Étiquette : tendresse
Benoît
Ma nuit avec Reno (version non censurée)
(A la demande générale, je réécris mon article sur ma rencontre avec Reno en axant mes propos plus sur lui et en donnant (un peu) plus de détails).
Attente dans le métro
Mercredi soir, 20 heures. Je suis sur le quai du RER, désappointée de ne pas avoir rencontré Nicolin et Reno. Alors que mon regard se perdait sur le panneau d’affichage indiquant les gares desservies (l’autre jour, par inattention, je n’ai pas pris la bonne ligne), mon portable se met à sonner. Je regarde et je vois « appel masqué », je pense donc qu’il s’agit de mes parents (encore !) mais au lieu de la voix féminine et enjouée de ma mère, j’entends une voix masculine marquée par un fort accent marseillais : « Nina ? ». Nina n’étant pas mon vrai prénom, je me doutais que j’avais Reno himself au téléphone. Je lui explique gentiment que tout le monde était rentré chez soi et que je comptais en faire autant. Il me demande de les attendre, d’autant qu’il pensait que j’avais compris qu’il dormait réellement chez moi.
Me voici donc à errer pendant une demi-heure dans la station Châtelet qui n’est pas la plus belle de Paris… Ceci étant, n’importe quelle station est glauque après 20h, tout est fermé… J’essaie donc de m’occuper en passant des coups de fil (personne ne répond), en regardant les bandes annonces sur les écrans plats de la station (il y en a deux qui passent en boucle), je descends sur les quais, je remonte… Et je ne peux pas fumer.
Enfin, une demi-heure plus tard, mon téléphone sonne et c’est Nicolin, cette fois-ci. On essaie de se retrouver, ce qui n’est franchement pas évident : pour ceux qui ne sont jamais descendus à la station Châtelet, elle est tentaculaire… Donc, je vous retranscris la conversation :
« Vous êtes où ? demandai-je.
– Heu… On est… à la porte Lescot ! Ouais, on prend cette sortie là.
– Je la trouve pas votre sortie, je suis à… à… Putain, j’ai pas mes lunettes, j’y vois rien. Alors… euh… Place Châtelet, non… Et là ? Place Châtelet… Mais je la trouve pas votre porte ! Vous avez pris quel RER ?
– Heu…Ah mais non mais on n’est plus là, maintenant, on est à la sortie 10, « rue de la Ferronnerie ».
– Ah, y a un nouveau panneau ! Ah ben je viens de trouver la porte Lescot !
– Ouais mais on n’est plus là !
– Ah, je viens de trouver la sortie 10 ! Vous êtes où ? Vous avez passé la barrière ?
– Ouais.
– J’y suis aussi… »
Bon, on finit par raccrocher pour ne pas dépenser nos forfaits malgré nos conversations passionnantes, je trace comme une folle à travers la station quand soudain, je vois deux gars arriver face à moi. Il faut savoir que j’avais trouvé sur un site Internet des photos de Nicolin et Reno m’avait dit qu’il faisait environ 1,90 mètre. Donc je vois ce grand gars aux yeux bleus qui arrive vers moi accompagné de son copain, plus petit. Je me mets en travers de leur chemin en hurlant : « hééééé stop, c’est moi ! » (j’assure toujours, niveau discrétion). On se fait la bise puis nous voilà partis à la recherche d’une sortie dans cette foutue station que j’honnis de tout mon cœur.
Et glou et glou et glou !
Enfin, nous voici à l’air libre et mes deux comparses font la moue : ils ont quitté leur soleil marseillais pour trouver la grisaille parisienne. Nous nous posons à un café, chacun commande une boisson puis nous discutons beaucoup du blog, de ma rencontre avec les fans quelques instants plus tôt. Puis ils me parlent un peu de leurs projets, de leur rendez-vous avec les producteurs sans rentrer dans les détails. Reno me raconte que l’un des producteurs étaient gay et qu’il avait demandé à Nicolin de jouer avec ses yeux, idée que je trouve marrante.
Ensuite, Nicolin me demande si je crois que ce qu’il raconte dans son blog est vrai ou pas, il m’affirme que oui et Reno commence à me montrer les poils de son torse pour me prouver que rien n’est inventé. Il est vrai que, tout comme sur le blog, il est poilu mais j’avoue que j’étais agréablement surprise par son physique. Sur le blog, Nicolin le représente toujours en version lilliputienne, avec une coiffure que je qualifierai d’expérimentale et un peu grassouillet… En fait, sur le blog, il a de faux airs de Bart Simpson !
