Gangster Squad de Ruben Fleischer

Mercredi soir, ma collègue Jade m’a prise sous le bras pour une projo privée du film Gangster Squad. J’avais peur car l’immense majorité de mes collègues l’avaient vu à une autre projo la semaine d’avant (mais moi, j’avais dînette chez ma soeur) et les avis allaient de « oui, oh, ça fait passer le temps » à « c’est nul » en passant par « ouais bof ». Et quand on connaît mon amour des films d’action, je m’attendais à détester. Ben finalement, pas tant que ça. Mais je vais un peu le démonter, par plaisir de critiquer (je pourrirai en enfer).

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Il était une fois Los Angeles en 1949, la ville tangue dangereusement et risque à tout moment de tomber dans les mains du mafieux Mickey Cohen aka Sean Penn (qui est super bien maquillé, au passage). Mais au sein de la police corrompue sommeille un bon flic qui refuse de laisser la mafia prendre possession de la ville parce que tu comprends, il va être papa et qu’il veut une ville propre pour son fils. Après une arrestation d’hommes de Mickey (qui seront relâchés quasi immédiatement), le chef Parker lui propose de composer un petit squad officieux qui va semer la pagaille dans les affaires de Mickey. Notre bon flic, O’Mara de son nom, va donc s’exécuter.

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*Pendant ce temps*
Le pote flic de O’Mara, Jerry joué par Ryan Gosling joue les nihilistes et se tape l’air de rien Grace Faraday, la poulette de Mickey (que je croyais jouée par Mila Kunis, je trouvais qu’elle avait une drôle de tête dans ce film. Normal, c’était pas elle, c’est Emma Stone). O’Mara essaie d’embarquer Jerry dans son aventure mais ce dernier refuse parce qu’il s’en branle un peu de ces histoires de mafia.

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O’Mara va donc composer son équipe, suivez bien : un black, un vieux avec son jeune disciple mexicain, un père de famille à qui il demande « hé mais t’es sûr que tu veux participer parce que bon, c’est la mafia et que tu es père de famille ». Maintenant jouons ensemble : qui va mourir dans le squad ? Les coups de coude et clins d’oeil sont assez courants, notamment quand la femme de O’Mara lui dit « embauche le vieux : à un moment, ça va mitrailler et je veux qu’il soit avec toi pour te protéger ». Une heure plus tard, fusillade, O’Mara est sauvé par le vieux qui shoote un méchant qui s’apprêtait à tuer notre bon flic. Ah ben ça alors. Bon, ils réalisent un premier coup n’importe comment et le Black et O’Mara se font arrêter mais Jerry décide de les rejoindre. Oui parce que Jerry, c’est un nihiliste mais quand le petit cireur de chaussures de 10 ans se fait trouer la peau devant lui, ça l’énerve et il décide de lutter contre la pègre. Oui, je sais, c’est très branlant scénaristiquement parlant…

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Bref, je vous la fais courte. Ca canarde pendant les 2h de film et comme tous les méchants d’Hollywood, ces mafieux là sont des merdes intégrales en tir. Ils ont des mitraillettes à ne plus savoir qu’en faire et ne touchent quasi jamais leur cible. C’est à dire qu’O’Mara pourrait faire des claquettes devant eux qu’ils arriveraient encore à le louper… Mais bon, Hollywood n’a jamais aimé les fusillades réalistes, y a que les gentils qui font mouche à chaque fois. A un moment, Jerry fait remarquer qu’ils s’y prennent comme des brelles et que c’est un peu suicidaire mais non, ça passe.

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Autres trucs très what’s the fuck relevés (attention, je vais méchamment spoiler là) : la femme d’O’Mara est chez elle quand les mafieux viennent mitrailler la façade (en carton). Quand O’Mara rentre chez lui avec toute la police partout, il rentre et découvre du sang. Mais non, sa femme n’est pas morte, elle a juste profité de l’occasion pour accoucher dans la baignoire d’un enfant de 6 mois, à vue de nez. Donc on résume : la nana s’est fait tirer dessus et accouche dans sa baignoire seule (comment a-t-elle pu grimper là dedans ?) et tout le personnel médical et policier qui traîne dans la maison l’ignore royal. Faut dire qu’elle récupère vite puisque dès le lendemain, elle prend le train avec son bébé, peinarde.  Sinon, la mort du vieux qui réussit un dernier éclat avec l’aide de son disciple n’a rien à envier à celle de la Cotillard dans Batman, j’ai même lâché un bruyant « pfffff » tellement c’était… tarte.

