Vie de débauche quand tu nous tiens…

Par Gauthier

Bon on ne peut pas dire que mon été soit de tout repos. Pour ceux qui ne connaissent pas encore toute ma vie par cœur je vais tenter un bref résumé de ce que c’est comme animal exactement le « Gauthier ».
Donc j’approche le quart de siècle de façon sereine, avec un lourd passif de conneries en tout genre. Je me suis barré de chez moi à 19 ans bien décidé à croquer la vie et tout ce qu’elle avait à m’offrir. Tout en poursuivant des études j’ai bossé, et tout en bossant je suis sorti plus que de raison. Arrivé à l’age (avancé !) de 24 ans, je me suis remis en question. J’avais le choix :

1/ Finir alcoolique, drogué, bac -2, trav, prostitué, anorexique, au choix ou tout en même temps.
2/ Me ressaisir et finir mes études tout en menant une vie un peu plus rangée

Le suspense est intenable, je sais… Mais je vous fais languir encore quelques mots, allez je vous le dis : j’ai choisi l’option 2.

Ceci fait, je suis retourné chez mes parents, j’ai fini mon année, j’ai obtenu mon diplôme, et je me suis mis en tête de trouver du travail tout en achevant ma formation. Sage décision n’est-ce pas ? Mais, parce qu’il y a toujours un mais, passer de quatre sorties hebdomadaire alcoolisées et tazées avec sexe à profusion, à metro-boulot-dodo, c’est pas si simple.

Au début j’ai pris sur moi, j’ai pensé que le sacrifice en valait la peine, en plus j’avais besoin de me sortir de certaines amitiés « parasites ». Une fois l’année finie et le début des vacances approchant, j’ai comblé ce que je nommais mon « retard ». J’ai tout d’abord commencé par me racheter une vie alcoolique, puis une vie sexuelle le mois suivant. Et en ce mois d’août 2005 je peux le dire : je suis à fond !

Et là c’est le drame ! Voilà que j’ai une conscience qui se met à me parler « mais voyons Gauthier comment veux-tu te remettre à travailler sérieusement en septembre ? Comment ose-tu traiter les hommes avec qui tu couche avec autant de mépris ? Comment ose-tu imaginer que tu peux dépenser autant d’argent dans les fringues, les sorties alors que tu dois déménager à la rentrée ? » .Aïe ça fait mal quand elle se réveille celle là…

Alors j’ai pris une décision (encore une !) je vais en profiter à fond jusqu’à la rentrée et après je me rachète une vie monastique. Comme ça j’aurais encore des cochonneries à vous raconter quelque temps ! ça vous plaît ?

Parlant de ça, je m’en vais vous raconter joyeusement ma dernière dépravation en date : le week-end du 15 août ! Oh douce joie que d’avoir trois jours de repos consécutifs !!!!! En fait deux et demi puisque je bossais le samedi matin, mais bon bref, c’était bon quand même ! Donc le samedi, il se passe pas grand-chose dans la journée. Le soir Nina m’honore de sa présence pour le dîner. On ne s’était pas vu depuis des lustres. Donc ça papote ça papote et ça papote, on dit du mal, du bien des gens qu’on connaît. Vers minuit, une très bonne copine à moi nous rejoint avec de l’orange. Pour fêter ça j’ouvre immédiatement une bouteille de vodka !!! oui le jus d’orange il fat le désinfecter avant de le boire, et la vodka ça désinfecte c’est tout, on est pas alcoolique pfff… Après un demi-litre de vodka à trois nous nous dirigeâmes vers une boite de nuit rempli d’hétérosexuels pour rejoindre un ami qui mixait (bon il est pas encore tout à fait DJ, il apprend et comme il a beaucoup d’amis qui le sont, ils lui prêtent de temps en temps les platines pour qu’il s’exerce devant un public). A chaque fois qu’on sort en milieu gay, les filles me disent « mais ici on peut pas draguer, c’est pas sympa tu penses jamais à nous, pauvre filles hétéro sans vie sexuelle ! », donc là je leur fait remarquer qu’elles peuvent faire leur marché. Mais même avec beaucoup, beaucoup, beaucoup d’alcool, ce défi ne pouvait être relevé par un humain normalement constituer : trop de moches ! Une avalanche de thons de compèt’, une catastrophe ! Donc les filles ont fini par se poser sur une chaise en attendant la délivrance : que je les emmène dans une boîte gay (difficile de vous dire à quel point je jubilais lol). La soirée se termine softement, à 6h du mat’, je couche Nina, un peu pompette mais surtout très fatiguée, tout comme moi.

