Si on faisait un film sur ma vie, personne n’irait le voir

La fille insupportable de la pub Meetic.

Je n’aime pas la fille de la pub Meetic. Non mais regardez-moi cette connasse qui en fait des caisses pour attirer l’attention, qui parle sans faire gaffe aux autres… Brrrrr ! Mais voilà, notre amie frangée égocentrique rêve d’amour avec un grand A, d’une histoire échevelée qui ferait de sa vie la meilleure comédie romantique de tous les temps. Et pour se faire, elle compte sur… Un site de rencontre. Help !

On nous dit souvent que l’amour se trouve au coin de la rue. Bon alors ça doit pas être de la mienne car moi, je ne croise que des vieux ou des mères de famille voire un troupeau de petiots encadrés par quelques instits femelles. Pourtant, selon le dernier magazine municipal reçu, à Plumes sur Berges, y à plus de célibataires que de gens en couple… Je vais traîner plus souvent au Monoprix alors ! Toujours est-il que dans toute histoire d’amour digne d’intérêt pour le cinéma, l’ingrédient premier est : la surprise.

« Nina avançait seule dans sa vie quand elle croisa par hasard le chemin d’Alexandre. Quelques péripéties plus tard, ils se marièrent, se reproduirent et finirent leur vie en jouant au Scrabble devant la cheminée ». Une bien belle histoire qui n’a en soi rien d’original mais ça marche toujours. Maintenant imaginons « Nina est une working girl qui cherche un mec mais n’a rien de comestible/disponible sous la main. Le soir, elle cherche donc l’amour sur des sites dédiés en boulotant ses chocapics, chope des rencards et à un moment, elle a rendez-vous avec Alexandre, ça se passe bien et idem mariage-reproduction-Scrabble ». Mmm… On pourrait éventuellement faire une comédie sur les rencards foireux ou les morts de faim pensant pecho d’un simple « on baise ce soir ? ». Je suis un peu curieuse de connaître la rentabilité de ce type d’approche.

À la limite, si Égocentrique 1ère trouve les rencontre Meetic incroyables, chacun son truc. En fait, le problème n’est pas tellement là mais plus dans cet espèce de narcissisme forcené. Aujourd’hui, toutes nos histoires doivent être folles, incroyables, époustouflantes. D’abord, j’ai envie de dire qu’un bon narrateur peut rendre toute rencontre incroyable, même si ladite rencontre répond à un schéma assez simple. Peu importe que ce soit au bureau, en boîte, en soirée… Tout n’est que subtil jeu de lumière. Ex : j’ai rencontré Guillaume 1er à la cafet’ de la fac. Dit comme ça, ça fait un scénario pour Hélène et les garçons mais pas plus. Je peux me limiter à ça où insister sur le fait qu’il m’a abordée en me demandant de lui prêter un jeu de cartes ou que le jour où on a conclu, on attendait de se retrouver enfin seuls. Tout le monde part en cours sauf nous deux, on commence à se conter fleurette quand ils reviennent tous 5 mn après parce que le cours est annulé. Voyez déjà, on a une approche originale et des obstacles à surmonter, c’est plus consistant.

Et puis tu vis tes histoires pour toi ou pour les autres ? Tu ne sortiras pas avec Stéphane car c’est ton collègue et que ça te rend pas originale ? Alors que bon, je comprendrais mieux l’argument du no zob in job… Tu ne sortiras pas avec Ludovic parce que c’est le pote d’un ami et que, au secours, c’est du vu et revu ? À ce niveau là, j’ai envie de dire à ces messieurs de remercier le ciel que tu sois à ce point conne, ça leur fait gagner du temps.

La vie n’est pas un film, je l’ai déjà dit. Pourquoi ne pas nous laisser surprendre par sa simplicité plutôt que de toujours courir après un incroyable qui, dans le fond, ne nous satisfaira jamais totalement ?

2010, ça va chier (mais en bien) !

Tous mes horoscopes sont formels : en 2010, je fais péter les scores. Bon, sauf celui de Marie-Claire qui dit que je vais passer mon année à me chamailler avec mon entourage en général et mon mec en particulier mais vu que j’ai pas de mec, je ne vais pas le prendre en compte (et d’abord depuis quand les horoscopes annuels sont négatifs, hein ?). Et moi, je suis fermement décidée à leur donner raison. 2010, la Nina 3.0 voit le jour et ça rigole plus.


