Stage ta mère !

C’est la misère : je cherche du travail mais je n’en trouve pas. Décidée à ne pas quitter le journalisme de vue, je décide de chercher un stage mais, là, il est difficile de ne pas se faire piéger. Mon dernier stage, narré ici, fut une pure catastrophe, il faut bien le dire : pas rémunéré, exploitée, peu considérée, je devais amener mon propre ordi… C’était limite si je ne devais pas amener mon propre café ! Pour éviter tout ça, j’ai décidé d’être plus exigeante.

stagiaire

Le mois dernier, j’ai donc passé un entretien dans la mairie où travaillait Bouki. A la gare, en attendant que notre train parte, nous discutons avec Helmut et, je ne sais plus pourquoi, le sujet dérive sur les stages. C’est fou le nombre de gens prêts à accepter un stage non rémunéré… De toute façon, si on est payés, c’est, au mieux un tiers du SMIC. Mais pour ma part, il est hors de question de ne pas avoir un petit pécule pour mon prochain stage.

 

Pour moi, il y a différentes catégories de stages : ceux que l’on sollicite et ceux que l’on trouve par annonce. Dans la première catégorie, quasiment tous les stages que j’ai fait. Dans ces cas-là, il me paraît assez légitime que l’entreprise refuse de me payer : ils n’avaient pas forcément besoin de moi, c’est moi qui veut aller chez eux. Ceci étant, dans le journal local où j’ai travaillé et lors de mon premier stage parisien, j’ai eu des compensations. Pour le premier, j’ai eu droit à 210 euros (150 euros pour mes écrits plus 60 euros pour les photos) de gratification. Pour le second, outre les tickets resto et 50% de la carte orange, j’ai eu un aller-retour pour ma ville natale où j’allais couvrir un match (et passer le week-end chez papa et maman), un aller-retour et nuit à l’hôtel à Clermont et un aller en avion pour Toulouse (après, j’étais en vacances donc je suis revenue plus tard).

Dans la deuxième catégorie de stages, où je postule actuellement, il est hors de question de se passer d’un minimum de rétribution : s’ils mettent une annonce, c’est qu’ils ont besoin de quelqu’un, qu’ils y mettent le prix. J’avais trouvé mon deuxième stage catastrophique sur le net, une annonce : le mec avait besoin de gens pour travailler, les stagiaires, c’est le pied, c’est de la main d’œuvre gratuite. Moi, je dis non. Je ne réponds qu’aux annonces qui donnent dès le départ le salaire car les « à négocier », ça veut dire qu’il n’y en aura pas mais on peut vous filer une prime, on ne sait jamais… Donc non. Après tout, je fais le travail d’une personne, je fais mes 35 heures, voire plus. Souvent, au bout de trois jours, on est totalement autonomes donc il ne faut pas déconner, on mérite un salaire !

Mais les entreprises savent très bien qu’on n’a pas le choix, beaucoup de formations se terminent par un stage obligatoire. Du coup, on voit des annonces hallucinantes genre un grand éditeur qui propose un stage de 6 mois à un an à 300 euros par mois ! J’appelle ça tout simplement de l’exploitation. Un an, y a des CDD plus courts que ça ! Et le pire, c’est qu’ils savent très bien qu’ils trouveront quelqu’un. On voit de ses annonces, des fois ! Y en a une qui a été dénoncé moult fois : une entreprise qui recherche un stagiaire photographe
non rémunéré mais la personne doit avoir un appareil photo numérique dernier cri, un mac et des logiciels de retouche particulier… Comme plusieurs personnes ont dit, manquerait plus qu’on paye pour avoir un stage 

Pourtant, je ne nie pas l’utilité des stages. J’ai appris plus au cours de mes stages qu’au cours de mes études. Dans mon master, j’ai appris (vaguement) à me servir du matériel mais rien ne nous apprend à affronter la vie au sein d’une rédaction. De fait, j’ai fait un stage dans une radio nationale d’une semaine. En gros, je posais mon cul sur une chaise à agresser les journalistes pour qu’il me donne quelque chose à faire (« silvouplé une brève a écrir, silvouplé ! »). Et bien, ce fut bien instructif que les cours de radio que j’ai eu cette année, par une journaliste de ladite radio. Ce n’est pas la journaliste qu’on doit remettre en question, je l’ai trouvée bonne enseignante mais le journalisme, ça ne s’apprend pas en théorie, ça se vit sur le terrain, y a que comme ça qu’on apprend. Le journaliste n’a pas d’horaire : on a la journée pour écrire notre ou nos papiers, à nous de gérer. Pas mal de métiers sont comme ça. Par exemple : prof. On peut croire que c’est réglé comme du papier à musique : le lundi, 2h avec la 6ème 1, le mardi, une heure avec la 5ème 3… Mais après, faut gérer la préparation des cours, la recherche des documents, la correction des copies. Ma tante est prof, Lucie et Guillaume mon ex aussi, je vois comment ils procèdent. Ça, aucun cours ne nous apprend à faire, à nous de démerder. En plus, la position de stagiaire est assez rassurante : on fait le travail d’un journaliste mais si pépin il y a, la responsabilité tombe sur le tuteur de stage, jamais directement sur nous. Ce n’est pas pour autant qu’il faut en profiter…

Donc je ne suis pas contre les stages, bien au contraire, je suis même en train d’en chercher un si je ne trouve pas d’emplois mais le système est en train de se corrompre : chaque formation professionnalisante (et il y en a) ne peut s’achever qu’ainsi et on ne peut pas remettre en cause ça. Le problème ne vient pas des écoles (quoi qu’il faudrait qu’il y ait plus de suivis à ce niveau-là, ma sœur est partie trois mois à Londres pour faire… des photocopies !) mais surtout des entreprises qui savent que cette main d’œuvre très bon marché voire gratuite existe. Pourquoi créer un poste alors qu’il y aura toujours un stagiaire pour faire le boulot ? Depuis le temps que je consulte les annonces, je vois que certaines entreprises recrutent régulièrement des stagiaires : même texte, même poste, même rémunération, quand il y en a. J’ai même vu que mon tuteur de stage de cet été recherchait un nouveau stagiaire. Et il est toujours marqué : « gestion de la culture dans les collectivités » et « rémunération à négocier ».

Y a-t-il cependant une solution ? Est-il possible de demander aux entreprises de limiter le nombre de stagiaires et la durée du stage ? Pourquoi pas mais comment le prendra-t-on quand on nous répondra : « ah ben non, on peut pas vous prendre, on a atteint notre quota ! ». Non, le problème est plus au niveau de la rémunération : si on veut quelqu’un pour faire un travail, il est normal qu’il soit rémunéré. Parce que l’expérience, ça ne nourrit pas son homme… Après tout, on fait notre travail comme les autres, il n’y a pas de raison… Et puis si ça pouvait nous permettre de cotiser, ce ne serait pas plus mal…

Enfin, le débat naît, je ne sais pas trop ce que ça va donner, je ne suis guère optimiste. Je pense que le débat va faire long feu mais les entreprises apprécient trop les avantages des stages pour y renoncer sans lutter. En attendant, moi, je cherche toujours…

A qui tu ressembles ?

 Pendant les vacances, Guillaume m’a initiée à un nouveau jeu (non sexuel, bande de pervers !) : le site myheritage. Vous mettez votre photo sur le site et il vous calcule votre ressemblance avec des personnalités. Comme j’ai trouvé ça très amusant, j’ai testé avec plein de photos et les résultats sont parfois très surprenants. En tout cas, pour lui, ça marche puisqu’il ressemble à Ewan
McGregor à 72% (ahah, je suis trop forte, je l’avais dit avant !).

