American nightmare de James deMonaco

Mon masochisme est sans limites. J’ai ainsi une passion étrange pour les navets, ces films déplorables pour lesquels j’attendais le pire pour pouvoir sortir ma plume la plus acerbe. Tout commence dimanche soir quand je mate distraitement No Life chez Victor, on parle bande annonces de films à venir dont American Nightmare 2. La critique est épicée « on n’a pas encore vu le 2 mais si c’est aussi nul que le premier, c’est peut-être pas la peine d’aller le voir ». Pourtant, le côté dystopique me titille et quand le premier opus se présente devant moi, je clique sur play. La VOD est parfois une plaie.

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Le pitch : en 2022, les Etats-Unis vont très bien : une économie florissante, moins de 1% de chômage, le tout grâce aux Nouveaux Pères fondateurs, un groupe d’hommes qui gouvernent le pays, m’en demandez pas plus. Pour permettre à cette belle nation d’aller bien, le gouvernement a mis en place la Purge : une nuit par an, les services police et de santé sont arrêtés pendant une douzaine d’heure et c’est parti pour l’anarchie : vous pouvez buter qui vous voulez. Pourquoi ? Parce que d’une part, ça permet d’évacuer la violence que chaque individu à en lui mais accessoirement, ça permet de se débarrasser des SDF qui n’ont pas les moyens de s’enfermer à l’abri. Le film débute avec James Sandin (Ethan Hawke défiguré par le botox), joyeux entrepreneur qui a réussi en vendant des systèmes de sécurité hors de prix à ses voisin, rentre chez lui peu de temps avant la purge. Pour qu’on comprenne bien, il écoute la radio où on ne parle que de ça et salue son vieux voisin qui balade son chien, chacun se salue d’un « soyez épargnés ! ». James, sa femme Mary (jouée par Lena Headey aka Cersei Lannister mais en brune, ce qui m’a fait perdre 5 minutes d’intrigue à remettre où je l’avais vue) et leurs deux rejetons Zoey et Charlie ne vont pas participer à la purge, ils affirment néanmoins leur soutien en déposant une gerbe de fleurs bleues, histoire de pas se faire massacrer sur une malentendu.

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Alors que la Purge débute, James enferme sa famille dans leur maison façon Fort Knox avec énormes volets en acier. Et là, on va découvrir à quel point cette famille est ultra conne. Attention, je spoile mais je suis obligée :
– en 1 : la fille. Une fois la maison fermée, elle reçoit la visite de son mec qui s’était introduit dans la maison et elle trouve ça trop cool. Le gars lui dit qu’il va parler à son père car il en a marre de devoir sortir avec elle en cachette et la fille percute pas 30 secondes que s’il a choisi la nuit de la Purge pour le faire, c’est pas trop un hasard.
– en 2 : le fils. Alors lui, je sais pas, il a dû manquer d’oxygène à sa naissance, je ne vois pas d’autres explications. Une fois la purge débutée, il voit un SDF dans la rue qui a l’air mal en point et le fait rentrer dans la forteresse parce que, le pauvre, il a l’air d’avoir peur.

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Donc là, on se retrouve avec un petit ami un peu énervé et un SDF affolé, ça dégénère, le petit ami essaie de tuer le père qui riposte et lui défonce un peu les boyaux avec une balle de revolver. Donc le petit ami meurt, le père, la mère et le fils débile s’enferment dans une pièce, le SDF se planque et la fille décide de vivre sa vie dans la baraque car elle a un peu honte d’avoir un ex petit ami qui a essayé de tuer son père.

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Alors que l’ambiance est déjà un peu tendue, rajoutons en une couche : arrive des mecs masqués qui se croient visiblement dans Orange Mécanique et sont un peu vénères car ils voulaient tuer le SDF car d’abord, c’est leur droit et qu’en plus, ça nettoie la société donc faut le rendre, merde à la fin. Comme eux aussi sont un peu finis à la pisse, ils coupent l’électricité de la maison hyper sécurisée sauf le boîtier électrique dis donc. Donc le père et la mère sortent de leur trou chasser le SDF (noir, ça facilite pas les choses), le fils utilise son robot sorti tout droit de Toy Story (je…) pour aider le SDF à se planquer dans sa super cachette au fond du placard. Mais voilà-t-il pas que la soeur décide elle aussi d’aller se planquer dans le placard ? S’ensuit bagarres mais finalement les parents arrivent à neutraliser le SDF, ils le saucissonnent, la mère le poignarde dans le bide pour qu’il arrête de se débattre et là… « non mais c’est pas bien de le donner aux psychopathes dehors, on va pas le faire finalement. » Je.

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Du coup, intelligence totale : ils demande aux enfants de se planquer et vont s’armer jusqu’aux dents des fois que ça dégénère. Mais ils laissent le SDF attaché à la chaise, ils ont dû oublier qu’il était là. On lui sauve la vie en le livrant pas, ok, mais on va pas lui faciliter le truc non plus hein. La fille va se planquer sous son lit (meilleure cachette pour être trouvée depuis toujours) et le fils dans la buanderie alors que sa planque dans le placard était la meilleure idée du monde mais je vous dis qu’il a quelques soucis. Bref, les méchants arrivent à arracher la porte en acier avec leur petite voiture et trois chaînes (…) et du coup, on sait pas pourquoi, tous les volets et protections en acier disparaissent du même coup, hop, la maison est ouverte aux 4 vents. Je.

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(image trouvée sur Nioutaik comme quoi, je suis pas la seule à avoir été troublée)

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S’ensuit un jeu de massacre qui illustre une nouvelle fois à quel point le fils a un instinct de survie totalement sous développé. Imaginez que votre maison est assaillie par des mecs pas bien intentionnés, qu’il n’y a plus d’électricité et que vous êtes planqué derrière une machine à laver. A quel moment vous passez votre temps à braquer votre lampe torche dans tous les sens pour être bien sûr d’être repéré ? Bref ça chie dans tous les coins et le père est gravement touché, il vient s’affaler dans les escaliers de l’entrée, rapidement rejoint par le reste de la famille. Oui, regroupez-vous, c’est une excellente idée, tiens. Alors que le méchant ultime arrive et les menace, pof, il se fait arracher les boyaux par les voisins qui viennent à la rescousse, ouf !