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Côté jeux d’acteur, Josh Brolin doit avoir mal aux mâchoires à force de les serrer. Quant à Ryan Gosling, je reconnais qu’il porte très bien le costard mais sinon, il est impressionnant d’inexpressions, on dirait qu’il a un masque en cire sur la tête: il se tape la jolie fille, il est triste pour le cireur de chaussure, il se prend une balle : la-même-expression. Ca finit par faire peur. Emma Stone joue très bien l’écarquillement des yeux. Et voilà.

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Bref, si ça vous gêne pas que les gentils passent à travers toutes les balles sauf quand leur mort est idéale pour le scénario, c’est pas mal. Y a quelques effets de réalisation assez sympas, quelques ralentis bien vus. Mais j’avoue que le côté « hey hey, tire moi dessus, tu me toucheras pas car je suis du bon côté » m’agace toujours un peu. Et je ne vous parlerai même pas de l’happy end tellement guimauve que j’en ai eu un haut le coeur.

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Le syndrome « Les petits mouchoirs »

Dimanche soir de Noel, mes parents m’ont proposé de voir « Les petits mouchoirs » film dont j’avais entendu de tout, surtout du bien mais je connaissais son potentiel émotionnel. A posteriori, le mater à trois jours de l’enterrement de ma mamie, je suis pas sûre que ce fut l’idée du siècle. Passons.

Je crois que j’ai encore été victime du fameux syndrome de « on m’en a trop parlé, j’ai finalement été déçue ». Je l’appellerai désormais le syndrome des petits mouchoirs. Ce film, j’avais bien envie de le voir et finalement, je n’ai quasi pas ri (sauf à la réplique : »prends un Lexomil avant d’aller embrasser tes enfants »). J’étais surtout occupée à me demander lequel j’avais envie de tuer en premier (en fait, je n ‘aurais sauvé que Magimel et Bonneton dans les personnages, les autres m’ineupportaient) et à admirer les paysages également. J’y achèterais bien une baraque par là-bas aussi. Je passerai sur l’hystérie des personnages en opposition aux provinciaux toujours si purs… Ouais bon, ok, j’ai pas aimé puis y avait trop de personnages, le grand dadais et sa Juliette ne servaient à rien, les guests se tapant Cotillard non plus. En fait, je déteste les films chorale, aucun personnage n’est creusé, tu comprends rien et je trouve le scénario de départ complètement bancal. Non mais sérieux qui partirait en vacances avec un pote à moitié mort à l’hosto ?

Mais revenons au syndrome des petits mouchoirs, celui là même qui m’a empêchée d’aller voir Intouchables et qui le fera boycotter Bref tant que tout le monde s’extasiera dessus. Parce que je suis forcement sur un terrain défavorable pour recevoir ces productions : on m’en a dit trop de bien, je serai forcement déçue. Pire, j’ai tellement été saoulée par les commentaires dithyrambiques des uns et des autres que je cherche le moindre élément de critique. Attention, je ne serai pas de mauvaise foi non plus mais si j’aime pas, je vais tailler le truc à la tronçonneuse. Cf paragraphe précédent.

Je me demande toujours d’où viennent ces quasi unanimités ? Je veux dire comment se fait-ce que tout le monde ou presque ait adoré Les petits mouchoirs alors que je le trouve profondément mauvais ? Est-ce dans une sorte de mouvement général, de quasi hystérie collective qui entraîne ceux qui découvrent ce film au moment de sa sortie ne peuvent qu’être emportés par la vague, ceux qui ne suivent pas le mouvement ne sont que des pisse-froid snobs et un peu aigris ? Ou à l’inverse, les critiques dithyrambiques conduisent-elles ceux qui n’ont pas vu le film à s’en construire une représentation qui sera forcément loin du film qui paraîtra alors décevant ? Ceci étant, ça ne me donne pas envie de voir certains grands succès, de risque d’être inévitablement déçue.

