Etre VIP ou être une erreur de casting

La semaine dernière, je suis allée à une soirée de la hype qui déchire, on dira. Je vous fais le résumé : je reçois une invitation pour l’inauguration d’un bar à oxygène au Bleu comme bleu qui était jusque là un salon de coiffure, salon de thé et salon de pâtes. Comme c’est avenue Hoche, autant vous dire que si j’avais pas été invitée, j’aurais pas pensé à y aller. L’attachée de presse a l’air sympa en tout cas, alors je prends mes fidèles acolytes, PinkLady et Vicky et on y va. Pour lire le résumé de Lady, c’est là et les photos là. Pour Vicky, elle l’a pas encore écrit la coquine !

DSC00128.JPG

On arrive à 19h30 (pour 19h30, première erreur stratégique), trempées jusqu’aux os. On se présente et on sent déjà que ça va pas être simple « nous sommes des bloggeuses, nous avons été contactées par Gabrielle.

– Heu qui ? Vous avez votre carton ?
– Non, j’ai pas pensé à l’imprimer »

Ok, là, j’ai losé sur le coup, j’avoue. Mais en général, dans les soirées bloggeurs, on se pointe et c’est tout. Donc là, on passe quand même, on arrive aux vestiaires poser nos affaires (trempées), Gabrielle nous présente Lola Séguéla (oui, la fille de) qui tient le lieu et nous voilà invitées à faire un tour. Première étape, le bar. « Pardon, mesdemoiselles mais c’est une soirée privée, ce soir ». Mais ils nous cherchent ou quoi ? On a dû passer déjà je sais pas combien de personne, si on est arrivées jusque là, c’est pas par hasard.
« Oui, je sais, nous sommes des bloggeuses invitées par Gabrielle.

– Gabrielle, qui ?
– Gabrielle l’attachée de presse… »

Apparemment, il y avait beaucoup d’attachées de presse dans l’histoire. C’est pas grave, la dame nous lâche, on peut aller se promener.

Bon, évidemment, le tour est assez rapide et on décide de tester le bar à oxygène, le tout sous la caméra de M6. On est stars ou on ne l’est pas ! Bon, au bout de 30 secondes, j’ai déjà un peu la tête qui tourne, je suis plus habituée à l’air pur. Je dois expliquer à la dame de la télé que j’ai testé Extase comme oxygène car il y en a plusieurs. Heureusement que j’ai gardé fantasme pour après la vidéo, j’aimerais que quelqu’un quelque part ne me prenne pas pour une dépravée. D’ailleurs, c’est amusant de voir le vol de pintades qui suit le champ de la caméra en permanence. On s’en est pris un juste sous le nez, d’ailleurs. On continue à tourner virer, on croise des gens qu’on connaît (en l’occurrence, deux, Mry et Babillages) puis enfin, on a le droit d’aller se chercher une bouteille de champagne. Oui, une bouteille mais des baby, rêvez pas non plus. Alors, là, petit cours de physique : quand on plonge une paille dans une mini bouteille de champagne, ça mousse et ça déborde. Ce qui peut occasionner plein de jeux de mots très rigolos mais avoir du champagne plein la main (oui, tu le sens là le jeu de mots à deux balles), c’est pas hyper glamour. Et boire du champagne à la paille non plus, si tu veux mon avis.

On part à squatter un des salons de coiffure, on est peinardes pour discuter, on est juste dérangées par Monsieur Gadget, un monsieur qui a des lunettes en forme de cœur et une espèce d’oreillette genre blue tooth qui clignote et qui cherche apparemment des journalistes pour parler de son futur site. Ah, y a Bernard Montiel qui traîne aussi dans les parages, il m’a semblé petit mais je me souviens plus très bien. Oui parce qu’oxygène et champagne à jeun, ça me fait un peu perdre mes souvenirs.

La bouteille finie, on décide d’aller manger parce qu’on est toutes les 3 pompettes, on retourne au vestiaire où une grande gigue d’un mètre 80 minimum et de 35 kilos au max d’une soixantaine d’années jette son manteau en vison (ou plutôt en renard je dirais mais vu que j’y connais rien, je dis n’importe quoi) au vestiaire avant d’aller discuter avec des gens. La pauvre fille du vestiaire était toute étonnée « heu mais elle prend pas son billet la dame ? ». Et ben ouais, on a la manteau de fourrure attitude ou on l’a pas, c’est comme ça. En attendant, on a enfin réussi à ne pas se faire dépasser de partout pour récupérer nos manteaux pas en fourrure.

