Non, non, je n’’aurai pas de résolutions !

J’avais décidé l’autre jour de pas faire de bonnes résolutions cette année parce que je les tiens jamais. Mais en lisant le blog des dacrew, ben, ils m’ont donné envie quand même ! Mais comme ça ne sert à rien, je vais un peu appeler ça mes « vœux pieux ». En gros ce que je veux pour 2007 pour que ma vie soit plus belle et que beaucoup de choses, je pourrais les faire toute seule.

En fait, jeudi, j’ai commencé un article où je m’adressais à Dieu, en toute modestie, et je lui demandais des choses. Je commençais par « Alors, déjà, pour la santé, si ça pouvait continuer comme ces derniers temps, ce serait cool parce que j’ai pas été malade depuis juin et ça me va bien ». Du coup, vendredi, je me lève et je suis malade à crever donc je vais arrêter de demander des trucs à Dieu et comme le Père Noël et le petit Jésus sont trop joueurs aussi, je vais rien demander à personne, je vais juste dire ce qui serait bien de faire.

Alors pour moi 2007 devrait être l’année de : mon premier CDI. Ou du moins d’un peu plus de stabilité au niveau boulot. Ouais, je sais, c’est super récurent comme vœu, je vous emmerde avec ça mais c’est important pour moi. Pas important, ESSENTIEL. Bon, je vous ai déjà dit dans un précédent article que je bossais mon relationnel, que je fais plein de trucs et tout ça donc je vais pas te réexpliquer 107 ans la même chose car je pense que tu es suffisamment intelligent pour avoir compris ce que je disais et que tu ne souffres pas d’Alzheimer (et non, je ne dis pas de mal des gens qui souffrent de cette maladie). Mais, curieusement, je suis assez optimiste sur le sujet, cool !

Bon, le boulot, c’est fait alors parlons de ce que j’aimerais faire si je me sors un peu les doigts du cul cette année :

– travailler mes langues. Notamment l’anglais, je parle pas de trucs cochons, là. Et si je me bougeais pour apprendre un peu le russe, ce serait cool.

– faire toutes les choses que je dis que je vais faire. En gros, écrire la suite de Technopolis que j’ai commencé y a trois ans, tricoter un peu plus que trois mailles tous les 2 mois, écrire, écrire, écrire… Et faire les t-shirts vingtenaires, depuis le temps que je le dis… Faire des travaux manuels parce que ça m’occupe.

– arrêter de fumer. Bon, ok, c’est déjà fait depuis quasi quinze jours (yeah !) mais chez mes parents, c’était facile. Hier, je suis allée au café avec un éminent blogueur de passage dans ma région et qui m’a gentiment refilé sa crève (‘foiré !) et des tas de gens fumaient et là, ça m’a un peu démangée mais j’avais pas de clope à disposition et j’ai pas cherché à en avoir. Mais bon, à mon retour, ça va être hard quand même parce que, ici, j’ai pas l’habitude de fumer mais là-bas… Mais bon, il me suffit de penser au 15 à 20 euros d’économisés par semaine pour me motiver.

– avoir un corps de rêve. Ce qui veut dire faire du sport (et la brouette, ça compte pas). C’est à dire dépoussiérer mon rameur, par exemple, apprendre le roller avec un charmant jeune homme et même aller à la piscine à quelques centaines de mètres de chez moi.

– être mieux organisée, histoire d’avoir le temps de faire des choses

– arrêter de perdre du temps à faire des choses qui ne me font pas avancer. Oui, regarder des conneries à la télé, ça détend, jouer au poker sur le net aussi (mais je paie rien, hein !) mais c’est pas comme ça que je trouverai du boulot et que j’écrirai tous mes articles

– arrêter de me faire virer des assedics tous les mois parce que j’oublie de dire que j’ai pas de boulot

– réaménager mon appart parce que j’aime plus du tout la disposition actuelle

– me faire de nouveaux amis parce que j’aime bien faire de nouvelles rencontres

– arrêter d’être trop gentille parce que pour ce que j’en suis remerciée, ben merci… Je ne serai plus l’assistante sociale ou la psy des gens qui ne sont jamais là quand j’ai besoin d’eux. Sans être une partisane du donnant/donnant, arrive un moment où le système donnant/prenant ne fonctionne plus. Je ne veux plus passer mes journées à jouer les psy sur MSN, ça me bouffe trop de temps.

