Nina, l’’idole de vos jours (et de vos nuits, aussi)

Petit à petit, je deviens une star, hé oui. Vous êtes près de 800 à venir tous les jours suivre ma petite vie et celle de mes amis, certains rêvent même de moi la nuit (n’est-ce pas oui-oui !). Ainsi, toute star modeste que je suis, je dois me plier à l’incontournable exercice : l’interview.
 
Ma première interview, je l’ai subie alors que je n’étais pas encore Nina mais une simple étudiante en journalisme. En fait, dans le cadre de notre master, nous avons crée un journal dont je ne donnerai pas le nom (ce n’est pas que j’en ai honte, juste pour pas qu’on retrouve mon nom). Le « numéro zéro » fut créé dans des conditions épiques : quinze jours avant les élections présidentielles américaines pour laquelle mon IEP organisait une soirée (youpi !), notre super directeur de master nous fait : « et si vous faisiez le premier numéro de votre journal pour l’occasion ! ». 12 personnes pour créer un journal dont nous n’avions même pas le nom à l’époque en quinze jours et le garnir, tout va bien ! Bon, la veille du jour J (jour de l’impression, pas des élections), nous finissons la mise en page et l’impression du modèle type à… 5 heures. Je reste dormir chez la camarade qui nous avait gentiment prêté son appart pour cette folle soirée. 8 heures, l’heure de se lever car nous avons cours. Toilette rapide, je ne mange rien (je n’ai jamais faim au réveil), direction la fac pour apprendre que, non, en fait, nous n’avions pas cours. Mais comme nous avions rendez-vous à midi pour discuter avec un stagiaire du canard local de notre merveilleux journal, impossible de rentrer dormir donc je vais prendre un café à la cafétéria avec mes camarades d’infortune mais je n’avale rien. Midi, on rejoint le stagiaire et on se pose dans un café où j’ai l’idée du siècle : commander un vin chaud (dégueulasse, au passage). Donc, pour l’interview, j’étais un peu saoule et, curieusement, aucun de mes propos n’est apparu dans l’article. En même temps, je ne sais même plus ce que j’avais dit si ce n’est : « moi, moi, moi, je ferai les pages sport, moi, moi, les pages sport ! ».
 
Une blog-interview
Après cette première tentative pour le moins ratée, je suis devenue Nina, cette star anonyme du net comme il en existe tant. A une époque, il était à la mode de se faire des interviews entre blogueurs, Banana m’en a parlé à plusieurs reprises mais j’étais un peu circonspecte. Oui, c’est une bonne idée sur le fond mais je ne suis pas la seule à officier sur mon blog. Quant à faire une auto-interview, mon égocentrisme a encore certaines limites. Ceci étant, je pense que je vais vous servir une interview de tous mes vingtenaires, n’est-ce pas une bonne idée ? Bref, passons.
 
Peu de temps après, je rencontre Bouc et Moustache, journaliste de son état. Bon, évidemment, dès que je sais ça, je lui « saute » virtuellement dessus en lui disant que j’aimerais bien qu’on discute ensemble de ce sujet. Un soir, il vient donc me cueillir chez moi et m’embarque sur les Champs pour faire une interview croisée. Je vous préviens, mesdemoiselles, ce garçon est un fin séducteur ! Regardez comme il m’a bien cernée : il me fait parler de moi, domaine dans lequel j’excelle. Donc on se pose chacun des questions, je suis restée assez sage dans les miennes (surtout qu’il ne m’avait pas du tout parlé de son idée et que je n’avais pas eu le temps de réfléchir), ne pensant pas qu’il me poserait des questions un peu poussées sur ma sexualité. (voir l’interview ici)
 
