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Le métro rend (vraiment très) con

Depuis un an, je me rends au travail à pieds. Ne serait la plongée, la chorale et ma vie sociale débordante, je pourrais ne pas prendre le métro… Pas de bol pour moi, hélas, je m’entasse régulièrement dans des wagons surpeuplés et bruyants. Or comme je le prends quand même moins qu’avant, l’incivilité et la crétinerie de la plupart des passagers me donnent envie de frapper et fort.

Le ballet des montées et descentes

C’est la situation type où le passager crétin surgit. Tu ne sais pas s’il va monter, descendre ou s’accrocher comme une moule à son rocher à la barre centrale pour pas céder sa place dans la rame. Place debout, hein. D’un côté, nous avons donc ceux qui descendent, le passager crétin est rarement parmi eux vu que leur seule activité consiste à quitter la rame au plus vite. Mais parfois, en pleine heure de pointe, l’un d’eux se laisse aller à une douce rêverie et réalise soudain qu’il est à sa station. Il bondit de son siège (le rêveur étourdi est généralement assis) et bouscule ceux qui tentent de de faire une petite place parmi la foule.

Mais le passager crétin est généralement sur le quai et je suis excessivement généreuse quand j’utilise le singulier. Sur les quais symbolisant les portes du métro, il est facile à reconnaitre : c’est celui qui se pose bien en plein milieu. Le passager crétin ne connait absolument pas le principe des vases communicants : il est plus facile de monter dans un métro bondé quand on en a laissé descendre quelques passagers. Non lui, il veut monter quoi qu’il arrive. Il lance aux autres un regard de défi, son attitude transpire l’agressivité : il sera le premier dans la rame, point. Quand le métro arrive à quai, il s’agite, n’hésitera pas à se poser pile devant vous et à bousculer ceux qui descendent. Pourquoi ? Par peur de rater le métro, de ne pas pouvoir rentrer dedans ou il a vu quelqu’un quitter une place assise et il la veut. Comme la fille observée la semaine dernière : cheveux long, sanglée dans un trench, téléphone à l’oreille, elle a bousculé tout le monde pour poser son cul sur la dernière place assise dispo. Et est descendue 2 stations plus loin.

Les places assises parlons en, elles sont un révélateur parfait de passager crétin.

Je poserai mon cul, point

Prenez le métro au départ d’une ligne vous permet d’observer un spectacle amusant : quand la rame arrive à quai, les passagers sont sur le qui-vive. Ils ont beau avoir un métro entier pour eux, dès qu’ils pénètrent dans le wagon, ils se dispersent dans tous les sens telles des abeilles dans une ruche dans le but de trouver une place a/assise, b/dans le sens de la marche et c/ sans personne à côté. Cette place libre à côté est particulièrement prisée par les femmes qui y disposeront leur sac et soupireront très fort quand un importun osera lui demander de le pousser. Etre assis est une lutte permanente dans le métro, c’est un ballet fascinant à observer. Dès qu’une personne assise quitte sa place, vous pouvez admirer divers protagonistes tenter de récupérer le siège, jouant au choix la carte du eye fight ou justement faire genre « je ne regarde personne afin que mon droit à m’asseoir ne soit pas contesté ». Si aucune place en dur n’est libre, il reste les strapontins, place chouchoute du passager crétin. Le strapontin, quand y a personne, c’est pratique sauf que malgré les dessins on ne peut plus clairs, passager crétin refuse d’admettre que non, déplier un strapontin aux heures de pointe n’est pas une option acceptable. Mais j’admire toujours un peu le culot de ce qui le font et persistent alors même qu’ils sont les seuls assis dessus, entourée d’une foule hostile qui leur jette des regards assassins et distribuent des coups de sacs au moindre mouvement de la rame (ça, c’est moi).

