Paris ou l’impossible improvisation

Avertissement : cet article va sonner “problème de riche” mais l’anecdote d’intro va servir à illustrer le pire défaut de la vie parisienne à mes yeux.

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Un dimanche de mars, 12h, quartier République, quelques parisiens battent le pavé devant un minuscule restaurant “Paperboy”qui sert des brunchs, paraît-il, délicieux. Nous voici au complet (3, on était 3), on rentre pour demander s’il y a de la place “non mais y en a dans 5, 10 minutes, vous êtes les prochains sur la liste !”. Ok, attendons. Une autre groupe se forme (une nana était là avant moi mais attendait ses camarades). Au bout de 15-20 mn, une table se libère enfin et… le groupe passe devant nous. Je commence à protester mais on me dit que si, si, ils étaient là avant, que c’est écrit sur la liste et que non, non, ils ne m’ont jamais dit qu’on était les prochains, limite en me traitant de menteuse. J’ai donc décidé de partir immédiatement et de ne jamais mais alors jamais revenir là-bas.

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Et après, allez-vous me dire ? Non parce que je peux boycotter ce lieu, je pense qu’ils s’en contrefoutent. Vu la file d’attente, ils étaient pas à trois couverts près. Parce que voilà tout le drame des brunchs parisiens : tu ne peux pas réserver parce qu’ils s’en foutent, ils feront salle pleine quoi qu’il arrive. C’est ainsi que lors de notre brunch de février au Café Madam, nous avons dû attendre dehors dans le froid la 6e de notre table qui était en retard (pas de son fait) car “non non, on vous installera pas tant que vous êtes pas au complet”. La salle était vide putain ! Ca coûtait quoi de nous faire asseoir au chaud, nous permettre de consulter la carte alors qu’il n’y a putain de personne ? Pardon, je suis vulgaire mais c’est débile, ça n’a aucun sens de laisser 5 personnes dehors (en février, je me répète) alors que ton établissement est vide. On n’y reviendra jamais mais ils s’en foutent, y aura d’autres personnes à notre place, youpi.

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Parce que voilà, le dimanche à Paris, si tu veux bruncher, c’est la guerre. Pas d’improvisation possible, faut arriver tôt et tous ensemble. Ou aller dans un truc dégueulasse, éventuellement. Je parle des brunchs mais ça marche à peu près pour tout : un petit afterwork, un dîner (spécifiquement les jeudi, vendredi et samedi soir), une terrasse, un goûter, ce que vous voulez ! Parce que :

 

  • Dès qu’un endroit devient sympa, il est vite repéré par le Bonbon, Time out, my Little Paris etc. Donc il est blindé. Donc avec de la chance, tu gères bien et tu trouves une place mais un endroit le devient de suite moins quand tu n’entends plus la personne face à toi (je n’ai pas une très bonne audition) et que ton espace vital se réduit à peau de chagrin.
  • Paris, y a du monde, partout, tout le temps. Même quand tu te dis que ça va aller parce que c’est un long week-end, le mois d’août, il pleut, il fait froid… y a toujours du monde.
Une astuce pour te donner l'impression qu'il n'y a personne : le cadrage (parce que là, on sirotait nos cocktails debout)

Une astuce pour te donner l’impression qu’il n’y a personne : le cadrage (parce que là, on sirotait nos cocktails debout)

Et j’avoue que ça finit par me lasser. Oui, je vis dans une ville très peuplée à densité forte, ok. Sauf que cette densité permet aux uns et aux autres de se passer de la moindre politesse du genre te faire poireauter dans le froid ou faire passer quelqu’un devant toi l’air de rien parce que tout le monde s’en fout. Tu veux pas revenir ? C’est pas grave, c’est pas toi qui couleras la boîte.

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Alors bien sûr, ce qui est rare est précieux, on va tous faire la queue sur un trottoir glacial pour une place convoitée… Alors qu’un système de réservation permettrait tellement de rendre tout le monde content, de fluidifier le service… Y a des moments où je me dis qu’on fait tout pour me rendre Paris détestable. Tout est inaccessible, cher, tu ne peux rien faire sans te taper une collectivité agressive et agacée.

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De toute façon, m’en fiche, rien ne vaut un brunch à la maison avec Victor, na.

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PS : Oui, je sais, je fais beaucoup d’Instagram de Paris car la ville n’a pas que des défauts non plus

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Le web journalisme ou la culture du vide

Dans ma prime jeunesse, je souhaitais devenir journaliste. Je m’imaginais devant ma machine à écrire puis mon clavier d’ordinateur taper le récit de grandes enquêtes réalisées sur le terrain. Avec le recul, je me rends compte que j’ai jamais vraiment imaginé dans quel domaine j’allais écrire mais c’était la seule certitude : j’écrirai. Puis la vie m’a fait prendre un autre chemin, intéressant mais différent. Et quand je vois la gueule du journalisme en version 2.0, je suis bien contente de pas être tombée dedans.