L’avantage pour lui, c’est que je suis une très bonne interviewée, je fournis de la matière. L’inconvénient pour moi c’est que, en tant que journaliste, je sais très bien comment ça marche et que je devrais être un peu plus prudente quand je parle avec un représentant de cette profession qui note avec frénésie ce que je raconte. Car je suis un peu trop spontanée, je réponds sans tourner sept fois ma langue dans ma bouche (ni dans la sienne… pardon, j’ai pas pu résister à ce jeu de mots débile) et me voilà à lui raconter ma première expérience sexuelle qui fut un peu traumatisante, à lui expliquer que je ne fais pas l’amour dans des lieux publics car je suis bien trop expressive dans ses moments-là. La question était juste : « as-tu déjà fait l’amour dans des lieux publics ? », j’aurais dû me contenter d’un « non », plutôt que d’un « non. Tu comprends, c’est pas possible, je suis très bruyante dans ses moments-là et on se ferait forcément attraper ». Heureusement « Bouki », comme on l’appelle désormais, n’est pas sadique, il a censuré nombre de conneries que j’ai dites et a respecté ma volonté de ne pas évoquer certaines histoires dont je ne veux plus entendre parler. Car Bouki aurait été journaliste à Voici, au lieu de ressortir la phrase « je suis bruyante quand je brouette », il aurait fait part à la France entière de mon aversion pour certaines personnes dont j’ai simplement refusé de parler.
 
Il faut savoir qu’un journaliste cherche la phrase choc, la déclaration qui tue et qui, mise en première page, va faire vendre. Tant pis si placée hors contexte, elle ne veut plus rien dire. On s’en fout, nous, on veut juste avoir une exclu, un scoop, faire vendre notre torchon pour avoir des sous pour partir en vacances. Donc cette interview avec Bouki aurait dû être un excellent entraînement pour m’apprendre à fermer un peu ma délicate bouche. Et bien, non.
 
Le début de la gloire !
Quelques temps plus tard, coup de téléphone : c’est mon ami Bouki, toujours. Il me laisse un message sur mon répondeur, mon téléphone n’ayant pas daigné sonner. En gros : « Nina, c’est Bouki, j’ai un truc qui pourrait t’intéresser, rappelle-moi ». Donc je rappelle pour les trois du fond qui n’ont pas suivi que ce jeune homme est journaliste et que je suis au chômage donc immédiatement : « super, il a entendu parler d’un poste pour moi ! ». Raté : une journaliste de Zurban l’a appelé. Elle prépare un papier sur les célibataires à Paris avec un encadré spécial sur les blogs. Elle l’a d’abord appelé lui puisqu’elle est tombée en premier sur son blog et, après avoir répondu à ses questions, l’a renvoyée vers moi qui suis une personne (je cite) « fortement intéressante ». Et je peux vous dire que la demoiselle n’a pas été déçue ! A la question : « le blog est-il un bon plan pour les célibataires ? », je me suis exclamée : « Ah ben j’ai jamais autant baisé que depuis que j’ai ce blog ! ». Bravo, très bien et ta langue dans ta bouche, tu l’as tournée ? Qu’est-ce que tu es allée raconter ça, triple nouille ! Je sais pas encore ce que ça a donné au final, le numéro de Zurban sort aujourd’hui et à l’heure où je tape cet article (dans le train), je l’ai pas encore  lu. Mais si elle retient ça, il va se passer que je vais avoir plein de jeunes hommes lubriques qui vont venir sur mon blog uniquement dans l’espoir de me brouetter. Youpi… (enfin, si l’un d’entre eux est Brad Pitt, là, je veux bien me sacrifier). En tout cas, over-blog risque de voir le nombre de blogs augmenter après une telle déclaration (vous avez vu, les gars, comme je bosse bien pour vous). Enfin, je vais lire l’article et voir s’il est besoin que j’écrive un article dessus pour réagir. Mais la journaliste était très sympa (trop), elle m’a mise en confiance et du coup, je me suis lâchée, omettant à la fin de la vouvoyer comme si je parlais à une copine. Note à moi-même : copiner avec les interviewés pour qu’ils se livrent (mais bon, ça, je le faisais déjà avant). En fait, j’ai lu l’article en question, depuis, et elle a rien retenu de ce que j’ai dit… Mais j’ai réussi mon défi : voir le mot brouette écrit dans un magazine !
 
