Quatre

Aujourd’hui, je m’octroie une journée de repos donc comme j’ai rien écrit, je fais ma feignasse en mettant des questionnaires. Bisous les gens !

Les 4 jobs que j’ai eu dans ma vie?

1. Guichetière à la Poste
2. Auxiliaire vacances dans une agence de prêt
3. Employée à l’Observatoire de la vie étudiante
4. Journaliste (enfin, pigiste, plutôt)

Les 4 films ou séries que je pourrais regarder encore et encore ?

1. Requiem for a dream
2. Sleepy Hollow
3. Scrubs
4.
Nip/Tuck

Les 4 endroits où j’ai vécu ?

1. Ma ville natale
2. Toulouse St Cyprien
3. Toulouse Guilheméry
4. Banlieue parisienne

Les 4 émissions que j’aime regarder ?

1. Les Guignols
2. Le Zapping
3. Les infos
4. Des séries à la con

Les 4 endroits où j’ai été en vacances ?

1. Pyrénées orientales
2. Corse
3. Madère
4. Italie

Les 4 aliments ou plats préférés ?

1. Le gratin de pâtes de ma maman
2. la raclette
3. les sushis
4. les gros artichauts à la vapeur

Les 4 endroits où je préfèrerais être, là maintenant tout de suite ?

1. A la mer
2. A Venise
3. Au Canada
4. Dans mon bureau de journaliste.

Les 4 bloggeurs à qui j’envoie ce questionnaire ?

Garce ou pas garce ?? Bon, allez, je laisse aux volontaires le soin de remplir ce questionnaire.

Pour le plaisir des yeux

L’autre jour, je discutais avec Lilvirgo sur MSN. La demoiselle venait me féliciter pour mon CDD et je lui explique que je suis d’autant plus contente que je vais bosser dans le bureau du DRH le plus choupinou qu’il m’ait été donné de rencontrer (certes, j’en ai rencontré peu). Mais je précise : je ne m’emballe pas, je ne compte absolument pas tenter quoi que ce soit avec cet homme. Il va juste devenir mon plan M.

 beau-mec

Qu’est-ce que le plan M (© Lilvirgo) ? M, c’est pour miam. Un plan M, c’est un gars que l’on trouve super choupinou et qu’on mate sans espoir de plus. En discutant, nous nous sommes rendues compte que nous avions la même façon d’agir. Quand nous allons en cours ou pour travailler, nous choisissons un jeune homme délicieusement miam miam que nous allons pouvoir mater à loisir, le plan M (comme miam ou mate, toujours © Lilvirgo). J’avoue que célibataire ou en couple, j’ai toujours eu mon plan M. En première année de fac, j’en avais un dans chaque cours, quasiment (hého, j’étais célibataire, à l’époque) sans compter les profs. J’en avais deux particulièrement choupinous. D’abord Cédric, sorti tout droit d’un boys band avec ses t-shirt moulant délicatement ses pectoraux et laissant échapper deux bras bien musclées, son jean blanc qui permet d’entrevoir son boxer bleu marine dessous. Il avait le cheveux soyeux, mmmm ! (enfin, ils avaient l’air soyeux, j’ai jamais touché). Je me souviens, au premier semestre, vous aviez la brochettes des nanas de la classe au premier rang. Au second semestre, notre délicieux thésard a été remplacé par son vilain directeur de thèse, normalement en charge de cours et, là, la brochette de nanas (y compris moi) a curieusement disparu de la classe. Il y avait ensuite Pierre, le fils caché de Steve McQueen aux yeux plus bleus que le ciel azuré et au petit cul qui ne demandait qu’à être mordu. Ce qui était génial avec ce prof, c’est qu’il faisait tout le temps tomber sa craie et se penchait donc pour la ramasser, miam ! En plus, il m’avait à la bonne, lui, il m’a dit un jour : « vous êtes une des meilleures élèves que j’ai eue, je ne vous oublierai pas ! ». Aaaaaaaaaaah ! Putain, ça, ça fait plaisir.