Si tout ça pouvait se réaliser, ce serait cool et ce sera essentiellement grâce à moi. Pour beaucoup de trucs, y a que moi qui peut le faire… Mais bon, ceci n’est pas une liste de résolution, c’est juste ce qui serait bien que je fasse dans ma vie… Et pas juste en janvier !

The interview (part 2)

Valéry : Vois-tu le verre à moitié vide ou à moitié plein ? Pourquoi ?
A moitié plein, je suis une éternelle optimiste. Un peu trop des fois mais c’est rare que je vois tout en noir. Par contre, quand je me mets à voir le verre à moitié vide, c’est le cercle vicieux, je finis même par le voir à 1/4 vide.

Quel est ta plus grande réussite ? Ton plus grand regret ?
Ma plus grande réussite est à venir ! Mais pour l’heure, je crois que c’est d’avoir réussi à décrocher un diplôme de journalisme, mon rêve d’ado. Mon plus grand regret, j’ai déjà répondu plus haut.

Quelles sont tes attentes dans la vie ?
Mes attentes, elles sont classiques : un boulot qui me plaît et une vie privée peinarde (mais pas trop, trop, quand même) avec un homme que j’aime et qui m’aime. C’est pourtant pas bien compliqué ! Je n’ai pas la folie des grandeurs, je ne demande pas d’être rédactrice en chef du Monde, juste rentrer chez moi le soir avec ce sentiment de satisfaction d’avoir bien fait son boulot et retrouver mon homme qui me demande si la journée s’est bien passée. On se raconterait nos journées, on se ferait des câlinous et tout, le piiiiiiiiiiiied !

Jusqu’ou es-tu prête à aller pour réussir ?
Honnêtement, je ne sais pas. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu besoin d’aller bien loin, juste maîtriser les entretiens de motivation. Je suis prête à faire des sacrifices d’ordre matériel, je m’en fous de bosser avec des horaires de dingue ou de déménager si on me propose un CDI (je partirai pas pour un CDD de 3 mois), de me taper deux heures de transport par jour… Ou d’être payée une misère. Par contre, coucher pour réussir, non… Ou alors, faut vraiment que je tombe folle amoureuse du recruteur (dans ce cas, y aura sexe avec ou sans boulot à la clé).

Quels sont tes qualités/défauts ?
Mes qualités : je suis curieuse, j’ai toujours une soif d’apprendre, super utile dans notre métier. Je suis opiniâtre et je comprends très vite ce qu’on me demande de faire, je suis efficace… à partir du moment où je m’y mets. J’ai une bonne imagination, je pense être généreuse et altruiste. Et puis chuis trop drôle. Mes défauts : curieuse (c’est pas toujours une qualité), impatiente, bordélique, rêveuse, susceptible, je fais traîner les trucs que j’ai pas envie de faire. Et j’ai une écriture épouvantable, aussi.

 

Si tu devais te lancer pour une cause humanitaire, quelle serait-elle ?
Bonne question que je me pose aussi car j’aimerais m’engager dans quelque chose. A une époque, un copain était parti en Afrique en mission humanitaire au Burkina Faso et j’avais envie d’en faire autant, quitter mon petit confort pour me frotter à la misère. Idéalement, j’adorerais partir donner des cours à des enfants en Afrique. Mais j’ai peur à cause de ma santé : le BCG ne marche pas du tout sur moi et c’est vrai que choper la tuberculose, c’est pas forcément très utile. Plus près de nous, en France, je suis intéressée par des mouvements comme « Ni putes ni soumises », filer un coup de main au planning familial ou donner des cours de français aux femmes musulmanes de la 1ère ou 2ème génération qui ne savent pas lire et écrire. Ca, ça me plaît bien, ça aide à l’intégration d’une façon simple mais efficace.

