La liste de la fille qui a plus 20 ans

Une nuit à danser (enfin, de minuit à 2h du mat) et j’ai le dos et les cervicales en vrac. Je suis vieille, ça y est. Faut dire que j’ai quand même eu une grosse semaine.undefined

– Je suis officiellement folle amoureuse de Viggo Mortensen qui parle russe. Oui, mardi soir, je suis allée voir Les promesses de l’ombre avec Tatiana. Et là, Viggo Mortensen qui parle russe, imaginez ce que ça peut me faire, hiiiiiiiii ! D’ailleurs, j’ai trop envié la fille qu’il levrette sauvagement dans une scène. Bon, ok, y a Vincent Cassel qui mate mais quand même…  En dehors de ça, le film est pas mal du tout, je vous le conseille. D’ailleurs, il est violent plus psychologiquement que physiquement, ce qui tombe plutôt bien car les films
gratuitement violents, je déteste. Samedi, j’étais allée au cinéma voir « Il était une fois » avec Summer. Et je ne comprends toujours pas qu’on craque sur Patrick Dempsey. Nina qui va deux fois au cinéma en 4 jours, mais que se passe-t-il ? En fait, pour Noël, on a eu 10 places de ciné gratuites et j’avais en plus deux invites pour les Promesses de l’ombre donc du coup, j’en profite et j’invite les copines. Prochain film prévu. Heu ben je sais pas.

– Avant le ciné, Tatiana et moi allons manger un bout, on s’arrête au buffalo grill, le truc où je vais jamais. Et là, on tombe sur un serveur de type neurasthénique qui n’a pas l’air de toujours percuter ce qu’on lui dit. Mais à la fin du repas, le voilà qui s’agite. Après les plats, il nous débarrasse et nous demande si on veut autre chose, on lui dit qu’on décider plus tard. 2 mn plus tard « vous avez choisi ? ». Mais non ! Ca l’empêche pas de vite revenir donc je prends un déca parce qu’un dessert, non merci, j’ai plus faim. Et le
cirque recommence avec l’addition, « vous voulez la machine à carte bleue ? », Tatiana lui répond que oui et il revient…sans. Et c’est fou comme un serveur qui vient à table toutes les deux minutes, ça casse une conversation quand même. Même quand je parle de ma freebox qui marche pas.

– Cette semaine, on avait des entretiens d’évaluation au boulot. Alors chaque boîte sa façon de fonctionner, nous, on n’est pas notés (surtout qu’au bout de 2 mois et demi, hein…), on doit en fait décrire nos fonctions dans le but d’éditer ensuite des fiches métiers. Nous, à la communauté, c’est important car ça permet de montrer que non, on passe pas nos journées sur les forums et blogs, on fait des tas de choses. Pour préparer ces entretiens, on doit remplir une fiche donc lundi, Simon nous explique, à Ioulia et moi, ce qu’on doit mettre. Comme c’est pas très clair dans notre tête, on décide de se faire un brainstorming mercredi soir pour voir un peu ce qu’on pouvait y mettre. Pauline nous accompagne pour remplir la sienne même si elle bosse pas à la communauté. On commence par une orange pressée puis une fois la fiche préparée, Ioulia et moi, on s’offre un chardonnay. Puis il fait faim donc on décide de manger sur place, on met la pression sur Pauline pour qu’elle reste avec nous. Autant vous dire que les entretiens, on n’en a plus parlé.

– Jeudi, les entretiens, donc. Comme on n’a pas beaucoup de salles de réunion, Simon nous le fait passer au café. Bizarrement, avec Ioulia, on est un peu stressées façon « oral de partiel » alors qu’on sait qu’il n’y aura aucun souci, surtout que Simon n’est pas précisément du genre cassant. Evidemment, ça se passe bien, on fait un peu la liste des aptitudes dispensables pour ce travail. A un moment, Simon me dit « il faudrait que tu mettes que tu sais planifier ton travail et travailler en équipe ». Je le regarde, amusée
« t’es sûr que c’est la peine de le préciser ? Parce que c’est un peu évident, quand même… – Ah oui, oui, mets le. » Ok. Mais j’ai pas mis l’utilisation de l’anglais parce qu’en deux mois et demi, mon anglais, il m’a servi quasi à rien.

– Avec Pauline, on a décidé d’apprendre le russe ensemble, on sera aidées par une de ses amies cino-russe et Ioulia qui le parle. Par ailleurs, la même Ioulia m’a appris quelques mots de polonais, je sais dire « ça va ? » « à tes souhaits –merci », très utile vu que j’éternue 50 fois par jour et « Simon est le meilleur chef du monde », appris juste avant l’entretien. Mais là, j’ai pas mes post its alors je peux pas trop vous en faire part.

– J’ai eu la bonne idée de filer mon mail pro à ma sœur qui a décidé que j’allais prendre du prozac. Discussion par mail mardi « bon, j’ai envie de déménager, là. – Oui, il faut que tu trouves un appart qui équivaut à 40% de ton salaire net ! ». Super, je calcule, 40% de mon salaire net, c’est juste 15 euros de plus que ce que je paye aujourd’hui. Là, elle me fait un calcul effrayant « tu dois compter 40% le loyer, 5% pour l’électricité, puis les courses, les impôts, l’épargne, les voyages… ». Je lui fais remarquer que les voyages, je veux bien mais seule, bof… Mais comme j’ai déjà plus de 3000 euros d’épargne immédiatement disponible, elle m’a dit que je pouvais monter à 45% de mon salaire pour le loyer. Ah bah je suis rassurée. J’ai essayé de glisser à Simon que je pourrais écrire un blog sur TMF.com qui servirait à animer les forums et blogs contre rémunération supplémentaire mais j’ai eu comme réponse « non, pour ça, on prendra un stagiaire ». Bouhouhou !

