Étiquette : salope
Oups!
Une semaine de sexe
Non je ne changerai jamais
La philosophie de la brouette
Aujourd’hui, je vous fais part de mes réflexions ! C’est l’été et tout le monde a les hormones en ébullition ou presque. Alors, je vais vous parler de sexe. Cet article m’a été inspiré d’une part par un article d’un connard sur son blog et par le commentaire que m’a laissé « Sunshine » sur mon autopsychanalyse.
Saint Pénis, priez pour nous
Pour faire simple, Connard expliquait dans son article qu’on avait tendance à trop sacraliser le sexe. Oh, mon ami, comme tu as raison ! Le sexe fait partie de la vie comme la nourriture,la boisson, le sport… Chacun sa drogue. Je pense qu’on peut me qualifier d’épicurienne. Certes, je suis toujours entre deux régimes mais j’apprécie un bon plat… Certes, j’essaie de diminuer ma consommation
de cigarette mais avouez qu’avec un café, c’est délicieux (les fumeurs me comprendront)… Et puis merde, à la fin ! Nous n’avons qu’une vie…Et quand bien même nous en aurions plusieurs, autant les vivre à fond. Il y avait une blague qui disait :
« Docteur ! Je fume pas, je bois pas, je mange léger et sans cholestérol, je ne pratique pas le sexe. Vais-je vivre vieux ?
– Je ne sais pas mais, en tout cas, le temps va vous paraître long ! »
Pourquoi sacralise-t-on à ce point le sexe ? Résumons-nous : si je mange à me rendre malade, personne ne me dira rien. Si je bois à me rendre malade, ça fera rire les gens (sauf les personnes qui se retrouvent avec leur voiture ou leurs toilettes redécorées, ils se reconnaîtront). Si je fume comme une malade, certains me diront que ce serait bien que j’arrête mais sinon… Si je fais des heures et des heures de sport, tout le monde applaudira. Mais si j’ai une vie sexuelle épanouie, voilà que je suis une salope, une pauvre conne « qui mérite son malheur » (dixit Sunshine). Allons donc ? Pourquoi c’est mal de s’adonner au plaisir sexuel quand les autres sont permis ? Bon, évidemment, tous les excès sont mauvais mais, franchement, si je me sens en phase avec un garçon, pourquoi je n’en profiterais pas ? C’est une activité comme une autre… Comme je disais à Connard en commentaire de son article : que je rencontre un gars pour aller boire un verre avec lui, dîner au restaurant ou même transpirer ensemble au cours d’un jogging, c’est normal. Mais que je fasse l’amour avec lui : SEIGNEUR, QUELLE HORREUR !!! Pourtant, si nous résumons la situation : nous sommes des animaux comme les autres. Notre vie se résume à des fonctions de base : manger, dormir, se reproduire. Evidemment, comme nous sommes évolués (paraît-il), nous intellectualisons tout. On relie tout au traumatisme de notre enfance : bouffe, tabac, sexe, c’est à cause de ce que nous avons vécu quand nous étions des embryons…Et bien, c’est triste ! Pourquoi ne peut-on pas admettre que l’on fait les choses parce que ça nous plaît ?
