Post-brouettum, animal assoupi

(Vilain détournement de titre de film dans le titre de ce post, je sais)
 
Dans le sexe, il y a trois phases, grosso modo : les préliminaires, la brouette en elle-même et le post-coït. Bon, déjà, entre les préliminaires et la brouette en elle-même, la frontière est floue : une fellation peut-elle être considérée comme un acte sexuel et ferait alors partie de la brouette plutôt que des préliminaires ? Idem pour le cunni ? Mais là n’est pas le sujet de l’article du jour, je vais parler du post-coït qui paraît la zone la plus claire : c’est quand la brouette est terminée, tout le monde a pris son pied (avec de la chance) et les corps s’abandonnent à un doux repos bien mérité.
 
 
J’avoue que j’adore le câlin post-coït (oui, bon, je suis la fille qui adore le pré, le pendant et le post brouette, j’avoue…). Juste après, quand on sent notre sexe palpiter autour de celui de notre partenaire, à moins que ce ne soit le sien qui palpite en nous… Peu importe, j’adore cette sensation, ainsi que l’espèce d’apaisement qui suit le déchaînement d’émotions très fortes. Mine de rien, un orgasme, ça pompe quand même pas mal d’énergie, du moins chez les femmes, ça, c’est sûr. Chez les hommes aussi, d’après ce que j’en sais, ils se sentent…hum…vidés. Ceci étant, y a qu’à voir leur tête au moment de l’éjaculation, on sent bien que c’est violent (j’espère ne pas avoir cette tête au moment de l’orgasme, quand même). Donc, après un acte d’une certaine violence, ô combien agréable, nous voilà posés l’un sur l’autre, emboîtés encore l’un dans l’autre. Oui, je supporte pas les mecs qui se retirent à peine après avoir éjaculé. Ok, c’est marqué sur la notice du préservatif mais j’ai pas des griffes qui sortent de mon vagin à peine l’acte terminé qui vont déchirer la capote ! Alors, certes, une fois que le pénis de monsieur a retrouvé sa taille initiale, il y a des chances que j’embarque le préservatif en me levant (c’est déjà arrivé…) mais si on fait attention, y a pas de soucis.
 
Donc, voilà, pour un beau câlin post-brouette, le monsieur reste dedans. Là, mes pensées qui volaient dans tous les sens pendant l’acte s’ordonnent un petit peu. Oui, en préparant cet article, je me suis demandé à quoi je pensais pendant la brouette et je me suis rendue compte que je n’en savais rien du tout. Je crois que les seules pensées cohérentes qui peuvent me venir pendant la brouette sont : « tiens, j’ai bien envie de changer de position », à part ça… Justement, après la brouette, tout se réordonne un peu, je reprends conscience de mon environnement : tiens, j’ai mal fermé le robinet de la salle de bain, ça goutte, tiens, il fait nuit, tiens, Kenya est définitivement une sale mateuse… Bref, le monde se rappelle à mon bon souvenir.
 
Mais juste après la brouette, surtout, ne rien faire. Selon la position finale, je caresse du bout des doigts mon partenaire sur le dos, sur le torse, sur les bras (ça dépend de ce que je peux atteindre), j’ai tendance à le couvrir de baisers pour le remercier de ce bon moment partagé, je lâche à la limite un « waouh » mais je préfère le silence. Oui, lecteur, sois surpris : le seul moment où j’ai pas envie de parler, c’est après la brouette. J’en avais parlé une fois avec Julien qui semblait très étonné de ça : une fille qui n’aime pas les conversations post-coïtales, canonisons-là ! Je voulais lui prouver que je mentais pas mais je me suis pris un vent… Après le sexe, j’aime savourer la pression qui redescend, les corps qui s’abandonnent après la chevauchée fantastique, plus rien que nos respirations qui reprennent un rythme normal. Puis, avec cette folle détente, je m’apaise, je m’assoupis. Parfois, avec Guillaume Ier, on s’endormait juste après et on se réveillait une demi-heure voire un heure plus tard, j’avoue que j’aimais bien ça.
 