– Petite musique. Vendredi, à moitié morte, je décide d’écouter de la musique classique plutôt que ma playlist habituelle sur youtube (oui, j’ai une playlist sur youtube, ça me permet d’écouter ce dont j’ai envie mais j’aimerais bien une lecture aléatoire, si quelqu’un sait). En rebondissant de lien en lien, je retombe sur Vanessa Mae dont j’avais un peu oublié l’existence donc la voici. Je n’aime pas beaucoup le violon, je préfère l’alto et le violoncelle car je trouve que le violon est un instrument « geignard ». Mais y a quand même de beaux morceaux.

In vino veritas

Hum…

Hier soir, c’était la big soirée de l’entreprise, je suis rentrée à 2h du matin avec  un taux d’alcoolémie largement supérieur à la moyenne autorisée (mais je conduisais pas) donc vous vous doutez bien que j’étais pas en état d’écrire une ligne, pas même d’allumer mon ordinateur (j’avais pas envie, de toute façon, je voulais juste dormir).

Du coup, une fois de plus, y a pas d’articles aujourd’hui mais c’est moins facile de tenir un blog à jour quotidiennement quand on bosse quand même.  Mais juste une chose, quand même. Ca devait faire une bonne année que je n’avais pas bu autant mais là, il n’y a pas eu de mauvaise descente genre me réveiller avec la gueule de bois en me disant que je suis une sombre merde. Pas d’éclairs de lucidité mauvais du genre « mais qu’est-ce que je fous dans cette soirée, je me fais trop chier ».  Non, hier, mes éclairs de lucidité, c’était plus « comme je kiffe ma life, quand même! ».

Voilà, je vous raconterai cette soirée plus tard, en détail ou non, j’ai pas décidé.  Là, je me dis juste que j’aurais bien pris un ibuprofène, quand même, mais j’en ai plus!

Valise en crise

(Normalement, le jeudi, c’est chômagie mais là, c’est surtout Nina n’a rien écrit car elle est claquée et va au lit. Avant 1h du matin, oui !)

Par Tatiana

On a toute connu cette situation oh combien atroce et remplie de stress et de questions existentielles. Quelle fille ne s’est pas retrouvée la veille de son départ en voyage le cœur palpitant à 100 à l’heure avec des sueurs froides, ayant l’impression de revivre le même cauchemar chaque année. Je crois qu’aucune d’entre nous n’est capable de faire sa valise sereinement et sans se dire « mais comment je vais rentrer tout ce dont j’ai besoin dans ma valise ? ». Une amie m’a dit une fois qu’elle était persuadée qu’il y avait un complot du côté des fabricants. Je serais tentée de la croire, surtout en repensant à mes dernières vacances où j’ai du me contenter d’une toute petite valise, ma sœur ayant pris mon super sac de voyage se rapprochant de celui de Mary Poppins. Non j’exagère à peine, je vous promets qu’il est super pratique. Alors je me suis dit qu’il était impératif de rappeler les règles de survie en cas de crise, afin que vous aussi dans une telle situation vous sachiez quoi faire.

 
1 les fringues
 

Penser simple mais utile. Prenez les hauts qui sont multi-usages. Les petites robes de plages qui se transforment en tuniques le soir, les pantalons qui peuvent faire basiques mais qui avec une paire de talons deviennent classes. Tous les vêtements que vous pouvez utiliser de plusieurs manières seront vos meilleurs alliés. Par contre on oublie de suite la jupe verte a rayure rouge qu’on ne peut mettre qu’avec ce top parce que sinon elle ne ressemble à rien.

 
2 Les produits de beauté et le maquillage
 

Là aussi on pense multi-usage. Pour la douche moi j’ai tendance à prendre des produits pour bébé style ceux qui font shampoing et gel douche. Même pour le visage ils sont très doux et n’agressent pas la peau. Vous l’aurez compris, essayez de trouver des produits qui vous serviront sur plusieurs plans. Pour le parfum, vous pouvez prendre de la concrète de parfum qui est conditionné en tout petits pots. En plus c’est sans alcool et donc mieux pour l’été et le soleil. Niveau maquillage vous pouvez trouver des crayons qui font lèvres yeux et joues.

 
3 l’union fait la force
 

Si vous partez entre copines l’idéal c’est de faire trousse commune : chacune prend un truc et du coup ca prend moins de place. Si en plus vous faites la même taille de
vêtements alors là c’est tout bénef pour vous.

J’espère que ces petites astuces vous permettront d’aborder plus sereinement l’épreuve de la valise. Si vous avez d’autres astuces n’hésitez pas à nous en faire profiter.

Je ne suis pas une oie, bordel!

Par Diane

Vingtenaires, vingtenairettes: je suis un tantinet énervée.

Je passe une année difficile, je prépare des concours, je n’ai pas cette année une vie sociale particulièrement déjantée, (et c’est un euphémisme) par conséquent, quand je sors,  je le fais dans une perspective de détente absolue, de purifiage de cerveau et d’aération de l’esprit.

