Une virée à Nara, le pays des temples et des daims

Le 12 octobre – Ancienne capitale impériale (comme Kyoto, d’ailleurs), si je devais qualifier Nara, je dirais que c’est une sorte de Disneyland du temple. Bouddhiste ou shintoïste, faites votre choix.

Nara, petit étang

En me levant, je jette un oeil à la météo. Pour la veille, ils avaient annoncé “plutôt ensoleillé” et j’ai eu la face cramée, je suis donc assez optimiste quand je lis “nuageux” et je me dis qu’on devrait bien s’en sortir… Bah pour une fois, la météo ne s’est pas trompée…

Nara vue du temple Tamukayama

Donc Nara, pour vous décrire, c’est une sorte d’immense parc plein de temples et de daims. Des daims partout. Cette fois-ci, vous pouvez acheter des galettes pour les nourrir donc autant vous dire qu’ils sont pas farouches. Voire même un peu trop curieux, j’en ai vu un commencer à mâchonner des robes. Les parents donnent les galettes aux enfants qui paniquent vite, des audacieux qui insistent pour avoir du rab et les gens se mettaient à crier quand ils se faisaient harceler par les cervidés. Nous, on se fait snober par les bêtes vu qu’on n’a rien à leur donner.

Bambi calme #nara #japan #suede #cuteness #peacefull

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Les daims de Nara

On déambule de temples en temples jusqu’au majestueux Todaiji qui, d’après mon guide, contient une statue de Bouddha géante… Ah ben OUI EN EFFET ! J’ai beau ne pas être bouddhiste, je suis assez impressionnée par l’immensité de la statue. Le temple, par contre, est petit, on fait assez vite le tour, on flâne un peu dehors, se frayant un chemin à travers la dizaine de classes de primaire, reconnaissable à leur chapeau ( chaque classe en a un particulier, vous avez les grands chapeaux jaunes, la casquette bleue ou la rouge) ou de collège, reconnaissable à leur uniforme. On grimpe ensuite vers le temple Tamukeyama, au milieu de ces charmants bambins surexcités mais on arrive à trouver un chemin peu emprunté qui nous permet de souffler un peu. C’est vraiment quelque chose d’assez fascinant ici, il suffit parfois de s’éloigner de quelques mètres des sentiers balisés pour se retrouver quasi seuls. Et vu comme la ville est grouillante, on apprécie, même si Nara est bien plus tranquille, du moins du côté du parc à temple, nous ne sommes pas allés visiter la ville en elle-même.

Temple majestueux à Nara #japan #nara #temple #shrine #stones

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Nara temple fermé Les oranges de Nara Les oranges de Nara Fontaine à Nara Fontaine à Nara Temple Todaiji Nara Bouddha géant de Nara Bouddha géant de Nara Bouddha géant de Nara

On se replie lentement, on se pose dans un petit restaurant discret et pas très cher, contrairement à ses voisins. Je déguste un unagi (les vrais savent) vraiment bon et en dessert, j’opte pour un décadent parfait “milky white”. J’ai assez peu pris de dessert au Japon, essentiellement parce que je ne suis pas sûre de bien comprendre le principe, notamment les parfaits, justement. Pour vous expliquer un peu rapidement, vous prenez une coupe et vous mettez plein de choses dedans. Moi sur mon parfait milky white, j’avais de la glace chocolat blanc, du yaourt, de la banane, , du lait concentré sucré, des trucs que j’ai pas identifiés un peu gélatineux et de la chantilly. Oui, ce n’est pas un dessert de régimeuse. J’en ai vu avec des petits flans ou des pana cottas. C’est rigolo mais relativement peu appétissant quand tu vois leur modèle en résine ne me fait jamais trop envie et j’aime bien savoir d’où on fait des desserts avec des pâtes.

Dessert japonais : le parfait

unagi

Unagi !!

Bref, on s’en met tellement plein la panse qu’en rentrant, on renonce même à l’idée de manger. Et quand on connaît Victor, on mesure ce que ça représente. On passe donc la soirée écrasés sur le lit à laisser nos corps au repos (ils en ont bien besoin),profitant de ce premier lit vraiment confortable depuis qu’on est arrivés.