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Un fait divers se produit. Genre une prise d’otage ou un tireur fou dans Paris. Aussitôt, les journalistes du web doivent vite vite pondre un article pour espérer faire tache d’huile sur la toile et les réseaux sociaux et sortir au plus vite sur Google si quelqu’un les cherche. Du coup, on multiplie les articles et comme on a rien à raconter, on sort désormais des navrants « ce qu’en dit Twitter » en remplissant l’article de copier/coller de tweets en mode « ohlala, trop peur, beuh ! ». Excusez-moi, je vais m’évanouir devant ce contenu à ce point incroyable et pertinent !

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Plusieurs explications à ce phénomène. En un, flatter Dieu Google pour le référencement, je vous invite à découvrir cette super vidéo sur le sujet traitant essentiellement de l’univers des jeux vidéos mais ça marche pour tout le web, en fait. En très gros : on multiplie les articles sur les sujets tendance pour remonter le mieux sur Google et choper plein de googlonautes comme ça, ça fait plein d’affichage sur les publicités et ça rapporte plein de revenus. Ouais ok. Sauf que perso, à l’arrivée, je finis par boycotter ce genre de sites. Si c’est pour lire des tweets que j’ai possiblement déjà vus dans ma timeline, ça ne m’intéresse pas vraiment.

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Autre explication : l’amour du buzz. Alors je vais être honnête : en tant que salariée du web, je ne supporte plus ce mot. On crie au (bad) buzz dès que 30 personnes en parlent, c’est ri.di.cu.le. En général, pour prendre du recul, je me pose cette question « mes parents en entendront-ils parler un jour ? ». Autrement dit, est-ce que ce brouhaha sortira de son petit bout de toile pour passer sur d’autres médias qui conserve la majorité des parts de voix ? Non ? Alors calmez-vous deux minutes sur votre « buzz » qui sort à peine de votre mini cercle connecté. Et encore, je parle de mes parents mais j’ai pas besoin d’aller chercher si loin. Je prends mes amis qui bossent pas dans le web ou même ma soeur qui ne passe pas ses journées sur les réseaux sociaux et voilà, tous ces gens là n’entendent pas parler du dernier tweet crétin de Nadine Morano. D’ailleurs, lisons ce très bon article sur le journalisme tweet, il éclaire bien ce que je raconte.

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Bref, pourquoi envoyer un mec sur un événement quand il suffit de copier-coller des tweets. C’est sûr, ça vous économise le micro-trottoir. Mais quand on demande à des gosses les droits sur une image qu’ils vous donnent alors que l’image ne leur appartient finalement pas, quand on trouve qu’un texte ponctué d’un LOL ou d’un MDR est un contenu intéressant pour un article qui se veut un minimum sérieux. Et encore, je vous parle même pas des sites de « buzz » pur qui balancent tous la même vidéo à 10 mn d’intervalle avec deux minables lignes de texte histoire d’être sûrs d’attirer un max de lecteurs. Vidéo reprise par tous les sites « d’information » histoire de profiter eux aussi des trois lecteurs et demi que ça peut leur rapporter.

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Et ça me gonfle. J’en ai marre de cette paupérisation croissante des contenus. J’en ai marre de vouloir une info sur un événement et tomber sur des trucs creux où on me demande mon avis à la fin, histoire de choper un max de commentaires. Vos gueules, vos gueules. Les journaux en ligne ouvrent en très grands leur colonnes pour publier tout et surtout n’importe quoi, offrant à leurs lecteurs des tribunes leur rapportant des vues et du référencement sans débourser un kopeck. Au mieux, les journalistes improvisés ont un blog et profitent de cet espace de parole pour se faire un peu de pub, au pire… Au pire ils se font baiser dans les grandes largeurs juste pour espérer avoir 30 secondes de cyber gloire. Et tout ça nourrit la machine à produire du vide, du creux, du sans âme. Aujourd’hui, je ne suis pas une journaliste qui copie-colle des captures d’écran. Et j’en suis particulièrement ravie.

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PS : Ne généralisons pas, certains e-journaux conservent une volonté de produire du fond. Par exemple; j’aime beaucoup Slate, c’est mon chouchou et non, j’écris pas dedans, c’est un avis objectif.

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Et toi, comment tu consommes ?

Lors de mon séjour à l’Ile du Levant, nous avons eu droit à la projection en avant-première mondiale (ouais, c’était que la 3e fois que le film était diffusé dans tout le monde entier, rep a sa, blogueurs influents) du dernier film de Yann Arthus Bertrand, Planète Océan.

Je passerai outre le personnage de Yann Arthus Bertrand, je n’ai pas très envie de débattre sur lui, d’autant que je n’ai pas de réel avis sur la question. Contrairement à certaines personnes présentes qui ont profité du débat pré film pour soulever une délicate question de posidonie que nous n’avons pas comprise. Pendant le film, ça parle de pêche intensive avec de gros filets qui embarquent tout, y compris les phoques et les dauphins, les requins marteaux éviscérés sur une simple coquille de noix… Sans parler des fermes d’élevage et co. Bref, à la fin du film, avec Anaïs, on se dit qu’on devrait ne plus jamais manger de poisson de notre vie (logique fonctionnant avec la viande au passage).

