Toute ma classe a vu ma culotte (mes hontes, volume 2)

Et voilà, suite au premier article sur le sujet, mes amis m’ont gentiment rapporté d’autres anecdotes, je les en remercie ! Je vous les livre à nouveau.

la-honte

 
Ma semelle se fait la malle
Classe de seconde, je déjeune tous les midi en ville avec Cécile (bonjour l’équilibre alimentaire). A l’époque, je mets des chaussures à talons, plus ils sont longs, plus c’est bon. Et oui, depuis ma plus tendre enfance, je suis petite. A 15 ans, on complexe sur tout : je peux pas tricher pour réduire mes fesses donc je me grandis. Cette année là, je ne vis que des malheurs avec mes chaussures : je perds une paire qui était dans mon sac (mal) accroché à mon scooter, la deuxième paire blanche me fait une ampoule qui me prend tout le talon et après un passage à la machine, elles sont immettables. Troisième paire, le sort s’acharne. En fait, au fur et  à mesure des jours, la semelle se décolle. Un midi, alors que je chemine en compagnie de Cécile dans le centre de ma moyenne ville de province, clac ! la semelle cède, elle tient juste par la pointe de la chaussure. Me voilà à boitiller en faisant des bruits de tongs, trop glamour. Je reviens comme je peux au lycée, morte de rire, secondée par une Cécile tout aussi hilare. Tout le monde me regarde. Drame : ce jour-là, on a une sortie scolaire, je suis incapable de me rendre au théâtre ! Dieu Merci, dans mes amies de classe, il y a des pensionnaires, l’une d’entre elles me prête une paire de tennis pourrie qui me fait perdre quelques centimètres. Depuis, j’ai renoncé aux talons.
 
Ma culotte à l’auberge de jeunesse
Classe de première, on part en PAE (projet de je sais plus quoi éducative) à Avignon. C’est super, on loge dans une auberge de jeunesse. Le soir, en rentrant du spectacle, des petits groupes se créent, je pars avec quelques copines rejoindre des charmants Suisses qui nous jouent de la guitare jusqu’à tard dans la nuit. On retourne à l’auberge, direction la douche. Hop, je me déshabille, je me lave, je récupère mes affaires et dépose le lot dans la chambre avant de partir squatter la chambre des garçons. Oui, j’étais en littéraire : 18 filles et 3 garçons, forcément, on s’entasse dans la chambre la plus petite. On discute, on rigole. Des filles qui sont rentrées plus tard que moi arrivent à leur tour et interpellent deux copines qui étaient avec moi dehors. Elles sortent de la pièce puis reviennent.
« Qui c’est qui a perdu une culotte rouge en dentelle ? »
Et là, je deviens de la même couleur que la culotte qui avait orné mes fesses toute la journée : rouge. Non, c’est pas possible, ce n’est pas la mienne… Je réponds timidement : « heu, je crois que c’est la mienne… » et là, une des dernières arrivantes se met à crier : « Ben dis donc, Nina, elle est sexy ta culotte ! » Et voilà comment je suis devenue la fille à la culotte rouge en dentelles.
 
Je montre encore ma culotte au lycée
Ah, j’aime ça, j’en redemande. Fin d’année de terminale, les profs ont gentiment organisé un pot pour nous dire au revoir. Ce jour là, je porte un pantalon ample qui se ferme par une simple fermeture éclair sur le côté. Arrive un moment où je dois aller aux toilettes (ça m’arrive plusieurs fois par jour, en fait). Je vais mes petites affaires, j’entreprends de me rhabiller et, là, c’est le drame : en tirant sur la fermeture éclair, celle-ci me reste dans les mains. Sans elle, mon pantalon ne tient pas… Je sors donc de là en tenant d’une main ferme mon vêtement, mais y a un gros trou sur le côté, tout le monde voit ma culotte bleue. Je fais le tour des pensionnaires (y compris un très mignon) pour récupérer une pince à nourrice mais personne n’en a. Au secrétariat, solution d’urgence : une énorme pince. Me voici donc rendue au pot de départ avec une érection étrange sur mon côté gauche. Mais je persiste, je veux remettre mon pantalon, il me plaît trop ! Donc quelques jours plus tard, me voici dans mon pantalon attaché par une épingle à nourrice mais ça baille toujours… Ainsi, à peine arrivée au lycée, quelqu’un me fait remarquer que ma culotte orange est très jolie… La journée va être longue.
 
Braguette magique
Dans la série « j’ai pas de chance avec mes pantalons », ceux dont la fermeture éclair s’ouvre seule. J’ai un jean comme ça, je le tiens avec un élastique à cheveux. Un jour, je sors dans la rue avec mon pantalon d’été rouge en tissu crépon. Je fais quelques mètres, il y a foule et là, une femme m’arrête. Evidemment, elle va me demander son chemin, je dois avoir un tatouage « renseignements », sur le front. Sauf que je suis très mauvaise en orientation, je ne connais jamais le nom des rues et une fois sur deux, je me plante.
« Excusez-moi…
– Oui ?
– Votre braguette est ouverte ! »
Effectivement, mon joli string qui ne dissimule rien s’étale au vu et au sus de tout le monde… Bon, et bien, je vais rentrer chez moi.
 