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Oui mais non. Parce qu’en fait, ils sont trop jaloux de la réussite de James, basée quand même sur leur fric à eux, donc ils décident de massacrer ce qu’il reste de la famille (Mary et ses deux assistés de gosses, le père vient de mourir). Pourquoi ? Parce que ça sert à ça, la Purge, évacuer les sentiments négatifs. Alors que la famille se met à pleurer en mode « naaaaaaan, nous tuez pas ! », arrive soudain le SDF black qu’on avait oublié mais qui a réussi à se libérer et à se planquer pour pas être trouvé par les méchants (comme quoi, quand on veut…) et pam, il décanille le vieux voisin. Fin de la nuit, la famille survit. Je vous dis pas les relations avec le voisinage ensuite…

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Le pitch de base pouvait être intéressant, le concept de Purge est certes un peu tiré par les cheveux mais pourquoi pas, c’est un peu du darwinisme radical avec un fond de discours social à base de « les pauvres seront toujours victimes des riches », saupoudré de « sauve la vie du SDF noir, il te le rendra » et mâtiné de « ne te fie jamais à tes voisins ». Ca aurait fait un beau reportage pour Julien Courbet, ça. Le problème ici, c’est que c’est atrocement mal écrit. Je veux dire le sous instinct de survie de la famille Sandin est juste hallucinant. A la fin, t’en es limite à te marrer quand ils ont une nouvelle fois une réaction en dépit du bon sens. Les massacreurs en mode Orange mécanique sont aussi particulièrement mauvais, le leader, qui ressemble quand même furieusement à Jean Sarkozy, joue le sadisme comme une patate. Le suspense est tellement mal mené que je n’ai pas sursauté une seule fois, je savais ce qui allait se passer de façon évidente. Ce qui est censé faire sursauter (façon Paranormal activity) te fait à peine hausser un sourcil et tu te dis que c’est bien dommage de pas avoir fait preuve d’un tout petit peu plus d’application dans l’écriture et la réalisation.

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Bref, quand t’es pas Kubrick, tu n’essaies pas de copier le maître. Est-ce que j’essaie de peindre un Monet, moi ?Navet 100% bio.

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Le complot Romanov de Steve Berry

Cet été, j’ai débuté la lecture d’Ulysse de James Joyce. Je l’ai quasi fini là et je vous en parlerai plus tard mais, en pleine souffrance (car oui, j’ai souffert), j’ai eu besoin d’une pause, d’une bulle d’oxygène. Puisque je partais m’amuser en Corse, il me fallait de la littérature plus légère. Je vais donc me promener avec ma maman dans les allées de Cultura et tombe sur un polar intitulé “Le complot Romanov”. Un thriller qui se passe en Russie avec des tsars dedans, chouette.

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Je vous fais l’histoire en gros : la Russie se dit que finalement, la démocratie parlementaire, c’est pas super leur truc et que Poutine, ça suffit. Donc ils vont rétablir les tsars plutôt et font quelques recherches pour trouver un vague cousin qui a survécu au massacre. Les Américains viennent y foutre leur nez et créent une commission pour surveiller que tout est réglo (ils sont bien urbains). Dans cette commission, Miles Lord, un Noir. C’est important pour la suite. Donc Miles fait ses petites recherches pour vérifier et tombe sur des lettres d’Alexandra qui parle d’une prophétie de Raspoutine qui a annoncé leur massacre. On a d’ailleurs droit à quelques scènes poignantes d’une Alexandra au bord de l’hystérie car son petit Alexis souffre d’hémophilie mais ça va, Raspoutine arrive toujours à le soigner. Sauf qu’en lisant les correspondances d’Alexandra, je ne sais plus comment, mais il flaire qu’il y a un truc louche et commence à chercher car il se pourrait que… toute la famille impériale ne soit pas morte. Et oui, nous revoici avec la fameuse légende “on n’a jamais retrouvés les corps d’Anastasia et d’Alexis”, ils en ont réchappé.

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Du coup, Miles devient un peu gênant et des méchants qui ont l’air justement très méchants (ça tombe bien) commencent à vouloir le buter mais Miles, il s’en sort à chaque fois. Un coup, c’est son collègue qui se fait buter à sa place et un autre coup, attention, accrochez-vous à vos slips : il se baisse au moment où le méchant tire et échappe ainsi à la balle. Il-se-baisse-et-évite-de-mourir. A partir de là, on sent le bon gros navet bien juteux. Enfin, on s’en doutait déjà bien mais là… Non parce que Miles est quand même un énorme abruti : quand il comprend eeeeeeeeenfin que c’est lui qu’on veut buter et pas le reste de la planète évoluant autour de lui, il se dit qu’il va appeler son chef, la seule personne qui sait où il se trouve. Et à peine a-t-il indiqué sa position que les vilains patibulaires débarquent. Mais il percute rien et continue de dire “oh mais mon chef est un homme de confiance, appelons-le pour lui dire où nous sommes !” Oui, nous parce qu’évidemment, il va rencontrer une jeune femme, Ekaterina, artiste de cirque. Il la croise dans un train alors qu’il est poursuivi par les méchants patibulaires et hop, elle décide de l’aider parce qu’il est différent (sous entendu Noir) et qu’elle le croit sur parole (je pense qu’elle a surtout entendu la légende urbaine autour des hommes de couleur, mmm). Les voilà donc partis tous deux à la recherche des héritiers Romanov.
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Donc là, on en est déjà à la page 300, Miles a échappé déjà trois fois aux tueurs alors qu’ils tuent tout le monde à côté. Comme une envie d’aller un peu se taper la tête contre les murs mais poursuivons. Miles et Ekaterina obtiennent une énigme pour remonter la piste de nos héritiers. Un peu comme Dan Brown, oui, mais en version “Mickey Magazine” en fait. Bref, Ekaterina et Miles poursuivent les héritiers Romanov, poursuivis eux-mêmes par les méchants patibulaires qui tuent tout le monde mais se foirent toujours sur nos deux héros grâce à des rebondissement aux ficelles plus grosses que des poteaux. Y a des moments, je lève tellement les yeux au ciel que je suis sûre que mes globes oculaires font des loopings.
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Je vous raconterai pas la fin (même si, rassurez-vous, elle est solidement cousue de fil blanc, je suppose que vous l’avez déjà devinée). Il paraît que Steve Berry est un bon auteur de polar, on dira que je suis mal tombée. Peut-être. Mais je passerai sans doute mon chemin la prochaine fois que je verrai son nom. Pourtant, franchement, jouer sur la légende des derniers tsars de Russie, moi, ça me vendait du rêve. Peut-être est-ce précisément ça le hic. Y a des légendes laquelle faut être à la hauteur pour s’y attaquer… Pour le coup, Steve Berry a loupé son coup comme la balle a loupé Miles car il s’était baissé…
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Ca me donnerait presque envie de relire du Dan Brown dis donc ! Pour dire.

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Les cartes ciné tuent-elles les films petit public ?