Interview à trois
Jamais deux sans trois et voici ma dernière interview en date : re- Bouc et Moustache. Cet homme est fou de moi, ma parole ! Non, je plaisante, il a décidé de faire une interview croisée d’Alya, Banana et de votre dévouée. Nous voici donc rendus chez Alya (que je n’avais jamais physiquement rencontrée), il y a également « Lui », l’amoureux de Banana. Bon, au début, on discute de tout et de rien puis vient le moment de l’interview que je vous laisse découvrir sur le blog de Bouc et Moustache. Bon, ce genre d’interview convient mieux, je laisse échapper moins de conneries (il me semble) car, à trois, je n’ai pas le monopole de la parole. En même temps ça peut avoir un effet pervers puisqu’une va dire un truc et les deux autres peuvent s’exclamer : « ah ben tiens, c’est vrai. » Aurions-nous répondu la même chose individuellement ? Rien n’est moins sûr. Je ne dis pas que nous nous sommes influencées les unes les autres au point de répondre le contraire de ce que l’on pense mais que certaines réponses ne nous seraient peut-être pas venues à l’esprit. Au début, il y a eu un QCM et c’est franchement difficile d’y répondre. Par exemple, la question sur ma mère, « est-elle ma meilleure amie, un refuge, un hôtel trois étoiles ou une étrangère », aucun ne correspond vraiment… Il fallait que je donne une réponse donc j’ai choisi un refuge (ce qui n’est pas faux en soi) mais je n’avais pas le droit de donner une cinquième réponse. Pour info, vu que certains me l’auraient demandé en comm, je considère ma mère comme un modèle sur certains points, une bonne camarade avec qui je peux plaisanter mais une amie, c’est trop fort, je ne lui confie que peu de choses sur ma vie privée. Mais bon, c’est le jeu, je m’y prête de bonne grâce. A l’arrivée, je crois que Bouki était satisfait du résultat.
 
Bref, je suis à l’orée de ma vie de star (comme je me la joue) et déjà, je me rends compte qu’il est urgent d’arrêter de papoter comme je le fais si je ne veux pas détruire ma carrière avec une interview titrée : « Nina : le triolisme, ça me fait triper et j’emmerde la morale ! ».
(Pour la jouer encore plus star, j’ai mis une photo de moi où on ne voit rien!)

Suis-je sexodépendante ?

Suite à mes récentes mésaventures sexuelles, je me suis posée une grande question : suis-je sexodépendante ? Ai-je à ce point besoin de sexe que je suis prête à rouvrir ma porte à un connard qui m’avait déjà prouvé qu’il était le pire des goujats ?
 
Si je fais un rapide bilan de ma vie sexuelle passée et présente, je ne peux constater qu’il y a eu des hauts et des bas. En fait, ma sexualité varie selon si je suis en couple ou célibataire, si je suis en période de stress ou si je m’ennuie. Avec mon ex, Guillaume, on ne peut pas dire que c’était très régulier, ce n’était pas trop son truc finalement. Au départ, on se voyait chez moi le mercredi après-midi. La première brouette eut lieu de suite et fut assez épique. On se retrouve enfin seuls quelques temps après (oui, au début, on avait souvent des imprévus qui nous empêchaient de savourer notre mercredi après-midi). On passe par le distributeur de capotes, on arrive chez moi et c’est parti. Après un repos bien mérité, je commence à relancer les hostilités, ce qui l’étonne un peu : quoi, deux fois dans le même après-midi ? Pour le coup, c’est moi qui suis étonnée ! Il faut avouer que deux mois auparavant, je forniquais avec Pierre le pervers, pour qui une journée à moins de quatre brouettes était une journée de perdue (j’exagère à peine). Heureusement, j’ai des arguments convaincants et je l’ai eu, mon deuxième round.
 