Or, avant hier soir, il se trouve que je suis allée au cinéma, chose que je n’avais pas faite depuis un certain temps. Alors déja, quand on arrive et qu’on voit qu’une place de cinéma chez gaumont, c’est à 10 euros 20, y’a de quoi calmer son homme, et encore plus sa vingtenairette étudiante fauchée. Monsieur Gaumont n’a manifestement pas compris le principe de la crise, et pourtant c’est pas faute d’avoir à chaque bon dieu de foutue seconde qui passe non pas un, non pas deux, mais une bonne multitude de rappels radio/télé/journaux/zapping/magazines/gens dans le métro qui ne manquent pas de nous flanquer à coups de massue médiatique dans la tête que oui, c’est la crise, oui, c’est la déchéance totale et absolue, même que les américains ils se retrouvent dans la rue et que nous ça devrait pas tarder et que ça va en s’empirant de jour en jour, ça s’empire, et pas que l’argent sale. (mouahaha)

Ensuite, on voit que tiens, c’est moins cher avec une carte imaginaire, ahhhh ça va ptêtre servir à quelque chose finalement d’être une étudiante sans avenir (de lettres, je précise, hein). Et puis on arrive en bas, là où les monsieurs gaumont ils vérifient ton billet, et ils me demandent ma carte imaginaire, et je leur tends, et là, là bien sûr…: « ah bah y’a un problème là mademoiselle parce que normalement avec la carte imaginaire ils donnent une carte ‘bons plans’ et il faut montrer la carte bons plans pour pouvoir bénéficier de la réduction carte imaginaire… » -Silence-. « euhhh jeune homme arrêtez moi si je me trompe mais s’ils donnent la carte bons plans avec la carte imaginaire et que je suis en mesure de vous montrer ma carte imaginaire avec ma petite photo dessus qu’on voit bien que c’est moi même si bon, elle date de trois ou quatre ans mais je n’ai pas tellement changée que ça non plus soyez polis hein, eh bien il me semble que logiquement même si je n’ai pas ici tout de suite la carte bons plans qu’ils m’ont donné avec, cela signifie que j’en suis détentrice théorique non?  » … « euhhh il faut montrer la carte bons plans mademoiselle…, et si vous l’avez pas il faut remonter pour payer le supplément ». Passablement énervée, je lui jette donc mon regard le plus noir et retourne en haut payer ce fucking supplément (et non, je ne lui ai pas mis mon petit poing dans sa grande gueule et lui disant « dégage microbe tu m’gonfles ») et vais donc m’asseoir un chouilla fulminante au fond de ma (petite) salle de cinéma obscure.

Et là, là, commence la séance pub/bandes annonces. Je sais pas vous, mais moi j’ai toujours adoré la séance pub bandes annonces. Déja, parce que les pubs c’était jamais les mêmes qu’à la télé, et y’en avait juste deux ou trois, et toujours pour des glaces ou du chocolat. Et là, devant mes yeux hagards et ma tension qui commençait à sérieusement monter, j’ai assisté à un phénomène qui m’a vraiment, mais vraiment mise hors de moi.Non seulement il n’y a eu presque que des pubs et une seule bande annonce, mais en plus, en plus, en plus (oui, je répète trois fois tellement c’est énorme et scandaleux)…..ils ont passés les mêmes. Si. La même bande annonce pour ce putain de nouveau Disney qui a l’air à chier  (le pauvre Walt doit pleurer dans sa tombe), deux fois, à 2 minutes de décalage. Et la même pub pour HP non pas une, ni deux, ni même trois, mais QUATRE FOIS, bordel de bordel de merde à la con! Oui je sais, ce n’est pas nouveau, même si c’est relativement récent, leur campagnes de pub où le principe est de nous rentrer dans la tête à coup de marteau piqueur et d’inlassables répétitions leurs minables petits slogans qu’accompagne une pathétique petite mélodie (ça rentre bien, les mélodies, dans la mémoire): « mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! » Et je ne sais pas vous, mais moi ,la première fois que j’ai vu ça à la télé, j’ai eu le stupide et naturel réflexe de me dire « tiens, y’a un bug là » de même que dans ma salle de cinéma, au retour de la bande annonce du disney pourri, je me suis retournée vers le projectionniste en pensant « bah alors billy, tu t’es planté, t’as remis la même bobine là! ». Et puis la pub HP est revenue, et revenue encore, et j’ai regardé le visage des gens derrière moi, et ils avaient même pas l’air étonnés, ils regardaient l’écran, c’est tout. Et là je me dis mais jusqu’à où ça va aller? Est ce qu’on se rend compte à quel point ce matraquage télévisuel et médiatique fait de nous des petits cobayes consommateurs soit, ça c’est pas nouveau, mais surtout nous prend pour des cons? Non mais franchement vous allez pas me dire que ça marche non plus!

Vous n’allez pas me dire (sil vous plait ne me dites pas) que vous, entendre : mercurochrome le pansement des héros!mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! mercurochrome le pansement des héros! » ça vous donne envie d’aller acheter  ces putains de pansements de mmmeeeerrrrddde, et pas plutot d’étrangler le concepteur de la pub et même le gosse qui est dedans avec ces pansements merdiques! (et leur faire bouffer la boite tiens, tant qu’on y est)

Non mais franchement, le disney  là, je m’étais déja rendu compte qu’il avait l’air pourri la première fois, c’est pas en en remettant une couche que ça va me faire changer d’avis, bien au contraire! Qu’il y ait de la pub, soit, nous sommes des consommateurs, c’est la loi du marché blablabla d’accord, mais pitié qu’on arrête de nous gaver comme des oies (qu’on est pas, bordel! cf titre) jusqu’à nous faire péter le bide et les neurones pour pouvoir nous ouvrir et nous bouffer tranquillement avec un délicieux chianti sur l’autel du temple boursouflé de la consommation où des publicitaires ignares et incontinents, trempant dans leur sauce d’auto-satisfaction fétide, se lèchent leurs mains sales  et leur orgueil rempli de merde en se félicitant entre eux à coups de chiffres imbéciles d’être les maîtres d’un monde sans âme et sans vie où l’homme méritant est celui qui parade sur la première marche du podium médiatique pour avoir remporté la médaille d’or de l’accroche-connards!! Bref, je suis énervée.

Mais pourquoi donc prendre un amant ?