Je rappelle que je suis pas cinéphile mais… Mais je prends le métro et je croise régulièrement des affiches exhalant le fumet du navet. Juste ciel, qui peut aller voir un film qui a l’air aussi nul ? Réponse : plein de gens.

J’ai dans mon entourage des gens qui ont des cartes ciné. Régulièrement, ils passent donc leur soirée dans une grande salle sombre pour mater un film, histoire de rentabiliser leur carte. Or quand on a vu les films qui nous plaisaient, sur quoi se rabat-on ? Sur les gros nanards bien juteux.

Je ne juge personne. Après tout, quand j’allume la télé le soir, j’ai pas toujours le courage de me mater un film art et essai, j’ai plus envie de me vider la tête et de reposer le cerveau. De toute façon, je ne regarde la télé que d’un œil, évitons donc les histoires qui m’obligent à être attentive. Alors forcément, je ne peux que comprendre ceux qui, au cinéma, préfèrent rentabiliser leur carte en s’offrant un jacuzzi du cerveau.

Pourtant, ça m’ennuie, au fond. Quand je vois les affiches de films crétins, c’est un peu comme quand j’entends une musique commerciale de mauvaise facture qui cartonne : on nous prend pour des demeurés et c’est trop facile. Je rêve que ce genre de bouse se plantent, que les gens réclament du lyrisme, de la poésie, du rêve. Que les artistes nous donnent leurs tripes et arrêtent d’appliquer une recette commerciale calibrée pour marcher. Qu’on arrête avec cette sensation qu’ils sont là pour cachetonner.

Et pourtant… Et pourtant, moi, il y a des projets professionnels que je dois exécuter pour faire marcher la machine à monnaie, celle là même qui édite mon salaire à la fin du mois. Honnêtement, qui prendrait le risque de n’investir que dans des films condamnés à ne toucher qu’une portion infime du public sans gros blockbuster pour avaler des dollars en parallèle ? Nul n’est philanthrope.

En fait, la question n’est-elle pas plus « pourquoi les producteurs ne se lancent-ils pas plus dans des projets moins accessibles pour tous alors qu’ils engrangent des millions avec des films navets n’ayant pas coûté grand chose ? ». La crise ou la volonté des spectateurs de pas se prendre la tête ?

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The Terminators de Xavier Puslowski

Parfois, tu te dis que tu as vu les pires navets du monde quand au hasard de tes zappings, tu tombes sur une pépite. Un truc tellement mauvais que quand tu découvres sur allociné qu’il s’agit d’un film et non d’un téléfilm de 3ème zone, t’as envie de crier « Non, tu mens ! ». Et pourtant…

L’histoire : des Terminators de type T5 sont fabriqués sur un vaisseau spatial directement sorti de 2001, odyssée de l’espace (Stanley a dû faire un triple lutz piqué dans sa tombe). Mais les T5 se rebellent et tuent tout le monde. Tout les budgets effets spéciaux ayant été bouffés par le visuel du vaisseau à l’extérieur, le décor de la tuerie est une pièce blanche avec un peu de fumée et du sang très très rouge. Plein partout, avec des bruits mouillés de tripes arrachées et de cerveaux éclatés. Miam.

Pendant ce temps là, dans un village américain de bouseux, la vie s’écoule. Tiffanny la pute demande à Chuck l’homme marié de divorcer pour l’épouser, elle, mais c’est pas possible parce que sa femme Chloé est enceinte. Pendant ce temps là, le shérif bienveillant (joué par le mec qui jouait Cruz dans Santa Barbara. J’ai des références) fait la circulation. Quand tout à coup, un objet tombe du ciel et c’est la merde : les T5 sont dans la place. Massacre total à coup de ketchup, corps explosés à coup de gros guns qui tachent, bouillie de cerveaux fait main. Les T5 sont surpuissants, ils explosent un camion à main nue. Chloé se retrouve dans une ferme avec le shérif et quelques survivants surarmés. Chloé braque un camion (normal) mais un survivor, vieux, décède shooté par un T5. Ah ok, donc dans le gang des survivants, il n’en restera qu’un. Dans la mesure où il nous reste une femme enceinte, un shérif bienveillant, une connasse égoïste, une black et un couard, je suis en haleine : qui va survivre ? Le suspense est à son comble !

Pendant ce temps, Tiffanny la pute entraîne Chuck le queutard dans une usine pour avoir du sexe mais Chuck termine en purée tandis que Tiffanny, couverte du sang de son amant, met sa main devant sa bouche pour étouffer ses sanglots en voyant les T5 massacrer plein de gens dans l’usine.

Pendant ce temps dans le camion, Chloé essaie d’appeler Chuck le ketchup mais il ne répond pas, sans doute parce qu’il est mort. À l’arrière du camion, la connasse arriviste secoue la tête pour simuler les cahots de la route « les T5 se sont retournés contre nous, ça devait arriver! » « oh et on fait quoi, maintenant? » répond le couard qui ne bouge pas d’un millimètre (les cahots sont taquins). Mais trêve de bavardage, un vaisseau volant prend nos amis en chasse et leur tire dessus, Chloé qui conduit prend un petit chemin de terre et va se planter dans un arbre en pleine clairière mais curieusement, le vaisseau qui les suivait sans problème malgré les arbres a disparu. Mais oh non ! La black a été éjectée de la camionnette lors de l’accident et hurle sa mère car sa jambe est cassée. Et pas de bol, un T5 qui traînait dans le coin entend les hurlements et arrive en courant ! Nos amis ont juste le temps de se « cacher » derrière un arbre pour voir le T5 renifler leur van. Blackie hurle « PUTAIN ON FAIT QUOI MAINTENANT ? » mais là, le T5 ne l’entend plus, trop occupé à renifler le van sans doute. Mais ahah, il les retrouve, mini course poursuite et les voilà dans une impasse (en plein air). Alors que tout semble être perdu, un homme sort de nulle part et avec un flingue du futur, il désactive le T5. Parce que le monsieur, il explique qu’il est concepteur de T5, même qu’il connaît le shérif bienveillant mais celui-ci ne se souvient pas de lui. Suspicion.