Mon pied dans le goudron
J’ai un défaut : dans la rue, je ne fais pas attention où je marche. Les chiens sont contents, j’honore avec soins les petits colis qu’ils abandonnent en route. En fait : soit je suis seule et je suis totalement perdue dans mes pensées, à mille lieues de ce macadam que je foule, soit je parle avec quelqu’un qui me tire souvent par la manche : « hé, t’as failli marcher dedans ! ». Merci.
Un jour, je me promène avec mon meilleur ami hétéro de l’époque, Yohan, on discute, on rigole. Il fait chaud, c’est l’été, je suis en légère robe et tongs. A un moment, un embouteillage se forme sur le trottoir : une mémé, un vélo, c’est trop pour moi, je décide de contourner l’obstacle. Je lève le pied et là, je réalise : il y a des travaux, des plots en plastique partout et mon pied qui, emporté dans son élan se dirige droit vers le goudron récemment posé. Non, essaie de dévier ! Trop tard, ma jambe droite se trouve enfoncée jusqu’au genoux dans une mixture terreuse. La jambe gauche a la bonne idée de choisir une autre trajectoire et je parviens à sortir du trou sans m’arracher le genou. Yohan rigole puis me demande : « Nina, elle est où, ta chaussure ? » Et là, misérable, avec ma jambe gainée de goudron : « heu… dans le trou ! ». Gentiment, il part la récupérer. Elle fait trente kilos, je ne peux pas la remettre.
Heureusement, des ouvriers qui bossaient dans un magasin voisin ont assisté au drame car je me voyais partir à cloche-pieds jusqu’au square à peu près voisin (plusieurs centaines de mètres) pour laver ma jambe et ma chaussure. Du coup, il m’apportent des bouteilles d’eau et je me nettoie tant bien que mal, en attendant de rentrer chez moi. Evidemment, cette scène s’est déroulée juste à côté du Capitole, là où il n’y a personne ! Mais grâce aux gentils ouvriers, j’ai évité l’épreuve du « je me déplace sur une patte sur la place du Capitole à 16h ». Quelques jours plus tard, je suis repassée : les ouvriers avaient comblé le trou crée par ma jambe. Dommage, je serais devenue célèbre, une plaque aurait indiqué : « Ici, Nina s’est payée la honte ».
 
Je sais pas jouer au bowling
Avec Guillaume, mon ex, on allait souvent jouer au bowling entre amis. J’étais nulle, je perdais toujours mais je n’en avais cure. En plus d’être nulle, je suis maladroite… Première honte au bowling : je prends ma boule (pourquoi c’est si lourd, cette connerie), je prends mon élan, je cours, je jette ma boule et…et… ma chaussure mord la piste, le poids de la boule m’entraîne en avant et ziiiiip… sur les fesses ! Mes amis rient en vérifiant que je me suis pas cassé le coccyx, je ris en me relevant, les fesses douloureuses mais rien de grave.
Episode 2 : un autre jour. Bon, j’ai compris, je prends plus d’élan, trop dangereux et puis me colorer les fesses de bleu pour envoyer ma boule dans la rigole, bof. Donc, je saisis ma boule (qu’elle et lourde), je la soulève péniblement, ne me rendant pas compte que ce n’est pas celle avec laquelle je joue d’habitude. Je me positionne face à la piste, la boule dans la main, je projette mon bras en arrière pour lui donner de l’élan… Et cette andouille de boule se détache de mes doigts pour aller rouler vers un groupe de personnes que je ne connaissais absolument pas.
Me voilà seule, debout sans ma boule, morte de honte, à regarder ses pauvres inconnus agressés par une boule venant de nulle part… Ah, si, elle vient de la fille minuscule et maladroite qui est cramoisie… Je vais donc récupérer ma boule en me confondant en excuses, je retourne sur la piste et, pour changer, je l’envoie dans la rigole.
 