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Basse-Terre, Guadeloupe : Soufrière, rhumerie et bananeraie

Il y a toujours un truc qui me frustre un peu quand je pars en vacances plongée: je visite plus les fonds marins que la terre ferme. Dans le souci d’un peu nous cultiver, l’UCPA prévoit toujours un petit temps de découverte du pays dans lequel on s’active. Mesdames et messieurs,je vous propose donc de nous suivre dans notre folle journée “découverte Gwada” avec au menu : soufrière, rhumerie et bananeraie. Bon, on a aussi fait un marché mais j’ai moins à dire sur le sujet (quoi que…)

Terre basse vue de la mer, Guadeloupe

Etant une incurable curieuse et une photographe amatrice compulsive, je ne peux rater une occasion d’aller découvrir un peu du pays. Anaïs m’ayant brieffé sur la journée découverte Gwada, je décidais que nous irions. Dieu merci, Victor est aussi curieux que moi (mais ne prend pas de photos, va falloir que je travaille là-dessus, d’ailleurs), nous voici donc dès potron-minet* sur un bateau, direction Trois-Rivières. Après un petit déjeuner local dont je ne garderai pas un grand souvenir, nous voici au pied de la Soufrière, moment que j’attendais avec un peu d’impatience  car les volcans, c’est toujours un grand moment de “prends-toi en plein les yeux”. Bon, ok, j’ai fait que l’Etna mais quand même. Nous voici donc sur un parking et c’est parti pour une heure trente de randonnée avec un dénivelé de pas loin de 300 mètres… Woah ça va, easy. Sauf que non. Parce qu’une bonne partie de la balade se fait sur un charmant petit chemin en pierre volcanique. Des pierres bien lisses et mouillées vu qu’il pleut (et qui a oublié son kway au centre ? Dieu merci, j’avais pris une serviette de plage au cas où…)… Or sachant que j’ai une peur panique de la chute (parce que je tombe beaucoup. Genre la dernière fois que je suis allée me balader dans une petite jungle, j’ai cru avoir assassiné mon objectif…), cette partie a été pour moi une légère source d’angoisse (même si le décor était somptueux). Arrivé en haut… rien. En fait, la Soufrière est très souvent “coiffée”, cf ces quelques images :

 

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Donc on était pile dans le nuage. Il pleuvait… tellement que j’ai fini par enlever mes lunettes car j’y voyais mieux sans qu’avec (j’ai une myopie moyenne, 3 de correction, c’est à dire que je n’arrivais plus à distinguer précisément le sol sur lequel je marchais). Déluge et odeur de souffre… Ah tiens, l’enfer doit légèrement ressembler à ça. Mais ne croyez pas que j’ai détesté la balade, bien au contraire : ça restait impressionnant, beau… et vu comme on se faisait bouffer par les moustiques dès que la pluie s’arrêtait, finalement, on a apprécié de traverser la petite jungle sous la pluie…

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Etape suivante : le marché. Tout mignon, tout petit, on fait le plein d’épices et surtout de rhum arrangé, qu’on nous faisait goûter pour bien nous convaincre… Bon, donc, déjà, là, j’avais perdu quelques points de fraîcheur mais rendons nous sans transition à la rhumerie, hihi. Bon, en guise de visite, on a surtout visité la boutique où on a pu déguster quelques rhums… Pour ma part, j’ai craqué sur la crème de rhum, une tuerie, mais le rhum coco et le rhum de Noël n’étaient pas mal non plus. Après, on a visité vite fait un entrepôt servant à distiller le rhum puis direction la bananeraie où il devenait urgent de manger… Pendant notre déjeuner, un monsieur arrive : c’est le propriétaire de la bananeraie qui est bien décidé à nous apprendre des choses. Nous servant un smoothie du tonnerre et nous offrant une banane particulièrement goûteuse, il nous raconte que la banane soigne tout : les brûlures, les piqûres d’insecte, les problèmes de peau, c’est bon pour la digestion, le sommeil et même la solitude (hin hin hin !!). On part ensuite faire un tour dans la bananeraie dans un vieux camion aménagé en petit bus…

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

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… et c’est là que ça devient super intéressant car le monsieur nous fait un exposé sur la biodiversité, le zéro chimique, l’utilisation des troncs de bananiers pour faire du papier… Mais c’est génial, la banane en fait. Je vais en remanger (j’ai arrêté avec mon régime IG bas, il ne faut manger que des bananes peu mûres et vu la vitesse à laquelle elles se gâtent… bon voilà) et me pencher sur la culture de la banane, parce que c’est peut-être l’avenir (bon, ok, nonobstant l’empreinte carbone que ça génère pour nous les expédier par avion)… Je vais planter des petits bananiers chez moi, idée déco et plantes d’intérieur (ça se reproduit hyper facilement, en fait… sauf que je suis pas tout à fait sûre de vivre dans les bonnes conditions climatiques à la base, woké…). La banane, l’avenir de la planète ? J’aime l’idée.

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Bref, ok, mais que retenir de tout ça ? Je dirais : vert, nature luxuriante et jamais plus j’oublie mon Kway. Mais aussi “je tiens vraiment plus l’alcool” et “la banane nous veut du bien et lutte contre la solitude, hin hin hin !!”

bananes

Une fois prochaine, je vous parlerai plongée mais je sais pas trop quand (le but étant de finir les articles sur la Guadeloupe avant mon prochain voyage pas encore planifié mais qui devrait tomber vers février-mars)

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* Oui enfin potron-minet de chez nous car à 7h, là bas, il fait grand jour depuis longtemps

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Après une folle nuit…

Il y a X temps, je discutais avec Lambchop sur le forum et on s’accordait sur le fait qu’après une folle nuit de sexe, ça se sent. Je parle pas de réaction physiologique, non, je parle de la façon dont les gens nous regardent. En gros, quand je repars de chez un amant ou de chez mon namoureux, j’ai l’impression que j’ai tatoué sur mon front « elle a fait des folies de son corps toute la nuit et même qu’elle a eu un orgasme (ou même plusieurs) ».

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Il y a quelques temps, j’ai passé une nuit purement divine avec un jeune homme. Le lendemain, j’avais une banane monstre, j’étais toute guillerette et les vendeurs ont
apprécié mon nouvel enthousiasme, me dragouillant gentiment. Bon, forcément, quand ils voient une nana tout sourire qui déclame un joyeux « bonjour ! », ça doit les changer un peu.


Mais je remarque que de façon générale, après une nuit orgasmique, ça se voit, ça se sent. Non, je ne parle pas d’odeur, c’est dégueu, là ! Je me souviens d’une fois où je rentrais d’une 
nuit torride avec Laurent, tous les gens me regardaient. Etait-ce parce que j’avais le mascara au milieu des joues ou parce que j’avais la tête d’une fille qui avait sexé ? Je ne sais pas. A moins que je n’ai remarqué ces regards que parce que je me sentais « coupable ».

Bien sûr que dans une rame de métro, y a peu de chance que je sois la seule à avoir forniqué la nuit précédente mais alors pourquoi tout le monde me regarde ? Il est vrai que si ma sexualité n’est pas un tabou, j’évite cependant de la crier sur tous les toits, je ne suis pas sûre que tout le monde soit ravi de savoir que j’ai brouetté la nuit précédente (et
plusieurs fois en plus). Autant ça ne me gêne pas de le raconter aux copines, autant mes voisins, mes collègues ou la personne assise en face de moi dans le métro n’a pas besoin de le savoir. Rien à cacher mais rien à déclarer non plus, en somme. Pourtant, on dirait que les mecs n’ont pas forcément la même logique que moi, au vu des nombreux suçons qui ont orné ma personne. Sans déconner, il faudra un jour qu’on m’explique pourquoi les mecs se sentent toujours obligés de me marquer, surtout ceux avec qui je ne sors pas. Je veux bien croire que mon cou est absolument irrésistible (j’avoue que j’aime bien les cous, moi aussi) mais arriver au boulot avec une trace rouge indiquant que je suis une personne sexuée, bof. Et devoir expliquer à mes parents que j’ai un mec, tout ça pour que ce connard me plante 15 jours après, bof aussi.

Dans les faits, je pense que personne ne voit qu’on a eu du sexe, sauf traces visibles. Alors pourquoi on a l’impression que tout le monde nous regarde ? Outre la « gêne » qu’un élément de notre vie intime nous paraisse à ce point visible, il y a un autre fait, autrement plus agréable : faire l’amour nous rend beau. Enfin, moi, en tout cas. Comme on dit souvent, pour plaire aux autres, faut se plaire à soi. Or après une séance de sexe, je me sens belle et désirable, c’est un fait. Pas plus tard que mardi : j’arrive chez Gabriel, j’ai passé la journée à tirer sur mon t-shirt des fois que mon énooooooooooooorme bidou dépasse. Une fois arrivée chez le monsieur et après deux verres de champagne et un pét,
forcément,mon bidou adipeux et blanc, je l’ai un peu oublié. Si bien qu’une fois la brouette consommée, je me promène toute nue dans son appart, ranafout. Et le lendemain, je me sentais carrément plus jolie. Bon, les plus scientifiques d’entre vous m’expliqueront que c’est une question d’endorphines ou chais pas quoi mais j’adore me balader dans la rue avec la sensation que je suis une jolie demoiselle, planquée derrière ses grandes lunettes de soleil. Parce que le soleil, ça fait bobo les noeils, sinon.

Mais en fait, la vraie question est « est-ce que les gens me regardent plus que d’habitude ou c’est moi qui le remarque aujourd’hui ? ». Non parce que la plupart du temps, je suis dans ma bulle mais ces jours là, comme j’ai l’impression que c’est tatoué sur ma tronche que j’ai sexé, j’ai l’impression que tout le monde. Mais en fait, s’il le faut, rien ne change par rapport aux autres jours. Juste que là, je le remarque.

NB : Ma freebox étant décédée, la publication des articles et réponses aux comms se feront quand je pourrai ! 🙂

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Sodomie et beurre de normandie

Par Mister Big

Ce n’est pas sans une intention particulière que j’ai juxtaposé ces deux éléments. Le sujet du jour est : et vous, dans un lit, vous jouez avec quoi ? On arrête pas de parler de brouette, mais, sauf manquement de ma part (n’oubliez pas que j’ai manqué 6 mois de blog !) on a jamais abordé le sujet des « accessoires de tout les jours que l’on peut intégrer à sa vie sexuelle »…

Je me souviens d’une époque, jadis, où je mangeais autant à table que dans un lit… C’était le bon temps ! Ben oui, en France, c’est bien connu, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ! Et à défaut d’avoir un outillage digne de « maison et jardin » pour égayer sa vie sexuelle, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a sous la main… Et en l’occurrence, le frigo est une source quasi-inépuisable d’inspiration… C’est donc pour vous faire partager quelques souvenirs de bons moments buco-génito-culinaires que je vais fouiller avec vous mon frigo tout au long de cet article.

Tout d’abord, il y a les classiques : si on parle de sexe et nourriture, la plupart penseront au nutella, grand classique devant l’éternel, d’autres dirons « chantilly, fraises » ou encore « fraises, champagne ». Ok, mais ça, c’est comme le missionnaire, la levrette ou le crabe tonkinois : on connaît tous ses classiques, y’a plus rien de bien surprenant la dedans ! Comme les copains, j’ai essayé, c’est sympa, c’est vrai, mais bon… quoique, le nutella, j’adhère moyen, car ça aurait tendance à laisser penser à un plan scato qui aurait dérivé.

Le miel. Ça, c’est terrible ! Mais il y a quand même un grand défaut : faut changer les draps après ! Ca colle comme pas permis, ce qui rend justement intéressant le nettoyage buccal des zones tartinées de sécrétions d’abeilles. Mais attention : NE PRATIQUER QUE SUR DES ZONES IMBERBES !!! Sinon, ça vire à l’épilation au miel, et ça, c’est pas très agréable pour celui qui le subit ! Et choisissez le liquide et en bouteille à bouchon doseur, car les pots de miel semi-figé, c’est pas très glam…

Ensuite… le vin bu au creux des reins… classique aussi, mais très agréable de sentir son amant frémir quand on lèche son bas du dos. Après, on peut varier avec du champagne, de la vodka, du rhum, du cointreau, de la chartreuse (ouais, bon, je sais, j’essaye de me faire sponsorisé par des fournisseurs d’alcool, donc faut y mettre la paquet !) etc… Mais avec du champ, y’a quand même une chose de beaucoup plus sympa à faire : une pipe ! Qui n’a jamais essayé ? C’est pas mal du tout, ça aussi, de sentir les petites bubulles picoter le méat et chatouiller le gland…

Poursuivons… les glaçons !!! On écrémait le frigo, et j’ai failli oublier le bac à glaçon !!! Ca aussi, c’est un classique, le glaçon ! Le faire courir un peu partout sur le corps de son amant… lui faire aussi une pipe avec la bouche remplie de glaçon, et, chose intéressante, lui introduire un ou deux glaçons dans l’anus… Effet garanti ! Et contre-effet immédiat : un glaçon, ça fond ! Une minute après l’introduction, expulsion du dit glaçon sous sa forme liquide !

Bon, il me reste quoi… ça serait trop facile de parler de l’utilisation des courgettes, concombres, aubergines ou autres curcubitacées… Idem pour la banane. Le fromage, c’est tabou. Les bouteilles, c’est extrême. Le ketchup ? Pas trop d’intérêt, surtout si il est épicé. La viande… heu… je préfère pas imaginer ! Le poisson ? Ouch ! Les crevettes, encore, mangées avec des baguettes sur le ventre du compagnon, pourquoi pas… les sushis, d’ailleurs, mangés à même la peau, c’est divin ! Les œufs ? Heu… joker ! Il nous reste… le yaourt ? Intéressantes perspectives… j’ai jamais essayé, mais ç’est à faire !

Ha ! J’allais oublier : le beurre ! Hé oui ! J’en ai pas fait le titre pour rien ! Le beurre, grand ami de la sodomie quand on a pas de gel sous la main ! Sur les conseils d’une amie, j’ai essayé… et franchement, ça vaut le détour ! Une tite noisette de beurre, et hop-là ! Avec l’avantage de ne pas sécher en deux allers-retours comme les gels lubrifiants classiques… un peu de beurre, et c’est parti pour la nuit ! Mais, je vous en prie, s’il n’y a qu’un conseil à retenir de tout ce que je viens de vous dire : du beurre doux, pas du demi-sel !!! L’élu(e) de votre cœur risque de vous larguer illico-presto si vous lui faites ça avec du demi-sel !

Bref… si vous avez d’autres idées, confiez-les moi !
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Pan dans les dents !

Aujourd’hui, je me suis pris une claque. Pas physiquement, personne ne m’a frappée, ce fut une claque symbolique.
 
La vie est parfois étrange. On se lève, le matin, de bonne humeur, le cœur allégé par la brouette de la veille, tout va bien. Je m’habille et je file à un rendez-vous en ville avec Sab et Gauthier. En chemin, la demoiselle m’avertit qu’elle ne pourra pas déjeuner avec nous mais elle nous rejoindra après. Soit. J’arrive au lieu de rendez-vous, je me pose contre la barrière de l’entrée du métro, j’allume négligemment une clope. Il  fait beau, la vie est belle ! Mais le drame est proche…
 
A un moment, un gars s’approche, il parle au mec à côté de moi puis il vient me voir. Polie, je l’écoute qui m’explique qu’il vend des briquets pour le bizutage de son école de commerce. Je lui explique que je connais le principe. « Ah, vous êtes étudiantes ?
– Non, j’ai fini. »
Et, là, c’est le douche : je ne suis plus étudiante. JE NE SUIS PLUS ETUDIANTE ! C’était la première fois que je l’énonçais verbalement et prononcer cette phrase m’a fait étrange. Du coup, je me suis retrouvée en tête à tête avec ma cigarette et j’ai réfléchi à ma nouvelle condition.
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Une fac couleur rouge
Qu’est-ce que c’était, être étudiante ? Heu… Me lever à 7h tous les matins pour aller m’abreuver à la source de la connaissance, je partageais mon temps entre les cours et les séance de révision à la bibliothèque, j’avais toujours trois livres sous le bras, des pages de cours couvertes d’une écriture précise et stylée… Bon, d’accord, j’avoue, je mens. A la fac, j’ai appris à jouer à la belote et au tarot ! J’ai passé un temps pas croyable à la cafétéria (pas du tout aussi belle que dans Hélène et les garçons), les serveuses nous connaissaient, on s’est même fait un bowling avec la plus sympa d’entre elles. Mais surtout, à la fac, y avait des personnages haut en couleur.
 
Il y a avait d’abord les syndicalistes. Je n’ai rien contre les syndicalistes en général, mais à ma fac, il y avait quelques spécimens pas piqués des vers dont le plus célèbre d’entre eux, Jésus, alias je sais plus quoi de son vrai nom. Naturellement, nous l’appelions Jésus en raison de sa longue chevelure et de sa barbe qui lui donnait un vague air de Jésus, donc. Il était petit, vraiment petit, un mètre 60 à tout casser. Sa chevelure était impressionnante, on y aurait perdu un peigne si on avait tenté de discipliner tout ça. Evidemment, il avait le keffieh, comme tous ses camarades. Outre son caractère anarchiste, il était également militant végétarien. Sur les murs de la fac, des petits autocollants ont fleuri : « celui qui se dit pacifiste et qui mange de la viande est un fumiste ». Du coup, des rigolos ont inventé un nouveau syndicat : « carnivore » avec un petit journal racontant l’agonie d’une carotte ébouillantée vivante sans que personne ne lui ai demandé son avis.
 
Sinon les syndicalistes extrémistes de ma fac avaient une particularité. Dès que nous n’étions pas d’accords avec eux, on se faisait traiter de fasciste. On est contre la grève, on est fasciste, on refuse de manifester avec eux, on est fasciste. Une fois, j’ai quitté une AG avant la fin, ça faisait quatre heures que j’y étais et j’en pouvais plus. Une nana m’est tombée dessus et m’a traitée de fasciste car je ne respectais pas la démocratie… Bon, quand j’ai commencé à lui répondre, elle s’est cassée, elle devait penser que j’allais me laisser insulter comme ça… Je sais pas comment c’est dans les autres facs mais dans la nôtre, ils étaient tellement agressifs avec leurs discours pré formatés qu’ils n’étaient franchement pas appréciés. Cependant, j’en côtoyais quelques uns et j’ai eu une conversation un jour avec l’un d’entre eux.
« Mais comment tu veux qu’on vous prenne au sérieux à force de revendiquer tout et n’importe quoi ?
Non, on ne fait pas ça !
Mais si, regarde : en 98, vous avez manifesté contre le projet Attali et, à l’arrivée, dans la liste des revendications, vous avez demandé le SMIC étudiant et le transport gratuit pour les étudiants, c’est ridicule !
Oui mais pour avoir ça (il montre sa main), il faut demander ça (il me montre son bras). »
Bon, sur le principe, ok, mais quand les revendications sont remontées au Ministère de l’Education Nationale, ils ont dû rire : bien sûr, il vont intervenir exprès auprès de la SEMVAT (qui gérait les transports toulousains à l’époque) pour nous assurer des tickets gratuits…
 
Quel bonheur d’être fous
Mais le mieux, à ma fac, c’était les fous. Et y en avait un paquet ! Tous localisés au resto universitaire (RU) et ayant une passion pour notre table. Il y avait d’abord Ginette, la sex symbol de service (humour). Outre le fait qu’elle était fringuée bizarrement avec sa banane et son sac en strass, elle était d’une lourdeur peu commune. La première fois que je l’ai vue, elle s’est installée à notre table, je l’ai prise pour une copine de Guillaume avec qui je sortais depuis quelques jours. J’étais en train de bosser sur je ne sais plus quoi (oui, je bossais au RU, ça va !). Et là, elle commence à me parler, à me raconter des trucs louches, qu’elle lit Raymond Aron pour passer son diplôme (équivalent bac pour intégrer un DEUG, j’ai oublié le nom). Pendant ce temps, Guillaume ne pipe mot, je me demande bien qui est cette fille avec qui j’ai un vrai dialogue de sourds et je finis par être très sèche, j’avais autre chose à faire que d’écouter ses délires. Ginette finit par partir (ouf !) et là Guillaume me révèle : c’est une grosse lourde qui le colle, il ne la supporte pas.
 
Pourtant, cette fille était fascinante : elle trouvait tout beau. Moi, ma trousse, mon livre, mon stylo encre, mon écriture (ahahah !), la carte de la Méditerranée de Gauthier (ahahahahah !), tout quoi. Elle arrivait, elle faisait : « salut les amis ! », personne ne lui répondait. Ou alors, son grand truc, elle nous attrapait quand on passait à côté d’elle et elle nous faisait : « salut-ça-va-et-toi ? ». Sinon, elle s’asseyait parmi nous si nous avions le malheur d’avoir une chaise vide et elle agissait par mimétisme. Du genre, un jour on jouait à la belote (pour changer) avec mes futures ex-amies et une fait : « allez Nina, pose ton valet ! » et l’autre : « allez Nina, pose ton valet ». Un autre tour, je fais un coup magistral (pour une fois que j’ai du jeu) et mes copines applaudissent. Trente secondes plus tard, l’autre nous imite… Avec elle, j’ai appris l’art d’ignorer les gens avec qui je n’ai pas envie de parler, tout un art.
 
Sinon, il y a « la vieille qui pue », qui hante tant la fac de sciences sociales que la fac de sciences humaines. Quand on passe près d’elle, il y a comme un étrange parfum d’égouts… A côté, le métro parisien sent bon le printemps. Bon, ce n’est pas tant ça, le problème. Elle est folle, mais d’une force. Déjà, quand elle marche dans la rue, ça fait : « pied droit-insulte-pied gauche-insulte… ». Donc, quand on la croisait, on avait droit à un charmant : « sale petite pute, pétasse, bande de cons ! ». Fallait pas le prendre pour soi, elle poursuivait cette litanie incessante à longueur de temps, indépendamment des gens qu’elle croisait. Un ami m’a raconté des trucs marrants à son sujet. En fait, cette femme passait sa journée à la bibliothèque, elle prenait les livres un par un et elle en recopiait l’index ou la table des matières, je me souviens pas… Si jamais il manquait un livre (ce qui arrive souvent dans une bibliothèque), elle pestait : « quelle bande de petits bâtards ! ».
 
Cette dame habitait à côté des parents d’un gars et elle était franchement TRES dérangée. Un soir, la voilà qui tape à la porte de ces gens-là.
« Oui ?
– Pourriez vous dire à votre mari d’arrêter de traverser les murs, ça me dérange ! »
 
Mais la plus belle, la plus forte, la plus merveilleuse de tous ces frappadingues, c’était Pascale ! Championne du monde de la folie ! Tout a commencé un jour où on jouait à la belote, il y avait Gauthier, Guillaume mon mien, Guillaume bis (un ami de lycée de Gauthier) et votre dévouée. On joue quand, tout à coup, une femme se penche sur Gauthier et lui dit : « pour la malle de la voiture, c’est d’accord ! ». Elle s’éloigne un peu, se retourne : « c’est d’accord, hein, c’est d’accord ! ». Forcément, on explose de rire, Gauthier ne comprend rien, on n’en peut plus. Arrive notre serveuse préférée qui se penche vers nous et fait : « elle est pas bien, elle, hein ? ». Et là, elle nous parle de Mme Pascale, la fille qui s’amuse à arracher les affiches des syndicalistes à peine il les ont collés… Ce n’est pas un acte politique, c’est juste qu’elle est tarée. Une fois, elle va voir une serveuse du RU et lui fait : « toi, tu t’appelles Djamila !
Non, pas du tout.
Si, si, tu t’appelles Djamila !
Mais non !
SI TU T’APPELLES DJAMILA !!
Oui, oui, ok, je m’appelle Djamila.
Avec un ou deux L ? »
Voilà, c’est Pascale ! Une fois, j’accompagnais un ami à un examen et là voilà qui s’assoit à côté de moi. Alors que je discutais avec mon ami, elle se penche vers moi et me fait : « j’ai pris mon chéquier au cas où ! » Oui, tu m’étonnes ! Je lui adresse un « oui » poli et je reprends ma conversation mais elle poursuit : « on dit fidiciaire ou fiduciaire ? ». Comprenant qu’elle parlai économie, je lui réponds fiduciaire mais le meilleur est à venir. Je reprends ma conversation et là, notre ami fait fort : « vous aussi, vous attendez pour le cours Bi fifty two ? (B52) ». Tout le monde se regarde atterré et là, un mec, trop fort, lui répond : « non, ça, c’est un avion, à la limite un groupe de musique mais pas un cours ! » « ah, d’accord ! ». Mon ami va pour passer son oral, je ne veux surtout pas lui parler donc je plonge le nez dans le seul bouquin que j’ai sous la main, à savoir un plan de Paris. Je l’entends qui parle, qui glousse, puis elle part passer son oral. Je regarde le mec qui était à côté d’elle.
« Tu la connais ? lui demande-je
Non.
Mais vous n’étiez pas en train de parler ?
Non, elle parlait toute seule… »
Seigneur Dieu !
 
Et voilà, je ne suis plus étudiante, je n’aurai plus l’occasion de fréquenter tous ces gens décalés, fous, d’un autre monde… Et je ne pourrai plus jouer à la belote tous les jours entre midi et deux.
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