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Changement de décennie, donc. Je vais passer le compteur à 30 et je sens déjà poindre la fameuse crise, je navigue entre mini crise d’ado et grandes décisions sur ma vie. Ahah, oui, il est temps de prendre un papier et un crayon et de faire la fastueuse liste des résolutions parce que ça fait toujours bien d’avoir un objectif. Mais je vais continuer d’appeler ça un vœu pieux un « si je fais ça, ma vie sera drôlement plus top ». Ce qui implique qu’il va falloir que je bloque Yahoo ! jeux, ça suffit de perdre des heures là-dessus !

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Alors après réflexion avec moi-même, cette année, je ne veux pas faire « plus » ou être « plus », ma priorité n’est pas à l’amélioration de ma personne, certes totalement perfectible mais à un rééquilibrage de ma vie et ce de façon urgente. Je sais que je passe mon temps à le dire mais voilà, 10 jours de vacances, ça permet de prendre du recul et je ne veux plus faire le hamster. Le hamster ? Oui, courir dans le vide, me dépenser comme une folle dans une indifférence générale et l’absence de réelle reconnaissance. C’est pas que je cours après les honneurs mais dans le système de la carotte et du bâton, faut une carotte sinon, ça ne marche pas. Il faut donc que je rééquilibre ma vie et arrêter de mettre tous mes petits poids (oui, avec un d, je parle de poids, le truc pour peser, pas les pois à manger) sur le même plateau, ce n’est pas bon. C’est avec ce genre de connerie qu’on finit sous Lexomil, chose que j’ai très mal vécue. Et oui, je ne suis pas invincible, Seigneur ! Surtout que bon, je dramatise un peu à outrance car j’ai dû en prendre 3 en tout et pour tout (ça marche par quart) mais là, je dis stop. Rééquilibrage imminent.

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2009 a été une année assez décevante par rapport aux espoirs que j’avais. Enfin, relativisons. L’hiver et le printemps avaient été plutôt top, l’été un peu trop dépravé, finalement (rien de bien grave mais des petites entailles à l’ego dont je me serais passée, avec le recul), l’automne cataclysmique. Décembre sauve un peu l’ensemble, curieusement je dirais vu que comme je disais, décembre est toujours un mois de merde dans ma famille. Là il reste encore 3 jours, dont un que je vais à moitié passer dans un train mais bon, on n’est pas à l’abri d’un finish en feu d’artifice, j’aimerais bien.

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Mais 2009 et son foutu bordel (dans tous les sens du terme) étant derrière moi, concentrons nous sur 2010 et ses vœux pieux, donc. Vie privée en avant. Donc je vais me faire plaisir. Comment ? En essayant de voir quelles sont mes compétences artistiques. Ceux qui me lisent depuis quasi 5 ans (gasp !) ont dû remarquer que j’avais un côté artiste frustré car seule l’écriture me permet de m’exprimer pleinement. Vous me direz que c’est déjà pas mal, c’est vrai. Mais moi, je veux savoir dessiner ou au moins photoshoper suffisamment bien pour créer des histoires. J’ai une bonne conception de storyboards dans ma tête, je suis capable de concevoir  une BD avec découpage des cases, aucun souci MAIS  je ne sais pas le coucher sur le papier, mes dessins sont ignobles. J’avais donc décrété que j’étais nulle et point. Mais peut-être que si je prends des cours… Faudra que je vous parle des cours pour adultes d’ailleurs. Mais voilà, en 2010,je cultive mon côté artiste. Et je crée mon autoentreprise, j’ai des soucis pour le faire sur le web mais je ne désespère pas.

