Les antagonistes flamboyants

Je me demande toujours ce qui fait une bonne oeuvre de fiction : le héros ou l’héroïne ou son/sa antagoniste ? Sans doute un mélange des deux mais regardez comme certaines oeuvres ont traversé le temps grâce à leur méchant. Genre Star Wars qui nous évoque Dark Vador bien avant les Han Solo, Luke ou Leïa. Je pourrais vous en citer d’autres mais cet article n’est pas une rétrospective, c’est une réflexion sur les antagonistes. Quel serait le charisme d’un héros sans un grandiose antagoniste, ce méchant qui incarne le mal à la perfection. Batman serait-il Batman sans le Joker, … Continuer de lire Les antagonistes flamboyants

Silo, la dystopie confinée

Quelle est la recette de vacances “repos” réussies : un canapé confortable, un plaid, une cheminée et un bon bouquin. Cette année, j’ai eu du bol, j’ai réussi le combo (ça faisait bien deux ans que je n’avais pas eu droit à la cheminée de Noël chez mes parents pour cause de “il fait 15°”) et sur la partie bouquin, j’ai jeté mon dévolu sur Silo de Hugh Howey, une dystopie claustrophobe. Et très chouette. Je vous raconte l’histoire : dans un futur lointain, ce qu’il reste d’humanité s’est réfugié dans un silo pour échapper à l’air devenu toxique. La … Continuer de lire Silo, la dystopie confinée

La carte du temps de Felix J Palma

C’est l’histoire traditionnelle : une petite virée en librairie, une envie de nouveauté et ce livre qui me tombe dans les mains : la carte du temps de Felix J Palma. Il est question de voyage temporels, de futur apocalyptique, de Jack l’Eventreur et de H.G. Wells. Ouais, ok, j’achète. L’histoire… comment la résumer ? Londres 1896, un jeune homme de bonne famille, Andrew, décide d’en finir avec la vie. Il se rend à WhiteChapel pour se suicider à l’endroit même où a surgi son pire malheur : l’assassinat de celle qu’il aimait… la prostituée Marie Kelly, sauvagement massacrée par … Continuer de lire La carte du temps de Felix J Palma

La première phrase

La semaine dernière, je vous ai partagé la première phrase de mon roman sans titre, nom de code : Maja Sweden. Je vous parlerai titre une autre fois. Je la trouvais un peu plate, un peu nase à la relecture, je vous la repartage, pour le plaisir masochiste : “Il est souvent difficile de savoir où commence réellement une histoire” Définitivement, à réécrire. Voyons voir celle d’un autre roman sans titre, nom de code “Ezialis” “La roue passa sur un gros caillou, secouant les passagers du carrosse fonçant droit vers la capitale” Déjà mieux, pas le temps de niaiser, on … Continuer de lire La première phrase

L’épée de Darwin de Dan Simmons

J’aime varier les plaisirs et après Anna Karénine, j’avais envie d’un bon polar et l’épée de Darwin de Dan Simmons sonnait bien à mes oreilles. Surtout que le monsieur est l’auteur de “l’échiquier du mal” que je n’ai pas lu mais dont j’ai entendu beaucoup de bien donc vas-y, liseuse, on part à la conquête de ce nouveau polar. L’histoire : Darwin Minor, docteur en physique spécialisé en accidentologie, intervient sur les accidents mortels pour une assurance afin de décider quelles sont les responsabilités des uns et des autres. Mais le voilà soudain pris en chasse par des tueurs à … Continuer de lire L’épée de Darwin de Dan Simmons

Le complot Romanov de Steve Berry

Cet été, j’ai débuté la lecture d’Ulysse de James Joyce. Je l’ai quasi fini là et je vous en parlerai plus tard mais, en pleine souffrance (car oui, j’ai souffert), j’ai eu besoin d’une pause, d’une bulle d’oxygène. Puisque je partais m’amuser en Corse, il me fallait de la littérature plus légère. Je vais donc me promener avec ma maman dans les allées de Cultura et tombe sur un polar intitulé “Le complot Romanov”. Un thriller qui se passe en Russie avec des tsars dedans, chouette. Je vous fais l’histoire en gros : la Russie se dit que finalement, la … Continuer de lire Le complot Romanov de Steve Berry

La ceinture masculine, ta pire ennemie

(article léger pour les 3 du fond qui traîneraient ici en ce long week-end) La première fois avec un homme, toujours une grande aventure. Les doigts caressent, fébriles, le corps de l’autre, découvrant ses coins et recoins. Dans les magazines féminins, on vous explique que la femme craint que l’homme n’apprécie guère son corps sans emballage (non mais faudra un jour m’expliquer comment des vêtements pourraient m’enlever 10 kilos qui réapparaîtraient dès que je suis nue !). Moi, c’est pas d’être nue qui m’angoisse… C’est la ceinture. Dans la version féminine des ceintures, y a une boucle, un trou, une … Continuer de lire La ceinture masculine, ta pire ennemie

Le fanorat est médiocre

En lisant l’autre jour un article sur Lana Del Rey, j’ai découvert une étrange expression “la médiocrité du fanorat”. En gros, les fans ont grosso modo des goûts de merde. La preuve, ils écoutent Justin Bieber en masse et maintenant Lana Del Rey. Et là, j’ai réalisé tout le snobisme du concept, snobisme dans lequel je me suis souvent vautrée. Je l’avoue sans honte, je suis merdophage. J’écoute de la musique commerciale (Lady Gaga, Britney Spears ancienne époque parce que j’aime pas la nouvelle qui abuse de cette voix électronique qui me pète les oreilles, Rihanna, Katy Perry… Mais pas … Continuer de lire Le fanorat est médiocre

Ce roman dont l’auteur est le héros

Grâce à ma convalescence, j’ai un peu repris l’habitude de lire, ce qui n’est pas un mal. Même si je n’ai pas battu mes scores, lecture du Nouvel Obs oblige (ça prend du temps quand même), travail, écriture et déménagement du blog prenant du temps. Mais j’ai lu trois romans qui avaient la même caractéristique : le héros principal était l’avatar du romancier. Je me demande dans quelle mesure ce n’est pas un travers « naturel » de l’écrivain. Reprenons ces romans. Les deux premiers (oui, c’était une histoire en deux tomes), c’étaient « Les Borgia » de Claude Massé, historien de son … Continuer de lire Ce roman dont l’auteur est le héros

Un pénis dans mon journal !

Jeudi, 12h. Je pose mes délicates fesses sur le banc de ma gare et j’entreprends de feuilleter mon « 20 minutes » tout en tirant de longues lattes sur ma clope. Je jette un regard rapide aux gros titres. C’est ma technique de lecture, en fait : un premier coup d’œil, vite fait, je note quelques sujets intéressants pour des articles pour mes webzines puis je recommence au départ pour lire sérieusement.   Je tourne les pages, un coup d’œil à mon horoscope (aussi vite lu, aussi vite oublié), je saute le programme télé et là, à l’avant-dernière page, que vois-je : un homme … Continuer de lire Un pénis dans mon journal !