Petit débat avec des co stagiaires suite au film “si on fait attention à ce que l’on consomme, pourquoi se priver ?”. C’est vrai que psychologiquement, j’ai un peu de mal à me dire que je ne mangerai plus jamais de viande ou de poisson (ou pire de fruits de mer) de ma vie. C’est pas que j’en mange tous les jours, bien au contraire, mais c’est un peu comme l’alcool : de temps en temps, ça fait bien plaisir. Après tout, moins d’un mois plus tôt, on s’enfilait des fruits de mer à Honfleur.

Pourtant, je me dis que continuer à consommer de la viande/poisson n’empêche pas de consommer intelligemment. Du genre quand je vais au supermarché, je fais attention à l’origine des produits, ce qui vaut au passage pour les fruits et légumes. Pas de fraises d’Espagne ou de framboises des Etats-Unis. Idéalement, je devrais ne plus regarder certains produits comme les ananas, grenades et co… Mais si j’en mange raisonnablement, ça va non ? Même si là, ça me pose la question des producteurs locaux. Est-ce qu’en boycottant certains produits, on ne nuit pas aux revenus de populations moins aisées ? Pour le poisson, le problème, c’est qu’en général, la “mauvaise” pêche est plus le fruit d’énormes chalutiers industriels que de pauvres pêcheurs sur leur petite coquille. Quoi que le requin marteau, il n’était pas découpé sur un chalutier, hein… Solution à ce problème : acheter équitable, dans la mesure du possible.

Revenons en à notre poisson. Où j’en mange en général ? A la cantine (tu peux d’ores et déjà abandonner l’idée d’un poisson équitable, c’est du surgelés par lot de 50…) ou au restaurant. Et d’où il vient le poisson du restaurant ? Ben je sais pas…

En fait, ce qui est limite déprimant, c’est qu’on ne se sent pas tellement encouragés dans une consommation responsable. Si tu cherches pas les infos, tu ne les as pas d’office et faut bien scruter les étiquettes. Et puis la provenance du poisson ne dit pas s’il a été péché de façon responsable ou dans un très large filet de pêche qui a ramassé des tas de poissons dont on ne fera rien à part les rebalancer morts à la mer. Je me pose la question de la poule et de l’oeuf : aurons-nous cette information car nous serons de plus en plus nombreux à vouloir être sûrs de bien consommer ou c’est en ayant cette info que nous y serons naturellement plus attentifs ?

Ce serait intéressant d’imposer aux marques un commerce plus juste et équitable, non ?

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Le syndrome « Les petits mouchoirs »

Dimanche soir de Noel, mes parents m’ont proposé de voir « Les petits mouchoirs » film dont j’avais entendu de tout, surtout du bien mais je connaissais son potentiel émotionnel. A posteriori, le mater à trois jours de l’enterrement de ma mamie, je suis pas sûre que ce fut l’idée du siècle. Passons.

Je crois que j’ai encore été victime du fameux syndrome de « on m’en a trop parlé, j’ai finalement été déçue ». Je l’appellerai désormais le syndrome des petits mouchoirs. Ce film, j’avais bien envie de le voir et finalement, je n’ai quasi pas ri (sauf à la réplique : »prends un Lexomil avant d’aller embrasser tes enfants »). J’étais surtout occupée à me demander lequel j’avais envie de tuer en premier (en fait, je n ‘aurais sauvé que Magimel et Bonneton dans les personnages, les autres m’ineupportaient) et à admirer les paysages également. J’y achèterais bien une baraque par là-bas aussi. Je passerai sur l’hystérie des personnages en opposition aux provinciaux toujours si purs… Ouais bon, ok, j’ai pas aimé puis y avait trop de personnages, le grand dadais et sa Juliette ne servaient à rien, les guests se tapant Cotillard non plus. En fait, je déteste les films chorale, aucun personnage n’est creusé, tu comprends rien et je trouve le scénario de départ complètement bancal. Non mais sérieux qui partirait en vacances avec un pote à moitié mort à l’hosto ?

Mais revenons au syndrome des petits mouchoirs, celui là même qui m’a empêchée d’aller voir Intouchables et qui le fera boycotter Bref tant que tout le monde s’extasiera dessus. Parce que je suis forcement sur un terrain défavorable pour recevoir ces productions : on m’en a dit trop de bien, je serai forcement déçue. Pire, j’ai tellement été saoulée par les commentaires dithyrambiques des uns et des autres que je cherche le moindre élément de critique. Attention, je ne serai pas de mauvaise foi non plus mais si j’aime pas, je vais tailler le truc à la tronçonneuse. Cf paragraphe précédent.

Je me demande toujours d’où viennent ces quasi unanimités ? Je veux dire comment se fait-ce que tout le monde ou presque ait adoré Les petits mouchoirs alors que je le trouve profondément mauvais ? Est-ce dans une sorte de mouvement général, de quasi hystérie collective qui entraîne ceux qui découvrent ce film au moment de sa sortie ne peuvent qu’être emportés par la vague, ceux qui ne suivent pas le mouvement ne sont que des pisse-froid snobs et un peu aigris ? Ou à l’inverse, les critiques dithyrambiques conduisent-elles ceux qui n’ont pas vu le film à s’en construire une représentation qui sera forcément loin du film qui paraîtra alors décevant ? Ceci étant, ça ne me donne pas envie de voir certains grands succès, de risque d’être inévitablement déçue.

