Le complot Romanov de Steve Berry

Cet été, j’ai débuté la lecture d’Ulysse de James Joyce. Je l’ai quasi fini là et je vous en parlerai plus tard mais, en pleine souffrance (car oui, j’ai souffert), j’ai eu besoin d’une pause, d’une bulle d’oxygène. Puisque je partais m’amuser en Corse, il me fallait de la littérature plus légère. Je vais donc me promener avec ma maman dans les allées de Cultura et tombe sur un polar intitulé “Le complot Romanov”. Un thriller qui se passe en Russie avec des tsars dedans, chouette.

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Je vous fais l’histoire en gros : la Russie se dit que finalement, la démocratie parlementaire, c’est pas super leur truc et que Poutine, ça suffit. Donc ils vont rétablir les tsars plutôt et font quelques recherches pour trouver un vague cousin qui a survécu au massacre. Les Américains viennent y foutre leur nez et créent une commission pour surveiller que tout est réglo (ils sont bien urbains). Dans cette commission, Miles Lord, un Noir. C’est important pour la suite. Donc Miles fait ses petites recherches pour vérifier et tombe sur des lettres d’Alexandra qui parle d’une prophétie de Raspoutine qui a annoncé leur massacre. On a d’ailleurs droit à quelques scènes poignantes d’une Alexandra au bord de l’hystérie car son petit Alexis souffre d’hémophilie mais ça va, Raspoutine arrive toujours à le soigner. Sauf qu’en lisant les correspondances d’Alexandra, je ne sais plus comment, mais il flaire qu’il y a un truc louche et commence à chercher car il se pourrait que… toute la famille impériale ne soit pas morte. Et oui, nous revoici avec la fameuse légende “on n’a jamais retrouvés les corps d’Anastasia et d’Alexis”, ils en ont réchappé.

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Du coup, Miles devient un peu gênant et des méchants qui ont l’air justement très méchants (ça tombe bien) commencent à vouloir le buter mais Miles, il s’en sort à chaque fois. Un coup, c’est son collègue qui se fait buter à sa place et un autre coup, attention, accrochez-vous à vos slips : il se baisse au moment où le méchant tire et échappe ainsi à la balle. Il-se-baisse-et-évite-de-mourir. A partir de là, on sent le bon gros navet bien juteux. Enfin, on s’en doutait déjà bien mais là… Non parce que Miles est quand même un énorme abruti : quand il comprend eeeeeeeeenfin que c’est lui qu’on veut buter et pas le reste de la planète évoluant autour de lui, il se dit qu’il va appeler son chef, la seule personne qui sait où il se trouve. Et à peine a-t-il indiqué sa position que les vilains patibulaires débarquent. Mais il percute rien et continue de dire “oh mais mon chef est un homme de confiance, appelons-le pour lui dire où nous sommes !” Oui, nous parce qu’évidemment, il va rencontrer une jeune femme, Ekaterina, artiste de cirque. Il la croise dans un train alors qu’il est poursuivi par les méchants patibulaires et hop, elle décide de l’aider parce qu’il est différent (sous entendu Noir) et qu’elle le croit sur parole (je pense qu’elle a surtout entendu la légende urbaine autour des hommes de couleur, mmm). Les voilà donc partis tous deux à la recherche des héritiers Romanov.
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Donc là, on en est déjà à la page 300, Miles a échappé déjà trois fois aux tueurs alors qu’ils tuent tout le monde à côté. Comme une envie d’aller un peu se taper la tête contre les murs mais poursuivons. Miles et Ekaterina obtiennent une énigme pour remonter la piste de nos héritiers. Un peu comme Dan Brown, oui, mais en version “Mickey Magazine” en fait. Bref, Ekaterina et Miles poursuivent les héritiers Romanov, poursuivis eux-mêmes par les méchants patibulaires qui tuent tout le monde mais se foirent toujours sur nos deux héros grâce à des rebondissement aux ficelles plus grosses que des poteaux. Y a des moments, je lève tellement les yeux au ciel que je suis sûre que mes globes oculaires font des loopings.
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Je vous raconterai pas la fin (même si, rassurez-vous, elle est solidement cousue de fil blanc, je suppose que vous l’avez déjà devinée). Il paraît que Steve Berry est un bon auteur de polar, on dira que je suis mal tombée. Peut-être. Mais je passerai sans doute mon chemin la prochaine fois que je verrai son nom. Pourtant, franchement, jouer sur la légende des derniers tsars de Russie, moi, ça me vendait du rêve. Peut-être est-ce précisément ça le hic. Y a des légendes laquelle faut être à la hauteur pour s’y attaquer… Pour le coup, Steve Berry a loupé son coup comme la balle a loupé Miles car il s’était baissé…
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Ca me donnerait presque envie de relire du Dan Brown dis donc ! Pour dire.

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