Première photo, je ressemble le plus à… Natalie Portman. Honnêtement, je ne vois aucune ressemblance entre Natalie (qui est très belle, au demeurant) et moi… Sur les autres photos, en vrac, j’ai eu en premier deux fois Scarlett Johansson (non plus, j’ai des lèvres super fines), Uma Thurman en deuxième position (heu… suis pas sûre non plus). Ensuite, j’ai eu du Madonna (j’ai
un petit espace entre mes deux incisives mais sinon…). Celle qui est ressorti systématiquement, c’est Aishwara Rai, une star de Bollywood… On a effectivement la même forme des yeux, en amande, mais sinon, la ressemblance n’est pas des plus frappantes. Dans le vexant, j’ai eu un Ariel Sharon… Ah ? Enfin, j’ai visiblement un visage très féminin puisque j’ai eu très peu d’hommes. Ma sœur, à l’inverse, a un visage un peu plus carré et a eu beaucoup d’hommes dans les résultats (dont Keanu Reeves, pas des moches). A l’inverse, Guillaume a eu quelques femmes dans ses résultats, sans doute parce qu’il a des traits fins… Et puis il a des cils, c’est pas juste que des hommes aient de si beaux cils alors que nous, on doit mettre du mascara dessus pour avoir un plus beau regard. La nature est parfois curieuse, tout de même.
 
Bon, j’ai trouvé ça follement amusant, j’y ai passé une demi-journée, communiquant à chaque fois à ce pauvre Guillaume les résultats : « Oh, Uma Thurman, ahahah ! ». Ce qui est étonnant, c’est que je n’ai eu qu’une fois Kate Winslet alors qu’on m’a dit plusieurs fois que je lui ressemblais. Enfin, en vrac, on m’a déjà dit que je ressemblais à Kate Winslet, donc (pas faux), Dana Scully, le Dr Lewis d’Urgences, Natasha St Pier (j’ai pas une grande bouche, moi !) et d’autres que j’ai dû oublier… C’est amusant cette manie que l’on a à toujours chercher à qui ressemble les gens. Ma mère et moi, on est expertes en la matière.
 
La scène : Nina et sa maman dans la rue. Dialogue : « hé, regarde, lui, là-bas, on dirait bidule! ». Une fois, je me souviens, on était à l’aéroport de Toulouse, elle me
file un coup de coude et me montre un monsieur en faisant : « Hugues Auffray 
– Ahahah, c’est vrai qu’il lui ressemble! 
– Forcément qu’il lui ressemble, c’est lui! »
Oups ! Mais bon, c’est pas ma faute si ma maman passe son temps à me filer des coudes en me disant : regarde le mec là-bas, il ressemble à truc ! »
 
Je pense qu’on agit de la sorte pour se souvenir de la personne, pour se « l’approprier », en quelques sortes. Dans la mesure où on n’aime pas de prime abord ce qu’on ne
connaît pas, trouver une ressemblance entre une personne et une autre doit nous rassurer, quelque part. J’avoue que j’ai hérité de ce mauvais trait de ma mère, je trouve des ressemblances à tout le monde. Ca horripile mon père, nous, ça nous fait rire!
 
Pour en revenir aux ressemblances, à qui je ressemble vraiment? A mon père, ça, y a pas à dire ! Bon, mes parents sont tous les deux petits, châtains clairs aux yeux bleus donc en tant que digne héritière, j’ai récupéré ces caractéristiques, tout comme Alice. Après, j’ai les yeux de ma mère et sa poitrine, hum, opulente, son genou fragile mais pour tout le reste, c’est papa.
 
Pourtant, il y a avait des éléments qui ne rentraient pas dans le puzzle : à qui appartient mon nez? Ce n’est ni celui de mon père, ni celui de ma mère… Récemment, j’ai retrouvé des photos de mon grand-père partenel jeune (que j’adorais)… Seigneur, je suis sa version féminine ! Même nez (le voici donc), même folle tignasse, même forme du visage… Ben, ça peut paraître
idiot mais j’aimais tant mon grand-père que lui ressembler physiquement est un grand honneur. Surtout, j’avais peur de tenir certains de mes traits de ma grand-mère, son épouse, donc, mais visiblement, je dois tout à mon papi, youpi ! Ma soeur, par contre, tient du côté maternel (même si, de loin, on se ressemble, comme quoi…). C’est très impressionnant : si on regarde des photos de la soeur de ma mère jeune, c’est Alice, trait pout trait. Une fois, petite, cette fameuse tante amena ma soeur à son boulot et tout le monde lui dit : « On saurait pas que tu n’as pas d’enfants, on penserait que celle-là est à toi ! ».
 
Enfin, bref, allez faire un tour sur myheritage et mettez en comm à qui vous ressemblez… Je sens qu’on va bien s’amuser !
 
 

Drague à la pizzeria

Par Fanficsworld

 