J’ai donc vécu quatre ans d’une sexualité raisonnable mais très agréable (quand-même), jusqu’au déclin du couple où la sexualité est devenue totalement inexistante. Les 3 derniers mois, nous dormions dans le même lit sans nous toucher, si ce n’est quelques câlins plus fraternels qu’amoureux. Et là, j’ai réalisé que le sexe me manquait. Au départ, j’ai compensé par une saine masturbation mais, sur la fin, je commençais à envisager de me prendre un amant. Oui, je croyais que ce n’était qu’une mauvaise passe pour lui, qu’il n’avait plus de désir mais ça reviendrait… Quand je vous dis que je suis naïve ! Finalement, la rupture vint en juin.
 
Pendant une très longue période, j’ai dû me contenter d’une autosexualité efficace mais frustrante. Je pouvais avoir un orgasme trois fois par jour si je le voulais mais de tendresse, je n’en avait point. En même temps, ça tombait plutôt bien : mon année de master a été du grand n’importe quoi, on n’avait jamais les mêmes horaires de cours, difficile d’avoir une vie privée décente dans ses conditions. D’ailleurs, une de mes camarades qui vivait avec son fiancé m’avoua que son copain lui reprochait à mots couverts son indisponibilité. Je me contentais donc de rêvasser épisodiquement de Bertrand que je ne voyais plus ou du lointain Julien, en attendant.
 
Cependant, moins je le faisais et plus j’y pensais. Il fut un temps où j’ai envisagé d’écrire des nouvelles érotiques et les publier sur un forum qui leur était dédié mais je ne me suis pas lancée, finalement. J’avais une foule d’idées mais je n’ai pas franchi le cap de l’écriture. J’écris romans et nouvelles depuis longtemps et j’ai toujours été mauvaise pour les scènes de sexe : soit je les zappais carrément (« et il lui fit découvrir des plaisirs inédits »), soit je faisais du trop technique (« et il la lécha là tout en mettant ses doigts là… ») Une fois, pour rire, j’en ai écrit une particulièrement trash que j’ai fait lire à Gauthier… Au vu de sa réaction, j’ai considérablement censuré la version finale.
 
J’étais en manque. Pour Noël, Gauthier et Anne m’ont gentiment offert un ladyfinger (petit vibromasseur), tout joli, tout doré, que j’ai prénommé Ernest. Bon, et bien il n’a pas vraiment fait mon bonheur, je préfère encore me débrouiller seule.
 
Arrivée sur Paris, j’aurais « violé une bite de trottoir » (copyright Gauthier). Et là, ce fut l’épisode meetic, les brouettes vite organisées avec des inconnus, mes hormones sont calmées, à présent, merci pour elles. Je vois le monde avec des nouveaux yeux, les hommes que je voulais violer avant me laissent totalement indifférente. Cependant, comme dit justement Gauthier, « plus tu le fais, plus tu as envie de le faire ». Je tombe dans un cercle vicieux érotique que je ne renie pas et dont je ne rougis pas. Je ne suis amoureuse de personne, pourquoi me priver de plaisir ?
 
Cet été, je multiplie donc mes partenaires avec plus ou moins de réussite puis Arnaud arrive dans ma vie. Allez, c’est décidé, je deviens monogame ! Cette décision ne me pèse pas, j’ai assez profité de la vie cet été. Même si je suis rapidement tentée par quelqu’un d’autre, l’expérience vaut le coup : ça fait si longtemps que je n’ai pas eu de petit ami attitré, c’est quand même bien agréable. En plus, point de vue brouette, ça part plutôt bien. Le timide Arnaud est joueur, on teste pas mal de positions et de lieux, je suis enchantée. Je sens qu’un certain recoin de mon anatomie l’intrigue mais il n’ose s’y aventurer, même s’il a rapidement compris que j’étais peu farouche. Pourtant, j’en viens à me demander si le sexe n’a pas été un motif de rupture, de son côté. Selon Louis, Arnaud n’est pas vraiment attiré par le sexe. Si tel est le cas, j’ai dû le traumatiser, le pauvre, à toujours lui sauter dessus. Dès le départ, quand je lui ai expliqué qu’un de mes fantasmes était de faire l’amour à 3 (deux hommes, une femme), j’ai senti qu’il avait un peu tiqué, il m’avait (gentiment) traitée de perverse. La dernière fois qu’on s’est vu, c’était au cinéma, nous étions deux dans la salle. Avant le début du film, je me colle à lui et lui susurre à l’oreille :
« c’est cool, si le film est nul, on pourra faire des cochonneries !
– Non mais ça va pas ! Le projectionniste va nous voir et les vigiles passent de temps en temps dans les salles.
– Mais non, on est trop près du mur pour que le projectionniste nous voit et personne ne passera. »
De toute façon, le film étant « Charlie et la chocolaterie » de Tim Burton, je savais pertinemment qu’il n’y aurait pas brouette. Je regardai donc sagement le film blotti contre lui, pendant qu’il dormait. Une fois rentrés et allongés dans son lit (sans qu’il y ait eu brouette), je lui fais : « dis, si le film avait été nul, ça aurait été marrant de faire des trucs, tu crois pas ? Après tout, aucun vigile n’est passé… 
– Non, je l’aurais pas fait… T’es une malade, toi ! »
Il m’a dit ça gentiment… Il n’empêche que c’était la dernière fois que je le voyais.
 