Souvent, les filles reprochent aux mecs de s’endormir après l’amour, grief que je n’ai jamais compris. Que faire d’autre ? Oui, on peut recommencer, certes (quoi, je suis insatiable ?), mais parler, non, vraiment pas. Parler de quoi, d’abord ? « Merci pour l’orgasme chéri mais t’as payé l’électricité ? On va voir ta mère, dimanche ? » Bon, je préviens, le premier mec qui me parle de ma mère juste après une brouette, je le fous dehors (ça va pas de penser à ma mère dans ces moments-là ?). Une fois, j’avais lu une intervention sur un forum où une nana, mariée depuis une dizaine d’années, expliquait que son mari et elle s’arrêtaient parfois en plein coït pour des conversations de ce genre et qu’elle trouvait ça naturel. Le jour où mon mec s’arrête en pleine levrette pour me parler du déjeuner du dimanche, ce sera terminé entre nous. Chaque chose en son temps. Même si c’est pour parler de la précédente brouette, il faut laisser poser : PAS DE SUITE. Autant je suis une fervente adepte des discussions sur l’oreiller jusqu’au milieu de la nuit, autant la débuter dès la fin du coït, ben non.
Le débat entre Lilvirgo et Sechev dans les commentaires sur cet article est assez révélateur, cependant d’un certain malaise : que faire après ? S’endormir, parler, aller faire la cuisine ? Tout dépend de la personne et de la relation, je suppose. Après le câlin post-coït (qui doit durer un bon quart d’heure, sinon, je râle !), chacun fait ce qu’il veut, une douche (à deux, histoire de…), aller lire un livre, dormir, peu importe… Mais mon câlin, j’y tiens ! Et qu’on ne me parle pas ! De toute façon, vu que je passe très vite en mode somnolence, mes phrases ressemblent à :
« Je crois que… oui… non… je sais pas »
Avec de grands blancs entre les mots… Mon cerveau il veut plus marcher, faut pas l’embêter ! Le câlin post-brouette, c’est une façon de profiter encore un peu de l’autre, de son odeur, du parfum de sa peau, de sentir sa chaleur. Curieusement, je n’aime pas quand un mec se retire (ou finit par glisser en dehors car il a débandé), je me sens un peu vide, sur le coup, je sais pas trop si les autres filles ressentent ça ou pas. Des fois, j’aimerais passer la nuit en position postcoïtale mais en même temps, je me connais, je n’arriverais pas à dormir, vraiment. En général, quand un mec me prend dans ses bras pour dormir, je finis toujours par partir de mon propre côté.
 
Tout est question, sans doute, de personnalités mais après la brouette, moi, je n’ai qu’une envie : savourer au maximum les sensations qui restent, prolonger comme je peux le plaisir que je viens d’avoir. Je trouve que c’est un moment magique qu’il faut savoir préserver. Et d’écrire cet article, ça me chatouille un peu au creux des reins…

Sam en tas

Par Sam
N’ayant pas beaucoup de plan ‘drague’ a mon actifs, malgré mon âge, je vais tous les raconter, il n’y en a pas pour long, juste qq. lignes.

