I’m singin in the list, just singin in the list

MétéoFrance de mes fesses, il devait faire beau aujourd’hui, tu m’expliques !

– Je suis la voisine idéale du genre « ah, oui, j’ai des voisins mais je les vois jamais ». Ainsi, la semaine dernière, je croise le couple qui partage l’appart mitoyen au mien. Et découvre qu’ils ont un bébé. Je savais même pas qu’elle avait été enceinte, moi ! Du coup, je comprends mieux les cris de bébés que je peux entendre parfois, je trouvais que la gamine de 2 ans des voisins devait être vraiment attardée pour chialer comme ça.

singing-in-the-rain

– Je suis une maîtresse étalon. Non, je parle pas (trop) de sexe. Vendredi dernier, soirée forum. A un moment un des convives que l’on remarque par sa grande taille explique que sa copine est petite et que du coup, quand ils prennent une douche, son engin se retrouve pile entre ses seins. Vicky estime que ça mérite vérification donc elle m’appelle (j’avais pas entendu la conversation) et me positionne, debout, à côté du jeune homme. Pas convainquant. « Ah mais attends, j’ai mes talons ». Je descends de mon perchoir et là, tout le monde explose de rire. Merci les gars, je vous en veux pas du tout… (grml grml)

 – Nina le dico vivant est de retour. « Ninaaaaaaaaaaa ! » « Ouiiiiiiiiii ? » Rémi arrive à mon bureau. « Tu peux venir s’il te plaît ? Y a Benjamin, il me croit pas quand je dis que les accents aigus, ce sont ceux qui montent et les accents graves ceux qui descendent ». Et me voici donc dans l’ancien bureau de Gonzague devenu celui de Benjamin à expliquer que oui, Rémi a raison et que y a un petit Robert juste là.
 

– Ca faisait longtemps que j’avais pas eu un boulet accroché à mes basques. Hier soir, je rentre après une soirée un peu arrosée (en fait, c’est surtout le Daïquiri quasi cul sec qui m’a tuée), je me pose tout au bout du quai de mon train pour fumer sans déranger personne et là, un mec commence à me rôder autour et finit par m’adresser la parole. « Pardon, y a pas un autre train pour Plume sur Berges avant celui-ci ? ». Hé merde. Je lui réponds gentiment que non, c’est le dernier et qu’en plus, il est omnibus puis je vais m’asseoir. J’ouvre mon
bouquin, je commence à lire et le voilà qui s’assoit en face de moi « rebonsoir », « rebonsoir ». « Ah mais il est vraiment tard ce train, blablablabla ». Bon, ok,
je sens que je suis pas prête de finir mon livre. Et voilà que le mec me raconte sa vie, qu’il est en instance de divorce de sa 2e femme, 4 enfants (mmm, tu me fais rêver là), qu’il a
bossé à Montpellier, passé par Toulouse, blablablablablablabla. Je peux pas en placer une mais je peux pas non plus me replonger dans mon bouquin (j’ai essayé). Arrivée à Plume sur Berges, je suis bien obligée de descendre. Heureusement, arrivée devant ma rue, je lâche un « moi, je vais par là » « ah ben ok, j’espère qu’on se recroisera et qu’on aura le temps de faire plus ample connaissance… ». Ben pas moi.

– A la question « Gabriel et Nina sont-ils en couple ?», je déclare officiellement que c’est non. Ou alors, il a de drôles de mœurs mais ça fait une semaine qu’il est rentré de vacances et qu’il vient pas me parler quand on est sur MSN donc voilà. Donc maintenant s’annonce un match fantastique « orgueil contre hormones ». Qui va l’emporter ?

– Lundi, chaussures fermées à talon, temps gris. Mardi, baskets avec chaussettes (beuuuuuh), temps gris. Mercredi, chaussures d’été ouvertes qui montrent mes ongles vernis : pluie. Je veux pas dire mais je pense qu’il y a une conspiration divine quelque part, là.

– Samedi : soirée chez So Long, dimanche et lundi : soirées chez Vicky (mais super softs), mercredi : verre avec un charmant jeune homme. Oui, verre au singulier car véritablement infect. Je pense que le mec m’a servi un truc de bain de bouche, sans même un glaçon ni rondelle d’orange. Vendredi : soirée forum again. Cette semaine, j’ai donc réussi à rester deux soirs chez moi, youhou !

 – Sans doute plein d’autres choses mais en ce moment, j’ai pas le temps de l’écrire en temps réel ma liste donc j’oublie ! 

