The circle de James Ponsoldt : le futur est déjà là

L’avantage quand on prend l’avion, c’est qu’on peut se refaire un peu niveau culture ciné (je pars de très très loin). A peine me suis-je installée que je commence à fouiller dans le catalogue des films et je tombe sur The circle, film que j’avais moitié envie de voir. Moitié oui parce qu’il paraît que c’est une dystopie, moitié non parce que sur l’affiche, il avaient mis des avis issus de Twitter, laissant présager un film moisi… Mais The circle, c’est quoi ?

Affiche du film The circle avec Emma Watson et Tom Hanks

C’est juste un avatar des GAFA. Qu’est-ce que c’est que ça, le GAFA ? me demanderez-vous. C’est juste l’acronyme de Google Apple Facebook Amazon, les quatre géants de la Silicon Valley. Donc on suit la vie de Mae, fraîche jeune fille qui a une vie un peu moyenne avec un boulot de téléopératrice pas top, un père malade (sclérose en plaque, il me semble), un pote, Mercer, avec qui elle semble flirtouiller et voilà. Mais elle a aussi une super amie, Annie, qui lui décroche un entretien pour la société “Le Cercle”, elle décroche un poste d’assistance clientèle. Nous allons donc découvrir la société du Cercle à travers les yeux de Mae : le campus où ils vivent tous avec cours de yoga (ou doga parce que tu peux le pratiquer avec des chiens), les concerts avec le caméo le plus forcé de l’histoire puisqu’Annie et Mae font un tour au concert, Mae fait “waaaah, c’est Beck !”, elles y assistent trois secondes et elles repartent. Mais surtout, sur le campus du Cercle, il y a régulièrement des talks d’un des trois fondateurs, Eamon Bailey. Mmm, un mec qui parle sur scène simplement vêtu et qui parle de ses nouveautés, ça me rappelle vaguement quelqu’un… Mmmm… Bon, au départ, Mae est moyen emballée, elle se fait très gentiment sermonner car elle ne prend pas le temps de poster des news sur sa page sur l’intranet. Elle poste donc une photo d’un lustre réalisé par son pote Mercer avec des bois de rennes (mmm…) et le mec se fait aussitôt pourrir alors qu’il n’avait rien demandé à personne.

The circle, Emma Watson

On va donc suivre Mae dans sa plongée au coeur de ce système du Cercle. Suite au harcèlement dont il est victime, Mercer va sur le campus pourrir Mae qui, énervée, va voler un kayak pour en faire en pleine nuit (oui, la qualité première de Mae n’est pas tellement son intelligence), elle est prise dans une tempête mais elle est sauvée grâce à un nouveau gadget : une caméra miniature en forme de bille placée sur une des bouées de la crique où Mae faisait son kayak. Reconnaissante, elle accepte la proposition de Bailey de devenir transparente : porter en permanence une caméra sur elle et tout partager sur ses réseaux sociaux, une pub vivante pour le Cercle quoi. Elle s’y prête de bonne grâce mais cette transparence va lui coûter cher.

Emma Watson dans the circle

Alors déjà, je suis un peu gênée par le qualificatif de “dystopie”. Je n’ai pas lu le roman mais dans le film… c’est juste un pseudo thriller, c’est juste La firme (de ce que j’en sais, j’ai pas vu le film). C’est au mieux de l’anticipation avec quelques gadgets qui n’existent pas encore tout à fait (des drones viennent régulièrement filmer les gens de façon un peu gratuite) mais sinon… Oui, le Cercle peut être vue comme une société à part entière et le déroulé du film nous fait bien plonger dans une sorte de contre-utopie mais je n’ai pas réussi à adopter cette grille de lecture. Pour moi, ce film est juste une critique des GAFA. Et c’est là son plus grand défaut.

Emma Watson devient transparente dans the circle

Je ne suis pas une grande fan des GAFA, notamment dans tout ce qui est traitement des données personnelles qui est un vrai sujet. J’ai de plus en plus de mal avec les talks qui nous bombardent d’injonctions qui peuvent se résumer à “si tu veux, tu peux, si tu ne réussi pas, c’est de ta faute !”. Je suis toujours un peu plus dubitative sur la critique classique des réseaux sociaux qui nous poussent à nous exhiber toujours plus… Les réseaux sociaux sont avant tout un outil qu’on utilise comme on le souhaite. Oui, je suis encouragée à peu près tout le temps par Facebook à poster des trucs mais je le fais assez peu. Je ne me montre pas du tout sur mon Instagram, dans la mesure où j’ai choisi de prendre la parole sous pseudo. Mais même sur mes réseaux à mon vrai nom, je m’exhibe peu. Peut-être question d’âge, je sais pas. Mais je digresse car là, le souci du film, c’est qu’il nous donne tellement un coup de coude à chaque scène en mode “Hé, T’AS VU MES SOUS ENTENDUS ?” qu’à la fin, ça te pète une côte. J’ai compris ton message, sois un peu plus subtil, putain !

