Le retour de la liste

Parce que j’ai eu deux semaines un peu folles et que la vie a joué les succubes avec moi en me pompant pas mal de mon énergie vitale donc j’ai pas le courage de faire un article de suite. Et puis en avançant sur le déménagement du blog, je me suis rendu compte que je les aimais bien, mes listes. Allez, c’est parti.

– Deux rendez-vous clients la semaine dernière, il était temps que je revienne aux affaires.

– Mercredi dernier, petite journée à Lyon. On avait une réunion là-bas à 10h30 donc on saute dans un train à 7h54, on revient à 18h. J’aime bien ce genre de journées même si ça crève un peu mais ça change du bureau. Puis la petite sieste dans le train du retour (on a dû changer les billets car on allait rater le train de 15h en somme) a fait du bien même si je suis arrivée un peu vaseuse. Tout comme mon manager qui m’a demandé, dépité : “toi aussi, tu t’es endormie ?”

– Sinon, à l’autre réunion, y avait du café et des chouquettes, ça fait toujours plaisir. Mais ce n’est pas le pied à toutes les réunions. A celle de mercredi, je crois qu’ils m’ont fait un café nespresso. Mais sans la capsule. C’était de l’eau au café et j’ai dû la boire. Beuuuuh…

– En ce moment, j’ai pas le modjo. Mais mes amants récurrents viennent de temps en temps toquer à ma porte ce qui a donné à peu près “oh, tu t’es cassée la jambe ? Tu peux pas te mettre à genou ? Oh ben je dois déjeuner… Salut!”. Bon, ok, j’ai extrêmement résumé la conversation et je devais filer au kiné. Mais l’enchaînement fut intéressant…

– Ils m’avaient manqué mes collèèèèèèègues. Franchement, les pauses déjeuner sont toujours un moment plaisant.

– Enfin sauf que la cantine est dégueu.

– Dans les films, s’embrasser devant le Sacré Coeur la nuit, c’est romantique (enfin, plutôt devant la vue de Paris la nuit). En vrai, ça pue la pisse, t’as des mecs qui viennent essayer de te vendre une bière toutes les 2mn30 et une nana qui s’accroupit devant toi, laissant voir son string rose et bleu marine en coton.



– Au passage, dans la série Nina les bonnes idées : filer rencard à Montmartre. En bas. Et monter tout en haut en prenant les escaliers avec un genou douteux.

– Sinon, j’ai trouvé mon moi masculin et ça me fait peur. Genre un mec qui s’est cassé le pied en dansant sur du Michael Jackson. Genre le mec qui adore tellement les lunettes qu’il m’a demandé de les garder pour faire du sexe… Oh mon Dieu, ce mec, c’est moi !



– Bon, j’ai reçu mon matos pour tricoter, lancement des hostilités imminentes.

– “Bon, tu restes dormir, hein”. Au début, j’ai dit “naaaaaaaan, j’ai pas mes affaires pour demain” puis à 1h du matin, alors que je n’étais plus que rhum, j’ai dit un truc genre “hihihihihihi !”. A 4h du matin, quand Anaïs s’est assise sur le lit que nous partagions, a allumé la lumière pour baragouiner des phrases sans queue ni tête avant de ré éteindre et de se rendormir, je me suis souvenue que dormir avec une semi somnambule, c’est pas trop cool.

– D’ailleurs quand dans un appart de 2 pièces avec un lit de deux places dans l’un, un lit une place dans l’autre et trois personnes à répartir dont une semi somnambule, une ronfleuse et une qui ne bouge, ne parle ou ne ronfle de la nuit, c’est cette dernière qui devrait dormir seule et peinarde. Et je dis pas ça parce que c’est moi, hein…

– Le monsieur qui a tenté de mettre ses doigts dans ma culotte quand je me suis cassée la jambe m’a nonchalamment proposé qu’on aille boire un verre. Comment dire…

– Faut que je me trouve un mec dans le XIXe pour pouvoir sortir avec mes copines de plongée et pas rester dormir (se coucher à 3h, se lever à 7h, ça pique un peu, surtout avec l’épisode du semi-somnambulisme). Et un du côté de Glacière aussi car y a une chorale qui a l’air cool. Je suis une célibataire urbaine : un mec dans chaque arrondissement (en théorie…).

– D’ailleurs, la meuf dans Secret Story qui est somnambule… On se fout pas un peu royalement de notre gueule ? Non parce qu’une vraie somnambule, on aurait grillé son secret dès la première nuit, non ?

Le complexe de la boîte

Quand je parle de boîte, je parle du fait que je traîne la jambe mais j’aimais bien le titre comme ça, ça fait un peu théorie métaphysique.


Comme tu le sais, petit lecteur, un soir de fête et pas tellement d’alcool, j’ai chu et mon plateau tibial n’a pas beaucoup aimé. Deux mois de convalescence plus tard, me revoici, belle mais pas vraiment fringante. Et oui, je boîte. De moins en moins certes mais j’ai pas la démarche sensuelle et chaloupée façon femme fatale, graouuuuu… Et je me sens totalement transparente par conséquent.