Ciao mes exs

L’autre jour, j’ai acheté un nouveau mobile. Jusque là, rien de bien trépidant. Il est beau, je me suis fait des sonneries qui dépotent, trié mes contacts pour mettre des sonneries
à la plupart d’entre eux (girlie team, famille, mecs, blog, Paris…). Ouais, comme j’ai plus le net, j’ai même eu le temps de faire mes sonneries et tout. Mais c’est pas le sujet, je m’égare dès l’intro, ça commence bien. Non, je veux vous parler de mon ancien mobile, celui où y avait des photos de mes ex et leurs SMS (enfin, certains, pas tous) que je gardais précieusement. Pourquoi ? Sans doute parce que je suis un peu fétichiste, sans doute pour les relire et voir ce que ça me fait.

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Mais le « drame » arriva, ma mère décida que mon ancien portable était mieux que son Nokia qui date d’il y a 5 ou 6 ans. Ouais, elle a raison donc elle veut récupérer mon
portable. Donc je dois tout effacer, mes textos amoureux, les photos, tout. Je m’exécute avec une pointe de nostalgie. Et c’est là que je veux en venir : doit-on garder ce genre de
choses ? Si je regarde sur mes pcs, j’ai des photos de plusieurs exs ou amants, je les garde. Pas tant pour faire un tableau de chasse (il en manque…) mais plus parce que ces hommes ont fait partie de ma vie et m’ont tous apporté un petit quelque chose quoi qu’il en soit. De l’amour, de beaux moments, de la confiance en moi, un épanouissement, une force… Enfin, plein de choses, quoi. Des fois, je me pose la question si tous ces souvenirs ne sont pas des petits boulets attachés à ma cheville mais je ne peux nier mon passé. Ces hommes font de moi la femme privée que je suis, la pire relation amoureuse m’apporte des leçons et de l’expérience pour la suite. Même les histoires éphémères peuvent servir. Par exemple, dès que je me trouve moche, je me souviens du sublissime Cyril, un des mecs les plus beaux que j’ai jamais vus, je me rappelle de la nuit passée ensemble, comme c’était bien, comme il me dévorait des yeux et tout… Puis il avait la peau douce. Faudra un jour que je me penche sur ma fascination pour les peaux douces, tiens.

Question annexe : et mes mecs, ils apprécient que je garde des photos de mes ex ? Perso, je m’en fous que mon mec garde des photos de ses anciennes copines vu que déjà,
je vais pas aller fouiller son ordinateur donc je saurai même pas qu’il en a. Puis ça me paraît normal. Il est quelque part malhonnête d’effacer ces traces, comme si on niait ce que l’on avait vécu. Je dirais même que les effacer rend un peu la chose suspecte genre on a quelque chose à cacher. Je ne montrerai jamais à mes mecs les photos de mes exs (sauf s’ils le demandent mais bof) parce que j’en vois même pas l’intérêt. J’ai pas forcément envie de voir la photo de ses anciennes copines, je vois pas pourquoi, lui, il aurait cette curiosité. Mais arrive un âge où on peut difficilement prétendre n’avoir rien vécu, n’avoir aimé personne, avec un grand ou un petit a. Et je ne vois pas pourquoi une nouvelle relation devrait rimer avec effacement du passé. Ce que j’ai vécu avec les autres avant est indépendant de ma relation actuelle, elles ont une place quelque part dans mon cœur. Je crois qu’à bien y penser, je ne supporterais pas qu’un mec m’impose de jeter
mes souvenirs, de ne plus revoir mes exs… Garder mes souvenirs ne veut pas dire que je sois toujours amoureuse d’eux (sinon, j’aurais vraiment un très très gros cœur) mais mes exs me connaissent intimement, ils connaissent mes réactions, ma façon de fonctionner et j’ai toujours de l’affection pour eux, hors de question de les foutre à la porte de ma vie. D’ailleurs, je trouve dramatique de penser qu’on soit obligés de couper les ponts de façon ferme et définitive avec ses ex, si on est toujours amis avec eux. Si la nouvelle relation amicale ne nous fait pas de mal et ne sert pas à maintenir quelques flammes amoureuses, je ne vois vraiment pas où est le problème.