Arrivés à la ferme, un personnage allume une clope (la connasse ou le couard, je sais plus) et là, le concepteur de T5 crie  » non mais merde, tu vas les attirer avec ta clope, ils ont des détecteurs thermiques ». C’est vrai qu’un T5 ne ressentira pas un groupe de 6 personnes mais une clope, si. Alors ils repartent en courant et revoilà un T5 qui tire et pan, tuée la Blackie (bon, avec sa jambe en moins, on se doutait qu’elle irait pas loin). Oh non ! dit le couard pendant que le concepteur de T5 désactive le terminator. Bon, là, j’ai légèrement décroché, ils montent dans une navette mais se crashent très vite car un T5 a sauté dessus et arraché un truc et la connasse dit : « Oh ben je crois pas qu’on est dans l’espace, là! » (seule réplique à peu près drôle). Donc ils repartent en courant dans une espèce d’usine pour récupérer du carburant pour navette  mais évidemment, l’usine est infestée de T5. Ils récupèrent le carburant, Chloé rebraque un camion selon une technique étrange : pour coupler les fils qui font démarrer le camion, elle se met la tête à l’envers. Oui heu ok…

Ils démarrent et écrasent un T5 au passage. Ah parce que depuis le début du film, ils ont perdu leur capacité à détruire un camion avec leur petit doigt ? Je sais pas vous mais je les trouve pas très fiables ces T5 ! Mais un autre qui traînait sur le toit (ils aiment traîner sur les toits et les murs de séparation) saute dans le camion. Parce que oui, Chloé a eu la bonne idée de voler un camion ouvert à l’arrière. Ah ouais, c’est vrai qu’ils n’ont pas été attaqués 30 fois depuis le début du film, y compris par un vaisseau… Donc le T5 commence à castagner le couard et la connasse restés à l’arrière, ils essaient de s’en débarrasser en lui tirant dessus (ils ont dû tirer une centaine de balles sur les T5 depuis le début du film mais ne veulent pas admettre que ça ne marche pas), Chloé qui regarde la scène depuis la fenêtre crie « non, non ! » mais à aucun moment elle n’a l’idée de prendre le flingue qui les désactive, non. Bref, bagarre, le couard essaie de démonter le T5 à coup de barre en fer et là, la connasse qui était au sol saute sur l’ennemi et ils tombent tous deux du camion. Comme le T5 est pas très content, il arrache les tripes de la connasse qui, logiquement, meurt.

Point survivants : Chloé, le concepteur de T5, le shérif bienveillant et le couard. Ils arrivent dans une nouvelle usine qui contient toutes les navettes mais c’est la fête des T5 ! Ca tire dans tous les sens et le shérif bienveillant est touché mais arrive à rejoindre les autres dans le hangar à navettes. Oh mais qui voilà ? Tiffanny la pute qui ne fait que pleurer. Bon, ok, je serais recouverte du sang de mon amant, je serais pas trop joyeuse. Tout ce petit monde embarque dans le vaisseau et c’est parti pour l’espace, youhou ! Chloé s’approche du shérif et OH MON DIEU ! En guise de blessure, elle découvre des circuits électriques. C’est un Terminator, houlala. Le concepteur des Terminators dit « bah oui, je le savais, même que je t’avais dit que je te connaissais, mec ! ». De là, le shérif bugge.

Mais oh non ! Le vaisseau est attaqué par d’autres pilotés par des T5. Ca dézingue dans l’espace, Chloé prend les commandes de leur fusil et elle descend tous les vaisseaux. Donc des robots hyper expérimentés ne sont pas foutus de descendre une navette mais une pauvre humaine qui n’est jamais monté dans l’appareil fait un carton. Normal. Ils arrivent dans le vaisseau mère et c’est parti pour le grand n’importe quoi. Le shérif qui a un peu repris ses esprits est laissé dans la navette à base de « tu la gardes pour quand on repartira ». Chloé, Tiffanny la pute, le concepteur de T5 et le couard partent donc trouver l’endroit où on désactive les T5. Ils se déplacent au milieu des cadavres, Tiffanny, traumatisée, se planque dans un coin, juste à côté d’un corps, en toute sérénité. Pendant qu’elle pleure, les 3 autres progressent. A un moment, le Couard qui est devenu courageux décide d’aller seul chercher je ne sais plus quoi mais oh non ! Un T5 lui tombe dessus et lui arrache la mâchoire, le tuant sur le coup. Le T5 avance vers nos deux rescapés mais tout à coup, il se désactive.

« Oh non, leur énergie est drainée vers autre chose… de plus grand » dit le concepteur de Terminator. Panique à bord, les deux repartent en courant, paniqués, et voilà-t-il pas qu’ils tombent sur trois super soldats humains en train de nettoyer le vaisseau des T5. Pendant qu’ils papotent, un super Terminator est mis en service, ça va chier. Effectivement, le super Terminator arrive et abat les 3 super soldats et le concepteur de T5, Chloé est un peu mal. Sauf que, tadan, revoici notre shérif bienveillant qui attire le super Terminator et demande à Chloé de fermer une porte. Se faisant, elle ouvre une porte spatiale, le shérif bienveillant et le super Terminator sont donc aspirés dans l’espace. C’était bien la peine de nous intégrer ce super robot, il a tenu 5 minutes…

Mais du coup, pas de bol, les T5 se réactivent et Chloé est paralysée de peur, elle ne bouge plus. Mais qui revoilà ? Tiffanny la pute qui a eu une petite hallucination avec un cadavre qui lui parlait à base de « mais bats toi au lieu de chercher à te suicider avec mon flingue ». Alors Tiffanny arrive et avise d’un boîtier marqué « T5 on/off ». Si… Comme elle n’arrive pas à ouvrir le boîtier, elle tire sur le fil, arrache tout dans un grand déluge d’étincelles et pif pouf, tous les T5 sont désactivés. Chloé et Tiffanny pleurent contre les fils électriques arrachés mais c’est bien foutu, elles s’électrocutent pas. FIN.

Oui, voilà. Est-il la peine que j’en rajoute ? Que je souligne le jeu médiocre des acteurs, tous plus ou moins inconnus au bataillon à part Cruz de Santa Barbara ? Que j’explique à quel point cette histoire est une profonde insulte à la saga des Terminators (oui, moi, j’ai aimé les 1 et 2) ? J’avoue que malgré mon amour de la merdophagie, j’ai vraiment dû faire un effort pour aller jusqu’au bout. Vous vous rendez pas toujours compte à quel point je me sacrifie pour vous.

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Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal

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Ca faisait longtemps que j’avais pas croisé la route d’un petit navet et celui là est de taille car il touche à un de mes mythes d’enfance. A moins que ce soit moi qui ai grandi. Aujourd’hui, je m’apprête donc à donner une sacrée fessée à Indiana Jones, 4e version.