Moi y en a rien comprendre
Youpi, Lucie a passé l’écrit de son CAPES, ça se fête (oui, nous, on fête tout) ! Soirée beuverie chez elle, nous voici partis dans la boîte gay la plus proche. Bon, déjà, le trajet fut périlleux : à peine sortis de chez Lucie, Pierre-Louis, un copain, fait tomber son portable dans la rue, il est abîmé, qu’est-ce que ça nous fait rire ! Je m’appuie sur lui pour cheminer, on part du trottoir droit et, sans comprendre comment, on termine sur le gauche, bravo, très fort.
On arrive dans la boîte en question : c’est un pote qui fait l’entrée, je me mets à hurler : « Hééééééééé, c’est Aurélien, je le connais-euh ! Salut ! Salut ! ». Il me demande gentiment de baisser d’un ton. On descend sur la dance-floor, un copain danse très collé-serré avec moi, Mister Big me plaque contre un mur et mime un coït, ahahah, on rigole, on s’amuse. Tout à coup, je vois un jeune homme qui est gay comme moi je suis vierge qui fonce vers moi : personne à droite, personne à gauche, ils sont où mes potes ? Le voilà qui me coince contre le mur, aussi, et commence à me tripoter donc je me dégage de ses griffes et me jette sur Lucie. On joue les lesbiennes de façon pitoyables (en gros, on se tient la main mais à distance raisonnable) puis on se jette sur Gauthier qui était au bar pour l’embrasser à pleine bouche : lui, c’est notre mec, fous-nous la paix, vilain monsieur qui me colle !
Du coup, on décide de bouger et on atterrit dans l’appart d’une fille que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. Je suis affalée dans un fauteuil et Gauthier vient me voir : « Dis, y a Aurélien qui m’a dit que ça lui ferait plaisir qu’on se voit tous les trois, un soir ». Et moi, je me mets à beugler : « QUOI ? UN PLAN A 3 AVEC AURELIEN ? » Gauthier se met à hurler à son tour : « Non mais ça va pas, t’es folle ! ». Il faut savoir que l’Aurélien en question, il n’y a que lui pour croire qu’il n’est pas gay donc ça ne m’étonnait pas plus que ça.
A un moment, j’entreprends de changer de place et je vais m’asseoir sur une espèce de banquette. Il y a un côté en pente mais c’est pas grave, je suis une équilibriste du bout du monde, même pas peur. Je m’assois donc là-dessus et, évidemment, je glisse et me vautre comme une grosse buse. Bon, Lucie et moi avons fini la soirée chez elle à regarder le Grand Prix d’Australie, j’ai fait une analyse curieuse du nouveau règlement, alcoolémie oblige.
 
L’enchaînement dramatique en plein partiel
Mois de mars, ça y est, ce sont les partiels, les derniers de ma vie (heu… normalement). Aujourd’hui au menu, partiel de sociologie de la réception des produits journalistiques, la matière où je dois me planter, normalement. Non seulement je suis pas allée en cours mais en plus, le prof qui a pondu le sujet n’est pas celui qui a fait cours, super ! Sujet : « je sais plus quoi Lazarsfeld, Ecole de Chicago ». Bon, super, j’ai rien à dire. Pas de panique, taillons mon nouveau crayon à papier rose fluo acheté chez Castela à Toulouse. Je prends mon taille crayon, je commence à tailler mon gadget et je taille, et je taille… Et putain, y a pas de mines ! Alors que je commence à m’énerver, le drame commence. Les tables sont légèrement inclinées et il n’y a rien pour faire tenir le stylo. Alors, forcément, mon stylo plume commence à glisser inexorablement vers le sol. Je fais un geste brusque pour tenter de le rattraper et ma main tape directement dans mon gobelet de cappuccino (très sucré donc très collant) qui se met à dégouliner sur la table et coule direct dans mon sac. Panique ! Panique ! Panique ! Je file un coup de pied dans mon sac Lancel (quand même…) pour le pousser de sous la cascade de café… Mais j’ai pas de Kleenex. Mon voisin de derrière, le mec le plus miam miam de ma promo, me tape sur l’épaule et me fait gentiment : « Nina, y a ton café qui coule. » Toi, t’es une graine de journaliste ! Bon, Clara qui était à côté de moi me file un kleenex, je nettoie comme je peux.
C’est pas tout ça mais j’ai un partiel à faire, moi. Et là, panique à bord : il est où mon stylo encre ? Je m’agite dans tous les sens, il n’est nulle part ! Finalement, après réflexion, je le retrouve au fin fond de mon sac : il avait suivi la rivière Cappuccino.
Pour info, ce partiel a été le seul où j’ai pas eu la moyenne, je me suis pris un magistral 2,5/10… On se demande bien pourquoi !
 
Moi sur le trottoir à St Michel
Non, rassurez-vous, je ne suis pas tombée dans le cercle vicieux de la prostitution. A peine arrivée à Paris, c’est mon anniversaire, Lucie et Gauthier viennent me voir pour l’occasion. On se fait un resto à St Michel avec Clara (qui vivait chez moi), Pedro et le meilleur ami de la demoiselle. Repas sympa : Pedro, Clara et son pote d’un côté, Gauthier, Lucie et moi de l’autre. Faut dire que le Pedro, il a été particulièrement insupportable ce soir-là et il a fait une forte impression à ma ronchonne préférée (« il est moche, il est con et il se la pète, en plus ! »).
On dîne et en revenant des toilettes, Clara tombe, je ris. Quelques minutes plus tard, Dieu, s’il y en a un, décide de venger ma copine. On traverse la rue et là, j’évalue mal la distance, mon pied bute contre le trottoir, je perds l’équilibre et c’est le drame : me voici à genou sur le sol, face à la vitrine d’un restaurant, dans un quartier naturellement désert un samedi soir. Tout le monde rie, moi aussi d’ailleurs, je me lève, Gauthier me demande gentiment si ça va : « Oui… hihi…Aïe… hihi… j’ai mal… hihi ». Je tiens à dire que je n’étais pas encore saoule donc cette chute est encore plus ridicule.
 
Une honte qui n’est pas de moi
Bon, pour rééquilibrer un peu, je raconte une honte dont j’ai été témoin et qui m’a fait mourir de rire. Avril 2004 ou par là, il faut chaud, j’ai mis un débardeur avec un t-shirt en filet : j’ai donc un splendide décolleté. Mes écouteurs dans les oreilles, je pars d’un pied sûr vers le fac pour aller à un cours que je détestais. Peu de temps après mon départ, je me retrouve derrière un jeune homme qui se retourne et me mate. Il continue son chemin et se retourne très fréquemment pour bien me signifier son intérêt pour ma personne mais je joue les belles indifférentes. Sauf que, forcément, quand on marche en regardant derrière soit, on se rend pas compte de l’échafaudage dressé sur le trottoir… Et évidemment, on rentre de plein fouet dans un poteau ! Du coup, j’explose de rire et passe mon chemin. Je l’ai recroisé quelques jours plus tard et j’ai eu droit aux mêmes œillades insistantes : décidément, certains ne doutent de rien.

Laurent

Ce matin, je me suis levée avec des fourmis au creux des reins, une envie soudaine de faire de jolies brouettes en attendant le retour d’Arnaud, la semaine prochaine. Je saisis donc mon téléphone et envoie un texto plein d’amour et de romantisme à mon plan brouette régulier, Laurent. Message : « Tu es dispo demain soir ? » Réponse : « non, j’ai une copine maintenant ». Ah ben merde ! A une semaine près, c’est moi qui répondais ça… Quelle lose, quel froissement de mon ego surdimensionné… Du coup, je replonge dans les souvenirs et voici mes histoires de brouettes avec Laurent.

Un jeune homme chaud bouillant

Tout a commencé sur le blog de Nicolin, je faisais l’andouille, pour changer, quand Agnès me demande si je suis une vraie blonde. Non, lui répondis-je, je suis châtain clair. Elle me file alors l’adresse MSN d’un mec qui cherche une blonde. Amusée, je rentre l’adresse dans mon MSN et me voilà en contact avec un garçon à la photo plutôt plaisante. On parle un peu, il me veut, là, de suite, mais je calme un peu ses ardeurs. Non, on ne baisera pas ce soir, j’ai autre chose de prévu (je me souviens plus quoi), je ne suis pas disponible avant le vendredi : rendez-vous avec Nicolin et Reno le mercredi, soirée brouette le jeudi (ça a foiré, heureusement, vu celle du mercredi qui m’avait épuisée). Je lui réserve donc mon vendredi soir en lui précisant que, non, on n’allait pas directement chez lui mais on passait d’abord boire un verre, au cas où. Mais que ce jeune homme est pressé ! Il n’empêche qu’il me plaît et que, en plus, j’adore son prénom. Coucher avec un Laurent, un de mes fantasmes va se réaliser (oui, je sais, j’ai des fantasmes à la con).

Vendredi soir, 21h. Ce rendez-vous tombait à pic car il me permettait de ne pas faire tout le trajet avec mon chef de rubrique d’un webzine où je bosse qui me met mal à l’aise parce que je ne comprends pas bien ce qu’il me veut, s’il regarde tout le monde avec ce regard libidineux ou pas. Bref, je quitte donc la rame plus tôt pour rejoindre le mystérieux Laurent. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, notre discussion MSN m’avait un peu interpellée : d’un côté très chaud et un peu lourd, de l’autre un gars qui me paraît pas mal intéressant. A sa demande, j’avais mis un décolleté qu’on devrait appeler « dépoitriné », à ce niveau là. Je sors du métro, il est là, il m’attend. En photo, il était mignon. En vrai, il l’est tellement plus ! Blonds, yeux bleus, bien fait, bien habillé… J’ai une pensée pleine de gratitude pour miss Agnès !

Comme convenu, on se pose au premier café venu, je commande un coca, lui un demi. Je précise que je venais déjà d’en boire un lors de ma réunion média qui avait précédé. On commence à discuter de tout et de rien, il me parle de ma passion pour la photo, nous voici avec un point en commun. Il est étonné par mon accent, j’avais omis de lui préciser que j’étais une petite provinciale. Lui-même vient de Bretagne. C’est fou la côte que j’ai avec les Bretons ou personnes assimilées (je parle de toi, là, charmant lecteur) : Arnaud est aussi Breton. Arnaud est aussi blond avec des beaux yeux, il aime la plongée et est allergique aux chats, tout comme Laurent ! Tout ceci s’annonce compliqué, je dois être attentive à ne pas confondre les deux ! Bon, on discute, le serveur nous fait un numéro pas possible en manquant de renverser le demi sur les genoux de mon charmant compagnon, il fait semblant de trébucher, à un moment…Bref, il en fait des caisses.