Si tu as le choix entre être heureuse en amour mais malheureuse professionnellement ou heureuse professionnellement mais malheureuse en amour…Que choisis-tu ?
Honnêtement, ça me fait chier de choisir mais je crois que je préfère faire une belle carrière. Pour moi, une vie réussie, c’est une vie remplie et mine de rien, même si on n’est pas connus, réussir dans sa vie professionnelle, c’est un peu la clé du bonheur pour moi. Disons que je considère qu’il est plus facile de réussir dans le professionnel que dans le privé car il est plus facile de maîtriser sa carrière que ses sentiments. C’est pas pour autant qu’il suffit de claquer des doigts pour réussir, juste que je n’ai aucun doute sur ma réussite professionnelle à longue échéance.
 
Ecureuil : quelle est ta taille en boites de kitkat empilés pour Kenya?
C’est possible d’avoir une photo (floutée pour l’anonymat) avec les boites?
Ah alors je suis très emmerdée pour te répondre dans la mesure où Kenya ne mange que des croquettes ! Bon, si on dit qu’une boîte de kitkat fait 20 cm (j’en ai aucune idée mais je suppose), il en faut quasiment huit pour faire une Nina… Putain, je suis naine !! Et comme j’ai pas lesdites boîtes, il n’y aura pas de photos, désolée…
 
Rem : Tu es échoué sur une ile. Un naufragé male est aussi sur l’ile. Est-ce Brad ou sagamore?
Je peux pas avoir les deux ? Bah, je dirai Sagamore car il est plus jeune. Non mais c’est vrai, on sait pas combien de temps on va rester sur l’île et Bradounet, il est déjà quadra et je pense pas que l’île fournisse du viagra, mouarffff ! Puis Sagamore, il est moins connu, on le cherchera moins !
Tu vas continuer ton blog longtemps ?
Je continue d’abord et surtout parce que ça me plaît, même si y a des jours où je dois bien me triturer la tête pour trouver quoi raconter. D’un autre côté, j’adore écrire des articles vides où je commence sans savoir où je terminerais, c’est vraiment les plus marrants à écrire. Et ça montre le côté brouillon de ma personne qui n’apparaît pas forcément dans d’autres articles. Et puis, ce blog, c’est un peu mon bébé, je l’arrêterai à la date que j’ai décidée, pas parce que quelques détracteurs m’y auront poussée.
 
Tock : – D’où viens tu ? (La réponse Toulouse ne suffit pas bien sur…).
Je ne veux pas donner ma ville de naissance mais c’est pas loin de Toulouse. Dernier voile que je souhaite conserver sur ma vie, avec mon vrai nom. Un jour, je le dirai sans doute mais pas encore. Enfin, je suis née dans une petite ville de province à la vie tranquille, quand je suis arrivée à Toulouse, c’était vraiment la grand’ ville mais je me suis adaptée. Mais je crois que j’aurais été parachutée de suite sur Paris, j’aurais été traumatisée.

 

– Tes parents connaissent-ils l’existence de ce blog ?
Mes parents savent que j’ai un blog mais ne connaissent pas l’adresse et ils ne la connaîtront jamais ! Je pense que mes parents n’ont pas besoin de connaître mes petites histoires de cœur (et de fesses). Depuis Guillaume 1er, ils ont entendu parler d’Arnaud car un jour, j’avais des tas de suçons dans le cou donc j’ai dû cracher le morceau. Ils ont su aussi que j’étais partie en week-end en Bretagne donc ils se doutent que j’avais un mec là-bas. Je préfère ne leur parler que des hommes qui comptent pour moi ET qui restent quelques temps dans ma vie. Ma sœur, par contre, le connaît mais elle refuse de le lire.
– Que font-ils dans la vie (réponse vague bien sur…)?
Mon père est cardiologue et ma mère infirmière.
– Que vois tu dans les yeux des gens à qui tu annonces que tu as un blog ?
Quand je dis aux gens que j’ai un blog, ils réagissent avec amusement et curiosité. Certains me prennent aussi un peu de haut, dans le genre « un blog, c’est un truc d’ado » mais je me plais à leur prouver le contraire. Mais en général, les gens me posent toujours la question du « mais pourquoi ? ».
– Pourrais tu mettre fin à ton blog si ton mec (le bon…) te le demandait (pour une raison valable bien sur) ?
Je mettrai fin à mon blog à une date précise que j’ai déjà choisi et si mon mec (le bon) comprend pas, c’est que ce n’est sans doute pas le bon. Par contre, quand je suis amoureuse d’un mec, je ne parle pas trop de lui sur le blog donc il n’a pas trop de soucis à se faire…