Du coup, je repars dans mon cercle vicieux érotique en attendant. En attendant quoi ? Le prochain mec qui me donnera envie de devenir monogame.
 
Alors, suis-je sexodépendante ? Oui et non. Je pense que la dernière visite de Benoît est arrivée parce que j’avais les hormones en folie (oui, je venais d’avoir mes règles) et que je m’ennuie. Et bien, oui, le sexe peut être un passe-temps, non ? Cependant, je me rends compte que je suis actuellement dans une démarche différente de celle de mes débuts sur meetic. J’ai pris conscience de ça la semaine dernière en passant la nuit avec un charmant garçon dont je parlerai plus tard. En fait, je n’ai plus envie de sexe pour le sexe mais plus de sexe comme un partage, une expérience charnelle à vivre à deux. J’adore les confessions échangées sur l’oreiller, de voir qu’une relation devient plus profonde après que la personne avec qui je parle ait visité mon intimité. Et ça, je ne l’ai jamais eu avec Benoît et je ne l’aurai jamais (de toute façon, je ne le reverrai pas). Je l’ai eu avec Laurent, au départ, il m’a montré ses photos de plongée et m’a fait partager sa passion pour les mondes sous-marins, il m’a même montré des photos de sa famille et une photo de son ex qui traînait sur son ordinateur (qu’est-ce qu’elle était belle). C’est sans doute pour ça que je voudrais garder un contact amical avec lui. Je l’ai eu aussi avec mon amant de la semaine dernière, ce qui fait que la nuit que nous avons partagée était intense pour moi tant d’un point de vue sexuel qu’émotionnel. Ce n’est pas de l’amour mais c’était franchement agréable. Et puis, qui a-t-il de plus délicieux que de discuter cinéma dans les bras d’un homme ?

Septembre : ramonez la cheminée !

Par Anne
Un de mes ex, Karl, vit en France depuis 3 ans, on s’est rencontrés un mois avant que je parte en Angleterre et à mon retour six mois après, il m’a quittée, je n’avais rien contre je l’avoue… c’est pourquoi on est restés proches et depuis on se voit de temps en temps chez l’un ou chez l’autre, au ciné, dans un pub ou en boite, en tout bien tout honneur. A semaine dernière il m’annonce qu’à la fin du mois il repart définitivement dans son pays, et qu’il faisait une soirée de départ bientôt. Depuis on s’est écrit des mails presque tous les jours (pendant le boulot) et sans raison particulière, alors que ma vie sentimentale était depuis 3 longs mois plus pathétique que la vie sentimentale d’une table,voilà que nos conversations partent complètement en live.
 