Emma Watson dans the circle

Quant à l’intrigue.. Je sais pas, en fait. On en est à un niveau de “je m’en fous de ce qu’il se passe”, très élevé. Ce film m’a tenu en haleine… j’ai attendu pendant deux heures qu’il se passe quelque chose, vraiment. On te fait croire par moment qu’il y a du danger, que Mae pourrait être menacée mais tellement pas.  Y a bien un ou deux rebondissements et un plot twist de fin (nul) mais en fait… y a pas de fin. Vraiment pas. Le générique de fin tombe et t’es là en mode “oui ? C’était quoi l’histoire du coup ?” En gros, je vous résume deux heures de film :”attention, faut pas trop tout poster sur les réseaux sociaux parce que c’est méchant des fois”. Voilà. Et pour ce magnifique message de prévention de 2h, on nous a mis Emma Watson qui semble galérer dans sa carrière, Tom Hanks qui est venu cachetonner à la cool (le mec ne se donne pas une seule minute), Bill Paxton (pour son dernier rôle, du coup), John Boyega qui a sans doute voulu ne pas se cantonner à Star Wars. Bref, si vous avez deux heures à perdre… Regardez autre chose.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Leçon d’écriture 1 : ne pas s’auto-spoiler

Je vous l’avais promis [il y a un mois], nous allons aujourd’hui parler d’un des pires romans qu’il m’ait été donné de lire. Ou plutôt de ce que j’estime des défauts rhédibitoires parce que bon, le roman en lui-même, je vais vous le résumer en deux lignes : un parti genre FN gagne les élections de mai dernier, l’héroïne Michelangela dite Mickey (déjà, rien que ça) est déportée en tant qu’opposante politique sauf qu’en fait non, elle a juste autopublié un roman pourri sur sa liaison avec Emerald, petit fils de la famille Labenne (Labenne, La benne, Le Pen… vous suivez ?) mais en vrai, c’est pas un vrai camp de concentration, c’est un plan tordu de Emerald. Et je vous spoile rien, l’autrice vous raconte ça elle-même. Oui, je n’avais jamais vu ça mais l’autrice torpille son suspense en s’auto-spoilant toutes les 10 pages.

Spoiler alert - s’auto-spoiler

Un exercice particulièrement compliqué dans l’écriture, c’est de ménager son suspense. On doit amener son lecteur là où on veut qu’il aille tout en lui plaçant subtilement des oeillères pour qu’il ne devine pas où on veut l’amener avant la fin. C’est le cas des polars et autres thrillers mais pas que : dans un roman, si je sais comment ça se finit, mon enthousiasme sera somme toute relatif. Sauf quand c’est bien écrit, ce qui n’est absolument pas le cas dans le roman qui nous occupe aujourd’hui. On y reviendra. Donc ici, on suit le périple de Mickey dans un camp de concentration, elle suit une sorte de cours de propagande quand une élève se rebelle et est tuée. Là, c’est la tension, tu te dis “ah Merde, ça rigole pas… tu peux flinguer l’héroïne du coup ? Elle est vraiment trop stupide”. Sauf que juste après, l’autrice t’explique sans trembler qu’en fait, elle apprendrait que tout ça, c’était du chiqué et que personne n’est mort, que le camp est un coup monté et que la fille n’est pas morte. Pardon ? Alors certes, on me dira que c’est juste déplacer le suspense de “Mickey va-t-elle survivre au camp” à “mais pourquoi il a fait ça Emerald”… sauf que l’enjeu n’est pas tout à fait le même (spoiler : la raison est absolument merdique en plus).

Papy fait de la résistance

Oui, j’allais pas mettre une photo de camp de concentration en illu, j’ai préféré Papy fait de la résistance

Autre point : les fusils de Tchekhov. Pour ceux qui ne regardaient pas Karim Debbache que je cite très souvent (allez regarder !), petite explication : Tchekhov expliquait que si l’on évoquait dans l’acte 1 la présence d’un fusil, il doit servir dans l’acte 2 ou 3 sinon, il est inutile de le mentionner. Ici, l’autrice nous en saupoudre à droite, à gauche… Mais à l’arrivée, le fusil est enrayé. Exemple : elle évoque un garde qui a une sorte de grain de beauté au coin de la bouche. Quelques pages plus loin, elle se retrouve en réception chez la nouvelle présidente de la république et repère un mec qui a un bout de peau près de la bouche et elle est là, “mmm, il me dit quelque chose ce garçon”. Comme on n’est pas trop cons, on percute de suite qu’il s’agit du gardien… Tu le sais d’autant plus que tu sais déjà que toute cette histoire de camp n’était qu’une mise en scène avant même que l’héroïne ne le sache. Mais le pire, c’est qu’après avoir insisté sur cet homme et son bouton à la bouche, elle n’en fait rien. Du coup, pourquoi ? Je veux dire, elle fait l’effort de changer de vocabulaire pour parler de ce grain de beauté, volonté de nous perdre ou de nous faire comprendre que l’héroïne ne percute pas ? Etions-nous censés faire le lien ou non ? Je suis perplexe… On répète : si tu mets un fusil en évidence dans l’acte 1, il doit servir dans l’acte 2 ou 3 sinon, jette. Bon, personnellement, j’ai un peu envie de nuancer ça… Ah ben tiens, je vais écrire un article dessus un de ses 4. Mais si je ne suis pas 100ù d’accord avec Tchekhov sur ce point, là, pour le coup, je comprends qu’un fusil de Tchekhov mal géré, ça crée plus de confusion que nécessaire dans l’esprit du lecteur.