 Comme toute femme, je joue de mon corps pour envoyer des messages de séduction. Le regard par en dessous de mes grands yeux bleus qui pétillent, plein d’espoir et d’attente, ma crinière souple (faut que j’aille chez le coiffeur au passage) et la démarche féline de la femme sûre d’elle. Ben, là, la démarche, je l’ai plus. Quand je me déplace, je suis bancale, la jambe gauche qui traînasse, je lâche parfois quelques grimaces. Mais paie ton sexyness ! Et je ne vous parlerai même pas de la balafre de 13 cm qui me défigure le genou. L’autre jour, je me suis mise en bermuda (c’est plus long qu’un short, ça cache une partie de ma cicatrice), mon manager m’a regardé en plissant le nez genre “aaaaaaaaaaah, rien que de te voir, je souffre”. Enfin, moi, ma cicatrice, je le torture pas mon manager. Non mais voilà, je suis l’Albator du genou, mon modjo est resté quelque part sur les rives méditerranéennes de Provence, au pied du bar où je me suis fracassée le genou.



Or il se trouve que je déteste ces périodes où je me sens transparente, dépourvue de tout modjo. Et encore, heureusement que j’ai ma réserve personnelle de friends with benefit qui me réclament à corps et à cri… Oui, enfin, j’exagère peut-être un chouïa mais j’ai passé deux mois chez mes parents sans une once de romance, de sensualité ou même de sexe alors pardon mais j’ai un peu le droit de m’imaginer que certains d’entre eux ne rêvent que de toucher mon corps et ma peau douce. Oui parce que j’ai peut-être la patte qui traîne et le genou défiguré, je conserve ma peau douce (et ma crinière et mes grands yeux).



Mais le modjo est avant tout un pouvoir psychologique basé sur le cycle de la confiance, cycle vertueux ou vicieux, c’est selon. Quand on se sent au top, le cycle de la confiance est vertueux, on attire les hommes (ou les femmes) comme le miel les mouches. A l’inverse, pas de confiance, on se sent de plus en plus transparente et pouf, le miel devient vinaigre. Magie des théories, on crée même des réactions physiques qui n’existent pas dans les faits. Mais bon, une fois vinaigre, comment redevenir miel ? Bon, dans mon cas, y a déjà de l’amélioration notable dans la démarche et ma cicatrice s’estompe de jour en jour. Mais c’est long et je commence à en avoir marre. Non parce qu’entre ma rémission suite à la rupture de début d’année et ma convalescence, mon année 2011 est amoureusement catastrophique. Et voilà que je me la joue boîteuse en plus. Et faut arrêter de dire que c’est sexy. C’est sexy pour le Dr House mais c’est qui la boîteuse dans les séries américaines ? C’est Kerry Weaver et franchement, elle suscite pas grand chose. Alors si c’est pour virer lesbienne et se tirer Elisabeth Mitchell, ben merci bien. Oui, elle m’énerve Elisabeth. Alors je vais encore prendre mon mal en patience mais c’est loooong ! Demain ou un autre jour, faudra que je vous explique d’ailleurs que j’ai envie d’une belle romance. Pour changer, un peu.

Panne sèche

A l’image de ma libido, j’ai l’écriture capricieuse. Profitant du luxe d’avoir 2 mois à ne rien faire qu’à écrire (et à faire ma rééducation tout de même et à travailler un peu), j’avais mille et une idées, je pouvais commencer dix articles à la minute. Et puis je suis retournée à ma petite vie. Et là, tel un homme perturbé, j’ai eu une grosse panne. C’est gênant.

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En fait, j’ai été victime d’une double panne :

– grosse fatigue, pas envie d’écrire. En gros, le soir, je me pose devant l’ordi et je le regarde sans avoir envie de lui faire quoi que ce soit.


Faut me comprendre aussi, j’ai passé la journée devant et au boulot, y a la clim. Du coup, j’ai les yeux tous secs, je souffre. Et mon cerveau a dû faire un effort certain pour rattraper tous les dossiers en cours, arrêter de confondre A et B, reprendre les rétroplannings abandonnés y a deux ans pour réaliser avec stupeur qu’on est super en retard et que si on fout pas un coup de pied au cul au client, on va être dans la merde. Ceci étant, vu que c’est le client, on lui caresse plutôt le fessier en gloussant “tu m’envoies le brief et les éléments, petit coquinou ?”. 

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De plus mon corps morfle. Je crois que le chirurgien n’exagérait pas en me disant que je ne devais reprendre le boulot que fin août parce que là, je morfle. En fait, je ne marche pas tout à fait correctement encore (ma flexion est au top mais alors l’extension…), mes muscles restent faibles donc en gros, je marche lentement et je me fatigue vite. Sans parler de la douce sensation de la rotule qui s’engage mal sur mon tibia (quand j’y pense, j’ai envie de vomir un peu). En prime, figurez-vous que j’ai les pieds plats donc je marche mal donc en fin de journée, c’est plus un pied gauche que j’ai mais une patate à orteils. Epouvantable. Et je vous parle pas de mon dos, martyrisé par mes positions aléatoires. Pour tout vous dire, le soir, je rêve qu’on me passe un rouleau à pâtisserie dans le dos pour tout remettre en place

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– panne d’inspiration. Des idées, j’en ai eu des milliards pendant ma convalescence dont les ¾ que je n’ai pas encore écrites. Et pourtant, face à mon clavier, rien, nada, gros trou blanc. Même les articles à moitié avancés ne me tentent pas. Je reste plus sèche qu’un caillou au milieu du Sahara, je suis incapable d’écrire une ligne sur quoi que ce soit. Alors je vais m’écraser (littéralement) sur mon lit et mater un épisode ou deux de Xéna (oui, je sais mais ça nourrit ma merdophagie et puis c’est quand même un peu sympa Xéna
même si le scénario est toujours le même) avant de m’endormir. Je rêve de la machine des Tommyknockers, le téléfilm avec Marg Helgenberger (les experts) et Jimmy Smits (New York police blues). Marg joue une écrivain légèrement possédée par des ET (ça c’est le côté pas cool) et elle crée une machine à écrire reliée à son cerveau qui écrit tout pendant qu’elle rêve. Moi j’aimerais bien
une machine qui écrirait les phrases jolies que je conçois dans ma tête avant de m’endormir… Quoi que je suis assez intéressée de voir le résultat, je suis sûre que je serais assez surprise du décalage entre ce que j’imagine et ce qui est retranscrit. 

