Je passe mon niveau 2 !

La plongée, c’est comme le parachute : si tu veux que tout se passe bien, tu as intérêt à maitriser tes paramètres. Toute ma semaine de passage, en fait, j’ai joué au parachute sous-marin : bras plaqués le long du corps, j’ondule le buste selon la
direction que je veux prendre (haut/bas), je gonfle et dégonfle mes poumons. Bref, je fus follement aérodynamique mais sous l’eau (aquadynamique ?).


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Pour ceux qui nous rejoignent et ceux qui papotent en fond de classe, je suis partie la semaine de Pentecôte dans le Var
passer mon niveau 2 de plongée. Pour faire simple, le niveau 2 me permet de descendre à 20 m avec des camarades niveau 2 ou plus et jusqu’à 40 avec un guide de palanquée (c’est un niveau 4 au moins, un peu comme un 3e qui donnerait la main à un 5e). Donc si je pars avec mes camarades niveau 2, faut que je sois capable de les aider en cas d’incident voire accident et c’est un peu tout ce que j’ai appris cette année. Entraînements le mardi et le vendredi (ok, le vendredi, j’y suis allée une fois), fosses le week-end, sacrifiant quelques grasses matinées, cours théoriques le mercredi soir pour apprendre réglementation, tous les accidents possibles et imaginables (genre le cours, tu sors de là, tu veux plus approcher une piscine à moins de 100 m) et surtout les réactions à avoir si ceux-ci se produisent, le matériel, la bio sous marine et on a même fait des exercices de physique et de maths avec nos amis Archimède et Boyle-Mariotte. Quant aux tables de plongée, c’est un bonheur de tous les instants. J’ai même eu un devoir sur table le 8 juin, 6 ans que ça ne m’était pas arrivé !

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Après tout ce travail, nous voici dans le Var pour valider (ou non) notre niveau 2. Je suis montée dès le lundi, gagnant de fait deux plongées explo par rapport au gros du groupe n’arrivant que le mardi soir. Ce jour là, je plongeais avec Alice, aspirante niveau 2 et Corinne, encadrante qui m’avait eue à Colera et qui pensait sincèrement que je ne m’en sortirai jamais. Il faut savoir qu’arrivée au Var, je n’avais que 9 plongées en mer contre 15 à 30 pour les autres. Et paf, je l’ai épatée. Comme j’ai travaillé dur, j’ai géré ma stabilisation comme une reine (même plus je palme pour me maintenir) et j’ai supprimé mes gestes parasites, divisant ma conso de quasi la moitié, rallongeant ainsi la plongée. Du coup, le mardi soir, je déborde de confiance. Le niveau 2, c’est in ze pocket comme qui dirait.

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Du mercredi au vendredi, on enchaîne les plongées techniques, on s’entraîne aux remontées assistées au milieu des mérous et des barracudas (y a plus dégueulasse comme salle d’entraînement), aux remontées expiratoires, aux « je vide mon masque sans bouger, t’as vu ? ». Le souci, c’est qu’on fait beaucoup d’ascenseur et mes oreilles commencent à tirer. Légèrement marquée par mon barotraumatisme marseillais, je craignais le pire mais étant excessivement prudente sur laquestion, ça passe. Je maîtrise de mieux en mieux la remontée assistée et je ne foire presque plus trop mes paliers, mes deux bêtes noires. Pour expliquer à nos amis non plongeurs, la remontée assistée, je dois attraper avec douceur un plongeur qui me fait signe qu’il a un problème nécessitant une assistance et le remonter à la surface à la bonne vitesse (trop vite, je nous colle un accident de décompression, c’est PAS une bonne idée. Même si ok, à 20 m, c’est pas trop probable mais quand même). Or nos gilets contiennent de l’air qu’il faut purger au fur et à mesure que l’on remonte car il se dilate. Bon, c’est pas un blog de physique ici, notez juste que plus on remonte, moins y a de pression, plus l’air se dilate et plus il nous porte. Et là arrive le problème de palier, je m’envole à chaque fois à la surface car même si mon gilet est vide et que je suis correctement lestée, je respire pas bien et j’ai trop d’air dans mes poumons. En gros, sur 10 plongées, j’en ai réussi parfaitement 2. Plof. Mais globalement, la semaine se passe super bien, je ne fais pas trop de conneries, si on exclue la sortie explo où je me suis trompée deux fois de palanquée mais paraît que c’est pas trop de ma faute, la fille qui avait été nommée guide de palanquée allait dix fois trop vite et moi, flânant un peu, je suivais les premières palmes passant (avant de me rendre compte que personne dans ma palanquée n’a de palmes roses donc je ne suis pas les bonnes personnes).