Bien sûr, on me répondra que certains ont une sexualité déviante due à un traumatisme… Bon, personnellement, je trouve que « sexualité déviante » peut être attribué à n’importe quoi : les intégristes vous diront qu’une levrette, c’est déjà de la perversion… Pour ma part, la sexualité devient déviante quand les deux partis ne sont pas d’accord sur le déroulement des événements… Après, si ça amuse les deux partenaires de se ligoter ou de s’enduire le corps de nutella, où est le problème ? Personnellement, je pense avoir une sexualité tout à fait normale et je ne passe pas ma vie à vanter mes exploits. D’ailleurs, comme disait Connard, le sexe n’a rien d’exceptionnel : imaginez le nombre de couples en train de copuler pendant que je vous écris ! Tu as raison Connard : hier soir, j’ai brouetté ? Et alors, comme si j’étais la seule ! Mais voilà, comme nous sommes des êtres compliqués et cérébralement dérangés, nous condamnons ce qui est naturel. Oui, le sexe, ça sert d’abord à procréer mais nous sommes la seule espèce à savoir ce qu’est le plaisir, autant en profiter ! Nous le devons à tous ces animaux qui ne copulent que pour se reproduire sans savoir ce qu’est un orgasme (sauf le cochon, il paraît qu’il a des orgasmes de 20 minutes…le salaud !). Je le dois à mon chat (c’est une femelle mais si j’avais dit « chatte », tout le monde aurait compris de travers) qui ne verra jamais le pénis d’un M. Chat parce que je ne veux pas qu’elle me fasse des chatons. De plus, c’est douloureux, le sexe, pour une chatte : le monsieur a des espèces d’épines qui sortent de son pénis pour bien s’accrocher et être sûr de ne pas être délogé par un autre mâle une fois entré… Je sais, c’est dégoûtant et totalement hors de propos. Mais vous pouvez admirer les circonvolutions de ma pensée…
Fille qui baise = salope ?
Oh, le vilain cliché ! Et pourtant, c’est toujours la même chose. Dans le commentaire que Sunshine a laissé, quelque chose m’a interpellé : il/elle a dit : « les filles comme toi m’écoeurent ». Pas les gens comme toi, non, « les filles » comme toi. Est-ce que je dois en déduire qu’il est normal pour un mec de copuler avec frénésie avec tout ce qui bouge mais que, pour ma part, je devrais me contenter d’un seul amant pour la vie ?
Je cite ici ma copine Océane qui est pleine de sagesse :
« En sortant très tard le soir, j’ai souvent constaté qu’il fallait rappeler au gens qu’on était plus au 15éme siècle…Ce n’est pas parce que tu es en jupe que tu es une salope….
Mais le fond du problème est le suivant :
– t’es pas maquillée et habillée normal : on va en déduire que tu es soit une pucelle, soit une frustrée, soit une pauvre fille…
– Tu te maquille un peu et tu garde un jeans avec ton sac greffé sous le bras : tu es in. Tu es l’étudiante parfaite….
– Tu te maquille et tu t’habilles, parce que tu es une femme et que tu es bien dans ta peau, tu es une salope, et je ne parle pas de longueur de jupe ou de hauteur de talons…
– Et si tu renvoies paître les gens, tu es frigide…
On s’est même faites agresser un jour parce qu’on avait des lunettes de soleil. Il paraît qu’on se la pétait trop!!! »
Et oui, c’est toujours la même problématique : les hommes qui multiplient les conquêtes sont des Don Juan (limite des héros modernes), les femmes qui en font autant sont des salopes ou des nymphomanes. J’illustre mes propos par un exemple cinématographique : James Bond. Ce monsieur couche à tour de bras, c’est impressionnant le nombre de demoiselles consentantes qui sont passées dans son lit et ce type est un héros. Toujours chez James Bond, il y a deux types de femmes : celles qui couchent sans résistance et qui sont de vraies gourmandes au lit et les prudes et chastes qui mettent un peu de temps avant de céder. Et bien, la première est la vilaine méchante, la seconde la douce gentille. Et c’est pareil dans la plupart des films (surtout hollywoodiens) : plus la
femme assume sa sexualité, plus c’est une garce qui veut détruire la Terre ou quelque chose dans ce goût-là. Alors, me voici du haut de mes 25 ans avec une sexualité tout à fait normale mais assumée : je n’attend pas qu’un homme sauve ma vie trois ou quatre fois avant de lui accorder mes faveurs. Je ne m’impose même pas un délai minimal. La semaine dernière, j’ai passé la nuit chez un charmant garçon dont je parlerai plus tard, nous discutions allongés sur son lit après s’être explorés mutuellement et nous parlions de ce fameux délai. Il m’expliqua qu’il trouvait idiot qu’on se retienne deux mois car coucher avant deux mois de relation n’est pas correct…Je lui répondis que je consommais à partir du moment où j’en avais envie. Je trouve stupide qu’on se retienne et qu’on fasse deux frustrés juste parce qu’on s’est fixé des règles…Surtout que ces règles sont fixées généralement pendant une période de célibat.