Le lendemain, Nina émerge tôt et attend sagement que je me lève, on passe l’aprèm à papoter encore et toujours, on se pose au soleil sur ma terrasse, on mange, on se repose. Vers 18h30 elle m’informe qu’elle doit rentrer chez elle. Et on s’aperçoit qu’elle porte sa robe à l’envers depuis qu’elle s’est réveillée (le décolleté dans le dos, et vous savez tous que Nina ne fait pas du 75 A ! ça aurait du nous choquer !) on ris de notre fatigue plus que visible, elle se rhabille convenablement et rentre chez elle.

Moins d’une heure après un de mes plans cul de la quinzaine précédente me contacte sur le net « salut tu veux pas que je te suce maintenant ? ça me ferais plaisir… » Poésie quand tu nous tiens… J’accepte volontiers en lui précisant que je suis une épave et que je dois sortir après. Moralité on baise comme des castors (sic Basic Instinct). Et je le mets dehors avec perte et fracas parce que je suis en retard pour sortir. Ce dimanche soir, je dois voir l’ancienne colocataire d’Océane, vous avez dû lire leurs aventures. Elles ne se parlent plus, mais j’ai gardé de bons rapports avec cette fille que j’ai longtemps considéré comme une amie proche (le temps à fait son œuvre et nous sommes beaucoup moins proche) mais bon ça me fait plaisir de passer un bon moment avec elle en évoquant le passé. Je lui précise que je suis mort de fatigue et que donc je veux ben boire un verre et me coucher vers 1/2h du mat’, pas plus. Elle me précise qu’elle aimerait bien sortir. Le combat s’engage. Je n’ai aucune volonté, je cède et de toute façon j’ai envie de sortir, puisque je me suis bourré la gueule ! nous voilà donc dans le dernier endroit branchouille hétéro avec bar à champagne, piscine intérieure, musique house pouet-pouet, et poufiasses habillées en Versace Dior, et JPG. Sur le chemin j’embarque une petit jeune à peine majeur qui me dragouille sur le net depuis quelques jours et qui avait envie de sortir pour me rencontrer. À 4h l’établissement classieux où nous nous trouvons décide de fermer ces portes, et comme à chaque fois j’échoue dans une boîte pleine de taffioles en train de boire de l’alcool que je ne paye pas. Oui parce que le petit jeune là, il m’a arrosé, mais alors à un point, j’ai arrêté de compter à 6 verres offerts, et je suis encore resté avec lui 2h après ça donc je vous laisse imaginer ! arrivé à 8h30 je me rends compte que mon envie de me coucher tôt viens de voler définitivement en éclats. Mais je reste soft, il est mignon le petit, mais j’ai déjà fait crac-crac ce soir alors je peux aller me coucher tranquillement. Mais apparemment lui non : je me suis fait violer contre un poteau par un gamin !!! Un gamin qui m’a offert à boire !!!! Mais c’est le monde à l’envers !!!!!!! comme dit plus haut : je n’ai aucune volonté. Je me fait ramener chez lui (encore un truc pas normal !) et on baise comme je peux. Parce que là je rappelle que je voulais me coucher à 1h, que déjà à 22h je m’endormais, j’ai bu un litre d’alcool à moi tout seul, il est 9h15 du matin quand nous passons au lit, et moi il faut encore que je bande ????? ça va pas non ? Ah ben merde si je bande, ça alors !!! de toute façon je suis incapable de jouir, il va se décourager et me laisser rentrer chez moi, ben on, il en voulait le petit, et j’ai joui à …. quelque chose comme 10h15 du matin. Par moments je me dis que je devrais tourner dans des pornos, je suis une bête quand même ! J’ai donc eu le droit de rejoindre Morphée à 11h, je l’ai pas quitté jusqu’à 18h.

Là dessus j’entame une nouvelle semaine de boulot chiant à ma banque, avec toujours mon épée de Damoclès (mais si le vieux qui est venu me relancer au guichet) et avec surtout une seule envie : dormir, dormir et encore dormir !

Si c’est pas du week-end de dépravé ça ? Je sais pas ce que c’est alors… Pour info le prochain s’annonce pire encore 😉

Gauthier est une star

Comme Gauthier pleurait parce les gens mettaient toujours son nom en dernier sur les bannières, Matt, dont j’ai déjà parlé (celui qui  a fait la une de magazine qui est en haut à droite) a fondé le : comité-pour-que-gauthier-ne-soit-pas-dernier-de-la-liste. Et en plus, il lui a fait un fan-art! Le voici :

Je veux pas dire, Matt, mais ce serait bien que tu comprennes que la star de ce blog, c’est moi, pas Gauthier! C’est de l’humour, off course.

Merci Matt, Gauthier est très touché

 

Les bannières!