Suite et fin du cycle infidélité. Jusqu’à présent, nous avions parlé du comment. Mais avec Enzo, notre grande discussion sur le sujet tournait essentiellement autour du pourquoi et
nous étions d’accord sur le sujet : prendre un amant/une maîtresse uniquement pour baiser n’a pas le moindre intérêt.

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Du haut de mes 27 ans, je peux fièrement dire que je n’ai jamais été infidèle, ce qui ne veut pas dire que je ne le serai jamais. J’espère mais il suffit de dire jamais pour que ça
arrive donc je ne dis rien. Mais il me paraît inconcevable d’avoir un amant « juste comme ça », je ne vois pas l’intérêt. Pour moi, un amant, c’est un coup de cœur irrésistible, il ne
peut en être autrement. Si je regarde l’histoire avec mon terrible démon tentateur, je crevais d’envie de lui, c’est clair mais ce n’était pas juste un homme qui me plaisait physiquement, il y avait une connivence entre nous, un feeling. Je ne dis pas qu’il était également attiré par moi, je dis juste qu’il y avait une bonne entente. Bon, il est vrai que pour ma part, je suis du genre « je veux pouvoir me regarder dans la glace le matin » donc prendre un amant juste pour me faire secouer le cocotier, j’ai des doutes. A moins que ce ne soit un accord entre mon chéri et moi, après tout, allez savoir.

Puisque je n’ai pas vraiment d’expérience en la matière (enfin, il m’est arrivée d’être maîtresse mais parfois en méconnaissance totale de cause), je vais parler des expériences
des autres. Comme vous le savez, je m’occupe du forum de TMF.com et c’est fou comme l’infidélité, ça fait causer. Je commence à animer un (tout petit) peu le site d’un autre journal féminin, moins trendy et plus familial dans l’esprit et là, pareil. Sur les parentaux, Ioulia observe le même phénomène. Il y a grosso modo deux écoles :

– j’ai pris un amant pour retrouver les délices du début, les sensations d’une relation qui commence. Certaines postent même pour dire qu’elles veulent un amant, point. Je ne les
juge pas, je trouve juste ça toujours un peu curieux comme idée. « Tu vois, ce matin, je me suis réveillée et j’ai voulu un amant ». Je ne suis pas assez naïve pour ne pas savoir que
des tas de femmes mariées hantent meetic et co pour se trouver un amant mais je ne cesse de me demander comment on est prise de cette idée. En tant que célibataire, ça m’arrive bien sûr, mais en couple, ne vaut-il mieux pas essayer de ranimer la flamme avec son officiel avant de décider comme ça qu’on allait se prendre un officieux ? N’ayant pas été en couple pendant une dizaine d’années, j’ai pas la réponse.

– j’ai craqué sur quelqu’un, j’ai pas pu résister. Là, ça me paraît plus naturel. Quand on est en couple, il est assez naturel d’avoir des élans vers d’autres personnes. Ce que
j’ai mal vécu à l’époque avec mon démon tentateur, aujourd’hui, je le vivrais mieux. Avoir des désirs, ce n’est pas être coupable. Après, à chacun de voir ses limites. Les miennes étaient clairement définies : je ne voulais en aucun cas blesser Guillaume et comme je ne sais absolument pas mentir, j’aurais pu me tatouer « infidèle » sur le front que ça n’aurait pas été plus flagrant. La morale ? On s’arrange tous de la morale, on le sait bien. Même si la question m’a taraudée longtemps après : ai-je été bridée par mon amour pour Guillaume et donc ma volonté de ne jamais lui faire de mal volontairement ou par la morale ? Qui de l’œuf ou de la poule ? C’est un peu pareil.

Je lis les histoires de ces femmes, parfois de ces hommes. Il est très facile de condamner dans l’absolu, de dire que c’est mal. Bon, si le couple s’est entendu comme ça, c’est
leur problème mais c’est rarement le cas. Je les lis et leur souffrance est flagrante. Ils et elles sont partagées entre leur amour pour leur officiel et celui pour l’officieux, ils sont dans le désespoir : trop d’amour, impossible de choisir et ça fait deux voire trois malheureux, si le cocu est au courant. Et c’est quand je lis ça que je me demande si je serais même capable d’être infidèle. Je me connais, je suis hypersensible et si je ne conçois l’infidélité que dans un coup de cœur, ça veut dire que je ressens, si ce n’est de l’amour, du moins une grande affection pour l’amant. Tout ça donne une soupe de sentiments indigeste et impossible à avaler pour moi. Je préfère fuir la complexité autant que possible. Du coup, quand je lis tout ça, je compatis au malheur des autres mais je me dis que le jeu n’en vaut pas forcément la chandelle, du moins pour moi. En même temps, j’écris cet article et je m’amuse de constater que je me sens presque obligée de justifier mes penchants fidèles.

Drôle d’époque. Mais n’oubliez pas, les infidèles, d’effacer vos textos adultérins.

C’est l’exception française qui part en fumée !

Pour ceux qui ne vivraient pas en France, on vient de vivre un grand changement (sans rapport avec le fait que notre Président Sarkozy soit un mélange de Napoléon et de Victor Newman, celui des Feux de l’Amour) : on ne peut plus fumer dans les bars, boîtes et restaurants. Un peu comme dans pas mal de pays, vous me direz avec raison sauf que là, les journaux étrangers s’agitent : des Français qui ne fument plus, c’est impossible !