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Samedi, c’est le jour J, le jour du passage de niveau, on a deux plongées pour faire nos exercices. Je suis avec Isa
Rousse (je n’avais jamais plongé avec elle en mer mais je sais que c’est une très bonne plongeuse) et un encadrant qu’on n’a pas d’ordinaire mais que j’aime beaucoup. On plonge, on gère tous les exercices, je réussis parfaitement une remontée assistée (et foire un peu la 2e) mais globalement, ça va, je suis détendue. Le midi, pique-nique sur une île, on n’a pas beaucoup d’eau mais je suis guillerette, je console même Marielle, une fille de mon groupe dévastée car elle a complètement raté son assistance mais rien n’est perdu. Sauf que l’après-midi, tout va de mal en pis. Mes oreilles ont du mal à passer, j’ai froid et soudain, en bas, j’ai le tournis, je ne sais plus bien si on monte, on descend, on tourne ou on stagne. Ca dure une demi-seconde, je me dis que j’ai rêvé. Je fais mes exercices et bien mais je commence à être à la traîne, mes oreilles ne passent plus. Et là, c’est magique : l’encadrant ne me sentant plus, c’est lui qui me fait une vraie remontée assistée. Un peu comme si le jour du permis, l’examinateur me faisait un créneau. Il me tient la main jusque sur le bateau, j’avoue que j’étais un peu partie. Sur le bateau, j’ai mal à la tête et la gerbe. Fatigue+ déshydratation, j’ai subi un vertige altérobarique, youhou !

 


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Et pourtant, pourtant. Mon niveau 2, je l’ai. Corinne m’a avoué avoir été bluffée par ma progression durant la semaine
mais j’avoue que j’ai senti que j’avais eu le déclic. La soirée qui s’annonce va être dantesque et le lendemain, nous allions pouvoir tester notre autonomie à 20 mètres.

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Sauf que la vie, elle aime bien ne pas faire ce que j’avais prévu…

(oui, c’est un à suivre tout pourri)

Ciao mes exs

L’autre jour, j’ai acheté un nouveau mobile. Jusque là, rien de bien trépidant. Il est beau, je me suis fait des sonneries qui dépotent, trié mes contacts pour mettre des sonneries
à la plupart d’entre eux (girlie team, famille, mecs, blog, Paris…). Ouais, comme j’ai plus le net, j’ai même eu le temps de faire mes sonneries et tout. Mais c’est pas le sujet, je m’égare dès l’intro, ça commence bien. Non, je veux vous parler de mon ancien mobile, celui où y avait des photos de mes ex et leurs SMS (enfin, certains, pas tous) que je gardais précieusement. Pourquoi ? Sans doute parce que je suis un peu fétichiste, sans doute pour les relire et voir ce que ça me fait.