On continue de discuter, Reno m’adresse quelques sourires, je le trouve vraiment charmant mais je ne commence pas à me faire mes films, toujours persuadée qu’il ne venait pas dormir chez moi. Je passe en tout cas une charmante soirée, je suis ravie d’avoir rencontré ces deux Marseillais, on boit, on discute, tout va bien. A un moment, Reno me révèle qu’il est taureau et je commence à m’exciter : un taureau ! Je ne suis pas une acharnée de l’astrologie, je précise, mais les taureaux, ils m’attirent comme une folle… Déjà qu’il me plaisait bien…
Après tout, chacun nos critères de sélection : Victoire apprécie particulièrement les Bélier et les Verseaux. Je me souviens d’une conversation avec Linga, Athéna et une autre copine du forum ésotérique où nous parlions des hommes ainsi : « Moi, j’adoooooooore les Taureaux mais j’aime pas les Cancers ». Donc, pour information, je suis très attirée par les Taureaux, j’aime bien les Balances et les Lions (Victoire va s’étrangler en lisant ça), je n’apprécie pas trop les Cancers, Gémeaux et Vierges… Ceci étant, si un sosie de Brad Pitt venait me draguer et qu’il était cancer, je ne ferais pas grand cas de son signe astrologique !
Bref, Reno était donc taureau, il me plaisait de plus en plus ce garçon ! D’autant qu’il n’avait rien du garçon timide que j’imaginais, il a pas mal de choses à dire et c’est plaisant. A un moment, Nicolin nous annonce qu’il doit y aller et, là, je réagis enfin : Reno a vraiment prévu de venir dormir chez moi… Je réfléchis à toute vitesse : ai-je une tenue décente pour dormir ? Oui, en été, quand il fait chaud, je dors nue comme un ver… Après tout, je vis seule, ça dérange qui ? Sur ce point, c’est bon, le problème est réglé. Après, je passe en revue l’état de mon appartement et c’est un peu la panique : j’ai du linge qui sèche dans la salle de bain (dont mes jolis strings), j’ai des vêtements qui s’empilent sur un fauteuil, il me reste de la vaisselle sale dans l’évier… Bonjour la honte !
Papotage sur canapé
On se rend tous les trois au métro, je m’assois à côté de Reno et on commence à papoter de la vie parisienne, Nicolin nous abandonne quelques stations plus tard mais le pauvre était exclus de la conversation. Nous arrivons enfin à ma station, nous descendons et Reno admire mon quartier tout en m’expliquant que, pour un Marseillais, la vie parisienne est un cauchemar. Il est vrai que, pour ma part, je suis une vraie citadine, la vie parisienne me va comme un gant.
En cheminant, je lui avoue que je n’avais pas prévu sa venue et je le mets forcément mal à l’aise… Par moment, je mérite des claques. Je le rassure en lui disant qu’il n’y a aucun problème, j’ai deux lits donc… Gentiment, il me dit que si je veux descendre sur Marseille, il me rendra la pareille.
On arrive enfin chez moi, je lui offre gentiment un verre de Taillefine à la fraise (tellement glamour) puis, après laissé un petit mot sur le blog de Nicolin, nous allumons la télé et éteignons la lumière… Et c’est parti pour une folle discussion. Nous parlons de pas mal de choses, le boulot, les amours… J’avoue m’être pas mal lâchée et m’être beaucoup dévoilée. En plus d’être passée pour une incorrigible bavarde, il a dû me prendre pour une psychopathe. Sur le sujet des amours, il se montre plus discret, je lui tire un peu les vers du nez concernant sa dernière relation. Il en parle avec beaucoup de tendresse et je suis très émue par son histoire (que je ne raconterai pas ici), je le trouve très beau quand il s’ouvre un peu…
On continue à discuter tout en glissant furtivement l’un vers l’autre. Mon regard glisse le plus discrètement possible de ses yeux à ses lèvres mais je ne tente rien, persuadée que la nuit sera sage. J’aime bien ses yeux, ils pétillent, ça lui donne un air malicieux.
