Petit déjeuner avec un violoncelliste romain à Palerme

Ou « héhé, voici quelques anecdotes de voyage ! ». Zenobie, si j’en oublie, tu peux rajouter en comms, hein !

– On est des super héroïnes avec Zeno. Non rapport à les soupers pouvoirs réels ou imaginés mais parce qu’on a évité un drame de la route. Si ! Samedi matin, nous errons dans les rues de Syracuse en attendant notre bus pour Catane. On prend une petite rue pour se rendre au supermarché acheter une bouteille d’eau (une histoire passionnante), une voiture est en train de faire marche arrière, on se pousse. Je jette un œil nonchalant à la voiture et… Il n’y a personne dedans. Il-n’y-a-personne-dedans. Donc je crie, on court après la voiture qui fonçe sur un rond point. J’ouvre la portière avant qui heurte le rebord du rond-point, me permettant de pousser afin de ralentir la voiture tandis que Zeno met le frein à main. Zéro blessés dans l’aventure et les félicitations de deux spectateurs de la scène.

– Même jour, à Taormine cette fois-ci, on se rend bien évidemment au théâtre grec, monument incontournable et pour cause, c’est assez impressionnant : entre les ruines du colossal théâtre et la vue directe sur l’Etna qui fume, prends-toi en plein la vue. À un moment, Zeno voit un mec écrire sur le mur et va donc lui expliquer que ça ne se fait pas. J’entends qu’un bout de la conversation, j’entends que le mec lui répond en français et je commence à partir dans des considérations de type « les Français à l’étranger sont des cons« . Le mec la rembarre bien sûr. On continue notre promenade, on voit le gars et sa copine prendre leur « œuvre » en photo. On finit notre visite et en arrivant en bas, on signale à la fille qui gère l’entrée (c’est à dire qui reste assise sous un parasol à papoter avec ses amis) ce qu’il vient de se passer, photo à l’appui. Bon, j’apprends alors que le couple n’est pas français mais québécois, mon patriotisme respire un peu. Je ne suis pas sans savoir que c’est pas la joie niveau liberté d’expression au Québec en ce moment mais faudrait voir à pas pousser. Et là, c’est le vrai drame à l’italienne, la fille interpelle une demi-douzaine de personnes, qui en appelle d’autres, tout le monde se met les mains sur les hanches en criant à l’incivilité. Bon, à la fin, le couple canadien à été arrêté par Giovanni, le responsable de la sécurité qu’on n’arrivait pas à trouver. Pendant qu’on l’attendait, le Canadien nous expliquait qu’il pensait qu’on pouvait puisque « tout le monde le faisait » (en l’occurrence, à ce moment précis, y avait que lui et pas mal de briques étaient encore vierges. Merci du con). Zeno et le mec s’engueulent en français, je traduis à la nana du parasol qui me sort « non mais les gens, ils se croient tout permis parce qu’en Sicile, ils pensent qu’on n’est pas disciplinés… Bon, ok, c’est vrai mais c’est pas une raison ! » Bref, un joyeux bordel. Je sais pas ce qui est arrivé à nos amis Canadiens mais j’espère qu’ils vont l’encadrer, la photo de leur « œuvre » (en l’occurrence, leur prénom et peut-être une date ?), vu le prix qu’elle aura coûté.

– On a fait de jolies rencontres aussi dont Andrea, tenancier du B&B où nous sommes descendues à Palerme. Un mec absolument adorable (et beau, soulignons-le) qui avait aménagé quelques chambres de son sublime appart. Du coup, on avait un peu la sensation d’être à la maison, il nous a présenté sa femme, son chien… D’ailleurs sa femme est instructice PADI, c’est bon à savoir pour mon prochain séjour plongée (j’insiste). Le mardi soir, en arrivant, nous sommes accueillis par sa femme et on entend quelques notes de violoncelle s’élever. Tiens, le,violoncelle, c’est ce qui manquait un rendre cette maison parfaite. Le lendemain matin, on se lève pour petit déjeuner, je note que trois couverts sont dressés autour de la table. Mon incroyable sens de la déduction me permet d’affirmer que nous ne sommes pas seules mais qu’il y a une troisième personne au B&B. Alors qu’Andrea nous sert nos cappucinos, arrive un homme qui nous salue : le violoncelliste. Et nous voici partis à discuter de tas de choses : les Italiens, les Français, communisme et Moravia. Genre la discussion parfaite. Et en italien, je vous prie ! On loue la gentillesse des Italiens mais Andrea et Francesco nous expliquent qu’à Rome, les gens ne sont pas aussi ouverts. Effet capitale, je suppose.