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Et ensuite, que dire ? Etre plus rigoureuse de façon générale, plus méthodique pour gagner du temps qui me servira à autre chose (autre chose pouvant impliquer le repos, la glande, les soirées entre amis…). Je ne mets pas le sport, j’en fais déjà, on va dire « poursuivre les efforts ». En 2010, j’allie tête bien pleine sur corps bien fait, sourire ultra bright sincère car ma vie sera équilibrée. Après manger sain, fumer moins (voire plus du tout, tiens). Ah, j’entends quelqu’un au fond me suggérer de trouver un mec bien. Oui, l’important est sur le bien, un mec tout court, c’est toujours facile à trouver. Et bien personne du fond, tu sais, je reste persuadée que l’amour, ça ne se cherche pas vraiment. Mais ça ne m’empêche pas de rester attentive et d’étudier les opportunités, on ne sait jamais…

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Ah et en 2010, j’essaie de chanter une demi heure à une heure à tue-tête par jour. Parce que j’avais oublié comme ça faisait trop de bien.

Adopte un Mec

Par Lucas

Bon je vous rappelle que Louka est en pleine recherche du grand tamour, avec un grand A et non un gros tas, si possible.Si possible…

Or, il y a 15 jours-3semaines, Louka s’est fait larguer est allé passer la soirée dans la rue des crêperies à Edgar Quinet, chez un copain. Il s’y est bourré la gueule, joliment, au champagne car il n’est pas à une incohérence près. Toutefois sa mémoire en vrac et son portable aidant il a noté, sous forme de brouillon de textos, des infos éparses. Et notamment ce site. Soufflé par une copine du copain qui les invitait mais en fait il le faisait uniquement pour qu’on finance son voyage à New York, avoue Hugo, t’es pas crédible.

Donc une semaine plus tard, Louka va virevolter sur ledit site : Adopte un Mec.com. Bon a priori ça fait un peu SPA humaniste, cœur sur la main, mignon tout plein.

Bon OK, après fouille en règle et sourires multiples, c’est pas si mal ! Les nanas ont la main sur tout et on est vraiment des produits puisqu’on ne peut pas envoyer de mails aux demoiselles qui nous paraissent intéressantes.
On est une promo en vitrine…
Eh oui on doit attendre que ce soit elles qui fassent le premier pas !

Le truc me-ga-frus-trant.
Je n’imagine même pas les trésors d’ingénuité  ou les stratagèmes balouuuurds que mes compagnons d’aventouuuure doivent déployer sur leurs fiches…

Mais ya quand même des trucs qui demeurent et que j’avais déjà vu sur PointsCommuns.com.
Et sincèrement, pour ça les filles, vous êtes pa-thé-ti-ques.

La vulgarité

Quand une fille écrit en toutes lettres qu’elle n’aime pas la vulgarité il faut la fuir comme la peste. Parce que dans 99% des cas c’est justement une nana carrément vulgaire, à tous les sens du mot.
Insignifiante d’une part,
Sans culture d’autre part.
Sans style bien entendu,
Sans classe cela va sans dire…

Ça me fait toujours marrer de voir l’album photo des filles qui disent ne pas aimer la vulgarité car en général leurs fringues sont insignifiantes (vulgaire au sens premier du mot) et cheum, leur maquillage est fait à la truelle, leur regard est vide et toute leur apparence relève un manque de style et d’élégance frappant, voire même carrément « nauséa bon »
(bon pour donner la nausée, oui toi aussi prend des mots dans le Lucabulaire).

Et le dernier 1% me direz-vous ? (oui y en a qui suivent)
Bah le dernier 1% c’est tout bêtement les nanas snobs. Donc middle class qui ont conscience de leur valeur au vu du compte en banque de Papa et de leurs études mais qui sont maintenant indépendantes et qui aspirent à la upper class. CQFD.

La connerie

« J’aime pas la connerie ».
Clap, clap, clap.
Alors là je suis stu-pé-fait ! Sans voix. Interdit.
Qu’une nana dise ça, encore une fois en toute lettre, je trouve ça grandiooooose. Et laisse-moi deviner… Tu n’aimes pas l’odeur de merde, la pluie froide et faire la vaisselle… Ouhai je suis le Père Spicace. Ah bah justement quand on parle du loup…

L’humour

« …un mec qui soit drôle. » Attendez les filles, vous nous prenez pour Bozo le clown ? Il faut que le soir venu on vous fasse oublier votre journée de loseuse avec des réparties pleines d’humour et de subtilité ? Bon c’est vrai que je ferais mieux de fermer ma gueule car après tout, « femme qui rit à moitié dans ton… » Mais tout de même.