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Mais ça n’existe pas. Si je veux pondre un article, je dois taper sur un clavier et aligner les caractères les uns après les autres pour former des mots qui créeront eux-mêmes une phrase. Mais y a des soirs où j’ai juste la fleeeeeeemme.

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Mais ça va revenir, hein…

Ma première expérience du parapente

Par Saez

Tout s’est passé dans le plus grand secret puisque je n’ai parlé de ma sortie parapente qu’à mon retour, (eh oui, sinon mon entourage m’aurait retenu de force par les bras lol). J’avais donc ce bon qui me donnait droit a une séance de parapente et je voulais en profiter rapidement car, qui dit attente dit anxiété et puis j’étais disponible alors. A la base, la date retenue était le 15 août, mais, parce qu’il y a toujours un mais, le temps n’était pas de la partie ce jour là, (il devait s’arranger l’aprèm, pis non en fait), et, deuxième chose,
le bus qui devait me prendre pour m’amener tout près de l’école de vol ne passa pas à l’heure dite, 15 août oblige, mais était repoussé 3h après, trop tard pour voler ce jour là ! ! !  Du coup, j’appelle l’école, j’explique ma situation et l’on me répond qu’il vaut mieux repousser à demain car le temps joue les troubles fêtes, argh, la mort dans l’âme, je repousse a mardi et prend mon mal en patience après avoir fait plus de 300 bornes en ayant emprunté le train, le bus et le tramway. Le lendemain, le temps est au beau fixe dès le matin, la séance est maintenu, youpi !

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C’est donc le bus qui m’amène tout près de l’école de parapente situé a Saint Hilaire du Touvet (lieu hautement réputé dans le milieu du sport aérien), je repère rapidement leur boutique et, comme j’ai du temps devant moi, je vais du côté de l’aire de décollage pour admirer ces pilotes prendre l’air et y faire des photos. J’y reste de 12h a 12h30 environ, car c’est à cette heure là qu’un moniteur me tel pour que je vienne près de leur locaux, je m’y rends, et il m’explique qu’il va m’amener sur une « pente école » de faible dénivelé destiné
principalement aux débutants comme moi, on discute pendant le trajet comme si on se connaissait depuis toujours et il est surpris de mes connaissances en matière d’aérologie. Arrivé sur le site, 
j’y rencontre une dizaine de gars parmi lesquels une moitié de moniteurs et l’autres moitié d’hommes volants en devenir. Les présentations faites, on me fournit le matériel et on m’explique comment l’utiliser rapidement : j’ai a ma disposition une voile, (ou aile), sous cette aile des suspentes, (ça ressemble à des fils très fins mais solides), suspentes reliées à une sellette, (sorte de gros sac fixé dans mon dos qui contient l’aile une fois repliée). Bien sûr on oublie pas la sécurité puisqu’un casque et une radio me sont remis dans la foulée.

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Alors maintenant on passe dans le vif du sujet,  l’aile est déployée en corolle afin qu’elle se gonfle correctement, on vérifie que les suspentes ne sont pas emmêlées, puis, je m’harnache dans ma sellette de la tête au pieds et j’attend que le vent soit favorable, (c’est à dire venant de face, pas trop fort / faible). Le moniteur me crie :  » cours ! cours ! », je fais 2/3 pas rapide freiné par la tension de l’aile qui m’impressionne, la voile commence à se lever, puis, elle retombe aussitôt, aïe !  Après plusieurs essais infructueux du
même type, j’arrive enfin à voir l’aile se déployer correctement a deux reprises ou trois reprises: je court a fond durant 2/3m et je sens une tension de la sangle de la sellette près du nombril, je relâche les « avants » rapidement, (les suspentes qui contrôle l’avant de l’aile), et je continue ma course progressivement, et puis là, l’extase, la jouissance, (bon ça ira pour les adjectifs), mes pieds quittent le sol, débarrassés de cette pesanteur si pesante, excité comme quand on parvient enfin a produire une flamme quand on n’arrivait jusque là qu’a obtenir des étincelles, mon vol dure 20 mètres environ et je retombe au sol en douceur. A cet instant là les cartes sont déjà jouées je serai parapentiste… 