Pour bien vous raconter mon râteau, je vais commencer par me présenter, et vous situer le contexte. Mon nom est donc Thomas, j’ai aujourd’hui 26 ans, et je suis employé dans un Fast Food en attendant mieux. A l’époque de ce récit, j’avais 18-20 ans, j’avoue ne plus savoir exactement. J’étais en tout cas au Lycée, et le midi j’allais manger en ville avec les tickets restaurants de mon père. Délicieuse période où j’avais droit à une grande liberté tous les midis ! L’utilisation de ces tickets se révéla très diversifiés. Je m’en servais pour manger dans la même Chaîne de Fast Food où je travaille aujourd’hui, et où je prenais les 3/4 de mes repas. Mais à côté de ça, je prenais également des repas dans 1 brasserie,  dans un 1 self service, et dans 2 pizzerias. Les dernières années, j’avais même trouvé une idée de génie : je prenais un mon ticket restau de 35F, j’achetais une boite de céréales à 10F et avec la monnaie obtenue, je rajoutais 10F pour me faire un ciné lol Ciné gratis, et céréales pendant la séance lol J’ai fais ça pendant plus de 6 mois tous les lundi, car j’avais pas courts l’après-midi lol Pour comprendre le râteau, il faut savoir qu’à l’époque j’étais d’une timidité maladive, au point que je n’adressais la parole à aucune fille de ma classe… Revenons donc au récit qui nous intéresse. Ce jour-là, je décide de tester une nouvelle pizzeria. J’entre, je m’installe, et un vendeur me donne la carte. Je la consulte, mais aucun nom de pizza ne m’est familier ! Je cherche dans les ingrédients, je trouve un produit nommé des « airelles », et j’ignorais totalement ce que c’était à cette époque ! Je me suis donc dit « Oh, sûrement un variété de champignon », et je commande lol La pizza arrive plus tard. Le vendeur me la présente, et me souhaite bon appétit. Première bouchée. Je m’arrête en pleine mastication… qu’est-ce que c’est que ce goût infâme ? Ce jour-là, la réalité devint officielle : je n’aime pas les airelles ! Je teste une seconde bouchée, toujours aussi dégoutté. Dépité, j’entreprends donc de trier la pizza, en virant toutes les airelles ! Au bout de quelques secondes, un petit tas d’airelles commence à se former sur le bord de l’assiette ! Le vendeur repasse alors devant moi entre deux commandes, m’adresse un sourire aimable et un « alors, ça vous plait ? ». Je rougie tandis qu’il baisse les yeux sur mon assiette. Voyant un problème, il relève la tête, et un peu gêné je lui dit : « Je… crois que je me suis trompé de nom de pizza ! » Le mec a l’air très embêté pour moi ! Il regarde autour de lui, et s’approche de moi… « Bon, le patron n’est pas moi, on va s’arranger. Vous voulez quoi ? » Je commande une nouvelle pizza et il récupère l’ancienne. Là, je vois déjà le lecteur lire ma prose en hurlant comme un perdu : « MAIS QU’EST-CE TU NOUS EMMERDE AVEC TES HISTOIRES DE PIZZA ? IL EST OU TON RATEAU ? »… patience, j’y viens ! Il revient quelques minutes après, en me disant que ça cuit. Je le remercie. Il revient à nouveau, et m’offre très gentiment un bol de salade ! Je le regarde, carrément gêné… « Euh… j’aime pas la salade ! » Il a alors un temps d’arrêt (les yeux exhorbités^^), il rigole, et se tourne vers une autre table. « Tenez, je vous offre une salade ! » Quelques minutes après, il revient avec la pizza toute neuve. Il me sourit, et pose la pizza devant moi. Je prends fourchette et couteau en le remerciant… « J’espère que je serai récompensé, après ça ! » qu’il me lance alors ! Là, sous mes yeux médusés, il me lance un regard complice, puis retourne à son taf’. Un peu surpris, j’entame la pizza, déjà bien meilleure. Je la mange tranquillement, assez vite car je dois retourner au lycée après (et que j’ai prit du retard avec ce ratage de commande^^), et vient le moment de payer. Mon vendeur revient alors, et moi je sors les tickets restaurants. J’ai décidé, bien entendu, de lui laisser la monnaie (environ 10F) en pourboire pour le remercier. Il vient donc m’encaisser, et me demande… « Alors, ça allait, cette fois-ci ?
– Super ! Que je lui répond ;
– Alors, je vais avoir le droit à un petit cadeau, après ça ? » Là, je sors les deux tickets restaurants… «  »Oh, je crois qu’il va y avoir un petit pourboire ! Vous garderez toute la monnaie des tickets ! » Il rigole… « Désolé, mais on ne rend pas la monnaie sur les tickets restaurants. » Et à nouveau, me voilà gêné. « Euh… bah alors y’aura pas de pourboire, j’ai pas d’argent à part ça !
– Je sais pas, moi… qu’il me lance alors (il se laisse pas démonter, le bougre !) ; Je pourrais peut-être avoir un numéro de téléphone ? » Cette fois, c’est moi qui reste sans voix quelques secondes. J’avais déjà de doutes avant, mais là c’est officiel : je me fais draguer par un homo ! Mesdames et messieurs, sortez le champagne : c’est la première fois que ça arrive ! Je suis re-gêné méga beaucoup, je bafouille n’importe quoi, et je conclut sur un mensonge honteux… « Euh, je suis désolé… j’ai pas le téléphone… 
– Voyons… dit-il d’un air gentiment railleur ;
– Si si je vous jure ! Mes parents veulent pas de téléphone, ils… euh… » Je m’arrête là, il rigole, il me lance un dernier regard amusé déçu, puis s’en va. A la fin, je me lève de table et je m’en vais en baissant les yeux. Il me salut, et je bredouille un « au revoir, merci » et me précipite vers la sortie lol Après ça, je précise qu’à chaque fois que je passais devant la pizzeria et qu’il me voyait, il m’adressait de grands signes et sourires amusés. C’était mon premier et dernier homo, je m’en rappelle encore, tellement j’ai été gêné à l’époque lol Il faut dire que c’était pas une petite drague là, il a carrément tenté de me brancher grave lol Du vrai rentre-dedans ! Aujourd’hui, j’ignore encore à quel point il a tenté de me draguer. Je me plais à penser qu’il n’avait qu’envie de draguer un petit mec, histoire de se marrer. Bien entendu, ce n’est pas sûr du tout… et jamais je ne saurai le fin mot de l’histoire. Car aujourd’hui, le restaurant est fermé depuis longtemps (dommage, je serai bien allé lui dire deux mots lol Pour savoir, une bonne fois pour toutes lol).

 

J’aime pas l’hiver

17h, il fait nuit, mon thermomètre m’indique que les températures sont passées en dessous de zéro. Hop, je jette sur les épaules ma super couverture en mohair de mémé et je me fais une infusion : l’hiver sera long.
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Mercredi 22 décembre, 16h, ma mère et moi sommes dans la voiture, on fait les courses de Noël… Et on n’y voit rien. « C’est pas possible, doit y avoir un incendie ! » clame ma mère. Faux, c’est le brouillard. A 16h30, c’est comme s’il faisait nuit, je répète ma charmante litanie : « Berk, j’aime pas ça, c’est sinistre, ce temps ! ». Effectivement, on n’a pas revu le soleil avant le samedi, le thermomètre n’atteignait même pas le zéro en journée, les stalagmites formées par la canalisation pétée dans le jardin restent là, les toiles d’araignées sont détruites par le givre, trop lourd pour elles. Je me plante devant la cheminée, une couverture sur les épaules (c’est mon truc, ça), avec juste une envie : roupiller un coup. Ou alors ne rien faire, bouquiner tranquillement. Mettre le nez dehors ? Je suis obligée ? Parce que l’hiver, j’hiberne. Je ne sors que contrainte et forcée, j’essaie de faire un maximum de trucs à partir de chez moi. Quelle déprime !
 
L’année commence en plein hiver. Passé les premiers jours pleins de motivation (une nouvelle année, une nouvelle vie !), la déprime revient : il fait froid, il fait gris. Le seul avantage de l’hiver, c’est que je me promène dans la rue sans me faire draguer par quiconque. Faut dire qu’il faut être en manque pour avoir envie de moi dans ma tenue anti-froid : une immense doudoune qui me fait ressembler à une chenille informe, un chapeau enfoncé jusqu’aux yeux, une écharpe qui me cache le cou… En gros, on ne voit que deux choses : mon nez rouge qui a tendance à couler dès que je rentre dans un lieu chauffé et mes lèvres craquelées par le froid ou barbouillées de baume hydratant. Sexy au possible, en somme. Ce qui est particulièrement pénible, en hiver, ce sont les changements de températures. Outre le nez qui coule, on se prend des suées insupportables. Quand j’habitais à Toulouse, j’avais dix à quinze minutes de marche pour attraper le métro donc je traçais dans la rue pour me réchauffer et une fois que j’entrais dans le métro, je devais virer toutes mes épaisseurs sous peine de me mettre à dégouliner… Evidemment, je chopais un rhume, de temps en temps. Je me souviens particulièrement de l’hiver 2000 où je ratais une semaine sur deux de cours à cause de foutues crèves qui me clouaient au lit (j’ai quand même eu ma licence, n’ayez pas peur). En plus, les rhumes, c’est mauvais pour mon nez. Par exemple, si vous regardez les photos familiales de Noël 2004, vous ne m’y verrez pas : j’étais malade et j’avais la tronche écorchée à force de me moucher.
 
Outre ces petits problèmes de santé soignés à coup de grog qui m’assomment littéralement, il y a une baisse de forme indéniable sur tous les plans. Par exemple, en hiver, j’ai la libido d’un poisson : je ne cours pas après les brouettes, j’ai plus envie de chastes câlins pour se réchauffer à deux… De toute façon, l’hiver, je ressemble à rien : outre ma tenue anti-froid, l’électricité statique me fait de drôles de coiffures. A propos d’électricité statique, cette dernière m’en veut particulièrement. Je me prends des pignes en permanence. Quand je rentre chez moi, j’enlève mon manteau et quoi que je touche, paf ! Je me prends une décharge. Ouvrir ou fermer la porte d’une voiture ? Paf ! Avant de faire un câlin à Kenya, je me décharge en prenant une pigne pour pas lui faire mal. Mais l’autre soir, alors qu’elle me faisait un câlin, clac ! Même en me peignant, je prends le jus ! Quand je me déshabille, le soir, je jette mon pull le plus loin possible, il atterrit dans un tonnerre de claquements, j’attends cinq minutes pour le ramasser. Je me souviens, plus jeune, ma mère m’avait offert un pull en polaire que je mettais tout le temps quand je rentrais chez moi, le soir. Une nuit, je l’enlève puis j’éteins la lumière. Et là, le voilà qui me fait des éclairs verts ! Bonjour l’angoisse…
 