Je ne sais pas trop pourquoi je me suis inscrite

Ouhai c’est çaaaaaa. Et moi j’sais pas trop si t’es débile ou si t’es teubé. Faudrait arrêter de nous prendre pour des cons, les filles. Vous cherchez un peu de tendresse, un peu d’amuuuuuuur, une romance, une belle histoire. Comme tout le monde. Cherchez pas à vous / nous leurrer. Cherchez pas à être prudente, dites clairement ce que vous êtes et le fonds de votre pensée… On ne va pas vous manger.

Je pourrais continuer la liste toute la nuit mais j’ai un boulot à chercher. Ouhai désolé les filles.
Tout cela me fait rigoler mais ça n’énerve profondément aussi.
Ah les femmes, vous êtes teeeeeeellement prévisibles mais tellement indispensables… (non pas frapper)

Chercher un job, c’est comme chercher l’amour

J’ai une passion dans la vie : trouver des théories et des analogies à la con. Aujourd’hui, dans la série les idées débiles de Nina : la recherche d’emploi, c’est comme la recherche d’amour. Et vous allez voir que j’ai raison parce que sinon, je vous expliquerais pas ma théorie.

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Chercher un travail, c’est quoi ? Trouver un poste qui nous convienne et nous plaise, dans lequel on va s’épanouir. Alors, comment trouver un boulot ? D’abord, notre CV qui raconte notre vie en détail, on met nos atouts en avant du genre « moi, je sais faire ça, puis ça, puis ça ». Evidemment, personne dans son CV n’indiquera ce qu’il ne sait pas faire ou mal faire. Comme en amour. Ce serait très honnête de votre part que vous êtes un amant de merde, que vous savez pas embrasser ou que vos pieds refoulent grave quoi que vous fassiez mais en général, on préfère que l’autre le découvre après. Comme au boulot. La ponctualité, c’est pas votre truc ? Vous supportez pas l’autorité ? Vous êtes feignant et de toute façon, vous n’êtes bon à rien de 9h à 11h30 et de 14h à 16h ? Ben, vous n’allez pas le dire en entretien, sauf si vous voulez pas le job. Puis aller à un entretien, c’est comme aller à un rendez-vous galant, on se soigne. Moi, je mets de beaux dessous et de beaux dessus. Parce que mieux je me sens dans mon string, plus à l’aise et souriante je suis et mine de rien, une candidate qui sourit, c’est mieux qu’une candidate qui fait la gueule (lapalissade). Je me pomponne même plus pour un entretien que pour un rendez-vous parce que je vais rarement à un rendez-vous galant en tailleur. Je devrais, remarque, j’adore, les
tailleurs.

Mais pour trouver THE job comme pour trouver THE only one, on ne veut pas n’importe quoi non plus. Je veux un job journalistique comme je veux un mec un tant soit peu cultivé (sinon, je m’emmerde). On a finalement les mêmes outils : sites de rencontres vs sites de recherche d’emploi ou de stage, comme le disait Enzo, réseau d’amis, de connaissances… Mon 1er entretien, c’était une connaissance qui m’avait convoquée. Les derniers, ce sont des réponses à des annonces. Parfois, une rencontre au hasard mais là, c’est plus rare. Une fois, j’ai tenté de taper l’incruste dans un groupe de journalistes de Muteen assis à côté de Le Froid et moi dans le Marais, je me suis pris un fantastique vent.