Bilan : je crois que nous étions une demi douzaine de bloggeurs là dedans dont deux à avoir eu officiellement une invitation, à ma connaissance, à savoir Mry et moi. Alors autant, Mry, il est dans la catégorie influenceurs et tout, autant moi, je n’ai pas compris ce que je faisais là. Je ne suis pas dans la blogosphère féminine ni dans la blogosphère de luxe, je pense que peu de mes lecteurs seraient prêts à payer 90 euros un brushing (c’est le prix du salon de coiffure, j’ai pas eu les autres mais ça m’étonnerait que ce soit donné), je ne me considère pas vraiment comme une influenceuse non plus. Alors je ne sais pas. J’ai juste l’impression d’avoir été une erreur monumentale de casting pour le coup. D’ailleurs, l’accueil qu’on nous a réservé semble le confirmer même si en partant, la dame qui devait être shootée à l’oxygène a été vachement sympa « au revoir les bloggeuses, hihi ! ». Après, est-ce que je conseillerais
d’aller fréquenter cet endroit ? Ben oui, si vous avez les moyens, c’est très sympa. D’ailleurs, moi, je me ferais bien des shoot d’oxygène, des fois. Mais je crois qu’en l’espèce, je corresponds pas vraiment à la clientèle type.

And the winner is…

Voilà, il est midi passé et il est temps de donner le nom du gagnant, qui est d’ailleurs une gagnante. Bon, en fait, comme je suis très blonde, la capture d’écran, je l’ai à la
maison et là, je suis au travail donc j’éditerai cet article ce soir pour vous montrer le chiffre qui était, de mémoire, de  39583 commentaires.

La gagnante est donc Sasha  qui nous a proposé 39453, devant Ninon avec 39447 (très proche) donc et Nina (qui n’est pas moi) avec
39390. Mais il n’y a qu’une gagnante !

Félicitations !

Que reste-t-il de nos amours ?

Hé non, ne te fie pas à ce titre, lecteur, je vais pas te parler d’amour parce que point trop n’en faut et qu’à force d’user du sujet, je vais le trouer. Non, en fait, je vais
parler de ce blog et du fait que ces derniers temps, je t’ai un peu négligé.
 

Je vais te faire une révélation : le travail, ça occupe. Quand j’étais au chômage, je pouvais répondre aux comms, quasi en temps réel mais là, ce n’est plus le cas. En journée, je me connecte pas à l’administration et le soir, je suis un peu claquée et j’ai très envie de glander voire faire une sieste post job. Et puis passer la journée sur des forums et des blogs, ça donne pas super envie d’y passer en plus la soirée. Surtout que j’ai des tas de choses à faire à mon boulot, surtout en ce moment où nous avons énormément d’outils à mettre en place pour offrir une communauté tip top à nos internautes. Hé oui, je te l’avoue, lecteur, je bichonne d’autres internautes que toi.

Pourtant, je ne suis pas en désamour. Je passe plusieurs fois dans la journée te lire, je te parle même des fois un peu mais c’est vrai qu’on est loin du temps où je te parlais
toute la journée. Je sais que tu me comprends et que tu ne m’en veux pas, je n’attends pas que tu me dises « mais euh Nina, c’est normal » ou qu’à l’inverse, tu me fasses une scène
parce que je te répondrais que mon boulot passe quand même avant mon blog, même si j’y suis attachée affectivement. Ben ouais, Nina, c’est vraiment mon moi parisien, ça fait quasiment trois ans, maintenant. 3 ans mon Dieu, ça me paraît si court et en même temps, c’est une éternité. Tout ce que j’ai vécu, tout ce que « ah, si on m’avais dit, je l’aurais pas cru », tout ça. Elle est un peu loin la fillette de 25 ans qui débarque dans la très grand’ ville et qui découvre son pouvoir de séduction. Tu sais des fois, quand je relis mes premiers articles, je me demande comment j’ai pu écrire des trucs pareils. Je me demande si j’ai pas été un peu trop trash, quelquefois, sans doute. Ca te faisait plus réagir, forcément. Mais tu vois, je parle moins de sexe (surtout du mien) et t’es quand même plus nombreux, t’es juste plus silencieux. Tu sais, avant, dès qu’un article n’atteignait que la vingtaine de comms, je paniquais. Maintenant, c’est un peu normal. Forcément, on se demande (oui, on, je suis pas la seule à écrire ici) pourquoi, si ce qu’on dit, c’est de la merde, qu’on est passé à côté. Là, je peux pas vraiment répondre, je constate juste que le nombre de lecteurs est constant et que la majorité n’est pas un lectorat google alors même si on dit des conneries, tu continues à nous suivre.