Mais le passager crétin assis ne s’illustre pas simplement dans sa volonté d’utiliser les strapontins quand il ne faut pas. Il est aussi remarquable dans son abnégation de l’autre. Et quand je dis l’autre, je parle des vieux, des estropiés et des femmes enceintes. C’est marqué qu’ils sont prioritaires mais peu importe : tout cul posé sur une place assise le restera jusqu’à destination. Je concède que parfois, parmi la foule, on peut ne pas voir celui qui mérite siège. Parfois, on tape un article de blog sur son iPhone et on ne regarde pas du tout autour de soi (genre moi en ce moment-même mais la rame est vide donc c’est pas grave, il reste plein de places assises). Mais le passager crétin, tu le voies bien qu’il fait mine de ne rien voir alors qu’il n’y a qu’une paire de gens debout dont un avec béquilles ou une sur le point de perdre les eaux. Ah et pour l’argument « mais pourquoi ils prennent le métro ceux là aussi ? », je répondrais qu’on n’a pas tous les moyens de prendre un taxi à chaque déplacement, qu’une patte cassée ou une grossesse vous permet quand même de sortir de chez vous et que, bordel, si on autorise les mauvais joueurs d’accordéon ou, pire, de violon, on va pas s’indigner pour un bidon rond ou un tibia en kit.

Mon métro, ma poubelle

Le passager crétin est aussi sale. Pas forcément d’un point de vue corporel (mais des fois si) mais niveau savoir vivre, c’est le néant absolu. Par exemple l’autre soir, je prends le métro (la 14 je crois) et que vois-je au sol ? Un trognon de maïs. Rah mais c’est dégueulasse ! Déjà que d’ordinaire, on se tape les canettes et autres bouteilles plastiques, là on part carrément dans l’organique. C’est juste crade et ça dépasse ma compréhension. Y a des poubelles sur tous les quais de métro, les rames ne sont pas faite pour qu’on se laisse aller à nos élans porcins bordel !

Et je renonce même à l’idée de m’indigner sur les usagers qui n’ont pas compris que l’escalator, c’est comme la route, tu restes à droite si tu ne comptes pas tracer.

Mais je ne peux m’empêcher de me poser la question : qui sont ces gens là ? Que nous veulent-ils ? Pourquoi font-ils ça ? Par étourderie ? Par anticonformisme ? Par QI proche de celui d’un mollusque neurasthénique ? Non, je comprends pas bien. Voire pas du tout. La vie serait tellement plus belle si tout le monde jouait le jeu de la civilité, dans le métro ou ailleurs.

Je songe à aller voir un psy pour guérir de mon bisounoursisme.

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La confiance en soi n’existe pas

J’ai une passion depuis quelques temps : la psychologie. Disons que je suis légèrement empathique et je le vis pas toujours très bien. Surtout quand on a bossé dans un environnement difficile où les engueulades étaient quotidiennes et qu’un bras de fer permanent se jouait entre patron et employés (je parle de Pubilon, pour ceux qui n’auraient pas compris). Dès que mauvaise ambiance il y a, je me sens complètement bouffée par toutes les ondes qui m’assaillent. Mon empathie, je l’ai souvent maudite.

Puis en grandissant (oui, 31 ans, je grandis toujours. C’est mon blog, je dis ce que je veux), je me suis dit que je devrais faire de cette empathie un atout. En fait, c’est surtout que j’ai pas le choix, j’ai beau essayer de replier mes antennes, j’y arrive pas. Bon, là, de suite, j’ai pas trouvé hein mais en attendant, je me pique à observer mes congénères pour comprendre leurs comportements. Et finalement, quel que soit le comportement observé, j’en arrive inmanquablement à la conclusion suivante : “il/elle agit ainsi car il/elle n’a pas confiance en lui/elle.” Un mec qui en fait des caisses façon “je suis un beau gosse” masque une belle faille narcissique. Une personne part vite dans l’agressivité et les réactions disproportionnées pour des broutilles au travail ? Manque de confiance en soi (et peur que ça lui retombe dessus même si ça n’a pas de sens). Bon, bref, on pourrait multiplier les exemples, je retombe souvent sur cette lacune de confiance.

Alors du coup, je me pose la question : à partir les déficients mentaux et les psychopathes, qui a réellement confiance en lui/elle ? Peu importe le domaine dont on parle, hein. Si je prends mon propre cas, celui que je connais le mieux, je suis en proie en doutes mais de façon fluctuante. Par exemple, je sais que mon meilleur talent, c’est l’écriture, ça a toujours été dans mes différents boulot la qualité première qui ressortait. Pourtant, il y a des jours où les phrases que je construis me paraissent bancales, molles, vides de sens. Des jours où j’écris des articles que je jette. Des jours où je me dis que ce que tapent mes doigts est de la merde en barre. A côté de ça, j’avais certains complexes que je surmonte. Par exemple, mes cours d’anglais m’ont permis de me rendre compte que j’étais plutôt pas mauvaise en la matière et qu’il fallait que je sois moins timorée. Dans un autre domaine, je me suis rendue compte que les petits boudins qui me servent de doigt peuvent faire des trucs pas mal voire bien, j’ai été fière comme un coq quand ma mère s’est extasiée sur mes petits tricots. De là, je me demande si le manque de confiance en soi ne vient pas de mythes que l’on se construit, d’une perfection que l’on dessine et qu’on croit inatteignable pour nous alors que si on se mettait moins la pression, qu’on se donnait du temps, on pourrait se rendre compte de toutes les choses dont on est capable.