Mais sinon, vous trouvez vraiment qu’un film sur une bande de copains qui commence par l’abandon de celui qui s’est fait démolir par un camion à l’hôpital est crédible ?

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J’aurais voulu être une actrice…

Comme je le disais dans mon article résolution, je me suis abonnée à trois magazines : Pour la science, Management et Grazia. J’avais dit Stratégies aussi mais ça coûte bonbon et si la rumeur de déménagement de mon service se confirme, j’y aurai accès facilement (pour le moment, je l’ai pas vu dans nos bureaux actuels). Donc depuis trois semaines, je reçois Grazia toutes les semaines (et un numéro de Pour la science que j’ai pas commencé) et au détour d’une page, je lis l’interview d’une actrice pressentie pour être révélation de l’année aux Césars. A la question « quelle a été votre dernière révélation », réponse : « à mon cours de chant, j’ai découvert que j’étais mezzo et pas soprano ». Et c’est à la suite de cette phrase que j’ai ma propre révélation.

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La comédie ne m’a jamais vraiment attiré en soi. Sauf à l’âge où l’on a des rêves de gloire mais je me trouvais plus douée en chant, je m’imaginais plus facilement sur une scène avec ma guitare et mon micro que dans la peau de différents personnages, alors même que je n’ai jamais su jouer de guitare. Il paraît que j’ai certaines prédispositions, j’avais fait un peu d’impro où je m’en sortais super bien et ma prof de français de première m’avait fortement complimenté sur ma façon de lire un texte, très vivante.  Mais jamais je n’ai pris de
cours de théâtre et je doute aujourd’hui d’en avoir le temps. Mais quand je dis que je veux être une actrice, je ne parle pas du fait de jouer la comédie en soi (même si c’est très bon pour la mémoire) mais des multiples activités qui s’y agrègent.

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Il y a 4 ans, je travaillais sur un projet de long métrage, Modo, je vous en avais parlé. Au cœur du projet, une actrice, Aurèle, avec qui
j’avais sympathisé et ses journées étaient rythmées par différentes activités : sports de combat, danse, cours de mime… Bref, un acteur se doit d’être polyvalent et d’avoir plusieurs cordes à son arc, prendre des tas de cours fait partie de son travail. Et ça, ça, mes amis, je trouve ça merveilleux.

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Evidemment, y a du négatif, c’est un métier difficile avec beaucoup d’appelés et peu d’élus. Quand on voit que Marion Cotillard a dû attendre 29 ans pour recevoir le prix de la meilleure actrice dans un second rôle, faut faire preuve de patience. Pourtant, même si je suis pas fan du tout de la demoiselle, reconnaissons qu’elle a déjà un très beau physique pour l’emploi. Pour le talent, je ne me prononcerai pas, j’ai juste vu Les jolies choses avec elle, difficile de juger une carrière avec un seul film, sans parler de l’évolution de son jeu d’actrice. Ah si, j’ai vu un autre film avec Thierry Lhermitte qui basait son buzz sur des scènes en clubs échangistes et je n’ai que très peu de souvenirs de ce truc. Faudrait que je le revoie pour ma rubrique totalement poussiéreuse de l’art du nanard. Bref, je vous parle de Marion Cotillard qui a su faire son chemin depuis grâce à un rôle et sa vie amoureuse mais faudra voir dans 10 ans. Et dans l’ombre de Marion et des quelques élues, des tas de femmes pas moins jolies, pas moins talentueuses mais qu’on ne connaît pas et qu’on ne connaîtra peut-être jamais. J’ai par exemple une amie du primaire – collège qui est passée de documentaliste à actrice. Ce n’est pas une bimbo bonnasse mais elle a un putain de charme et les quelques vidéos que j’ai vues d’elle sont très convaincantes. La verrai-je un jour devant une caméra ou sur une scène de théâtre ? Rien n’est moins sûr. Et que dire de l’épouse polonaise d’un ancien collègue carrément magnifique ? Elle parle français sans aucun accent au besoin mais on ne lui donne que des rôles de slaves avec nécessité de reprendre son accent (en même temps, c’est un vrai chant à mes oreilles, j’ai toujours adoré les accents étrangers)