Il est vraiment adorable, il me fait pas mal de compliments sur me dessins (menteur !) et sur mes articles, s’extasiant sur mon histoire d’autobronzant (en réalité écrite par Gauthier), sa gaffe me fait beaucoup rire…
Je continue à papoter de je ne sais plus quoi (oui, en fait, je suis très vite mal à l’aise quand je me retrouve seule avec un garçon charmant) quand, soudain, il se penche vers moi et me dépose un rapide baiser sur les lèvres. Complètement décontenancée, je le regarde d’un air ahuri, il hausse les épaules en souriant. Et bien, si tu veux la jouer comme ça, allons-y gaiement. Je lui rends son baiser et après une brève séance de pelotage sur mon canapé (durant laquelle beaucoup d’objets se sont retrouvés au sol), nous émigrons vers mon lit, autrement plus confortable.
Incroyables brouettes
On s’adonne à un très rapide effeuillage, le vêtements volent un peu partout, et c’est parti pour une folle brouette que je ne raconterai pas en détail (c’est pas un blog porno, ici). Il est vrai qu’il est poilu, il est également tout bronzé. Je passe sur nos expériences anatomiques e nos jeux acrobatiques… Après une brouette endiablée et un câlin post-coïtal bienvenu, Reno me déclare qu’il a soif, il se lève pour aller se servir un verre et là : HORREUR ! Il a gardé ses chaussettes. J’avais écrit il y a peu de temps un article sur les « tue l’amour » et j’avais évoqué le cas de l’homme nu en chaussettes… Heureusement que je ne m’en suis pas rendue compte avant !
Bon, il ramène son verre et enlève ses chaussettes, on boit un peu et on s’allonge tranquillement, multipliant les douces caresses. J’adore ces moments où on est l’un contre l’autre, on ne dit rien, on ne fait que s’effleurer du bout des doigts, lentement… A un moment, inspirée, je commence à lui mordiller l’oreille mais il commence à rigoler : « ah non, arrête, ça me chatouille ! ». Je ne comprends pas qu’on puisse ne pas aimer ces caresses auriculaires, ce sont les meilleures (ou presque). Ceci étant, il a bien compris que j’adorais ça et entreprend de faire subir les derniers outrages à mon lobe… Soudain, au milieu de ses léchouilles, les deux Monaco qu’il a bus en début de soirée se rappellent à notre bon souvenir et il me lâche un petit rot…Et voici comment des caresses très prometteuses se transforment en fou rire. Ensuite, alors que je l’embrassais avec frénésie, il commence à me lécher le menton et me sort la déclaration la plus originale qu’on m’ait jamais faite : « j’adore ton menton, il est trop beau ! »
Quelques temps plus tard, on finit par s’endormir. La nuit fut courte, entrecoupées de doux câlins et d’autres plus coquins. Au petit matin, on se réveille doucement et il commence à me caresser le visage pour me dire bonjour… Ça me change des jérémiades de mon chat et de ses bêtises… Du coup, on s’est accordé un réveil coquin…
Le temps passe et il est temps de se lever (à 10h50, il était temps). Après une bonne douche et quelques bêtises postées sur le forum, on se dirige tranquillement vers le métro.
Au revoir, mon Marseillais !
Je suis claquée et ne me montre pas bavarde… Il faut savoir que je ne suis pas du matin, je ne peux faire mieux que du « oui… non… heuuuuuu… ». Je m’affale à côté de lui dans le métro, il me remercie pour la nuit puis me quitte quelques stations plus loin après un petit bisou. Je termine mon trajet et essaie de me donner une contenance avant de rejoindre les autres… Mais, honnêtement, j’aurai eu : « j’ai brouetté toute la nuit » tatoué sur le front que ça n’aurait pas été plus flagrant. D’ailleurs, j’étais tellement fatiguée que j’ai manqué de tomber dans les escaliers du métro car j’avais mal évalué la hauteur de la marche…
Je rejoins les autres, ne brillant pas par ma jovialité habituelle (d’ailleurs, sur tous les dessins des blogueurs, je suis morte), heureusement que j’avais rencontré la plupart d’entre eux la veille ! Sab a dû comprendre de suite ce qu’il s’était passé vu qu’elle m’a demandé de suite : « Alors, ça s’est passé comment hier soir ? » avec un petit sourire en coin. J’ai préféré ne pas rentrer dans les détails, ne sachant trop s’il fallait hurler sur les toits cette histoire de brouette ou la passer sous silence.