1) Premier « contacte » avec une fille. Plantage du décor : piscine de la ville, avant la 6eme (si ma mémoire est bonne), fin du cours de natation, arrive les 5 minutes de jeux dans l’eau avec des bouées gonflable, genre chambre à air de roue de camion. Je plonge, j’arrive sur la bouée pleine de monde, par en dessous. Je remonte à la surface. Allô Houston, j’ai un problème! Mon appareil dentaire est accroché au maillot de bain d’une fille au niveau de son arrière train. Devant toute la classe, la honte.
2) 5eme ou 4eme, je vais la queue pour manger au réfectoire de l’école, je sens une paire de mains sur mes fesses. Sur les premières secondes, je trouve çà « agréable » jusqu’au moment où je me rends compte que, contrairement à ce que je pensais, cet acte était volontaire. Je me retourne et je vois trois nanas en train de se foutre de la gueule comme ce n’est pas possible. Inutile de préciser que j’ai piqué un phare (tiens au fait, on dit : phare ou fard?) et que j’étais terriblement gêné pendant les 15 minutes d’attente, avant d’aller manger, je ne savais plus où me mettre. Ce n’est pas très agréable de se faire plotter sans qu’on le veuille. Je n’ai pas trop de mal à comprendre les réactions des femmes a qui cela arrivent dans le métro ou autre.
3) Vers 14 ans, je crois, comment on appelle çà déjà, une « partie » il me semble. Une fille m’invite à danser, 3 secondes plus tard j’étais dehors, seul, en train de prendre l’air, tellement j’ai eu la trouille, j’ai toujours été TRES timide. Je ne sais plus par quelle raison j’ai fuie comme çà, enfin si, je sais mais çà c’est encore une autre histoire. Et pourtant je la trouvais vraiment très jolie cette fille. Sans doute « trop » pour moi.
4) Fin de la 3eme, pendant la récré, une copine de classe SAM1 vient me dire que SAM2, une autre copine de classe, a plus ou moins « flashé » sur moi. Allez savoir ce qui m’est passé par la tête pour sortir une connerie du genre : « çà tombe mal, j’ai l’intention de devenir curé ». Le pire dans cette histoire c’est que je « flashais » également sur SAM2. Je ne sais pas bien ce qu’il m’a pris, je pense que cette façon de faire était trop « brutal » ou trop rapide pour moi, à l’époque. Il me faut du temps pour réfléchir pour prendre une décision, et j’avoue avoir des difficultés pour en prendre spontanément.
5) En Term., Rien, pas le temps de draguer les filles, il y avait le bac a préparer. Je ne pouvais pas faire deux choses en même temps. Oh mon Dieu, bien trop compliqué de faire un truc pareil. Et puis c’est vachement important d’avoir le bac. Quel con j’étais oui ! Tous les midis j’allais en perm pour travailler (mon côté cigale est quasi inexistant, mais mon coté fourmis, lui, il m’a bien pourri la vie). Et tous les midis je croisais cette fille, rousse et peu sauvage, regard de braise, terriblement attirante. Elle était assise toujours au même endroit, sur le rebord d’une fenêtre, dans le couloir qui menait à cette salle d’étude dont j’allais chaque jour. C’est curieux, pourquoi ce n’est qu’avec du recul, qq. années après, que je me suis rendu compte qu’elle me déshabillait du regard comme si je passais au rayon X à chaque fois. Mais je n’ai rien fait, comme d’hab. D’abord le bac, me dis-je, ensuite on verra pour les filles.
6) IUT, ben, je ne peux rien faire, 120 élèves et seulement 4 nanas. C’est l’avantage de prendre une filière non littéraire.
7) BTS, mes deux plus belles années d’études, ben oui venant d’un IUT, le BTS était un peu de la révision et donc ‘relativement’ facile. La fille en question s’appelait SAM3, je me suis rendu compte que je l’aimais qu’au bout d’un an et demie passé à ses cotés (dans la même classe). Je me souviens encore, on était tous en cours de math et quelqu’un est venu lui annoncer un décès dans sa famille, par un papier ou dans l’oreille, je ne sais plus. Je me souviens de l’avoir vu pleurer, et d’avoir eu mal au cœur comme jamais auparavant, de la voir souffrir ainsi. C’est là, à ce moment précis, que j’ai compris ce qu’était le mot ‘amour’.
Elle vivait dans un appart en coloc avec 2 autres filles de ma classe, allez savoir pourquoi j’étais souvent chez elles. J’arrivais toujours à trouver une bonne excuse, en plus je servais de taxi pour les 3, chaque WE, covoiturage oblige.