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Mais ce ne sont pas les paillettes et les feux des projecteurs qui m’intéressent, donc, c’est la possibilité (nécessité) d’ouvrir en permanence ses horizons, de prendre des cours pour être toujours meilleure, progresser en permanence dans divers domaines. Mais quelle richesse ! Apprendre à chanter, à maîtriser quelques instruments de musique pour un rôle (je pourrais reprendre des cours de violoncelle), une langue pour jouer une étrangère (l’anglais est incontournable. Et le russe ? J’ai les yeux bleus, je pourrais jouer les slaves. Ok, je suis pas très blonde et je suis un peu minuscule mais bon), du sport car je dois affûter mon instrument de travail. Sans parler de l’apprentissage d’une bonne respiration, mon problème majeur dans la vie. Oui, la plongée m’a révélé que je ne savais pas respirer. On a un exercice qui s’appelle le phoque : on doit vider ses poumons et se projeter au fond de la piscine. Avec des poumons vides, tu coules. Moi, je remonte. Pourtant, j’ai l’impression que je n’ai plus d’air à souffler mais manifestement, il m’en reste plein. Parce que je ne respire qu’avec ma cage thoracique et pas avec mon ventre donc je vide pas bien. L’Amoureux m’avait un peu fait travailler ça mais je pars de loin. 

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Bref, faire un métier qui nécessite d’être en permanence d’un nouvel apprentissage, de rajouter encore et toujours une nouvelle corde à son arc, ça me titille. Sauf qu’en parallèle, la non garantie d’un revenu régulier me fout trop les pétoches, sans parler du fait qu’à 30 ans, je pars de trop loin pour espérer quoi que ce soit. Ne serait-ce que parce que je n’ai pris aucun cours de comédie dans ma vie donc même s’il semble que j’ai certaines prédispositions, je suis loin, très loin du niveau minimal pour jouer la comédie.


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Ceci étant, en écrivant cet article, j’ai envisagé de m’inscrire dans un cours de théâtre. Pas pour devenir actrice mais je pense que ça pourrait m’apporter certaines choses, travailler ma mémoire et ma respiration. Va juste falloir que je trouve du temps et vu le rythme de mon nouveau travail, va falloir que j’accepte que toutes mes soirées ne peuvent plus être dédiées à mes loisirs. La vie en agence, c’est bien particulier, faudra que je vous raconte.

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Eva, tu me saoules

Aujourd’hui, je vous ai préparé un vrai article du dimanche genre léger comme une plume parce que, de toute façon, vous êtes tous en week-end donc pas là donc c’est pas la peine de disserter sur l’état du monde. Oui, ok, je le fais jamais ici mais je pourrais, sur une impulsion subite. Non, là, je vais vous parler de la coqueluche des journaux, surtout féminins, celle que je vois tellement partout que j’ai l’impression de vivre avec elle et je fais une overdose. Elle ? Mais Eva Longoria bien sûr !

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Il n’y a pas un mois où elle ne fasse pas la couverture d’un de mes journaux féminins adorés. Partout, elle est là. Eva, l’héroïne de Desperate Housewives, Eva la fiancée du
frenchie Tony Parker, Eva, la femme du frenchie T.P (dire tipi, c’est tellement pas ridicule), Eva qui se lave les cheveux avec l’Oréal (moi aussi d’abord), Eva, Eva, Eva. Bon, là, je dis stop.
Eva, j’en peux plus de toi ! Pourtant, au début, je t’aimais bien, j’admets carrément que tu es jolie et en plus, t’es toute petite, c’est trop mignon de te voir aux côtés de ton mec qui
avait l’air sympa. Sauf qu’en fait, ton mec, plus ça va plus je lui trouve une tête d’abruti, il chante comme un pied mais fait quand même un CD et je suis sûre que c’est le roi de la blague potache. Bon, ok, ça m’a fait marrer de te voir dans les Feux de l’amour, on a connu plus glorieux mais quand même, je t’aimais bien. D’ailleurs, Glamour a dit que j’étais un peu une casse-couille à la façon de Gabrielle dans Desperate mais ça, c’est pas vrai, je suis une petite amie parfaite et pas du tout capricieuse. Enfin, si, un peu mais c’est pour de rire. Donc en achetant mon Glamour ce mois ci, j’en ai eu un peu marre, j’ai pas lu l’article sur elle.