– 550 articles…Les principaux évènements de ta vie depuis deux ans (c’est ca ?)…N’est ce pas dangereux ?
Je ne vois pas en quoi le fait qu’un an et demi soient relatés ici soit dangereux en soi. Si c’est par rapport à mon futur, de toute façon, je n’ai rien à lui cacher alors… De façon toute personnelle, j’aime voir l’évolution de ma personne sur cette période, les sentiments que j’ai eus à un moment donné… Et de voir que sur certains trucs, j’en suis toujours au même point !
– Qu’est ce qu’un bon lecteur de blog ?
Un bon lecteur de blog ? Je sais pas moi, quelqu’un qui me juge pas après avoir lu trois articles et ne m’impose pas sa vision de ma personne car faut comprendre que je suis plus que ça, il y a des choses dont je ne parle pas. Un bon lecteur ne cherche pas à pénétrer mon intimité non plus, il reste à sa place et me laisse à la mienne. C’est-à-dire que si je réponds pas à ses avances, c’est pas forcément la peine d’insister, par exemple.
– Peut on avoir une fausse image de toi après avoir lu les 550 articles de ton blog ?
Et donc oui, on peut avoir une fausse image de moi. Disons que je connais quelques lecteurs et c’est marrant de voir que certains me percent très facilement à jour et d’autres non. J’en ai rencontré un la semaine dernière, par exemple, il m’a dit que selon la tournure des phrases, il savait si j’avais le moral ou pas. Bon, ok, j’avais remarqué qu’il était très intelligent mais là, ce fut une révélation, je ne m’en étais pas rendue compte. Je pense que globalement, on peut me prendre un peu trop facilement pour une fille facile qui ne cherche qu’à coucher alors que mes statistiques personnelles sont plus que modestes. On ne se rend pas compte que je peux aimer, aussi, et souffrir, par la force des choses.
– quelle est ta vision du monde ?
Ma vision du monde ? Assez pessimiste, en fait. Oui, je suis optimiste pour ma petite vie mais quand je vois l’état du monde, je vois pas trop de motifs de me réjouir. C’est pas pire qu’avant, des guerres, il y en a toujours eu mais quand je regarde l’histoire du XXe siècle, surtout après la seconde guerre mondiale, et aujourd’hui, je me dis que l’homme n’apprend vraiment rien. La paix dans le monde, c’est une belle utopie, je pense que, de fait, elle est impossible, quoi que l’on fasse. On a juste changé les méthodes mais les finalités sont les mêmes. Quant à la fracture nord/sud, je pense qu’elle n’est pas prête de se résorber.
– as tu un problème avec le hasard ? (C’est ma question préférée…Je pose souvent cette question aux gens qui m’intriguent. Il parait que tu tires les cartes d’ailleurs, non?).
Ai-je un problème avec le hasard ? Non, je trouve qu’il fait plutôt bien les choses. Comme je suis impatiente de nature, j’ai parfois du mal à me laisser voguer et voir ce qu’il se passe mais j’apprends, petit à petit, à ne plus précipiter les choses.
– es tu libre ? ( pas ce soir hein…en général).
Je me sens globalement libre. Déjà, depuis ma plus tendre enfance, mes parents m’ont toujours laissé faire mes choix. J’ai choisi toute seule ma première langue (allemand, j’ai tout perdu), ma filière littéraire (vu mes notes en sciences, de toute façon, j’étais clairement pas faite pour aller en S, ça tombait bien), mes études et tout ça. Ils m’ont laissé libre de choisir ma carrière et me laissent faire. Vu que je ne subis pas de pression particulière de mes parents, je me sens très libre, c’est agréable. La seule personne qui me fout des limites, finalement, c’est moi. Bon, mes parents n’ont pas non plus eu une éducation permissive mais globalement, aujourd’hui, je ne remets en cause aucune de leur décision.
– as tu quelque chose à prouver ? si oui, quoi ?
Evidemment, on a tous des choses à prouver ! Enfin, surtout à moi, je me fous des défis et quand j’y arrive, que je suis fière ! Actuellement, je veux me prouver que je suis capable de réussir professionnellement parlant. Pendant quelques temps, j’ai aussi voulu me prouver que je plaisais aux hommes mais bon, maintenant, je suis rassurée sur ce point. Non, vraiment, le domaine où je veux/dois encore faire mes preuves aujourd’hui, c’est sur le plan professionnel. Ok, je suis une super stagiaire mais maintenant, j’aimerais être une super journaliste !
– as tu un véritable secret ?
Le principal secret ici, c’est mon nom et prénom et la suite de ma carrière, je sais à quoi mes prochains mois vont être occupés mais j’en parlerai pas ici tant que ça ne sera pas fini. Sinon, non, je crois pas avoir de secrets…
 
