, les Parisiens, ils ont autant de chaleur que mes pieds en hiver, c’est pour dire. Déjà, on aurait dit un florilège de Marie-Chantal et Jacques-Hub. Au début, ça nous faisait rire avec ma mère, après un peu moins. Les jeunes ? Ils sont venus avec le BDE d’HEC, je pense. Les vieux ? Ils sont venus direct après leur golf.

Alors nous, forcément, on ferait presque tâche à chanter « allez, allez, allez Sapiac !!! ». A côté de moi, un jeune aussi glacial que la caissière de la supérette à côté de chez moi. Tellement charmant qu’il m’a tourné le dos tout le match. T’as qu’à le dire si je t’emmerde du con, y a des places ailleurs ! Du coup, j’en ai fait des caisses à applaudir, à huer, à me lever en applaudissant comme une dingue quand le MTG a marqué ses deux essais, à rigoler comme une bossue aux blagues de Yohann, à chanter très très fort. Franchement, à nous 5 (Anthony était à l’autre bout du stade car il s’était planté dans son planning et on a acheté sa place après les nôtres donc voilà), on a foutu une putain d’ambiance et certains nous regardaient d’un air plutôt méprisant. Même le gamin de 8 ans devant moi n’a pas du tout apprécié mon interprétation d’ « Allez Sapiac ». Petit con.

Heureusement, ils ne sont pas tous comme ça. Un Parisien devant nous s’est beaucoup marré et dialoguait avec Yohann, nous demandant même à un moment « mais vous êtes tous comme ça par chez vous ou c’est un cas? ». De même, en arrivant et en repartant, certains nous interpellaient, nous taquinaient. A la fin du match, on a même eu droit à des félicitations car on a perdu avec les honneurs alors que certains connards pensaient qu’il n’y aurait pas de match genre Paris est 100 fois supérieur. Biarritz pensait la même chose y a presque un mois, ils se sont pris un match nul dans la gueule, mouahahahah ! Faut se méfier des hommes en vert et noir, non mais. Là, ils ont mené quasi tout le match mais ça faisait quelques années qu’ils n’étaient plus en TOP 14 et
ils ont du mal à tenir les distances.

Vous allez me dire : « t’aimes pas les supporters du Stade Français ? Et alors, on s’en fout. » Non mais en fait, de voir tous ces Jacques-Hub, Marie-Chantal, Pierre-Cécil et Marie-Hortense, ça m’a fait un peu peur pour l’avenir du rugby. Le rugby est par essence un sport populaire mais depuis sa professionnalisation, pas mal de gens ne peuvent plus se payer un
billet. L’an dernier, pour la finale, on a payé 60 euros notre billet. Alors, ok, on était au niveau du milieu du terrain… Mais complètement en haut du Stade de France, j’avais même le vertige… Je n’ose imaginer le prix des places en dessous de nous. Là, pour des places sur les tribunes latérales au niveau de l’enbut, ça faisait 35 euros. Et je vous dis pas la prix des places pour la Coupe du Monde. Mon père était un peu étonné du prix des places, en province, c’est pas ça du tout. Or en mettant des tarifs aussi prohibitifs, on aura plus des Jacques-Hub guindés incapables de chanter un « Allez Allez Paris ! » que de vrais aficionados prêts à mettre le feu au stade. Et là, je crois qu’on a tous à y perdre.


I’m bringing sexy list

– Cette semaine, au boulot, j’ai décidé d’écouter de la musique, je me suis mise sur technikart radio, histoire de me la péter à donf à être au top de la hypitude bobo parisienne de mes fesses. Au moment où j’écris ces lignes, y a la chanson de Blanche Neige, « hého, on rentre du boulot ». Sens-tu la hypitude monter en toi?? Parce que moi pas trop (surtout qu’ils enchaînent avec un Moustaki, je veux mourir).

– Question que je pose à un de mes ados : « ben tu kiffes quoi, toi? » Réponse : »les filles et le foot ». Ca envoie du rêve, là.

– Mercredi soir, j’ai réussi à casser deux paires de lunettes de soleil en 3 mn 30. Je m’impressionne toute seule, là. Par contre, aucune ampoule n’est encore décédée chez moi depuis presque un mois.

– Ma vie est pourrie : mercredi midi, je cours à Mango acheter ma belle robe rouge. Elle n’y est plus. Dépitée, j’en essaie deux autres, ça va pas du tout. Oui, l’inconvénient quand on est une fille à forte poitrine, c’est que parfois, en haut, ça passe pas, en bas, ça fait beaucoup trop large… Genre la jolie robe sur le cintre, sur moi, on dirait que j’ai fait trois trous dans un sac de jute et que j’ai dit que c’était une robe. Du coup, j’en ai acheté une bleue marine et blanche chez Promod, ach’ment moins chère, avec un splendide bandeau qui fait que je
suis de suite moins traumatisée par ma coiffure. Mais jeudi, en revenant de la piscine, j’ai croisé une fille qui avait la même robe à moins de 10 Mn de mon taf. Déjà que toutes les nanas ont la même veste que moi.