Lors de ma folle journée avec Nicolin et les fans de son blog, nous avions abordé le sujet, Agnès et lui affirmaient que le sexe le premier soir détruit tout espoir d’une relation suivie. Je ne suis absolument pas d’accord. J’ai passé quatre ans et demi avec un gars qui visitait mon intimité même pas deux heures après notre premier baiser. Le sexe fait partie du couple, de toute façon, pourquoi retarder ce moment ô combien agréable ? Parce que, dans ce cas on devrait tout planifier : premier rendez-vous, on se touche avec les yeux puis la fois suivante, on se prend la main. Quinze jours plus tard, arrive le premier baiser (je vous laisse le soin de choisir si la langue est invitée à participer dès ce premier échange salivaire) puis un mois plus tard, on peut ENFIN partager la même couche. Ridicule ? Oui, totalement. Que les hommes forniquent dès le premier soir, c’est normal… Et moi, j’y ai pas droit ? Tu vois, Sunshine, les filles comme moi t’écoeurent peut-être mais sache que je suis la seule gardienne de ma vertu, je n’ai pas besoin de toi. Rassure-toi, je ne me donne pas à n’importe qui, je ne coucherai jamais avec un homme qui ne m’attire pas juste pour le plaisir d’avoir une brouette. J’ai
besoin d’une alchimie avec mon partenaire (comme tout le monde), je ne me donne pas à n’importe qui. Après, si le désir est là des deux côtés, pourquoi se priver ? Pour plaire sans doute à des gens comme toi, Sunshine mais qu’est-ce que je m’en fous de te plaire ! On ne se connaît pas et, en plus, je te trouve assez hypocrite car je t’ai vu(e) l’autre jour sur le blog de Nicolin qui, lui, parle baise sans complexe…Ah mais oui, suis-je bête, lui, c’est un homme, c’est normal… Moi, je suis une femme, je devrais me cloîtrer dans un couvent en attendant le jour de ma noce.
Je fais que ce que je veux, na !
La philosophie de la brouette est simple à saisir : c’est le faire quand on en a envie sans se poser des questions de morale à trois francs six sous. Rien ne nous oblige à coucher le premier soir, rien ne nous oblige à ne pas le faire. La société nous dicte déjà tellement de choses, nos comportements au travail, dans les lieux publics, nos vêtements… (oui, certes, certains se la jouent rebelles mais j’ai jamais vu personne tout nu dans le métro : la société nous impose de nous couvrir !). Ne peut-on pas se débarrasser de tous ces codes dans notre intimité ? Je n’ai pas envie de m’imposer des règles débiles du genre : rien avant le troisième rendez-vous ou le deuxième mois ou je ne sais quoi. Vous avez envie de faire l’amour la tête dans le frigo, attaché à votre étagère (rrrrrr, étagère ! Ceci est une private joke), la tête en bas et les pieds en l’air ? Et bien faites, peu importe ce que vous dira le/la frustré(e) de service. Ce n’est pas bien ? Mais qui a décidé de ce qui était bien ou pas ? A partir du moment où les deux partenaires sont d’accord, allons-y gaiement. Pensez que je suis une salope, une garce, une nymphomane ou je ne sais quoi d’autre… N’empêche que, moi, je suis épanouie et je vous emmerde bien bas.
La femme conquérante des années 2000
Il y a quelques années, alors que je me préparais à entrer à la fac (je ne dirais pas quand c’était exactement, la nature féminine est pudique lorsqu’il est question d’âge), j’avais lancé un jour cette expression dans une conversation. En fait, je consolais une copine après une rupture amoureuse. Très inspirée, je lui avais parlé de la fac comme d’un immense
supermarché à mecs. Imaginez que sur environ 30 000 étudiants, si on compte à peu près 10 000 hommes (oui, c’était une fac plutôt littéraire), il y en a pour tous les goûts : petit, grand, blond, brun, noir, blanc, jaune, vieux, jeune… On trouve tout ce qu’il nous faut ! Et dans mon délire féministe, j’avais lancé cette merveilleuse phrase : « Nous sommes des femmes conquérantes des années 2000 ».