On n’a pas confiance en soi. D’un autre côté, je crois que le manque de confiance en soi est un mécanisme salvateur. J’ai parfois eu trop confiance en moi et me suis reposée sur mes lauriers. Par exemple la plongée. J’ai toujours été à l’aise dans l’eau donc je faisais pas trop d’efforts. Jusqu’au week-end à Colera où je consommais ma bouteille en un temps record, écourtant la plongée de ma palanquée. Je me suis remise en cause, travaillé dur en ne ratant aucune séance en fosse. Résultat, quand je suis partie en juin passer mon niveau, une des encadrantes que j’ai eue en à Colera a été agréablement surprise par mes progrès et ma consommation a été divisée par deux. Idem pour le boulot, je me suis longtemps reposée sur mes facilités, pensant pouvoir exécuter un travail en 2h alors que dans les faits, il me fallait une demi journée.

Bref, est-ce que le bien être n’est pas finalement un équilibre parfait entre confiance en soi et humilité ? Mais humainement, est-il possible d’avoir toujours confiance en soi ? Le doute, c’est bien le sentiment le plus humain qui existe. Non ?

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Quand l’acteur te gâche le film

Sous titre : J’aime pas Audrey Tautou.

Samedi 19h40, deux femmes errent, un peu perdues, devant le Gaumont Opéra. Au programme : matage d’une comédie romantique, Happy New Year. Sauf que, pas de bol, y a plus de place. Que faire ? Prohibons les films déprimants car c’est l’hiver et nos coeurs ne chantent pas vraiment la vie en ce moment. Alors nous avons le choix entre Une vie meilleure (je crois) et La délicatesse. Heu… Tu veux pas aller boire un verre plutôt ?

Ayant vu les acteurs de Une vie meilleure chez Drucker, j’ai l’impression que ce film sera chiant (comme tout ce qui passe chez Drucker, cette émission rend n’importe quoi chiant, le canapé rouge de Michel provoque irrémédiablement une distorsion du temps, t’as l’impression qu’il s’est arrêté. Mais pas comme dans mes rêves les plus fous où je pourrais arrêter le temps pour pioncer un coup, non, le temps s’écoule lentement pour rendre ton ennui interminable), j’opte donc à contre coeur pour La délicatesse. A contre coeur ? Oui, j’ai lu le livre que j’avais trouvé vraiment charmant mais de 1) je n’aime que très rarement les adaptations de livre au cinéma et surtout, de 2)… j’aime pas Audrey Tautou.

Est-ce que ce n’est pas un peu curieux de ne pas aimer un acteur quand on y pense ? Un acteur, à la base, c’est quoi ? Un individu qui offre son corps à un personnage, qui l’incarne. Un bon acteur, on ne devrait pas le voir lui, ou elle, mais ne voir que son personnage. Quand je regardais La délicatesse, ce n’est pas Audrey Tautou que j’aurais dû voir mais Nathalie, le personnage qu’elle incarne. Mais non, on ne voit que la Tautou et sa tête de poussin grognon d’avoir été réveillé trop tôt, sa maigreur, sa bouche boudeuse, ses grands yeux de Caliméro, ses (beaux) pulls Chanel. En regardant ce film, que j’ai apprécié au demeurant, je ne voyais pas Nathalie mais Audrey, je me sentais un peu trahie car la Nathalie du roman, je ne l’imaginais pas comme ça. Nathalie, c’est la douceur et la bonté, quelque chose de doux et d’irrésistible. Audrey nous l’a rendue agressive et capricieuse. Non, non, non, sors de ce corps Nathalie, va investir celui d’une autre actrice !

Le corps, justement, parlons en. Quand je lis un roman, je prête un corps aux personnages selon les caractéristiques physiques énoncées. Forcément, une adaptation ciné ne pourra jamais rendre fidèlement ce que j’avais en tête et on grince parfois un peu des dents. Dans Millenium version suédoise, le Michael Blomkvist m’a fait un peu tiquer, Daniel Craig correspond plus à ce que j’imaginais, déjà. Je me souviens avoir été traumatisée par la bande annonce de L’ennui avec Berling (aaaaaah Berling) et surtout Sophie Guillemin (sans parler de la présence d’Arielle Dombasle mais c’est une autre histoire). Je la trouvais atrocement nulle, molle et physiquement à l’opposé de Cecilia, le personnage du roman. C’est à dire que Cecilia est décrite comme une femme au corps d’enfant, dont les formes ne se dévoilent qu’une fois nue. Sophie, elle a un corps ultra féminin, nue ou habillée. Et puis finalement, j’ai vu le film et replacé Sophie/Cecilia dans le film et là, ça passe carrément, on retrouve la langueur lascive de Cecilia. Comme quoi.

A l’inverse, certains acteurs vont aller nous faire voir un film quoi qu’il arrive. Mais qu’est-ce qu’on aime (ou on déteste) chez un acteur ? Un corps, une voix, une attitude ? Un jeu bien sûr, on sent que certains acteurs ne viennent que cachetonner dans certains films, ils balancent leur texte comme d’autres balancent leurs ordures pendant une séance de ménage, c’est limite si on les entend pas soupirer à la fin de chaque scène : “au moins, ça, c’est fait”. D’autres à l’inverse incarnent leur personnage avec passion, ferveur. Parfois, ils ne font plus qu’un avec un personnage et on a du mal à les voir différemment. Genre Tautou, pour en revenir à elle, j’ai du mal à la voir autrement qu’en Amélie Poulain, petit être fragile et relativement asexué. Du coup, la pub Chanel sensée être sensuelle, non, j’y arrive pas.

Et puis finalement, est-ce parce qu’on starise trop ces acteurs, qu’on sait trop de choses sur eux, sur leur vie, qu’on n’arrive pas à oublier leur réelle identité pour leur donner celle de leur personnage ? Ou leur donner une identité différente de celle de leur plus fameux rôle ? Ou est-ce un défaut d’imagination, une incapacité à lâcher prise, à oublier que c’est Machin dans la peau d’un personnage. Je ne sais pas…

Mais toujours est-il qu’Audrey Tautou, je l’aime PAS. Mais certains acteurs ou actrices arrivent parfois à me faire changer d’avis.

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Intolérants et fiers de l’être !

Il y a parfois certaines logiques qui m’échappent un peu. Il y a un an et demi, j’avais lu avec grande peine « No kids » de Corrine Meier, un livre que j’espérais drôle mais qui n’était qu’agressif et qui développait une argumentation plus que bancale. Le pire étant le parallèle fait entre le clonage et la masturbation « dès qu’un truc peut être fait sans l’aide de personne, il est condamné ». Je sais pas ce qu’ils prennent comme drogue chez EDF mais c’est puissant !


Au détour d’une page, je découvre l’existence aux Etats-Unis de résidences interdites aux moins de 13 ans. En gros les enfantophobes se regroupent dans des bunkers interdits à toute morve pré pubère. Hein ? J’ai beau ne pas raffoler des gosses, je ne comprends pas bien la démarche. C’est quoi le message ? « Puisque vous n’acceptez pas notre droit à ne pas vouloir d’enfants, nous aussi, on vous exclut ! ». Répondre à l’intolérance par l’intolérance ? Mon Dieu…

De la même façon, en ce moment, la grande mode dans les gens que je rencontre est de mépriser ceux qui n’ont pas les mêmes croyances que nous. J’avais parlé de celui qui m’avait répondu « obscurantisme ! » quand j’avais parlé du ramadan. Heureusement que je ne suis pas musulmane, j’aurais pu vraiment mal le prendre. Dimanche, re belote, je tombe sur un petit rigolo qui m’explique que les religions, il ne supporte pas ça et que pour faire chier ses potes juifs, il allait tous les appeler le lendemain, jour du Yom Kippour : « ahah, je suis sûr qu’il y en a plein qui ne vont pas l’éteindre ! ». Parce que normalement, le jour du Yom Kippour, les pratiquants ne doivent pas utiliser la technologie, en gros. Je le regarde, toute pleine d’incompréhension : pourquoi ? Pourquoi faire son petit con juste pour le plaisir ? Mais ce n’est qu’un geste de rébellion : « tu comprends, moi, mon athéisme, personne ne le respecte, je suis obligé de ne pas bosser le 25 décembre parce que ce serait la naissance de Jésus, c’est pas normal ! ». Ouais et alors ? Parce que tu sens qu’on ne tolère pas ton athéisme, tu ne tolères pas la religiosité de tes camarades ? Brillant comme réaction, y a pas à dire.




Du coup, il paraît que je suis un chantre de la tolérance. Ah ? Mais même pas. Je ne me sens pas tolérante vis-à-vis des croyances et du respect des dogmes des autres, c’est juste que dans les faits, je m’en fous de qui fait quoi. A partir du moment que la personne ne me force pas à faire comme elle, qu’est-ce que ça peut me faire, franchement ? Si j’ai fait une journée de ramadan cette année, ça n’a pas été à la demande de Iasmina qui était ravie de m’accueillir chez elle pour rompre le jeûne même si je n’avais pas joué le jeu, c’est moi qui me le suis imposé. Que Iasmina ait fait le ramadan, que deux de mes collègues aient fait le Yom Kippour, franchement, pourquoi j’irais les emmerder sur ce point ? Ca me dépasse, en fait. Je comprends qu’on puisse trouver certaines dogmes dépassés mais si les autres le respectent, en quoi c’est mon problème, franchement ? Evidemment que les dérives obscurantistes sont à bannir. Evidemment que le pape qui dit que la capote encourage la propagation du SIDA, ça me fait hurler. Mais franchement, la plupart des croyants ne sont pas des extrémistes fous furieux. Qu’y suis-je pour expliquer à quelqu’un que sa religion, ce n’est que de la connerie ? Bien qu’il faille distinguer dogme et croyance, attaquer les convictions de quelqu’un, c’est quand même couillu et plutôt agressif comme attitude. Je ne crois pas, ok. Je peux expliquer pourquoi je n’arrive pas à croire avec mes petites théories scientifiques (surtout moi qui suis littéraire) mais je ne peux pas convaincre un croyant que ses convictions ne sont que pures conneries (à moins que cette personne n’ait aucune personnalité, bien sûr). De la même façon, je ne supporterais pas qu’un mec vienne m’évangéliser, je ne vois pas ce qui m’autorise à en faire autant.

Bref, quelque part, le militantisme athée à mauvais escient me paraît une belle perte d’énergie. Qu’on se batte pour le respect de la laïcité de l’Etat, ça, je comprends tout à fait et je l’encourage,  même, mais qu’on aille emmerder les individus pour… pour quoi d’ailleurs ? Ca fait un peu provoc à deux balles d’un mec qui ne sait pas quoi faire pour exister. Je crois sincèrement que chacun fait ce qu’il veut chez lui, ça ne me concerne pas. Et ça ferait de moi quelqu’un d’ultra tolérant ? Quelle blague !


Bon, sinon, changement brutal de sujet pour finir par 2 brèves infoservice :

- Les filles qui veulent tenter de partir à Marseille avec moi et d’autres blogueuses, vous avez
jusqu’à demain pour envoyer votre article à Vicky de Buzz Paradise, ne ratez pas le coche

- Mais surtout, la bonne nouvelle du jour : on a atteint les 45 000 commentaires ! J’avais promis une bouteille de rhum agricole made in Martinique au gagnant, mais quel est-il ? La réponse en image :




Hé oui, F est l’heureux gagnant ! Ca me fait plaisir que ce soit un lecteur fidèle du blog. Envoie-moi un mail pour voir comment on se débrouille pour la bouteille.

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Quelques minutes de pure violence gratuite

Est-ce que vous connaissez le blog de Perséphone ? C’est un tort. La demoiselle nous gratifie régulièrement de scénarii et historiettes avec des meurtres et du sang. En lisant son blog, je me suis dit : tiens, si j’écrivais un article fictif d’une rare violence qui aurait pour thème « dans ta face sale connard de chez But ! ».  Oui parce que quand But ne remplit aucun de ses engagements, le responsable se permet de vous dire que c’est vous qui êtes de mauvaise foi et que « deux mois pour une livraison, ça arrive, on ne fera aucun geste
commercial ». Ah ouais, ben je vais me le faire toute seule.

But Nanterre, intérieur nuit. Le vigile roupille tranquillement devant les écrans de surveillance. Au dehors, une main gantée désactive l’alarme. Une demi douzaine d’individus pénètrent dans le magasin, à pas de loup. Même si l’alarme est désactivé et le vigile drogué par leur soin, autant ne pas se faire remarquer.

Cambrioleur 1 : Bon, c’est quoi le plan ?

Cambrioleur 2 : On doit trouver un meuble de salle de bain et un meuble d’entrée. Ah et aussi une étagère, la mienne est déjà pleine.

[Oui, c'est moi cambrioleur 2]

Cambrioleur 3 : Quel style tu veux ?

Cambrioleur 2 : Du bois clair pour l’entrée et l’étagère, blanc pour la salle de bain. Du simple, surtout. Tout ce qui se marie bien avec une table basse en verre avec un pied en forme de dauphin ou de sirène comme celles là, vous oubliez aussi sec. Si vous trouvez de chouettes rideaux pour séparer mon coin chambre du reste de la pièce et une housse de clic clac bordeaux ou prune.

Cambrioleur 4 : Tu veux pas 100 balles et un mars aussi ?

Cambrioleur 2 : Vu comme il m’a parlé l’autre enfoiré, c’est un légitime dédommagement. Allez let’s go !

Les cambrioleurs s’éparpillent discrètement dans le magasin et quand l’un d’eux trouve un produit correspondant aux recherches, il appuie sur son porte clé laser pour attirer l’attention. Ils remplissent le diable qu’ils ont amené avec les produits qu’ils recherchaient.

Cambrioleur 1 : C’est bon, on a tout ce qu’il nous faut. On y va.

Cambrioleur 2 : Allez y, j’ai un compte personnel à régler. Je vous rejoins dans quelques minutes.




Cambrioleur 2 [moi, quoi] se rend dans le bureau des responsables. Jérôme Noisel, c’est le sale con qui m’a traité comme une moins que rien au téléphone parce que y a plus grave dans la vie, que je suis de mauvaise foi et agressive. Tu vas voir si je suis agressive. Le bureau n’est pas fermé. Parfait. Cambrioleur 2 entre dans le bureau, jette un peu un œil. Sur le bureau, une photo de famille, Cambrioleur 2 la regarde un instant, on sent une hésitation dans son regard mais il est trop tard. Il jette le portrait contre le mur et prend tous les papiers qu’il trouve pour les jeter partout dans le bureau. Ensuite, il sort une bombe de son sac et tague sur les murs et les fenêtres des « sale con », tout en prenant bien soin de piétiner les papiers. Une fois la bombe terminée, Cambrioleur 2 grimpe sur le bureau, baisse son pantalon et sa culotte et s’accroupit pour laisser un dernier petit cadeau : un étron. Après s’être essuyé avec un papier traînant à portée de main, Cambrioleur 2 se rhabille et quitte la pièce.


Moralité : fallait pas m’énerver.

Bon, ok, en vrai, jamais je ne ferais ça, essentiellement parce que je ne sais pas cambrioler, neutraliser des alarmes et j’aurais tellement la trouille que mon transit en serait tout perturbé. Et puis en vrai, je serais pas capable de faire un truc aussi crade. Mais c’est un article plein de violence gratuite alors fallait pas juste se contenter de voler deux meubles et quelques petits bonus. A l’arrivée, j’ai reçu mon lit à la date de la 2e livraison mais je veux quand même un geste commercial car deux mois pour recevoir un lit payé comptant, c’est inadmissible. Et en plus que le mec se permette de dire que c’est moi qui suis de mauvaise foi, là, ça ne passe pas du tout. Surtout que je ne suis pas sûre que ce soit tout à fait légal de ne pas proposer au client de ne verser qu’un acompte quand il achète un produit qui n’est pas immédiatement disponible…

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Va te laver le clavier avec du savon, chenapan !

J’ai beau être sur le net depuis une éternité (10 ans, en fait… Ca ne nous rajeunit pas), je reste effrayée par la violence de certains propos. Hier, j’ai eu la tâche merveilleuse de modérer quelques commentaires sur le site people, ce qui donnait à propos de Rihanna « crève sale pute, je te déteste », à propos d’Angelina Jolie : « el n’a rien a envier a angeline el n’et pa jalouse d’elle car avec sa grosse bouche de suceuse on a rien a lui en envier » (c’est un copier/coller), à propos de Paris Hilton « elle peut bin crever jen ai rien a foutre de cette connasse gatée » ou à notre encontre : « prenez vos pochez pleines de fric et allez sucer paris hilton pédés de bourges ». Un must, celui là.