Bien sûr, je ne suis pas particulièrement jalouse donc moi, j’ai aucun souci avec les exs de mes mecs. Par ailleurs, je pense que le fait que je garde certains souvenirs (pas tout quand même) s’explique certainement car ma forte affectivité et un certain côté fleur bleue. Finalement, c’est un peu comme des souvenirs de vacance qu’on regarde de temps en temps pour se rappeler du super voyage qu’on a fait, des bons moments passés ensemble. Et puis ça permet de voir où on en est. Si je me sens obligée de regarder la photo de mon ex tous les jours et que je mets à pleurer à chaque fois, là, y a un problème. Si je relis nos échanges en souriant et que je n’y passe pas ma vie dessus, c’est que j’ai tourné la page des sentiments amoureux et ne reste que l’agréable nostalgie. Et puis, honnêtement, lire des « je t’aime », « tu es belle » et compagnie, si mon cœur ne fait plus 4 tours sur lui-même, mon ego, lui, il adore.

La liste de la fille qu’est plus en vacances

Ca dure jamais assez longtemps

 

– Retour sur Paris en fanfare ; arrivée à 0h05 (au lieu de 23h50, mais 15 mn de retard, c’est rien comparé aux 3h de la dernière fois), attendu un taxi une heure, l’un d’eux m’a refusé à cause de Kenya. 1h30, j’arrive ENFIN chez moi (notons que le lendemain, je reprenais le boulot). En rentrant, je me rends compte qu’il n’y a plus d’électricité, j’ai coupé les plombs par accident en ouvrant la porte… le jour de mon départ ! Du coup, quand j’ai ouvert mon frigo, je me suis soudain crue au port. Du coup, je vais me coucher. Le lendemain, le réveil sonne à
8h. J’entends beaucoup de bruit dans la rue, des camions car ils font des travaux dans ma rue. 8h15, les marteaux piqueurs juste sous ma fenêtre. Curieusement, le marteau piqueur dès le matin, ça met pas super de bonne humeur.

– « Devenir comme Nina », expression péjorative désignant toute personne estimant qu’une soirée sans alcool peut aussi être réussie. De façon plus générale, personne souhaitant faire parfois des choses constructives et/ou culturelles de ses soirées, Sans alcool.

– Je suis un boulet. Pour de vrai. Mardi, je dois passer un coup de fil d’une cabine et en repartant, je me perds mais bien. Au bout de 45 mn, je finis par retrouver un métro. 10 stations plus tard (avec un changement), je retrouve enfin mon agence, ouf ! Mercredi, j’arrive au boulot, je suis la première. Je dois enlever l’alarme mais je me goure dans le code et elle
sonne. Goooooooooooood morning le 15ème ! Le même soir, je pars en dernier avec Philippe qui me propose gentiment de m’avancer un peu en voiture. Je dois mettre l’alarme. Je me plante 3 fois dans le code, je déclenche l’alarme. Ce code me plaît pas. Le monsieur qui fait le ménage arrive juste après et nous file son code, le sien est mieux, je me demande si je pourrais pas l’utiliser à la place.

– Grâce à mybloglog, je sais qui passe sur mon blog si ces personnes ont un profil. Très instructif.

– Est-ce que je peux demander à la RATP de me rembourser mes grilles de sudoku ? Non parce qu’essayez de remplir un sudoku dans la ligne 4, c’est illisible et du coup, on fait des erreurs parce qu’on sait plus si le chiffre, là, c’est ou 3 ou un 5, un 6 ou un 8.

– Dans la série je me prends la honte de ma vie dans la rue : vendredi. Avant de partir de chez moi, j’enfile ma veste, j’y suis pas très bien dedans mais j’ai pas le temps d’analyser le truc, tant pis. Train, métro, me voici dans ma rue du boulot. Soudain, je sens un truc qui glisse sur mes cuisses et mes mollets et tombe. Je me retourne, me demandant bien ce que ça pouvait être. Un pantalon. Pas celui que je portais sur moi mais un que j’avais posé la veille sur mon porte manteau improvisé et qui était resté collé à ma veste par électricité statique. Nina, la première fille qui perd son pantalon dans la rue… sans pour autant qu’on voit sa culotte.

– La vie est joueuse : elle peut vous faire démarrer la matinée avec une nouvelle géniale et vous la faire finir au commissariat pour porter plainte. Sans aucun rapport entre les deux événements.

– Alors, deux choses : soit free fait livrer ses colis par pigeons voyageurs, soit leurs prises, ils les font pousser ou les font fabriquer par des enfants en centres aérés, c’est pas possible. 3 semaines pour livrer une prise électrique, c’est vraiment du foutage de gueule. Du coup, j’ai voulu en acheter une vendredi. Résultat : dans ma boîte aux lettres, un avis de passage pour aller chercher un colis (sans doute la prise) et en plus, ça marche même pas, celle que j’ai achetée. Non parce qu’avec le bol que j’ai, c’est la box qui est morte donc je
vais passer deux mois sans Internet chez moi.