Bon, visiblement, ma bannière est à changer, je vous l’accorde. Un de mes lecteurs, Fred, m’a envoyé deux bannières et je l’en remercie. Du coup, ça m’a donné une
idée : ceux qui le veulent, envoyez-moi vos bannières et je les mettrai ici. Merci de voter en comm’ pour celle qui vous plaît le plus ! Après tout, ce blog est autant le vôtre que le mien,
normal que vous donniez votre avis! Depuis, Fred (un autre, tous mes lecteurs s’appellent Fred! :)) et Mika ont participé. Merci !!

Et une bannière made in Matt! 🙂

De nouvelles bannières de Tink, Matt et Alex!

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Allez, le vote est ouvert jusqu’au lundi 29 août !! Si vous avez des fonds à proposer, aussi, je prends tout!

En tout cas, merci de vous préoccuper du bien-être de ce blog, ça me touche vraiment beaucoup.

 

Les femmes préfèrent les connards

Qu’est-ce que c’est que cette  affirmation, encore ? Décidément, lecteur, je ne t’épargne aucun cliché. Et pourtant, c’est un fait : les femmes préfèrent les bad boys.

 

Trop bon, trop con ?
Lors de mon ancien stage, j’ai côtoyé un garçon charmant, Ludovic, qui figurait dans mes « targets ». Brun, mignon, un sourire à tomber, des fesses à croquer… A la fin de mon stage, il y a eu la finale de rugby et nous avons tous fait la fête jusqu’au bout de la nuit. Nuit blanche avec Ludovic, le lendemain, nous avons dormi ensemble durant un quart d’heure dans un bureau, c’est hautement romantique. Et alors que j’étais à côté de lui, que nous discutions, je me suis dit : il lui manque un truc. Je le trouve super mignon mais, au fond, je  ne suis pas attirée par lui.

Un mois plus tard, je déjeune avec une ancienne collègue de mon âge et nous voilà en train de discuter de Ludovic : il est mignon, attirant, sexy, mais… En fait, ce « mais », c’est qu’il est trop gentil, un comble ! Ma collègue sort d’une histoire compliquée avec un homme marié qui l’a quittée pour fréquenter une autre jeune femme. Mais elle ne vit et ne respire que pour lui, elle attend (à raison, apparemment) son retour. Ludovic est sur le carreau, il ne la fait pas vibrer. D’après ce que nous savons de la vie amoureuse du jeune homme, elle n’est pas brillante : il ne sortait qu’avec des filles qui ne lui plaisent pas plus que ça car celles qu’il convoite n’ont pas envie de lui. Il est trop gentil, trop lisse. Fin de la démonstration.

Si tu ne m’aimes pas, je t’aime
Les femmes préfèrent les connards, c’est un fait. Le font-elles exprès ? J’en doute. Si je regarde dans la liste de mes vingtenaires et que je vois les relations de Anne et son Tobias ou Victoire et son Fulbert, Linga et son ex, je me dis que nous avons un gène masochiste très prononcé. Je suis désolée, les filles, mais quand je vois comment ces hommes vous ont traitées, ça me gonfle. D’une part, nous sommes des princesses donc nous devons être considérées comme telles. D’autre part, pour ces sales types, votre ego est passé à la trappe et à l’arrivée, vous avez souffert plus qu’autre chose. Bien évidemment, je n’échappe pas à la règle. Jeune, je suis sortie avec un sale type trentenaire alors que je n’étais pas vingtenaire, une relation dominant/dominée très forte. Plus il me foutait plus bas que terre, plus je rampais à ses pieds. Gauthier m’a avoué récemment qu’il m’aurait volontiers giflée, à l’époque, pour que je me sorte de cette relation. Six ans plus tard, je me rends compte qu’il avait raison, je ne comprends pas comment j’ai pu me faire marcher sur les pieds comme ça.

Mais pourquoi préférer les bad boys aux gentils garçons ? Dans la série Lost, je bave devant le vilain Sawyer qui est terriblement sexy, Jack est trop lisse, toujours pareil…Et
apparemment, je ne suis pas la seule. Pendant son séjour, Clara et moi discutions sur un banc de ma ville à 22 heures en attendant que nos pizzas soient prêtes (elles m’ont rendue malade, d’ailleurs). Et voilà qu’elle considère sa propre vie amoureuse et soupire : pourquoi a-t-elle couru longtemps après son ex qui ne l’a jamais considérée avec les égards qu’elle mérite. Je me souviens en décembre, juste avant les vacances, nous avions passé un après-midi avec une camarade de promo et elle nous avait exposé ses problèmes de couple. Pour moi, il était clair qu’ils ne passeraient pas les vacances et j’ai eu raison. Je ne parlerai pas de leur couple en détail mais le coup de grâce fut un voyage professionnel de monsieur au Sénégal (je crois, je ne suis pas sûre du pays). Il part avec une collègue plutôt charmante et des amis et n’appelle quasiment pas Clara. Et, à son retour, il lui sort : « Je veux retourner au Sénégal avec X et Y pour les vacances ! » Et elle, elle pue le pâté ? Et pourtant, elle a cherché à le récupérer en avril et a lâché l’affaire il y a peu, définitivement dégoûtée de son attitude. Pareillement, nous avons discuté d’une de ses amies dont le cœur balance : d’un côté, son nouveau petit ami officiel qui la bombarde de textos d’amour, de coups de fil, qui veut la voir tout le temps. De l’autre un playboy dédaigneux qui aime s’entourer de jolies filles mais qu’elle avait repéré avant. Normalement, la raison devrait la conduire à choisir le premier…mais non !