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(c) Fabgenou

Le parapente est un sport à risque, mais sans risque, il n’y a pas de parapente

Un nouveau monde de sensualité s’ouvre à moi

Enfin peut-être… Oui, j’en ai un peu marre du « ou pas », so 2006. Cet été, j’ai vécu une expérience troublante, mon univers en a été bouleversé, mes certitudes balayées. C’est dur à 31 ans, de découvrir que certains « jamais » n’étaient en fin de compte pas si définitifs. Et en même temps une exaltation face à cet univers inconnu. Cet été, 2 hommes ont réussi à me toucher le pied sans que je fasse une crise de nerf.
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Remettons les choses dans leur contexte pour bien comprendre. Je suis hypersensible de la voûte plantaire au point de ne pas supporter de marcher pieds nus sur une moquette trop rêche. Ado,  par exemple, quand j’étais assise à mon bureau, je posais une BD au sol pour mettre les pieds dessus tant l’effet de la moquette sous mes pieds m’agacait. Petite,
j’étais hystérique quand ma mère me coupait les ongles des pieds et adulte, j’ai filé par accident un coup de pied en plein dans le front de Guillaume 1er qui me le chatouillait. Pour vous dire à quel point c’est sensible chez moi, l’Ex a un jour voulu me prendre le pied juste pour voir si je lui faisais confiance. Et ben, j’avais beau etre en confiance, c’était dur. Et même juste avant l’opération, je pleurais quand l’infirmiere a recouvert mon peton de bétadine.
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Et puis il y a eu eux. Ces deux kinés qui me touchaient le pied sans que je réagisse particulièrement. Oh, ils ne me massaient pas le pied, c’est mon genou qui est abîmé mais parfois, ils saisissaient mon petit peton pour me faire plier, déplier, une caresse parfois furtive. Hmmm… Ca ne m’agace pas. Même au contraire je dois avouer que c’est plutôt agréable en fait. OH MON DIEU ! Je deviendrais podophile ? Moi, la plus “tu touches à mes pieds, t’es mort ?” du monde ? 

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Alors de suite, j’ai eu une explication, une explication qui me paraît logique. J’ai subi une péridurale, j’ai pas posé le pied au sol pendant 3 semaines et quand j’ai recommencé, j’avais de l’électricité dans le pied donc je me suis dit “ah ben t’as dû perdre de la sensibilité, passant d’hypersensible à juste sensible”. Sauf que non. D’abord ma mère m’a fait une petite pédicure maison avant le mariage (coupage des ongles puis vernissage) et je n’ai pas hyper apprécié la sensation au niveau de la voûte plantaire (mais sinon, c’était gentil, j’avais le pied un peu négligé. D’ailleurs, faut que je le refasse…). Idem quand le chirurgien m’a effleuré le pied après mon examen de contrôle mi-juillet, j’ai sursauté. 
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Pourquoi donc ces deux hommes (qui en plus ne travaillent pas du tout de la même façon) arrivent à me toucher le pied sans que je réagisse outre mesure ? Est-ce parce que je suis détendue ? Pourtant, quand j’étais allée me faire masser dans un institut et que la fille avait commencé à me masser les pieds, je l’avais suppliée d’arrêter. Bref, il y a là un mystère que je ne résoudrai peut-être jamais… 
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Mais au fond, peu importe les causes, j’ai envie d’explorer un peu la finalité de tout ça, fouiller un peu ce nouveau monde sensuel qui s’ouvre à moi et voir s’il me plaît ou non. Bon par contre, pour se faire, me faudrait un cobaye qui n’a pas trop peur des coups de pied… Mmmm… La vie est toujours SI compliquée.

La vie sans attendre

Chaque année, au fur et à mesure que septembre approche, je sens monter en moi un bouillonnement, un tourbillon de désir, d’envie, de motivation. Et cette année, ma convalescence et mes deux derniers mois sans réellement vivre ont accru cet appétit. Septembre, c’est la rentrée et je veux faire des milliards de choses.

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Comme d’habitude, cependant, mon envie accroît ma frustration et en fin de compte, je ne fais rien. Oui, je veux prendre des cours de russe mais ils sont tous à 18h30 et moi, je suis encore au travail à cette heure-là. Des cours particuliers ? Pffff, non… De toute façon, les cours de langue, c’est un mauvais plan pour faire des rencontres intéressantes, vous végétez souvent avec des quinquagénaires de sexe féminin dites aussi “les femmes de qui n’ont pas besoin de travailler mais qui s’ennuient” ou “ben je suis à la retraite, je profite!” (ça, c’est ma maman). Non parce que ma mère, justement, elle est partie avec sa classe d’anglais à Edimburg et à part un mec autiste (véridique), nul ne passait en dessous de la barre des 50 ans. Mais il n’y a pas que les cours de langue, j’ai envie d’apprendre, de faire… Là, je suis tentée, outre la plongée que je continue, par une chorale histoire de se défouler un coup et par la rando. Oui, j’ai envie de prendre l’air
le plus possible et la rando me paraît pas mal pour ça. J’ai un peu zieuté les associations de photo mais ça consiste essentiellement à s’asseoir et discuter… Oui, bah, non, ça, je préfère le faire avec des copines.

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Evidemment la liste est non exhaustive, j’ai 3 envies par minute ce qui est plutôt positif, ça montre que j’ai récupéré depuis le début de semaine et que je suis prête à reprendre ma vie en main et pas qu’un peu. Sauf que là, hors de question de ne rien faire parce que finalement, tout faire, c’est pas possible. J’oublie pas mes projets de super tatie mais le reste me paraît possible. Et puis surtout, il y a les voyages. Ca fait des années que je ne réalise pas vraiment mes rêves de voyage parce que voyager seule, ça craint et que quand je me trouve une moitié légitime, y a toujours une bonne raison pour pas
partir. Par exemple, ça fait une éternité que je rêve d’aller à Venise mais Guillaume 1er ne voulait pas car “ça pue”. Oui, je sais et je suis restée 4 ans et demi avec. Peu importe, je vais aller à Venise. Idéalement le week-end du 1er novembre si ma patte me le permet. Et si personne ne veut venir avec moi, je partirai seule. Je le mérite, je pense.