– Consécutivement à ça, je ne suis plus très présente ici, j’ai eu une semaine un peu chargée (grosse réunion jeudi, j’ai pas pu me connecter quasiment) plus gros problème perso à gérer. Si tout se passe bien, je pourrai bientôt lever la modération des comms et avoir à nouveau le net chez moi. Mais même si j’y réponds pas de suite, je lis vos comms dans la journée.

– Ma connasse de bimbo est passée d’un stade pré anorexique à un stade pré obèse en 5 minutes. Il fait peur ce jeu.

– Dans la série cultivons nous, j’ai appris cette semaine que le terme « comment ça va ? » est une abréviation de « comment ça va à la selle ». Sous entendu : « et ton transit, il est nickel ? ». Donc, maintenant, quand quelqu’un vous répondra « non ça va pas », donnez lui un Actimel. Ou un Activia parce que ça remet de l’ordre en dedans de toi.

– Heure du décès confirmé de la freebox : samedi 11 août à 11h23. Et merde !

La drague à l’hôpital

Par Lucas

Aujourd’hui je vais vous parler de ce sujet passionnant qu’est la drague à l’hôpital… Autant vous dire tout de suite que je suis resté très sage pour ma part. Alors oui, bien sûr, j’entends déjà les aigris se foutre de ma gueule en rigolant vulgairement : « C’est sûrement que t’as pas réussi à choper, Lucas !!! ». Pfff, ya vraiment des mecs aigris… Aigris ET lourds.

Je vous rappelle que j’ai mis un peu de temps à retrouver de la clairvoyance après mon coma…

« Lucas, tu sais où tu es là ?

– Bien sur ! Je suis à Des Moines, Iowa, Youhessaiye. Pourquoi ?

– Ah… Bah oui c’est sûr… On a importé de l’Evian et des infirmières qui parlent français… »

 

Une fois revenu à mon état « normal », je me suis interdit de draguer les femmes qui etaient là pour s’occuper de moi : médecins, infirmières, kiné, etc… Bah
oui, elles sont à l’hosto pour aider les gens et pas pour qu’un relou les emmerde ! Vous imaginez l’infirmière qui se pointe et…

« Des douleurs Monsieur Lucas ?

– Non aucune douleur, si ce n’est à l’âme, causée par votre charme… »

 Oh le lourd !
 

Même la patiente la plus jolie je me suis interdit de la saouler ! Du coup j’ai développé un jeu subtil : trouver des analogies entre la demoiselle et moi, lui montrer que je suis un garçon « intéressant » à travers un discours pas trop chiant… Pas facile ! La faire rire ? Pas facile non plus, surtout quand vous traînez votre humour de merde comme un boulet…

Et puis soudain L. est apparue. La belle L..
Espagnole
En maillot de bain.
Quelques explications ?
 

Sur la fin de mon hospitalisation « de nuit » (depuis je dors chez moi et je vais à l’hosto quotidiennement), j’ai eu le droit d’aller en balnéothérapie. Pour les
incultes et les fans du PSG qui nous lisent par dizaines, je précise que la balnéothérapie n’est pas une nouvelle (néo) forme de soins (thérapie) fondée sur la danse (bal) mais tout simplement une sorte de kiné à la piscine. Toi y en comprire ou moi parler le footeux ?

J’ai donc été pris en charge par une kiné TRES jolie (je dois dire que ,sur le coups, j’ai été très heureux de ne pas bander… Oui je suis un poète…)

Je vous laisse imaginer la scène ; la nana en maillot de bain, superbe, et Lucas en moule-bite, couturé de cicatrices, pas beau…La classe. Internationale en l’occurrence. Viva España…

Bon comme je m’étais mis un stop je ne me suis permis que le dernier jour de lui écrire un poème. Un poème non signé. Enfin poème, c’est un bien grand mot… Ma première esquisse depuis l’accident ! Quel lover ce Lucas ! Je vous laisse là-dessus !

Arrêtez-vous !
Oui, vous ! Observez la, Regardez-la nager,
Elle a la prestance d’une sirène en Mer Egée,
L’allant d’une naïade égarée en ces lieux,
L’agilité d’une fée…voire même mieux !
 