Un de mes charmants lecteurs (il se reconnaîtra) m’a raconté par mail quelques anecdotes amoureuses dont une qui illustre ce que je raconte : il sort en boîte avec, entre autres, un de ses amis et une nana. A l’entrée de la boîte, la joyeuse troupe croise deux demoiselles qui s’apprêtent à partir car il n’y a personne mais nos gentils garçons les convainquent de rester : pourquoi partir puisqu’ils sont là ? Bref, durant la soirée, un des garçons mélange copieusement sa langue avec la fille avec qui il est arrivé (mais qui n’était pas sa copine), celle-ci étant morte saoule puis il est allé rejoindre les deux filles croisées à l’entrée et il a soutiré le numéro de la plus jolie avec qui il est sorti deux jours plus tard.

Le connard a tout compris
Mais pourquoi on préfère les connards ? J’ai une théorie à ce sujet. C’est parce que sortir avec un connard, c’est un sacré défi. Partons du constat, indéniable, qu’on veut toujours ce qu’on ne
peut avoir. Sortir avec un garçon sympa, c’est être sûre d’avoir de suite un prince charmant serviable et dévoué à notre personne. C’est bien mais pas drôle, il est où, le défi ? Je pense qu’inconsciemment, on recherche le bad boy qu’on va tenter de transformer en parfait lover. Comme ça, on pourra se vanter : « tu vois, lui, avant de sortir avec moi, c’était un parfait connard. Maintenant, il file droit ». Quelque part, il y a la satisfaction du travail bien fait, le plaisir d’avoir fait du lion sauvage un chaton câlin…  Déjà, le connard ne se traîne pas à nos pieds, à nous de le conquérir. Voici un premier défi de taille. Le connard aime les femmes et laisse son regard glisser sur les fessiers et seins à portée de vue. Ça nous exaspère mais, en même temps, si on parvient à devenir l’unique objet de son attention, quelle gloire ! Le connard n’a pas besoin de nous susurrer de beaux mots d’amour, il a d’autres moyens pour nous rendre folle de lui. Le connard a compris quelque chose, le fameux adage : « je te fuis, tu me suis ». Le connard a compris qu’une femme est jalouse et les mettre en concurrence.

Une fois à la colle avec le connard, on fait tout pour rester avec lui et, s’il file, pour le récupérer. Pourquoi ? Je me base sur ma propre expérience avec mon connard cité
précédemment. Je me considère comme quelqu’un ayant un sacré caractère et une assez haute opinion d’elle-même et, pourtant, je me suis laissée rabaisser sans rien dire et j’ai tout fait pour le garder. Mais là, je sais pourquoi. Une nuit, après de multiples brouettes, nous discutions tranquillement et il m’expliquait qu’il ne se souvenait pas de toutes ses partenaires sexuelles, il en avait trop eu… Et là, je me suis dit que je ne voulais pas être oubliée par lui, d’autant qu’il était le premier à visiter mon intimité. Donc pendant deux mois, malgré la distance, je me suis escrimée pour pas le perdre. Tout ça pour rien, à l’arrivée.

Ça ne m’a pas trop servi de leçon, finalement. Sans aller jusqu’à dire que je ne sors qu’avec des connards (ce qui serait logique, vu qu’ils m’attirent), j’ai besoin d’un mec qui a
du caractère pour m’attirer, quelqu’un capable de dire merde… Mais pas à tort et à travers non plus. Quelqu’un capable de parler sexe crûment et de jouer les misogynes gentiment, tant qu’il ne
l’est pas vraiment (à choisir, je préfère un gars qui fait des blagues machos qu’un gars qui regarde le foot avec sa bière pendant que je me tape la vaisselle parce que ma place est à la
cuisine…).