Les journées sont plus courtes et notre activité s’en ressent : se lever alors qu’il fait encore nuit, il n’y a pas pire à mon sens. Je me souviens, l’an dernier, je partais de mon appartement à 7h30 le matin pour aller en cours, l’ambiance dans les rues était glauques : pas un passant, peu de voitures et surtout ce froid atroce… Je me souviens, une fois, j’étais partie travailler à 7h à la Poste, j’avais dû traverser le Pont neuf qui enjambe la Garonne à pied car le métro était en panne et je devais rejoindre mon bus au Capitole. Durant la traversée du Pont, j’ai cru mourir, le froid me mordait tellement que j’ai cru un instant que mes oreilles allaient tomber. Parfois, on commence les cours, il fait encore nuit, c’est tout de même étrange… De la même façon, le soir, il fait nuit à 17h et on n’a qu’une envie : une soupe et au dodo. En ce moment, comme je suis au chômage, je n’ai pas d’horaires particulières et quand la nuit tombe, j’ai l’impression que la journée est finie et que je n’ai rien fait. Faux, il n’est que 17h, j’ai encore le temps de faire des tas de choses. Mais sortir une fois que la nuit est tombée, ça ne me séduit que peu. Quand j’étais au lycée, c’était ma litanie préférée : « c’est horrible, on passe notre journée à l’école : on arrive, il fait nuit, on repart, il fait nuit ! ». Il est vrai que quand je compare mon emploi du temps en hiver et celui en été, ça n’a rien à voir. Même mon temps de sommeil n’est pas le même, je dors beaucoup plus en hiver qu’en été. Parfois, je me dis que je ferais mieux d’hiberner, ça irait plus vite !
 
De toute façon, il est prouvé qu’en hiver, on déprime, c’est scientifique : on voit moins le soleil, ça joue sur l’humeur ! Quand je suis allée voir Yohann en Suède, j’ai pu mesurer l’effet des longues nuits sur nos vies. Yohann est un lève-tôt : pour lui, se lever à 9h, c’est une fantastique grasse matinée. Pourtant, quand je suis allée le voir, on se levait jamais avant 11h. De toute façon, on passait plus de temps dans les cafés qu’ailleurs. Le premier jour, on va au centre commercial voisin et quand on ressort, il fait nuit.
« Tu veux faire quoi ? me demande-t-il.
– Ben, il est tard, on va peut-être rentrer.
– Nina, c’est 16 heures… »
Oh Seigneur ! Du coup, il y a des tas de choses qu’on ne peut faire, genre aller se promener en forêt… Enfin, si, nous l’avons fait, mais on s’est perdus et on a manqué de se retrouver dans la forêt en pleine nuit, seuls et abandonnés de tous… Heureusement, on a fini par s’en sortir, pas du tout là où on pensait… Et on fumait ! On allait de cafés en cafés (quand il fait nuit, traîner dans les rues, ça tente moins) donc on fumait. D’ailleurs, après ce voyage, j’ai arrêté quelques temps…
 
Bref, l’hiver est une saison qui me semble morte, où rien de positif ne peut vraiment se passer. Pourtant, j’ai rencontré Guillaume mon ex fin janvier, par exemple, il s’en passe des choses pendant ce temps-là. Mais c’est vrai que mon humeur est extrêmement cyclique : charmante le matin, irascible l’après-midi, une crise de fou rire peut succéder à une crise de larme (ou vice et versa). Oui, parce qu’en hiver, je pleure tout ce que je n’ai pas pleuré tout le reste de l’année et je pleure pour un rien. Je pleure devant un film, parce que je suis fatiguée, parce que je sais même pas… Et puis je ris pour rien aussi. L’hiver, je suis totalement paradoxale : je ne veux voir personne et je ne supporte pas la solitude. Par exemple, dimanche, je rentre de chez ma sœur chez qui j’ai déjeuné, mes parents sont repartis pour notre sud natal. Je m’étale sur mon lit et Gauthier m’appelle. « Tu veux aller au cinéma ? » Grande question : oui… et non. Oui, j’ai bien envie de me bouger un peu, de voir Gauthier. Mais non, j’ai pas envie de sortir et ai-je envie de voir quelqu’un ? Bon, finalement, j’accepte, on va voir un navet américain mais ça fait du bien, finalement, on discute un peu après et ça me fait du bien. En hiver, je recherche le maximum d’activités à l’extérieur mais sur le coup, ça m’emmerde de sortir… C’est où Sainte Anne, déjà ?
 
Enfin, bref, vivement le retour du printemps, du soleil, du jour quand je me lève, des températures normales, des bonnes humeurs permanentes…Plus que trois mois, courage !

Un article triste

Par Gauthier
Nina m’a dit aujourd’hui « je n’écris que des trucs sur ma lose en ce moment, il faut impérativement que je fasse un article drôle cette semaine ». Ben moi j’ai le cafard ce soir, je devrais donc me forcer à aller au lit comme ça ? Non je vais en faire profiter tout le monde, tant pis pour les stats de drôlerie du blog. J’ai le blues et je vais le crier haut et fort…

Alors par quoi commencer ? Ah ben non en fait, il n’y a pas besoin de faire de chronologie, je suis lunatique, je passe du rire aux larmes en moins de 5 min. Bon ce trait de caractère est accentué par la fatigue, la déprime, ou la faim, mais bon même quand tout va bien dans le meilleur des mondes, je peux avoir envie d’aller me cacher sous ma couette en me répétant « mais pourquoi personne il ne m’aime ? ».

En plus là forcément mon mac m’aide bien puisqu’il ne me passe que des musiques inscrites sur la playlist « à écouter avant mon suicide » technologie aléatoire de merde…

Je vais quand même essayer de m’auto analyser. Ouais ça coûte moins cher qu’un psy et c’est surtout beaucoup plus rapide… Alors je suis à Paris après 15 jours chez mes parents. Ils m’ont pris la tête, mais ça vous le savez déjà. J’ai revu mes amis mais pas tous et pas autant que je l’aurais souhaité. J’ai mes examens dans moins de 15 jours et j’ai strictement rien préparé. Je n’ai pas de stages en vue, et l’échéance se rapproche. Je dois me rendre chez un médecin pour évaluer un pretium doloris. Je sors avec deux mecs en même temps, mais celui qui m’intéresse vraiment se détourne un peu trop de moi à mon goût. Voilà en gros, mais j’oublie le problème récurrent : je manque cruellement d’argent pour terminer mon année malgré un prêt étudiant (que j’ai joyeusement gaspillé à tort et à travers).

Donc prenons les problèmes dans l’ordre de priorité :

1/ L’argent, problème : il m’en manque, solutions : arrêter de me cuiter tous les week-ends (je me pends), ne plus faire de shopping (argh les soldes commencent cette semaine), arrêter de fumer (mais ça va pas non ?), faire cracher l’assurance au maximum (ben voilà j’ai trouvé).

Ça c’est fait, la suite maintenant.

2/ Mes parents, problème : ils me prennent pour un ado attardé incapable de gérer sa vie, solutions : gérer ma vie et leur prouver que j’ai tort (ahahahahah et puis quoi encore ?), me plaindre des mauvais traitements auprès de SOS Enfance maltraitée (là j’aurais un peu honte quand même), ou pire auprès de ma grand-mère (je garde l’héritage… à méditer…), les faire culpabiliser à mort parce que le pauvre Gaugau il est tout seul dans la grand’ ville et il a besoin d’un soutien familiale sans faille (ben voilà !)