Et puis en matière d’emploi comme en matière d’amour, y a ce petit truc qui fait que ça le fera ou pas. Au delà des simples compétences, un chercheur d’emploi est un individu doté d’un caractère et ça passe ou ça casse. Moi, je suis la nana vive et expansive, ça plaît ou pas. Evidemment, dans les entretiens, j’évite d’être trop moi dans mon expansivité, ce qui pourrait être pris pour de la nervosité alors que c’est juste que je suis désespérément spontanée (et bruyante). Ce doit être mon côté fille du sud, je sais pas… Mais bon, j’évite les « hiiiiiiiiiii ! » cru-cruche en entretiens et de parler avec mes multiples voix, comme je le fais tout le temps. Donc, le recruteur (ou la recruteuse) ou moi, on s’aime ou on s’aime pas. Enfin, c’est lui qui décide à l’arrivée parce que si moi, je l’aime très fort, je pourrai pas essayer de le convaincre s’il a choisi quelqu’un d’autre. « T’es sûr ? Allez, Jean-Roger, déconne pas, souviens toi comme c’était fort entre nous lors de cet entretien, quand nous avons parlé de l’avenir de la presse Internet. Comme j’ai ri sincèrement à ta blague sur l’immobilisme des Français. Rien que d’y repenser, j’en ruine ma culotte. Ne me dis pas que l’autre grognasse, elle t’a fait tant d’effets, je ne te croirai pas. Ah, salopard, tu as pris le meilleur de moi et tu me jettes comme une merde, cruel, bouhouhou ! ». Ouais, non, ça le fait pas. Au pire, je peux demander pourquoi pas moi mais tout de même. Je pourrai même pas crever les pneus de sa voiture car il m’en a préféré un(e) autre…

Bref, chercher un emploi, c’est se rendre le plus désirable possible, tant sur le papier qu’en vrai. Faire miroiter la possibilité d’une belle histoire dès la lettre de motivation, montrer comme les lendemains chanteront quand nous cheminerons main dans la main, regardant le soleil se lever sur une mer d’huile… Que c’est plus la peine de chercher, que je suis là. Que je suis le choix évident. Que je serai la mère de futurs articles bien tournés (oui, je vais pas lui faire des gosses en vrai à mon employeur, je sais pas si ce serait bien vu par mes collègues). Que je mettrai mon génie créatif et mes bonnes idées au service de l’entreprise.

Alors tu m’épou… euh embauches ?

Nina la bachelorette

L’autre soir, je somnolais tranquillement avant de m’endormir quand m’est venu cette idée d’article totalement débile. Et comme je suis joueuse, je me lance.

 

Et si je me retrouvais bachelorette ? C’est-à-dire candidate dans ce jeu de téléréalité où vingt mâles (enfin, je crois que c’est vingt mais c’est peut-être plus) se battent pour m’épouser (et s’ils peuvent me tripoter avant, c’est bien aussi). En France, on n’a jamais eu de fille bachelorette sauf Marjolaine mais ça compte pas, on lui a fait croire que ses prétendants étaient riches et quand elle a vu que c’était pas vrai, elle a jeté le vilain menteur. Comme quoi, on sait où se situe le cœur de Marjolaine : dans son portefeuille.

 Bon, moi, le Bachelor, j’ai vu que le dernier, Karl, très mignon mais quelle voix pourrie ! Ah, mais cette voix, ça cassait vraiment tout, pffffff ! Bon, je sais pas où en sont les couples crées par les Bachelors successifs, sans doute parce que je m’en tape un peu. Perso, je ne pourrais jamais participer à ce genre d’émission côté « celle qui sera peut-être choisie… ou pas. » Bordel mais vous imaginez comme c’est mauvais pour l’ego ? On est quand même en concurrence avec 20 nanas ! Si vous êtes éliminée dès le premier tour, c’est clair : vous êtes pas belle, aux yeux du beau gosse de service. Super flatteur. Et pour la suite, c’est très gai aussi. Si vous arrivez loin dans le jeu, ça veut dire que le Bachelor a pu mettre sa langue dans votre bouche sinon, il vous choisit pas. Peut-être a-t-il même visité votre culotte, ça, ils le montrent pas à la télé. Bref, vous voyagez à travers le monde avec M. Bachelor, c’est très romantique et tout ça, il vous regarde avec ses grands yeux bleus (oui, ils ont tous les yeux bleus), il vous embrasse et vous dit que vous êtes super trop merveilleuse de la mort qui tue. Alors même si vous savez dans quoi vous vous êtes fourrés, l’ambiance contribue quand même à ce que vous croyiez ses promesses d’amour toujours. Pour dire, vous l’avez même présenté à vos parents ! J’imagine trop la gueule de mes parents si je leur imposais ça, tiens, eux qui ne supportent pas la télé réalité… « Tiens, maman, je te présente Karl, tu sais, le mec qui mélange sa langue avec toutes les filles. Ben, peut-être que je vais me marier avec lui… Ou pas ! ». Oui, non, ça, c’est pas possible. Bon, bref, c’est la cérémonie de la rose, vous avez mis votre plus beau sourire et une robe cache-téton-cache-sexe et là, il offre une première rose à une autre nana. Salaud, va ! Deuxième rose, c’est Jennifer la garce vulgaire qui la reçoit. Non mais quel goujat ! Il en reste qu’une. S’il me l’offre pas, je le massacre !
 