Regardez-la…
 
Elle a une démarche gracile et légère,
Comme une déesse tombée sur Terre,
Une beauté évidente, un visage envoûtant :
Un simple sourire d’elle est vraiment… émouvant.
 
Regardez-la mieux…
 
Elle a des yeux qui caressent,
Un regard malicieux et câlin,
Un mélange de joie, de tendresse :
Mon bonheur, certain matin.
 
Regardez la encore…
 
Elle cache un côté audacieux, jovial, et facétieux,
« Como si la fiesta » lui manquait un peu
Cela donne envie de la prendre par la main, tout de go,
Et d’aller, un soir, sur les quais, y danser un Tango…
 
J’avoue…
 
J’aurais aimé tomber dans l’excès,
Ne pas vous la décrire mais plutôt l’encenser
En sourire, dans quelques mois, d’un souvenir éthéré :
Si vous la croisez entretemps, vous lui sourirez ?
 

Deux ans

L’autre jour, je discute avec ma mère qui me fait une révélation : mon cousin vient de quitter son compagnon de deux ans et demi et est retourné vivre chez sa mère en attendant. La discussion se poursuit sur le sujet et ma mère me fait :

« ouais ben c’est comme toi quand tu as rompu avec Guillaume l’an dernier.

– Maman, ça va faire deux ans. »
 

Ben voilà, ça fait deux ans depuis le 03 juin. Deux ans de célibat entrecoupés de petites histoires. C’est pas que je sois une fana des bilans (enfin, si, quand même) mais en ce moment, je suis assez déprimée par ma situation sentimentale et cet anniversaire tombe un peu mal. Pourtant, il s’en est passé des choses en deux ans, j’ai quitté le système universitaire, j’ai déménagé, j’ai commencé ma vie active (si, j’ai eu un CDD !). Côté privé, j’ai côtoyé plus d’hommes en deux ans que pendant tout le reste de ma vie mais à l’arrivée, ben, me voilà seule. Bon, grâce à ses aventures, il paraît que je suis très épanouie sexuellement (c’est pas moi qui le dit). Sans doute que j’aurais pu m’abstenir de partager ma couche avec certains mecs mais au fond, je n’ai aucun regret, ça ne sert à rien. Après tout, je ne peux pas toujours tomber sur des mecs biens, ça se saurait, sinon. J’ai eu mon lot de connards, comme tout le monde, j’ai aussi eu des mecs bien, ouf !

Depuis quelques temps, je me suis lassée des relations sans lendemain, j’avais plus envie de m’engager, de commencer à construire ma vie privée. Après tout, maintenant que ma vie professionnelle se stabilise un tout petit peu, essayons de voir si je peux aussi trouver l’amour. Sur ces bonnes résolutions, je rencontre Alex et j’y crois fort, j’oublie de me protéger et je me prends un mur. C’était pas le bon moment, Alex a des choses à régler et ne peut pas construire quoi que ce soit au niveau amoureux. Je n’en dirai pas plus. Curieusement, c’est l’histoire la plus courte que j’ai jamais eue mais j’ai du mal à tourner la page. Sans doute parce qu’Alex est un mec fantastique qui plairait même à mes parents et même à ma vilaine grand-mère. Bon, ben, ça n’a pas marché, je n’ai pas de rancœur à ce niveau-là. Par contre, Alex a un talent particulier : il me révèle toutes mes failles, tout ce que je n’ai pas réglé dans mon passé amoureux. Je ne m’en étais pas rendue compte mais ma dernière histoire avant lui m’a fait vraiment du mal. Pas à mon petit cœur, non, mais à la confiance que je peux avoir en moi. Déjà que je suis la pro pour me remettre en cause, quand un homme avec qui j’ai eu une aventure me fait bien comprendre qu’il doute aussi de moi, de mes capacités à trouver du boulot, de tout ce que je peux dire y compris des choses insignifiantes, ça finit par faire mal. C’est aussi pour ça que je me suis autant accrochée à Alex car il m’a percée à jour très vite, il me comprend et j’avais pas besoin de lui mentir. Il me prenait telle quelle et c’était tellement rassurant de se sentir appréciée pour soi et pas pour l’image que l’on peut donner. Et puis, toute cette histoire n’a pas servie à rien, bien au contraire. A défaut d’être le futur père de mes 3 enfants, Alex est toujours quelqu’un de très proche avec qui il est bon de parler et que j’adore.