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– Cette semaine, j’ai tenu une résolution prise il y a un an et demi, mieux vaut tard que jamais. Je suis donc allée à la piscine jeudi nager à peu 3/4 d’h soit 1,5 km. Bon, j’aurais pu faire plus mais vu que j’y vais pendant ma pause déj, je fais ce que je peux parce que 10 à 15 mn de marche pour y aller, le temps de se mettre en tenue, la nage en elle-même, ressortir, se laver, se sécher, s’habiller, se sécher les cheveux, se remaquiller. Ben voilà. Et le plus dingue, c’est que je me suis faite draguer. Bon, ok, j’étais en train de repartir donc habillée et sans le bonnet mais je m’étais pas remaquillée. Dingue !

– J’ai retrouvé mon mojo, c’est le pouvoir du bandeau

– Cette semaine, j’ai eu une expérience sexuelle très intéressante…

– Pourquoi quand je passe à Montparnasse, j’ai toujours « j’veux un mec » d’Adrienne Pauly dans la tête ? Du coup, je marche comme une vraie pétasse en dandinant du fessier comme une folle, j’ai l’impression d’être dans un clip, je m’éclate !

– Sinon, hier, j’ai fait pareil avec Sexy Back.

– Comme je fume plus (bon, si, 2 clopes, cette semaine mais j’étais tellement desséchée le lendemain matin que j’ai pas eu envie de recommencer), je mange du chewing gum. Sauf que je peux pas m’empêcher de faire des bulles avec. Ca fait très pétasse quand même.

– J’assume totalement ma pétasserie.

– Cette semaine, on a eu un chat avec Abd Al Malik (si tu sais pas qui c’est, google est ton ami), c’était très cool. Je l’ai trouvé plutôt brillant comme mec.

– Au boulot, le logiciel pour mettre mes articles en ligne me cherche. J’ai mis 3h à rentrer le transcript du chat d’Abd Al Malik, grrrrrrrrrrrr !! Mais aucun pc n’est décédé durant la manœuvre (et pourtant, c’est pas faute d’avoir eu très envie).

– Je commence à maîtriser le SMS. Ex : je métriz le SMS. J’kif tro la rass a sa reum, c tro ouf ton truc mon frR. Bon, là, j’ai rien à dire mais je vous ferai tout un article en SMS (avec traduction) un jour.

– Je me demande à quoi ça sert de bosser qu’avec des mecs s’ils parlent pas de nanas ou presque (ou alors quand je suis pas dans le coin).Merdum, comment je peux apprendre sur les hommes s’ils disent rien, hein ? Va falloir que je les décoince un peu les petits !

– Heureusement, demain, les Ra7orboys répondent à ma question sur leur blog. Ouais, c’est un teasing.


La drague à l’hôpital

Par Lucas

Aujourd’hui je vais vous parler de ce sujet passionnant qu’est la drague à l’hôpital… Autant vous dire tout de suite que je suis resté très sage pour ma part. Alors oui, bien sûr, j’entends déjà les aigris se foutre de ma gueule en rigolant vulgairement : « C’est sûrement que t’as pas réussi à choper, Lucas !!! ». Pfff, ya vraiment des mecs aigris… Aigris ET lourds.

Je vous rappelle que j’ai mis un peu de temps à retrouver de la clairvoyance après mon coma…

« Lucas, tu sais où tu es là ?

– Bien sur ! Je suis à Des Moines, Iowa, Youhessaiye. Pourquoi ?

– Ah… Bah oui c’est sûr… On a importé de l’Evian et des infirmières qui parlent français… »

 

Une fois revenu à mon état « normal », je me suis interdit de draguer les femmes qui etaient là pour s’occuper de moi : médecins, infirmières, kiné, etc… Bah
oui, elles sont à l’hosto pour aider les gens et pas pour qu’un relou les emmerde ! Vous imaginez l’infirmière qui se pointe et…

« Des douleurs Monsieur Lucas ?

– Non aucune douleur, si ce n’est à l’âme, causée par votre charme… »

 Oh le lourd !
 

Même la patiente la plus jolie je me suis interdit de la saouler ! Du coup j’ai développé un jeu subtil : trouver des analogies entre la demoiselle et moi, lui montrer que je suis un garçon « intéressant » à travers un discours pas trop chiant… Pas facile ! La faire rire ? Pas facile non plus, surtout quand vous traînez votre humour de merde comme un boulet…

Et puis soudain L. est apparue. La belle L..
Espagnole
En maillot de bain.
Quelques explications ?
 

Sur la fin de mon hospitalisation « de nuit » (depuis je dors chez moi et je vais à l’hosto quotidiennement), j’ai eu le droit d’aller en balnéothérapie. Pour les
incultes et les fans du PSG qui nous lisent par dizaines, je précise que la balnéothérapie n’est pas une nouvelle (néo) forme de soins (thérapie) fondée sur la danse (bal) mais tout simplement une sorte de kiné à la piscine. Toi y en comprire ou moi parler le footeux ?

J’ai donc été pris en charge par une kiné TRES jolie (je dois dire que ,sur le coups, j’ai été très heureux de ne pas bander… Oui je suis un poète…)

Je vous laisse imaginer la scène ; la nana en maillot de bain, superbe, et Lucas en moule-bite, couturé de cicatrices, pas beau…La classe. Internationale en l’occurrence. Viva España…

Bon comme je m’étais mis un stop je ne me suis permis que le dernier jour de lui écrire un poème. Un poème non signé. Enfin poème, c’est un bien grand mot… Ma première esquisse depuis l’accident ! Quel lover ce Lucas ! Je vous laisse là-dessus !