Qu’est-ce que c’est ? En gros, des femmes qui prennent les hommes, les consomment et les jettent s’ils ne sont pas à la hauteur. Car nous sommes des princesses, voyez-vous. Des hommes, il y en a à la pelle donc il ne faut pas nous traiter comme de vulgaires faire-valoir. Nous ne demandons pas d’être couvertes de bijoux et autres cadeaux onéreux mais juste que les hommes nous aiment pour ce que nous sommes. S’ils ne sont pas à la hauteur, on passe au suivant.
Aujourd’hui, c’est un peu plus facile pour une femme de multiplier les conquêtes même si l’image de « salope » reste encore présente. Si je suis un homme et que je me vante d’avoir couché avec 10 femmes dans la vie, je suis un loser. Si je suis une femme et que je me vante d’avoir couché avec 10 hommes dans la vie, je suis une salope. Pourquoi faut-il
toujours qu’il y ait deux poids, deux mesures ? Au XXe siècle, les femmes ont presque rattrapé leur retard social sur les hommes : droit de vote, droit au divorce, à contrôler leur corps, on les rattrape au niveau des salaires, on s’habille à peu près comme on veut… Mais ça bloque toujours au niveau de la sexualité. J’exagère ? Non et je le prouve : regardez,
quand une jeune fille se fait violer, il y a toujours une âme bien pensante pour dire : « Oui mais si elle ne s’était pas habillée comme ça, aussi… ». Et là est le problème. En été, j’aime m’habiller court, j’ai chaud, c’est normal. Sauf que les hommes (enfin, certains, pas tous) y voient une invitation coquine. Ainsi, en été, ils ont la fâcheuse tendance à laisser des mains traîner, surtout dans les transports en commun. Enfin, messieurs, vous êtes stupides ou vous le faites exprès ? Pensez-vous sérieusement que caresser une fille sans son consentement va vous permettre de conclure avec elle ? J’aimerais qu’un jour, un sociologue fasse une étude sur les techniques de drague et celles qui ont le plus de succès. Je suis sûre que le tripotage dans le bus ou, pire, le métro par 30° arrive bon dernier.
Les femmes conquérantes des années 2000 essaient donc de s’assumer et écrasent de leur talon aiguille les tabous liés à une sexualité féminine libre et exacerbée. Quand je suis arrivée dans ma nouvelle région, j’ai porté haut les couleurs de ce nouveau type de féminisme : « je baise et je fais ce que je veux ! ». Sauf qu’aujourd’hui, je me rends compte que ma carapace de femme sensuelle ne protégeait pas mon cœur et j’en suis perturbée. M’adressant à mes ami(e)s vingtenaires, j’ai eu soudain une révélation : « la femme conquérante des années 2000 n’existe pas ! ».
En effet, faisons un tour d’horizon de nos vingtenaires. Il y a d’abord Victoire, femme extrêmement sensuelle et qui le revendique, multipliant les brouettes avec son Fulbert. Elle ne l’aime pas, elle s’en moque mais… son cœur n’est pas plus protégé que le mien. Sous le vernis de la femme conquérante, se cache une femme blessée qui tente d’oublier l’homme qu’elle aime, William, qu’elle a quitté il y a peu. Les brouettes ne sont pas un baume au cœur : en voulant l’oublier dans les bras d’un autre, Victoire n’a fait que prendre conscience de ses sentiments pour William et lui a envoyé un e-mail de déclaration…
Lucie peut paraître un excellent exemple de cette femme conquérante : parfois, en rentrant de discothèque, alors que d’autres ramènent une gueule de bois, elle rentre avec un homme sous le bras. Quelques brouettes et il repart, c’était sympathique mais faudrait voir à pas s’attacher. Il y a trois ans, Lucie a ramené un homme, un soir, Damien. L’expérience étant concluante, il est revenu une deuxième fois, puis une troisième… Deux ans et demi plus tard, elle a finalement fini par le congédier mais elle l’a aimée, son Damien, et même souffert lorsqu’elle a appris qu’il brouettait avec d’autres filles. Furieuse, elle l’avait congédiée, s’était vengée mais elle l’avait repris, finalement. Reprenant ses airs de femme conquérante, elle n’est pas allée bien loin, finalement, retombant dans les bras du charmant Jérôme, jeune et inexpérimenté mais tellement attendrissant. Si leur histoire n’a duré que quatre mois, elle s’était beaucoup attachée à lui. Quand elle m’en parlait, ses yeux brillaient et elle s’inquiétait de savoir qu’il poursuivait ses études à une bonne centaine de kilomètres d’elle. Sous ses airs de femme dure, Lucie a un cœur, elle aussi. Seuls ses concours la sauvent d’une nouvelle histoire d’Amour, avec un grand A.