 

En même temps, j’aurais dû me douter que ça ne pouvait pas durer. Je connaissais ses problèmes, je savais qu’on ne vivait pas à côté, je savais qu’on était débordés par nos boulots respectifs mais je me suis dit qu’on s’en sortirait bien. Parce que y a un truc qui cloche chez moi quand même : plus une histoire est compliquée, plus je m’y jette tête baissée. Pourquoi ? Ben j’en sais absolument rien. Peut-être parce que le côté « c’était pas gagné mais on l’a fait » me transcende. Par ailleurs, j’ai une attirance pour les hommes en souffrance. Entre ceux qui ont des problèmes avec leur passé sentimental, ceux qui ont des problèmes relationnels avec leurs parents ou même les deux… Ouais ben y a pas dire, les écorchés vifs, ça me branche. Pourtant, je n’aspire qu’à une histoire simple, pourquoi faut toujours que je me retrouve dans des situations compliquées ? C’est peut-être une question de pas de chance mais ça n’explique pas tout. Quand j’ai parlé d’Alex à Gauthier, j’ai eu droit à un : « mais tu le fais exprès ou quoi ? ». Heu… Le froid m’a dit que c’est nous qui les attirions (et non l’inverse). Heu aussi…

Peut-être que je suis une incurable romantique qui ne veut que des histoires folles, passionnées, délirantes. Difficiles aussi mais l’happy end me paraît toujours possible. Quand j’ai commencé à sortir avec Guillaume, c’était mal barré : il vivait à l’époque chez ses parents. Il s’entend mal avec son père assez autoritaire et il ne pouvait pas sortir en semaine donc pour avoir de l’intimité, il fallait se caler des trous entre mes cours pour aller chez moi. En plus, il sortait d’une longue période de célibat et, au début, je vivais mal le fait de ne pas beaucoup le voir hors de la fac, de le voir passer beaucoup de temps avec ses potes et peu avec moi. En plus, au départ, je connaissais pas son père donc je croyais que tout cela était exagéré mais finalement, non. Il était très gentil avec moi papa Guillaume mais il s’entendait pas avec son fils et tout était susceptible de partir en dispute. Donc, au début, c’était mal barré, Gauthier m’a même dit qu’il y croyait pas, à notre couple. J’ai passé des nuits à pleurer en me disant qu’on s’en sortirait pas… Et finalement, si. Donc cet exemple me fait peut-être un peu trop croire que quand on veut, on peut. Mais tout n’est pas si simple.

 

Et maintenant ? Pour l’heure, je suis encore un peu trop dans la nostalgie de mon histoire avec Alex pour avoir envie de fréquenter un autre homme. Et puis je me rends compte que je suis actuellement trop fragile pour tenter une nouvelle aventure amoureuse, je crois qu’un nouvel échec me foutrait un coup trop grand, je dois me préserver un peu. Il faut que je me reconstruise, aussi, que je panse ces foutues plaies que j’avais même pas vues, que je reprenne confiance en moi. Je suis une fille super, pas un boulet. Je peux être aimée, comme les autres filles. Je n’ai pas à tricher pour plaire. Puis même qu’il paraît que je suis belle, même sans maquillage. Et faut que j’arrête de me trouver des histoires compliquées, aussi. C’est pas parce que la relation est simple qu’elle est sans passion. Moi aussi, je finirai par trouver une moitié. Tiens, faudra que j’aille revoir M. le marc de café car mine de rien, s’il est très mauvais pour situer les événements dans le temps, ce qui m’a dit s’est réalisé. J’ai bien eu deux entretiens d’embauche et un boulot avec un monsieur à double prénom (Pierre-Cécil, le DRH choupinou) et j’ai fini par rencontrer un mec très bien qui avait des problèmes aux yeux. Bon, tout est décalé de trois mois par rapport aux dates qu’il donne mais à l’arrivée… Mais je vais rester célibataire quelques temps. De toute façon, après avoir discuté avec Gauthier, je me rends compte que je ne veux ni d’un mec ni d’un amant, juste une paire de bras réconfortants pour me réconforter. Là, je préfère me concentrer sur mon travail et ne plus me poser de questions. Ca sera plus simple. Je n’attends plus rien, advienne que pourra. En attendant, ses deux années n’ont pas été vaines, je sais maintenant que quand je veux un mec, je peux l’avoir.

En attendant, vu que je n’ai pas de plan M et qu’il n’y a pas de choupinou à l’asso où je bosse, je bénis TF1 de repasser Lost tous les soirs à 17h. Mater Sawyer pendant trois quarts d’heure, ça fait du bien aux yeux.