Arrêtez-vous !
Oui, vous ! Observez la, Regardez-la nager,
Elle a la prestance d’une sirène en Mer Egée,
L’allant d’une naïade égarée en ces lieux,
L’agilité d’une fée…voire même mieux !
 
Regardez-la…
 
Elle a une démarche gracile et légère,
Comme une déesse tombée sur Terre,
Une beauté évidente, un visage envoûtant :
Un simple sourire d’elle est vraiment… émouvant.
 
Regardez-la mieux…
 
Elle a des yeux qui caressent,
Un regard malicieux et câlin,
Un mélange de joie, de tendresse :
Mon bonheur, certain matin.
 
Regardez la encore…
 
Elle cache un côté audacieux, jovial, et facétieux,
« Como si la fiesta » lui manquait un peu
Cela donne envie de la prendre par la main, tout de go,
Et d’aller, un soir, sur les quais, y danser un Tango…
 
J’avoue…
 
J’aurais aimé tomber dans l’excès,
Ne pas vous la décrire mais plutôt l’encenser
En sourire, dans quelques mois, d’un souvenir éthéré :
Si vous la croisez entretemps, vous lui sourirez ?
 

Jamais contents !

La semaine dernière, comme vous le savez, j’ai donc commencé un boulot, un CDI donc voilà un de mes grands drames existentiels réglés. Or pas mal de gens qui m’ont félicitée pour ça y ont joint une étrange phrase : « bon, maintenant, te reste plus qu’à te trouver un mec bien », ce à quoi, j’ai très honnêtement répondu : « heu, ranafout, là, tu vois… ».

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Bon, il est vrai qu’à 27, peut-être que je devrais penser à trouver le futur père de mes 3 enfants parce que je vais pas laisser n’importe quel sperme féconder mes ovules non plus. Donc je vais pas faire ça avec un mec que je connais depuis trois jours. Sauf qu’en ce moment, mon célibat ne me préoccupe pas. Ni choisi, ni subi, c’est juste un état de fait. J’ai pas le temps de m’en occuper et c’est tout. Pourtant, cette remarque énoncée par plusieurs personnes ne se connaissant pas forcément et n’ayant aucune intention de me brouetter m’interpelle. Athéna (souvenez-vous, une ex vingtenaire) m’a même proposé de me présenter un de ses collègues dans le dialogue suivant :

« Et en ce moment les amours ?
– Bah rien
– Si tu veux, je te présente un collègue ».

Note qu’à aucun moment, j’ai dit que ça me rendait malheureuse puisque dans les faits, je m’en fous.

Alors pourquoi tout le monde me saoule avec ça ? Je suis déjà tellement heureuse d’avoir trouvé du boulot, ça vous suffit pas ? Vous voulez que j’ai tout d’un coup ? Bon, ça peut arriver. Si on regarde, l’an dernier, à peu près à la même époque, c’est précisément ce qui est arrivé : j’ai rencontré Alexandre vers le 18 avril, je crois, deux jours plus tard, je commençais mon taff avec DRH choupinou. Peut-être que dans quelques jours, l’amour viendra défoncer ma porte mais si tel n’est pas le cas, ça n’empêche pas qu’en ce moment, je suis réellement heureuse. Très franchement, dans mon ciel, le seul nuage, c’est pas mon célibat mais ma grand-mère qui continue à avoir quelques soucis de santé.

Bien sûr, j’ai dit à plusieurs reprises « l’amour, ça attendra, ce que je veux, c’est un taff ! » mais ça voulait pas dire « à la minute où je trouve un taf, je me relance à la recherche du mâle ». Parce que mine de rien, reprendre des horaires normales, ça vous fatigue un poil une Nina. En journée, j’ai la patate, tout ça mais le soir, j’ai pas le cœur à chasser le mâle. A la limite, on pourrait s’en faire livrer un doué en massage, ça se discuterait, mais sinon… Sinon ça serait bien que les gens admettent qu’on peut être parfaitement heureuse sans avoir de mec. Même si c’est pas forcément un choix et que c’est juste comme ça. Ma première semaine de taff a été idyllique, j’aime bien mes nouveaux collègues et j’ai enfin chopé les règles de leur jeu de fléchettes (je vais pouvoir essayer de marquer des points, me manque plus qu’à savoir viser), je me sens tout simplement comme un poisson dans l’eau donc bien. Et de toute façon, tant que j’aurai pas récupéré une coiffure décente, je vais éviter de draguer, ça m’évitera des râteaux mauvais pour mon ego, mouahahah !

Là encore, j’ai l’impression que le bonheur ne peut être s’il n’est pas complet. Le bonheur, ce doit être « amour, travail, santé ». Si t’as pas les trois, même pas t’as le droit de prétendre au bonheur. Manifestement, je suis incomplète puisque tout le monde me souhaite un homme, maintenant que je suis à 2/3. Mais moi, j’aime laisser faire la vie. Si j’ai personne pour le moment, c’est que c’est comme ça, vais pas aller payer sur meetic pour avoir mon tiers manquant. Tout ça pour qu’on puisse me dire « ouah, tu as tout pour être heureuse, ma grande ! ». Ouais, j’aime bien qu’on m’appelle ma grande même si dans les faits, y a que moi qui m’appelle comme ça. Mais enfin, arrêtons de courir après cet idéal, j’ai tout pour être heureuse déjà maintenant. L’amour, ce serait un bonus pour moi à l’heure actuelle, même si ça m’empêche pas de fantasmer sur des hommes de mon entourage ou avoir envie de me faire secouer le prunier aux petites heures de la nuit.