Enfant confuse

Du coup, on se retrouve avec un roman qui te présente une histoire avec un gros enjeu (l’arrivée d’une potentielle dictature en France) mais qui se désamorce lui-même toutes les 10 pages. Ah et il faudra que je vous parle du ton, aussi. A suivre !

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Old boy de Park Chan-Wook : sors de ta zone de confort

Petite pause dans les dystopies car il faut savoir varier les plaisirs et j’ai très envie de vous parler d’un film… ou plutôt de ce que ce film représentera désormais pour moi. Il s’agit de Old Boy de Park Chan-Wook, film que je voulais moyennement voir parce que “oh les films violents, j’aime pas” et que j’avais tort parce que c’était bien cool.

Old Boy de Park Chan-Wook

Lundi 14 août, je profite avec joie de ma journée de RTT imposée dans ma famille avec tous les gens que j’aime : mes parents, la tribu de ma soeur dont les quand même remuants Saturnin et Pivoine (cette enfant nage à 23 mois…), on a fait un repas de famille la veille avec tout le monde heureux… bref, je pataugeais dans une piscine d’allégresse. Nous avions prévu avec Victor d’aller faire un tour dans le Quercy parce que c’est putain de beau, ma région, mais une grosse flemme nous a pris et nous sommes donc restés à végéter devant Netflix. Un film ? me propose-t-il. Je le laisse choisir et me voilà face à Old boy de Park Chan-Wook. Je suis entre mou et intérêt : oui, on avait dit qu’on devrait se mater plus de films coréens et à part Dernier train pour Busan,on n’a pas tenu notre résolution. Mais les films de gens qui se battent et se tuent, ça m’ennuie. Ouais, je ne connaissais pas du tout l’histoire, j’avoue.

Old Boy, une histoire de vengeance

Donc l’histoire, justement. Oh Dae-Tsu est un gros loser alcoolique qui disparaît un soir de pluie, enlevé par on ne sait qui. Pendant 15 ans, il va rester captif, perdant peu à peu la raison, tapant contre des murs pour s’entraîner et cherchant par tous les moyens à s’échapper. Un matin, il est relâché par son mystérieux ravisseur. N’ayant plus rien à perdre puisque son bourreau a tué sa femme et que sa fille est partie vivre à l’étranger, il va arpenter la ville pour retrouver qui lui a fait subir ça et se venger. Il sera aidé dans sa quête par Mi-Do, une cuisinière qui le recueille dès sa sortie, qui pleure beaucoup et qui a une tête de poussin perdu (ce qui lui vaut immédiatement toute mon affection) et son ami d’enfance Joo-hwan.

Old Boy - Oh-Dae-Tsu et Mi-Do

Donc un thriller assez classique sur le papier à base d’enquête, de vengeance et de gens qui prennent cher, partie qui, en général, me blase complet car j’ai parfois du mal à y voir autre chose que de la violence gratuite, mais là, c’est pas le cas car tout fait sens. La moindre scène un peu hard a une justification dans le climax final. Comme l’histoire est tirée d’un manga, il y a quelques scènes assez stylées qui semblent copiées-collées de cases manga, notamment la toute première ou encore la première scène de bagarre, le plan avec les parapluies au tout début. Et j’aime cette esthétique. Le seul truc que je reprocherais au film, c’est une astuce scénaristique qui nous met sur une fausse voie alors qu’avec Victor, on avait deviné direct une des grosses révélations du film mais à la limite, c’est pas si grave.

Old Boy

Donc oui, j’ai aimé le film, vraiment, et j’étais contente de l’avoir vue et c’est là que je tombe sur le sujet que je voulais aborder dès le départ : il faut savoir sortir de sa zone de confort, culturellement parlant. Je suis pas une grande cinéphile parce que j’ai pas envie de voir 9 films sur 10 qui sortent. Parce que le synopsis est moisi, parce que j’aime pas tel style ou tel style, j’aime pas tel acteur, que c’est déjà vu 100 fois, gna gna gna. Et je pense que pour certains films, c’est pas si mal de passer son tour, je vous parlerai à l’occase de tout le mal que je pense du hate watching. Mais parfois, faut savoir un peu dépasser ses à priori, surtout quand la critique est unanime. Donc Old Boy, c’est oui et on va reprendre cette bonne résolution de découvrir le cinéma étranger (hors américain) pour découvrir de nouveaux modes de narration, de pensées… et de vie, aussi.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Sharp objects de Gillian Flynn ou comment je lis en anglais