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Sur le coup, j’ai rigolé : « non mais les Français, c’est culturel qu’ils fument. Regardez Sartre au Café de Flore, regardez Gainsbourg ! ». Je me souviens d’un
épisode de South Park comme ça où il y a un passage en France et tous les Français sont coiffés d’un béret et fument. Nous, les Français, on crie, on s’indigne : c’est la liberté qu’on assassine. Moi, en tant que fumeuse « mais si je vais arrêter », je regarde tout ça et j’avoue que je me gausse un peu. D’abord, cette histoire de liberté, je trouve que c’est un peu too much. Je me sens pas particulièrement brimée de ne pas pouvoir fumer surtout que même en temps que fumeuse, les lieux trop enfumés, j’ai du mal. Je ressors de là avec limite une crise d’asthme (alors que je ne suis pas asthmatique), les yeux qui pleurent, sans parler de l’odeur de ma peau, mes cheveux, mes vêtements. Si, au moins, il y avait de réelles salles fumeurs et non fumeurs, ça irait mais non, dans beaucoup de bars, on décide juste qu’un groupe de table correspond à ceux qui ne fument pas et les autres, allez y, c’est permis. Oui, c’est vrai que le
café-clope, j’aime mais je peux aussi m’en passer, ce n’est pas non plus dramatique.
 

En fait, je crois qu’on en fait une montagne parce que c’est nouveau et, comme d’habitude, on craint le pire. La plainte principale vient du fait que si on peut plus fumer, on n’ira plus en boîte, bar, pub… Ah bon ? Pourtant, samedi, je suis allée au cinéma où on ne fume pas et il y avait du monde. Pourtant, dans les magasins où on ne fume pas, il y a toujours du monde… D’ailleurs, s’il pouvait en avoir moins des fois, ça me ferait plaisir. Et nos amis non fumeurs qui ne veulent pas qu’on fume chez eux, arrête-t-on de répondre à leurs invitations ?
Non.

En fait, pour moi, tout est question d’habitude. Souvenez-vous, y a un an, on pouvait fumer dans les locaux de l’entreprise, certains fumaient même dans leur bureau. Aujourd’hui, tout le monde fume sur le trottoir… et alors ? On s’y habitue. Ca fait prendre l’air, en plus. Alors, comme je l’expliquais à mamie Parmentier, je crois que les gens vont prendre le pli
naturellement et on n’en parlera plus. Beaucoup commencent à dire que ce ne sera pas respecté et tout ça, certains crient haut et fort qu’ils fumeront quand même. Sympa pour le tenancier du bar si tu te fais prendre ducon. Oui je dis ducon, j’ai toujours eu du mal avec les grandes gueules. Surtout que les non-fumeurs qui font remarquer qu’eux, ils n’ont rien demandé, je les comprends.
On pourra toujours sortir des études comme quoi, le tabagisme passif, même pas vrai que ça rend malade, la fumée, ça pue et ça fait pleurer les yeux, c’est un fait, ça.

 

Vendredi soir, je suis sortie avec Summer, Tatiana et Jim, le gagnant de Mister Personnality au restaurant, très bonne soirée. En sortant de là, on a remonté la rue des Lombards et là, j’ai trouvé qu’il y avait un monde fou, une ambiance festive. Le retour des vacances ? Non, les fumeurs qui cramaient leur clope sur le trottoir en discutant. Et franchement, j’ai trouvé ça génial comme ambiance. Alors y aura toujours des gens qui me feront remarquer que « c’est pas cool pour les gens qui habitent au dessus ». Ok mais d’un, un bar a toujours été
bruyant, que les gens fument dehors ou dedans et de toute façon, à ce tarif là, rien n’ira jamais et autant interdire la clope à la vente, hein. Mais on voit la naissance d’un nouveau phénomène social, les groupes de fumeurs sur le trottoir et franchement, j’aime le concept. Dans un an, ça nous paraîtra tellement normal qu’on ne fera même plus attention. J’en fais le pari. On parlera,
peut-être, nostalgiques, du temps où on pouvait fumer dedans mais on aura pris le pli et rien ne nous paraîtra plus aberrant que de fumer à l’intérieur. Une culture française s’éteint, une autre s’éveille.

La première liste de 2008

Ouais, tu vois, lecteur, c’est pas parce qu’un chiffre de l’année a changé que moi, j’abandonne mes listes. 2008 sera listique ou ne sera pas. Même si j’ai tendance à les publier le dimanche au lieu du samedi mais je dirais pour excuse que j’ai des fois une vie privée et sociale et que même, je suis allée au cinéma.

 

– Comme j’ai une vie trépidante en ce moment, j’ai oublié de te raconter, lecteur, que j’ai fait un pas de plus dans ma vie de femme indépendante des années 2000. Dire que dans deux ans, je dirai femme indépendante des années 2010, ça me fait un peu peur. Tout se passe le mois dernier. Etat de mes cheveux : certes propres et soyeux mais la couleur devient indéterminée et ça, c’est pas possible. Donc j’ai acheté mon tube habituel châtain Movida et…j’ai fait ma couleur toute seule. Je suis une femme à part entière désormais, me manque plus qu’à faire un enfant. Mais je vais en rester à me faire des couleurs toute seule avant, quand même.

– « Snif… Snif…Hé mais mes tickets restos, ils sentent la lavande ! ». Alors je précise que si je suis allée renifler mes tickets resto, c’est que j’ai remarqué
l’odeur dès que je les ai touchés sinon, je le fais pas. Et je suis la seule à avoir des tickets restos qui sentent la lavande. De là, mes collègues en ont déduit que j’avais un ticket avec Lénaïc, le RH qui nous distribue les tickets restos, celui à qui j’ai collé un vent magistral. Bah si c’est vrai, c’est bien la preuve qu’un homme, plus on le bat froid, plus il nous veut. Je les comprendrai jamais. Mais je crois pas avoir un ticket avec Lénaïc, même un ticket resto… En 2008, j’assume mon humour de merde.

– La sieste post job, c’est la vie.
 

– « T’es chaud, t’es comme une bouillotte ! – Ah ben sympa ! – Mais ma bouillote, elle est mignonne, c’est un raton laveur ! – Oh ben merci la
déclaration ! ». Mais c’était gentil quand même, non ?