Les derniers mois, avant de passer le diplôme, SAM3, faisait toujours référence à ‘il’ en me regardant avec un petit sourire en coin. Elle avait tiré, une fois, les cartes de tarot, pour ‘voir’ son avenir. Toujours en parlant d’un ‘il’, bien sûr je croyais fermement que ce ‘il’ était moi, comment aurait-il pu en être autrement?! Les cartes ne mentent pas, c’était bien de moi qu’elles parlaient, ces cartes, je me suis reconnu, aucun doute possible. Bref, la fin de l’année est arrivée, les examens était passé. Je me suis enfin décidé à lui déclarer ma flamme, la dernière fois que je la ramenais chez elle en voiture. Je n’avais plus rien à perdre de toute façon, c’était coups double, soit-on ne se voyait plus jamais, soit c’était parti pour une belle histoire. Et bien sûr je me suis pris une belle ‘claque dans la gueule’, quand elle m’a dit que le ‘il’ n’était pas moi, mais un autre qu’elle aimait depuis plusieurs mois déjà. Ce jour là, j’ai compris l’expression « l’amour rend aveugle » et avoir le « cœur brisé en mille morceaux ». Je m’entendais super bien avec elle. Je m’en suis voulu longtemps d’avoir été aussi con et aussi aveugle. J’ai pleuré à chaudes larmes pendant, chaque soir, une bonne semaine, tellement j’avais le cœur ‘serré’ et qui me faisait atrocement mal. Je crois que c’est mon plan le plus foireux de toute ma vie, attendre deux ans et se prendre un ‘vent’, comme çà, après tous les petits moments de ‘complicité’ que je ‘croyais’ avoir eu avec elle, çà ma vraiment fait souffrir.
C’est en partie pour ça que j’avais choisi une école près de la Belgique plutôt qu’une autre école plus proche de chez moi, l’année suivante. J’avais besoin de prendre de la distance, en pensant que se serait plus facile d’oublier ce ‘chagrin d’amour’. Cà n’a pas vraiment marché, un an plus tard, j’avais eu envie de la voir, même de loin. Je me suis donc inscris à une course à pieds (20 kms de footing) qui passe juste devant chez elle. J’ai donc couru pendant 13kms (elle habite environ à mi-parcours) en espérant l’apercevoir, même quelques secondes. Et bien sur, je ne l’ai pas vu. Au bout des 20km, j’étais mort, rincé, vidé, mal aux genoux, mal aux jambes, mal partout, je ne suis pas un grand sportif. Je me souviens d’avoir dit à un proche « c’est la première… et aussi la dernière fois que je fais cette saloperie de course ». Deux ans après j’ai remis çà, plus dans l’intention de la voir, juste pour ‘le fun’. Je m’étais entraîner plus sérieusement, ben je n’ai quand même ‘chié’ comme c’est pas possible, je pense que c’était bien elle, cette fois ci, que j’ai aperçu avec un type et un bébé, j’ai comme qui dirait fait mon ‘deuil’ ce jour là, quand je l’ai vu, me semble t’il, heureuse.
Depuis, je m’inscris à cette course chaque année, juste pour savoir si je peux le faire, ces satanés 20 kms. Cette année, je n’ai même pas pensé à regarder si elle était là ou non, à présent je m’en fiche, mais ça m’a pris beaucoup de temps.
8) Cà fait qq. années que je travaille dans la ‘vie active’. J’ai essayé qq. plan drague sur mon lieu de travail, c’est plutôt déconseiller de faire ce genre de chose. Il y a eu SAM4, suite a un sourire de sa part, j’ai commencé une petite ‘correspondance’ par mail.On s’écrivait un tas de connerie, une bonne 30taine de messages par jours, où on n’arrêtait pas de rigoler. Cette fois là, je n’ai pas mis deux ans pour tenter de l’inviter au cinoche, mais comme par hasard, malgré que le courant passait bien, elle sortait d’une relation un peu difficile donc elle a refusé. Avec les filles, j’ai toujours été un sacré veinard. Quelques semaines après, j’ai su qu’elle était mutée sur Paris, donc plus aucun contact. J’ai pleuré un peu, en même temps on ne c’était vu que 3 ou 4 fois dans les couloirs.
Voyant que cette méthode de ‘correspondance’ marchait un peu, j’ai essayé de renouveler cette façon de faire, avec deux ou trois autres filles, sans aucun succès. 
9) Il y a 3 ans environ, au premier le l’an, rencontre de SAM5. Elle est sympa, gentille, mignonne. Le courant passe bien, comme un con je ne pense pas à lui demander son numéro. J’espère la revoir au premier de l’an suivant, bien sûr elle n’est pas là. Dans l’année j’apprends qu’elle m’a envoyé une lettre, que bien sûr je l’ai jamais reçu. Peut de temps avant le deuxième Jour de l’An, je la revois au restaurant où je mange tous les jours. Le lendemain, je me décide à lui écrire une lettre, lui déclarant plus ou moins mon envie de la revoir. Il semble que la période de deux ans de réflexion, soit récurent chez moi. Au Jour de l’An, elle n’est pas là, j’apprends qu’elle est sur Paris et qu’elle est ‘maqué’ avec un policier.
10) Cet été, au mariage de mon cousin. Je fais la connaissance de deux filles SAM6 et SAM7. Je sympathise avec SAM6, danse avec elle, discute, puis plus rien. Je pense que c’est de ma faute, sur ce coup là, je ne me suis pas assez ‘occupé’ d’elle. En effet, pendant les ‘fêtes’, j’ai la fâcheuse tendance à ne pas picoler et vouloir ‘aider’ tous le monde, apporter les plats, faire la vaisselle, ranger, … Plus tard, SAM7, qui, j’ai l’impression, a des vues sur moi, commence à me parler, patati patata, elle m’attire pas plus que çà, je la trouve trop autoritaire à mon goût. Fin de la soirée, pratiquement tout le monde est parti, j’aide les personnes restant à préparer le retour de mariage. Le lendemain, il ne se passe rien, je discute avec SAM6 et un peu avec SAM7. Fin d’après midi, elles m’invitent à boire un verre. Une fois de plus, comme le gros con que je suis, je me sens obligé d’aider à ranger avant de les rejoindre. Je pensais en avoir pour 1 heure grand maxi, ben non, çà a duré plus de 3 heures. Bien sûr, je suis aller au rendez-vous avec plus de 3 heures de retard, et évidemment il n’y avait plus personne. J’ai vraiment le c.. bordé de nouilles. Quelques jours après, j’envois un émail ‘collectif’, une blague à deux balles, avec SAM6 et SAM7, entre autre, en destination, en espérant avoir un ‘retour’ de la part de SAM6. Mais rien, aucune réponse, puis le lendemain, SAM7 me répond. Ce n’est pas elle qui était convoité au dépard, mais bon, essayons, je n’ai rein à perdre après tout. Il s’ensuit une légère correspondance par mail de 2 mois, tout l’été donc, jusqu’à une ‘engueulade’ entre nous deux après une mauvaise compréhension des désirs de chacun, fin de la correspondance. Et depuis… rien, nada, quedal.