Zibro : Dis moi Nina, il est passé où le chat??
Là, elle est dans la cuisine, elle mange ses croquettes !
(suite et fin la semaine prochaine)

La nouvelle vierge

C’est moi. Rassurez-vous, respirez, je n’ai pas décidé de me faire recoudre l’hymen : de un j’ai pas les moyens, de deux, je vois pas l’intérêt. Et de trois, je sais même pas si j’avais un hymen au départ car s’il s’est déchiré, il l’a fait tout en douceur et je n’ai rien senti. Oui, ça existe des filles qui n’ont pas d’hymen ou plutôt qui ont un hymen sans membrane. Mais peu importe, le sujet de cet article n’est pas mon hymen. (vous êtes rassurés, je suppose).
 
Comme j’expliquais l’autre jour, en ce moment, ma libido frôle le néant absolu. Normal, c’est l’hiver et j’ai la tête à autre chose. Je n’ai aucune envie de partir à la conquête de qui que ce soit et de tenter de nouvelles expériences à l’heure actuelle. Moi, je veux me glisser dans mon lit le soir avec mon pyjama en pilou pilou (je n’en ai pas mais c’est pour l’image) avec un bouquin, une tisane et mon chat, même pas épilée. De plus, avec Guillaume, on a décidé de passer d’une amitié brouettesque à une amitié tout court donc les possibilités de brouette pour les prochains jours, semaines ou mois sont réduites à néant. Certes, il me reste encore Laurent, un coup de fil et il vient m’honorer comme il se doit mais je n’en ai pas envie, mais alors pas du tout.
 
J’ai donc décidé de me refaire un peu une virginité. D’abord, j’ai besoin de mon énergie pour trouver du travail, leitmotiv obsédant de ces dernières semaines, voire mois. Je ne crois pas que brouetter toute une nuit va m’aider à me lever tôt le matin pour chercher du travail ou écrire des articles (sérieux, pas pour le blog). Et puis si je regarde la chronologie des derniers mois, je n’ai pas passé un mois sans avoir de rapports sexuels réguliers ou non, j’ai enchaîné deux relations plus ou moins exclusives (Arnaud puis Guillaume) donc une petite pause s’impose. Le travail d’abord, le sexe ensuite.
 
Par ailleurs,si on prend l’adage : plus je le fais, plus j’ai envie de le faire (ce qui est plutôt vrai), je perdrais un temps fou à courir après de nouvelles brouettes. Pas le temps, pas le temps. Puis j’ai envie de me poser un peu, passer de bras en bras, c’est bien un temps, c’est éminemment flatteur mais en ce moment, c’est pas du tout ce que je veux. Dans l’idéal, j’aimerais une vraie relation pas trop prise de tête mais j’ai totalement la flemme de chercher et je ne suis pas sûre que ce soit le moment idéal pour construire quoi que ce soit dans ma vie privée. Le boulot d’abord, le boulot d’abord.
 
Et puis, toute cette énergie que je dépensais en brouette, je vais la mettre dans le sport ? Oui, la brouette, c’est du sport mais une brouette par semaine ou par mois ne vaut pas une heure de stepper par jour.
 
De plus, l’abstinence, parfois, ça fait du bien. Sur le forum JNSM, beaucoup de filles sont en « abstinence volontaire » et je les comprends. Le sexe, c’est bien, je ne dirai jamais le contraire, mais c’est tout aussi bien de se poser à un moment et de ne plus pratiquer. D’abord parce que les soirées à bouquiner, c’est tout aussi bien. Ensuite vaut mieux faire une pause que se jeter au cou du premier venu pour quelques galipettes qui ne seront pas forcément divines. J’ai fait ça il y a quelques temps, je sais très bien de quoi je parle. Quand je vois le plaisir que j’ai eu avec Guillaume avec qui j’avais une réelle complicité, je me dis que c’est dommage de se donner à n’importe qui. Le sexe, c’est trop bon pour être bâclé. Et puis reprendre une activité sexuelle après une (petite) pause, c’est redécouvrir certaines sensations, c’est bon. C’est comme la première tartine de Nutella ou la première cuillère d’Haagen Dasz après un régime : c’est tout simplement orgasmique. Et oui, pour apprécier les bonnes choses, il faut savoir s’en priver parfois. Je sais, se jeter sur un pot de Nutella après un régime, c’est idiot mais c’est juste une image.
 
Cette pause, j’en ai besoin. Je crois que quelque part, la frénésie sexuelle des derniers mois m’a un peu fatiguée et j’ai envie de me refaire une santé. Je ne regrette rien mais je dois me recentrer un peu, voir de quoi j’ai envie et avec qui, ne pas me donner au premier venu parce que « une brouette, c’est une brouette ». Ces derniers mois m’ont prouvé que je plaisais, que j’étais jolie et désirable (oui, avant, j’en doutais) et de vivre de jolies histoires. Même les histoires les plus glauques sont matières à enseignement donc pas de panique. J’ai encore des désirs et fantasmes que j’aimerais assouvir (sans que ce soit une obsession) mais nous verrons ça plus tard.
 
Et puis curieusement, je me sens séduisante en ce moment donc aucun besoin de séduire pour me rassurer. Samedi, je me regardais dans la glace, cheveux pas peignés, pas maquillée… Ben je me trouvais jolie quand même. Ça peut paraître bizarre mais pas besoin d’homme dans ma vie, je suis belle sans eux, aussi. Par ailleurs, j’ai la sensation inexplicable que ma prochaine histoire sera quelque chose d’énorme, autant pas me précipiter sur le premier venu… Surtout que Guillaume est passé de la case « amant » à la case « meilleur ami hétéro qui veut pas que je sorte avec n’importe qui ». Il va falloir que je lui communique le pedigree de tous mes prétendants, maintenant… En même temps, c’est réciproque, je vais surveiller ses histoires aussi, j’ai pas envie que n’importe qui me succède dans ses bras.
 
Bref, en somme, je vais profiter un peu de cette période de solitude pour devenir une fille géniale (je le suis déjà un peu, hein) et irrésistible, avec un métier qui rapporte des sous, une femme active des années 2000 comme on les désire. Et parce qu’une fille géniale ne peut attirer qu’un mec génial, mon prochain mec sera forcément bien.
 
Enfin, comme j’ai dit à Gauthier hier : « je me demande combien de temps je vais avoir envie de rester chaste » !