Donc je disais que ces derniers temps, je t’ai un peu négligé. Mais c’est vrai que tenir un blog quand tout va bien, curieusement, c’est moins facile. Déjà, y a plein de trucs de
mon boulot que je peux pas te raconter ici parce que ça se raconte pas et c’est tout. C’est vrai qu’en ce moment, ma vie est toute calme, je suis sereine et de bonne humeur donc pas trop de sujets qui m’énervent, de questionnements existentiels… Alors c’est vrai que forcément, ça fait pas mal d’articles en moins, même si j’ai plein d’articles entamés à finir sur plein de trucs. Et puis, il faut que je refasse le design mais depuis la version 2 d’over blog, j’ai peur de mettre les mains dans le cambouis et de tout casser.

Pour en revenir à nos rapports (lalalala), des fois, on ne se comprend pas. Je suis une fille de caractère, je ne suis pas forcément une gentille fille qui acquiesce à tout de peur
de me fâcher avec les gens. Ca peut peut-être surprendre, je suis parfois brute de décoffrage mais je suis comme ça dans la vraie vie, je me prive pas pour partager mon avis, c’est même un peu beaucoup pour ça que j’ai un blog. Certains d’entre toi ne m’épargnent pas non plus. C’est le jeu du net, des fois, je me demande si les gens se rendent compte qu’il y a des vrais gens derrière les mots, je sais pas. Mais bon c’est vrai qu’en ce moment, je suis bien dans mes pompes alors je fais le tri, je me prends pas la tête. Tu sais, je crois que depuis la création de ce blog, c’est ma plus longue période de sérénité. J’ai un boulot qui me plaît, des perspectives, des envies, des projets. Là, le prochain gros dossier, c’est mon déménagement, va falloir que je me jette à l’eau, je t’en parlerai d’ailleurs parce que c’est un peu mon facteur d’angoisse du moment.

Bref, à partir de maintenant, je vais te bichonner un peu plus, répondre aux comms plus régulièrement parce que j’ai cru ne jamais rattraper ton retard. Ne me dis pas que je te
dois rien, tout ça. Ce n’est qu’une question de politesse : tu prends du temps pour me parler, il est normal que je te réponde.

Concours sex toys

Bon ok, j’avais dit que j’organiserais plus jamais de concours mais là, c’est pas pareil. J’ai été contactée par le magasin Keep Secret pour un partenariat, ils m’ont proposé de faire gagner un cadeau à mes lecteurs, ce que j’ai accepté. Moi même, j’ai gagné une paire de menottes à plume chez Emery, je les ai reçues en 48h chrono dans un joli emballage et en plus, elles sont très chouettes mes menottes. Bon, j’ai pas encore eu l’occasion de les tester, j’espère que ça va pas trop tarder.

Donc rendons un peu la pareille. A gagner : soit un rabbit, soit une paire de menottes, le gagnant pourra choisir.

GetAttachmentaspx-copie-3.jpg

rabbit.jpg

Comment gagner? C’est hypra simple. Sur la photo ci dessous est écrit le nombre de comms postés depuis la création du blog (mai 2005) au moment où j’ai fait la capture d’écran,devine quel est ce chiffre. Le plus proche du vrai chiffre gagne. Si deux candidats proposent un chiffre d’un même écart (+10 ou -10), ce sera celui en dessous qui gagnera.

commflou.jpg

Fin du jeu mardi à 12h !

Enjoy !

1000

Lecteur, lectrice,
 

Alors que je me creusais violemment la tête pour te pondre un article du dimanche, j’ai vu un truc dans mes stats : cet article que tu lis, là, est le 1000e de ce
blog. A y penser, je trouve ça énorme. Ça ne fait pas mille jours que ce blog existe puisque certains jours, il y eut deux articles (dont un à titre informatif en général), chaque arrivée de
vingtenaire engendrant deux articles : le questionnaire à la Proust et le premier article. Bref, là, on en est à 1000. Je fais un bilan ?