Aujourd’hui, je suis comme ce type dans un avion, qui doit sauter en parachute et qui se trouve tétanisé devant la porte de l’appareil à 20 000 mètres d’altitude. Avec cette peur du vide qu’il lui bouffe les tripes et n’attendant qu’une chose, qu’on lui donne un bon coup pied dans le c.. pour sauter. Il se sait pourtant qu’il va prendre son pied à « sauter », il sait aussi qu’il y a des risques de plantage. Mais ce n’est pas de çà qu’il a peur, il juste peur de ce vide, cet inconnu. Peur du saut uniquement.

C’est dingue, après tous ces échecs j’en suis à me demander comment une femme me perçoit, gros, petit, moche, laid? Je n’en sais absolument rien. Je suis bien conscient de ne pas avoir le physique de Brad Pitt mais je ne crois pas non plus, enfin j’espère, avoir le physique de Quasimodo. Je ne peux pas m’empêcher de m’interroger. FIN

Faut-il simuler l’’orgasme?

Contexte : lundi soir, une heure du matin. Je suis posée devant ma télé, mon ordi sur les genoux, je glande… A la télé, je tombe sur Nip/Tuck, une de mes séries préférées, je rêve de me faire brouetter par Christian. C’est l’épisode où Sean et Julia (qui sont maris et femmes, pour ceux qui ne connaissent pas) font des cochonneries, Julia crie : « ah ah aaaaaah oui !!! Ah Sean ! Aaaaaaaaaaah ! » Sean finit ses petites affaires et va pour aller se doucher mais, ô drame, il revient dans la chambre et voit Julia en train de se masturber pour avoir sa part d’orgasme : Seigneur Dieu, elle a donc simulé !
 
 
Ils sont mariés depuis 15 ou 16 ans, je crois, et la dame, elle simule ! Je pars donc dans une réflexion profonde et passionnante : faut-il simuler l’orgasme ?
Réponse spontanée : non ! Est-ce égoïste de réclamer sa part de jouissance ? Doit-on se plaindre de ne pas avoir atteint le 7ème ciel ou doit-on pousser des cris exagérés pour ne pas froisser la susceptibilité de monsieur ?
 
« Aaaaaah oui, aaaaah oui!! » « Heu, chérie, j’ai fini, là… »
Revenons à notre amie Julia, pourquoi simule-t-elle ? Bon, outre le fait qu’elle est totalement névrosée comme tous les personnages de cette série, je suppose qu’elle ne veut pas blesser son mari… Oui, pourquoi on simule ? Essentiellement pour ne pas vexer le monsieur qui nous brouette sans talent. Ou alors pour hâter le mouvement. Personnellement, il m’arrive d’exagérer un peu quand j’ai déjà eu ma part et que le monsieur se retient, croyant qu’un coït de 3h38 est une bonne chose. Bon, le souci, c’est que je suis naturellement très expressive dans ses moments-là donc pour faire plus, c’est un peu compliqué…
 
La question de la simulation soulève la suivante : qui est le plus important dans une relation sexuelle ? L’autre ou soi ? Fait-on l’amour pour avoir du plaisir ou
pour en donner ? Là, je pense que chacun a sa propre réponse. Personnellement, je pense que les deux sont importants. J’aime recevoir du plaisir (forcément), mais j’aime en donner aussi. Honnêtement, voir un homme avoir du plaisir, ça m’excite et pas qu’un peu. J’ai ainsi remarqué que j’aimais plus être active que passive. Pendant les préliminaires, je n’aime pas tellement me laisser faire sans ne rien donner en retour. Par ailleurs, une brouette n’est pas pour moi une quête absolue d’orgasme mais de plaisir avant tout. L’orgasme est un peu une cerise sur le gâteau, tant mieux si j’en ai un (ça arrive souvent, quand même, rassurez-vous) mais je vais pas faire la gueule si je n’ai eu « que » du plaisir.
 
Par contre, je n’aime pas qu’un homme ne jouisse pas. Quelque part, ça me vexe car j’ai l’impression de ne pas avoir fait le maximum pour lui. Pourtant, je sais que des hommes sont très longs à venir ou que l’éjaculation n’est pas synonyme d’orgasme mais tout de même… Des partenaires de brouette m’ont expliqué qu’ils appréciaient tout autant prendre beaucoup de plaisir, tant pis s’ils n’arrivent pas au feu d’artifice final. Mais j’adore les voir jouir, même si leur tête est parfois effrayante à ce moment-là. Je suppose que la mienne n’est pas mieux. Mais cette espèce de grimace juste avant la jouissance, quelque part… c’est amusant.
 
Jouir ou pas jouir?
Mais revenons à la question principale (digression, quand tu nous tiens) : faut-il simuler l’orgasme ? Pour moi, je pense que non. Et ce pour plusieurs raisons.
Concernant le plan brouette qui ne se renouvellera pas, ce n’est pas forcément lui rendre service que de lui faire croire qu’il est un coup fantastique alors qu’il n’a même pas réussi à localiser mon clitoris. Après, ce n’est pas non plus la peine de balancer avec méchanceté : « tu baises trop mal, dégage ! ». Il vaut savoir guider en douceur. Puisqu’on sait où se situe notre clitoris, autant le lui indiquer, ça servira à sa prochaine maîtresse (quel altruisme, quand même !).
 
Concernant notre petit ami officiel, là, hors de question de mentir. Certes, on peut avoir envie de ménager la susceptibilité de notre partenaire mais franchement, je ne suis pas sûre de me passer d’orgasme ad eternam… De toute façon, un couple où le sexe ne va pas, ça ne durera pas. Certains vont hurler mais je suis désolée, le sexe est un élément important du couple. De
toute façon, je considère que chaque partenaire sexuel peut nous apporter quelque chose donc je ne suis pas convaincue qu’il faille taire les défauts de performances, sans le faire de façon cruelle, bien évidemment.
 
Alors pourquoi simuler ? Je me le demande. La gentillesse et l’altruisme ne justifient pas un tel comportement, peut-être par masochisme ? Dans le cas de notre amie
Julia, c’était parce qu’elle n’aimait plus son mari, par culpabilité… C’est encore pire ! Alors, mesdemoiselles, mesdames et messieurs, si votre partenaire ne vous satisfait pas, ne faites pas semblant de prendre votre pied. Apprenez à votre partenaire à vous faire grimper au rideau. Après tout, le coté « initiation » et découverte de l’autre dans la sexualité, c’est plutôt agréable, non ?

Auberge Nina, brouette à toute heure

Je suis actuellement censée préparer un dossier sur l’e-administration et le droit mais je n’en ai pas envie donc j’écris un article. Le thème du jour : sommes-nous des filles
faciles ?
 