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Et puis j’ai une liste d’endroits à visiter longue comme mon bras : Rome, comme déjà dit, l’Egypte, les Philippines, la Russie, Hawaï… Si mes finances me le permettent, je partirai, seule ou accompagnée. J’en ai marre d’attendre, ça ne sert qu’à me frustrer. Même si je n’ai que 31 ans et la vie devant moi (si, si), je n’ai plus envie d’attendre un potentiel compagnon qui partagerait mes envies d’ailleurs. Je suis grande, je pars seule ou avec mes copines. Mais je pars.

 

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Faut que je pense à réviser mon italien, moi…

PS : Si tu as envie d’un long week-end à Venise, fais signe hein (mais si on pouvait déjà se connaître, rapport aux tarés qui traînent par ici…)

Et PAM !

La solution est simple, dans le creux de ta main, une petite pilule et tu vas passer les prochaines heures sans comprendre, sans réagir. Amorphie mon amour. Un peu d’eau, tu gobes et tu passeras
les prochaines heures comme sur un nuage, tu te souviendras mais tu seras sans émotion, sans sentiments. Une marionnette indifférente.

 

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En apparence, ça ne se voit pas forcément, à moins de connaître, de savoir. On continue notre petite vie, on encaisse les coups sans sourciller. Pilule magique, on n’oublie rien, on oublie juste
de réagir. PrazéPAM ou BromazéPAM, c’est pareil, pourvu qu’on ait l’indifférence, le calme factice, médical. Parce qu’il est des moments où réagir ne sera pas une bonne chose. Parce qu’à des
moments, on doit affronter des explications lourdes, désagréables et qu’on sait très bien que ça va mal se passer, à moins d’avoir avalé un peu de sérénité chimique. Parce que pour sauver la paix
familiale, je vais devoir demain affronter ma mère qui va me dire que je suis une mauvaise fille, ingrate, horrible, folle à lier. Que je vais acquiescer car il n’y a aucune autre issue possible
pour sortir de cette ridicule histoire de conflit. Dans ma tête, je me répéterai que dans 11 jours, je reprendrai le train pour Paris et que je reprendrai ma vie.  Une vie connement mise
entre parenthèse y a 2 mois parce que je gesticulais sur un bar en n’étant pas tout à fait sobre (mais en étant très loin d’une ivresse totale). Revivre, revivre enfin. 

 

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Demain, avant de partir chez le kiné puis chez ma tante pour la grande explication, je prendrai du lysanxia. C’est long à agir, il faut bien une heure, pile ma séance de kiné. Parce que faut ce
qu’il faut. Parce que mon père et ma sœur comptent sur moi tout en étant conscient qu’ils me demandent quelque chose de difficile. Parce que ma mère aime mettre de l’huile sur le feu, encore et
encore, te provoquer, te pousser à bout. C’est comme ça. En y repensant, nos disputes ont toujours eu lieu à des moments où, moi, je n’avais plus la patience, que j’étais un peu à bout de nerfs,
comme ses derniers jours où j’en ai marre de pas avoir de vie, d’avoir toujours ces foutues béquilles, que ma vie me manque. Alors pour ne pas réagir, PAM. Parce que comme dit ma sœur « c’est pas
forcément ce que tu dis mais ta voix a dû trahir ton énervement ». Oui, j’ai toujours été mauvaise en hypocrisie, veuillez m’en excuser.

 

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Pourtant cette solution, tout aussi magique qu’elle paraisse en surface, n’est pas la bonne, je le sais. Lâcheté d’un côté. Ne pas oser assumer toute l’intensité d’une situation. D’un autre côté,
je suis pas superman non plus, y a des moments où c’est juste trop pour moi. Repartir travailler dans une boîte que tu hais viscéralement en sachant que tu vas t’en prendre plein la tête,
affronter ton amoureux en sachant très bien que ce sont vos dernières heures en tant que couple. Affronter sa mère ivre de colère. Ca aide et ça fait peur. Peur de l’addiction, peur de l’effet
trompeur, du « on peut tout surmonter grâce aux pilules magiques ». J’ai lu Lucia Extebarria, je l’adore même si je me reconnais dans ses penchants aux addictions. Elle, sa came, c’était le
prozac, je crois. Effet magique des premiers temps puis la dépendance, l’angoisse de décrocher. Non, non, je ne veux pas. Je dois déjà décrocher de la clope (bientôt deux mois sans en avoir
grillé une mais quand t’as pas possibilité d’en taxer de toute façon…), les médocs, ça me fait peur, trop peur.

 

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Mais cette fois-ci, j’accepte mon accès de faiblesse, ma tricherie. J’ai pas la force de faire mieux. Puis c’est pour le bien de tous, alors…

Demain promis, un article joyeux, je vais arrêter de pleurer sur mon sort, ça me fatigue moi-même.

Nervous breakdown

Aujourd’hui, je vais vous proposer un article qui ne veut rien dire fruit de ma particulièrement mauvaise humeur et une grande saturation. En cause : ma mère. Elle est gentille ma mère, je dis
pas mais au bout d’un mois de « mais tu marches pas assez », « mais essaie de monter les escaliers, arrête de t’interdire des choses ! » ou le merveilleux « essaie de marcher sans béquilles pour
voir », j’ai craqué. Parce que j’en ai marre de n’entendre que du négatif de sa bouche, que des « tu ne pourras pas rentrer le 15 août, t’as vu comment tu marches ? », « tu seras pas capable de
te débrouiller » au lieu d’un simple « oh, tu ne marches plus qu’avec une béquille, la fin du chemin est proche ! », j’ai craqué. Depuis, je suis une fille épouvantable, un monstre « à qui on ne
peut rien dire », « non mais tu crois que je m’inquiète pas pour toi ? » et tutti quanti.

