Le syndrome « Les petits mouchoirs »

Dimanche soir de Noel, mes parents m’ont proposé de voir « Les petits mouchoirs » film dont j’avais entendu de tout, surtout du bien mais je connaissais son potentiel émotionnel. A posteriori, le mater à trois jours de l’enterrement de ma mamie, je suis pas sûre que ce fut l’idée du siècle. Passons.

Je crois que j’ai encore été victime du fameux syndrome de « on m’en a trop parlé, j’ai finalement été déçue ». Je l’appellerai désormais le syndrome des petits mouchoirs. Ce film, j’avais bien envie de le voir et finalement, je n’ai quasi pas ri (sauf à la réplique : »prends un Lexomil avant d’aller embrasser tes enfants »). J’étais surtout occupée à me demander lequel j’avais envie de tuer en premier (en fait, je n ‘aurais sauvé que Magimel et Bonneton dans les personnages, les autres m’ineupportaient) et à admirer les paysages également. J’y achèterais bien une baraque par là-bas aussi. Je passerai sur l’hystérie des personnages en opposition aux provinciaux toujours si purs… Ouais bon, ok, j’ai pas aimé puis y avait trop de personnages, le grand dadais et sa Juliette ne servaient à rien, les guests se tapant Cotillard non plus. En fait, je déteste les films chorale, aucun personnage n’est creusé, tu comprends rien et je trouve le scénario de départ complètement bancal. Non mais sérieux qui partirait en vacances avec un pote à moitié mort à l’hosto ?

Mais revenons au syndrome des petits mouchoirs, celui là même qui m’a empêchée d’aller voir Intouchables et qui le fera boycotter Bref tant que tout le monde s’extasiera dessus. Parce que je suis forcement sur un terrain défavorable pour recevoir ces productions : on m’en a dit trop de bien, je serai forcement déçue. Pire, j’ai tellement été saoulée par les commentaires dithyrambiques des uns et des autres que je cherche le moindre élément de critique. Attention, je ne serai pas de mauvaise foi non plus mais si j’aime pas, je vais tailler le truc à la tronçonneuse. Cf paragraphe précédent.

Je me demande toujours d’où viennent ces quasi unanimités ? Je veux dire comment se fait-ce que tout le monde ou presque ait adoré Les petits mouchoirs alors que je le trouve profondément mauvais ? Est-ce dans une sorte de mouvement général, de quasi hystérie collective qui entraîne ceux qui découvrent ce film au moment de sa sortie ne peuvent qu’être emportés par la vague, ceux qui ne suivent pas le mouvement ne sont que des pisse-froid snobs et un peu aigris ? Ou à l’inverse, les critiques dithyrambiques conduisent-elles ceux qui n’ont pas vu le film à s’en construire une représentation qui sera forcément loin du film qui paraîtra alors décevant ? Ceci étant, ça ne me donne pas envie de voir certains grands succès, de risque d’être inévitablement déçue.

Mais sinon, vous trouvez vraiment qu’un film sur une bande de copains qui commence par l’abandon de celui qui s’est fait démolir par un camion à l’hôpital est crédible ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

4 réflexions au sujet de « Le syndrome « Les petits mouchoirs » »

  1. Nathalie dit :

    Ouiiiiiiiii! Exactement comme toi !!! On a fait toute une histoire de ce film! Et au final
    Je me suis ennuyée! Il n’a rien d’extraordinaire…

  2. Alice dit :

    Ah c’est drôle je l’ai vu récemment aussi ! Moi j’ai passé un bon moment, j’ai aimé ces clichés parisiens qui m’ont rappelé un peu ma vie d’avant (j’ai déménagé depuis). En revanche j’ai eu l’impression qu’ils ne savaient pas trop bien comment terminer le scénario. Du coup la fin m’a déçue, et semble trop cousue pour faire pleurer…

  3. Bon, puisque j’ai détesté les petits mouchoirs pour les mêmes raisons que toi, et que j’ai adoré « intouchables » quand même, alors qu’on m’en avait dit QUE du bien et que donc j’étais TRES sceptique, mon conseil est que tu le voies quand même, il vaut le coup. C’est assez con de te priver d’un bon film parce que tout le monde le trouve bon. Si tu es déçue, ben au moins tu l’auras vu !
    Pour revenir sur les petits mouchoirs, j’ai détesté. J’ai trouvé ce film absolument pas crédible, complètement superficiel, ennuyeux (haaaa, la scène où on se coltine leurs précédentes vacances en caméra, mais comme c’est chiiiiiant, déjà que je m’ennuyais ferme avant), bref, comme l’a résumé mon mari : « un film fait par un parisien, sur les parisiens, pour les parisiens. » Avec, en prime, le tour de force de ne rendre AUCUN personnage attachant.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *