Pan dans les dents !

Aujourd’hui, je me suis pris une claque. Pas physiquement, personne ne m’a frappée, ce fut une claque symbolique.
 
La vie est parfois étrange. On se lève, le matin, de bonne humeur, le cœur allégé par la brouette de la veille, tout va bien. Je m’habille et je file à un rendez-vous en ville avec Sab et Gauthier. En chemin, la demoiselle m’avertit qu’elle ne pourra pas déjeuner avec nous mais elle nous rejoindra après. Soit. J’arrive au lieu de rendez-vous, je me pose contre la barrière de l’entrée du métro, j’allume négligemment une clope. Il  fait beau, la vie est belle ! Mais le drame est proche…
 
A un moment, un gars s’approche, il parle au mec à côté de moi puis il vient me voir. Polie, je l’écoute qui m’explique qu’il vend des briquets pour le bizutage de son école de commerce. Je lui explique que je connais le principe. « Ah, vous êtes étudiantes ?
– Non, j’ai fini. »
Et, là, c’est le douche : je ne suis plus étudiante. JE NE SUIS PLUS ETUDIANTE ! C’était la première fois que je l’énonçais verbalement et prononcer cette phrase m’a fait étrange. Du coup, je me suis retrouvée en tête à tête avec ma cigarette et j’ai réfléchi à ma nouvelle condition.
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Une fac couleur rouge
Qu’est-ce que c’était, être étudiante ? Heu… Me lever à 7h tous les matins pour aller m’abreuver à la source de la connaissance, je partageais mon temps entre les cours et les séance de révision à la bibliothèque, j’avais toujours trois livres sous le bras, des pages de cours couvertes d’une écriture précise et stylée… Bon, d’accord, j’avoue, je mens. A la fac, j’ai appris à jouer à la belote et au tarot ! J’ai passé un temps pas croyable à la cafétéria (pas du tout aussi belle que dans Hélène et les garçons), les serveuses nous connaissaient, on s’est même fait un bowling avec la plus sympa d’entre elles. Mais surtout, à la fac, y avait des personnages haut en couleur.
 
Il y a avait d’abord les syndicalistes. Je n’ai rien contre les syndicalistes en général, mais à ma fac, il y avait quelques spécimens pas piqués des vers dont le plus célèbre d’entre eux, Jésus, alias je sais plus quoi de son vrai nom. Naturellement, nous l’appelions Jésus en raison de sa longue chevelure et de sa barbe qui lui donnait un vague air de Jésus, donc. Il était petit, vraiment petit, un mètre 60 à tout casser. Sa chevelure était impressionnante, on y aurait perdu un peigne si on avait tenté de discipliner tout ça. Evidemment, il avait le keffieh, comme tous ses camarades. Outre son caractère anarchiste, il était également militant végétarien. Sur les murs de la fac, des petits autocollants ont fleuri : « celui qui se dit pacifiste et qui mange de la viande est un fumiste ». Du coup, des rigolos ont inventé un nouveau syndicat : « carnivore » avec un petit journal racontant l’agonie d’une carotte ébouillantée vivante sans que personne ne lui ai demandé son avis.
 
Sinon les syndicalistes extrémistes de ma fac avaient une particularité. Dès que nous n’étions pas d’accords avec eux, on se faisait traiter de fasciste. On est contre la grève, on est fasciste, on refuse de manifester avec eux, on est fasciste. Une fois, j’ai quitté une AG avant la fin, ça faisait quatre heures que j’y étais et j’en pouvais plus. Une nana m’est tombée dessus et m’a traitée de fasciste car je ne respectais pas la démocratie… Bon, quand j’ai commencé à lui répondre, elle s’est cassée, elle devait penser que j’allais me laisser insulter comme ça… Je sais pas comment c’est dans les autres facs mais dans la nôtre, ils étaient tellement agressifs avec leurs discours pré formatés qu’ils n’étaient franchement pas appréciés. Cependant, j’en côtoyais quelques uns et j’ai eu une conversation un jour avec l’un d’entre eux.
« Mais comment tu veux qu’on vous prenne au sérieux à force de revendiquer tout et n’importe quoi ?
Non, on ne fait pas ça !
Mais si, regarde : en 98, vous avez manifesté contre le projet Attali et, à l’arrivée, dans la liste des revendications, vous avez demandé le SMIC étudiant et le transport gratuit pour les étudiants, c’est ridicule !
Oui mais pour avoir ça (il montre sa main), il faut demander ça (il me montre son bras). »
Bon, sur le principe, ok, mais quand les revendications sont remontées au Ministère de l’Education Nationale, ils ont dû rire : bien sûr, il vont intervenir exprès auprès de la SEMVAT (qui gérait les transports toulousains à l’époque) pour nous assurer des tickets gratuits…
 
Quel bonheur d’être fous
Mais le mieux, à ma fac, c’était les fous. Et y en avait un paquet ! Tous localisés au resto universitaire (RU) et ayant une passion pour notre table. Il y avait d’abord Ginette, la sex symbol de service (humour). Outre le fait qu’elle était fringuée bizarrement avec sa banane et son sac en strass, elle était d’une lourdeur peu commune. La première fois que je l’ai vue, elle s’est installée à notre table, je l’ai prise pour une copine de Guillaume avec qui je sortais depuis quelques jours. J’étais en train de bosser sur je ne sais plus quoi (oui, je bossais au RU, ça va !). Et là, elle commence à me parler, à me raconter des trucs louches, qu’elle lit Raymond Aron pour passer son diplôme (équivalent bac pour intégrer un DEUG, j’ai oublié le nom). Pendant ce temps, Guillaume ne pipe mot, je me demande bien qui est cette fille avec qui j’ai un vrai dialogue de sourds et je finis par être très sèche, j’avais autre chose à faire que d’écouter ses délires. Ginette finit par partir (ouf !) et là Guillaume me révèle : c’est une grosse lourde qui le colle, il ne la supporte pas.
 
Pourtant, cette fille était fascinante : elle trouvait tout beau. Moi, ma trousse, mon livre, mon stylo encre, mon écriture (ahahah !), la carte de la Méditerranée de Gauthier (ahahahahah !), tout quoi. Elle arrivait, elle faisait : « salut les amis ! », personne ne lui répondait. Ou alors, son grand truc, elle nous attrapait quand on passait à côté d’elle et elle nous faisait : « salut-ça-va-et-toi ? ». Sinon, elle s’asseyait parmi nous si nous avions le malheur d’avoir une chaise vide et elle agissait par mimétisme. Du genre, un jour on jouait à la belote (pour changer) avec mes futures ex-amies et une fait : « allez Nina, pose ton valet ! » et l’autre : « allez Nina, pose ton valet ». Un autre tour, je fais un coup magistral (pour une fois que j’ai du jeu) et mes copines applaudissent. Trente secondes plus tard, l’autre nous imite… Avec elle, j’ai appris l’art d’ignorer les gens avec qui je n’ai pas envie de parler, tout un art.
 
Sinon, il y a « la vieille qui pue », qui hante tant la fac de sciences sociales que la fac de sciences humaines. Quand on passe près d’elle, il y a comme un étrange parfum d’égouts… A côté, le métro parisien sent bon le printemps. Bon, ce n’est pas tant ça, le problème. Elle est folle, mais d’une force. Déjà, quand elle marche dans la rue, ça fait : « pied droit-insulte-pied gauche-insulte… ». Donc, quand on la croisait, on avait droit à un charmant : « sale petite pute, pétasse, bande de cons ! ». Fallait pas le prendre pour soi, elle poursuivait cette litanie incessante à longueur de temps, indépendamment des gens qu’elle croisait. Un ami m’a raconté des trucs marrants à son sujet. En fait, cette femme passait sa journée à la bibliothèque, elle prenait les livres un par un et elle en recopiait l’index ou la table des matières, je me souviens pas… Si jamais il manquait un livre (ce qui arrive souvent dans une bibliothèque), elle pestait : « quelle bande de petits bâtards ! ».
 
Cette dame habitait à côté des parents d’un gars et elle était franchement TRES dérangée. Un soir, la voilà qui tape à la porte de ces gens-là.
« Oui ?
– Pourriez vous dire à votre mari d’arrêter de traverser les murs, ça me dérange ! »
 
Mais la plus belle, la plus forte, la plus merveilleuse de tous ces frappadingues, c’était Pascale ! Championne du monde de la folie ! Tout a commencé un jour où on jouait à la belote, il y avait Gauthier, Guillaume mon mien, Guillaume bis (un ami de lycée de Gauthier) et votre dévouée. On joue quand, tout à coup, une femme se penche sur Gauthier et lui dit : « pour la malle de la voiture, c’est d’accord ! ». Elle s’éloigne un peu, se retourne : « c’est d’accord, hein, c’est d’accord ! ». Forcément, on explose de rire, Gauthier ne comprend rien, on n’en peut plus. Arrive notre serveuse préférée qui se penche vers nous et fait : « elle est pas bien, elle, hein ? ». Et là, elle nous parle de Mme Pascale, la fille qui s’amuse à arracher les affiches des syndicalistes à peine il les ont collés… Ce n’est pas un acte politique, c’est juste qu’elle est tarée. Une fois, elle va voir une serveuse du RU et lui fait : « toi, tu t’appelles Djamila !
Non, pas du tout.
Si, si, tu t’appelles Djamila !
Mais non !
SI TU T’APPELLES DJAMILA !!
Oui, oui, ok, je m’appelle Djamila.
Avec un ou deux L ? »
Voilà, c’est Pascale ! Une fois, j’accompagnais un ami à un examen et là voilà qui s’assoit à côté de moi. Alors que je discutais avec mon ami, elle se penche vers moi et me fait : « j’ai pris mon chéquier au cas où ! » Oui, tu m’étonnes ! Je lui adresse un « oui » poli et je reprends ma conversation mais elle poursuit : « on dit fidiciaire ou fiduciaire ? ». Comprenant qu’elle parlai économie, je lui réponds fiduciaire mais le meilleur est à venir. Je reprends ma conversation et là, notre ami fait fort : « vous aussi, vous attendez pour le cours Bi fifty two ? (B52) ». Tout le monde se regarde atterré et là, un mec, trop fort, lui répond : « non, ça, c’est un avion, à la limite un groupe de musique mais pas un cours ! » « ah, d’accord ! ». Mon ami va pour passer son oral, je ne veux surtout pas lui parler donc je plonge le nez dans le seul bouquin que j’ai sous la main, à savoir un plan de Paris. Je l’entends qui parle, qui glousse, puis elle part passer son oral. Je regarde le mec qui était à côté d’elle.
« Tu la connais ? lui demande-je
Non.
Mais vous n’étiez pas en train de parler ?
Non, elle parlait toute seule… »
Seigneur Dieu !
 
Et voilà, je ne suis plus étudiante, je n’aurai plus l’occasion de fréquenter tous ces gens décalés, fous, d’un autre monde… Et je ne pourrai plus jouer à la belote tous les jours entre midi et deux.
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43 réflexions au sujet de « Pan dans les dents ! »

  1. Sab dit :

    Preum’s! hihi

    Pitain moi aussi ça me fout les boules c’était bien la vie d’étudiant…

    Et merci pour cette petite virée shopping 😉 J’espère que Gauthier s’est remis de ma blague 😀 😡

    Nina : Il m’en a pas reparlé, il a dû occulter! 😉 Ouais, ça me manque la vie étudiante! Vais peut-être me réinscrire! 😉

  2. Purée, j’ai l’impression de me retrovuer à nanterre !!! Avec ces syndicalistes bornés et ses tarés de premieres. Les mecs qui n’hesitent pas à arreter un cours d’un prof et à l’engueuler parce qu’ils les laissera parler mais seulement à la pause. Ah putain ce que j’ai pu m’ennerver contre eux… Coment tu veux qu’on soit credibles à gauche avec des teubé pareils

    Nina : Oui, Nanterre, dans le style, c’est pas triste, à ce que j’en sais! On avait aussi les mecs qui arrivaient en cours et insultaient les profs… En +, j’étais en histoire et les profs d’histoire étaient honnis par les grévistes… Franchement, cette agressivité permanente, c’était pénible.

  3. Ben, en fait, les Vingtenaires comme nous ont tous la même nostalgie à ce que je vois …

    On serait pas un peu has been avant d’avoir été ?
    (Nan, c’est vrai, c’était top le RU et les grèves …)

    Nina : C’est vrai que c’est dingue d’avoir autant de nostalgie à notre âge… Je viens à peine de terminer et, déjà, ça me manque, c’est terrible! En même temps, ça fait 6 mois que j’ai pas eu cours et ça m’a pas manqué…

  4. j’arrive au boulot, je me sens bien… et PAN ! La clauqe… mais qu’est ce que je lui ai fait à Alya pour qu’elle me fasse mal comme ça… perso, j’y ai passé 8 ans à la fac… j’ai eu peu de mal à couper le cordon… ça me donne bien envie d’écrire un petit truc la dessus…

    Nina : Elle t’a fait quoi Alya? J’ai pas suivi, là… 🙁 J’ai passé 7 ans à la fac, perso, 5 ans en histoire, un an en science po et un an en journalisme, donc. Techniquement, si on accumule les bac +, j’en suis à bac +13!! :p Tous ces diplômes pour finir au chômage, pfiou! Faudra que j’écrive un article plus spécifiquement sur mon cursus universitaire…

  5. nico do breizh dit :

    je n’ai pas eu la chance (ou la malchance) de faire mes études dans une fac avec un grand campus. Donc pas de syndicalistes fanascistes de merde et pas d’hurluberlus.

    sinon la vieille dame malodorante, elle venait peut être de finir le Horla.

    Nina tu joues à la coinche ou à la belote normale?

    Nina : A la belote normale, je sais jouer à la coinche aussi, remarque, mais on y jouait trop peu… Si tu veux, on ira se balader à Nanterre, ça va être drôle, on ira à la cafèt’ et on jouera à la belote! Puis on trouvera une AG et on votera pour la révolution…

  6. joune dit :

    t’inquietes y’en a partout des comme ca, t’en recroiseras

    Nina : Et bien figure-toi qu’autant à Toulouse, des fous, y en a partout, autant à Paris, j’en ai pas vu ou alors ils étaient noyés dans la foule… J’aime bien les doux-dingues, moi, du moment qu’ils n’agressent personne…

  7. gloups dit :

    souvenirs, souvenirs *soupir*..
    Moi, ca remonte à pres de…non!?! tant que ça??
    8 ans que j’ai quitté la classe privilégié des étudiants?????

    Nina : Oh le vieux! 😉 C’est marrant parce que quand j’étais étudiante, j’avais la trouille de l’après et finalement, j’y suis et je m’en suis même pas rendue compte! Bon, maintenant, découvrons les joies des Assedics, de l’ANPE…

  8. romain dit :

    ah moi je suis un ancien syndicaliste étudiant (pas trop le genre extremiste par contre) de l’unef.

    La fac c’était aussi beaucoup beaucoup de rencontres en tous genres, sexuelles comme autres.

    Ah j’ai connu aussi le vieux troskard gay de 45 ans étdiant depuis 22 ans et habitant toujours chez sa mére,.

    Nina : Oui, les syndicalistes dont je parlais n’étaient pas à l’unef, comme tu as dû le deviner…Perso, j’aimais bien l’UNEF, ils faisaient l’effort de communiquer avec les étudiants sans les traiter de fasciste… Mais bon, je me suis jamais syndiquée, je le ferai sans doute quand je serai en CDI car c’est quand même important d’être au courant de ses droits et co… Oui, à la fac, y avait des vieux syndicalistes. Une année, j’avais été écoeurée, y avait un syndicat qui distribuait des tracts : "notre ami Alain qui avait 40 ans vient de mourir d’un cancer, nous sommes tristes… votez pour nous". Alors, là, on avait touché le fond!

  9. Fais comme moi reste étudiante. Je me suis inscrite à l’INALCO en Zoulou et hop hop me voilà toujours étudiante avec les avantages !!! Profitons du système 😉

    Nina: Ben, j’ai 25 ans donc RMI! Tu vas apprendre le japonais? 😉 Si je m’écoutais, je m’inscrirais dans des tas de formation histoire de me cultiver mais me connaissant, je me lancerais à fond dans l’étude en question et je ne chercherais pas du boulot.

  10. Sechev dit :

    Là tu mets dans le mille, Nina !

    Bon, j’avoue, j’étais comme Romain du côté des syndicalistes, à l’UNEF (ID, c’est important ! bon, OK, je sors…) et même des élus étudiants. Super pour vaincre sa timidité : en Deug, 19 ans, tu te retrouves à expliquer ton combat devant un amphi bondé…

    Bon, où j’étais, c’était quand même assez relax, on n’était pas des chieurs (sauf pendant les élections : "t’as voté ? t’es sûr ? pourquoi t’as pas voté ? tu sais, c’est important ! viens, je vais t’expliquer…) on était aidés par les gars du "national" (dont des types de Toulouse, pas les plus calmes…) : un gars du "national", c’est un type qui a voué sa vie au syndicat, un pauv’gars qui écume la France pour participer à toutes les élections étudiantes. Bref, une machine de guerre… Ils sont récompensés par une bonne place au parti, à la fin (à 30 ans, donc).

    C’est vrai que la fac c’est un univers qu’on peut avoir du mal à quitter. Du coup, l’option doctorat permet de retarder les choses. mais quand tu te mets à donner des TD, là tu prends quand même le coup de vieux…

    M’en fout ! j’m’en irai jamais de la fac ! et comme j’suis payé pour y rester, maintenant…

    Nina : L’unef a perdu son ID il y a deux, trois ans, je crois. Je trouvais important qu’on nous explique à quoi servait les élections, y avait effectivement que l’UNEF qui le faisait donc je votais pour eux. A Toulouse, on a de la graine de révolutionnaire, mais des fois, y avait de quoi gueuler et personne ne disait rien, ça m’énervait. Pour faire des forcing pour réclamer un RU gratuit, y avait du monde. Pour se plaindre du retard de l’ouverture de la BU, y avait plus personne… 🙁

    Je suis tentée par un doctorat mais je pense qu’une fois que j’aurai un pied ferme et définitif dans le monde actif, je ne le ferai pas. Et j’ai pas envie de bloquer minimum trois ans de plus…

  11. Q1 !!
    Putain !!
    Mais JE suis à Censier !!
    Tu fais quelles études là-bas ? O_o

    En tout cas c’est très vrai, les syndicalistes de Censier, et les fous, yen a aussi.
    On a un SDF qui vient régulièrement nous parler, il est assez sympa… sauf bourré…
    Vaut mieux lui lacher une clope sinon il te colle looongtemps !
    En dehors de ça il est touchant, il a des enfants qu’il n’a jamais revu depuis longtemps et qui à environ notre âge, forcément nous parler ça lui fait du bien ^^
    Sinon en folle furieuse, j’peux citer la grognasse de l’UFR Cinéma… et le mec de la Mediathèque qui est aussi aimable qu’une porte de prison.
    Ce mec, son seul travail de la journée, c’est daller chercher et ranger des vidéos pour les étudiants… sinon il est assis 80% du temps.
    Et quand on lui demande un film, il gueule…
    Un vrai hargneux…

    Nina : J’ai oublié de parler de Manolo, le SDF guitariste de la fac de droit, mince!!!! :O Faudra que je refasse un article rien que pour lui! C’est fou tous les fous (ahah!) qu’il y a dans les facs, quand même… Faut que je devienne prof, il n’y a pas moyen!!

  12. Correction, j’ai lu presque tous les articles, et franchement… t’as de la chaaaaaance d’être étudiant Erasmus !! *_*

    Nina : Vala, c’est bien ce que j’avais compris! :p

  13. nico do breizh dit :

    ouais bah moi ben je suis pu étudiant et pourtant je bois et je sors toujours autant.

    (c’est ptet parce que je suis en bretagne…)

    Coucou Tink ^^

    Nina ok pour une coinche (ou contrée) à la cafet’ de la fac de Nanterre mais il nous faut 2 autres joueurs 😉

    Nina : Tink et Gauthier…. On aura qu’à aller à la fac du jeune homme!! 🙂

  14. visiteuz dit :

    Ah la la et aprés je me demande pourquoi je reste étudiante moi 😉

    Nina : Oui, Visiteuz, reste-le le plus longtemps possible, c’est une période de la vie qui est magique !

  15. Argh, Nanterre… le campus le plus déprimant au monde …

    Nina : Je n’y suis passée qu’en RER, c’est déjà suffisamment laid de loin, j’ai pas du tout envie de m’en approcher! :p

  16. ouiiii ! Vive la vie estudiantine! Tres joli article Nina. Je te rassure, c’est partout pareil. Et en passant, vive la vie estudiantine!

    Nina : Merci… Oui, je crois que les campus sont tous à peu près les mêmes, c’est rassurant, quelque part…Comme ça, quand on change de fac, on n’est pas dépaysés! 😉

  17. j’avais dit… j’ai pris également la plume pour les années fac, sur mon site : http://www.boucetmoustache.com/
    ou directement ici
    http://www.boucetmoustache.com/article-1010094.html

    on s’est quand même bien marrés

    PS : désolé Nina, je ragardais plusieurs sites tout à l’heure et je pensais (pas taper) que j’étais sur celui d’Alya)

    Nina : Héhé, je vais voir ça! Alya, son site est rose et vert, le mien bleu et rose! 😉

  18. Docteur Ús dit :

    Teste la médecine. C’est une drogue…l’ambiance dans nos amphi, quand on y goûte et qu’on y participe, on en redemande à vie ! C’est le grand délire… et l’avantage là, c’est qu’on n’est pas prêt de connaître l’après-étude. C’est que ça dure quand même neuf ans au minimum ! Que du bonheur !

    Nina : Bonne idée! Surtout quand on voit mes notes en bio au lycée, j’en ai pour 20 ans, sûr!! :p Quand je suis arrivée à la fac, mon père m’expliqua : "tu vas voir, à la fac, les redoublants font du bruit exprès pour pas que tu puisses entendre le cours!" Vive les sciences humaines, le pays où les étudiants ont leur année avec un 10 de moyenne, sans aucun classement!

  19. Mystie dit :

    C’est vrai que c’était super la vie d’étudiante, moi je regrette beaucoup, c’était le bon temps !!!

    Nina : Oui, j’ai des souvenirs fantastiques de la fac, j’y ai vécu beaucoup de belles choses…et d’autres moins. Surtout j’adore apprendre.

  20. aurélie de bonne humeur dit :

    ooh t’inquiètes si t’as la nostalgie des tarrés du cerveau, à Paris on est servi!
    Moi j’en ai jamais autant vu qu’ici!
    quand je travaillais chez N&D, y’a un gars chelou qui murmurait. A lère du progres technologique, je lui donnait le bénéfice du doute qu’il parlait dans une oreillette de tel…mais non! Le monsieur n’a rien trouver de mieux pour ce justifier que de "m’avouer" qu’il "est le fils du président de la république" , et qu’il rajoute au cas où je ne serait pas au courant: "vous savez monsieur chirac"…et puis il a continué à murmuré en touchant touts les objets…à la fin il parlait aux télescopes!!
    Et dans le métro, y’en a pas mal aussi! (j’ai une copine qui s’est fait cracher dans les cheveux par une vieille!)

    t’inquiètes ça va venir!

    Nina : J’en ai pas croisé moi, pourtant, je sors… Mais la vieille qui crache, je m’en passerai par contre… L’histoire du mec qui dit être le fils de Chirac, c’est trop drôle!!! 😀

  21. aurélie de bonne humeur dit :

    ouh là là désolé pour les fautes de frappe!! Je les vois qu’après…

    Moi aussi ça m’a fait tout drôle de dire que j’étais plus étudiante. Même si je me sens pas très différente.

    Nina : Ben, moi non plus, en fait… Je crois que ce qui va me manquer, c’est de ne plus apprendre des trucs en cours. Mais bon, je peux toujours me cultiver par moi-même!

  22. moi je suis bien content de ne plus être étudiant !
    il faut des sous pour vivre ! vive mon salaire ! 🙂

    Nina : Moi j’aimerais être payée à étudier!! 😉 Mais enseignante-chercheuse, c’était pas forcément ma vocation.

  23. c’est pour ça que je prends mon temps et que j’ai redoublé ma première année d’infirmier…!!

    Nina : T’es un malin! 😉 J’ai "redoublé" ma maîtrise, mais surtout parce que j’ai pas pu faire mon mémoire à temps.

  24. boulou dit :

    Holala, tu m’as foutu le cafard,Nina!! 😉
    Moi j’ai adoré mes années fac, je serai normalement diplomée dans 8 mois mais là, on est tous en stage et je vois p^lus mes potes de fac autant qu’avant, on fait plus la fête comme des tarés parce q’uil faut se lever pr aller au boulot 🙁
    Mais c’ét

    Nina : Oui, je me souviens des fêtes étudiantes, ahahahah!  C’est vrai qu’une foi en stage, c’est plus pareil! Moi, j’ai quitté ma ville donc déjà, pour faire la fête entre potes, c’est pas évident!

  25. boulou dit :

    Zut mon message s’est posté tout seul avant que j’aie fini!! Y’aurait pas un fantôme sur ton blog Nina??
    Je disais donc que c’était génial ces années de fac à rencontrer tellment de gens, sortir, refaire le monde, délirer et réviser tous ensemble!! J’ai vraiment rencontré mes meilleurs amis là-bas et je pense qu’on aura plus jamais la même insouciance… Maintenant ça va être métro-boulot-dod et facture 🙁
    Bon allez, il me reste qd même 8 mois, je vais en profiter!! 😉

    Nina : Effectivement, je crois qu’un fantôme sévit ici, il m’a remis mon ancien fond… 🙁 C’est vrai qu’à la fac, on rencontre des tas de gens! Ils ne font souvent que passer mais c’est très agréable quand même! JE VEUX Y RETOURNER!!! T_T

  26. stef dit :

    "JE NE SUIS PLUS ETUDIANTE" : çà fait drole n’est ce pas? 🙂 Tu as sentie un p’tit coups de vieux tout d’un coups? Attends encore un peu. Finit les tarifs étudiants, finit la réduc sur les trains, finit d’être un "jeune" quand tu iras voir ton banquier pour une carte de crédit ou un prêt.

    Nina : En +, je finis mes études pile l’année de mes 25 ans… J’ai encore les réductions pour le train, par contre.

    "de sa longue chevelure et de sa barbe qui lui donnait un vague air de Jésus" : j’avais un prof comme çà, pareil, on l’appelait Jésus, le plus marrant c’est qu’il était tout le temps avec des sabot de bois aux pieds.

    Nina : Le nôtre, il était pied nu ou en sandale, je me souviens pas…

    "trucs louches, qu’elle lit Raymond Aron pour passer son diplôme" : pourquoi c’est louche? je n’ai pas compris.

    Nina : Parce que Raymond Aron, c’est franchement pas évident à lire…

    "un jour où on jouait à la belote" : encore. Tu dois être une championne depuis le temps que tu pratiques. 🙂

    Nina : Non, je n’ai pas de chances au jeu.

    "je n’aurai plus l’occasion de fréquenter tous ces gens décalés, fous, d’un autre monde" : oh si, t’inquietes pas pour çà, ces personnes frappadingue finissent par grandir et tomber dans la vie active. 🙂

    Nina : Nan, nan, mes frappadingues sont proches de la quarantaine, la vieille qui pue doit avoir l’âge de la retraite.

    "Vais peut-être me réinscrire" : quel cursus?

    Nina : Aucune idée.

    "Je crois que ce qui va me manquer, c’est de ne plus apprendre des trucs en cours" : rien ne t’empêche de prendre des cours le soir après le boulot ou par correspondance.

    Nina : Non mais on peut pas tout faire non plus…

    Boulou > "Maintenant ça va être métro-boulot-dod et facture" : surtout FACTURE, septembre, octobre, novembre sont les pires mois de l’année avec tous les impôts qui tombent.

    Nina : Dernière année sans impôts pour moi…

  27. Moi je suis encore étudiante 😀

    Et nous aussi on a un SDF qui traine sur le campus, il va au RU et mange le reste des assiettes sur le tapis roulant. Après ça il va se poser à la BU de sciences et il prends une dizaine de livre et j’sais pas ce qu’il fait … par contre son odeur effectivement, fioulou lou !
    Demain j’y retourne chic alors 😉

    Nina : Je crois que toutes les facs ont leurs spécimens, on pourrait en faire un livre, tiens! Ca encouragerait les jeunes à faire des études supérieures! 😉

  28. athéna dit :

    j’ai une solution pour toi si tu veux retrouver tes folles années d’étudiantes :

    Tu passes un concours fonction publique, tu t’arranges pour qu’il y ai un centre de formation ( fait pas comme moi, prends une branche où il y a des mecs … quoiqu’avec le si peu de mecs de ma branche j’ai réussi à brouetter.

    Tu es payée pour aller en cours, tu peux dormir en cours ( et être payée ) …. tu peux sécher aussi ( mais fait attention au 1/30ème quand tu te fais choper …. alors faut pas faire comme moi : la ramener en cours et te casser à la pause car même si une collègue blonde aux yeux bleus ( alors que tu es brune aux yeux noirs ) essaie de se faire pour toi quand l’intervenante te cherchera pour compléter ton esprit … bin ça passera pas … ce sera l’appel assuré … et plein de gens à aller chercher un arrêt maladie …. ).

    De plus, tu peux trouver des compagnes et des potes pour des soirées de beuverie aussi ( et être obligée de quitter le cours tellement les rhum arrangés t’auront fait vomir depuis spectaculaire levé ) … Mais au moins, tu aura connu le rhum fraise/rhum spécial/rhum café/rhum coco/rhum vanille/ … le tout en une soirée.

    Mais ! Mais ! casse toi dès que tu peux ….. ( car la fonction publique ne paie pas )

    Nina : Heu… C’est pas trop en rapport avec ce que je veux faire mais si je  suis payée! 😉  Je vais y réfléchir… Et j’adore le rhum, en plus.

  29. Ca fait bizarre, hein? Ca fait un an que j’ai fini mes études, je travaille et tout, et malgré tout je n’ai toujours pas l’impression d’être réellement sorti…
    Et en même temps ça choque quand du jour au lendemain on réalise qu’on vient de passer une étape dans sa vie!

    Nina : Ben, techniquement, j’ai pas encore mon vrai premier boulot, je pense que ça va me faire un choc encore plus violent. J’ai déjà bossé mais en remplacement d’été, ça n’avait rien à voir.

  30. Gauthier dit :

    Ahahahahahahah voilà je ne peux rien dire de plus, ma jeunesse s’nevole en lisant ces qq lignes…

    Nina : Oui surtout que toi, tu as tout vécu en direct!! 😀 Que de souvenirs, hein!! 😉

  31. stef dit :

    "Moi j’ai pas compris pourquoi tu disais ça" : parce que la mienne s’est envolé bien plus vite. Etant plus vieux et moins expérimenté que lui, malheureusement.

    Nina : Bah, je sais pas comment tu peux dire que ta jeunesse s’est envolée "bien plus vite". En même temps, à 30 ans, on est encore jeune!

  32. stef dit :

    "30 ans, on est encore jeune" : oui, peut être, mais d’un point de vue "expérience" j’ai pas mal de retard à rattrapper.

    Nina : Bah, tout est relatif. J’ai des copines qui sont déjà mariées avec un enfant (et même certaines en plein divorce) donc de ce point de vue, j’ai du "retard à rattraper" mais je m’en fiche.

  33. C’est terrible, mais après le Bac j’ai passé un BTS, donc je n’ai jamais fréquenté de fac. Du coup, j’ai rien à commenter.

    Bon, à la place, je vais décrire mon bureau ! lol

    Alors mon bureau est en bois trempé (enfin je crois), il a une base à gauche pour poser une unité centrale et un surplus-ressemblant-vaguement-à-une-étagère pour y mettre un moniteur.

    Mais j’ai un ordinateur portable, je n’ai donc ni l’un ni l’autre. Le coin unité centrale est occupée par une petite valisette rouge où je range des cables inusités (une manette de jeux usb, d’autres cables usb, d’autres babioles…) et la partie moniteur sert de support à mon imprimante, tandis que mon scanner est flissé en dessous.

    Entre mon portable et le scanner, il y a des tas de feuilles, une notice de Pocket Kingdom (jeu Ngage) et des DVD (mp3, dessin animé batman…).

    Derrière le PC, mon modem cable, le téléphone et la PS2 de mon frangin (je l’ai presque jamais utilisé lol).

    A droite de mon PC portable, ma souris optique. Ca et là, des fils reliants les appareils sus-nommés, et des télécommandes pour utiliser ma télé et mon magnetoscope. Un jour, je vous parlerai de mon meuble télé.

    Thom… wow !

    Nina : Il doit y avoir des histoires en BTS, aussi! 😉 Bon, alors que fais-tu avec une manette de jeux à ton bureau, hein??? Elle est belle la France qui bosse, tiens! 😉 Ah,  mais je sens que tu parles de ton bureau chez toi, pas ton bureau professionnel, ouf! Parce que la PS2, là, c’était trop! Si tu t’en sers pas, tu peux l’offrir à ta blogueuse préférée! 😉

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