Les garces ont tout compris aussi ?
A l’inverse, les hommes préfèrent-ils les garces ? Au vu de mon expérience, malgré mon jeune âge, j’ai tendance à penser que oui. En effet, quand j’étais une gentille jeune fille, peu de garçons s’intéressaient à moi (enfin, si, les gentils). Depuis que j’ai une réputation plus sulfureuse, le nombre de mes prétendants s’est multiplié de façon exponentielle. Après, je reste une gentille fille, je ne suis pas désagréable gratuitement ni dédaigneuse mais mon côté brouette girl les attire… Sans doute plus grâce à la perspective d’une folle nuit en ma compagnie que grâce à ma merveilleuse conversation… Ceci étant, je sais que mon côté peste plaît beaucoup, plus que mon romantisme (s’il m’en reste encore). Après, je me demande si un homme épousera plus facilement la parfaite ménagère ou une maîtresse limite SM…

Alors, les gentils garçons n’ont donc aucune chance ? N’exagérons rien ! Les gentils garçons ont tous une mauvaise conscience, un côté un peu insupportable ! Et parfois, ils font
les connards sans le faire exprès, comme quand ils ne se rendent pas compte que nous sommes folles d’eux et qu’il ne nous rendent pas les regards langoureux que nous leur lançons. Messieurs, montrez-vous un peu peste (sans abuser, nous ne sommes pas de vulgaires paillassons) : on a beau dire, on adore ça.

Spirale

Par Anne :

 

The end is the beginning is the end:

bientôt je ne ferais plus partie de la tranche d’âge des 20-25 ans, après les réductions étudiantes, fini les réductions transports/théâtre/expo,etc. réservées aux « jeunes adultes ». Je rentre dans la tranche d’âge des 25-55 ans, aie aie aie, à l’approche de cette date fatidique, c’est reparti pour une nouvelle période de bilan des vingts et quelques dernières années de ma petite personne!! Pas d’inquiétude je vais vous épargner ça… A partir de 25 ans on est désormais qualifié d »adulte ». Qu’est-ce que et comment c’est, « être »  » adulte »?

Certains sentiments bien enfouis dans « glande pinéale  » de notre cerveau, sont refoulés, et de temps à temps, lors d’occasion spéciale (comme un anniversaire, au hasard), ils reviennent à la surface et nous turlupinent…et c’est tant mieux! oui.
Se plonger dans l’alcool pour fuir ne résout rien (se plonger dans l’eau non plus) . L’important n’est-il pas de progresser, de s’améliorer, d’avancer? C’est peut-être ça devenir adulte. Etre adulte,c’est savoir le devenir, ce n’est pas un état immuable, c’est un état actif et non passif (chut Gautier, ne dis rien svp!).

Car si on ne se remet pas en question de temps en temps (attention, pas tout le temps) alors on va baser sa vie sur des certitudes, des choses acquises, des opinions bien ancrées et cela n’est -il pas dangereux? Le temps n’est pas arrêté, les anciens nous le disent assez « Aaahh de mon temps, ce n’était pas comme çaaa… » Alors pourquoi certaines opinions (pas toutes) devraient rester les mêmes? Avoir un avis c’est bien, une opinion sur tout est-ce vraiment nécessaire? Si c’est pour étaler sa culture, vous savez ce qu’on dit… Les « on dit » justement et les « qu’en dira-t-on », ça me bouffe la vie, arrêtons de dire des conneries, de laisser les gens dire des conneries et réfléchissons avant de parler.
Le doute, en revanche, permet de se questionner (encore et toujours, c’est l’esprit torturé des scorpions « dit-on »), et de ne pas fonder sa vision des choses de la vie sur des sophismes. On a le droit de changer, de bifurquer, même de revenir au point de départ, sans passer pour quelqu’un qui change d’avis comme de chemise.
p.s: ou si vous préférez « The Beginning Is The End Is The Beginning »…merci d’avoir lu jusqu’au bout.

Je suis une star

Jeune, je rêvais de devenir chanteuse et de faire la une des magazines. Quelques années plus tard, me voici journaliste stagiaire non rémunérée. Pour me venger de ce coup du sort, je me mets à écrire ma vie et celle de mes copains sur le net et voilà, ça marche, je suis une star! La preuve? La voici:

Cette petite « une » de magazine a été réalisée par Matt, un de mes lecteurs/commentateurs les plus assidus. Je suis particulièrement flattée et fière de ce petit cadeau. En effet, Matt ne me connaît pas (c’est pas moi, la blonde, sur la photo) et je lui inspire ceci… Avouez qu’il y a de quoi se réjouir quand même!

En tout cas, moi, j’adore! Si toi aussi, lecteur, tu m’adules et tu veux m’envoyer un petit fan-art, n’hésite surtout pas!