Bref, le prochain (ou la prochaine) qui me dit « te reste plus qu’à te trouver un fiancé », je lui dirai haut et fort que je l’emmerde. Ca va suffire les gens qui me font remarquer que j’ai pas touuuuuuuuuut. Bande de jaloux, na !

Meet the parents

Par Jane

Aujourd’hui, on fait un saut dans le temps. Après avoir eu votre lot de liaisons foireuses (si si, c’est pour ça que vous venez, regardez bien le titre du blog) monté votre homme idéal en kit, trouvé un toute option, vécu de parfaits débuts « tout le monde il est beau même la vie elle est belle » et s’être dit que celui-là, on ne le lâche plus avant de l’avoir traîné devant le combo maire-curé (ou seulement le maire pour les non-croyants) et lui avoir fait une bonne dizaine d’enfants pour sceller votre amour et des revenus corrects avec les allocations familiales, arrive le grand moment : « Chéri d’Amour que j’aime de tout mon cœur, mes parents nous invitent le week-end prochain » ou si c’est lui qui attaque « Mon petit chou en sucre adoré, mes parents veulent te rencontrer »

Voilà, c’est dit, on ne peut plus reculer. Il va falloir rencontrer la belle-famille. Et accessoirement faire bonne impression. Ou que l’élu de votre cœur fasse bonne impression. Et merde.

J’ai été officiellement présentée deux fois à une hypothétique belle-famille. Non non, je ne me suis pas retrouvée célibataire suite à cela.

– Première présentation : Après 6 mois de parfait amour, on m’annonce que je suis invitée le week-end suivant. Ah bon, c’est obligatoire ? Ah, ok, oui, ils veulent me connaître. Si je dis que moi pas, ça fait trop malpoli ? Si je me casse accidentellement la jambe, ça va paraître suspect ? 1h de trajet et 10 clopes plus tard, je fais de la résistance :

« Je suis trop morte de trouille pour sortir de la voiture, vas-y sans moi, je chope un bus jusqu’à la gare »

« Ne sois pas ridicule, ils savent qu’on est là, ils ont vu la voiture, ils savent que tu viens, alors maintenant t’arrête et tu descends. Tout de suite. »

« Si je viens, tu feras ma vaisselle pendant une semaine pour me féliciter de l’exploit ? »

« Maintenant tu sors de cette voiture »

Me voilà donc face à la belle-famille, avec le frangin chiant qui est venu spécialement pour voir l’animal étrange que je suis : « Alors comme ça, tu redoubles ton année, tu comptes la valider cette fois-ci ? » Ne rien répondre, il a 2 de QI de toute façon, ça ne sert à rien… Un an et demi plus tard, j’étais toujours aussi silencieuse et discrète quand je me retrouvais là-bas, toujours peur de dire quelque chose de travers et que frangin chiant me tombe dessus. Du coup, tout le monde m’aimait bien, vu que je n’étais pas chiante.

– Seconde présentation : Toujours aux alentours des 6 mois (ça me porte la poisse) je suis invitée à passer 10 jours (ouai, carrément, soyons fous !) dans la nouvelle belle-famille. Après un trop long trajet en voiture, encore rallongé par le fait qu’on se perd royalement à quelques kilomètres de l’arrivée. Je fume en conduisant, je râle en fumant, et je conduis lentement histoire de reculer le moment tant redouté. A l’arrivée, belle-maman me serre dans ses bras et éclate de rire tellement je tremble. Je ne trouve pas ça drôle du tout, alors je continue à trembler en fumant une clope. Un an plus tard, je suis officiellement adoptée par la tribu. Mais comme je me fais larguer méchamment, ça ne sert à rien. Ex-belle-maman m’a appelé dernièrement pour prendre de mes nouvelles et me dire que son fils n’est qu’un con, que je lui manque et qu’elle ne veut même pas rencontrer la nouvelle. J’étais totalement d’accord avec elle. Et j’avoue qu’elle me manque un peu mon ex-belle-famille, encore plus folle que la mienne !

Donc, je passe bien avec les beaux parents, vu que je suis polie, gentille, que j’aide à mettre le couvert et débarrasser la table, et que je trouve que leur fils est toujours le plus merveilleux du monde. En plus, j’évite de mettre des mini-jupes et des décolletés. Et je souris même aux blagues pas drôles (un an et demi à supporter le frangin tyrannique, ça aide à relativiser) Mais le moment le plus difficile, c’est la rencontre avec ma famille.

Ma famille, ce sont des gens fabuleux, mais un peu à la masse. Mon père considère que j’aurais dû rester avec mon premier ex parce que c’était quelqu’un de bien. Ma mère considère que personne ne sera jamais assez bien pour sa fille. Mon frère s’en fout mais adore venir asticoter le nouveau venu. Et malgré le fait que je ne leur ai présenté que 2 personnes, on a réussi à me demander « Tu vas tous nous les présenter ou quoi ? » Ca met à l’aise.