On s’est dragouillés pendant une bonne semaine virtuellement pour se mettre en appétit, avant de passer aux travaux pratiques, morceaux choisis: (traduits de l’allemand en français pour plus de compréhension, et en gardant les maladresses des mails écrits en français pour plus de charme, lol).
Karl: -« je me souviens d’un fois où tu avais mis tes bas, tu as toujours »?
Anne: -« Oui, pourquoi? »
Karl: -« Tu pourras les mettre encore? »
Anne: -« il fait trop chaud pour les mettre en été »
Karl: »je vais m’occuper du temps » « j’adore ton bas, c’est très sexy, surtout les noirs à trous » (en parlant de mes bas résilles)
Karl : Dis moi à ton tour quels vêtements tu veux que je porte
Anne : peu importe, tu ne les gardera pas longtemps.
[…]
Karl:- « Dis-moi un de tes souhaits »
Anne, 16h:-« Hum… une glace » (pas sexy du tout comme réponse)
Karl:- » Rien d’autre? je porterai un glace la semaine prochaine, tu en auras besoin pour te refroidir. »
Anne:-« Tu veux donc dire que je vais avoir chaud? »
Karl: -« Si tu me ouvres la porte de ta appartement, alors oui » (très poétique ces allemands, y a de la recherche métaphorique)
Anne: – » Alright, be ready, boy »
Karl: -« Oh I will, babe, I will. Tu es pour moi une « femme fatal »
[…]
On parle de ce qu’on aime, ce qu’on aime pas, etc.
Ce site est autorisé aux mineurs donc la suite est censurée.
 
Le mot d’ordre : organisation. 
 
2- La veille du jour J, procédez par étape, l’action pouvant se dérouler dans toutes les pièces, vérifier l’état de celles-ci avant utilisation. Avantage du T1 bis : la surface est vite inspectée.
Chambre : ranger les culottes qui traînent ça et là.
Salon : décrocher le calendrier des dieux du stade offert par Gauthier pour mon précédent anniversaire.
Autres vérifications : les bas résilles (éviter d’avoir l’air bête le jour J avec les bas troués comme du gruyère.)
le stock de bougies et le stock de capotes.
 
3- Le jour J : en rentrant du boulot : becter un morceau, faire la vaisselle, remplacer les draps en flanelle, passer sous la douche et se soumettre au détecteur de poils : checking de la tête aux pieds, effectuer les corrections qui s’imposent.
 
Léger contretemps : Lucie m’appelle 2h avant l’heure H, son chauffe eau vient de décéder, elle demande si elle peut venir prendre une douche chez moi, je lui dit qu’elle peut venir mais c’est maintenant ou pas du tout.
Elle arrive, je lui explique le pourquoi du comment, la séance « brouettage » / ramonage prévue à 20h (film réservé aux plus de 18ans). On s’assoie 5 mn, en mangeant un morceau de gâteau au chocolat, elle me dit qu’elle déteste tous ceux qui ont une vie sexuelle…je lui dis qu’en trois mois d’abstinence j’avais l’impression d’être redevenue vierge et que j’espérais ne pas avoir mal, eh oui, pas très glamour comme discussion, mais c’est bien la réalité. Ça ne vous ai jamais arrivé mesdemoiselles ?
 
A l’heure H (+ 18 mn) : Il sonne à la porte, il me fait un bisous, on papote 5mn sur mon canapé, on boit un verre, on met de la musique, « Leonard Cohen », il commence par me masser les pieds (si certaines comme Nina n’aiment pas ça, moi j’adore), puis les mollets, puis il glisse sa main sous ma nuisette, doucement, il caresse mon ventre, un peu plus haut, un peu plus bas, je lui enlève sa chemise, j’effleure son dos avec mes ongles, il frissonne (c’est trop marrant) il m’embrasse dans le cou (je fonds littéralement), il me croque l’oreille, il passe sa main dans mes cheveux, je galère un peu pour lui enlever son jean mais j’y parviens quand même !! Il m’enlève ma nuisette (déjà à moitié enlevée), on reprends les préliminaires, j’adore ces moments, et là une nouveauté, il se met à souffler légèrement sur mon ventre en remontant sur les seins, je peux vous dire que ça m’a fait un drôle d’effet !!! La suite est censurée, c’est pas un site porno ici, et le mot est mal choisi car cette nuit n’avait rien de « porno », je trouve que ce mot a une connotation trash, que j’associe à « transformation de la femme en pute ». Cette nuit était passionnée, tendre et ludique, à l’écoute de l’autre, rien à voir avec de la « baise »  pure et dure.
 