– Alix est un tombeur ou comment émouvoir trois filles en deux secondes. Mercredi au boulot « hé les filles, regardez, j’ai une photo d’un chat trop mignon sur mon portable ! ». Ben Lena, Ioulia et moi, on a mordu à l’hameçon. Et il était trop mignon le petit chat.

– Vendredi, on mange au bureau (des hamburgers qu’on s’est fait livrer) et on discute, Ioulia, Lena, Scarlett, Joy, Alix et moi (un peu la bande habituelle quoi) quand Joy nous raconte son adolescence difficile genre « j’avais de l’acné et de grosses lunettes, c’était trop horrible ! ». Et là, elle nous raconte une boom où il y avait un mec, Cyril, sur lequel elle craquait et à un moment, ses copines vont le voir (alors qu’elle était juste à côté) et font « Cyril, tu veux pas inviter Joy à danser ? – Non, elle est moche ». Mais son calvaire n’était pas fini. A un moment, ils jouent à un jeu que je connaissais pas : on constitue une balle avec des papiers sur lesquels on écrit un truc et quand tu attrapes la balle
tu enlèves la couche et tu dois faire ce qui est écrit sur le papier. Et là, le Cyril reçoit la balle « envoie la à la fille la plus moche ». Toi aussi, bois la coupe jusqu’à la lie.

– Mercredi, comme on travaillait trop sérieusement, on a eu droit à une coupure d’électricité (toi aussi, perds tout ce que tu n’as pas sauvegardé). Quand l’électricité est revenue, on s’est rendu compte que le réseau s’était fait la malle. Et quand on bosse sur le net, ben, ça s’appelle du chômage technique. Du coup, j’ai tiré les cartes pour tout le monde. Je devrais me faire payer, à force, ça me permettra de faire les soldes . Surtout que je suis allée chez Orcanta avec Summer et que je veux acheter la moitié du magasin.

– Faudrait que je vous raconte le réveillon aussi. Trois nanas sont dans une pièce, elles mangent et boivent (l’un des deux avec modération, l’autre moins, aucune n’a fini ivre, je vous laisse donc faire des déductions). Et là, on aurait dit les vamps mais en jeunes (et sexy). Et franchement, j’ai adoré ! On a parlé de nos connards, petits zizis et impuissants, de nos années collège et des pétasses qu’on y croisait, de boulot, de mecs, de mecs, des règles, aussi. Bestfriend a décidé de tout plaquer et part dans 15 jours passer un an en Australie. Je ne peux m’empêcher de l’admirer, je crois que j’en serais pas capable.

– Avec Babillages, nous nous sommes autoproclamées les dindonnes du Sex on the bed. C’est de la totale private joke mais voilà, notre duo, ce sera ça. Ouais, les bloggeurs, ils aiment bien constituer des clans et leur donner des noms, surtout quand personne ne les comprend, ça fait très initié.

 

– A propos d’Australie, on va mettre de la musique australienne, tiens.

J’ai pas de SMS, j’ai pas d’amis !

Cette semaine, pour ceux qui ne suivraient pas, on est passé en 2008 et comme je le disais, la soirée du 31 décembre au 1er janvier est cruciale car elle nous situe dans l’univers : populaire ou petite merde insignifiante ? C’est le moment de le découvrir.

 

Cette année, ce fut donc un réveillon girlie, très en phase avec 2007 finalement. A ma droite, Vicky, à ma gauche, sa Bestfriend et moi, donc. La soirée commence piano, on toaste du pain, on mange nos toasts, on chouine qu’on a trop mangé au secours, on fume, on boit (mais en fait, très modérément et même pas que du vin). Puis arrive minuit, on se fait des bisous en  criant « bonne année ! » et c’est là que ça se complique. Les regards se tournent vers les mobiles : qui va nous textoter ? En général, je n’appelle personne sauf mes
parents et ma sœur, déjà. 0h10, Alice la warrior parvient à me joindre (alors que de mon côté, mon téléphone refusait de passer le moindre coup de fil). 0h30, ce sont mes parents. Bon maintenant, que j’ai reçu les coups de fil que j’attendais, que font les SMS ?

Bon, cette année, il faut avouer que j’ai reçu le premier bonne année à 22h. Bien vu, au moins, c’était avant l’embouteillage virtuel. Puis à 23h55, mon dernier vent de l’année : je reçois un texto de 06blablabla, un numéro que je n’ai pas dans mon répertoire, donc. Or je sais pas si vous avez remarqué mais depuis qu’on a des mobiles, on ne retient plus aucun numéro, ce qui est très embêtant quand on oublie son téléphone à la maison parce que j’aimerais savoir qui se promène avec tous ses numéros sur lui ? Pas moi, en tout cas. Donc je suis du genre polie mais cash : « merci, bonne année à toi aussi mais je ne sais pas qui tu es ». Je pressentais le mec genre one shot qui avait gardé mon numéro par accident (alors que moi, pas) et qui avait envoyé un message type à tout le monde. Ah, on me répond « C’est Enzo ! ». Ok, là, je suis morte de honte… Mais bon, des fois, j’oublie d’appuyer sur enregistrer et du coup, les numéros, je crois les avoir mais non. Donc je colle des vents.