Doigts de fée

A un moment, je sens sa main commencer à effleurer très imperceptiblement ma cuisse mais ses caresses s’intensifient un peu, je suis troublée mais je feins le contraire. C’est à ce moment-là que Clara, qui devait venir vivre chez moi la semaine suivante appelle. Je lui fais aimablement comprendre que je ne suis pas seule. « Ah, tu es avec le Marseillais ? » Bon, je vais encore la sidérer mais je lui réponds la vérité. Et l’autre qui continue à me caresser la cuisse, je n’en peux plus. Finalement, j’abandonne mon coca que je ne parvenais pas à finir et nous voilà partis chez lui. Cinq étages sans ascenseur, aïe ! On récupère un peu notre souffle et là, il me fait : « Je peux t’embrasser ? » Non, banane, je suis venue chez toi juste pour qu’on joue au scrabble. Comme je lui donne mon autorisation, il s’exécute, il embrasse bien, j’aime bien ses lèvres, un peu épaisses, c’est super agréable. Il me pousse délicatement vers sa chambre (son appartement est tout en long) et nous atterrissons sur son lit, c’est parti pour un long effeuillage très agréable. Il est très adroit avec ses mains, il sait y faire, ce garçon, c’est prometteur.

Effectivement, je vibre sous ses doigts, quel délice ! Je lui ôte son caleçon et là, SEIGNEUR DIEU ! Généralement, je reste discrète sur les proportions anatomiques de mes conquêtes mais là, ça vaut vraiment la peine d’en parler. Sans exagérer, elle avait des proportions impressionnantes, tant en longueur qu’en largeur. Bref, comme je suis bien élevée, je m’en occupe dignement, sans laisser paraître mon étonnement. Après d’exquis préliminaires, voilà le moment X, il enfile une capote et là, je comprends plus trop ce qu’il fait, si ce n’est qu’il est en train d’imprimer sa montre dans ma cuisse et ce n’est pas super agréable. Messieurs, si vous pouviez penser à enlever votre montre à ce moment-là, ce serait super appréciable. Et là, c’est le drame : panne. Je le rassure gentiment et il me fait : « non mais ça me le fait tout le temps la première fois avec une fille, c’est pas grave ! ». Bon, d’accord. On fume, on discute, j’adore ce mec, la soirée est vraiment magique, malgré le faux départ. Deuxième tentative, il commence à me caresser gentiment puis ses doigts se glissent mine de rien vers mon intimité dont il s’occupe à la perfection. A ce moment-là, j’avoue avoir pensé : « lui, il a été lesbienne dans une vie antérieure, c’est pas possible ! ». Je trouve que la plupart des mecs n’ont pas compris que notre intimité, c’est fragile, faut pas y aller comme des bourrins. On me rétorquera que les filles ne sont pas toujours très précautionneuses avec le pénis du monsieur,  c’est vrai aussi. Bref, tentative deux : au bout de trente secondes de pénétration, re-panne. Troisième tentative, je prends les choses en main (si j’ose dire), il me fera pas le coup de la panne, cette fois-ci ! Sauf que je suis tellement douée en préliminaires qu’après deux minutes de chevauchage, il m’informe poliment : « j’ai joui ». Là , je commence à penser : « gros zizi, mauvais coup ». Heureusement, la quatrième tentative a été la bonne. Le lendemain matin, on se réveille doucement, il commence à me caresser innocemment et glisse vers le centre de mon plaisir. Et c’est reparti pour une brouette, quel gourmand !

Plongée et vie sous-marine

En dehors des brouettes, j’ai beaucoup aimé la soirée, on parle tout à fait sans tabou. Bon, évidemment, à partir du moment où un mec visite mon intimité, on peut parler sexe. On discute donc de la nécessite ou non de ne pas coucher le premier soir et de ce qui est le plus agréable pour un mec en matière de fellation et de pénétration. J’avoue que je me pose toujours beaucoup de questions sur le plaisir masculin et j’aime pas avoir des opinions sur le sujet. D’ailleurs, à un moment, il râle car il ne reste que quatre préservatifs (c’était quand même deux heures du matin) et je lui réponds que j’aurais dû amener les miens. « Non, je ne rentre pas dans les normaux, ils me serrent trop ». Oui, tu m’étonnes !

Il m’a aussi montré des photos de son voyage en Thaïlande, dans le Sahara, puis on a regardé des reportages sur la vie sous-marine. Le lendemain, je pars un peu vite car je devais repasser chez moi me doucher et faire le ménage avant l’arrivée de Clara, j’ai des courbatures partout… Ça m’apprendra à avoir une vie sexuelle de débauchée. Alors que je pars, il me demande quand on se reverra, ce qui me fait plutôt plaisir : je lui ai fait grande impression à celui-là.

La semaine suivante, je vis donc en colocation avec Clara et je rencontre Arnaud mais ce n’est pas pour autant que je vais abandonner Laurent. Le week-end, puisque Clara s’en va vivre ailleurs (chez son meilleur ami), me revoilà à nouveau chez lui. Il vient me chercher au métro car j’étais plus sûre de me souvenir du trajet exact (pourtant simple comme bonjour), il arrive et m’embrasse. C’est étrange, je ne suis plus habituée à ce qu’on m’embrasse dans la rue, ça me fait bizarre… Nous revoici chez lui, on passe de suite à l’essentiel puis on discute tranquillement en fumant. La nuit est très agréable, pas de panne cette fois-ci. Au moment de se coucher, il m’explique qu’il aime bien s’endormir devant un film. Personnellement, j’avais passé la nuit précédente en boîte à faire l’amour à un poteau donc je sombre très vite dans le sommeil. J’ai du mal à dormir, pourtant, je me réveille de temps en temps, il regarde toujours ses films. A un moment, j’émerge et j’entends de l’anglais, je regarde l’écran : un dessin animé en VO, je regarde l’heure : 6h30 !! Et bien, j’en connais un qui va avoir du mal à aller bosser. Effectivement, réveil difficile, on se loupe en beauté et même pas de brouette. A peine éveillé, il allume une clope puis va se doucher tandis que je m’habille tranquillement et on repart en même temps.

Les histoires de brouettes ne se terminent pas toujours en apothéose

Troisième rencard. Durant la semaine, je vois deux fois Arnaud mais il ne se passe rien donc je file à nouveau rendez-vous à Laurent, sachant que je ne serai plus disponible après. Le problème, c’est qu’Arnaud est motard donc quand on sort, c’est en moto, et je suis fragile donc dans la journée, je commence à être un peu enrhumée, je me sens super vaseuse dans le métro mais je poursuis ma route : je peux plus annuler, à présent. J’arrive et je suis accueillie par un bisou et un : « J’ai arrêté de fumer, je suis énervé ! » Rappelons que la première chose que fait ce jeune homme au réveil, c’est de fumer. Bon, je la sens mal, la soirée. Hop, on débute par l’essentiel, brouette grande classe avec des préliminaires qui me font grimper aux rideaux. Bon, ça va. Après, il allume la télé et nous voilà à regarder Koh Lanta, émission que je ne connaissais pas. Bon, maintenant, je comprends pourquoi je ne regardais pas. On mange des graines de tournesol, en attendant, ça l’aide à ne pas fumer mais ça ne l’empêche pas de m’en taxer une à un moment (alors que j’avais décidé de ne pas fumer pour ne pas le tenter). A un moment, mon nez commence à couler donc j’attrape un mouchoir et là, il me fait : « tu es enrhumée ? » Je sens que ça ne lui plaît pas, mais alors pas du tout. Effectivement, ça jette un froid (c’est le cas de le dire). Je le taquine un peu en lui disant : « Quoi, t’as peur que je te le refile ? Non mais j’aime pas ça, ça me dégoûte ». Après ça, on regarde le début de « mon incroyable fiancé », une émission totalement bidonnée donc il lance un film sur son PC, « Good Bye Lenin » que je connaissais déjà mais ça me dérangeait pas de le revoir. Au départ, je me colle contre lui pour câliner un peu mais il m’adresse un charmant : « mouche-toi ! » Bon, ok, je vais rester de mon côté. Fin du film, il repart en boucle, je sens que je vais encore bien dormir : Laurent dort et ne s’en est pas rendu compte, je ne connais pas son pc et n’ose pas l’éteindre moi-même. Dieu merci, à un moment, il se réveille et me gratifie d’un mini câlin et il finit par éteindre l’ordinateur, merci bien. Au réveil, le lendemain, j’ai droit à une autre brouette puis il me taxe des cigarettes, on se rendort jusqu’à tard, devant la télé. A nouveau réveillés, je commence à me sentir fiévreuse, on regarde quelques documentaires sur la 5 puis je finis par m’habiller et partir, après un petit bisou. J’ai la sensation que c’est la dernière mais pas tant parce qu’il va se trouver une copine mais plus parce que je vais sortir avec Arnaud.

Voilà, maintenant, c’est sûr, c’était la dernière. J’avoue que ça m’ennuie un peu que notre dernière nuit ait été aussi médiocre… Tant pis, je garde tout de même un bon souvenir de lui, dommage qu’on ne se revoit pas en toute amitié.

 

Le romantisme, c’est has been

Par Anne

Les temps sont durs pour les rêveurs de notre siècle

Je suis ce qu’on appelle une éternelle insatisfaite.

Aime les bougies, les nuisettes en soie et la lumière tamisée

Aime les stroboscopes qui font un visage cadavérique désarticulé

Aime les soirées calmes en pyjama épais avec son doudou sur le canapé

Aime les fêtes passées à fumer, ingurgiter et dégurgiter.