 

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L’histoire aurait pu en rester là, une banale dispute mère-fille. Sauf que ma mère a le don de l’emphase, y compris et surtout dans le dramatique. Donc après une soirée de samedi à rester chacune
enfermées dans nos chambres respectives avec mon père au milieu qui essayait d’arranger les choses, ma mère est partie hier matin pour ne revenir qu’hier au soir. Faire une fugue à 56 ans, c’est
concept. Mon père continue à faire la navette, moi la gueule (non mais c’est quoi ce comportement, sérieusement), ma mère la diva qui passe par le jardin pour rejoindre sa chambre plutôt que de
passer devant la mienne. Tout en continuant son cirque : « Vous avez dû mourir de faim sans moi ! ». Ben non, c’est ma jambe qui est cassée, mes bras vont bien et j’ai fait la cuisine, merci de
t’en inquiéter.

 

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Hier, apothéose et crise d’hystérie durant laquelle j’ai eu droit à un « connasse » , « dépêche-toi d’enlever tes lunettes avant que je t’en colle une » (je suis en béquille. Au singulier certes
mais quand même) suivi d’un magnifique « je t’interdit de m’appeler maman », « c’est pas comme si tu nous avais jamais fait le coup » (elle parle d’une dispute remontant à…2002). Bref, après un
quart d’heure de cris, de menace (j’ai vraiment eu peur de me prendre des coups à un moment, elle a beau faire 6 cm et 5-10 kg de moins que moi, elle était furieuse), je finis par m’enfermer dans
ma chambre et elle fait ses valises et se casse. Bref, je suis donc allée au kiné toute seule en voiture (c’est bon, je peux donc officiellement reconduire mais prions pour que je sois pas
arrêtée par les flics parce que l’attelle, mmmm…), ma sœur et mon père ont tenté une ultime conciliation, verdict : « Bon ben c’est pas gagné, n’essaie pas de l’appeler, ça sert à rien. Et non,
n’envisage pas de rentrer plus tôt, tu dois guérir ». Un lysanxia et un verre de vin blanc plus tard, j’ai toujours autant envie de pleurer.

 

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Bref, là, je craque, je suis usée jusqu’à la moelle. Putain de 2011 de merde, tu me lâches oui ? Non parce que là, ça commence VRAIMENT à faire beaucoup.  Non mais c’est vrai, j’ai déjà
perdu un taf, mon mec, l’intégrité de mon tibia, est-ce que j’avais vraiment besoin de me ramasser une crise familiale en plus ? D’une telle ampleur pour une telle connerie ? Bon, quelque part,
on pourrait presque y voir une bonne nouvelle : la famille, c’était le seul domaine où j’avais pas trop eu de crise (il y a de grosses tensions entre ma sœur et ma mère mais elles ne me
concernaient pas vraiment, même si j’en ai pris aussi plein la gueule par rapport à ma sœur, tant qu’à gueuler sur quelqu’un, hein…) et je commençais vraiment à avoir peur d’un drame. Un vrai,
j’entends. 

 

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Donc en ce moment, je peux pas dire que j’adore ma vie. Bon, y a pas que du négatif, j’aime vraiment mon nouveau boulot et ça faisait très longtemps que ça n’était pas arrivé (je sais pas si la
réciproque est vrai, j’ai fêté mes 6 mois dans la boîte en direct de chez mes parents… En tout, quand je rentrerai sur quasi 7 mois de salariat, j’aurai été 2 mois en congé maladie), je me suis
fait de belles amitiés à la plongée (surtout Anaïs et Isa Brune) et j’ai eu droit à un solide soutien de mes amies dont Amy qui a su me
redonner le sourire ce soir en me proposant un réveillon à l’étranger. Et puis E. aussi, on a plein de voyage en projet… Tout du moins en fantasme mais ça fait du bien/plaisir quand même. 

 

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Et puis vendredi dernier, j’ai relu mon vieux blog hyper perso qui n’est pas celui-ci (où un taré hante encore les comms 3 ans après son arrêt, faudra m’expliquer comment je peux systématiquement
attirer les trolls malades psychiatriques peu importe le support sur lequel je m’exprime).  Début 2007, je me ramasse une rupture sentimentale (et même une et demi en fait) et amicale dans
les dents, je suis au chômage et les entretiens que je décroche ont tous la même conclusion : vous êtes géniale mais non et une engueulade mémorable avec ma mère par téléphone à base de « tu
devrais rentrer, tu n’avances pas sur Paris et pleure pas, tu crois que je me fais pas de soucis moi aussi ? ». Peu ou prou la même dispute qu’aujourd’hui mais par téléphone, c’est moins violent.
Puis avait suivi une période magique, 2007 avait été une année en fin de compte géniale.  Alors accrochons-nous et retrouvons le sourire. Je marche presque sans béquille, je reconduis, je
retourne au boulot dans 15 jours, je vais revoir mes amis. Ne manque à ce tableau idyllique qu’une belle rencontre. Je la mérite, là, non ?