 DSC00033.JPG

Décembre, c’est le mois des bilans, bien sûr, mais là, on est que le 9 décembre et c’est encore un peu tôt. Bilan de blog ? Ça tombe bien, je me pose des questions sur lui ces
derniers temps. Non, je me demande pas si je vais l’arrêter, c’est pas la question mais je constate que ces derniers temps, il manque de fun et de légèreté. J’en parlais avec un pote vendredi soir, il me demandait si mon blog existait toujours et je lui répondais que oui mais qu’il était pas très drôle en ce moment. Il me répondit (oui, j’use du passé simple pour faire genre récit passionnant) : « normal, la France est pas fun en ce moment ». Oui, c’est vrai et chacun peut trouver diverses raisons. En tant que bonne fille de gauche, je peux dire que c’est la faute à Sarko car depuis qu’il est au pouvoir, les Français sont très divisés. Puis il y a eu les grèves, la hausse des prix et qui ne va pas s’arrêter, des mesures hallucinantes pour privilégier le pouvoir d’achat du président, des 35 kg d’Ingrid Bétancourt. Même la Star Academy est chiante cette année, paraît-il. Bon, moi, j’ai toujours trouvé ça chiant mais cette année, tout le monde le dit, pas que moi. Mais bon, comme je disais l’autre jour, je crois qu’on est un peu tous responsable de la morosité ambiante vu qu’on prend tous bien le temps de se cracher à la figure, de se mépriser, voire de s’insulter. C’est dur de faire abstraction de tout ça et de faire un blog Bisounours, surtout pour un blog qui a un fond générationnel. Je suis pas une porte-parole mais je parle de la vie de vingtenaires des années 2000 et ces vingtenaires des années 2000, ils vivent en France où l’ambiance est irrespirable. Mais y a pas que chez nous, y a d’autres pays où c’est pas rose. Même des pays où c’est carrément noir.

 

Bref, je me demande comment rendre ce blog plus léger. Je sais bien que vous venez pas ici pour avoir mon analyse de l’actualité. L’actualité, vous la lisez dans les journaux, ici,
vous voulez changer d’air. C’est un peu comme bar à oxygène, on veut son shoot d’air pur. Alors voilà, moi, j’ai envie de vous faire sourire mais de l’autre, je ne peux pas fermer les yeux sur tout et faire comme si la vie en général est belle, même si la mienne ne me procure pas vraiment de soucis en ce moment. A part la conduite de certains mecs. Par exemple, ce soir, alors que je ne demandais rien à personne, un type que j’ai viré de mon MSN me demande son préambule mon numéro de téléphone ainsi : « file ton tel, grouille. Je veux pas d’embrouilles, je suis chaud ». Forcément, je lui ai dit qu’il pourrait commencer à me parler autrement et me traite plus ou moins de pute. Je lui réponds d’appeler un numéro payant où des hôtesses lui rendront service et là, je me prends un « je veux pas un service payant, je veux une Nina mais comme tout service au rabais, y a pas toutes les options ». Je précise que je n’ai même jamais rencontré ce mec. Je précise aussi que je l’ai bloqué juste après. Heureusement, Enzo qui a pu lire cette conversation en temps réel grâce à mes copier/coller m’a fait remarquer que tous les mecs n’étaient pas comme ça. Bon, voilà, vous avouerez que comme « problème », on a connu plus grave. Ouais, je peux dire qu’en ce moment, je suis heureuse, bien dans mes baskets et dans mon taf (même que j’ai mon adresse mail maintenant) alors pourquoi faut-il que je parle de ces sujets lourds et pas drôles.

Du coup, je me creuse pour trouver des sujets légers. J’ai pas mal de sujets sex en tête mais c’est vrai que j’ai un peu lâché ce business, j’ai parfois peur de tomber dans le
racoleur. C’est marrant, quand on voit l’évolution de ces 1000 articles (qui ne sont pas tous de moi, c’est vrai), je suis passée d’une narration décomplexée de ma sexualité à une volonté de garder un jardin intime. Parce que certes, je me sens aujourd’hui totalement femme et bien dans mon string et ma sexualité. Mais c’est vrai que j’en viens à ne presque plus parler de moi en dehors des listes. Il faut aussi avouer que ma vie est totalement peinarde en ce moment et que je n’ai envie de rien faire pour changer ça parce que je kiffe ma vie de mémé. Comme il fait nuit dès 17h, moi, j’ai pas envie de sortir alors forcément,en dehors du boulot, point de potin. Et comme je dois garder certaines choses du boulot confidentielles, ben je n’ai plus rien à raconter sur moi. Et quand je sors ou couche avec un mec que j’aime bien, je ne veux plus trop en parler ici, soit parce qu’il connaît le blog et que je veux pas parler de lui sans son autorisation. Soit parce qu’il ne connaît pas le blog et que je ne trouve pas correct de trop en dire sur lui, même si je suis élogieuse. Oui, avant, je le faisais mais avant, j’avais à peine une à plusieurs centaines de lecteurs. Et puis je vous le dis, en ce moment, je suis sage (même si là, de suite, je serais pas contre un massage parce que j’ai mal au dos).