Maintenant, Eva, tu es devenue le modèle pour n’importe quel sujet. Un magazine sur les sex toys ? Mettons Eva en couverture ! Un dossier sur les peoples ? Eva toujours. Desperate Housewives ? Mais Eva, bien évidemment, les 4 autres n’ont qu’à aller se faire cuire un œuf (alors que ma préférée à moi, c’est Lynette). Alors, évidemment, je suppose qu’Eva fait vendre, sinon, on la verrait pas partout mais franchement, plus ça va, plus j’ai envie de boycotter les magazines où on la voit, même si c’est Cosmo. Et heureusement que je suis pas une inconditionnelle de Voici… Non parce que son mariage avec Tipi, j’étais pas invitée mais c’est tout comme tellement tous les journaux ont tout montré, tout raconté… Parce que oui, c’est un conte de fée qui doit nous faire rêver. Sauf que je vois pas trop ce qui est magique dans leur histoire, un sportif et une actrice qui se marie, c’est pas exceptionnel non plus. Alors oui, forcément, Tipi (ahahah !) est Français donc Eva, c’est un peu la fiancée de toute la France.

Bien sûr, c’est pas la première fois que ça arrive. Cet hiver, je soupirais de voir Marion Cotillard partout. Mais à la limite, je trouvais ça un peu plus légitime car elle avait
une actualité alors qu’Eva, son actualité, c’est son mariage et bof, quoi. Je suppose qu’Eva représente quelque chose, c’est la fille pas parfaite car elle a pas la taille mannequin… en
hauteur ! Je crois même qu’elle est plus petite que moi, c’est pour dire ! Mais bon après, elle est quand même sacrément bien foutue et jolie, comme je l’ai déjà dit, elle fait pas
tache en couverture. Mais que dire encore sur elle qu’on voit partout ? Que ne sait-on pas encore d’Eva. Si je fais un dossier sur elle avec tous les magazines, je suis sûre que je pourrais vous dire ses mensurations exactes, la couleur de son string, ce qu’elle prend au petit déjeuner, la marque de son savon, la taille de ses chaussures et même combien de points noirs elle avait sur le nez pendant son adolescence. Passionnant, quoi.

Mais ce que je trouve de merveilleux dans toutes ces hypermédiatisation, c’est la rapide beaufitude que ça engendre. Eva et Tony, c’est le couple beauf, à force. Un peu comme Eve

Angeli et son mec mais en vachement plus médiatique. On se moque de plus en plus d’eux. Moi, la première, Tipi (ahahahah !), je le trouvais pas mal du tout au départ, maintenant, je trouve qu’il a une tête d’abruti fini et je soupçonne Eva d’être bête comme ses pieds. C’est peut-être pas le cas mais à force de lire des interviews où elle ne parle de rien de passionnant, c’est la sensation que j’ai. Peut-être que le système médiatique n’aime rien de plus que de faire tomber les idoles de leur piédestal. Ou alors, c’est qu’elle est vraiment niaise et qu’il n’y a rien à sauver.

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Vous n’’y échapperez pas

En ce moment, c’est partout, tout le temps. Sur les couvertures de mes magazines et dedans, à la télé, à la radio et même sur les blogs. Y a plus moyen d’y échapper et ça me rend dingue. Ca m’a tellement saoulée que moi, je boycotte et c’est tout. Mais de quoi je parle ? Non, pas des présidentielles parce que même si y a des jours où ça me saoule qu’on ait déjà le nom du vainqueur « car les sondages ont dit ». Non, je parle du film d’Olivier Dahan, La Môme, et de l’omniprésente Marion Cotillard.