J’ai lu ce polar il y a quelques temps et ne trouvais pas forcément qu’il y avait matière à en dire beaucoup mais son contexte de lecture, lui, est plus intéressant. Donc aujourd’hui, en plus de vous parler de Sharp objects de Gillian Flynn(“Sur ma peau” en français), je vais vous reparler un peu de Grèce et du fait que je lis en anglais.

sharp objects de Gillian Flynn, je lis en anglais

Tout commence sur un énorme paquebot quelque part dans les Cyclades, Victor et moi nous posons sur deux transats sur le pont supérieur battu par le vent, luttant pour lire nos livres. Alors qu’au loin se dessine la sublime île de Santorin et son village perché telle une délicate neige sur les hauteurs, nous décidons de retourner à l’intérieur pour attendre notre chaloupe. En quittant nos places, Victor avise un livre sous mon siège ne m’appartenant pas : “Sharp Objects” de Gillian Flynn. Aimant les hasards de la vie, ce sera donc mon prochain roman.

Sharp objects avec Amy Adams

Ah bah tiens, ils vont en faire un film (ah non, une série télé, en fait)

Deux ans plus tard. Oui, je l’avais un peu relégué au fond de ma bibliothèque mais je l’ai enfin lu. Alors avant toute chose un petit mot sur Gillian Flynn qui est l’autrice de Gone girl que je n’ai pas lu mais vu au cinéma (la voix de Rosamund Pike, mmm) donc ça vous situe un petit peu le niveau “thriller avec des gens qui ne sont pas les plus stables et équilibrés sur le plan psychologique”. Et dans Sharp objects, c’est direct qu’on nous annonce la couleur, on suit la journaliste Camille Preak en route vers la petite ville de Wind Gap pour couvrir la disparition d’une petite fille… Or il s’agit pile de sa ville natale donc Camille se retrouve à vivre chez sa mère avec son beau-père et sa demi-soeur, qu’elle ne connaît pour ainsi dire pas, Alma. Cette enquête va réveiller de vieux fantômes : le souvenir de sa soeur, Marianne, morte, les cicatrices que Camille a sur la peau. Car oui, depuis la mort de sa soeur, Camille s’est scarifié des mots sur la peau, chaque centimètres carrés en dehors de son visage…

Sharp Objects, série HBO avec Amy Adams

Donc voilà, dès le départ, on sent des gens heureux de vivre. La progression de l’enquête de Camille est intéressante, j’aime bien le rapport qu’elle a à son corps : elle ressent les mots écrits, certains mots la grattent parfois, je trouve ça à la fois poétique… et assez morbide. La partie thriller est vraiment pas mal mais après… Faut être prêt à affronter toute la laideur de la société américaine avec des ados de 13 ans déjà un peu trop sexualisés et camés, pas mal de personnages sont franchement antipathiques, tout suinte l’angoisse sourde là-dedans. Donc un thriller à lire, oui, mais si on aime le genre très noir.

Amy Adams

Et la lecture en anglais alors… Ce n’était pas ma première expérience, j’avais lu un livre rigolo avant “Unfriending my ex (and other stuffs I’ll never do)” de Kim Stolz qui parlait notamment de l’addiction aux réseaux sociaux, une sorte de Facebook m’a tuer en beaucoup plus drôle et percutant que je devrais relire pour vous en faire une petite review, tiens (oui parce que je l’ai lu y a trois ans au moins et j’ai pas tout retenu). Là, je parle d’un vrai roman avec plein de mots et la peur de ne pas comprendre le dénouement final (spoiler : si, j’y suis arrivée). Alors mon principal problème dans ma lecture de Sharp object fut anatomique : Camille parle de mots situés à des endroits précis de son corps et force est de constater que dès qu’on quitte le général pour le détail (genre cou ou épaules, je maîtrise, clavicule ou omoplate, déjà moins… “collarbone” et “scapula” pour ceux que ça intéresse), je comprends pas trop où elle a écrit le mot dont on parle. Mais ce n’est pas gênant en soit pour la compréhension… Mais le plus dur, c’est d’arriver à déconnecter de la traduction automatique. Au départ, mon cerveau prenait chaque phrase pour la traduire, ce qui me gênait parfois car je ne connaissais pas le sens d’un mot et que je buggais sur la phrase entière alors qu’en lisant normalement (sans traduire, donc), miracle, l’histoire émergeait, cet agglomérat de mots faisait sens, en dépit de celui-ci ou celui-là que je ne connaissais pas…

Unfriending my ex on Facebook de Kim Stolz

Alors je me dis que, oui, va falloir que je me mette à lire plus souvent en anglais, un roman par mois peut-être, histoire de maîtriser au mieux. Car oui, mon but dans la vie, c’est d’être fluent in english. Ca servira toujours.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Am Stram Gram, ce thriller que tu ne reposes pas

Saison des ponts oblige, je voulais vous filer quelques joyeux conseils de lecture car j’ai quelques petits titres dans ma besace. Et en premier lieu : Am Stram Gram de M.J. Arlidge. En premier lieu parce que je l’ai vraiment bien aimé, que je ne l’ai pas lâché avant la fin et que j’avais pas trouvé le coupable en milieu d’histoire.