Bref, c’est sans doute pas clair mais ce que je veux dire dans tout ce charabia, c’est que j’ai envie de redonner une certaine légèreté à ce blog. Pour vous et puis pour moi,
aussi. Ouais, j’aime mieux écrire des articles légers comme une plume où je sors des débilités et jeux de mots foireux que ceux où je me foule le neurone dans une argumentation, contre argumentation. Allez, promis, ça va pétiller comme la badoit citron que je suis en train de boire ! Ma vie est vraiment trop folle…

La schizophrénie du blogueur

Deux ans et demi  que je blogue, j’en ai vu et lu des choses. Maintenant, c’est même mon métier les blogs, c’est dingue. Mais je ne vais pas faire un bilan bloguesque, ça, je
le ferai quand ce sera l’annif du blog. Non, je veux parler du comportement étrange de certains blogueurs. A savoir vivre sa vie pour son blog.

Il y a quelques temps, je discutais sur MSN avec une grande consommatrice de blogs et on en vient à parler d’un blogueur que j’analyse en 2 mn de la façon suivante : « ce
qui est triste, c’est que maintenant, il fait ça juste pour remplir son blog. ». Peu importe de qui je parlais, ça pourrait être pas mal de gens. Je ne compte pas régler mes comptes (surtout que c’est un bloggeur qui n’est ou ne fut pas proche de moi) mais de présenter une dérive que j’ai observée avec d’autres personnes. Un blog, c’est quoi ? En gros un espace perso où on peut partager ses passions ou raconter sa vie, entre autres. Moi, je parle des blogs de type journaux intimes comme le mien. Donc le but premier du blog, c’est de créer un journal extime (© Kamui dans un vieux commentaire, je sais plus du tout où, sorry !) où on partage tout ce que l’on veut partager. Sa vie amoureuse, sexuelle, pro, ses pensées, ses joies et ses peines, ses délires et tout ça. Aujourd’hui, je m’en sers surtout pour partager mes visions de la société, étaler mes opinions. Ma sexualité est devenue un sujet annexe, souvent évoquée sous forme de blague (héééééé, ma maman me croit lesbienne !). Mais de mes derniers amants/mecs, vous n’avez rien su ou si peu. Sans doute car aujourd’hui, j’assume suffisamment ma sexualité pour ne pas avoir besoin de la raconter, que je suis sûre de ma séduction et que je n’ai plus besoin d’étaler mon tableau de chasse. Bref, bref.

 Quand je lis les blogs de certains, je note certaines « déviances ». Des gens qui nous semblaient sincères au départ mais qui tombent dans un espèce de cercle vicieux : vite, il doit m’arriver des trucs pour alimenter mon blog. Et faire les courses à la supérette et avoir la caissière qui dit bonjour/merci/au revoir, ça compte pas. Il faut qu’il m’arrive des trucs de ouf genre j’ai baisé avec George Clooney, j’ai fait un coma éthylique, j’ai pris une nouvelle drogue top démente qui vient tout juste de sortir et qui fait faire des bulles

(ah, merde, en fait, c’était un bout de savon, je me sens flouée, là), j’ai été embauchée rédac chef au Monde, j’ai gagné au loto… Bon, ok, je grossis considérablement le trait, là, mais vous saisissez la substance. En gros, le rapport s’inverse. Avant, on faisait des choses et on les racontait sur son blog. Maintenant, on fait des choses pour les raconter sur son blog. On n’est plus soi mais on est « machin le blogueur », une identité qui prend le pas sur la nôtre.