Le secret pour passer une nuit de rêve avec son amant :
Soyez une princesse : se faire faire tous les massages et tout ce que vous voulez avant de rendre la pareille ! (warning : le ramoneur est tellement excité qu’en ce qui concerne la gâterie, en deux minutes, montre en bouche, le travail est achevé !) C’est ce qui s’appelle finir sur une note de poésie.
 

De l’art du plan cul sans prise de tête

Par Gauthier

« Slt

Slt, va ?

Bien, t comment ?

185 75 brun yx m, imb bf, bm, lk viril, pass cho, pics ?

… »

Pour vous bande de petits veinards que vous êtes, je viens de retranscrire la conversation typique du pédé en chasse sur un site de rencontre approprié. Si vous rajoutez deux phrases (les adresses mails pour envoyer les pics, et les tels pour convenir du rdv) vous avez en temps réel sans aucune exagération de ma part la recette pour organiser votre plan Q du début de semaine.

Oui, une semaine, c’est long, et le week-end, c’est court, donc pour supporter sa vie minable, le pédé des villes (je sais pas pourquoi je dis ça vu qu’il n’y a pas de pédés dans les campagnes, et s’il y en a c’est pas des vrais !), donc le pédé tout court s’organise des séances de satisfaction mutuelle pour changer de la masturbation solitaire, comprenez donc : le plan cul !

Donc me voilà débarquant sur un chat dans l’espoir de trouver un anus ami ! je tombe illico sur des vieux, que des vieux, toujours des vieux. Moi j’aime pas les vieux, mes amis disent de moi que je suis pédophile, je les aime en dessous de 20 ans (rien d’illégal je vous rassure, quoique 16 ans j’ai pas le droit ? Arf ne le répétez pas alors svp !!! ). Donc tout ce qui est plus vieux que moi (à savoir plus de 24) c’est trop vieux, arrivé à 30 ans c’est de la gérontophilie !!!

À ce propos Nina est gérontophile elle… (je t’interdis de censurer ça !)    😉

Je reprends, donc que des vieux :30, 32, 29, 27, 45….. L’horreur ! et là un gentil mec vient me causer (comment je sais qu’il est gentil ? Aucune idée vu qu’il me parle comme décrit plus haut) mais c’est juste que je le sens bien. Il m’envoie des photos et il se trouve être très mignon ce petit. Et là c’est le drame, il a 28 ans !

Si j’étais une femme, je dirais que je suis en plein période d’ovulation, parce qu’en fait, ben, il me plaît, et trois autres garçons du même âge m’ont beaucoup plus aussi cette semaine, donc j’ai décidé de faire mon gérontophile, et de coucher avec des trentenaires cette semaine !

Ben je regrette pas du tout, il est venu me voir et on a brouetté  pendant 2h30 !!! Je me fais vieux parce que ça m’a complètement crevé, mais qu’est ce que c’était bon, NOM DE DIEU !!! Mais je suis trop habitué à la brouette vite fait, la « 20-minutes-chrono-tournée-retournée » (cf Océane), donc 2h30 ça use sa pédale ! Il est venu, je l’ai baisé, il est reparti, c’était grand, on a presque pas parlé, à part pour des besoins techniques. Il a le droit de revenir, il a le droit de pas rappeler, et vice versa. Et ça j’adooooooooooore. Elle est pas belle la vie ?

Je ne donnerai ici aucun détail salace sur cette brouette mémorable. Et pourtant j’ai été particulièrement salace, lol, sur une échelle de 1 à 10 où 10 serait la partie de sexe la plus décadente de l’histoire, je me mets au moins 8 ! (oui j’ai piqué ça dans un film et alors ?).

Je milite pour le plan cul, vive le sexe sans limite, vive le sexe sans tabous, vive le sexe libre, vive le sexe sans complexe, à mort les cons, il est interdit d’interdire (quoi je m’égare ? pfff fais c’qu’j’veux na !)