Am Stram Gram de M.J. Arlidge

L’histoire : l’inspectrice Helen Grace se retrouve en prise avec une serial killer qui kidnappe deux personnes et les enferme avec une arme entre elles : pour survivre, il faut tuer l’autre. Alors que les morts s’accumulent, Helen commence à comprendre que les victimes ne sont pas choisies au hasard…

Serial killer

Alors pourquoi j’ai aimé. En un, l’héroïne. J’en avais déjà parlé pour Disparue de Lisa Gardner mais je confirme : les héroïnes peuvent être certes bad ass (Helen fait de la moto, est assez dominatrice, adore se faire fouetter et ceci n’est pas une métaphore) mais elles ont des failles. Elles ne sont pas omniscientes, elles peuvent se planter. Quand on connaît mon aversion pour les héros qui savent tout, réussissent tout, même l’impossible, forcément, j’apprécie. Surtout que pour une fois qu’un mec écrit un polar sans se donner le rôle du super héros

Costume de super héros

Autre point appréciable : l’écriture des personnages. Franchement, à froid, c’est une vraie galerie de clichés : la cheffe de police froide et dure, son second tombé dans l’alcoolisme suite à un divorce difficile, l’autre fliquette pimpante qui a un grand coeur sous sa poitrine volumineuse, la journaliste arriviste… Sérieusement, vu comme ça, tu as l’impression que tu vas lire le scénar des fictions de l’après-midi sur TF1 ou M6 (si ça existe toujours…) mais M. J. Alridge s’en sort franchement bien avec ce matériel de base. Oui, parfois, c’est un peu facile mais ce n’est pas agaçant.

La menteuse, téléfilm

Mais surtout, le principe même du roman est cool. Les victimes sont choisies par paire, on commence par un jeune couple par exemple (je vous dis pas les autres). Imaginez que vous ête enfermés avec celui ou celle que vous aimez sans possibilité de vous échapper, sans eau ni nourriture et que la seule façon de survivre, c’est de tuer l’autre. Il n’y a qu’une balle dans le revolver donc un seul mourra. Le génie du truc, justement, c’est qu’Alridge s’offre des scènes de tergiversation, de marchandage avec soi-même : tuer l’autre ou non ? Et je crois que ce sont les meilleurs passages de tout le livre.

Negan Am Stram Gram

Un autre Am Stram Gram bien flippant

Donc pour votre prochaine escapade, vous l’achetez ou vous vous le faites prêter, il est sorti en poche. Par contre, attention, il est un petit peu prenant.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Cloud Atlas des Wachowski et Tom Tykner

Récemment, je me suis penchée sur la série Sense8 des soeurs Wachowski et je me suis alors souvenue que je vous avais jamais parlé de Cloud Atlas réalisé par Lana et Andy pas encore devenu Lilly et Tom Tykner alors qu’en fait, j’ai des tas de choses à dire dessus… et que j’ai un peu peur que Sense8 soit un peu une redite (y a même une actrice qui joue dans les deux, pour dire).

Affiche du film Cloud Atlas des Wachowsli et Tom Tykwer

Alors pour vous faire comprendre ma perception du film, je dois confesser un truc : j’ai lancé Cloud Atlas sans savoir du tout de quoi il retournait, juste parce que je trouvais le nom sympa… sauf que je croyais que le Atlas du titre, c’était la montagne du Maroc… Alors forcément, j’ai été très surprise par le film… Donc Cloud Atlas ou “la cartographie des nuages” (je vous jure que j’ai passé une petite partie du film à ne pas comprendre pourquoi il n’y avait pas le Maroc), comment vous raconter ça… On suit un groupe de personnages sur six périodes différentes mais la particularité, c’est que ce sont les mêmes personnes réincarnées. Le film, tiré d’un roman de David Mitchell que je n’ai pas lu (mais faudrait, par curiosité), mêle donc dans une seule oeuvre des passages historiques, du thriller à base de complot politico-financier, de la comédie, et des passages d’anticipation avec de la dystopie et du post-apocalyptique. Donc pas mal de choses que j’aime sur le principe (surtout la fin) mais… bordel que c’est confus !

