Elections à Plume sur Berges

Dimanche, comme plein de gens consciencieux, je suis allée voter. Mais je n’imaginais pas que ce geste citoyen pouvait se transformer en véritable farce car c’est bien connu, dans la vie de la Nina, rien ne se passe jamais simplement.

Plume sur Berges, près de 70 000 habitants, c’est pas un hameau quoi. Quelques jours avant le scrutin, j’apprends que je voterai électronique, fuck, je voulais pas. Moi, j’aime le papier, même si c’est pas écolo, j’ai plus confiance. Donc voilà, au boulot, les gentils informaticiens listent les bugs qu’il peut y avoir, ça me rassure pas du tout !

 

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Dimanche, il fait beau, les oiseaux cuicui, le pollen atchoum, tout ça, tout ça. 16h30, après m’être douchée, je décide d’aller voter car l’avenir de la France n’attend plus. J’enfile un jean et un t-shirt, je pars cheveux mouillés. Le bureau de vote est à 10 mètres, ça va aller vite. Ah tiens, y a la queue. En fait, je vote à l’école maternelle que je connaissais pas, je regarde mon papier. Je suis au bureau 4. Merde, c’est bien celui où y a la queue, allons-y gaiement. Ce petit coin est assez mignon, les gens sont venus voter avec leurs enfants, ça grouille de partout. En plus, les gamins, ils sont surexcités d’être à leur école sans qu’il y ait cours. J’arrive et je vois une petite fille s’approcher d’une autre « tu t’appelles commeeeeeeeeeeent ? ». Dieu merci, y a pas l’affreuse Anna, la fille de mes voisins qui n’a pas compris qu’elle n’était pas obligée de hurler à chaque fois qu’elle rentre ou sort de l’immeuble. Une jeune femme blonde râle devant moi. Je le sens mal cette histoire et je tends une oreille.

 

« Non mais c’est pas votre faute mais avant, il y avait 4 isoloirs alors que maintenant, y a plus qu’une machine, c’est obligé que ça aille plus lentement

– Mi non pitite ma’moiselle, c’est qui y a plis di monde » lui répond un des messieurs qui tient le bureau.

Moi, je suis d’accord avec blondinette.

La queue avance… Enfin, j’aurais pris un bouquin, j’aurais eu le temps de le terminer. Surtout que celui que je lis me saoule, ça aurait été une bonne idée de le terminer, tiens. Le monsieur devant moi est, je le sens, du genre concierge, il dit bonjour à tout le monde, genre je fais de grands gestes pour dire bonjour au brun méga canonissime qui se promène avec Grelucha et enfants. Bon sang, y a que des papas canons dans mon quartier ou quoi ? Pourquoi ils se sont foutus à la colle avec Grelucha plutôt qu’avec moi, je suis mieux. Ah tiens, le mec de blondinette est sex aussi mais bon, il avance par fauteuil, lui. En gros, il reste immobile jusqu’à que blondinette soit trop loin et se trouve un autre siège pendant que bobonne pousse la poussette.

 

Le monsieur devant moi semble un peu intrigué par ma personne aka la seule qu’il connaît pas donc il commence à taper la conversation : « vous avez reçus les programmes vous ? Ah ben nous non ! ». Je constate qu’il a repris sa vieille carte électorale, ça va encore foutre le bordel. Mais apparemment, sa femme et lui n’ont pas reçus la nouvelle. On râle un peu sur le vote électronique, il m’explique qu’il y a une pétition dans le quartier mais moi, j’ai pas été sollicitée parce que moi, je l’aurais signée. Ca pue, on attend trois heures pour voter, c’est mal foutu. J’avoue que ce couple m’intrigue car ils sont accompagné d’une petite fille blondinette toute mimi mais un peu surexcitée, j’ai cru que c’était leur petite fille mais non « mamaaaaaaaaaaan ! » dit-elle à la dame en lui montrant le caca qu’elle a sur la main comme si elle allait mourir de la peste. Mais ils sont pas un peu vieux pour se reproduire ? En plus, vu leur tête et celle de la gamine, y a clairement des liens génétiques. Bref, avec le monsieur, on soupire en se disant que le découpage électoral est étrange vu que personne ne va voter au bureau 3 et que nous, on fait la queue comme des cons. Blondinette se joint à nos récriminations. Moi, en fait, j’avoue que je m’amuse bien, c’est de la sociologie de rue comme j’aime.