Mais sinon, vous trouvez vraiment qu’un film sur une bande de copains qui commence par l’abandon de celui qui s’est fait démolir par un camion à l’hôpital est crédible ?

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Plus t’as du sexe dans le pilote d’une série, plus elle sera mauvaise

Arthur, mon collègue citant un de ses potes, un jour de 2011. Ou 2012 ? On s’en fout.

Un soir de tricotage, je tombe sur Spartacus, série dont j’avais entendu parler car elle flirtait à la limite du film érotique. Éprouvant toujours une curiosité pour le stupre et la sulfure, tout en réveillant l’ancienne étudiante en histoire qui sommeille au fond de moi, je me cale bien au fond de mon canapé, ravie de découvrir cette série (téléchargée bien 6 mois plus tôt mais je ne regarde jamais ce que je télécharge. Alors que j’ai l’intégrale de Xéna quand même). 3 épisodes d’affilée et mon enthousiasme se transforme en perplexité mâtiné d’ennui et de déception. Ah oui, ça, y a du cul, du nichon et du pectoral mais en dehors de ça… Ah oui, y a du sang, des tsunamis d’hemoglobine somme toute inutile. L’étudiante en histoire qui sommeille au fond de moi s’est évanouie d’effroi devant un tel manque de réalisme et ma culotte reste fraiche et sèche, si j’ose dire. Et la couleur saturée donne un effet toc qui me fait furieusement penser au Duke Nukem de mon adolescence, celui où il voyageait dans le temps et finissait à l’époque antique.

Le lendemain, j’en parle à Arthur, mon compère de « cette série/ce film est nul » même si on peut dériver sur « c’est tellement nul que c’est génial ! ». A peine ai-je prononcé le nom de Spartacus qu’il me répond « han c’est mauvais ! » puis de m’énoncer cette haute vérité : « Comme dirait mon pote, plus t’as de sexe dans le pilote d’une série, plus elle sera nulle ! ». En effet, force est de constater que souvent, la place du sexe dans une série est inversement proportionnelle à celle du scénario. Faut dire qu’une bonne baise télévisuelle, on peut la faire durer bien 5 voire 10 mn. Dans Spartacus notamment, y a une scène de baise entre lui et une femme de la haute qui doit bien durer la dizaine de minutes, des images certes très léchées, une scène très esthétique mais j’ai envie de dire « oui, on a compris, il se l’envoie en long, en large et en travers, on passe à la suite ? ».

Le sexe fait partie de la vie, ok, il a sa plaçe légitime dans une série tout autant qu’une scène de dîner ou de course au supermarché et je ne sais quoi. Et les scènes de sexe neuneu à base de « on retombe violemment sur l’oreiller font plus rire qu’autre chose. Sauf que depuis quelques temps, j’ai un peu la sensation que pas mal de séries sont de type : « c’est l’histoire d’une poignée de personnages qui ont un métier particulier (chirurgien plastique, croque mort ou écrivain) ou une particularité physiologique (vampire) et ils adorent la baise. De là, on brode des histoires navigant entre sexe sauvage, violent, on flirte avec les films érotiques mais y a quand même un voile de puritanisme puisque les personnages tombent amoureux et là, ils ne baisent qu’avec leur only one. Et quand ils cèdent à leurs bas instincts, moteur essentiel de leur vie, ils se prennent la tête enregistre leurs mains et se désolent « je suis un être immonde » blablabla. Je vous renvoie au sexe dans les séries et les positions adoptées par les protagonistes selon leurs sentiments.

En fait, ça manque de juste milieu. D’un côté, on a la bluette pour ménagère de moins de 50 ans qu veut de belles histoires et de l’autre des séries trash pour le simple amour du trash avec levrette, plan à 3 et sodomie quasi à tous les épisodes. Avec quelques incursions dans l’homosexualité, le sado-masochisme et fétichisme avec de légères incursions dans les amours incestueuses. Sauf qu’entre le trop peu et le trop trop, il existe tout un univers inexploré, un univers sur je désire ardemment découvrir. Un univers où on pourrait exposer des amours compliquées, douloureuses et pourquoi pas malsaines mais sans combler les trous avec quelques levrettes et un plan à 3. Parce que ce systématisme est blasant. Normalement, voir des scènes à haut potentiel érotique devrait m’exciter, je devrais lâcher mon tricot, la respiration haletante, le corps en émoi. Plutôt que de regarder l’heure en me disant que ce sera dur le lendemain…

Bref, c’est officiel : désormais toutes les séries qui ont l’érotisme en argument vente, je les boycotte.

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Séries vs cinéma : c’est quoi le mieux ?

Ceux qui me lisent depuis longtemps doivent se rendre compte que le cinéma et moi, ça fait 36. J’ai beau complexer sur mon manque de culture cinématographique, ce n’est définitivement pas mon truc. Ce n’est pas l’art en tant que tel que je n’apprécie pas mais tout ce qui va avec : c’est cher, les horaires ne me conviennent que rarement et vu qu’après le boulot, je suis toujours un peu fatiguée, il m’arrive de m’endormir en plein film. Payer quasi 10 euros pour voir des bouts de film, bof.