Les différentes incarnations des différents acteurs dans Cloud Atlas selon les époques

Ceci est très clair, je vous promets

Pourtant, la trame est censée nous faciliter la vie puisque chaque époque tourne autour d’un personnage en particulier, les autres gravitant autour sauf que, déjà, ce n’est pas si clair et surtout, tu ne vois pas où ça veut en venir. Le film restant assez court par rapport à l’ambition de raconter six histoires, pas si cruciales au demeurant, tu passes de personnages en personnages sans réellement t’attacher. Pire, tu commences à t’intéresser à une histoire et pif, on te balance un bout d’un autre et tu es là “attends, c’est quand, ça, déjà, ce sont qui, ces gens ? Je m’en fous, remettez l’autre histoire”. A dire vrai, quelques mois après le visionnage, je suis juste incapable de raconter une histoire précisément, sauf peut-être celle post-apo avec Tom Hanks en leader des hommes redevenus primitifs et Halle Berry qui débarque en sorte de vaisseau du futur, avec des cannibales et tout et à la fin, ils tombent amoureux. Voilà. Le pire, ce n’est qu’en écrivant cet article que je me suis souvenue de l’arc narratif autour de Timothy Cavendish (Jim Broadbent) alors que c’était mon préféré.

Jim broadbent dans Cloud Atlas dans le rôle de Timothy Cavendish

Autre point qui m’a un peu posé problème : je ne reconnais pas les acteurs. On a donc six acteurs principaux, dont Tom Hanks et Halle Berry, Hugo Weaving, Jim Broadbent, Doona Bae (qu’on retrouve dans Sense8), Jim Sturgess sans oublier Hugh Grant et d’autres qui réapparaissent aléatoirement aussi. Le souci, c’est qu’entre le passage d’une période à une autre et l’excellent travail de maquillage, je ne les ai pas toujours reconnu et j’ai vraiment mis du temps à situer qu’il n’y avait pas un couple central (Halle Berry et Tom Hanks) mais deux (Doona Bae et Jim Sturgess). Non mais ça peut paraître cruel comme avis car le travail de maquillage est fabuleux mais ça rend le tout vraiment très confus, on se demande pourquoi on assiste à certaines scènes alors que c’est juste dans la continuité.

Doona Bae et Jim Burgess dans Cloud Atlas, Neo Seoul

Autre élément “gênant” : Cloud Atlas est une symphonie composée par le personnage de Ben Wishaw (que j’avais pas cité car c’est en regardant sur Wikipedia que je me suis rendue compte que je le confondais avec Sturgess) dans le deuxième arc narratif par ordre chronologique, une mélodie qui va obséder les personnages… sauf que du coup, elle n’existe pas dans le premier arc narratif et on ne sait pas exactement quelle est son histoire, elle n’est finalement qu’un liant entre cinq des six arcs. Mais ce lien musical ressort dans Sense8 avec la scène la plus réussie du show (enfin, des 4 premiers épisodes, j’en ai pas vu plus pour le moment) où tous les “liés” se mettent à chanter Four non blondes, une scène superbe qui m’a fait écouter la chanson en boucle le lendemain parce que je suis influençable.

(je vous partage la scène parce que je l’aime vraiment bien)

Après, il y a quand même de belles scènes, je trouve le travail sur l’image magnifique et certains passages qui lient les différentes époques sont très inspirés mais… mais en fait, c’est juste trop pour un seul film, d’où je pense la tentative de reprendre le concept dans Sense8 (un peu différemment, certes mais je ne peux m’empêcher d’associer les deux oeuvres) et je me retrouve un peu avec le même sentiment : confusion, des histoires dont je me fiche un peu, des personnages que j’oublie d’un épisode sur l’autre… mais quelques belles scènes inspirées. En fait, je crois que ce qui m’a le plus déçue dans Cloud Atlas… c’est que l’idée de base est vraiment géniale mais que le rendu est un peu plat.

Tom Hanks avec Doona Bae et Halle Berry dans Cloud Atlas

Oui, l’homme dans les deux photo est Tom Hanks

Je vais aller commander le livre. Même si les livres qui entremêlent les époques ne sont pas toujours des réussites, cf la Carte du temps (oui, j’ai parlé exprès de ce livre vendredi pour enchaîner, j’ai pas l’air mais j’éditorialise mes contenus… trois fois par an, à peu près)

Rendez-vous sur Hellocoton !

On regarde la télé pour détester

Depuis maintenant 2 ans et demi, je vis sans télé. Ca a commencé par une télécommande cassée, une flemme de s’en occuper et une découverte des Youtubeurs, le tout couplé à un petit copain très peu fan de la petite lucarne également. Nous passons désormais nos soirées à regarder la production de nos Youtubeurs préférés, pas mal de séries et parfois, des films. Mais parfois la télé revient inopinément dans ta vie et là, tu hallucines : en fait, on regarde la télé pour détester, c’est ça ?