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Nous avions laissé Indiana Jones il y a 15 ans en prise avec les nazis, avec un papa Sean Connery, rien que ça. Depuis Indy a vieilli mais finalement, ça va, moins que ce que je n’aurais cru. On retrouve le scénario classique avec une intro pleine de bagarres impossibles avec Jones qui manque de se faire tuer 4 fois mais finit par s’en sortir (y compris quand il se retrouve en pleine expérience nucléaire). On découvre pendant cette scène le méchant sadique de l’histoire, ce sera cette fois ci Irina Spalko aka Cate Blanchett (qui n’est belle qu’en rousse, je crois). Bon, déjà, j’aimerais juste savoir pourquoi on ne prend pas une Russe pour jouer une Russe, ce serait quand même plus simple. Mais bon. Donc bagarre, scène à l’université puis dans son bureau pour poser l’intrigue et son nouvel objet de recherche, trajet en avion, apparition d’une lady avec qui il va se passer des choses, lutte avec le gros méchant, découverte du trésor, mort du méchant par cupidité, fin. Je vous en écris tous les jours des Indiana Jones.

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Mais ne soyons pas injustes, dans celui-ci, y a de la nouveauté : d’abord le jeune apprenti (il y en avait déjà un dans le 2), le Béotien stupide à qui Indy doit tout expliquer. Cette fois-ci, l’idiot est Shia Laboeuf, la nouvelle pousse hollywoodienne que je n’aime pas trop trop pour ma part. Donc au début, Shia est un peu un gros bourrin de 45 kg qui fait de la moto et met un blouson en cuir pour faire son rebelle et s’énerve pour rien « Oh, tu parles pas de ma mère comme ça ! » devant un Indiana Jones impassible. Mais en vrai, Shia est une petite bite qui pleure au premier scorpion ou squelette croisé. Un boulet, en somme. Heureusement, quand il est temps de se bouger les fesses, Shia se sort un peu les doigts du cul et fait moins son précieux, même si la partie « ah ouais, en vrai, t’es mon père » (oui, comme on s’en doutait pas du tout, c’est le fils d’Indiana Jones) où il fait son ado rebelle est un peu pénible. Limite si on s’attend pas à entendre sa voie en pleine mue : « Hein heuuuu d’abord-euuuh, t’ES pas mon pEEEEEre ».


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Et que dire de l’hystérique Marion ? Tel un lapin du chapeau de l’illusionniste, on nous ressort donc Marion, la jolie brunette un peu chiante du premier opus. Là, avec l’âge, elle est devenue franchement chiante et arrive le moment où on prie silencieusement pour qu’ils la laissent dans ses sables mouvants. Mais non. Bon, après, elle se calme un peu aussi, il semble que des centaines de Russes qui vous tirent dessus, ça règle pas mal de conflits familiaux.

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Bref, comme tout Indiana Jones qui se respecte, nos héros passent entre les milliers de balles qui leur sont tirés dessus alors qu’eux-mêmes tuent leur cible en un coup. Même si à un moment, ça va très mal, comme Indiana et ses amis ne sont pas cupides, ils peuvent s’en sortir alors que les méchants meurent de la main de la merveille qu’ils essaient de posséder. Et là, attention, ça rigole plus… En fait, le crâne de cristal appartient… à un extraterrestre (on le devine dès le départ car il est écrit « Roswell » sur une caisse mystérieuse). Et ça se termine par un décollage d’OVNI qui servait de palais maya en attendant le retour du crâne manquant.


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Là, j’ai levé les yeux au ciel.  Non mais pitié, quoi. Le côté « les civilisations antiques super développées n’ont pu l’être que grâce aux ET », c’est trop Stargate ! Même dans le 5e élément, ils nous font le coup. Heureusement, à la fin, Indy se marie avec l’agaçante Marion, on pourrait presque espérer qu’ils vont arrêter le massacre là. Mais j’ai un peu peur qu’ils nous sortent les aventures de Shia (j’ai même pas retenu son nom en fait). Sauf que Shia, il a le charisme d’un poulpe mort…

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Le questionnaire Libé du cinéma

Zem, le cinéaste qui ne doit pas m’aimer beaucoup (pour preuve, il m’a fait poireauter 15 mn dans un froid sibérien vendredi) m’a taguée sur un questionnaire ciné. Super, moi qui ne suis pas du tout cinéphile, on va pas pleurer.


Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?

Terminator 2 au cinéma. Le film était interdit au moins de 12 ans, ça s’est joué à quelques mois près, je me souviens. J’avais QUASIMENT 12 ans mais mes parents n’ont rien voulu savoir. Pourtant, j’avais vu le 1 et pas mal de films d’horreur avec mes cousins avant. J’ai eu très peur de Simetierre, par exemple.

Une scène fétiche ou qui vous hante ?

Heu… Ca dépend des périodes, je dirais. Là, de suite, me vient en tête la fin de Star wars épisode 3, quand Anakin se fait couper les membres par Obiwan puis commence à brûler et devient Dark Vador. Je sais pas pourquoi celle là me vient en tête en premier

Vous dirigez un remake : lequel ?

Le Mépris, peut-être ou la trilogie Matrix, tiens. Parce que l’idée de base est top mais le résultat… Ou ExiStenZ (je ne sais pas placer les majuscules) car idem, idée top mais l’actrice principale me sortait par les yeux.

Le film que vous avez le plus vu ?

Sans doute la cité de la peur, même pas forcément volontairement mais ce film est tellement multidiffusé…  Et le pire, c’est que ça me fait toujours rire. Mais je re-regarde rarement des films.

Qui ou qu’est-ce qui vous fait rire ?

Je suis globalement très bon public mais au cinéma beaucoup moins. Je déteste les gags 3 tonnes hyper prévisibles ou il faut que je sois très fatiguée pour rigoler. Des films comme Scary Movie et co, c’est juste quand je suis épuisée et que je peux me rouler par terre de rire sur une blague de Paf le chien. Sinon, je suis assez fan de l’humour un peu surréaliste et des bons jeux de mots.

Votre vie devient un biopic…

Ils ont intérêt à bien choisir l’actrice qui me jouera ! S’ils prennent une nana de seconde zone, ça voudra dire que ma vie est cheap.

Le cinéaste absolu ?

Je suis nulle en cinéma, je ne connais que très peu de réalisateurs donc on va dire David Lynch pour Mullholland Drive (paie ton originalité)

Le film que vous êtes le seul à connaître ?

Les téléfilms allemands qui passaient tard sur m6 à une époque, ça compte ou pas ? Je suis très forte en téléfilm, j’ai tout appris pendant mon chômage.

Une citation de dialogue que vous connaissez par cœur ?

La cité de la peur, les bronzés font du ski, le père noël est une ordure (version pièce de théâtre), les classiques en somme.

L’acteur que vous auriez aimé être ?

Heu… George Clooney parce qu’on a la fois faire l’ado attardé et se préoccuper des enfants du Darfour. Au moins que la célébrité serve à quelque chose

Et l’actrice ?

Kate Winslet comme ça, j’ai un mari qui me fait un bon petit film et je gagne un oscar. C’est assez sympa le travail en famille même si faire semblant de se mélanger avec Leo Di Caprio devant mon légitime, ça doit être assez étrange

Le dernier film que vous avez vu ? Avec qui ? C’était comment ?