Dimanche après-midi, j’ai du boulot (pour changer) quand je vois miss Banana qui se connecte sur MSN. Pour ceux qui ne connaîtraient pas son blog (et qui devraient en avoir honte), Banana y raconte ses histoire de cœur et de sexe, liées ou non à meetic. Donc nous discutions tranquillement cet après-midi en attendant LA  rencontre qui aura lieu cette semaine. Nous discutons de nos blogs et du succès qu’il nous rapporte auprès de certains hommes, ce qui nous fait passablement rire : nous sommes désirées par des hommes qui ne savent même pas à quoi nous ressemblons. Pourquoi un tel succès ? Simplement parce que nous sommes considérées comme des filles faciles.
 
Depuis que j’ai crée ce blog, j’ai eu six amants, un chiffre qui n’a, somme toute, rien d’exceptionnel. D’autant que je ne dois pas forcément ces brouettes à mon charme naturel
mais plus à ma liberté sexuelle (et à ma photo sur meetic, aussi). Un homme dirait-il non à une brouette avec une femme qui ne lui plaît pas ? Difficile à répondre dans l’absolu mais je pense que pour certains, de la chair fraîche reste de la chair fraîche. Donc quand ils croisent la route d’une demoiselle de relativement petite vertu, ils n’hésitent pas longtemps : une brouette, c’est toujours ça de pris.
 
Sauf que… En tant que femme sensuelle, je n’ai pas envie de partager ma couche avec n’importe qui, n’en déplaise à certains. Ce n’est pas parce que j’aime le sexe que je le
pratique avec n’importe qui. On ne rigole pas avec le sexe, ça ne se pratique qu’avec envie ! C’est comme si vous deviez manger du foie gras tous les jours sous prétexte qu’il y en a toujours dans votre frigo. Mangez, mangez, vous aurez des marques plus ou moins bonnes, plus ou moins écoeurantes… Et bien si au bout d’un mois vous ne vomissez pas à la simple prononciation des mots « foie gras », vous êtes un surhomme.
 
Le sexe est avant tout une question de feeling. Personnellement, il y a des choses que j’ai envie de faire avec certaines personnes et pas avec d’autres, ça ne s’explique pas. Par exemple, si j’ai envie d’aller voir un film un peu underground, j’irai avec Anne qui aime ça plutôt qu’avec Gauthier. Pour le sexe, c’est pareil. On me répondra : « faute de grives, on mange des merles. » Et bien je suis désolée mais si je n’ai pas envie d’un mec, je ne vais pas me forcer, pas même pour l’hygiène.
 
Seulement voilà : comme on a une réputation un peu sulfureuse, on nous prend pour des Marie-couche-toi-là. « Tu sais, Nina, elle est chaude, tu peux y aller sans problème ! ». Et bien, si, il y a un problème, j’ai encore le droit de choisir, non ? Cet été, un de mes partenaires de brouette m’a présenté un de ses potes. On passe une très bonne soirée, on rigole, on boit. En fin de soirée, le jeune homme ramène tout le monde en voiture, il me dépose chez moi, je lui claque la bise et rentre chez moi. Le lendemain, mail de mon partenaire de brouette : « tu as dormi seule cette nuit ? Je n’aurais pas cru ! ». Ça veut dire quoi, ça ? Que j’écarte les cuisses à la première occasion ? Et bien non ! J’ai trouvé ce garçon très sympathique mais il n’y a pas eu d’attirance, j’y suis pour rien. Mon but dans la vie n’est pas de me taper le plus de mecs possible mais de prendre mon pied avec quelqu’un qui me plaît.
 
De ce point de vue là, je ne suis pas ce qu’on appelle une « fille facile », je préfère la qualité à la quantité, ce qui semble étonner certains. Non, je ne couche pas
avec tout le monde, non, je ne me déshabille pas devant le premier pénis venu. De toute façon, avoir un nombre incroyable d’amants ne veut pas dire que je suis un bon coup. Et vice-versa, d’ailleurs ! Je préfère remettre le couvert avec un jeune homme dont je connais les qualités.
 
Apprécier la brouette ne veut pas dire que je veux la faire avec n’importe qui. Apprécier la brouette ne veut pas dire que je suis prête à la faire la brouette avec un autre homme que le mien. Mon vagin n’est pas un hall de gare, y pénétrer se gagne. C’est agaçant : quand on a la réputation d’être une fille facile, les hommes pensent pouvoir se passer de l’étape séduction. Erreur, messieurs : nous avons encore le pouvoir de dire « non ». Et quand on a à faire à un gros lourdaud, ces trois lettres sont particulièrement jouissives.