Yann Barthes sur le plateau du Quotidien, lance une vidéo où il répond à Cyril Hanouna de TPMP

31 décembre, 23h et quelques, je fais le réveillon chez mes parents parce que j’aime pas faire le réveillon donc j’étais ravie de m’échapper de Paris pour ne pas être obligée de faire un truc jusqu’à 7h du matin. Après un petit gueuleton 4 étoiles et un DVD des Chevaliers du Fiel parce que Victor doit prendre une bonne dose de sud ouest avant de repartir (ohé, ça va, moi, j’ai dû regarder Plus Belle la Vie chez sa mère qui vit dans le sud est), il nous reste quelques instants avant minuit, mes parents décident donc de passer sur la télé pour ne pas louper le décompte. On tombe d’abord sur France 2 avec Patrick Sébastien et son plus grand cabaret, ma mère hurle et zappe. Nous voici donc sur TF1 pour une émission dont je n’ai absolument pas compris l’intérêt. Je vous raconte un peu : y a Nikos Aliagas à Disneyland et il reçoit des people en pleine campagne promo par paire et ils balancent tous vite fait une playlist de chansons qu’ils aiment bien. En gros la playlist apparaît et si les artistes ont chanté ladite chanson sur un plateau de TF1 un jour, pif, on a droit à un extrait de 10 secondes… Aucun intérêt, oui, c’est tout à fait ça.

Emission du réveillon sur Tf1 : Nikos Aliagas reçoit Tal et Amir à Disneyland

Ah par contre, ma mère m’a étonnée, elle connaît Amir… Mec que je connais moi car twitter s’est moqué d’Elodie Gossuin et son houhouhou. Je suis trop connectée

Comme ma mère commençait à tout critiquer “il est nul ce Nikos, pfff”, “c’est qui cette moche ?”, “c’est nul ce qu’elle chante !” “Ah il manquait plus que la Jenifer, là, elle est toujours en train de montrer ses aisselles celle-là!” (je cherche encore l’histoire des aisselles, je vous tiens au courant), je saisis la télécommande pour mettre autre chose mais là “non mais laisse, j’aime bien le truc des chansons, là…”. Et là, la vérité terrible fond sur moi : en fait, on mate juste la télé pour dire du mal. Et ma mère est totalement là-dedans. Non parce que ma mère, quand la télé est éteinte, elle est beaucoup plus civique, charmante, beaucoup moins… la réincarnation d’un des vieux du Muppet Show.

Les deux vieux du Muppet show

Il y a quelques années, je confessais un certain goût pour la merdophagie qui laisse encore quelques traces. Je n ‘ai plus la télé donc loin de moi toutes les sitcoms, telenovelas et autres soap operas dont j’adorais me moquer (parce que cible hyper facile), me reste parfois une petite affection pour les nanards. Mais même si je n’ai plus la télé, j’ai toujours une vague idée de ce qui se passe car… Twitter ! Hé oui, quand je viens mater mon fil d’actu le soir, j’ai le résumé de tout ce qu’il se passe à la télé et en général… vous n’aimez pas ce que vous regardez et vous daubez bien dessus. Oui, j’ai fait pareil dans le temps et la question reste : mais pourquoi on fait ça ?

Le bachelor, Diane et Marco s'embrassent à Paris

J’aimais bien basher le Bachelor mais juste parce que les ficelles étaient trop grosses

Peut-être est-ce par paresse ? Regarder une émission conne et critiquable nous rend notre cerveau tout disponible pour coca, j’aime appeler ce genre de programme des “jacuzzis du cerveau”. Sauf que bon, quand je regarde un reportage, ça ne me fatigue pas intellectuellement, j’apprends des trucs certes distraitement et il est possible que j’en oublie la moitié mais ça marche quand même. De la même façon, je peux regarder un film profond ou haletant (un thriller nécessite de réfléchir, quand même, c’est une sorte de réflexe, on tente pendant deux heures de remettre les pièces du puzzle) sans m’évanouir de fatigue… En fait, je trouve très regrettable qu’on associe “pas prise de tête” avec médiocre.

regarder la télé pour détester, jeune femme assise entre deux téléviseurs, années 50

Est-ce par manque d’envie de faire autre chose. On zappe, on mate, y a rien de bien, on met la première connerie qui passe histoire de s’occuper en attendant le coucher ?

Une jeune femme s'ennuie devant la télé et grignote des chips

Ou est-ce par une sorte de mesquinerie ? Une sorte de miroir déformant qui, par écho, nous rend plus intelligent, beau et intéressant. Je veux dire quand on voit à la télé une fille expliquer le plus sérieusement du monde qu’il ne peut pas y avoir qu’une lune et que la lune, c’est pas un satellite car il n’y a pas d’antenne, le seul plaisir qu’on peut ressentir sur le sujet, c’est un “mimimi, je suis intelligente, moi, je le sais, ça !” Ouais te la pète pas trop non plus parce que…
Qui veut gagner des millions, le public pense que c'est le soleil qui gravite autour de la terre

Mais merde !