Capitalism : a love story de Michael Moore vendredi soir avec Zem, justement. Ce n’est pas vraiment un film mais c’est le dernier que je suis allée voir au cinéma. C’est difficile à définir, c’était bien, oui, mais c’est un film qui mérite réflexion, qui soulève des questions. Même si on peut reprocher à Moore de tomber parfois dans la facilité, y a quand même des choses qui font un peu réfléchir.

Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter ?

Les livres que j’adore peuvent tous être adaptés, il me semble, reste à voir s’il est possible de bien l’adapter ou non. On va dire « Moi et lui » de Moravia, l’histoire d’un homme obnubilé et guidé par son gros pénis, difficile de le montrer  à l’écran.

Quelque chose que vous ne supportez pas dans un film ?

La facilité. Je déteste deviner ce qu’il va se passer avant que cela se passe, j’ai besoin d’être surprise. Je déteste les scénarii bâclés ou inexistants, les films qui ne servent qu’à montrer des tas d’effets spéciaux mais qui ne contient aucune histoire. Bref, si pendant la projection, je ne suis pas surprise, le film va aller direct dans ma liste navets.

Le cinéma disparaît. Une épitaphe ?

« Le prix du billet m’a tuer ». Ben ouais, je ne vais pas suffisamment au ciné pour prendre une carte d’abonnement et à 10 € la séance… Ben non.

Voilà, je suis censée faire suivre ce questionnaire, j’ai un peu envie de le céder à Vicky qui se fout présentement de moi sur MSN à cause justement de ma difficulté à répondre à ce questionnaire. Ca lui apprendra.

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The Heathers


Ce qui est pratique avec Twitter, c’est qu’on peut tout demander dessus. Donc quand je bats le rappel pour avoir un titre de navet, c’est Lil Virgo qui me répond : « mate les Heathers ! ». Ok, un petit coup de baguette magique et le voilà sur le disque dur externe de Vicky (parce qu’on l’a regardé ensemble). Je précise que nous l’avons vu en anglais non sous titré, on n’est pas sûre de toute la compréhension de l’histoire mais je crois qu’on s’en est pas si mal sorties.


Alors au début, je m’attendais à un espèce de Gossip Girls des années 80, un truc qui se passe dans un lycée avec le classique clan des populaires et des autres. Dans ce film, nous avons le groupe des Heathers, trois nanas populaires très BCBG, on a Heather la rouge, la chef un peu, Heather la jaune et Heather la verte (Shannen Doherty pour celle là) et elles intègrent dans leur trio Veronica (Winona Ryder) qui est un peu différente vu que déjà, elle s’appelle Veronica, elle sera la bleue de service. Donc elles s’habillent selon leur couleur et joue au crocket tout en discutant.


Un soir, Veronica sort avec Heather la rouge à une soirée étudiante où Heather est très gentille avec un étudiant alors que Veronica non et elles s’engueulent. De retour chez elle, Veronica est très énervée et là, qui arrive par la fenêtre, façon Dawson ? Jessie, le rebelle de service (Christian Slater) qui a été renvoyé quelques jours de l’école pour avoir tiré à blanc sur deux footballers à la cantine (oui, il est très bien dans sa tête dès le départ). Après une partie de strip crocket, ils décident de tuer Heather la rouge pour venger Veronica. Ils vont chez elle, lui font boire du lait avec du produit bleu genre nettoyant et couic la Heather ! Veronica écrit une fausse lettre de suicide vu qu’elle sait imiter les écritures et c’est le cercle vicieux. Ils commettent un autre double meurtre puis Jessie pète les plombs et veut faire péter l’école en faisant passer ça pour un suicide collectif.

Ce film est juste totalement… surréaliste. Quand j’ai vu le teaser, je m’attendais à un film plutôt drôle, ce qu’il n’est pas du tout puisque ça démarre façon série télé américaine à la Beverly Hills ou autre au lycée (en fait, ça fait furieusement penser à 21 Jumpstreet mais c’est l’effet années 80), il y a toute une scène dans la cafétéria avec les « groupes de pouvoir » : les footballeurs machos et crétins, les geeks, la grosse (oui, elle est toute seule), les fils/filles à papa, les filles à  lunettes impopulaires, les rebelles (dont Jessie) et les Heathers donc. Pour bien qu’on situe tout ce petit monde, on a droit à une scène longuette dans la cafétéria où les Heathers demandent à tout le monde « que ferais-tu avec 5 millions de dollars ».


Puis tout à coup, il y a un premier meurtre et l’enchaînement, avec une prof très baba cool au milieu qui veut parler de suicide à tous les élèves pour pas qu’ils se jettent par la fenêtre, les parents qui sont ridiculement  largués et ne s’occupent pas de leurs gosses… Bref, quelques ressorts comiques émaillent ce film pourtant assez dramatique et on ne sait pas bien s’il faut en rire, en pleurer, à quel degré le regarder si tant est que son auteur en ait prévu plusieurs, de degrés.


Bref, la bande annonce est assez funky, le film beaucoup moins. Mais peut-être n’ai-je pas tout compris… J’ai bien saisi qu’il s’agissait d’une comédie noire mais je crois qu’il manque une pointe de cynisme et d’autodérision pour être un réel monument de comédie noire. Du coup, pof le nanard ! Par contre, je susi impressionnée par la constance du jeu d’acteur de Winona : toujours le regard hagard, toujours la bouche ouvert et l’air perdu. Quoi qu’elle joue… Chapeau.

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On est meilleur quand on est mort

Ce matin (ahem) en surfant sur le web, je tombe sur une news « Heath Ledger gagnera-t-il un oscar posthume ? ». Et allez, c’est reparti pour un tour, on va avoir droit à la minute poignante de la cérémonie où la personne qui ouvrira l’enveloppe dira d’une voix tremblante, au bord des larmes : « Heath Ledger ». Sauf qu’à force d’y avoir droit à chaque remise de prix, l’émotion est légèrement émoussée.


Evidemment qu’il est triste que ce jeune homme soit mort et selon Simon qui s’y connaît plus en cinéma que moi (ce qui n’est pas dur non plus), l’oscar ne serait pas volé. Bon, très bien. Mais quand même, cette « émotion » télécommandée me fatigue un peu. Ca fait presque un an qu’il est décédé, la plupart des acteurs ou actrices qui donnent le prix ne l’ont jamais croisé donc bon, faudrait arrêter un peu les larmes de crocodile. Tout ça est bien triste mais des gens doués dans leur métier qui meurent prématurément, c’est tous les jours que ça arrive. Et comme on aime l’émotion dégoulinante, si Heath gagne (ce qui ne fait à peu près aucun doute pour moi), c’est sa fille Matilda qui viendra chercher la statuette. Ils font sponsoriser la soirée par Kleenex j’espère au moins. Et financeront aussi la psychothérapie dont aura certainement besoin la fillette dans quelques années.