Les présentations chez mes parents, c’est toujours de la science-fiction : je stresse tellement que c’est contagieux, donc si le jeune homme était zen, ben c’est foutu. Ensuite je fais le tour des sujets à aborder et à ne pas aborder (on ne sait jamais, un qui voudrait parler de politique, il est peut-être suicidaire) un rappel des bonnes manières à table (il y a des trucs qui ne passent pas à la maison, mais il est fortement conseillé de couper la parole si on veut en placer une) et un rapide relooking (« Chéri d’amouuuuuuuuuuuuuuur j’adore ton look, mais sois wild aujourd’hui, mets une chemise à la place de ton t-shirt à trous, je te promets de t’offrir une nuit inoubliable en remerciement de ce petit sacrifice ») Au final, mon père se sert 2 whisky et devient un moulin à parole, ma mère est muette comme une carpe et se ferme comme une huître (ça met à l’aise, c’est dingue !) et mon frère teste l’humour par quelques petits cassages bien choisis. La routine.

Alors je me demande : Faut-il s’obstiner à présenter qui que ce soit à ma famille de cas irrécupérables ? Ai-je vraiment besoin de leur approbation pour vivre ma vie ? (jusque là, la réponse est non) Est-il possible d’en trouver un bien, de le garder, et de s’arranger pour qu’il ne croise jamais mes parents sans que ça paraisse suspect ? Suis-je la seule dans ce cas ???

Elections à Plume sur Berges

Dimanche, comme plein de gens consciencieux, je suis allée voter. Mais je n’imaginais pas que ce geste citoyen pouvait se transformer en véritable farce car c’est bien connu, dans la vie de la Nina, rien ne se passe jamais simplement.

Plume sur Berges, près de 70 000 habitants, c’est pas un hameau quoi. Quelques jours avant le scrutin, j’apprends que je voterai électronique, fuck, je voulais pas. Moi, j’aime le papier, même si c’est pas écolo, j’ai plus confiance. Donc voilà, au boulot, les gentils informaticiens listent les bugs qu’il peut y avoir, ça me rassure pas du tout !

 

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Dimanche, il fait beau, les oiseaux cuicui, le pollen atchoum, tout ça, tout ça. 16h30, après m’être douchée, je décide d’aller voter car l’avenir de la France n’attend plus. J’enfile un jean et un t-shirt, je pars cheveux mouillés. Le bureau de vote est à 10 mètres, ça va aller vite. Ah tiens, y a la queue. En fait, je vote à l’école maternelle que je connaissais pas, je regarde mon papier. Je suis au bureau 4. Merde, c’est bien celui où y a la queue, allons-y gaiement. Ce petit coin est assez mignon, les gens sont venus voter avec leurs enfants, ça grouille de partout. En plus, les gamins, ils sont surexcités d’être à leur école sans qu’il y ait cours. J’arrive et je vois une petite fille s’approcher d’une autre « tu t’appelles commeeeeeeeeeeent ? ». Dieu merci, y a pas l’affreuse Anna, la fille de mes voisins qui n’a pas compris qu’elle n’était pas obligée de hurler à chaque fois qu’elle rentre ou sort de l’immeuble. Une jeune femme blonde râle devant moi. Je le sens mal cette histoire et je tends une oreille.

 

« Non mais c’est pas votre faute mais avant, il y avait 4 isoloirs alors que maintenant, y a plus qu’une machine, c’est obligé que ça aille plus lentement

– Mi non pitite ma’moiselle, c’est qui y a plis di monde » lui répond un des messieurs qui tient le bureau.

Moi, je suis d’accord avec blondinette.

La queue avance… Enfin, j’aurais pris un bouquin, j’aurais eu le temps de le terminer. Surtout que celui que je lis me saoule, ça aurait été une bonne idée de le terminer, tiens. Le monsieur devant moi est, je le sens, du genre concierge, il dit bonjour à tout le monde, genre je fais de grands gestes pour dire bonjour au brun méga canonissime qui se promène avec Grelucha et enfants. Bon sang, y a que des papas canons dans mon quartier ou quoi ? Pourquoi ils se sont foutus à la colle avec Grelucha plutôt qu’avec moi, je suis mieux. Ah tiens, le mec de blondinette est sex aussi mais bon, il avance par fauteuil, lui. En gros, il reste immobile jusqu’à que blondinette soit trop loin et se trouve un autre siège pendant que bobonne pousse la poussette.

 

Le monsieur devant moi semble un peu intrigué par ma personne aka la seule qu’il connaît pas donc il commence à taper la conversation : « vous avez reçus les programmes vous ? Ah ben nous non ! ». Je constate qu’il a repris sa vieille carte électorale, ça va encore foutre le bordel. Mais apparemment, sa femme et lui n’ont pas reçus la nouvelle. On râle un peu sur le vote électronique, il m’explique qu’il y a une pétition dans le quartier mais moi, j’ai pas été sollicitée parce que moi, je l’aurais signée. Ca pue, on attend trois heures pour voter, c’est mal foutu. J’avoue que ce couple m’intrigue car ils sont accompagné d’une petite fille blondinette toute mimi mais un peu surexcitée, j’ai cru que c’était leur petite fille mais non « mamaaaaaaaaaaan ! » dit-elle à la dame en lui montrant le caca qu’elle a sur la main comme si elle allait mourir de la peste. Mais ils sont pas un peu vieux pour se reproduire ? En plus, vu leur tête et celle de la gamine, y a clairement des liens génétiques. Bref, avec le monsieur, on soupire en se disant que le découpage électoral est étrange vu que personne ne va voter au bureau 3 et que nous, on fait la queue comme des cons. Blondinette se joint à nos récriminations. Moi, en fait, j’avoue que je m’amuse bien, c’est de la sociologie de rue comme j’aime.