Anne ne se la joue pas femme conquérante des années 2000 même si elle en adopte le discours de temps en temps mais ce n’est pas vraiment son genre. Elle espère que chaque coucherie se terminera à la mairie mais sexe et amour, ça ne rime pas. Dernièrement, son cœur a chaviré pour un Allemand, Tobias, qui lui en a fait voir de toutes les couleurs. Elle s’énerve contre lui, pleure, le déteste… mais dès qu’il revient, elle fond devant lui et ne peut pas lui résister. D’ailleurs, il retraverse le Rhin, cette semaine. « Moi, je m’en fiche ! Il dormira sur mon canapé et si on peut se faire plaisir, tant mieux, mais je m’en fiche ! » Je lui adresse un regard interrogateur et elle avoue. « Non, c’est pas vrai, j’ai peur de le
revoir. »
Clara est la seule à ne pas se vanter d’être une femme conquérante des années 2000 et c’est sans doute la plus honnête d’entre nous. Cette fille est merveilleuse, son romantisme est si pur, l’entendre parler d’amour fait rêver. Clara ne rêve pas de l’amour comme on le lit dans la mauvaise littérature de gare, non, elle cherche juste un homme qui l’aimera et qu’elle aimera en retour. Elle prend le temps de faire les choses, elle ne passe pas sous la couette dès le premier soir… Oui, sur ce blog, il y a également des non-obsédés sexuels (enfin, il y en a une).
Même Gauthier, qui a du mal à être une femme conquérante des années 2000 vu qu’il est un homme, a sa part de sensibilité. Collectionnant les conquêtes comme d’autres les billes dans les cartouches d’encre, il cherche également l’amour, sans succès. Un soir de fête, alors qu’il me ramenait chez moi aux petites heures du matin, il me confiait sa peine de ne jamais arriver à tomber amoureux des hommes qu’il fréquentait. Sous ses airs de mangeurs d’homme, il est tout aussi en manque d’amour que nous.
Et moi. Cela fait maintenant un an que je suis célibataire, à quelques jours près, et pendant dix mois, j’ai multiplié les non-relations amoureuses, craquant systématiquement sur des hommes déjà en couple et fidèles (précision importante car la fidélité est une donnée toute relative). Ce n’est pas bon pour l’ego de désirer un homme qui ne nous voit que comme une fille sympathique, peut-être jolie, mais pas comme une petite amie potentielle… Même pas comme partenaire de brouette occasionnelle. Bref, quand j’ai débarqué dans ma nouvelle région, j’ai décidé de m’amuser un peu : la meilleure façon de ne pas souffrir en amour, c’est de ne pas tomber amoureuse. Donc je suis partie dans de folles aventures meetiques jusqu’au jour où ma route a croisé celle de Julien. Et ce que je voulais éviter à tout prix est arrivé : j’ai craqué sur lui. Ma nature de jeune fille romantique est revenue au galop car, comme dit Gauthier : « Toi, ce que tu veux, c’est te réfugier dans les bras de ton chéri pour pleurer devant des soaps ». C’est vrai et faux : j’aime bien me réfugier dans les bras de mon chéri mais j’ai jamais pleuré devant des soaps, je les regarde pas !
Ainsi, en réfléchissant à ma propre vie sentimentale et à celle de mes amis, j’en arrive à cette conclusion : la femme conquérante des années 2000 n’existe pas.