Au-delà de ça, on est en plein dans le syndrome « on ne trouve que des qualités aux morts ». J’adore les nécrologies des journaux, de vraies hagiographies en bonne et due forme où l’on ne trouve que des qualités aux défunts. Parfois, on évoque quelques zones sombres de sa vie mais on passe rapidement dessus car on ne dit pas de mal des morts. Prenons Mitterrand par exemple : à sa mort, on a surtout parlé de son travail de président, des avancées qu’il a amenées dans la société française mais tout ce qui touche les zones troubles de la période Vichyste, on l’évoque en quelques mots, on ne s’appesantit pas. On peut me dire que c’est mal de tirer à boulets rouges sur un homme mort qui ne peut pas se défendre (on ne tire pas sur l’ambulance…ni sur le corbillard) mais quand même, ça a également fait partie de sa vie.  De la même façon, on oublie un peu souvent de rappeler qu’Heath n’a pas joué que dans des Brokeback Mountain ou The Dark Knight, il a aussi joué dans 10 bonnes raisons de te larguer. Un navet en règle.

 

Autre petit point qui m’interpelle un peu, c’est cette remise de trophées, quel qu’ils soient, à titre posthume. Si Heath Ledger n’était pas mort, aurait-il même été nominé ? Qui le sait, on pourrait en débattre des heures et des heures que nous n’aurions toujours aucune certitude sur la question. Mais y a toujours un truc qui me turlupine un peu dans cette histoire. Je parle de titre posthume, pas de Heath Ledger en particulier. Pour moi, un oscar est certes la consécration d’un travail mais ne doit pas être une fin en soi, c’est un encouragement à continuer. Donner ce prix (ou un autre) à un mort, ça me paraît aussi utile que péter au vent. Oui, il était bon mais techniquement, il n’est pas là pour prendre la mesure de l’hommage que lui rend la profession. Comme disait ma grand-mère : « Bof, tu sais, les fleurs que tu mets sur la tombe, là où est le mort, il s’en fiche bien ». Oui, je sais que je peux paraître totalement insensible dans cette affaire mais je trouve la démarche de prix posthume un peu vain, surtout qu’en face, se trouvent des nominés qui, eux, sont toujours là et ont une carrière à poursuivre, un oscar pourrait leur donner un bon coup de pouce. A eux évidemment de transformer l’essai, se reposer sur ses lauriers n’est utile pour personne.  J’imagine les pauvres co-nominés (en l’occurence Robert Downey Jr, Josh Brolin, Michael Shannon et Philip Seymour, je mets la liste car dans l’ensemble, on n’en parle même pas). Ce jour devrait être essentiel pour eux mais en l’occurrence, face à un mort, aussi talentueux soit-il, ils n’ont à peu près aucune chance.



J’imagine que si Amy Winehouse meurt demain, on saluera sa grande carrière de chanteuse à un seul album, on saluerait de la même façon la grande carrière de Pamela Anderson… On dit souvent qu’on est rarement reconnu de son vivant. Pour certains, le talent semble pousser après la mort. Mais quelque part, être reconnu le meilleur après sa mort, c’est d’une inutilité… La postérité, franchement, ça sert à quoi ?

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Le grand public a-t-il forcément mauvais goût ?

Il y a quelques temps est sorti le film Astérix et les jeux olympiques que je n’ai pas vu. Les critiques ont massacré ce film et globalement le public aussi même s’il fut très nombreux à se rendre dans les salles. Alors, là, je me suis demandé : est-il si courant que critiques et grand publics soient opposés que les uns et les autres ne s’écoutent plus. A moins qu’ils n’aient pas les mêmes buts quand ils vont au cinéma.

Qu’est-ce que le cinéma ? Ca dépend. Ca peut être un art avec des films très torturés, compliqués, soignés. Par exemple, j’ai regardé Le mépris avec Gabriel l’autre jour, film que je voulais voir depuis que j’avais lu le roman de Moravia, mon romancier préféré. Sur le coup, on est un peu surpris, on apprécie les prises de vues, le jeu de perspective… Mais c’est surtout le lendemain qu’on s’est dit que, ouais, il est quand même fort ce film. Un peu comme Mulholland Drive : on sort de là circonspect puis après réflexion, on se dit qu’on a passé un bon moment de cinéma.

Mais le cinéma est aussi un divertissement. Le cinéma pop corn comme on dit. On laisse le cerveau à l’entrée de la salle et on se laisse aller pendant deux heures, en espérant qu’on rigolera ou qu’on frissonnera, selon le genre. Aussi vite vu, aussi vite digéré. C’est un peu comme la BD, finalement, c’est un art avec du bon et du moins bon, du très soigné ou des traits simples…Dans le cas d’Astérix ou encore Bienvenu chez les ch’tis (que j’ai pas vu non plus mais après avoir lu tous les commentaires sur le sujet, j’ai plus envie de le voir, surtout que je connais la fin), c’est vrai qu’on va pas s’extasier sur l’image ou le scénario.Mais devinez quoi : c’est pas fait pour. Alors évidemment, quand on est critique de cinéma et qu’on est payé pour avoir une haute opinion du 7e art, on a du mal à s’extasier sur ce genre de films. Mais je trouve souvent qu’on oublie le but du film : divertir. Si je suis allée voir « Il était une fois » au cinéma, ce n’était pas pour réfléchir ou pour en prendre plein la vue, c’était juste pour passer un bon moment. D’ailleurs, il est pas mal du tout ce film, surtout pour les jeunes filles de notre âge, nourries aux dessins animés Disney à la Cendrillon ou la Belle au bois dormant.

Alors du coup, peut-on forcément conclure que le grand public a mauvais goût. Selon Bourdieu pour qui le bon goût est défini selon des critères bourgeois, oui, bien sûr. Mais soyons nuancés. Evidemment que des films grands publics ne réunissent pas les ingrédients d’un grand film, au sens artistique du terme. Mais peut-on réellement reprocher aux gens de payer 9 euros pour voir un film qui va les divertir durant deux heures ? Evidemment, on peut trouver déprimant le succès d’un navet intégral comme Astérix tout comme on peut regretter le succès de Cauet à la télé. Moi, ça, ça me navre vraiment. Mais d’un autre côté, moi aussi je regarde des merdes télévisuelles, je regarde des séries qui me font rire à leurs dépens, des émissions de télé réalité où on peut se moquer des candidats (Next ou l’ile de la tentation mais pas la star ac, faut pas exagérer non plus). Et puis y a parfois des documentaires qui sortent de l’ordinaire comme l’odyssée de la vie qui m’avait réellement scotchée.