– Être française, ça sert. Ainsi, on a pu laisser nos sacs de voyage chez Interbus (plutôt que de courir à la gare) et pas trop cher (4 € chacune, je vous dis tout). Et oui, le mec qui nous a rendu ce service était tunisien donc parlait français donc a été sympa. La francophonie, c’est beau.

– Sur la plage de Cefalù, nous avons assisté à une scène trop mignonne. Alors que le soleil décline, les plagistes rentrent chez eux, ne restent que quelques personnes. Arrive une fille qui se promène avec… Un chaton ! Carrément. Elle le pose sur la plage, il la suit comme un toutou, elle peut même le prendre dans ses bras au bord de l’eau. Moi, perso, je ferais ça avec Kenya, elle me déchirerait l’épaule de trouille. Alors même que ma stagiaire qui me l’a gardée a dit « j’ai jamais vu un chat aussi bien élevé ! ». Heu… Ah ?

Voilà, de bien belles histoires, petites anecdotes qui font le sel du voyage.

Valise en crise

(Normalement, le jeudi, c’est chômagie mais là, c’est surtout Nina n’a rien écrit car elle est claquée et va au lit. Avant 1h du matin, oui !)

Par Tatiana

On a toute connu cette situation oh combien atroce et remplie de stress et de questions existentielles. Quelle fille ne s’est pas retrouvée la veille de son départ en voyage le cœur palpitant à 100 à l’heure avec des sueurs froides, ayant l’impression de revivre le même cauchemar chaque année. Je crois qu’aucune d’entre nous n’est capable de faire sa valise sereinement et sans se dire « mais comment je vais rentrer tout ce dont j’ai besoin dans ma valise ? ». Une amie m’a dit une fois qu’elle était persuadée qu’il y avait un complot du côté des fabricants. Je serais tentée de la croire, surtout en repensant à mes dernières vacances où j’ai du me contenter d’une toute petite valise, ma sœur ayant pris mon super sac de voyage se rapprochant de celui de Mary Poppins. Non j’exagère à peine, je vous promets qu’il est super pratique. Alors je me suis dit qu’il était impératif de rappeler les règles de survie en cas de crise, afin que vous aussi dans une telle situation vous sachiez quoi faire.

 
1 les fringues
 

Penser simple mais utile. Prenez les hauts qui sont multi-usages. Les petites robes de plages qui se transforment en tuniques le soir, les pantalons qui peuvent faire basiques mais qui avec une paire de talons deviennent classes. Tous les vêtements que vous pouvez utiliser de plusieurs manières seront vos meilleurs alliés. Par contre on oublie de suite la jupe verte a rayure rouge qu’on ne peut mettre qu’avec ce top parce que sinon elle ne ressemble à rien.

 
2 Les produits de beauté et le maquillage
 

Là aussi on pense multi-usage. Pour la douche moi j’ai tendance à prendre des produits pour bébé style ceux qui font shampoing et gel douche. Même pour le visage ils sont très doux et n’agressent pas la peau. Vous l’aurez compris, essayez de trouver des produits qui vous serviront sur plusieurs plans. Pour le parfum, vous pouvez prendre de la concrète de parfum qui est conditionné en tout petits pots. En plus c’est sans alcool et donc mieux pour l’été et le soleil. Niveau maquillage vous pouvez trouver des crayons qui font lèvres yeux et joues.

 
3 l’union fait la force
 

Si vous partez entre copines l’idéal c’est de faire trousse commune : chacune prend un truc et du coup ca prend moins de place. Si en plus vous faites la même taille de
vêtements alors là c’est tout bénef pour vous.

J’espère que ces petites astuces vous permettront d’aborder plus sereinement l’épreuve de la valise. Si vous avez d’autres astuces n’hésitez pas à nous en faire profiter.