Je suis ignoble je sais…

3/ Mes exams, problème : j’ai rien préparé, solutions : payer les profs (j’ai dit que j’étais fauché, faut suivre…), coucher avec les profs (ah non là même avec la meilleure volonté du monde ce n’est pas humainement possible, un jour je vous ferai passer un trombinoscope de mes profs vous comprendrez..), croire en Dieu et compter sur ma chance insolente le jour de l’exam (ben ça marche depuis que j’ai passé mon bac, alors on va pas s’arrêter en si bon chemin).

Oui il n’y a de la chance que pour les pourris…

4/ Le stage, problème : j’en ai pas, solutions : faire jouer mes relations ( si seulement je couchais utile ça pourrait aider, mais non il faut toujours que je me tape le petit peuple pfff), postuler partout (ça c’est déjà fait, et manifestement il me manque le petit truc en plus, communément appelé PISTON), croire en Dieu un peu plus longtemps que durant la semaine d’exam (après tout du moment qu’on m’oblige pas à bouffer une ostie).

S’il existe, je vais me prendre un retour de bâton dans peu de temps moa…

5/ Les mecs, problème : j’en ai deux, solutions : attendre que l’un des deux s’en aille (et ça ne sera pas le bon), les larguer tous les deux parce que c’est pas bien la bigamie (oui ben c’est mieux que de baiser tous les soirs un mec différent), en choisir un et me consacrer à ses beaux yeux (oui et puis il me larguent le lendemain, ou il me dit « ah bon tu pensais qu’on était ensemble ? C’est mignon »), en prendre un troisième pour passer le temps et laisser décanter tout ça (et en plus je sais qui, ben voilà).

Bon ben, je crois que j’ai fait le tour, que de solutions je peux pondre en moins de 15 minutes, je suis très fier de mon cerveau de plus en plus tordu avec l’âge 😉

Bien sûr si vous avez des suggestions je suis preneur. Parce que ça ne va absolument pas se dérouler comme prévu donc je prévois de me reprendre tout en pleine face d’ici à 10/15 jours. C’est le temps qu’il faut pour que je refoute toute ma vie en l’air en général.

Comment ça je suis superficiel, et je ne sais pas ce que c’est que d’avoir de vrais problèmes ? Et alors ? Je déprime avec ce que j’ai… Dans le fond je suis un garçon tout simple 😉

Ah oui j’oubliai, LA solution globale à tous mes problèmes : Saint Lexomil 😉 J’adore le progrès… Comment ils faisaient avant ? Un jour je vous écrirai un article sur les vertu de la médication dans ce domaine typiquement français : le mal-être au quotidien…. (ou autrement dit je-ne-sais-pas-pourquoi-mais-je-vais-pas-bien-alors-je-me-shoote)

Marabout d’’ficelle

Hier soir, je suis allée voir un voyant qui lit l’avenir dans le marc de café. Il est fort, il est très fort, ça en devient gênant… On a l’impression qu’on peut rien lui cacher ! Avant de vous raconter mes prédictions (plutôt positives) d’hier, revenons un peu sur mes expériences de voyance.

 marc-cafe-tasse

Pendant longtemps, je me suis « contentée » de faire des échanges sur un forum ésotérique, c’est à dire tirage contre tirage. Mais j’ai arrêté la voyance depuis quelques temps, essentiellement parce que j’en avais marre de trop vivre en fonction des prédictions qu’on me faisait. Mes dernières expériences datent de septembre, en voici le récit ! 

Début septembre, je suis allée voir un voyant dans un restaurant avec Zoé, mon ancienne collègue, et Gauthier. Le principe est simple : on mange au resto et, si on veut, on se fait lire l’avenir dans le marc de café pour la modique somme de 15 euros. Ce n’est pas très cher pour une voyance. Personnellement, je ne suis allée voir des voyants payants que deux fois, dont notre ami caféinomane. La première fois, je n’avais payé que cinq euros pour une voyance totalement à côté de la plaque : « vous allez trouver l’amour auprès de quelqu’un que vous connaissez déjà, un collègue qui est plus jeune que vous. Ça se fera pendant une soirée. Vous savez qu’il est attiré par vous mais vous ne voulez pas le voir. »

– Heu… Là, je vois pas.

– Non mais vous verrez au moment venu. »

Alors résumons : je suis au chômage donc pas de collègue. Au moment du tirage, j’étais en stage… Si on rajoute le stage précédent, deux jeunes hommes avaient la donnée « plus jeune » mais :

– le premier, certes très mignon, était très sympathique et plutôt mignon mais nous nous sommes vus qu’une paire de fois et nous ne nous sommes jamais dragués.

– le second, très gentil, m’a draguée comme un malade en commençant toutes ses phrases par : « et alors, ma copine… ».

Bon, en gros, j’ai perdu 5 euros et je suis un poil énervée car on avait le « choix » entre trois voyants et j’ai pris le plus mauvais. 2 heures d’attente pour dix minutes de cartomancie, n’importe laquelle de mes copines ésotériques aurait pu le faire. Et puis quatre mois plus tard, toujours pas de collègue plus jeune… Alors, certes, Guillaume est plus jeune que moi mais c’est pas mon collègue et on n’a pas « conclu » en soirée ! Donc plantade.

 

Suite à ce premier échec, je me laisse convaincre par Zoé d’aller voir M. marc de café. Elle m’a vanté ses qualités mais comme je suis St Thomas, j’aime voir pour croire d’autant que le monsieur lui a prédit ce qu’elle voulait entendre, on a toujours tendance à les croire, ces gens-là.

 

Donc on se rend au restaurant avec Gauthier et la demoiselle, elle passe à la voyance en premier puis je lui succède. Je bois le café, infâme et plein de dépôt (mais c’est fait exprès), je dépose ma tasse en faisant une grimace et j’attends car M. marc de café est parti. Il revient, me salue en me demandant mon prénom puis il regarde dans la tasse avec attention.

« Vous avez une personne importante pour vous dont le prénom commence par A. Qui est-ce ?

– Heu… ma sœur, Alice ?

– Elle a deux ans de différence avec vous ?

– Oui.

– Bon, c’est donc elle. »

Voilà, dès le départ, je suis calmée. Et il est fort, le monsieur, j’ai l’impression qu’il lit directement dans ma tête, me révélant mes hantises les plus profondes. D’abord, ça commence de façon soft, il explique que ma présence ici n’est pas logique. Je le regarde, me demandant ce qu’il veut bien dire…  Il m’explique que je ne veux pas écouter ce qu’il me dit, que je suis sceptique. Ce n’est pas faux : quand la prédiction m’arrange, je la garde, sinon, je jette. Après, il me parle de mon manque total de confiance en moi avec les hommes mais je devrais pas… Ensuite, il me dit qu’il faut que j’arrête d’avoir peur de finir seule, ça n’arrivera pas puis il me sort : « Ça sert à rien d’avoir peur des enfants, vous en aurez ! » Pourquoi il utilise le pluriel ? Ensuite, il me dit d’être plus égoïste et que je n’étais pas ma mère… Ensuite, il part sur autre chose : « vous allez bientôt avoir une proposition d’emploi, faudra l’accepter ». Comme si j’allais refuser ! Mais sur le coup, je suis un peu étonnée : je vois pas comment on pourrait me proposer quoi que ce soit, je pense plutôt que ce sera une réponse positive à un de mes envois de CV… Puis il me parle d’un homme plus âgé que moi dans mon entourage « j’espère que c’est le bon car c’est quelqu’un de bien ! ». A l’époque, j’étais avec Arnaud, plus âgé que moi donc j’ai tendance à penser que c’est lui.

 

Puis il repart sur ma sœur : « elle a une fatigue qui n’est pas normale, elle devrait faire du sport ». Ma sœur est hypothyroïdienne… Mais le plus fort, ce qui m’a beaucoup émue : « Qui est mort dans votre famille ?

– Ben, plusieurs personnes, hélas.