 

Les enfants sont fantastiques : l’insupportable coue-couette de derrière exaspère ses parents tellement elle tient pas en place et l’attendu se produit : « Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! » hurle-t-elle mais sa mère lui dit : « tu peux faire ton caprice, je m’en fous, tu bouges plus ! ». Y avait le trop mignon Maximilien qui jouait à la ba-balle avec sa maman. Mais le mieux c’est le gamin qui va voter avec sa mère qui doit s’appeler Marie-Hortense et voter au mieux Sarko, au pire De Villiers. Le gamin suit sa maman dans l’urne et quand elle a validé son choix, il appuie à son tour sur le bouton. Sa mère explique à la dame du bureau qui a oublié la fonction sourire : « Hihi, il voulait pas voter comme moi » et le gamin de hurler : « OUI, MOI, JE VOULAIS VOTER JOSE BOVE !!!! ». Arrête de rire Nina, arrête, c’est pas très poli. Sinon, je veux pas dénoncer mais il me semble avoir clairement entendu une maman appeler sa fille Sixtine. Non, Nina, ne ris pas, c’est malpoli. Puis c’est quand même un lieu majeur dans l’art de la Renaissance que tu aimes tant.

 

Bref, arrive enfin mon tour. C’est très amusant car on arrive sur la table par la droite mais faut donner sa carte aux personnes de gauche, la personne du milieu et c’est la personne de droite qui valide et du coup, pour sortir, faut se faufiler à travers la queue. Du coup, on sait plus qui a voté et qui va le faire. Je donne mes cartes, je rentre dans l’isoloir, j’appuie sur le bouton correspondant à ma candidate, l’écran me demande si j’ai bien voté Royal et si oui, je suis priée de valider. C’est écrit tout gros, même pas j’ai besoin de mes lunettes. Je signe enfin le cahier de madame-je-souris-pas et me voici enfin libre, je remonte la queue, pensant que y en a facile pour une heure pour les derniers, je fais 10 mètres et me revoilà chez moi. A 20h, étant en ville avec Athéna, mon AFP à moi (ma sœur quoi) m’a envoyé les résultats par texto. Bon, ben, vivement dans 15 jours !

I am for gay marriage, between a man and a woman

Par Marine

Copyright Arnold Schwazenegger, bien-aimé gouverneur de Californie et regretté Terminator.

Oh mais moi, j’ai jamais rien eu contre les homosexuels. J’ai même des amis qui le sont, homosexuels. Notez qu’en plus, je dis « homosexuel » et pas « pédé », qui est une insulte, ou encore « tafiole », qui est péjoratif. Ceux qui comprennent comprendront. Bref.

Hem.

Puis, par une belle après-midi fraîche et pluvieuse, tout bascula. Notez que j’emploie le passé simple. Tout bascula donc.

Gay gay gay.
Hayden Christensen. Gay.
Jonathan Rhys-Meyers. Gay. (si si vous connaissez, le gars qui vit la scène la plus érotiques de ces dernières années dans Match Point avec Scarlett Johansonn). Bientôt ils vont nous sortir Jude Law ou Jake Gyllenhaal (heureusement que les blondes sont là pour veiller sur le navire). Tiens, pourquoi pas Colin Farrell pendant qu’on y est?

C’est bien simple, à chaque fois que je me prends à trouver un homme un tant soit peu attirant à la télé, 2 jours après, pof, il cotise. Merde. Nicolas me dit « qu’est-ce que ça peut foutre? ». (Ouais, ça fait Nicolas, comme pseudo, c’est ça?) Bon. Nicolas, dit « la caution ». Il est marrant, lui. Forcément que lui, ça l’arrange que l’homme soit hormosessuel. Forcément, il entre dans le champ de ses possibles, d’une manière ou d’une autre. Le fantasme, c’est fait de ça, mon petit monsieur. Le fantasme on cherche pas à le réaliser. Mais quand-même, on se dit toujours qu’il y a un possible évanescent. Ben là, pour Rhys-Meyers, ben on peut même plus regarder le menu. C’est pas parce qu’on est au régime qu’on peut pas regarder le menu. Certes. Mais là, c’est un peu être allergique aux fraises en allant chez le primeur en mai. Horrible.

Tiens, avec Nicolas l’autre jour. On va manger. Le serveur, charmant. Tous les deux, on se dévisse le crâne. Mais j’ai pas réussi à savoir lequel de nous deux aurait (dans une 8e dimension, hein) aurait eu ses chances.

Merde quoi.

L’heure devient grave.

Je suis pour le tabou social. Pour la stigmatisation. Pour la persécution. Pour l’eugénisme. Pour qu’on découvre que la préférence sexuelle est génétiquement déterminée.