Du coup, je suis plus branchée séries même si j’en regarde de moins en moins vu que ma vie post job est assez  remplie et que je rentre plus souvent à 22h qu’à 20h. Pas pratique pour les courses. Ceci étant, il y en a certaines que j’essaie de ne pas rater genre Lost, Dr House, Nip/Tuck… Mais comme j’ai une vie, je rate systématiquement un épisode ou deux que je ne télécharge même pas. Mais j’aime bien les séries de par leur format : les épisodes sont plus courts donc généralement plus efficaces, avec moins de temps morts. Si les épisodes sont trop lents, c’est que la série est ratée. Par ailleurs, une série se doit d’être efficace pour retenir le spectateur, par définition versatile. Qui, ici, n’a jamais abandonné une série en cours, lassé par les histoires qui n’en finissent plus

Mais, il y a un gros mais. Un film se conçoit en général pour avoir un début, un milieu et une fin. Parfois, dans un fol élan d’optimisme, on prévoit un épisode
suivant et le film peut se terminer sur un suspense insoutenable et autant dire que ça, je déteste. Par exemple, Pirate des Caraïbes 2, qui est déjà assez long en soi, la fin m’a dégoûtée, j’ai boycotté le 3.Et que dire de Matrix ? Le 1 se suffisait à lui-même mais non, ils ont voulu lui faire une suite (navrante) alors que l’histoire était clairement écrite pour un seul volet. A la limite, je trouve que la suite aurait été peut-être mieux traitée en série. Pareil pour Terminator 3, il est archi navrant, globalement illogique mais voilà qu’ils vont nous faire un 4 alors que ma foi, la série Sarah Connor’s chronicle me paraît amplement suffisante.

Ceci étant dit, l’avantage massif d’un film par rapport à une série, c’est que la fin est déjà prévue, on ne tricote pas une histoire saison après saison parce que « ouais, ça marche, on prolonge ! ». Parce plus une série dure, plus elle sombre dans le grand n’importe quoi. Exemples type : X-files et Ally McBeal qui sont des bonnes séries au départ (quoi qu’avec le recul, Ally McBeal, elle est supra chiante) virent dans le grand n’importe quoi sur la fin. Je les ai regardées histoire d’avoir le fin mot de l’histoire mais j’étais ravie que ça se termine. C’est comme Urgences, c’est de l’acharnement thérapeutique à ce niveau-là, laissez-la crever ! D’ailleurs, là, j’ai bien lâché, je ne comprends plus rien et en plus, on ne voit même plus Kovacs alors y a plus aucun intérêt ! C’est un peu le souci des séries, on ne connaît pas leur durée de vie et parfois, elles n’en finissent plus de finir. Sauf qu’arrive un moment où le concept est super éculé mais tant que ça marche, on continue, tant pis si ça devient nul, les gens n’ont qu’à pas suivre. A l’inverse, on a la série arrêtée avant la fin pour soucis d’audience et dont on aura peut-être la fin dans un téléfilm tout pourri, voire pas du tout comme pour John Doe.

Avec une copine, dans le temps, on se disait que l’idéal serait de faire un contrat annonçant dès le départ le nombre de saisons. Comme ça on n’étire pas la sauce
indéfiniment jusqu’à avoir un brouet sans goût. Un peu comme Lost qui doit s’arrêter en 2010. Deux saisons de plus, j’espère qu’il n’y en aura pas une en trop…

Bref, si je préfère globalement les séries aux films, c’est qu’outre le fait que niveau horaires, ça m’arrange, c’est surtout qu’on a plus de temps pour poser des histoires et qu’il se crée un sentiment de proximité avec les héros qu’on est « content » de retrouver. Ceci étant, j’ai parfois l’impression qu’on me prend un peu pour une andouille quand on rajoute des saisons encore et encore, au point que ça devient du grand n’importe quoi. Nip/Tuck aurait dû s’arrêter avec le départ des Dr Troy et McNamara à Hollywood car la série est devenue le festival du grand n’importe quoi, on fait du trash pour faire du trash, c’est lourdingue. Y a un moment où il faut savoir arrêter le massacre. Parce qu’au moins, un mauvais film, on ne souffre que 2, voire 3h et basta. Une série, la fin, on peut l’attendre plusieurs années. Voire lâcher avant.

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Eva, tu me saoules

Aujourd’hui, je vous ai préparé un vrai article du dimanche genre léger comme une plume parce que, de toute façon, vous êtes tous en week-end donc pas là donc c’est pas la peine de disserter sur l’état du monde. Oui, ok, je le fais jamais ici mais je pourrais, sur une impulsion subite. Non, là, je vais vous parler de la coqueluche des journaux, surtout féminins, celle que je vois tellement partout que j’ai l’impression de vivre avec elle et je fais une overdose. Elle ? Mais Eva Longoria bien sûr !