 

Des fois, je me demande si je ne suis pas dans ce schéma aussi mais vu ce que ma vie est excitante en ce moment, je crois pas. Non parce que je voudrais vous mettre du
croustillant, je serais retournée sur meetic, pour commencer. Puis je fréquenterais des milieux interlopes pour vous raconter tout ça, aussi. Là, j’avoue que ma vie a été plus subversive que ça : je me lève, je bosse, je rentre, je papote un peu, je me couche. No sex. De toute façon, en ce moment, j’ai pas envie de séduire. Là, le côté trépidant, inédit, qui fait rêver, j’ai pas. Et je vais franchement pas provoquer pour avoir trois lecteurs de plus, j’ai pas le temps et puis j’ai pas envie de jouer un rôle, ici comme ailleurs. Je m’étais perdue de vue y a quelques temps (sans rapport avec le blog, ça avait commencé avant), je me suis retrouvée enfin, c’est pas pour recommencer.

Mais surtout, ce genre de comportement m’interpelle. Pourquoi ? Il y a des gens dont c’est le métier de se créer un personnage, je pense à des blogs BD ou d’acteurs et
d’actrices. Là, je comprends, c’est normal. Mais les autres ? Les comme moi qui ont une vie normale, un métier qui n’appelle pas à se créer un univers, à se vendre, pourquoi se laisser
embarquer dans ce jeu ? Bien sûr que le nombre de lecteurs qui croît, c’est exaltant. Bien sûr que ça fait plaisir de voir que nos tribulations suscitent la curiosité ou l’envie ou la
réprobation. Ca peut permettre à des gens de se poser des questions. Mais à nous, ça nous apporte quoi ? Je n’ai pas envie d’être Nina à part entière, je suis plus que ça et je refuse de
livrer ce plus en pâture pour attirer plus de lecteurs. Je pourrais vous parler de mes pratiques solitaires, tout vous détailler. Je pourrais coucher avec tous les mecs qui m’allument pour faire monter mes stats. Mais pourquoi ? Pour prouver que j’existe ? Mais j’existais avant ce blog et j’existerais après lui, seul mon pseudo disparaîtra dans les limbes virtuelles. Des fois, 
je me demande si ces personnes s’arrêtent sur leur vie, si elles réfléchissent à ça et ce qu’elles en pensent. Je parle de vraies introspections, pas d’un article sur un blog pour récolter des « mais non, t’es génial(e), change pas ». Parce que même si je t’aime beaucoup lecteur, tu ne me connais pas comme moi je me connais, normal. Tu ne sais que ce que je te dis, tu n’es pas dans ma tête. Sinon, ce serait invivable, tous ces gens qui squattent ma boîte crânienne. Bien sûr que j’ai eu ce travers à une époque, je mentirais en prétendant le contraire mais aujourd’hui, quand je vois les guéguerres entre blogs pour avoir trois lecteurs de plus et tout ça, je préfère me retirer de tout ça. Ma vie n’est pas trash, ça ronronne comme une Kenya. Et alors ? C’est ma vie, je l’assume pleinement.

En guise de conclusion, une « révélation ». Et même deux. Arrêtons de prendre les lecteurs pour des cons, ils voient souvent quand on joue un rôle, quand on perd notre sincérité. Et ça les fait fuir. Perso, j’adore les blogs simples où je me reconnais, je me marre plus en lisant les tribulation d’une Lalie ou d’une Vicky que de gens qui grossissent tellement le trait que ça finit par me gonfler. Et enfin, grande phrase à méditer : y a aussi une vie en
dehors des blogs.

PS : Cet article n’est dirigé contre personne, si vous vous sentez visé(e), je n’y peux rien donc pas la peine de se défouler en comm, heiiiiiiiin

Mais oui mais non

Normalement, là, il devrait  y avoir un article, un vrai, avec plein de mots qui s’enchaînent. Mais en fait non. Parce que hier soir, je suis rentrée chez  moi à minuit et pas beaucoup et que je n’avais pas la moindre envie de me pencher sur un article.  C’est pas que j’ai pas d’idées, les idées, j’en ai plein.  Quelques futurs articles, histoire de teaser un peu :

– la confiance en soi
–  des histoires de métro
– le préservatif dans le couple
– l’orgasme (féminin)
– sexe et famille (non, ce sera pas dégueulasse, pas de panique)
– une lettre au Père Noël
– le bilan 2008
– retour sur l’infidélité, j’ai pas fini d’en parler

Tout ça, tout ça…  J’avais même prévu de vous écrire un article sur le week-end en général en attendant demain le résumé de ce week-end ci en particulier chez mademoiselle Vicky et sa famille. Alors je pourrais vous dire que hier soir, en rentrant chez moi après presque 4h de train, j’étais trop claquée pour écrire mais en fait, ce serait du mensonge… Parce que hier soir, je suis rentrée, j’ai fait des câlinoux à Kenya et lui ai redonné à manger (elle avait quasiment mangé toutes ses croquettes, elle a donc compensé mon absence par la bouffe). Puis j’ai allumé la
console car vous comprenez, faut que je progresse sur le sphérier, faut que je booste la force d’Auron pour tuer un sale boss… Alors j’ai joué. Et je me suis couchée. Et voilà…

Et comme là, j’ai du boulot, je vous laisse !