Bon, comme en première année, j’ai eu plein de beaux profs et de beaux camarades, le sort s’est vengé et je me suis ensuite retrouvée en cours qu’avec des vilains pas beaux et des profs de l’âge de mon grand-père même pas gentils. Enfin, si, y en avait des sympas mais rien ne pouvant entrer dans la catégorie plan M. Quoi qu’en deuxième année, il y avait l’inconnu du mercredi matin, une histoire débile. Le mercredi matin, donc, j’avais cours avec une connasse finie qui nous avait pris en grippe, Gauthier et moi. Juste avant d’aller en cours, je croisais donc ce beau gosse qui restait dehors, juste devant nos fenêtres quelques instants de plus et je matais jusqu’à ce qu’il aille en cours. Après la rupture avec Pierre, je décidais de le passer en plan M et plus si affinités, j’avais un plan : un matin, j’ai « oublié » ma montre pour lui demander l’heure… Oui, j’étais vraiment TRES nulle en drague à l’époque. Sauf que l’inconnu n’est jamais plus venu.
 

 En sciences po, par contre, dès le départ, je repère un magnifique brun aux yeux de braise et à la peau diaphane, Guillaume qu’il s’appelait (évidemment). Comme je suis très forte, au bout d’un mois, je me retrouve à faire un exposé avec lui, on s’installe à un café avec un coca… Et là, il me rote littéralement à la gueule et ne s’excuse qu’après avoir remarqué que je le regarde, atterrée. Bon, tu dégages de la catégorie plan M, toi !

Le plan M n’a pour but, au départ, de nous motiver à aller bosser ou en cours. Nous n’attendons rien d’eux, si ce n’est d’être présents et beaux, disposés à se laisser mater. Nous ne leur adresserons peut-être jamais la parole mais ce n’est pas le but, au fond. C’est juste que d’aller en cours de sociologie de l’administration, ce n’est motivant que s’il y a un choupinou à regarder. Même quand on est en couple parce que je suis désolée, y a pas de mal à se faire du bien aux yeux. Après tout, c’est comme admirer un paysage ou regarder les étoiles. Quand la nature fait si bien les choses, autant en profiter. Après, rassurez-vous, Guillaume 1er était un pro du matage même pas discret donc pas la peine de me dire en comm : « t’es une garce, imagine si ton mec avait fait pareil. » Il faisait pareil, justement, et je m’en moquais. Regarder n’est pas toucher et je ne m’imaginais pas du tout en train de faire des brouettes
ou autre chose avec mes plans M.

 

Mais parfois, un plan M peut devenir en plan M et plus si affinités. Exemple : Bertrand. Il est choupinou, il est choupinou… Merde, il me fait totalement craquer, j’ai envie de conclure, zut de zut. Bon, finalement, vu que je suis nulle en drague, je crois qu’il n’a jamais compris qu’il était un plan M et plus si affinités, tant pis. Ce fut tout de même très agréable de le regarder droit dans ses yeux bleus-verts-gris pendant quelques mois. Sinon, autre plan M et plus si affinités : Ludovic, mon collègue lors de mon stage rugby. La première fois que je l’ai vu, il m’a pas marqué plus que ça, soyons honnête. Mais comme nous fumions tous les deux, on se retrouvait souvent en pause clope en même temps, à discuter sur le balcon du 5e étage et je me suis dit qu’il était quand même drôlement choupinou. Grand, brun, mince, un visage d’ange, miam ! Donc le jeu consistait à caler mes pauses clopes sur les siennes, très amusant. Mais le soir de la finale du TOP 16, c’était l’occasion de conclure, ou pas… En fait, cette soirée m’a permis de mesurer la timidité limite maladive du jeune homme. A un moment, je le rejoins au bar pour commander une boisson (oui, j’avais un bracelet magique me permettant d’avoir accès illimité au bar, je vous dis pas…). Et là, je me dois de prendre les choses en main car il ose pas interpeller le barman, donc je prends la commande pour les deux. Plus tard, dans la soirée, je me retrouve avec Bastien, le pigiste du week-end bien choupinou aussi (mais je le voyais jamais donc pas un plan M) et Ludovic nous annonce qu’il va chercher une bière au bar et Bastien me fait : « tu vas voir, il va revenir les mains vides. » Cinq minutes plus tard, Ludovic revient les mains vides, tout dépité, on rigole. « Oui mais y a le joueur, là, il m’a viré du bar en disant que c’était sa place, quel connard. » Comme j’ai soif, je l’accompagne pour prendre sa commande mais y a plus de bière donc il prend un coca. A la fin, on se fait sortir de la boîte parce que c’est 7h et que ça ferme donc le joyeux trio embarque Zoé et on va se prendre un petit déj dans le coin. Mais la journée ne fait que commencer : Ludovic, Zoé et moi devons partir sur Toulouse pour un match. Donc je rentre viteuf chez moi récupérer mes affaires et je rejoins mes deux amis à l’aéroport où on prend un café dégueulasse. On est rejoint par une quatrième acolyte et on prend l’avion. Pour une fois, j’ai pas eu peur du tout, sans doute parce que je commençais à ressentir les effets de la nuit et je m’inquiète un peu : le match que je dois couvrir est à… 17 heures.