Au restaurant, Nicolin nous a fait à tous un beau dessin, j’ai eu droit à un Reno torse poil en train de se questionner sur l’éventualité d’une brouette… Ainsi donc, tout était programmé ? Aurais-je été naïve de croire que ce jeune homme ne cherchait qu’un abri pour la nuit et qu’il ne pensait absolument pas à mal en me demandant de l’héberger ? Franchement… peu importe ! Cette soirée a été très surprenante pour moi et très agréable, en fin de compte. A présent, je le dis : vive les Marseillais !
La fréquence des rapports sexuels
Voici un sujet qui va passionner mes lecteurs et, en plus, attirer du monde sur mon blog. D’ailleurs, pour augmenter l’audience, je glisse d’ores et déjà les mots fellation, cunnilingus et sodomie dans ce texte. Ce n’est pas parce que je vais en parler, juste pour voir si le nombre de visiteurs uniques va augmenter suite à la publication de cet article. Mais je rassure les âmes pures et prudes, je vais parler de sexe Pas réécrire le Kama sutra.
Aujourd’hui, je suis d’humeur badine. Il fait beau, la chaleur revient et je retrouve Benoît, un camarade de brouette, ce soir. Pourtant, la semaine avait mal commencé, un nouveau déboire amoureux donc je parlerai plus tard mais la vie est curieuse : c’est quand on se sent moche et indésirable qu’un camarade de brouette se manifeste.
Hier soir, j’ai regardé la télé, honte à moi. Il y avait « Ca se discute », une émission consacrée justement au sexe et à la bonne fréquence des rapports sexuels. J’avoue que j’en ai vu juste un bout car je ne suis pas une fanatique de ce genre d’émission. Une dame d’une quarantaine d’années répondait aux questions de notre Jean-Luc national, je vous retranscris ici le dialogue tel quel :
« Pour lui, cinq à six fois par an, ça suffisait.
– Et vous ?
– Moi, ce serait plutôt cinq à six fois par semaine.
– Et vous êtes mariés à ce monsieur ?
– Non, divorcée. »
Un blanc éloquent s’en est suivi mais j’ai coupé l’émission là, ça me suffisait. Ce petit dialogue a été prononcé pendant que je fermais mes volets et que je me battais avec mon chat pour pas qu’elle sorte pas la fenêtre et mon cerveau s’est mis en ébullition. Quelle est la bonne fréquence des rapports sexuels ? Bon, je brise immédiatement le suspense : il n’y a pas de réponse. Ca dépend des gens, des moments, des lieux…
Alors je me penche sur mon cas et je me rends compte que le sexe est quelque chose de fluctuant, chez moi : il y a des moments où je n’en ai pas du tout envie, d’autres où je ne pense qu’à ça. J’en parlais un soir, avec Gauthier, qui m’a dit cette phrase au combien vraie : « Tu vas voir, plus tu le fais, plus tu as envie de le faire ». Quelle sagesse…
Après tout, ce n’est pas évident à admettre : même si le sexe s’affiche partout (on a même vu récemment Paris Hilton faire l’amour à une voiture pour vanter une marque de hamburger, j’ai pas bien compris le rapport…), il n’en reste pas moins qu’il est difficile de revendiquer son appétit sexuel.
Pour ma part, je pense être dans la moyenne ; je n’ai pas besoin de dix rapports par jour pour être épanouie mais je ne suis pas frigide non plus. Tout dépend du contexte. Par exemple, en période de partiel, je ne suis pas du tout attirée par une petite brouette car je suis dans un état de fatigue mentale. Franchement, j’ai beaucoup d’estime pour les historiens, théoriciens et compagnie mais lire du Bourdieu n’a jamais aiguisé mon appétit sexuel. Par contre, ça a souvent alimenté de mémorables migraines. Faut dire ce qui est : Bourdieu est un
théoricien fascinant mais c’est agaçant cette manie qu’il a de faire des phrases de trois paragraphes bourrés de termes qu’il vient d’inventer.
Mais je perds mes lecteurs, là, je reviens sur ma vie sexuelle. Il y a donc des périodes moins propices au sexe. Dans ces périodes troubles, je préfère
de doux câlins. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais rien n’est plus agréable que de s’endormir dans les bras de l’être aimé après une journée bien difficile.
Heureusement, je ne suis pas en examen tout le temps. Si j’analyse ma vie sexuelle passée et présente, je remarque que toutes les saisons ont leur charme. Au printemps, les hormones sont en ébullition on « violerait une bite de trottoir » (dixit Gauthier) tant on ne sait plus quoi faire de notre trop plein de désir. J’aime bien le sexe de printemps car je le trouve globalement très explosif et fantasque : le soleil revient, notre humeur est au beau fixe. De là naît notre envie de bien s’amuser et on se montre plus imaginatif. En été, le sexe est plus langoureux… En automne, la fraîcheur qui arrive nous remotive et en hiver, on se réchauffe doucement au coin du feu.