Aime lire des poèmes sucrés écrits tout en légèreté

Aime s’entendre dire des mots osés dans les moments passionnés

Aime essayer des robes de mariée qui donne un air meringuée

Aimer porter une robe sexy laissant entrevoir le décolleté

J’aime le tout et son contraire, tout dépend du contexte

Osons faire ce qu’on aime du moment qu’on reste soi-même.

Les blogs

 Ecrire un blog peut paraître amusant, comme ça, mais c’est quand même du boulot alors pourquoi le faire ? Mercredi, alors que je faisais semblant de travailler, je me Baladais sur mes blogs fétiches, à savoir celui de Maliki et celui de Nicolin (voir liens).

Ce dernier utilise également over-blog et il avait des problèmes pour mettre en ligne ses planches, je commence donc à poster pour raconter mes propres malheurs à ce sujet. Puis je trouve une nouvelle planche sur ses questions existentielles de blogueur. Intéressée par le sujet, je lui pose la question suivante : « Est-ce que tu n’as pas peur que des nanas te draguent rien que pour être sur ton blog?? Je ne doute absolument pas de ton pouvoir de séduction mais frantico s’était posé la question à un moment et je te demande ton avis à ce sujet. » En effet, sur le blog de Frantico, aujourd’hui abandonné (quelle tristesse), des lectrices le contactaient pour copuler joyeusement avec lui. Pourtant, il se décrivait comme un loser de la drague, un petit gros à lunettes et chauve… Nicolin me répond qu’il pense que, au contraire, ça doit les faire fuir. Personnellement, et je lui fais part de mon avis, je suis convaincu que certain(e)s seraient prêt(e)s à tout pour avoir une certaine célébrité et coucher pour qu’on parle de soi dans un blog que l’on lit tous les jours ne me paraît pas si incongru que ça. D’ailleurs, Nicolin m’avait proposé un deal : « je parle de ton blog si tu parles du mien », j’avais répondu : « pour être dans mon blog, il faut coucher ». Tu vois, Nicolin (car je sais que tu lis cet article vu que je t’ai donné le lien pour le faire), je t’ai menti, je parle quand même de toi, même si je n’ai pas pu tester tes dons d’étalon.

Bon, suite à cette réponse un peu provoc’, il m’invite à aller sur son chat privé pour qu’on discute (je faisais alors toujours semblant de travailler) et la conversation fut, à mon sens, très intéressante car elle soulève plusieurs points intéressants concernant les blogs.

Les blogs sont-ils des instants de vérité ? Vous qui me lisez et qui ne me connaissez pas, êtes-vous sûrs que je sois réellement une jeune fille de 25 ans ? Qui vous dit que mes brouettes et râteaux existent réellement ? Il en va de même pour tous mes amis : sont-ils réels ou le fruit de mon esprit fécond ? Il reste une aura de mystère, un point d’interrogation difficile à effacer. Il y a quelques temps, j’avais participé au tournage d’un film amateur réunissant une certaine communauté parmi laquelle je pensais retrouver la fameuse
Maliki, dont j’ai parlé plus haut. Pour ceux qui auraient la flemme d’aller voir sur son blog, Maliki est une jeune femme à l’âge indéterminé (une vingtenaire, assurément), qui se représente avec des cheveux roses et des oreilles pointues et qui publie une fois par semaine un petit strip sur sa vie. J’aime beaucoup son style, c’est une loseuse comme moi, à savoir qu’il lui arrive des
petits pépins qui font beaucoup rire quand on les prend avec autodérision. Je l’adore d’autant plus qu’elle a deux chats profondément débiles qui feraient passer la mienne pour un félin normal. Je pensais que miss Maliki serait là car je savais qu’elle était amie avec une des actrices du film, elle parle souvent de cette demoiselle dans son blog.

Arrivée sur le tournage, je repère une nana brune avec des mèches rouges (version rouge fluo…) et je me dis : « tiens, c’est peut-être elle, Maliki ! » donc ni une, ni deux, je fonce vers elle et lui demande si j’ai raison. Elle me répond : « Ah non, c’est pas moi… Maliki n’est pas là mais, tu sais, c’est un garçon. »

La foudre est alors descendue du ciel pour me frapper, je la regarde avec ma bouche grande ouverte, mes amygdales impudiquement exposées. Je lui demande de répéter, persuadée d’avoir mal compris et elle me confirme, m’assénant cette terrible sentence : « Tu sais, il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur le net ! ».

Lors de ma conversation virtuelle avec Nicolin, on est un peu parti dans le même délire : qu’est-ce qui te prouve que je suis celui ou celle que je prétends être ? Rien mais est-il vraiment utile de le savoir ? Toi, mon lectorat, as-tu envie de savoir à quoi je ressemble, être sûr que j’existe ? Que mes histoires ne sont pas le fruit de mon imagination fertile ? Bon, évidemment, vu mes histoires pourries, on aura du mal à penser que c’est inventé… J’invite mon nouveau lectorat à lire l’article intitulé « Christophe » dans la catégorie Nina : c’est pas possible d’imaginer un vent pareil, ça ne peut être que du vécu. Mais le doute subsiste.