A demain pour un vrai article.

Mise au point (puisqu’il en faut une)

Décidément, cette semaine, je passe mon temps à devoir expliquer des choses tellement basiques que je me demande ce qui n’est pas clair dans ce que je dis. Alors voilà : ici, vous
êtes sur notre blog, celui d’une bande de potes qui prend sur son temps libre pour vous écrire des articles, ceci gratuitement. Donc la base serait de respecter un peu ses auteurs mais déjà, là, on arrive dans l’incroyable, pour certains. Qu’est-ce qu’un blog ? C’est comme un salon privé : vous y êtes les bienvenus tant que vous vous essuyez les pieds et que vous respectez vos hôtes. Ici, ce n’est pas la foire : tu te conduis mal, tu sors. J’ai dû récemment modérer les commentaires à cause de ça, la modération n’est pas prête de sauter vu que certains pensent qu’ici, c’est un défouloir.

Dans les faits, ça en est un. Le mien. Le nôtre, celui des vingtenaires. Pas le vôtre. Ici, vous êtes tenus de nous respecter car on vous accueille sur notre espace. Ce n’est pas parce que c’est du virtuel que vous devez mettre vos pieds crottés sur la table. Je passe ma journée à me faire insulter par des bloggeurs qui n’ont pas compris que le client avait aussi des devoirs, en premier lieu, le respect. Il est hors de question que je doive subir ça le soir aussi. J’ai fermé le forum parce que les gens étaient incapable de suivre 3 règles simples et qu’à chaque fois qu’on faisait une
remarque de modération, ça partait au « si tu me rappelles à l’ordre, c’est que tu me détestes ». Non, j’en ai rien à foutre de ta gueule, tu fais ce qu’on te dit ou tu pars. Je suis pas payée pour tenir le forum donc qu’on soit 10 ou 100, c’est pareil donc les gens incapables de comprendre les règles de base (les mêmes que sur n’importe quel forum), dehors. Je suis méchante ? Absolument pas, juste que je veux avoir la paix chez moi, ça me paraît pas difficile à comprendre.

Les vingtenaires, c’est mon bébé, un projet que je mène depuis 2 ans et quelques qui m’a ouvert quelques portes, mine de rien. On essaie tous autant qu’on est d’instaurer une relation entre vous et nous. Le problème, c’est que ça ne va que dans un sens : nous producteurs, vous consommateurs. On fait un concours, on vous demande de le faire sérieusement et on nous dit qu’on se la joue, qu’on se prend trop au sérieux ? On s’est plantées et excusées mais trop tard, le procès est lancé, on n’est que des connes merdeuses et prétentieuses, au moins. Alors oui, quand on lance un truc, on a envie que ça marche et que ceux qui nous suivent jouent le jeu. Quand j’ai lancé la vingtenaire academy, plus de la moitié des candidats a laissé tomber en cours de route, seuls deux se sont excusés de ça dont un qui ne pouvait plus participer car son net était tombé en rade. A côté de ça, on a Lucas, qui a gagné, donc, et qui s’excuse dès qu’il peut pas me rendre un article par semaine « parce que, tu comprends, je te le dois à toi mais aussi à ceux qui on perdu face à moi ». Un exemple pour pas mal d’entre vous. Alors oui, le lot est plutôt modeste, désolée de pas gagner 4500 euros net par mois pour vous offrir des ipods, peut-être que vous seriez plus motivés et que vous nous cracheriez moins à la gueule à la première occasion.