Autre cas : Karl, il vous plaît pas, sa voix de Pokemon vous exaspère et vous le trouvez vraiment très con. Oui, l’argent, c’est pas un argument de séduction et sa coiffure laisse à désirer. Bon, bref, ça le fait pas, quoi. Bon, faut être honnête, si vous faites le bachelor, c’est pour passer à la télé et présenter la météo de la 6 après. Peut-être que vous pourrez même faire la coui-couille pour faire gagner une voiture avec une question tellement conne que c’est une honte de la poser. Bref, l’amour, c’est un peu secondaire dans l’histoire. Donc voilà, le Karl, il vous plaît pas mais lui, il vous aime bien, il vous trouve « mystérieuse ». Du coup, il vous sélectionne. Et là, voici l’heure du rendez-vous en tête à tête. Il reste encore un certain nombre de candidates en liste et si vous êtes éliminée maintenant, vous pourrez pas faire la potiche sur la petite chaîne qui monte. Donc le Karl, il commence à vous bisouiller dans le cou et tout mais vous savez que son but, c’est de glisser sa langue dans votre bouche et sa main sous votre jupe (et donc dans votre culotte, c’est pas un puceau, Karl !). Vous vous laissez faire ou pas ? Non, mais c’est vrai, ça, si le bachelor nous plaît pas, on est censé faire quoi ?

Bref, je veux pas être candidate au bachelor, je veux être la bachelorette. Bon, je suis pas riche moi mais on s’en fout, les hommes aiment gagner mieux leur vie que leur compagne donc pas de soucis. A moi les voyages partout au frais de la production ! Mais surtout, ce qui est fantastique, c’est que je peux me taper tous les candidats, je passerai pour la princesse romantique à la recherche de l’amour. Non mais Karl, là, il a dû embrasser une demi-douzaine de candidates, au moins, et c’était un gentleman, un prince charmant… Donc, moi, pareil, je les embrasse tous et à aucun moment, on ne pensera que je suis une salope. Je pourrai faire de la gondole à Venise avec Steeve (et lui rouler des pelles), du cheval au Maroc avec Brandon (et lui rouler des pelles), du shopping à Londres avec Marco (lui faire porter mes sacs et lui rouler des pelles), tripoter Philippe dans le jacuzzi (et lui rouler des pelles)… Et tout le monde trouvera ça normal.

Arrivera la cérémonie de la rose. Bon, moi, je suis pas une méchante mais je suis pas une naïve non plus : un mec, il tombera pas amoureux de moi en trois jours, surtout qu’on a passé 4 heures ensemble en tout et pour tout. Alors ciao Brandon, tiens. En plus, c’est bien parce qu’une fois que je l’ai jeté, j’ai pas à jouer le service après-vente. Brandon, tu te casses et tu m’oublies, sauf si je te glisse mon numéro perso, on sait jamais. Et puis tu as eu ton quart d’heure de gloire, tu vas pas me casser les couilles non plus !

Bref, le Bachelor, c’est avoir le droit de jouer les garces en étant adulée par un tas d’hommes. Mais faut être honnête, ça sert à rien d’espérer de trouver l’amour. Parce que quand on quitte Venise pour Plume sur Berges et qu’on passe le samedi matin au Franprix plutôt qu’à Venise, curieusement, la magie des premiers instants est moins présente… Mais bon, au moins, j’aurais été désirée pendant quelques jours par 20 mâles débordant de testostérone… Elle est pas belle la vie ?

PS : en vrai, je veux pas être bachelorette mais c’est un article du dimanche, donc j’écris n’importe quoi et ça me fait marrer. Bon week-end les loulous !