Hiiii, j’ai couché avec un people

Par Pink Lady

Et me revoici, pour ceux à qui j’avais manqué. Comme je me décide toujours pas à rouvrir mon blog (j’ai le choix entre écrire sur un blog mort depuis plus de 6 mois et un toujours actif, vous choisiriez quoi, vous ?), j’ai envie de squatter ici et de lancer un petit concept. Comme certains savent, je travaille dans un milieu féminin donc en bonne veilleuse que je suis, je suis abonnée à moult newsletter. Souvent, les titres sont racoleurs et j’ai décidé de rigoler un peu : prenons une question ou un sujet évoqué dans la newsletter et développons.

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Pour info, le vendredi, ce sont souvent les newsletter sexe. Pour nous inspirer le week-end ? Non parce que n’oublions pas que la femme est creuse et incapable de gérer sa sexualité sans être guidée par ces chers magazines, online ou offline. Non mais heureusement qu’ils sont là, je saurais toujours pas si je dois coucher le premier soir ou pas. Quoi que vu qu’ils reposent la question tous les 2 mois, la réponse n’est toujours pas claire, mmmm… De toute façon, là, c’est l’été, faut que je baise ou je suis une grosse loseuse, c’est comme ça. A moi les mycoses et le sable qui gratte dans la culotte, youpi ! Mais aujourd’hui, le titre qui m’a interpellé est celui-ci : « témoignage : elles ont passé la nuit avec un people ». Pour info, c’est Elle.fr qui me propose ça mais je ne vais pas lire l’article.

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Bien, reprenons. Ecartons tout d’abord une certaine propension de mythomanes, il y en a toujours sur le sujet dont la plus célèbre, Alexandra Paressant, celle qui prétendit coucher avec Tony Parker. Un peu comme Barbara Morel, la miss France cheap de Mme de Fontenay. Mmmm… Est-ce que quelqu’un peu m’expliquer pourquoi on s’invente des idylles avec Tony Parker ? Moi, il ne me fait guère rêver… Mais peu importe. Imaginons que ce soit vrai, je me glisse dans le personnage de celle qui va copuler avec l’homme connu. Mettons avec Bruno Debrandt, tiens, parce que je viens de revoir la saison 3 d’Engrenages et que j’aurais pas été contre une culbute dans son bureau, moi aussi…

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Et puis il n’est pas mondialement connu, ça donne la sensation d’être encore accessible. Oui, j’ai beau rêver un peu ma vie, là, je le fais en un peu réaliste quand même. Donc imaginons qu’en soirée, je croise le beau Bruno et qu’il se dise « Mmmm, cette pomme-là, j’ai bien envie de la croquer ». Moi, je veux bien, il est mignon sauf que faudrait pas qu’il croit que sa célébrité va suffire. Déjà, faut la jouer serrée parce que forcément, un mec qui passe à la télé, t’as toujours une idiote ou deux pour lui tourner autour en faisant « hiiiiiiiii », de la fille qu’il serait facile de ramasser pour tirer son coup tranquille. Sauf que bon, se taper pour une célébrité pour une célébrité, je m’en fous un peu. Sinon j’irais traîner dans les boîtes où ils trainent et je me ramasserais un candidat de téléréalité déprimé car son heure est déjà passée. Donc déjà, s’il me la joue « je passe à la télé », je le laisserai aux « hiiiiiiiiii »euses.

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Admettons que Nono, il soit plus classe que ça et que nous passions la nuit dans les bras l’un de l’autre. Bon, voilà, j’ai couché avec un people (quoi que people, ça veut dire qui passe dans les journaux du même nom ? Je me suis un peu trompée de mec alors ?). And so what ? J’ai toujours été amusée par ces bimbos décérébrées fières d’avoir été tirées par un people. Genre la meuf de Secret Story X qui s’est faite sauter par Ronaldo. Comme, au doigt mouillé, une bonne centaine de meufs comme elle. Et c’est là toute la tristesse de cette aventure : quand toi, tu passeras ta vie à te vanter d’avoir couché avec une star, l’autre t’auras oublié quelques instants plus tard. « Oh, j’ai passé la nuit avec une fille, comment elle s’appelle déjà… Heu… Granny Smith ». Et puis, le people n’est pas un homme comme les autres ? Si la célébrité rendait les amants meilleurs que les autres, ça se saurait. Ce qui est pour toi extraordinaire reste pour lui quelque chose de très normal, de déjà vu, d’oubliable. Et tu vas en plus t’en vanter ? Bonjour tristesse.

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De toute façon, je me serais tapée une star, je n’oserais pas le raconter de peur qu’on ne me croit pas (ou qu’on me range dans le même sac que les demoiselles précitées). Non mais imaginez « oh ben dis, je me suis tapée George Clooney hier soir, si tu savais… » « Mais oui c’est ça et vous avez été interrompus par John Malkovich qui voulait du café, c’est ça ? ». De toute façon, peu importe, j’ai autre chose dans la vie pour faire mon intéressante.

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N’empêche que moi, pour de vrai, je me suis tapé le frère d’un acteur qui monte, qui monte (mais à l’époque il était pas connu) (et ça pue bien comme fait d’arme, quand je vous dis qu’on ne retire rien à se vanter de coucheries avec des people ou leur entourage)

 

PS perso : Bruno, si tu me lis, mon mail c’est pomme.acidulee@gmail.com Non parce que c’est pas parce que je trouve ridicule et un peu pathétique de se vanter d’avoir couché avec un people (si tant est que ce soit vrai) que j’ai pas les hormones en ébullition devant Engrenages, hein… Puis moi, je m’en vanterai pas.

Philosophe ou inconsciente ?