 

Les enfants sont fantastiques : l’insupportable coue-couette de derrière exaspère ses parents tellement elle tient pas en place et l’attendu se produit : « Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! » hurle-t-elle mais sa mère lui dit : « tu peux faire ton caprice, je m’en fous, tu bouges plus ! ». Y avait le trop mignon Maximilien qui jouait à la ba-balle avec sa maman. Mais le mieux c’est le gamin qui va voter avec sa mère qui doit s’appeler Marie-Hortense et voter au mieux Sarko, au pire De Villiers. Le gamin suit sa maman dans l’urne et quand elle a validé son choix, il appuie à son tour sur le bouton. Sa mère explique à la dame du bureau qui a oublié la fonction sourire : « Hihi, il voulait pas voter comme moi » et le gamin de hurler : « OUI, MOI, JE VOULAIS VOTER JOSE BOVE !!!! ». Arrête de rire Nina, arrête, c’est pas très poli. Sinon, je veux pas dénoncer mais il me semble avoir clairement entendu une maman appeler sa fille Sixtine. Non, Nina, ne ris pas, c’est malpoli. Puis c’est quand même un lieu majeur dans l’art de la Renaissance que tu aimes tant.

 

Bref, arrive enfin mon tour. C’est très amusant car on arrive sur la table par la droite mais faut donner sa carte aux personnes de gauche, la personne du milieu et c’est la personne de droite qui valide et du coup, pour sortir, faut se faufiler à travers la queue. Du coup, on sait plus qui a voté et qui va le faire. Je donne mes cartes, je rentre dans l’isoloir, j’appuie sur le bouton correspondant à ma candidate, l’écran me demande si j’ai bien voté Royal et si oui, je suis priée de valider. C’est écrit tout gros, même pas j’ai besoin de mes lunettes. Je signe enfin le cahier de madame-je-souris-pas et me voici enfin libre, je remonte la queue, pensant que y en a facile pour une heure pour les derniers, je fais 10 mètres et me revoilà chez moi. A 20h, étant en ville avec Athéna, mon AFP à moi (ma sœur quoi) m’a envoyé les résultats par texto. Bon, ben, vivement dans 15 jours !

Nos voisins les chieurs

A moins de vivre dans une campagne reculée, nous avons tous un point en commun : des voisins. Chacun les siens, chacun sa merde, si j’ose dire. Depuis ma naissance, j’ai vécu dans cinq lieux différents (enfin, six mais le premier, je l’ai quitté, j’avais six mois, je ne m’en souviens pas). Donc, des voisins, j’en ai eu. Et quelques uns, je les aurais tués.
 

En 2001, je passe le concours de journalisme de l’école de Toulouse pour lequel il faut faire un petit reportage en une journée. Je me creuse la tête pendant toute la soirée et, finalement, le lendemain, j’opte pour un reportage sur la police de proximité. Que ça tombe bien, j’ai un commissariat dans mon immeuble ! Donc, j’appelle, j’ai le feu vert, je rencontre le commissaire. Aujourd’hui, je me rends compte à quel point c’est étonnant car lors de mon CDD, je n’avais pas pu interroger le commissaire local ni aucun flic car je n’avais pas l’autorisation de la préfecture. Enfin, bref, je l’interviewe et il m’explique que la plupart de leurs interventions concernent des problèmes de voisinage. Sujet qui fait les beaux jours des émissions de Julien Courbet avec ces scènes hallucinantes :

(voisine à voisine) :

« Casse-toi avec ton gros cul de devant ton portail !

– Ta gueule connasse, le trottoir est à tout le monde.

– Je veux plus te voir devant chez moi, t’es trop moche.

– Et toi alors, espèce de grosse baleine ! Ca me fait vomir quand tu bronze à poil dans ton jardin.

– Et ben ton cochon de mari n’est pas de cet avis. »
Vous voyez le topo.
 

En temps normal, pour moi, mes voisins n’existent pas ou peu. Un bonjour, au revoir quand on se croise mais rien de plus. Parfois, je sympathise. Petites, avec ma sœur, on avait sympathisé avec les voisines de l’autre côté du grillage, on passait pas mal de temps à jouer sur le parking entre nos deux immeubles. Dans cet immeuble de mon enfance, tout le monde se connaissait et s’entendait bien, même si le voisin du second avait couché avec la voisine du rez-de-chaussée (ils étaient mariés…mais pas ensemble), ce qui a forcément fait des histoires. Y a aussi eu une histoire de table de ping pong achetée en commun et que tout le monde revendiquait lors des déménagements des uns et des autres.