En attendant, lecteur, tu peux aussi aller visiter le blog de Matt, il t’explique le pourquoi du comment de ce fan-art.

Raphaël

Les voies du net sont impénétrables. C’est hallucinant comme quelques mots tapés sur un clavier et balancés sur la toile peuvent nous rapprocher de parfaits inconnus. Réfléchissez au nombre de gens qui surfent sur le net, qui se croisent sur le même site sans se parler, souvent. Et parfois, au détour d’un forum, deux internautes se rencontrent, se dévoilent par mail ou par MSN avant de se voir pour de vrai…et plus si affinités ?

 

Premiers contacts

Récemment, très récemment, j’ai rencontré Raphaël via le net, il a lu mon blog et l’a adoré (normal, oserai-je dire avec humour). Après quelques mails échangés, voilà que l’on se fixe un rendez-vous. Cette perspective nous stimulant, les échanges mails se sont intensifiés. Il faut savoir que ce jeune homme m’écrit de son travail et ne peut pas se connecter sur MSN à ce moment-là. Le jour dit, on s’échange pas moins d’une quinzaine de messages en quatre heures (je me lève très tard en ce moment), on parle de pas mal de choses, surtout de sexe mais aussi de politique, de mon pseudo stage… Mais surtout de sexe. J’étais donc intriguée par ce rendez-vous, ne sachant absolument pas à quoi m’attendre.

 

Mercredi soir, 21h50, j’arrive au point de rendez-vous. J’allume ma cigarette d’attente (on a toujours l’air moins con quand on fume en attendant que quand on attend tout court)et là, petit texto de Raphaël : « j’aurai dix minutes de retard, désolé ». Normal, les hommes sont toujours en retard. Donc opération : j’ai 20 minutes d’attente, rien à lire, rien à écouter, occupons-nous. Je sors mon téléphone portable, je prends l’église en photo et m’amuse à nommer les clichés qui portaient les doux noms de « photo17 » et autre… Ensuite, j’ai appliqué ma stratégie ultime pour tromper mon impatience : compter. C’est idiot, je sais, mais ça occupe et ça évite que je regarde ma montre toutes les 30 secondes. Et je me pose des ultimatums : je n’allume pas de clope avant 500. Alors que j’avais dépassé le seuil fatidique et que je consommais ma deuxième cigarette, j’aperçois un grand gars en chemise blanche mais mon téléphone sonne et je n’y fais plus attention. En fait, le grand en blanc était effectivement Raphaël, il m’appelait pour vérifier que la petite qui poireautait devant l’église était bien la légendaire Nina. Il faut dire que nous n’avions pas échangé de photos donc je ne savais pas trop à qui m’attendre et vice-versa. Je savais qu’il était assez grand et qu’il avait les yeux clairs. Après, je ne sais pourquoi, je pensais qu’il était brun, raté. L’avantage quand on n’a pas la version photo, c’est qu’on ne peut pas être déçu par la version réelle (sauf quand le gars prétend ressembler à Brad Pitt et qu’il ressemble en vrai  à Paul Preboist). Ce garçon est charmant, il me fait la bise, me regarde de la tête aux pieds et me fait : « toi, tu fais moins d’1m60 ! ». Forcément, quand on fait plus d’1m85, on peut se la ramener à ce sujet.

 

Et…hips…une bouteille de rhum !

Nous voilà parti dans un bar qui sert surtout du rhum et c’est parti pour une folle soirée de beuverie. Le courant passe bien, on discute très facilement de tout mais surtout de sexe. Mais j’ai un défaut : le son de ma voix augmente en même temps que mon taux d’alcoolémie… On se raconte des tas d’anecdotes croustillantes, on boit, on fume, je rigole comme une bossue (déjà sobre, je ris beaucoup, alors là…). Je ponctue pas mal de mes interventions par : « J’arrive pas à croire que je te raconte ça ! », les siennes sont ponctuées de « moinssss, moinssss…On est à Paris, on dit moins, pas moinsssss. Arrête de dire « c’est quelle heure », on dit : il est quelle heure ? » (je ne serai jamais une vraie Parisienne). Je ne sais pas trop comment va se terminer la soirée mais apparemment, je ne le laisse pas tout à fait indifférent. A un moment, je parle de coupe de cheveux (ce que je suis passionnante comme nana) et je me cambre en avant pour lui montrer jusqu’où je les avais avant, et il me gratifie d’un : « arrête où tu vas pas dormir de la nuit ! ». En effet, plus je suis ivre, plus je mets mes seins en avant, sans le faire exprès. Saoule, je commence à hurler mes phrases et alors que je gueule : « tu vois, quand je baise… », un monsieur qui était assis à une table s’est franchement retourné pour nous écouter, mort de rire. C’est le signe pour filer en courant. Il paye et nous voilà dehors, il est 1h30 ou 2h, je ne sais plus, nous voici donc sans transports en commun. Et là, Raphaël me fait : « on fait quoi, maintenant ? On va où ? » Invitation explicite à terminer la nuit ensemble. Je lui réponds, tout sourire : « Je te suis. » Et il décide qu’on va chez moi car, chez lui, « c’est le bordel »… Il va rire en voyant mon appartement : pour changer, j’ai des strings qui sèchent dans la salle de bain. On s’approche donc d’un taxi et mon futur compagnon de brouette me fait rire : « On va à…où t’habites, déjà ? ». Ça fait vraiment le mec qui vient de se lever une fille dans un bar. Bref, on prend ce taxi très confortable et nous voici chez moi.