Oh n’y voyez pas une quelconque intolérance. Tout est dans Darwin. Et chacun voit midi à sa porte. Et l’herbe est plus verte chez le voisin. Enfin, la nature a horreur du vide et, au train où vont les choses, c’est bien le vide qui nous attend, mesdemoiselles. D’après Nicolas, on s’achemine vers du 50%-50%. L’enfoiré doublé d’hypocrite. Il croit m’endormir avec du quantitatif. Mais je pense qualitatif, moi, mon jeune ami.

Non parce que si pour un Rhys-Meyers pédé, on a un Sim hétéro, enfin tu vois, là, par exemple, ça me fait une belle jambe, j’ai envie de dire.

La nature a horreur du vide, et là, il avance à grands pas. Deux solutions, mesdemoiselles.
– Le traitement de fond, redevenir attirantes comme aux premiers jours de la nuit des temps, quand Adam n’avait d’yeux que pour Eve (et non pour le serpent). Pour cette option, je vous renvoie à mon article précédent « avoir un beau cul et une démarche de tasspé en même pas d’efforts« .
– Le traitement de crise, le combat.
Evidemment, ces derniers temps, j’ai pas mal forci. La Nouvelle Eve, ce sera pour une prochaine fois. D’où le choix de l’homophobie. Nicolas voit ça d’un oeil semi-vitreux. Mais si l’herbe est plus verte chez le voisin, je vois midi à ma porte. Et moi, j’ai jamais rien eu contre l’homosexualité. C’est elle qui a contre moi. C’est la pénurie d’hommes, si en plus les beaux passent du côté obscur de la force, c’est la merde, oui. C’est que moi, Jonathan Rhys-Meyers, je l’aimais bien, merde…

Et allez, notez que vous me preniez déjà pour une pouffe aux idées politico-sociales scandaleuses, vous voilà servis. You are terminated.

Faut-il assumer ses opinions politiques ?

(version audio en fin d’article)

Aujourd’hui, commençons par un petit message à caractère politique : nous sommes le 22 avril, c’est le 1er tour des élections présidentielles donc bouge ton cul et va voter. Maintenant que j’ai fait ma petite mission civique, parlons politique mais pas des élections. Non, je ne ferai pas de prosélytisme pour ma candidate parce que votez pour qui vous voulez.

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Mercredi, au boulot, on s’est amusés à voter. Vendredi midi, on en reparle avec Kevin et Gwenaëlle qui n’étaient pas là quand on a fait l’élection et avec eux, on se retrouve avec 5 Sarko, 4 Royal et 4 Bayrou. Bon du coup, on sait pas comment ça marche là. A un moment, je dis que moi, j’ai voté Royal et les deux inséparable Rémi et Sébastien me regardent avec des yeux ronds : « t’as pas voté Bayrou, toi ? Merde,on s’est plantés dans nos estimations mais le prend pas mal, hein, on te connaît pas ! ». Je rigole et leur fais remarquer que je sais qui a voté quoi autour de la table. Rémi me met au défi de trouver son vote mais c’est pas bien dur, je l’ai classé, à raison, Royal. De là, il me fait : « de toute façon, j’assume totalement mes opinions politiques, je vois pas pourquoi je le cacherais ! Moi, ça me dépasse qu’on fasse des secrets autour de ça ».

Rémi a-t-il raison ? Pour ma part, je suis en partie d’accord avec lui, je m’explique. Je n’ai jamais caché mes opinions politiques, vous les connaissez, je l’ai encore dit dans le paragraphe précédent. Evidemment, moi, je vote politiquement correct, y a pas grande honte à voter PS. En 2002, j’ai voté extrémiste au 1er tour mais j’étais dans une fac anar donc c’était une normalité quelque part. Là, le Nouvel Obs m’a expliqué que, moi, j’étais une traumatisée du 21 avril, c’est pour ça que je voterai Ségo. En fait, moi, je voterai pour elle juste parce que son programme, assez réaliste, me plaît bien alors tant pis si, elle, elle m’a beaucoup déçue et pas que pendant la campagne. Enfin, grâce à Kevin, je sais qui elle se tape, Ségo, huhuhu. Ca changera pas mon vote, je vous rassure. Donc selon notre vote, c’est facile à assumer ou pas. C’est selon le milieu social que l’on fréquente aussi. Ainsi, en 2002, assise sur la pelouse de ma
fac anar, je discutais avec des amis disposant d’un droit de vote et ça donnait (en gros) :

« Moi, j’ai hésité entre Laguiller et Besancenot, j’ai choisi Besancenot, finalement.

– Moi aussi !
– Oh, moi aussi ! ».

Voilà. Aujourd’hui, je sais que ces deux personnes voteront comme moi. Est-ce parce qu’on est sortis de ce milieu extrémiste ou est-ce parce qu’on a grandi ? Par contre, dans ce même milieu, ça aurait été la lose intégrale de voter Chirac. Si j’avais eu un tel votre, l’aurais-je assumé ou me serais-je fondu dans la masse ? Aurais-je invoqué mon droit à ne pas dire pour qui je vote ? Je sais pas…