– Qui est mort près de l’eau ? »

Sur le coup, je pense à une noyade, personne n’est mort ainsi puis je me connecte sur mon grand-père, décédé à Perpignan, près de la mer donc je lui dis ça et il me fait :

« Oui, c’est lui, il vous protège. »

C’est con mais je suis émue aux larmes, essentiellement parce que j’ai toujours su que mon grand-père était auprès de moi, je rêve souvent de lui alors que ça fait 19 ans qu’il est mort…

 

Bon, petit bilan. Alors pour la proposition d’emploi, j’en ai eu deux, une qui n’a abouti sur rien (le remplacement de Bouki) et mon entretien de lundi qui est en attente (j’en parlerai quand j’aurai la réponse). Côté cœur, mon histoire avec Arnaud a tourné court donc bon…

 

Hier soir, nouvelle tentative, je bois mon café pas bon, le monsieur me regarde et me fait : « Détendez vous, vous êtes toute stressée ! ». Effectivement, ma vie est tellement au point mort que s’il me fait une mauvaise prédiction, je vais me mettre à pleurer. Il regarde et me fait : « A ou C, c’est vous.

– Heu… Non.

– Si, si. C’est quoi votre nom ?

– Nina.
– Votre nom de famille ?
– Bartoldi. »

Bon, mes autres prénoms et mon signe astrologique ne coïncidant pas, il finit par penser à quelqu’un d’autre, ma sœur, en l’occurrence (encore). Il me demande si elle m’influence… Mmmm… Il est sûr que de voir ma sœur avoir réussi ce dont je rêvais (un boulot dès la sortie des études) et qu’elle m’envoie des annonces, essaie de me conseiller donc, effectivement, je ne peux nier une certaine influence sur moi. Mais ma sœur ne reviendra plus dans les prédictions. Après, il fait : « vous avez assez pleuré ! » puis il me signale qu’il serait temps de se mettre au sport (heu…) et que j’avais tout pour plaire aux hommes et que je devais arrêter d’en douter (c’est pas moi qui en doute, ce sont eux !). Puis, il reprend : « N’ayez pas peur de finir seule, ça n’arrivera pas, vous aurez des enfants…Trois ! »

 

Trois enfants ! Bon, je vais m’acheter un dictionnaire des prénoms, en prévision… Y a quelques prénoms qui me plaisent déjà mais en général, ils ne plaisent pas à mes compagnons…C’est marrant, ado, j’étais persuadée que j’aurais trois enfants, c’était un espèce d’idéal : 2 garçons et une fille. Mais trois, c’est chiant : tout est fait pour 4 ou pour 6, pas pour 5 ! Enfin bref.

 

On passe sur le professionnel : « vous allez avoir une proposition d’emploi très vite, en février, c’est réglé. Il y a quelqu’un avec un double prénom, c’est avec lui que vous allez travailler. » Je lui parle de mon entretien de lundi et il me décrit une des personnes que j’ai rencontrées de façon très convaincante, je suis bluffée. Donc, pour lui, j’ai le boulot. Youpi !

 

Ensuite, l’amour, houuuuu ! Bon, tout va évoluer durant les trois prochains mois, je vais être raide dingue d’un homme qui a une « faiblesse aux yeux »… Ce qui ne m’étonne pas, vu ma passion pour les binoclards. Oui un homme à lunettes, je trouve ça sexy ! Sauf s’il a des lunettes en plastique à la Annette dans Premiers Baisers parce qu’on n’a plus huit ans, quand même… Je lui demande si je le connais déjà et il me fait « j’espère pas parce que vos histoires sentimentales jusque là, c’est pas ça, sauf le garçon avec qui vous étiez en 2001 (Guillaume, donc). » Pif, paf, dans les dents ! Enfin, cerise sur le gâteau, cherry on the cake (oui, j’aime bien faire mon Nelson Monfort, des fois), il me sort spontanément : « vous allez publier un livre… un livre pour enfants. » Alors là, je suis aux anges ! Un livre ! Le rêve de ma vie.

 

Franchement, je suis bluffée. Je sais que certains voyants se basent sur la psychologie mais il y a des choses qu’on ne peut dire comme ça… Comment pouvait-il savoir que j’aimais écrire ? Que ma meilleure histoire d’amour était avec le garçon avec qui j’étais en 2001 ? Que je cherchais un métier dans la communication (oui, il me l’a dit) ? A quoi ressemblait l’une des personnes que j’ai rencontrées lundi ? Il y a des choses trop précises pour n’être que du flan…Enfin, on verra déjà en février où j’en suis niveau boulot !

Mister vingtenaire!

Bon, voilà, les résultats sont tombés, nous avons un gagnant. Comme je suis sympa, je mets même les six premiers !

 

Alors, tatatan, je vous la joue pas du 6e au 1er puisqu’il suffit de descendre l’ascenseur pour voir de suite le premier donc
aucun intérêt !

 

Alors, Mister vingtenaire 2006 est : le candidat 43 alias Sechev ! (il a aussi envoyé des photos de sa tête, hein !)


 

Le premier dauphin est le candidat 24, alias Corentin !

 

Le deuxième dauphin est le candidat 3 alias Niko.


 

Arrive ensuite (là, je mets plus les photos) : Stef, David et Lolo.

 

Meilleure photo : Corentin

 
Meilleur texte :
Stef.
 

Classement par « étoile »

(chaque jury devait donner son podium : une première place = 3 étoiles, deuxième place = 2 étoiles et troisième place = 1 étoile).

1er : Niko (14 étoiles)

2e : Sechev (13 étoiles)

3e : Bernardin (8 étoiles)

Comme des stars

Il y a quelques mois, j’avais écrit un article sur les blogs. A l’époque, j’étais une inconnue, j’avais une dizaine de lecteurs à tout casser. Aujourd’hui, mon regard sur ce phénomène a un peu changé, j’ai moins de naïveté et voici ma nouvelle réflexion sur le sujet.

Mercredi dernier, je passe la journée en compagnie d’un autre blogueur : Loui. C’est un jeune garçon vraiment très intéressant, on a discuté longuement du phénomène blog et cette conversation vaut, à mon avis, son pesant d’or. Pourquoi écrit-on un blog ? Comment faire face à notre « succès » ? Comment ne pas avoir envie d’abandonner, parfois ?

Quand j’ai commencé ce blog, je ne m’attendais absolument pas à tout ce qu’il s’est passé. Me voici aujourd’hui à 1400 lecteurs par jour, pour la plupart anonymes. Pourquoi viennent-ils ? Pourquoi se passionnent-ils pour nos vies somme toute normales ? De façon tout à fait objective, je suis une fille comme les autres, pas mal de nanas de mon âge peuvent
en faire autant… Je n’ai pas tant d’aventures amoureuses que ça et même, en ce moment, c’est d’un calme ! Evidemment, c’est super flatteur, ce succès inattendu mais somme toute relatif : 1400 personnes sur 60 millions de Français, y a pas non plus de quoi se pavoiser. Et puis, les vingtenaires ne sont pas censés aboutir à quelque chose de concret. Un livre ?
Non, certainement pas ! J’écris depuis que j’ai 15 ans (bon, c’était merdique, à l’époque, je l’avoue) et j’adore ça mais quitte à être publié, je voudrais que ce soit pour mes romans, pas pour ma vie… Je n’ai pas envie d’être connue sous le nom de Nina Bartoldi, pas du tout. Nina marque une période de ma vie qui s’achèvera un jour et je ne prendrai plus ce nom.