Ensuite, on aménagé dans la maison actuelle de mes parents, petit pavillon de banlieue tranquille. Vu que le précédent propriétaire avait eu des soucis avec une voisine, il a construit un grand mur entre son jardin et le notre, y a des haies de 2m50 tout autour de la baraque. Comme on vit au fond d’un chemin privé, on a pas moins de 7 voisins directs mais on n’en connaît vraiment que deux : un couple de retraités très gentils qui gardent nos clés et nous ont recueillies un jour, Alice et moi alors que la foudre avait fait pété les plombs de la maison et qu’on avait paniquées comme des idiotes. Et un jeune qui commence à approcher de la quarantaine depuis le temps, vieux garçon qui a un chat qui vient manger à la maison et avec qui mes parents partagent désormais un chaton. Finalement, le seul voisin avec qui on a eu un problème, c’est un vieux qui a un terrain juste à côté de chez nous où il y a trois malheureux pieds de vigne. Son grand plaisir au monsieur ? Passer le motoculteur à 8h du matin, de préférence le dimanche et les jours fériés. Ma mère, excédée, a donc décidé de réagir. Travaillant à l’époque à 6h du matin, elle se levait, prenait le téléphone et appelait le gars. Elle attendait qu’il décroche (le téléphone n’était même pas dans la chambre) et elle raccrochait. Elle se préparait, déjeunait et
tout et juste avant de repartir, re-coup de fil. Ma mère est une garce, je l’adore !

Bon, je quitte le nid familial pour mon premier appart dans une résidence étudiante. Trois premières années, tout va bien dans l’ensemble. Bon, j’ai bien entendu ma voisine en pleine levrette (mais c’était marrant), on a eu des histoires de parking. Comme je le disais plus haut, on partageait l’immeuble avec la police municipale et à un moment, les bourgeoises des flics venaient se garer là pour faire leurs courses en ville, empêchant les locataires de se garer (déjà qu’il y avait une vingtaine de places pour 80 apparts). Un de mes voisins, un des seuls que je connaissais (oui, j’étais pas forcément toute la journée chez moi) s’était d’ailleurs engueulé avec un flic et s’était pris une amende pour outrage à agent. Sinon, une fois aussi, je rentre chez moi avec Guillaume the first, on sortait ensemble depuis… 24 heures. Bref, on marche dans la rue quand on voit deux mecs sortir du commissariat en courant, sortir un flingue et le
pointer sur un troisième qui marchait dans la rue en hurlant « bouge plus ! ». Ben nous, on est vite rentrés dans l’immeuble, au cas où… Puis ça s’est gâté. Une bande de copains s’est installé dans l’immeuble donc c’était fête tous les soirs dans le couloir jusqu’à pas d’heure. Le pire fut atteint un soir où, à 4h du mat, ma voisine et ses copains rentraient et sortaient de son appart en gueulant, j’ai appelé les flics qui ne sont jamais venus. Le lendemain, je bossais donc à 8h30, me voilà en bas de l’immeuble. J’appuie sur l’interphone de ma voisine, bien longtemps. Quand elle répond, je vais au local poubelle jeter mes déchets, je purge ma boîte aux lettres de toutes les pubs…Et je resonne. Je suis la digne fille de ma mère.

Bon, je deviens littéralement folle, je ne supporte plus les nuisances sonores de ma voisine qui passe son temps à écouter la musique à fond, Guillaume commence à bien être énervé aussi. Le comble : je suis au 5e et j’entends la techno de la diva passiva du… 9e ! Qui habite côté rue alors que je suis côté cour. Bien, je déménage. Cette année-là, l’immeuble a perdu la moitié de ses locataires, dont nos amis les teufeurs, pour la plus grande joie du gardien qui n’en pouvait plus non plus des gens qui ne cessaient de se plaindre.
A un moment, j’avais même mis un petit mot à l’entrée de l’immeuble « petit guide du voisinage » où j’expliquais ce qu’était un voisin et tout ça… Il est resté qu’une heure mais le gardien qui avait eu le temps de le lire m’a félicitée car j’étais pas la seule à me plaindre.