Pour les SMS de nouvel an, il y a deux écoles : ceux qui les envoient et ceux qui ne répondront qu’à ceux qui en ont envoyés. Au départ, j’aurais tendance à faire partie du 2e camp mais je me dis qu’envoyer un petit SMS gentil aux gens que j’aime bien, c’est très sympa dans l’esprit. Donc j’envoie. Comme une maline que je suis, je ne laisse pas les accusés de réception parce qu’envoyer 20 sms, c’est recevoir 20 accusés un peu n’importe quand parce que la nuit du 1er, c’est un peu un cauchemar pour les livraisons de nos messages numériques. Du coup, certains se sont perdus. Par exemple, j’en ai envoyé un qui n’est jamais arrivé, heureusement que son destinataire m’a appelé le lendemain. Mais du coup, y a certaines personnes, je ne sais pas si elles m’ont répondu ou si elles m’ont envoyé un texto spontanément. Dois-je alors resouhaiter une bonne année au cas où, pour éviter de passer pour une bêcheuse ? Ou alors je passe pour une Alzheimérique précoce qui envoie deux fois un texto de bonne année ? Dois-je me fâcher de ne recevoir aucune réponse d’un texto qui, finalement, ne fut jamais reçu ? Finalement, les textos, ça va vite mais ça permet de psychoter plus vite du genre « mais pourquoi il me répond pas ce bâtard ? ». Alors que M. Le bâtard :

– il a répondu mais on n’a pas (encore ?) reçu son texto

– il n’a pas répondu pour la bonne raison qu’il n’a rien reçu

Quoi qu’il en soit, ça fait quelques années que j’observe ce jeu autour des textos, cette espèce de réjouissance quand on reçoit un message genre « je suis aimée, des gens me souhaitent la bonne année ». Les jours suivants, en plus des textos qui continuent d’arriver, voici qu’on reçoit les mails de bonne année. Parfois, on a de bonnes surprises, des gens qui nous souhaitent la bonne année alors qu’on ne s’y attendait pas forcément et les mauvaises, ceux qui sont définitivement sortis de nos vies au point de ne pas nous inclure dans la liste des gens à qui ils souhaitent la bonne année. Bien que certains ne voient pas l’intérêt de ce rituel. Pour ma part, après le 1er janvier, j’oublie déjà le coup de la bonne année et je colle des vents à pas mal de gens. D’un autre côté, ça évite l’hypocrisie de souhaiter la bonne année aux gens qu’on n’aime pas !

Le réseau

Une piste intéressante pour le chômeur,c’est le réseau. Je dirais même que c’est la carte la plus intéressante dans le jeu de la recherche d’emploi. Regardez, vous, par exemple,
vous cherchez un nouveau médecin, dentiste, coiffeur ou ce que vous voulez, quel est votre premier réflexe ? Regarder dans votre entourage et demander à vos amis. Imaginons qu’un rédac chef cherche une pigiste et que je sois dans ses relations, il pensera à moi. Normalement.

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Parce que le réseau, c’est magique, c’est un peu la multiplication des petits pains : si on part du principe qu’une personne connaît au moins dix personnes, chacun de vos
contacts connaît lui-même dix personnes, chaque contact de vos contacts connaît au moins dix personnes… C’est exponentiel. Maintenant, sur viadeo, quand je cherche quelqu’un, il est toujours dans mon réseau éloigné mais ça me permet de le contacter en rebondissant de contact en contact, vu que je n’ai plus de crédit de mise en relation directe.

 

Aujourd’hui, il n’est plus besoin de vanter les qualités d’un réseau, tout le monde sait à quel point c’est important. Surtout dans des métiers de l’info et de la comm comme le
mien. Ainsi, certains y ont vu un filon et ont commencé à exploiter ça. Sur Internet, plusieurs sites vous proposent de vous constituer un réseau de façon gratuite ou payante. Je ne les connais pas tous, je cite les plus connus (enfin, ceux que j’ai déjà utilisé).

– Linked in mais l’interface m’a tellement déplue que je me suis contentée de remplir mon CV et basta. Je ne suis certes pas bilingue anglais/français mais quand même, je comprends pas mal et là, je l’ai pas trouvé intuitif du tout ce site, j’ai donc laissé tomber.

– Ziki qui permet de faire pas mal de choses. Perso, je m’en sers pour faire un miroir à mon ancien blog de chercheuse d’emploi (tué depuis, pas la peine de le chercher) puisque le
flux RSS est dessus, on peut aller sur mon CV, mon profil mybuzz et ma fiche viadeo.

– viadeo, donc. Je découvre ça et je m’amuse comme une petite folle, je linke les gens que je connais. 4 contacts, wouhou ! Vite, ça monte, je retrouve des anciens potes de
facs, je linke même des blogueurs chez qui je commente. Maintenant, va falloir que je linke les collègues. Seul défaut et de taille : viadeo est payant. Et vous payez d’un coup s’il vous
plaît. Du coup, je suis allée sur le forum suggestion gueuler un coup et j’ai gagné 6 mois gratuits. J’adore !

Donc le réseau, c’est important, la preuve. Si je m’en réfère à mon expérience personnelle, c’est mon réseau qui m’a permis indirectement d’avoir du travail, une amie qui m’a fait
suivre une annonce et voilà ! Mais surtout, le réseau permet de vous crédibiliser et assurer un bouche à oreilles favorable… Si vous avez fait les choses correctement. Par exemple, sur
viadeo, j’ai envoyé des invitation à mon tuteur de stage en presse rugby et à DRH choupinou mais ils ont pas répondu (bouh !). Non parce que j’aurais apprécié de me faire recommander. Si un mec arrive sur ma fiche et voit que mes derniers employeurs se portent garants pour moi, c’est quand même un sacré plus. « Nina, testée et approuvée par des gens qui l’ont payée ! ». Hum, ça fait un peu prostituée ce slogan, va falloir que je m’en trouve un autre. Mais l’idée, c’est ça.