Le problème quand on a un succès d’estime, c’est qu’on récolte vite quelques ennemis. Curieusement, le succès engendre systématiquement la jalousie. Loui en fut victime et de façon assez violente… Moi aussi. Personnellement, ça ne me touche pas dans la mesure où les gens s’attaquent à Nina et pas à moi, même ceux qui m’ont fréquentée de façon éphémère. Peu m’importe que les gens aient une mauvaise opinion de Nina, au fond, ils ne connaissent pas mon vrai nom et, s’il le faut, ils me côtoient tous les jours et m’adorent…

Cependant, il y a certains comportements que je ne comprends pas. Qu’on soit en désaccord avec ce que je dis, c’est normal et si ça peut engendrer un débat comme sur l’article Politique, j’en suis ravie… Mais qu’est-ce qui pousse les gens à être insultants envers nous ? Qu’on apprécie pas mon blog, mes idées, ma personnalité (du moins, ce qui transparaît sur le blog), soit. Qu’on me crache à la figure de façon aussi violente, là… Je pense qu’il y a d’autres façons pour marquer sa désapprobation que l’insulte. Il est vrai que, personnellement, quand je tombe sur un blog que j’aime pas, je passe mon chemin, je n’ai pas envie de traiter l’auteur dudit blog « d’enfoiré de connard qui doit être trop moche et qui pue du cul ». Si je suis en désaccord avec ce qui est écrit et que j’ai envie de le dire, rien ne m’empêche d’être courtoise. Evidemment, les insultes sont souvent de la provocation, l’anonymat est grisant, je peux aller sur n’importe quel blog et insulter les gens en les traitant de tous les noms, je ne risque rien… Oui parce qu’en général, ces gens-là sont très courageux. Samedi soir, je n’avais plus le net, donc, et Gauthier m’appelle pour connaître le fin mot de l’histoire et me dit : « On a encore été insulté ! » Emma était furieuse paraît-il. Moi, ça m’interpelle. La plupart des insultants lise le blog avec attention pour mieux nous cracher à la gueule : « t’es qu’une grosse conne inintéressante ! » Alors pourquoi tu lis mon blog, andouille ? Y en a certains qui devraient visiter un lieu fantastique qui s’appelle Sainte Anne à Paris, Beaupuy ou Marchand à Toulouse, ça leur ferait le plus grand bien…

Nous restons interdits face à de tels comportements. Loui m’a expliqué que suite à un mail particulièrement violent, il avait failli arrêter son blog. Moi même, j’ai été tentée de le faire après l’épisode « Raphaël écrit des insanités sur moi ». Non pas que ça m’ait touchée, c’était trop gros pour être crédible mais je me suis posée la question : est-ce que ça en vaut la peine ? Le blog est un loisir, pour moi, ça me permet d’écrire, occupation que j’adore, mais si c’est pour ramasser tant de haine, le jeu en vaut-il la chandelle ? Evidemment, il était hors de question d’arrêter pour si peu, ces personnes n’attendent que ça mais c’est vrai que des fois, on se demande ce qu’on a fait pour mériter ça.

La seule insulte que je ne supporte pas, c’est quand on m’attaque sur mon professionnalisme. Je m’en fous qu’on me dise que je suis une vilaine pas belle : je plais au seul mec qui m’intéresse en ce moment donc les autres, ça ne me touche pas. Et puis personne n’a vu mon visage donc je vois pas comment on peut dire que je suis moche. D’ailleurs, je ne le suis pas,
je suis très belle, j’ai un visage de princesse… Non, je plaisante ! Enfin, peu m’importe qu’on me trouve conne sur ce que j’écris, un article est torché en trente minutes maxi, c’est bourré de fautes d’inattention… Mais qu’on en déduise que je suis une mauvaise journaliste, là, ça me fait hurler. Personne ne sait comment je travaille dans une rédaction. Je n’écris pas un article sérieux de la même façon : je fais des recherches documentaires, je relis, je travaille sérieusement. Pour le blog, je ne peux perdre trop de temps dessus, je suis en recherche d’emploi et ça me prend du temps… De la même façon, quelqu’un avait accusé Loui d’être un mauvais infirmier en lisant son blog. Mais comment se permettre un tel jugement ? D’autant qu’à travers ses planches, j’aurais dit précisément l’inverse, on sent qu’il est très proche de ses patients et qu’il fait ce métier, très difficile, avec cœur. Mais bon, ce doit être le jeu, on nous juge sur la parcelle de nous qu’on montre. Mais Loui est tellement plus que son petit personnage, je suis tellement plus que Nina… Ce n’est pas parce que je ne vous fais pas tous les jours un bilan de ma recherche d’emploi que je ne cherche pas. Ce n’est pas parce que je ne fais pas une revue du livre que je viens de terminer que je ne lis pas, ce n’est pas parce que je ne vous parle pas de musée
que je n’y vais jamais… Sans doute est-ce le jeu : dès qu’on s’expose un peu, on est vite détestés, voire haïs. Personnellement, la haine étant l’exact contraire de l’amour, on ne peut haïr que quelqu’un qu’on a aimé… Je n’ai jamais pu détester une personnalité quelle qu’elle soit, je n’aime pas certaines mais les détester… Je garde mes sentiments pour les gens qui les méritent. En effet, ces gens-là ne jouent aucun rôle dans ma vie. Par exemple, je n’aime pas Ophélie Winter car elle représente le vide artistique pour moi… Ce n’est pas pour autant que, si je la croisais dans la rue, je l’agoniserais d’insulte ou que je me sens emplie de haine quand je l’aperçois…

Malgré cette aversité et cette haine que je déclenche parfois, je persiste et signe. Pourquoi ? J’ai réfléchi, samedi soir, dans mon bain, sur la question, j’ai repensé à ma conversation avec lui. Si un jour, j’édite mes romans, j’aurai forcément des détracteurs, personne ne fait l’unanimité. Arrêterai-je d’écrire parce qu’une personne aura mis le feu à mon livre
qu’il aurai jugé « merdique » ? Non. Parce que si j’écris, c’est d’abord pour moi. Puis, comme m’a dit très justement Gauthier, pour un commentaire insultant, nous avons des dizaines de sympathique. Dois-je arrêter mon blog parce qu’un courageux au pseudo « pouetpouetcacaprout » m’a dit que j’étais moche (comment pourrait-il le savoir ?) alors qu’à
côté, il y a des Stef, Yome, Fanfics, Gloups, Lefroid, Zibro, Nico, David… qui sont là tous les jours à lire nos histoires et à nous donner leur avis (pas toujours en accord avec le nôtre) ? Non, certes pas.

Et oui, car à y réfléchir, nous sommes comme de petites stars, avec nos fans et nos détracteurs mais comme a dit si bien Gauthier : « continue à nous insulter, nous, on s’en fout, ça fait grimper nos stats ! ». De mon côté, j’aurais plutôt tendance à dire que plutôt que de nous insulter sur des conneries futiles et superficielles, que le détracteur nous offre une critique argumentée et respectueuse de notre travail, ça nous donnera plus envie de l’écouter.

Patte de lapin et fer à cheval

Il y a des moments où, dans la vie, les embrouilles s’accumulent sans qu’on comprenne bien ce qu’on a fait pour mériter ça. Personnellement, ça doit faire six mois que les petits tracas de la vie quotidienne s’accumulent. Certes, il n’y a pas mort d’homme mais parfois, on aimerait vraiment pouvoir s’en prendre à quelqu’un tellement ça fatigue.

Je vous avais déjà raconté mes loses. J’avoue que, jusque là, j’étais du genre chanceuse dans la vie : toujours au bon endroit au bon moment. C’est pour ça que je ne pensais pas connaître le chômage un jour : j’aurai forcément la bonne opportunité à la sortie de mon stage. Tout faux. Depuis, je suis devenue la postuleuse folle, je réponds à toutes les annonces qui correspondent à peu près à mon profil, je parle de mon chômage à tout le monde, au cas où la personne connaîtrait quelqu’un qui travaille dans la presse. Mais ma chance m’a abandonnée, on dirait.