Bref, quand je lis ça, j’ai envie de demander à la personne qui s’est sentie obligée de se lancer dans un tel déluge d’agressivité si elle a pris ses petites pilules. Non parce que des commentaires modérés, là, y en a 12 pages, à  raison de 20 par pages et ils ne restent sur la plateforme de modération que pendant 48h. Alors autant vous dire que je ne découvre pas seulement aujourd’hui la violence sur Internet, l’anonymat donne des ailes mais je ne cesse de m’interroger… Je vous ai déjà parlé des trolls, j’en ai mangé quelques uns comme tout le monde et c’est justement là le souci « comme tout le monde ». Qu’est-ce qu’il se passe dans la tête d’une personne pour que soudain, elle crache un tel fiel ? Encore, ce serait un mail contre un service qui ne fonctionne pas ou autre, je pourrais à la limite (mais extrême limite) comprendre mais là ? Rihanna, Paris et Angelina ne viendront jamais lire le site et surtout pas les commentaires si poétiques. De toute façon, même si elles parlent français, faudrait qu’elle comprenne cette langue étrange qu’est l’illettré de base, je ne suis pas convaincue.


Alors évidemment, à choisir, il vaut mieux qu’ils se défoulent sur Rihanna que sur leur petite sœur, par exemple. Mais cette violence quotidienne finit par me choquer. S’il n’y en avait qu’un d’excité, je dis pas mais là, on dépasse le phénomène marginal pour s’installer dans une habitude, quand même. Et il n’y a pas d’âge particulier. Si, effectivement, sur le site people, on est plus dans le 16-25, si on sort de cet exemple précis, on voit que c’est à tous les âges que ça s’exprime en insultes. Souvenons nous de feu l’émission de
Courbet où les voisins se traitaient de pédés, de cons, d’impuissants, cocus…Bon, là, à la limite, ils ne se supportent plus, on peut un peu plus comprendre les insultes. Mais force est de constater que les insultes gratuites font partie de notre quotidien. Et même si je suis tentée de penser que c’est l’arme des faibles (typiquement, les gens qui me disent que je suis conne en comm sans pour autant m’expliquer en quoi je le suis), j’y ai parfois recours. Jamais en premier mais en défense. Typiquement quand on me cherche dans la rue, je réponds par un « qu’est-ce que t’as, connard (ou connasse) », ce qui arrive assez rarement vu que dans la rue, je suis là sans vraiment y être. En général, mon insulte préférée, c’est « pauvre type », balancé avec dégoût. Oui, je sais, c’est pas super méchant mais tout est dans le mépris.


Bref, tout ça pour dire que je n’aime pas constater cette violence vraiment gratuite (et somme toute inutile) et que j’aurais bien envie de leur laver la bouche avec du savon pour leur passer l’envie de parler comme ça. Parce que ce sont les mêmes qui traitent une fille de sale pute dans la rue car elle ne se retourne pas à leurs sifflets, par exemple. Une sale habitude, en somme. Mais je dis ça, je ne vois pas bien la solution. Mais n’est-ce pas finalement un symptome d’un mal plus profond qui serait une incapacité chronique que nous avons
tous à vivre en société au-delà d’un certain seuil ? En gros, ne se défoule-t-on pas sur Rihanna, Paris Hilton, un blogueur ou que sais-je encore pour vider notre sac et rester plus sociable et doux avec nos amis, famille, collègues ? Finalement, est-ce un mal pour un bien ou celui qui traite Rihanna de pute parle ainsi à tout le monde ?

Heu… Je sais pas !

Sinon, rien à voir du tout mais je te colle ici une pétition qui me tient à cœur. Milan Presse qui édite des magazines pour la jeunesse est actuellement en difficultés financières et risque de disparaître. Si je ne travaille pas (et n’ai jamais travaillé même si j’ai failli y faire un stage qui m’aurait beaucoup plu en plus mais les dates ne collaient pas), je trouve qu’il est important de signer la pétition pour garantir une diversité dans les titres, d’autant que Milan propose des magazines vraiment bien. Tu lisais Toboggan petit ? Ben, c’est eux (entre autres mais Toboggan, je les piquais à ma sœur, je me souviens). Et de façon plus personnelle, c’est à Toulouse. Et de façon encore plus personnelle, mon cousin que j’adore y travaille. Alors on clique !

 

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