 

On arrive au stade Ernest Wallon, on va manger avec le staff du stade et voilà que le petit Ludovic nous fait un malaise vagal. C’est-à-dire que son visage légèrement hâlé devient plus blanc que le mien (un exploit) donc on s’inquiète un peu, je lui dis de s’allonger et de lever les jambes, la meilleure façon de lutter contre un malaise vagal. Oui, je sais ça parce qu’il m’est déjà arrivé d’en faire. Le plus ridicule : ma sœur se fait opérer des dents de sagesse, j’appelle dans l’après-midi de l’opération pour annoncer à ma mère que Guillaume et moi arrivons voir la demoiselle, elle me raconte qu’une amie de ma sœur a fait un malaise vagal dans la chambre de ma sœur et je rigole : « mais quelle petite nature ! ». Oui, moi, j’ai passé ma jeunesse dans les hôpitaux, pas du tout par maladie mais le dimanche, quand mon père faisait les visites et que ma mère travaillait, il nous amenait à l’hôpital et ma sœur et moi dessinions dans le bureau des infirmières, on était un peu les mascottes du service. Donc on arrive dans la chambre, on discute et je commence à me sentir mal : les couleurs se barrent de mon visage, je commence à transpirer et avoir envie de vomir. Donc, discrètement, je me penche vers la fenêtre pour prendre l’air mais attrapée : Guillaume voit que ça va pas et ma mère comprend : elle me prend par la main et me fait descendre dans le jardin de la clinique pour m’allonger et me faire lever les jambes. Je me moquerai plus jamais des copines de ma sœur qui se
sentent mal.

 

Après le déjeuner, Ludovic et moi sommes conviés dans un superbe bureau tandis que Zoé et l’autre fille vont voir une de leurs amies, on mate la télé puis on s’endort un bon quart d’heure devant. Hé oui, lecteur, techniquement, j’ai dormi avec mon plan M et plus si affinités, la classe ! Nous avons passé le reste de la journée ensemble mais mon stage se terminait sur ce match, je l’ai revu une autre fois et c’est tout. Mais peu importe, ce plan M et plus si affinités ne m’a pas brisé le cœur, c’est le but.

 

Et voilà. Dans quinze jours, je commence mon stage avec, tous les matins, la joie de me lever pour voir mon nouveau plan M… et pas plus si affinités car on ne mélange pas boulot et brouette.

J’’ai rencontré Amélie Nothomb

Il y a, dans la vie, des périodes où tout va bien. En ce moment, je suis plutôt dans une phase positive : j’ai terminé un stage pourri, je suis avec un garçon bien sous tout rapport, j’ai la santé, j’ai pas gagné au loto mais on peut pas tout avoir non plus… Samedi, mes parents étaient sur Paris, ils pleuvaient des cordes, peut-être était-ce la fin du monde (private joke, allez voir le blog de Ced…) ? Bon, comme le temps était franchement catastrophique, on renonce à aller se balader où que ce soit, direction les Champs pour faire les magasins. On se rend d’abord à Virgin et là, que vois-je sur une affiche immense ? Mon idole vient signer des autographe ! Elle, en chair et en os, elle sera là, mercredi ! Il est impossible que je rate ça.
 