Quelles sont les raisons de cacher pour qui on vote ? Par peur de détonner, je l’ai déjà dit. De façon toute personnelle, je trouve que se conformer à un modèle de normalité après l’adolescence, c’est ridicule. Si on me reproche mes opinions politiques, autant laisser tomber surtout que je suis pas du genre militante. Sinon, je pense que dans certains milieux, il n’est pas forcément bien vu de se prononcer sur le sujet. Moi, dans ma boîte, on est moite-moite et tout le monde s’en fout. Mais ma sœur m’expliquait qu’elle, au boulot, elle avait du mal à assumer son sarkozysme (ce qui, quand on la connaît, est loin d’être une révélation). De la même façon, il semble que ma mère ne la ramène pas à son boulot puisque des rumeurs circulent comme quoi elle serait communiste. J’avoue que ça me fait toujours rire quand elle me dit ça. Ma mère communiste, c’est comme si on disait de moi que je faisais 1m80 ! Mais bon, voilà, déjà, ma mère, elle est la femme du docteur et ça passe pas avec tout le monde donc crier haut et fort ses opinions extrémistes (mais pas à gauche, à mon plus grand regret), ça l’aiderait pas à récolter de bonnes opinions.

Enfin, il y a le vote honte, souvent celui assimilé à Le Pen, ce qu’il fait qu’il se retrouve toujours à 10-12% dans les sondages et se retrouve à 18 le jour du scrutin. Là, j’avoue que ça me dépasse un peu. Si ces gens n’assument pas leur vote, c’est que, quelque part, ils ont conscience que c’est « mal ». Non parce que sans faire de manichéisme politique, voter Le Pen, c’est revenir 40 ans en arrière et je pense que si les gens qui votent pour lui se rendaient compte que ça voulait aussi dire suppression de l’euro pour revenir au franc et interdiction de l’avortement (entre autres), ils y penseraient peut-être à deux fois avant de glisser leur bulletin dans l’urne. Donc si ces gens ont honte de leur choix, pourquoi ils votent ça ? Je suis dépassée, là…

Bref, il est toujours plus facile d’assumer son vote selon le milieu où on évolue. Quoi qu’il en soit, que vous assumiez publiquement votre choix ou pas, merci d’aller voter. Moi, je suis contente, le bureau est à 15m de chez moi, je pourrais presque y aller en pantoufles, huhuhu !

PS : Ouais, je suis chiante avec mes huhuhu mais au boulot, un de mes persos rigole comme ça.

Pour qui avez-vous voté?
Pour qui avez vous voté?

Royal

Sarkozy

Bayrou

Le Pen

Besancenot

Buffet

Voynet

Bové

De Villiers

Nihous/Schivardi (pas assez de choix, sorry)

Résultats

La liste de la jobeuse

Mouahahahah, com’ je me la pète troooooooooop!

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– Kenya n’aime pas que je bosse. L’an dernier, quand je passais mes journées avec DRH choupinou, elle vomissait. Cette année, elle essaie un nouveau truc : elle dort toute la journée comme ça, le soir, je peux profiter de toute son énergie… Heu… Et le matin, pour être sûre que je quitte pas mon lit, elle bouffe tout pied essayant de poser les pieds sur le sol.

– jeudi, on a eu un pot de départ au boulot, la fille que je remplace. Du coup j’ai bu plein de champagne mais rassurez-vous, je suis restée très digne. Etre bourrée au boulot dès la 1ère semaine, ça le fait trop pas.

– dans mon agence, ils jouent tous au fléchettes au troquet voisin. Ils veulent que je joue, Rémi m’a expliqué les règles mais on va attendre un jour où j’ai pas bu de champagne et où j’ai pas de talon parce que je suis pas à ma hauteur habituelle. Non mais imaginez, là, je dépasse le mètre 60!!

– les smoothies framboise-litchies, ça déchire sa mère.

– au boulot, on a voté, pour voir. Sur 11 votants, on a eu 4 Sarko, 4 Royal et 3 Bayrou au 1er tour, 4 Sarko, 4 Royal et 3 blancs au second. C’est comme ça que j’ai appris qu’en cas d’égalité entre deux candidats au second tour, c’est le plus âgé qui l’emporte. Donc dans ma boîte, Ségolène présidente, mouahahahah. Du coup, je connais les orientations politiques de la moitié de mes collèges,mouahahahah!

– Bon, ma nouvelle coupe, je m’y fais pas, ça coûte cher une jolie perruque (ouais, pas celles en plastique de Britney!!) ?? En attendant, je vais investir dans les bandeaux et autres, pour voir.

– Je suis définitivement amoureuse de Smith de Sex and the city alors que normalement, je préfère les bruns mais lui, il est super trop craquant et en plus, il est gentil. Sinon, je crois que je vais jeter ma télé (qui est en train de décéder toute seule de toute façon), ça me frustre trop. Parce que Smith, c’est comme George Clooney, ils me brouetteront jamaiiiiiiiiiiis! Pfffff, bande d’enfoirés.

– Tiens le collègue que j’avais classé en pédé, il a une copine… Raté!

– Si mes collègues lisent le blog, ils vont se demander qui j’ai pris pour un pédé, hihi!

– Bon, finalement, vendredi, j’ai testé les fléchettes, d’abord entre midi et deux et après la journée de boulot (ben oui, je fais connaissance avec mes camarades de travail). Première partie, je m’en suis pas trop mal sorti avec une centaine de points (les premiers font le double mais bon). Deuxième partie, par contre fanny… Mais en fait, j’ai pas compris le comptage des points.

– J’ai fumé deux cigarettes hier, c’est la lose mais bon, on dira que c’était pour fêter mon embauche.