Les gens admirent souvent ma capacité à illustrer l’adage “faire contre mauvaise fortune bon coeur”. J’ai beau être une râleuse sur les petites conneries du quotidien, l’éternelle loi de Murphy qui me taquine en permanence, globalement, je suis plutôt de bonne composition comme me l’avait fait remarquer un marin en Martinique “il pleut et tu ne te plains pas”. “Bah, je pourrais être sous la pluie à Paris alors tu sais…”. Philosophe.

 

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Mais parfois, mon optimisme n’est pas dû à une philosophie de vie mais juste à une mauvaise conscience de la situation. Je me souviens de ce lundi soir de janvier où j’étais sortie avec la gang TGGP. J’aime bien dire la gang, à la québécoise, c’est mignon. Passablement éméchée, je rentrais chez moi ivre de confiance : la crise que je venais de provoquer avec l’Amoureux allait trouver une issue positive, on allait s’en sortir. Deux jours plus tard, c’était fini. Raté… Mais j’ai l’alcool beaucoup trop euphorique, je trouve, j’ai beaucoup trop confiance en la vie et je finis par monter sur les bars et me péter le genou. Sur du Lady Gaga. So sad face.

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Le cas qui m’intéresse actuellement est celui de mes réactions vis à vis de ma jambe. Parce que j’ai pas bien compris la gravité de la situation, je crois. Petits morceaux choisis “c’est rien, c’est une entorse”. “Bon, je vais me faire opérer mais le docteur a dit que je pourrai reprendre le boulot dans 15 jours”, “non mais je vais rentrer sur Paris avant ton mariage, je vais pas avoir un arrêt maladie pendant 107ans”, “je reprends le 18 juillet”, “je reprends le 24 juillet”, “hors de question que je reprenne fin août, c’est trop loin !”. Oui, je n’avais pas compris la gravité de la fracture, rappelée d’un air grave à chaque fois par le chirurgien : “dans 15 ans, vous risquez de souffrir d’arthrite, quand même”. Oui, ok mais je retiens aussi qu’à 2 cm près, je m’arrachais aussi le péroné et les ligaments et cette phrase clé d’Isa 4e du nom parce qu’il n’y a que des Isa dans mes histoires de plongée : “Mais en fait, tu aurais pu te tuer!”. Oui alors forcément, je suis toujours en vie et je n’ai “que” le plateau tibial fracturé et en plus, les dernières radios sont très bonnes donc comment tu veux que je m’angoisse. Philosophons : j’ai échappé à bien pire. Alors oui, mon été est foutu, je ne peux pas jouer avec mes crushes pour voir si c’est réciproque ou si je fais un peu mon érotomane (si mes rêves sont prémonitoires, y a quand même de la réciprocité… ou alors je suis juste frustrée), j’ai pas pu danser au mariage de ma soeur, je ne peux plus aller en Martinique. Mais là encore, relativisons. Mes crushes, si réciprocité il y avait (s’il n’y a pas, il n’y en aura pas plus à mon retour donc c’est même pas la peine d’en parler), soit y aura toujours réciprocité à mon retour, soit ça ne devait pas se faire et puis c’est pas grave, des crushes, j’en ai tout le temps. Pour le mariage de ma soeur, je me suis quand même dandiné sur ma chaise et je me suis pas ennuyée au final, observant les gens, activité que j’adore par dessus tout. Pour la Martinique, j’y suis déjà allée et l’argent que je ne dépense pas là, je vais le garder pour cet hiver pour aller ailleurs (et je sens que dès que j’ai fini de payer mes dents, je tente une économie à mort pour me payer les Philippines, j’en crève vraiment d’envie et y a des semaines à 2500/ 2600 € à l’UCPA). Puis je peux digérer tranquillement les séquelles du Marasme comme déjà dit et tourner définitivement la page, j’ai du temps pour écrire, je travaille quand même un peu et je profite de ma famille. Et de toute façon, il fait dégueulasse donc je perds pas beaucoup de terrasses et de pique-niques.

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Cependant reste ce côté un peu inconscient du problème. Je pensais pouvoir remarcher vite, j’en ai pour 2 mois post-op (j’en suis à peine à un mois), je dois renoncer au voyage en Egypte avec le club de plongée car d’ici à ce que je sache si en novembre, je pourrai replonger ou pas, les places seront prises. Philosophons : ce qui ne se fait ne devait pas se faire. Puis l’Egypte, c’est un peu comme Rome, ce sont mes destinations un peu maudites. L’Egypte, je devais y aller en 98, la fameuse année de l’attentat de Louxor. Je me souviens, la veille de l’attentat, mon père a dit “ahah, si tout se passe bien dans 2 mois, on est en Egypte!”. Et ben non, à la place, on est allés au ski, ma mère s’est arraché les ligaments croisés dès le troisième jour. Idem pour Rome, j’y suis allée en 96, j’ai eu la gastro de ma vie au Vatican (une vraie crise de foi(e)…krr krr krr), je n’ai vu ni la Chapelle Sixtine ni le Colysée car on avait perdu la fille d’une prof. Je devais y retourner en 2003 avec mes parents et ma soeur mais 4 jours avant le départ, celle-ci a appris qu’un concours qu’elle avait passé était annulé et reprogrammé… le week-end où on devait partir. Mais pour Rome, je crois avoir une compagne de voyage toute désignée…

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Bref, les gens sont souvent admiratifs de mon optimisme mais en fait, je crois qu’ils se leurrent. Je suis pas optimiste, juste totalement à côté de la réalité.