Alors, maintenant, ce blog va devenir un simple egotrip. Enfin, de mon côté en tout cas. Je n’essaierai plus de vous solliciter, j’ai bien compris que ça vous fatigait trop. Apparemment, participer sérieusement à un concours, c’est juste un truc de filles. Maintenant, si t’es pas content, je t’invite à cliquer sur la petite croix en haut à
droite. Il y a suffisamment de blogs sur le net et de sites en tout genre pour que tu viennes pas perdre ton temps ici, non ? Moi, en tant que personne normale, je ne lis pas les blogs qui me saoulent ou ceux de personnes que je n’apprécie pas, même pour vérifier qu’elles ne disent pas du mal de moi (pour ce que j’en ai à faire, de toute façon…). Vous ne me connaissez pas, pour la plupart, tant mieux ou tant pis, c’est selon. Si vous pensez que je suis une connasse, soit. Mais dans ce cas, partez au lieu de m’emmerder, je ne vous demande rien. Cette semaine, sur le blog de
Laurel, un truc m’a interpelée : elle explique qu’elle a un peu peur d’aller au festiblog car elle a peur de tomber sur les tontons, un groupe de détracteurs virulents et pas toujours fins qui tapent notamment sur son physique. Ca m’a révoltée. Je ne suis pas toujours d’accord avec Laurel et y a des moments où elle est très maladroite mais alors ? Je ne suis pas d’accord avec ce qu’elle dessine, je passe mon chemin, des blogs BD, c’est pas ce qui manque. Me moquer de son physique ? Non seulement ça n’a rien à voir dans l’histoire mais en plus, je la trouve très jolie, moi, Laurel et il paraît qu’elle est encore mieux en vrai, dixit Dulcinée.
Bon, évidemment, elle, elle vend des albums par milliers, elle a réussi sa vie donc ça suscite la jalousie mais elle n’a pas à subir ça. Aucun bloggeur n’a à subir ça. Au cas où vous n’auriez pas remarqué, il y a quelqu’un derrière l’écran avec une vraie sensibilité et les coups, à force, ça fait mal.

Bref, tout ça pour dire que j’en ai marre de voir mon plaisir gâché par une poignée d’acharnés. Je voudrais juste avoir la paix dans mon coin de blogosphère, pouvoir continuer à écrire mes délires parce que j’en ai besoin, sans que ça me force à m’engueuler, m’expliquer, me justifier. Maintenant, les comms servant à m’agresser ou à foutre le bordel ne seront plus validés. Si je vous plais pas, vous partez. Si je vous plais, vous respectez certaines règles et limites. Ca me paraît pas compliqué et pourtant, je suis obligée de le (re)dire, c’est épuisant, à force. J’écris d’abord pour
moi mais aussi pour mes amis car ça nous amuse de nous lire les uns les autres.

C’est si difficile à comprendre?? Il me semble pas.

Le mec idéal n’existe pas ou alors il est en couple

Par Summer

Alors mesdemoiselles qui êtes en couple, surtout ne le laisser pas filer même s’il oublie de rabattre le battant des toilettes ou de reboucher le tube de dentifrice, parce que franchement la relève est loin d’assurer. Je ne croyais pas Nina quand elle me le disait, mais là 8 mecs célibataires se prétendant « mec idéal » me l’ont prouvé. Alors voilà, c’est la fin de mister personnality 2007, le gagnant par forfait est Void. Aux autres, je n’ai qu’une chose à dire, je ne vois pas l’intérêt de s’inscrire à un jeu si c’est pour abandonner dès la première épreuve mais ça doit être symptomatique de certains hommes, genre celui qui oublie systématiquement de rappeler ou celui qui se plaint d’être éternel célibataire et de se faire jeter alors qu’il affiche
son manque flagrant de tact en draguant tout ce qui bouge dans un rayon de 5 mètres.

 

 Heureusement, il en existe quelques uns de très bien (oui je reste optimiste), malheureusement ils ne se sont pas inscrits, peut être après tout qu’ils n’avaient rien à
prouver.

Quoiqu’il en soit cela ne fait que confirmer l’humeur ambiante des derniers jours, chez les vingtenaires©, franchement, y’a de l’abus. Il a fallu fermer le forum parce que ça
devenait du grand n’importe quoi. Certaines personnes s’attribuent un peu trop vite le mérite des autres. Voilà, je suis déçue, tout simplement. Déçue que le concours n’est pas marché, ça aurait pu être drôle mais comme toute chose, fallait un minimum d’effort et c’est vrai, c’est fatiguant, les efforts. Déçue que les gens manquent totalement de respect, croyant que tout leur est du. Déçue de plus en plus par le blog que je n’ai plus envie d’approfondir.

Sinon Void, je voulais te dire que ce n’est pas contre toi et que je me ferais un plaisir de te rencontrer avec la girly team, et sache que tu risques d’être un des derniers à
avoir ce privilège.