Retour chez mes parents pour les vacances, youpi, un peu d’air pur et de vie en communauté. A peine rentrée, je peux mesurer la malchance familiale… Oui parce que la lose, c’est héréditaire, ça me vient de mes parents. Donc pour l’anniversaire de mon père, ma mère décide de lui offrir un GPS. Ma tante va donc en acheter un à Toulouse et nous le ramène. Mon père a hâte de l’essayer, il monte à l’ordinateur familial, il met le CD d’installation et…rien. Je fouille dans l’ordi, je clique sur le fichier « install », il veut pas partir, sous prétexte que ce n’est pas une application valide. Application valide toi même ! On tente l’installation manuelle, toujours rien. Bon, très bien, on va aller faire un tour à Toulouse pour leur signaler le problème. Donc c’est parti, trois quarts d’heure aller, trois quarts d’heure retour, tout va bien… Arrivée au magasin, je vais au SAV qui m’envoie gentiment bouler : je suis priée de me rendre au rayon correspondant. De toute façon, je suis une bonne femme, ils me prennent de haut genre : « t’es trop conne, tu peux pas comprendre un objet aussi évolué. » Un poil agacée, j’y vais et je tombe sur un gentil vendeur et je lui explique mon problème, il teste le CD et… ouf, ça lui fait pareil ! Il me propose donc de me filer le CD d’installation du modèle d’exposition mais, heureusement, avant de me le filer, il le teste : même souci. TOUT VA BIEN ! Il regarde la notice : « Ah mais regardez, y a un numéro au cas où le logiciel marcherait pas, ça doit arriver souvent… Il faut les appeler et ils vous enverront un nouveau CD.
– Ok… Et on a combien de temps pour changer le GPS ? »
C’est pas que je pressentais que ça allait arriver mais bon… Je rentre dans ma ville, de mauvaise humeur, j’arrive chez moi et je vois le chat du voisin jouer dans le jardin… Mais que sont ces étranges cristaux que j’aperçois ? Je sors, curieuse et là, c’est le drame : ces charmants cristaux sont de l’eau séchée : une canalisation a pété et pulvérise de l’eau partout ! Au secours !

Bon, on a coupé l’eau et une semaine plus tard, je retournais sur Toulouse changer le GPS puisque j’ai jamais pu joindre le constructeur du GPS… Quand j’appelais, une gentille dame m’explique que tous les correspondants sont en ligne mais on va me prendre, pas de panique. Au bout de 10 minutes à attendre le même refrain, je raccroche. Je réessaie, un quart d’heure à entendre toujours la même dame… Excédée, je décide donc de ramener le tout et je me suis jurée de ne jamais acheter de matériel informatique de cette marque là. Donc je me tape un nouvel aller-retour sur Toulouse, je me fais rembourser. Sauf que je m’étais garée dans un parking que je connaissais pas et que la porte que j’avais empruntée pour sortir ne permettait pas de rentrer dans le parking… J’erre, donc, et je finis par demander à un vigile :
« Bonjour, on fait comment pour entrer dans le parking ?
– Ah bé c’est pas compliqué, vous prenez l’ascenseur, là, et vous ouvrez la porte avec le ticket de parking.
– Mais j’ai pas de ticket, j’ai payé avec ma carte bleue… ».
Donc le vigile a gentiment demandé un ticket au pc sécurité pour me permettre de récupérer enfin ma voiture. Donc je suis rentrée chez moi de mauvais poil…

2006 commence, ça ira forcément mieux… Grossière erreur. Lundi 2 janvier, mon père m’amène à la gare : je retourne sur Paris où je retrouverai Guillaume, youpi ! J’avais réservé mon billet sur le net une semaine avant, j’avais pris une place en 1ère vu que c’était le même prix qu’en seconde. Je retire mon billet et là, je m’énerve : je n’ai pas de place attitrée, « place assise dans la mesure des disponibilités ». Je commence à râler mais mon père me rassure : en première, y a toujours de la place. Je monte dans le train, je range mon sac comme je peux en me faisant un merveilleux bleu sur le bras gauche et je vais m’asseoir : c’est vrai, y a plein de place ! Mais à Bordeaux, c’est la ruée et je me retrouve… debout ! Folle de rage, j’appelle mon père pour me plaindre : « tu vois, je te l’avais dit ! ». Et là, le contrôleur passe et il se prend tout dans la gueule : « Non mais c’est scandaleux, j’ai payé 80 euros et je me retrouve debout !
– Ah oui, ça arrive…
– Mais quand j’ai réservé sur Internet, il était marqué « place assise garantie » et là, je n’en ai pas ! »
Bref, je fais une scène pas possible, une nana (assise) se fout limite de ma gueule, qu’elle m’énerve pas trop, celle-là aussi. Le contrôleur fait le tour et confirme qu’il n’y a plus de places assises (comme si j’avais pas pu le constater par moi-même, je le savais, déjà !) donc il m’explique comment faire les démarches pour me faire rembourser. Ainsi, me voici donc assise sur les marches à côté de la porte (oui, tous les strapontins étaient pris, aussi). Et bien figurez-vous que les portes d’un TGV sont mal isolées… Donc j’arrive sur Paris d’humeur massacrante, je me vrille le doigt avec ma valise à roulette qui a tendance à se retourner, je suis de mauvais poil, je vais mordre quelqu’un ! Heureusement, je retrouve Guillaume à la gare, ça va mieux mais les galères ne sont pas terminées. On arrive à ma maison, je prends mon courrier : j’ai reçu un colis le lendemain de mon départ de Paris, soit quinze jours auparavant… Or la poste ne garde les colis que 15 jours ! Je suis à nouveau furieuse : j’avais demandé à l’expéditeur de me prévenir s’il m’envoyait ce colis ! Mais ça, encore, c’est rien !

Guillaume entre dans la salle de bain et en ressort aussi sec : quelle odeur là-dedans ! On se croirait dans une grotte : affreusement humide et ça pue la moisissure. Effectivement, par terre, il y a une grosse flaque… Non, je n’avais pas oublié de couper un robinet, ça s’appelle une fuite. Là, tout ça cumulé, j’ai eu envie de pleurer… Le lendemain, je vais à la Poste : mon colis est reparti. Et pour finir dans la lose, France Telecom m’a coupé mon ADSL samedi, donc je n’ai plus le net… De plus, mes parents sont venus sur Paris, ce week-end, ce qui a donné : ma sœur et moi malades dans la nuit de vendredi à samedi, mon père malade samedi en fin de journée et ma mère malade dans la nuit de samedi à dimanche. Mais quelle famille !

Pourtant, peut-être que tout va s’arranger : jeudi, on m’a remplacé ma chaudière et le plombier a remplacé mon réservoir de WC qui fuyait… Maintenant, faut que j’envoie la facture à mon proprio qui me doit 800 euros, maintenant, youpi… Mais à présent, je peux prendre une super douche chaude (avec de la pression ! C’est nouveau, ça, pour moi, dans cet appart) et ma salle de bain ne sent plus mauvais, il n’y fait plus si froid. De plus, j’ai un déjeuner lundi avec de possibles futurs employeurs donc à suivre… Ma lose serait-elle en train de partir ? Les six derniers mois m’ont appris à ne pas crier victoire trop vite…

Information importante

Je suis au regret de vous annoncer une bien triste nouvelle. En effet France Telecom a décidé de pourrir la vie de notre chef et lui a coupé sa ligne.

Elle ne peut donc plus lire vos com’ et y répondre, elle ne peux pas non plus publier les articles prévus…

Le blog reprendra une activité normale d’ici quelques heures tout au plus nous l’espérons tous (lundi matin?).

En attendant c’est moi le chef, alors tenez vous bien parce que maintenant j’ai directement accès à vos e-mail, adresses ip et autres moyens de vous tracer lol

Passez tous un bon week end, bisous 😉