Bon, il n’y a donc pas de période plus propice à une activité sexuelle qu’une autre : quel que soit le temps, on brouette. Mais la météo a une influence, en tout cas sur moi : j’ai remarqué que j’aimais bien faire l’amour quand c’est la tempête, au dehors, surtout quand il y a de l’orage. Je suppose qu’il s’agit d’une pulsion primaire, une sorte d’ode à la vie alors que c’est le chaos au dehors… C’est pareil pour le feu : dans les films romantiques, les héros ont tendance à copuler devant un merveilleux feu de cheminée sur un tapis en peau de
bête. Ca me fait penser à nos ancêtres d’il y a très longtemps qui n’avaient que leur feu de camp pour s’éclairer la nuit et avaient pour seule couche des peaux de bête. Personnellement, je n’ai ni l’un, ni l’autre… Au mieux, je peux faire l’amour devant des bougies mais leur puissance de feu n’est pas franchement impressionnante. Je suis une femme, je théorise le sexe.
Bon, suite à ces réflexions, quelle est la bonne fréquence pour moi en matière de sexe ? Et bien, je n’ai pas de réponse, tout dépend du partenaire. Il y a ceux qui m’attirent comme des aimants. Ceux-là, j’ai toujours envie d’abuser de leur vertu, de les toucher… De façon générale, en début de relation, il faut que ça bouge ! Je ne demande pas que le monsieur m’honore tous les soirs (car ça voudrait dire que toutes mes soirées lui sont consacrées et j’ai besoin d’un peu d’air) mais il me faut au minimum une nuit par semaine, voire un peu plus… Une
fois que le couple dure depuis quelques temps, ce n’est pas forcément pareil, il y a moins cette espèce d’attirance animale et plus de tendresse, il peut y avoir sexe sans pénétration, tripotages sans éjaculation (ce mot va me rapporter quelques lecteurs de plus)… Voilà d’ailleurs une excellente question que je n’avais pas encore soulevé : qu’est-ce qu’un rapport sexuel ? Car figurez-vous que la définition varie selon les personnes.
Nous avions discuté de ce sujet avec Gauthier, une fois : aux Etats-Unis, pays ô combien puritain, le rapport sexuel en tant que tel ne concerne que la pénétration vaginale. Ainsi, des jeunes filles qui pratiquent activement la fellation et autre sodomie peuvent se targuer d’être encore vierge. Nous avons tous les deux trouvés ça très hypocrite. Maintenant, pour moi, la fellation et autre cunnilingus font partie des préliminaires et ne comptent pas comme rapport sexuel. Ceci étant, je ne serai jamais assez hypocrite pour dire que si j’ai administré une fellation à un homme qui n’est pas le mien, je n’ai pas été infidèle puisque « je n’ai pas fait l’amour avec lui »…
Je parle de la fréquence des rapports sexuels mais qu’en est-il de la fréquence des non-rapports sexuels ? L’abstinence est-elle une bonne ou une mauvaise chose en soi ? Ayant vécu une période de vide sexuelle, je me rends compte que ça a de vrais avantages. Ca permet de redécouvrir les joies de la masturbation et quand on retrouve (enfin) un camarade de brouette, qu’est-ce qu’on apprécie !
Trop de sexe tue le sexe, à mon avis, mais ça dépend. Le problème de la sexualité en couple, souvent, c’est le caractère rituel de la chose. Le jour où je ferai l’amour tous les jeudi soir à 22h47 avec mon homme car on est habitué comme ça, je pense que je demanderai le divorce. Ce que j’aime le plus dans le sexe en couple, c’est le côté surprenant. On se couche après une dure journée l’un à côté de l’autre, on s’embrasse chastement pour se dire bonne nuit mais le frottement des corps inspire… Et soudain, sans que ce soit planifié, la situation change et on se retrouve à partager un coït enragé. Oui car ce n’est pas parce que ça fait 10 ans qu’on fait l’amour avec une même personne qu’il faut que ce soit mou.
Pour répondre à la réponse initiale : quelle est la bonne fréquence des rapports sexuels ? Pour moi, la réponse est simple : c’est faire l’amour à chaque fois qu’on en a envie