Bref, et si la télé, c’était juste un catalyseur pour la méchanceté humaine ? Un besoin de se défouler, de dire du mal de Nikos et ses amis ? Ce qui expliquerait le succès des shows médiocres comme les Chtis, Secret Story et tout ça ? Après tout, est-ce que parfois, j’ai pas la tentation de mater des replays de conneries juste pour laisser ma plume acérée s’exprimer sur les réseaux sociaux parce que, oui, j’aime tordre les récits de sitcoms plates pour en faire quelque chose de drôle… et j’avoue que certains tweets sarcastiques me font marrer alors que je ne regarde même pas le show en question… Mais quand même, est-ce vraiment ça qu’on est censé attendre d’un medium qui pourrait nous apporter tellement plus ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le complot Romanov de Steve Berry

Cet été, j’ai débuté la lecture d’Ulysse de James Joyce. Je l’ai quasi fini là et je vous en parlerai plus tard mais, en pleine souffrance (car oui, j’ai souffert), j’ai eu besoin d’une pause, d’une bulle d’oxygène. Puisque je partais m’amuser en Corse, il me fallait de la littérature plus légère. Je vais donc me promener avec ma maman dans les allées de Cultura et tombe sur un polar intitulé “Le complot Romanov”. Un thriller qui se passe en Russie avec des tsars dedans, chouette.

image

Je vous fais l’histoire en gros : la Russie se dit que finalement, la démocratie parlementaire, c’est pas super leur truc et que Poutine, ça suffit. Donc ils vont rétablir les tsars plutôt et font quelques recherches pour trouver un vague cousin qui a survécu au massacre. Les Américains viennent y foutre leur nez et créent une commission pour surveiller que tout est réglo (ils sont bien urbains). Dans cette commission, Miles Lord, un Noir. C’est important pour la suite. Donc Miles fait ses petites recherches pour vérifier et tombe sur des lettres d’Alexandra qui parle d’une prophétie de Raspoutine qui a annoncé leur massacre. On a d’ailleurs droit à quelques scènes poignantes d’une Alexandra au bord de l’hystérie car son petit Alexis souffre d’hémophilie mais ça va, Raspoutine arrive toujours à le soigner. Sauf qu’en lisant les correspondances d’Alexandra, je ne sais plus comment, mais il flaire qu’il y a un truc louche et commence à chercher car il se pourrait que… toute la famille impériale ne soit pas morte. Et oui, nous revoici avec la fameuse légende “on n’a jamais retrouvés les corps d’Anastasia et d’Alexis”, ils en ont réchappé.

image

Du coup, Miles devient un peu gênant et des méchants qui ont l’air justement très méchants (ça tombe bien) commencent à vouloir le buter mais Miles, il s’en sort à chaque fois. Un coup, c’est son collègue qui se fait buter à sa place et un autre coup, attention, accrochez-vous à vos slips : il se baisse au moment où le méchant tire et échappe ainsi à la balle. Il-se-baisse-et-évite-de-mourir. A partir de là, on sent le bon gros navet bien juteux. Enfin, on s’en doutait déjà bien mais là… Non parce que Miles est quand même un énorme abruti : quand il comprend eeeeeeeeenfin que c’est lui qu’on veut buter et pas le reste de la planète évoluant autour de lui, il se dit qu’il va appeler son chef, la seule personne qui sait où il se trouve. Et à peine a-t-il indiqué sa position que les vilains patibulaires débarquent. Mais il percute rien et continue de dire “oh mais mon chef est un homme de confiance, appelons-le pour lui dire où nous sommes !” Oui, nous parce qu’évidemment, il va rencontrer une jeune femme, Ekaterina, artiste de cirque. Il la croise dans un train alors qu’il est poursuivi par les méchants patibulaires et hop, elle décide de l’aider parce qu’il est différent (sous entendu Noir) et qu’elle le croit sur parole (je pense qu’elle a surtout entendu la légende urbaine autour des hommes de couleur, mmm). Les voilà donc partis tous deux à la recherche des héritiers Romanov.
image

Donc là, on en est déjà à la page 300, Miles a échappé déjà trois fois aux tueurs alors qu’ils tuent tout le monde à côté. Comme une envie d’aller un peu se taper la tête contre les murs mais poursuivons. Miles et Ekaterina obtiennent une énigme pour remonter la piste de nos héritiers. Un peu comme Dan Brown, oui, mais en version “Mickey Magazine” en fait. Bref, Ekaterina et Miles poursuivent les héritiers Romanov, poursuivis eux-mêmes par les méchants patibulaires qui tuent tout le monde mais se foirent toujours sur nos deux héros grâce à des rebondissement aux ficelles plus grosses que des poteaux. Y a des moments, je lève tellement les yeux au ciel que je suis sûre que mes globes oculaires font des loopings.
image

Je vous raconterai pas la fin (même si, rassurez-vous, elle est solidement cousue de fil blanc, je suppose que vous l’avez déjà devinée). Il paraît que Steve Berry est un bon auteur de polar, on dira que je suis mal tombée. Peut-être. Mais je passerai sans doute mon chemin la prochaine fois que je verrai son nom. Pourtant, franchement, jouer sur la légende des derniers tsars de Russie, moi, ça me vendait du rêve. Peut-être est-ce précisément ça le hic. Y a des légendes laquelle faut être à la hauteur pour s’y attaquer… Pour le coup, Steve Berry a loupé son coup comme la balle a loupé Miles car il s’était baissé…
image

Ca me donnerait presque envie de relire du Dan Brown dis donc ! Pour dire.

Rendez-vous sur Hellocoton !