Nouvel appart, rien de spécial à signaler si ce n’est le couple de poivrot qui s’est installé sur la fin et qui se battait dans le couloir à 6h du mat’ (mais qu’est-ce qu’ils ont tous avec les couloirs ?). Tout le monde s’était engueulé avec eux à l’étage sauf moi et il y avait même eu une pétition pour les faire dégager. Sinon, je m’entendais bien avec le gars qui partageait le balcon avec moi, il me gardait Kenya des fois.

Arrivée sur Paris, nouvel appart dans un quartier tranquille, dans un immeuble tranquille avec 9 apparts. Bon, j’avais sympathisé avec la nana qui habitant au rez-de-chaussée qui avait aussi un chat mais elle est partie très vite. Les autres, c’est du bonjour, au revoir, quand ils daignent le faire, ce qui m’énerve au possible. C’est quand même la moindre des politesses de saluer ses voisins, ils m’énervent de bien m’ignorer (enfin, y en a deux qui font ça). En ce moment par contre, y a quelqu’un du quartier qui a décidé que la techno, ça s’écoutait fort. Donc, ça fait deux fois dans la semaine où je me retrouve avec de la musique que je n’ai pas choisi dans l’appart. Et la techno, en plus, ça fait « boum boum ! », y a rien qui couvre ce bordel.

Enfin, je ne suis pas forcément non plus la voisine rêvée : j’ai fait du violoncelle (hum !), il m’arrive de chanter à tue-tête et Kenya tape l’incruste chez les gens. La dernière fois, j’étais morte de honte, elle est rentrée chez une voisine qui était… en débardeur culotte ! Gloups !

Enfin, bref, les voisins, on peut pas faire sans donc, tant qu’à faire, autant que ça se passe bien, j’essaie de ne pas dépasser les bornes et tant qu’ils en font autant, tout va bien. Je sympathise rarement avec mes voisins mais bon, si y a bien un truc que j’ai jamais fait, c’est la classique aventure avec le charmant choupinou de l’étage… J’espère que le prochain locataire de l’appart de la fille au chat (vide depuis 6 mois) sera un délicieux jeune homme…

La vie d’’un Gauthier comme les autres

Par Gauthier

Je viens à l’instant même de remplir mon agenda électronique. Ça mérite une analyse. Non ? Mais si, je suis sur mon blog, je fais ce que je veux na ! Donc ça fait depuis le 25 avril qu’à part noter mes rendez-vous avec Nina, ou avec le laboratoire d’analyse médicale, il n’y avait pas grand-chose d’intéressant… Oui en fait, je ne note pas mes beuveries, ni même mes plans culs (en même temps tant mieux, sinon j’aurais déprimé ce mois-ci, vu qu’il n’y a RIEN à noter).

Et ce soir, je viens de remplir mon agenda jusqu’au 30 octobre, pfiou, ça fait un choc !!!! Et oui, le même mec qui décide de prendre l’avion 4h avant le 10 mai, planifie sa vie le 16 mai sur 4/5mois ! Je me fais peur tout seul à vrai dire…

Mais qu’ais-je donc mis dans mon agenda ? Je vous vois venir… Non je n’ai pas noté tous mes rendez-vous chez le coiffeur, ni ceux chez l’esthéticienne (quoique ça me fait penser qu’il faut que je prenne rendez vous pour une épilation, c’est la forêt vierge sous mes bras !). Je vous ai dit que j’avais trouvé un taff la semaine dernière, non ? Ben donc ça m’occupe jusqu’au 21 juillet. Déjà ça rempli bien une vie ça. Et je me suis fait un plaisir de noter tous les ponts dont je vais honteusement profiter 😉

 

Ensuite, mon stage commence le 1er août, jusqu’au 30 septembre, après quoi je me garde un mois pour faire le rapport et préparer la soutenance. Tout ceci en cherchant un autre travail en relation avec mon niveau diplôme tout beau tout neuf. Nous voilà donc fin octobre mine de rien. Mais bon des activités diurnes rémunérées ça ne remplit pas une vie complètement, et surtout pas la mienne.

 

Il faut donc ajouter les extras : une beuverie avec les copains de promo mercredi soir, un concert de Texas vendredi soir, l’anniversaire de Larouquine samedi soir (avec petit frère de moi sur Paris), un pont le week-end prochain (on part où ?), un pont 15 jours après (rebelote), une journée à la Commission Européenne (euh si je demande un jour de congés il me fait quoi mon nouveau patron ?), un mariage fin juin dans le sud (et merde je vais louper la Gay-Pride), un pont en juillet (Deauville me voilà), une semaine de vacances fin juillet (mamy je t’aime mais je crois que je vais partir en vacances avec Océane à l’Océan), un week-end début août avec Lucie à Paris, la semaine suivante toujours à Paris mais avec Mister Big (tout ceci en travaillant par contre), et pour finir le concert de Pink à Paris en octobre ! J’ADORE MA VIE !