Mais alors, comment se constituer un réseau ? Bon, premier cercle, la famille. Ma sœur travaille en marketing, un contact intéressant. Son ancienne coloc, une ancienne copine
à elle, je les connais, ça peut être intéressant. Tiens, mon cousin aussi est sur viadeo. Hop, je le rajoute. On n’est pas dans la même branche d’activité mais il a des contacts et ça peut
toujours me rapprocher de quelqu’un. C’est un peu ça, le jeu du réseau, on ne sait jamais qui, à l’arrivée, va nous aider. Je me souviens d’un camarade de classe qui voulait être journaliste sportif. Lors d’un rendez-vous chez le dentiste, il parla de ses visées professionnelles à ce dernier qui, what a miracle, connaissait un journaliste à l’Equipe ce qui permit à mon pote de faire un stage là-bas. Donc il vaut mieux réseauter large car on ne sait jamais qui connaît qui et qui va ouvrir la bonne porte au bon moment. Bref, il ne faut négliger personne même si, sur le coup, avoir dans son réseau un plombier ou un menuisier, ça vous paraît pas hyper pertinent pour trouver du boulot. Erreur ! Bon, je ne suis pas sûre qu’il y ait beaucoup de plombiers sur viadeo et co mais je pense par contre qu’un plombier a beaucoup de clients dans divers milieux…

Alors réseautez. In fine, c’est peut-être votre amoureux ou amoureuse de maternelle qui vous mettra en contact avec la personne qu’il fallait !

Les Anglais sont-ils des trous du cul ?

Par Lucas

Mmmhhh je sens que cet article va me valoir des menaces de mort de la part de tous les sujets britanniques qui nous lisent… La bonne charia que même Salman Rushdie à côté il aura l’air d’un débutant… Et j’en connais au moins une (« la Patronne ») qui va rigoler ! Si, si, vous allez voir…

Chères lectrices, chers lecteurs,

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je vous propose un petit article culturel histoire d’inonder votre journée de sens et de johaaaaa. Vous allez voir, vous allez sourire… Ou alors vous allez faire exprès de vous retenir pour que j’ai l’air bête… Ouhai ouhai, on m’la fait pas à moi.


Je resitue l’histoire pour ceux qui ont du mal après les agapes de fin d’année Allez, on se concentre, on est grave dans le sujet et on plisse les yeux pour faire style « effort
intellectuel ».

Nous sommes en 1686, dans le Royaume de France, au Versailles Royal Court Resort. Louis XIV, souverain Clubmed roi soleil, ne va pas bien du tout. Il souffre le martyre car il a une fistule au postérieur. Les plus blagueurs d’entre vous auront déjà mis ça en musique : le roi Louis a du caca kaki collé au cucu.
Comme quoi, avoir la classe, c’est inné.

Le Roi est donc malade et c’est le bordel pour gouverner car, bien entendu, Louis ne peut plus s’asseoir sur le trône. Fort heureusement, les chirurgiens du Roi opèrent avec succès et en moins d’une semaine tout rentre dans l’ordre. Comme disait le Dr Alban : « Sing alléluiaaa ».

Bah justement… Sing Alleluia. Histoire de remercier le Tout Puissant d’avoir sauvé le canal royal (sans déconner, allez voir la définition de fistule, ça parle de canal…) Madame de Brinon, la supérieure des Demoiselles de St Cyr (si je vous précise la fonction de la dame, c’est parce que justement, ce qui fait tout le sel d’un bon article culturel, ce sont les détails dont tout le monde se fout. Enfin moi je dis ça j’dis rien et reprenons plutôt le cours de cette histoire passionnante), donc Madame de Brinon, trop jouasse que son roi puisse déféquer de nouveau, écrit les paroles d’un cantique et ça donne :

Grand Dieu sauve le Roi !
Long jours à notre Roi !
Vive le Roi

A lui Victoire
Bonheur et Gloire

Qu’il ait un règne heureux
Et l’appui des cieux.

Comme quoi les paroliers des gagnants de la StarAc ne sont pas aussi nases que ça, mais bon là n’est pas le problème : je m’égare, Montparnasse.

Lully, qui passait par là et qui essayait de pécho une Demoiselle de St Cyr, Lully donc est sollicité pour mettre le zouli texte de Mme de Brinon en musique. Hors, comme le bonhomme connaît bien son affaire ça donne un truc qui déchire sa race. Un truc que la Cour toute entière se met à fredonner toute la sainte journée histoire d’arrêter de
s’emmerder. Ouhai, Lully : paye ton leaderboard au Top 50 de Versailles.

Et là… c’est le drame (parce que dans une bonne histoire il faut toujours un truc qui couille)

Haendel,
compositeur allemand,
renégat de la musique germaine,
devenu offichiol miousichieune of George The First, Roi d’Angleterre,
Haendel donc décide, en 1714, de faire un petit séjour Erasmus à la Cour de Versailles. Là bas, il entend le joyeux cantique, se tape un triple orgasme double salto arrière et décide illico presto de pomper la chanson. Madaaaaaameuh, ya Georg Friedrich il fait rien qu’à copier heu…

Sitôt dit sitôt fait. Et bim : tranquille le chat, voila Haendel qui rentre en Angleterre par le premier ferry histoire d’aller voir un clergyman qui puisse lui traduire les paroles en Anglais. Ce qui donne…

God Save our Gracious King
Long life our noble King..
etc..

Et hop ! Ceci étant fait, le fourbe Haendel prend une copie double, réécrit le cantique sauce anglaise avec SON écriture, signe la chose sans aucun scrupule et court remettre le tout à George
1er. Georges qui se tape une overdose of joy et balance le tout sur les ondes courtes de Windsor FM.
Succès fulgurant de la chanson !!
A tel point qu’on la joue dans toutes les grandes occasions et qu’on décide même d’en faire… l’hymne national.

En somme, God Save The Queen, manifestation la plus éclatante de l’insularité orgueilleuse de nos amis anglois, vient tout droit… de l’anus de Louis XIV. Nina, arrête de rigoler.