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Mais le « drame » arriva, ma mère décida que mon ancien portable était mieux que son Nokia qui date d’il y a 5 ou 6 ans. Ouais, elle a raison donc elle veut récupérer mon
portable. Donc je dois tout effacer, mes textos amoureux, les photos, tout. Je m’exécute avec une pointe de nostalgie. Et c’est là que je veux en venir : doit-on garder ce genre de
choses ? Si je regarde sur mes pcs, j’ai des photos de plusieurs exs ou amants, je les garde. Pas tant pour faire un tableau de chasse (il en manque…) mais plus parce que ces hommes ont fait partie de ma vie et m’ont tous apporté un petit quelque chose quoi qu’il en soit. De l’amour, de beaux moments, de la confiance en moi, un épanouissement, une force… Enfin, plein de choses, quoi. Des fois, je me pose la question si tous ces souvenirs ne sont pas des petits boulets attachés à ma cheville mais je ne peux nier mon passé. Ces hommes font de moi la femme privée que je suis, la pire relation amoureuse m’apporte des leçons et de l’expérience pour la suite. Même les histoires éphémères peuvent servir. Par exemple, dès que je me trouve moche, je me souviens du sublissime Cyril, un des mecs les plus beaux que j’ai jamais vus, je me rappelle de la nuit passée ensemble, comme c’était bien, comme il me dévorait des yeux et tout… Puis il avait la peau douce. Faudra un jour que je me penche sur ma fascination pour les peaux douces, tiens.

Question annexe : et mes mecs, ils apprécient que je garde des photos de mes ex ? Perso, je m’en fous que mon mec garde des photos de ses anciennes copines vu que déjà,
je vais pas aller fouiller son ordinateur donc je saurai même pas qu’il en a. Puis ça me paraît normal. Il est quelque part malhonnête d’effacer ces traces, comme si on niait ce que l’on avait vécu. Je dirais même que les effacer rend un peu la chose suspecte genre on a quelque chose à cacher. Je ne montrerai jamais à mes mecs les photos de mes exs (sauf s’ils le demandent mais bof) parce que j’en vois même pas l’intérêt. J’ai pas forcément envie de voir la photo de ses anciennes copines, je vois pas pourquoi, lui, il aurait cette curiosité. Mais arrive un âge où on peut difficilement prétendre n’avoir rien vécu, n’avoir aimé personne, avec un grand ou un petit a. Et je ne vois pas pourquoi une nouvelle relation devrait rimer avec effacement du passé. Ce que j’ai vécu avec les autres avant est indépendant de ma relation actuelle, elles ont une place quelque part dans mon cœur. Je crois qu’à bien y penser, je ne supporterais pas qu’un mec m’impose de jeter
mes souvenirs, de ne plus revoir mes exs… Garder mes souvenirs ne veut pas dire que je sois toujours amoureuse d’eux (sinon, j’aurais vraiment un très très gros cœur) mais mes exs me connaissent intimement, ils connaissent mes réactions, ma façon de fonctionner et j’ai toujours de l’affection pour eux, hors de question de les foutre à la porte de ma vie. D’ailleurs, je trouve dramatique de penser qu’on soit obligés de couper les ponts de façon ferme et définitive avec ses ex, si on est toujours amis avec eux. Si la nouvelle relation amicale ne nous fait pas de mal et ne sert pas à maintenir quelques flammes amoureuses, je ne vois vraiment pas où est le problème.

Bien sûr, je ne suis pas particulièrement jalouse donc moi, j’ai aucun souci avec les exs de mes mecs. Par ailleurs, je pense que le fait que je garde certains souvenirs (pas tout quand même) s’explique certainement car ma forte affectivité et un certain côté fleur bleue. Finalement, c’est un peu comme des souvenirs de vacance qu’on regarde de temps en temps pour se rappeler du super voyage qu’on a fait, des bons moments passés ensemble. Et puis ça permet de voir où on en est. Si je me sens obligée de regarder la photo de mon ex tous les jours et que je mets à pleurer à chaque fois, là, y a un problème. Si je relis nos échanges en souriant et que je n’y passe pas ma vie dessus, c’est que j’ai tourné la page des sentiments amoureux et ne reste que l’agréable nostalgie. Et puis, honnêtement, lire des « je t’aime », « tu es belle » et compagnie, si mon cœur ne fait plus 4 tours sur lui-même, mon ego, lui, il adore.