 

Et voilà comment vous vous retrouvez overbooké sur 4 mois en 15 min !!!! Bon maintenant parlons de mon quotidien (mais non là on n’en parlait pas, on l’effleurait juste…). Deux chose, mon nouveau job et mes copains de promo.

 

Le nouveau job : le patron est un modèle de snobisme parigot qui me supplante complètement, je suis un petit joueur, mais grave, j’ai trouvé mon maître pour le coup. Au début je me disais que j’allais en rire, en fait c’est fatigant, mais bon je le cherche bien alors je me tais. Par contre il faut impérativement qu’il se lave les dents, c’est pas possible ! Enfin elles sont pas vraiment sales, quoique j’ai pas vraiment regardé, mais il a une haleine de chacal mort depuis 4 semaines… J’en vomis rien que d’y penser. Il faut savoir que je suis un maniaque de l’hygiène bucco dentaire. Moi quelqu’un qui a de la bouffe ou des animaux morts entre les dents, je peux pas, et quelqu’un qui sent plus mauvais de la bouche que la station d’épuration du village de mes parents c’est encore pire ! Là on est resté enfermé dans une salle de réunion toute la journée pour qu’il m’explique mon travail. Dans une tour de La Défense, il faut climatiser, vu que c’est en plein soleil, et donc on n’ouvre pas les fenêtres. Et au bout de trois heures moi je me suis jeté sur les fenêtres, tant pis pour les économies d’énergies… C’EST INVIVABLE !!! Dieu merci c’est un PDG très occupé, il n’est quasiment jamais là, et l’hygiène de la DG me paraît beaucoup moins douteuse !

 

Mes « copains » de promo maintenant, ou plutôt « l’Intersyndicale des mononeuronaux », ils me fatiguent beaucoup. Il faut savoir que nous sommes 9 (dont moi), à avoir valider tous les examens. Je ne sais même pas si c’est sur la promo (24 étudiants) ou sur le Master toutes spécialités confondues (120 étudiants), vu que je n’ai toujours pas vu les résultats de mes propres yeux. Mais vu que je suis le seul, à ma connaissance, à avoir tout eu, il doit bien y avoir une sacrée hécatombe. Je comprends parfaitement que cela les perturbe. Vous comprenez les pauvres chéris, ils ont intégré un Master de Sciences Politiques et donc ça paraît logique qu’ils obtiennent leurs diplômes. Je suis d’accord, MAIS IL FAUT PEUT-ÊTRE BOSSER UN PEU, ET SURTOUT AVOIR UN PEU PLUS DE CULTURE ET D’ESPRIT !!!!!! Ils sont d’une bêtise navrante… Un de nos examens consistait à exposer notre projet professionnel. Lors de cet examen nous avions le choix entre ce sujet et un d’anglais. Il n’y a pas de compensation, donc la moindre note en dessous de la moyenne invalide le diplôme et précipite vers la seconde session. Un projet professionnel c’est quoi ? En gros il faut dire ce qu’on a fait avant, pourquoi on a passé tel ou tel diplôme, pourquoi on a fait tel ou tel stage, pourquoi on a bossé à côté et ce que ça nous a apporté, ce qu’on cherche comme métier, pourquoi on est capable de le faire, et comment on se voit dans 5/10/20 ans. C’est pas sorcier ! J’ai jamais eu de cours spécifique sur ça, c’est un peu du bon sens, et puis on le fait à chaque étape de nos vies (passage en Master, recherche de stage, recherche de job…). Donc on est censé être rodé ! Et les profs ont tout naturellement validé l’UE en fonction de la pertinence du projet professionnel, pour peu que celui-ci soit bien rédigé (ça c’est un autre problème !). Et là ils font une pétition dans laquelle ils s’insurgent de ne pas obtenir le diplôme du premier coup alors qu’ils ont été pris dans le Master. Je préfère en rire…

 

Voilà, j’ai fini d’étaler ma vie pour ce soir, je file au lit. Demain je travaille (j’ai du mal à m’y faire).

 
Gauthier tout fatigué.