Alors que je pensais qu’à peine arrivés, on allait consommer, je me suis rendue compte qu’avec Raphaël, les choses ne se déroulent pas comme avec les autres. Il me demande d’abord un verre d’eau puis, au lieu de me sauter dessus, il décide d’aller se doucher. Soit. En attendant, je bouquine, que faire d’autre ? Le voilà qui sort de la salle de bain, en slip, à mon tour de me toiletter. Ne sachant trop que faire, je décide d’enfiler mon pyjama, assez contraceptif, il faut le dire, mais lui est sorti en boxer, j’avais peur de le choquer en sortant nue… Bon, je sais très bien que Raphaël avait une expérience certaine en la matière mais tout de même…Et puis, j’aime bien l’étape de l’effeuillage.

 

Comiques galipettes

Je me glisse donc dans le lit à ses côtés, il me lance une pique ou deux sur mon pyjama, j’éteins la lumière…et nous voilà en train de… nous battre avec mes oreillers ! Il me prend de temps en temps dans ses bras, nos langues jouent un peu et c’est reparti pour quelques coups d’oreillers. J’avoue que c’était très amusant, je rigolais comme une tordue (d’autant que je rappelle à mon aimable lectorat que j’étais un peu saoule, encore). Au fur et à mesure, les oreillers finissent de ne plus faire partie de nos étreintes, tout comme mon pyjama et son slip. Je profite de l’étape préservatif pour rallumer un peu la lumière (vive les lampes halogènes). Tandis qu’il visite mon intimité, il mordille assez durement mon cou, me faisant découvrir une nouvelle source de plaisir… C’est rassurant de voir qu’à 25 ans, on a encore tellement à découvrir sur soi. Il a des cheveux un peu longs (enfin, tout est relatif) et très doux, j’aime bien passer mes doigts dedans. Tout se passe pour le mieux sauf que mon chat s’invite de temps en temps à la partie… En temps normal, elle me fout la paix dans ces moments-là mais pas ce soir-là, Raphaël a dû l’inspirer. Ainsi, à un moment, je sens un truc qui me râpe le bras…J’ai mis trente secondes à comprendre… Oui, dans ces moments-là, mon cerveau est un peu en dérangement.

 

Après notre coït enragé, il ôte le préservatif qu’il noue et commence à le poser par terre mais je proteste : hors de question de laisser ça là, mon chat serait foutu de jouer avec et de… je vous laisse imaginer. On commence à se chamailler et le voilà qui me flagelle avec la capote précitée, ce qui me fait énormément rire…C’est bien la première fois qu’on me fait un coup pareil… Il va enfin jeter le préservatif, j’en profite pour récupérer mon côté du lit, on règle le réveil et on essaie de dormir les 3h qu’il nous reste avant le bip-bip fatidique.

(Trop) peu de temps après, voici que mon réveil décide que la nuit est finie. Par habitude, je lui donne une tape pour qu’il se taise quelques minutes. Oui, le matin, je supporte pas le bruit donc le radio-réveil est prié de respecter le silence. On se love l’un contre l’autre et ce qui devait arriver arriva, nous voilà repartis pour une brouette hautement acrobatique. C’est marrant comme le matin, je ne suis en forme pour rien, sauf pour la bagatelle… Parler le matin, je suis pas capable mais jouer les amazones, c’est quand tu veux. Bref, on visite quelques positions tandis que le réveil sonne puis après un petit câlin post coït (il faut bien récupérer),le voici qui part à la douche. Voilà, il sera en retard, de toute façon. Avant de partir, il me fait un petit câlin pour me dire au revoir, je me sens minuscule dans ses bras mais c’est assez marrant.