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Maintenant, je sais. Je sais ce que Marion mange au petit déjeuner, qu’elle a a-do-ré le tournage avec Burton et aimerait bien recommencé, qu’elle pense que la planète est en danger et si je fouille bien dans les articles, je trouverai même la marque de sa culotte. Honnêtement, jusqu’à présent, je n’avais pas vraiment d’envie sur Marion Cotillard, je trouvais qu’elle avait l’air sympa et voilà. Mais en fait, elle est conne. Pas méchante, hein, mais conne. Par exemple, dans Paris Dernière qui lui est consacré, c’est un festival. Xavier Desmoulins, le présentateur à la voix qui ruine les strings (enfin, à mon avis), la suit dans des cuisine où elle fait la popote et lui fait : « mais tu cuisines, toi ? » « Ouais, j’adore ça, tu vois et… Et machin, une pincée de sel, c’est ça ? ». Ok, alors moi qui ne cuisine pas, je sais ce que ça représente une pincée de sel alors Marion, je la crois pas trop… Bon, passons sur ses considérations écologiques (à la limite, je suis un peu d’accord sur le fond) pour passer sur le chapitre Marion n’est pas crédule. Non, Marion, en fait, elle est super intelligente, elle cherche plein de trucs sur le net et elle nous explique que le 11 septembre, c’était que de la manipulation. Non mais en Espagne, des tours ont brûlées et elles se sont pas effondrées alors que le WTC s’est écroulé, c’est trop un complot, ils l’ont détruit parce que ça coûtait moins cher de tout reconstruire que de tout réparer. Il est vrai que n’importe quel immeuble se mangeant un Boeing résiste et tous les pompiers étaient des kamikazes avec des bombes et ciao le WTC ! Elle nous explique aussi qu’en fait, s’il le faut, l’homme, il est jamais allé sur la Lune et que c’était que de la désinformation. « J’ai de la doc dessus, si tu veux », dit-elle à Xavier. Mais c’est pas sa faute, à Marion, ses parents l’ont jamais fait croire au Père Noël donc, voilà, elle est pas crédule et c’est tout.

 

Bon, Marion, elle est tellement partout que je finis par croire que je la connais, que c’est ma voisine. Et évidemment, on s’extasie sur le film trop bien de la mort qui tue sur Piaf qui était trop une super chanteuse et son amour pour Marcel Cerdan et tout le monde qui témoigne et tout ça. Sa nounou, sa voisine, le vétérinaire de son chat. Tout le monde a connu Piaf, tout le monde a quelque chose à dire. Ah, c’était une grande dame, oui, oui, oui. Ce qui est bien avec les gens morts, c’est que ça leur rachète de suite une virginité. Bon, moi, Edith, j’ai pas d’opinion dessus puisque je suis née, elle était déjà morte donc elle était déjà parfaite et merveilleuse.

 

Après, il y a Olivier Dahan, le génie du cinéma, le nouveau Godard, Lelouch, Besson, Chabat… Oui, les artistes sont toujours des nouveaux quelque chose, c’est particulièrement gonflant, ça aussi. Bref, Dahan, rappelons que sa dernière réalisation, c’était les Rivières Pourpres 2. Je ne dirai pas du mal de ce film tellement c’est trop facile. Sans doute Olivier a-t-il progressé, je ne dis pas que La môme est un mauvais film. Je dis juste que c’est comme Amélie Poulain ou le Da Vinci Code, on en parle tellement qu’on en a marre dès le départ. Et encore, moi, le Da Vinci, je l’ai lu au tout début donc j’ai pas été saoulée. Mais là, en plus, ce qui m’énerve, c’est que ce film est estampillé culte alors même que personne ne l’a vu ! C’est une belle performance pour M. Dahan de voir son film classé culte avant d’être sorti mais moi, j’aime pas qu’on m’impose ce que je suis censée aimer ou pas. Alors tant pis si ce film est vraiment génial, que Cotillard est vraiment époustouflante dans le rôle de Piaf, que c’est le film de toute une génération (mais laquelle ??). Encore un film que je ne verrai pas.

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