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Il n’y a pas un mois où elle ne fasse pas la couverture d’un de mes journaux féminins adorés. Partout, elle est là. Eva, l’héroïne de Desperate Housewives, Eva la fiancée du
frenchie Tony Parker, Eva, la femme du frenchie T.P (dire tipi, c’est tellement pas ridicule), Eva qui se lave les cheveux avec l’Oréal (moi aussi d’abord), Eva, Eva, Eva. Bon, là, je dis stop.
Eva, j’en peux plus de toi ! Pourtant, au début, je t’aimais bien, j’admets carrément que tu es jolie et en plus, t’es toute petite, c’est trop mignon de te voir aux côtés de ton mec qui
avait l’air sympa. Sauf qu’en fait, ton mec, plus ça va plus je lui trouve une tête d’abruti, il chante comme un pied mais fait quand même un CD et je suis sûre que c’est le roi de la blague potache. Bon, ok, ça m’a fait marrer de te voir dans les Feux de l’amour, on a connu plus glorieux mais quand même, je t’aimais bien. D’ailleurs, Glamour a dit que j’étais un peu une casse-couille à la façon de Gabrielle dans Desperate mais ça, c’est pas vrai, je suis une petite amie parfaite et pas du tout capricieuse. Enfin, si, un peu mais c’est pour de rire. Donc en achetant mon Glamour ce mois ci, j’en ai eu un peu marre, j’ai pas lu l’article sur elle.

Maintenant, Eva, tu es devenue le modèle pour n’importe quel sujet. Un magazine sur les sex toys ? Mettons Eva en couverture ! Un dossier sur les peoples ? Eva toujours. Desperate Housewives ? Mais Eva, bien évidemment, les 4 autres n’ont qu’à aller se faire cuire un œuf (alors que ma préférée à moi, c’est Lynette). Alors, évidemment, je suppose qu’Eva fait vendre, sinon, on la verrait pas partout mais franchement, plus ça va, plus j’ai envie de boycotter les magazines où on la voit, même si c’est Cosmo. Et heureusement que je suis pas une inconditionnelle de Voici… Non parce que son mariage avec Tipi, j’étais pas invitée mais c’est tout comme tellement tous les journaux ont tout montré, tout raconté… Parce que oui, c’est un conte de fée qui doit nous faire rêver. Sauf que je vois pas trop ce qui est magique dans leur histoire, un sportif et une actrice qui se marie, c’est pas exceptionnel non plus. Alors oui, forcément, Tipi (ahahah !) est Français donc Eva, c’est un peu la fiancée de toute la France.

Bien sûr, c’est pas la première fois que ça arrive. Cet hiver, je soupirais de voir Marion Cotillard partout. Mais à la limite, je trouvais ça un peu plus légitime car elle avait
une actualité alors qu’Eva, son actualité, c’est son mariage et bof, quoi. Je suppose qu’Eva représente quelque chose, c’est la fille pas parfaite car elle a pas la taille mannequin… en
hauteur ! Je crois même qu’elle est plus petite que moi, c’est pour dire ! Mais bon après, elle est quand même sacrément bien foutue et jolie, comme je l’ai déjà dit, elle fait pas
tache en couverture. Mais que dire encore sur elle qu’on voit partout ? Que ne sait-on pas encore d’Eva. Si je fais un dossier sur elle avec tous les magazines, je suis sûre que je pourrais vous dire ses mensurations exactes, la couleur de son string, ce qu’elle prend au petit déjeuner, la marque de son savon, la taille de ses chaussures et même combien de points noirs elle avait sur le nez pendant son adolescence. Passionnant, quoi.

Mais ce que je trouve de merveilleux dans toutes ces hypermédiatisation, c’est la rapide beaufitude que ça engendre. Eva et Tony, c’est le couple beauf, à force. Un peu comme Eve

Angeli et son mec mais en vachement plus médiatique. On se moque de plus en plus d’eux. Moi, la première, Tipi (ahahahah !), je le trouvais pas mal du tout au départ, maintenant, je trouve qu’il a une tête d’abruti fini et je soupçonne Eva d’être bête comme ses pieds. C’est peut-être pas le cas mais à force de lire des interviews où elle ne parle de rien de passionnant, c’est la sensation que j’ai. Peut-être que le système médiatique n’aime rien de plus que de faire tomber les idoles de leur piédestal. Ou alors, c’est qu’elle est vraiment niaise et qu’il n’y a rien à sauver.

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Publicité mensongère… ou pas.

Bon, c’est dimanche, je fais du léger parce que je sais que tu as fait la fête, hier, parce que c’était férié. Moi, un jour férié un samedi, je trouve que c’est un crime. Mais bon, le calendrier est ainsi fait… Mais tu l’as deviné, lecteur, tu me connais, c’est pas du tout le sujet du jour. D’ailleurs, ça n’a rien à voir avec le titre. Je vais donc te parler de publicité.

J’adore la pub. Enfin, les bonnes pubs. La publicité, c’est comme le vin, il y a des grands crus et de la piquette. Dans la piquette, je mettrais toutes les pubs pour les banques. Non mais sans déconner, quand je les vois, je n’ai envie d’aller chez aucune. Entre l’hystérique du Crédit Mutuel qui case ses 4 gosses dans sa R5 et qui adopte un St Bernard, les célébrités qui se font de l’argent facile à la Poste (banque postale, maintenant) ou pire au LCL où leur rôle consiste à hocher la tête, le CIC qui prend les gens (enfin, la banque d’en face) pour des cons, la société générale et son pouce, le crédit agricole et ses conseillers financiers qui chantent… D’ailleurs, j’adore, la dernière, le conseiller financier chante « sur la route de Memphis » pour convaincre ses clients de prendre un crédit… Cool, quand on sait que dans la chanson, Eddy Mitchell prend cette route pour aller en prison, ça laisse rêveur. Mais bon, je vais pas démonter toutes les pubs, je l’ai déjà fait sur le blog.