D’ailleurs, il se cultive. Mercredi soir, j’ai envoyé ma photo à Nicolin vu qu’il m’avait offert un joli dessin, mais pas n’importe quelle photo, celle où je fais ma star. Celle qui m’a valu je ne sais combien de flashes sur meetic. Celle où on ne voit que mes yeux parce que j’ai coupé le décolleté impressionnant qu’il y avait en dessous. Il faut savoir que je ne m’aime pas en photo donc quand j’en trouve une où je suis bien, j’en use et j’en abuse. Mais lui ne m’a pas rendu la pareille, pour « conserver le mystère », a-t-il dit. C’est vrai que je ne
peux pas l’imaginer autrement qu’en dessin, je ne sais pas trop comment je réagirais si je le voyais en photo… Déçue ? Peut-être pas, vu que je m’attends à rien mais c’est vrai qu’il est essentiellement pour moi un personnage dessiné. Cependant, cher Nicolin, si je ne t’ai pas perdu lors des précédents paragraphes, sache que ça me ferait bien plaisir de te croiser dans les rues de Paris, ce serait marrant. Et, non, je ne suis pas une nymphomane en mal de célébrité qui veut à tout prix te coincer dans un coin pour être dans ton blog. Mes exploits sexuels sont déjà évoqués ici et puis je suis pas sûre que ce soit une bonne idée de coucher avec un mec qui a connaissance de mon blog.

Car mon blog, je ne l’ai pas crée pour me taper un maximum de mecs qui se rendraient compte à travers ces lignes que je suis une espèce de déesse du sexe. D’abord, je ne couche pas avec n’importe qui et puis, reste cette question que j’avais posé à Nicolin (qui a beaucoup plus de lecteurs que moi) : n’as-tu pas peur qu’une fille veuille coucher avec toi juste pour être dans ton blog ? Personnellement, je pense être à l’abri mais si un gars qui lit assidûment mon blog venait à me proposer une brouette… Bon, s’il me plaît, je ne pourrai pas dire non mais en ferai-je un article, ensuite ? Pas sûr, même si ça me rapportera un point dans les statistiques qui ne sont pas du tout à mon avantage, en ce moment. D’un autre côté, j’ai pas envie que mes camarades de brouette passés et actuels tombent sur mon blog, je ne suis pas sûre qu’ils soient ravis de savoir que je partage ces moments intimes avec mes lecteurs (peu nombreux, certes)… Et puis je n’ai pas envie qu’ils sachent ce que je pense d’eux.

Alors pourquoi j’écris ce blog ? En fait, l’idée m’est venue un matin où je faisais semblant de travailler (pour changer). En fait, tout est parti de Victoire qui avait un rendez-vous avec un gars de meetic et qui doutait de l’issue de la soirée : ce jeune homme (Fulbert, nous en reparlerons dans la rubrique appropriée) voulait l’amener voir une exposition. Elle m’envoyait donc plusieurs messages dans la journée, râlant sur le fait que Fulbert ne semblait pas porté sur la brouette mais je lui ai dit : « il faut se méfier de l’eau qui dort,
ma Victoire… A mon avis, tu vas l’avoir ta brouette, c’est juste un fétichiste de l’art ! ». C’est fou ce que je peux dire comme bêtises quand je m’ennuie. Le lendemain matin, j’arrive au boulot (en retard), je m’installe à mon pc et me précipite sur notre forum de prédilection, elle m’envoie un message pour me dire que j’avais raison (comme si j’en doutais) et là, m’est venue l’idée des vingtenaires : nous sommes célibataires, nous avons la lose en amour, pour la plupart, nous vivons des histoires qui valent la peine d’être écrites par une future journaliste qui s’emmerde en stage. Tous les ingrédients sont là. Alors je me suis lancée…

Bien sûr, j’aurais pu faire un blog comme Frantico, Nicolin ou Maliki et raconter ma vie au jour le jour car il m’en arrive, des bêtises : la climatisation du train qui tombe en panne, mon troisième orteil du pied droit tout bleu parce qu’un plateau plein de linge humide lui est tombé dessus, mes histoires de téléphone et d’Internet, mes amendes car j’ai perdu ma carte orange… Oui, mais je ne sais pas dessiner. Alors, quitte à faire ce que je fais de mieux, écrire, autant qu’il y ait de la matière. Et avec huit vingtenaires, bientôt neuf, croyez-moi, y a du boulot !

Il y a deux catégories de personnes dans les blogs : ceux qui les écrivent et ceux qui les lisent. Seuls les premiers savent ce qui est vrai ou ne l’est pas mais, au fond, est-ce que c’est vraiment important ?