Bref, pourquoi à tout prix brocarder le cinéma populaire ? D’autant que les films salement rabaissés aujourd’hui seront peut-être les films cultes de demain, un peu comme les Valseuses. Bon, après, y a des films qui sont universellement nuls, genre « on se calme et on boit frais à St Tropez ». Non mais déjà, qui a pu trouver un tel titre ? Rien que ça, ça donne pas envie de le voir. Mais finalement, même s’il est à peu près sûr que cet Astérix là ne restera pas dans les annales, y a quand même des gens qui l’ont apprécié. Si, si, j’ai vu des avis positifs ! Alors peut-on reprocher à ces gens là d’avoir un humour de merde et qu’ils devraient avoir honte d’avoir filé de l’argent à une daube pareille ? Et bien, si eux ont passé un bon moment, n’est-ce pas tout ce qui compte. Et puis être bon public, c’est une qualité, c’est agréable de pouvoir rire de tout, aussi.

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La normalité

Par Gauthier
 

Comme dirait le sage « la normalité ne peut se définir que par rapport à un individu ou à un groupe d’individu donné », autrement dit « ce qui est normal pour moi ne l’est pas forcément pour toi ! ». Bon je ne suis pas sûr que ce que je viens de mettre entre les premiers guillemets n’ait jamais été énoncé de la sorte, et si je viens de l’inventer, ben pensez à mettre mon nom après si vous me citez.

 

Alors pourquoi je vous parle de ça ? Tout simplement parce que j’ai décidé de me prendre la tête sur ce sujet un poil polémique (j’aime être borderline !). Je me suis rendu compte qu’avec le temps « ma » normalité, ce que j’estime donc être « normal » ne l’était pas pour tout le monde.

 

Comme une très grande majorité des gens, je suis issu d’une famille d’hétérosexuels. Et toute mon enfance, j’ai regardé des Disney (que j’adore encore d’ailleurs), et j’ai toujours pensé qu’un jour je me marierais, que j’aurais des enfants, et que je ferais comme tout le monde quoi. Pour pousser le vice, je dois confesser que mon rêve de bonheur à 12 ans c’était : une femme, trois enfants, une vieille ferme en auvergne, et moi instituteur pour une classe unique avec tous les niveaux, dans un village de 200 âmes…

 

Dieu merci j’ai commencé ma puberté et j’ai évolué !!!!!! Et maintenant que j’ai 25 ans, j’avoue que je n’ai pas du tout réalisé mon rêve de bonheur de petit enfant, mais ça vous le saviez déjà !

 

Alors voilà, à l’adolescence, j’ai commencé à reluquer le cul des garçons, à 18 ans, je faisais mon premier touche-pipi, et à 25 ans j’ai baisé 20 tonnes de mecs. Outre la performance sportive que cela représente, ça m’a fait évoluer dans ma petite tête. Et ça ne m’a pas empêché de rester un éternel romantique. Oui je baise à tout va, mais je m’émeus toujours devant un bouquet de rose (note importante : jamais un mec ne m’a offert de fleurs, sauf une fois, un mec bourré qui m’a offert une rose qui pue en boite, il avait dû la trouver parterre je pense…). Ça doit être pour ça que j’aime offrir des bijoux et des fleurs à mes Moumours, parce que moi ça me ferait tellement plaisir d’en recevoir régulièrement que je transpose (il n’y a ici aucun message subliminale, je suis comblé les filles, pas de panique !).

 

Mais quelque chose s’est brisé en moi, c’est indéniable. Et aujourd’hui je suis arrivé à un point de non-retour. Oui, les films romantiques me saoulent, excepté quand il s’agit d’une histoire d’amour homo (hommes ou femmes sans distinction par contre, mais homo !). Mais voir Jean tombé amoureux d’Irène et que leur histoire se finissent bien ou mal, qu’elle soit bien jouée ou pas, qu’elle soit drôle ou émouvante, elle me saoule, point barre ! Ça ne me fait plus rêver…

 

Mais dès que je tombe sur une belle (ou pas) histoire d’amour homo, elle peut prendre toutes les formes qu’elle veut, ça peut-être un navet, c’est pas grave, je suis content/ému/révolté, selon ce qu’est le film/livre/ou autre…

 

Alors quoi ? L’hétérosexualité me saoule ? Oui en quelque sorte, mais surtout le vrai problème, c’est qu’elle ne fait plus rien vibrer en moi. Je ne ressens plus rien devant ces histoires, qu’elles soient réelles ou fictives. J’ai déplacé mon spectre de la normalité ! Pour moi un homme ne peut être qu’avec un homme, et une femme avec une femme. Et au vue de ce que la télé ou le cinéma nous servent en ce moment il n’est pas nécessaire de dire que je reste sur ma faim…

 

Et ça s’applique à tous les niveaux. La normalité chez le Gauthier, et ce depuis quelques années maintenant, c’est l’homosexualité. Alors après vous comprenez plus facilement pourquoi j’explose quand on me sert un fabuleux « mais les enfants d’homos seront malheureux, parce qu’ils ne seront pas dans une famille normale ! ». Pour moi une famille anormale, c’est un père alcoolique et une mère dépressive ! Là oui c’est anormal… Mais c’est gens là se reproduisent, et sans avoir la bénédiction des autorités (faudrait pas pousser, merci la DDASS), personne ne les en empêche…

 

Et merde, je suis revenu au mariage et à l’adoption, alors que c’était pas le but, mais je crois que ça doit vraiment me travailler maintenant…

 

Je ne demande pas grand-chose en fait, l’hétérosexualité ne me convient pas, elle ne me dérange pas, mais elle ne représente plus rien pour moi, à part quelque chose « d’autre ». Et je demande ce même droit pour moi, les gens comme moi, et nos enfants. Je comprends les gens qui s’enferment dans un ghetto, la vie est plus simple, le spectre de la normalité se déplace de lui même et on n’a plus aucun effort à fournir pour se sentir bien. Mais je ne vois pas pourquoi je devrais faire ça ! Et pourquoi pas un pays qu’avec des gays et des lesbiennes, et puis on refait les guerres Israëlo-Arabes à notre sauce aussi ?

 

Je me suis construit ma vie, mon univers, avec mes référents. Je suis différent de vous. Mais on peut tous vivre ensemble, et faire en sorte que tout se passe bien sans que qui que ce soit se sente spolié de quoique ce soit ! Enfin ce n’est que mon point de vue…

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