Non, je vais parler de pub en tant que métier, discipline, voire art. Bon, je tape sur les publicistes mais c’est pas toujours leur faute, faut respecter les desideratas des marques. Ma sœur qui travaille dans le marketing m’en parlait l’autre soir. En fait, elle a changé de service et elle n’est pas super en phase avec ses collègues qui admirent surtout le côté artistique de la chose alors qu’elle, elle ne voit que les chiffres. En effet, certaines marques veulent avant tout faire de la pub pour une image, avant de voir la rentabilité. Par exemple, EDF
avant la privatisation. On n’avait pas le choix, on ne pouvait aller que chez eux mais ils nous vantaient le côté écologique de leur entreprise et tout. Bien joué, ceci étant dit, vu que toutes les pubs nous parlent d’écologie, même HSBC qui est une banque et qui nous montre des éoliennes. Moi, c’est vrai, une éolienne, ça me donne follement envie d’ouvrir un PEA. Bref, certaines pubs sont un échec sur le plan commercial mais un succès sur le plan de la notoriété et de l’image.

Parce que la pub, c’est difficile. Vous avez par exemple des pubs nulles qui vous sortent par les yeux mais vous retenez le nom du produit comme javel dose « JAVEL DIRE A TOUT LE MONDE ! ». Oui, le javel, faut pas le sniffer, la dame nous l’a bien montré. Par contre, il y a des pubs topissimes que tout le monde connaît, de vrais petits courts-métrages mais on sait pas pourquoi c’est. Par exemple les voitures. Y a de bonnes pubs pour les voitures mais moi, je retiens jamais la marque. Ceci étant, je ne veux pas en acheter, ça explique peut-être. Ceci étant, si j’étais attentive à ce genre de trucs, le jour où je devrais acheter une voiture, peut-être que j’achèterais une marque plutôt qu’une autre grâce à la pub et, là, oui, l’image de la marque est importante. Non parce que j’achète pas une voiture tous les jours, quand même.

Des fois, je me demande si je suis réellement sensible à la pub. Prenons par exemple les pubs Ikea. Autant j’adore les pubs, autant Ikea, j’ai souvent été déçue. Je me souviens, quand j’ai emménagé dans mon premier appartement en 1998, mes parents et moi avions acheté deux meubles chez Ikea. Le premier : un meuble de salle de bain à glisser sous le lavabo. Résultat : il fallait fermer les deux portes en même temps, sinon, elles se chevauchaient. J’ai aussi acheté un petit meuble de bureau avec un truc avec dossier suspendu. Résultat : dès que je voulais ouvrir le tiroir à dossier, la façade me restait dans la main et, de toute façon, il fermait pas car y avait pas assez d’espace pour le haut des dossiers. Bref, une pure catastrophe. Mais la plupart des meubles en kit déconnent sans parler des modes d’emploi, tu mets deux heures à comprendre. Je me souviens des montages de meuble chez Guillaume 2, on a fini par
s’engueuler copieusement. Oui, ce genre de trucs, c’est plutôt conseillé de les monter seuls comme ça, la seule personne qu’on insulte, c’est soi même. Mais je m’éloigne. Donc y a des pubs que j’aime mais qui me feront pas acheter les produits. Genre la pub d’Angel, la photo des magazines est splendide, la bouteille est très jolie. Mais je trouve que ça pue. Et je suis pas la seule : quand nous étions en phase de séduction avec Alexandre, à un moment, il me demande quel est mon parfum car il avait peur que ce soit ça. Non, moi, je mets Promesse, un parfum vanté dans la presse par Laetitia Casta qui ne me fait pas rêver comme nana mais ça sent bon. Ceci étant, j’ai découvert ce parfum grâce aux pages parfumées d’un mag donc là, la pub a bien marché. D’ailleurs, j’aime bien ça, les pages parfumées car mon magazine sent bon après (enfin, ça dépend du parfum…).

Bref, quand je regarde ma consommation de produits, je me rends compte que je peux être sensible aux pubs mais pas tant que ça, je les vois plus comme une information sur un produit existant. Par exemple, la pub pour les petites bouteilles « Vie » de Knorr sont pourries et m’énervent mais j’achète le produit, tout comme les actimel (pub archi nulles) ou les Activia (pour ranger le désordre à l’intérieur de moi). Par contre, les pubs qui m’horripilent, je suis foutue de boycotter le produit juste parce que ça m’énerve.

Des fois, je me dis que ça m’aurait amusé de bosser dans la pub, j’ai l’art de la formule à la con. Genre, l’autre jour, j’ai sorti un truc pour un produit genre Lastminute pour partir en voyage : « lundi trempé jusqu’au os, vendredi les pieds dans l’eau ». Bon, en fait, au départ, c’était pour illustrer ma propre situation : le mercredi les pieds dans l’eau en Méditerrannée, le jeudi sous la pluie à Paris. Ou le fameux topitampon qui a fait ma réputation. Et là, si tu es rédacteur en chef de Libé, tu m’envoies un mail pour m’embaucher parce que tu vois, je suis la pro des formules choc qui font la marque de ton journal. Même si ton journal est au bord de la faillite, je serai ravie de bosser pour toi

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SUCH A COME-BACK

Par Mister Big

Et oui ! C’est le grand retour tant attendu (sans commentaires, svp) de Mister Big !