Episode 2 : brouette afterwork

On continue de s’échanger des mails par la suite, le ton n’a pas changé, personne ne se la joue : « c’est quand qu’on se revoit pour vivre une belle histoire ? ». Et pourtant, on se revoit pour boire un verre en tout amitié, d’abord, puis pour une nouvelle brouette, ensuite, totalement improvisée. En fait, au cours de nos échanges habituels de mails, je lui révèle que mon camarade de brouette officiel m’a demandé de me raser une certaine partie de mon anatomie (je vous laisse deviner laquelle). Il me répond : « et tu l’as fait ? Si oui, j’ai plus envie de bosser, je passe te voir. » Je lui avoue que oui, je l’ai fait et je renvoie le mail. Pas de réponse. Soit, je me dis qu’il doit (enfin) avoir du travail, je ne me tracasse pas.

 

Soudain, mon téléphone sonne, je vois « Raphaël ». Je réponds, me demandant ce qu’il me voulait.

« Tu fais quoi, là ? me demanda-t-il.

– Heu… Je regarde la télé en pyjama (oui, ok, mon inactivité actuelle et ma passivité extrême sont dramatiques).

– Ok, t’as 5 mn pour prendre ta douche, j’arrive. »

Branle-bas de combat, je vire mon pyjama, je file sous la douche. A peine sortie, le téléphone sonne, je mets de l’eau partout. « T’habites où déjà ? Je retrouve pas. » Je lui explique, j’enfile vite fait des fringues et le voilà à ma porte. Je lui ouvre, on s’embrasse un peu puis on sort fumer. C’est marrant comme, en général, ce genre de relation commence de suite au lit et APRES, on discute, on boit, on fume. Lui, non, c’est le contraire. Pourquoi pas ?

 

Mais les amabilités, ça va cinq minutes, surtout que je devais sortir le soir-même donc nous voilà partis pour une nouvelle séance de sexe une fois de plus très agitée, mon lit (deux places, tout ce qu’il y a de plus normal) se révèle presque trop petit… Cette fois-ci, mon chat reste caché je ne sais où et on s’ébat tranquillement. Il a un petit jeu assez amusant, en fait : quand je l’embrasse, soudain, il joue à esquiver mes baisers, jusqu’à ce que j’arrête de tenter et, là, il me saute dessus pour me donner tous les baisers que je n’ai pas réussi à prendre.

 

En août, à Paris, il fait chaud, d’autant que j’avais fermé fenêtre et volets pour éviter aux passants d’entendre les doux sons de la brouette (il y a des enfants qui passent par là). Après nos jeux acrobatiques, le voilà qui se plaint d’avoir trop chaud et, alors qu’il comptait se doucher en ma compagnie, il trouve un objet merveilleux : le brumisateur. Il faut que tu saches, lecteur, que le brumisateur me sert essentiellement d’arme contre mon chat : quand elle est pas sage, un pschitttt ! Là, Raphaël a commencé à s’asperger puis il a trouvé très drôle de faire une bataille d’eau sur mon lit et je me suis retrouvée trempe en deux minutes (sans mauvais jeu de mots…). Suite à cette épique bataille que j’ai lamentablement perdu, n’ayant pas la moindre arme pour me défendre, il découvre ma console de jeu et nous voici à nous affronter à Mario Kart. Là, encore, j’ai lamentablement perdu mais ça fait longtemps que je sais que je suis nulle à ce jeu. Pourtant, j’avais mis mes lunettes…

 

Raphaël, c’est un partenaire de brouette haut en couleur, je crois que j’ai rarement ri autant au lit… On dit que faire rire une femme, c’est la mettre dans son lit. Lui, il la fait rire une fois dans son lit (quoi qu’il était très drôle avant, rassurons-nous).

Sex, vodka et rock’n roll

Ce matin, j’ai pris le train pour rentrer dans ma province natale, retrouver mes parents, mes amis, boire jusqu’à plus soif, brouetter sur une banquette dans une boîte (je déconne!).

Bref, je prends l’air mais le blog ne s’arrête pas pour autant!! A demain pour la suite de nos aventures! 🙂

Lui, je le veux!

Le romantisme, c’est has been

Par Anne

Les temps sont durs pour les rêveurs de notre siècle

Je suis ce qu’on appelle une éternelle insatisfaite.

Aime les bougies, les nuisettes en soie et la lumière tamisée

Aime les stroboscopes qui font un visage cadavérique désarticulé

Aime les soirées calmes en pyjama épais avec son doudou sur le canapé

Aime les fêtes passées à fumer, ingurgiter et dégurgiter.

Aime lire des poèmes sucrés écrits tout en légèreté

Aime s’entendre dire des mots osés dans les moments passionnés

Aime essayer des robes de mariée qui donne un air meringuée

Aimer porter une robe sexy laissant entrevoir le décolleté

J’aime le tout et son contraire, tout dépend du contexte

Osons faire ce qu’on aime du moment qu’on reste soi-même.