Et une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’une femme… Mais pas n’importe quelle femme ! Je suis actuellement devant un reportage parlant de l’action d’Evita Bezuidenhout en Afrique du sud… (là, je sens que j’ai déjà perdu 50% des lecteurs…)

Cette femme milite pour que les citoyens noirs, particulièrement ceux appartenant à l’ANC (toi aussi fait toi-même tes recherches sur Google pour savoir ce que c’est !) s’exprime par les urnes et non par la violence. Car même si Mandela est sorti de prison et que l’apartheid est officiellement prohibé, le miracle ne s’est pas produit : ce coup de baguette magique n’a pas permis aux noirs opprimés pendant toutes ces années de savoir lire, ça n’a pas effacé des mentalités archaïques des blancs colonialistes l’idée selon laquelle les noirs qu’ils ont parqués pendant des années sont des animaux, ça n’a pas permis aux enclaves de devenir des quartiers riches… Tout ceci fait que, maintenant comme toujours, les seules opportunités qu’ont les noirs dans ce pays sont bien souvent se taire ou se battre. Et on ne se bat qu’avec les armes qu’on a, et la violence est bien souvent la seule arme des personnes illettrées… C’est dans ce but que cette femme se bat : pour apporter la bonne parole et inciter ceux qui le veulent à se battre avec l’arme nouvelle qu’on a que récemment mis entre leur mains : le droit de vote. (ayé, là, doit me rester plus qu’un ou deux lecteurs courageux ou masochistes !)

Mais pourquoi nous raconter tout ça, me direz-vous… ? C’est quoi cette histoire d’apartheid sur ce blog de nymphomanes ? Pi depuis quand Mister Big réfléchit avec autre chose que ce qu’il a dans le pantalon ? Voilà le pourquoi du comment : cette fameuse Madame Evita Bezuidenhout est blanche, déjà, et en plus, c’est un homme ! Héééé oui ! Tout fout le camp, ma brave dame ! C’est un travelot blanc qui apporte la bonne parole dans les ghettos noirs d’Afrique du Sud ! Et le pire, c’est qu’elle le fait bien, et de la façon la plus intelligente qui soit : par le rire. Personnellement, ça me touche de voir des noirs rire des plaisanteries pseudo-racistes qu’Evita raconte lors de ses meetings. Là, elle est en tête à tête avec Nelson Mandela… Le jour où travelocha-la-terrible sera en tête à tête avec notre Chichi national ou avec GW B, neurone suprême des Etats-Unis, ben j’aimerais bien être là pour voir ça ! Bref, revenons à ce que je racontais avant : Evita se présente comme une pro-apartheid repentie qui fait sa tournée d’excuse. Et là, tout le monde en prend pour son grade, blancs, noirs, afrikaners (là aussi, souviens-toi que Google est ton ami…), racistes, hommes politiques, fermiers, les hollandais (pour une histoire de cactus…) et même les pitits français ( ben voui : prêcher la bonne parole, c’est bien, dire qu’on boycotte, aussi, mais importer quand même en faisant transiter par l’Asie, c’est pas bieeeen…) et le tout avec le plus grand sérieux du monde. Bref, elle s’adresse aux gens sans langue de bois, elle appelle un chat un chat, et ne prétend pas avoir toujours été une gentille fifille à sa maman… On devrait en prendre de la graine ! Qui ne fait pas une blague raciste de temps en temps ? Qui ne se moque jamais ? Il n’y a qu’une catégorie de personne qui diront « moi ! » : les hypocrites ! Personnellement, je ne suis pas un ange (toi aussi, relis les super-aventures de ton héros dans le volumes hors-série : « Mister Big contre l’arrière boutique de la mort qui tue ! »), et des fois, j’ai des pensées pas très cool et dont je ne suis pas très fier, le plus souvent sous le coup de la colère, mais je ne joue pas la langue de bois. Je ris de mes travers. Je suis le premier à scander : « hé, ho ! Suis pas un pédé, moi ! » ou encore « tu dis ça parce que je suis noir ? », car, pour moi, la meilleure façon de prouver la connerie de certaines personnes, c’est de se moquer de leurs propos en les mettant en situations… Le silence, ça ne veut pas dire qu’on ne pense rien… les personnes qui regardent sans rien dire, ça ne veut pas dire qu’elles ne pensent pas… et si elles ne prononcent pas leurs paroles à haute voix, c’est bien souvent car elles ont de bonnes raisons d’avoir honte ou peur de le faire. Moi, je préfère appuyer là où ça fait mal. Et c’est ce que fait Dame Evita : elle en rit, elle rit de la connerie humaine tellement abondante. Et elle parvient à en faire rire les autres. Et de tous ceux là, ceux qui ont la réaction la plus intelligente sont justement les noirs qui en rient. Comme le dit une femme en fin de reportage : c’est la meilleure thérapie qui soit !

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