 
Amélie et moi
 
Comme une rock star…
Hier, me voici donc à faire la queue pour avoir un gribouillis sur mes livres. J’avais hésité à lui écrire une lettre, je ne l’ai pas fait, de peur d’être ridicule : cette femme est connue, elle n’a pas que ça à faire de se pencher sur mon admiration sans bornes pour elle. J’avais quand même pris mon appareil photo, il ne faut pas déconner. J’arrive un peu avant l’heure, soit à 16h45, la dédicace commence à 17h et il y a déjà une queue monstre. Je me pose tranquillement dans la queue, j’allume une cigarette en faisant attention à ne cramer personne mais comme je suis en fin de queue, j’ai de l’espace. J’observe discrètement la foule, je me ravis de voir autant de jeunes : qui a dit que la jeune génération ne lisait plus ? Je m’extasie sur ces jeunes lycéens équipés de leur Eastpack, je me dis : « C’est grandiose, ils sont venus ici directement en sortant de cours ! ». Puis je me suis souvenue qu’on était mercredi, calmons notre enthousiasme.
 
La foule est bigarrée, il y a des jeunes et des moins jeunes, des demoiselles aux cheveux roses (Maliki ?), des demoiselles qui lisent Cosmo, des monsieurs tatoués, des mamans et leur fille, un monsieur avec un beau bouquet… Si j’avais su, je l’aurais écrite, ma foutue lettre. Je constate que beaucoup ont le dernier livre d’Amélie, Acide sulfurique, sagement rangé dans une poche Virgin. La question que je me pose est la suivante : combien ont acheté leur livre le jour même car ils ont découvert la dédicace au dernier moment ? Ceci étant, du moment qu’ils lisent le bouquin, peu importe. D’ailleurs, beaucoup en entamaient la lecture en faisant la queue. Personnellement, j’ai préféré m’abstenir : lire un livre debout au milieu de la foule n’est pas des plus agréables, je n’ai pas envie de gâcher mon plaisir (je l’ai commencé plus tard le livre et j’ai bien fait d’attendre).
 
Madame je-sais-tout
La foule était divisée en plusieurs sections : une queue qui s’étalait sur les champs et deux à l’intérieur. Les gens avancent donc par groupe de dix ou quinze : ça avance peu mais quand ça avance, on fait un sacré pas en avant très motivant. Rapidement, je me retrouve près du monsieur au bouquet qui sympathise avec un jeune lycéen et une bonne femme et les voilà qui se mettent à discuter. Je trouve le monsieur au bouquet assez intéressant mais la bonne femme ne lui permet pas d’en placer une. Au début, je la trouve assez marrante mais au bout de dix minutes, je la trouve franchement gonflante. Au départ, elle se met à tout critiquer : « ah, la bonne femme qui a écrit Harry Potter, elle avait le chapeau qui parle, là, c’était ridicule ! ». Je me dis : « en voici une qui déteste Harry Potter » mais finalement, voilà qu’elle avoue qu’elle attend le sixième avec impatience. Bref, rien ne lui plaît, rien ne lui convient, elle parle avec une voix nasillarde avec un niveau sonore impressionnant : je suis obligée de l’entendre. En fait, c’est le genre de bonne femme qui pose des questions afin d’étaler sa science, du genre : « vous êtes allés à New York ? Moi oui ! ». J’ai donc appris que son ami vivait à Boston depuis janvier, qu’elle avait un chat, les livres qu’elle aimait ou non, la fois où elle avait passé la nuit dans un palace londonien parce que l’avion qu’elle devait prendre pour San Francisco avait une panne… Je regrette de ne pas avoir su la couleur de sa culotte. Ce qui était fascinant, c’est que, dès que ses camarades abordaient un thème qu’elle ne pouvait soutenir, elle y mettait un point définitif. Exemple : « Ah non, moi, les Fourmis, je l’ai jamais fini, il m’a gonflée, je préfère lire des livres tels que Patricia Cornwell… » Et la voilà partie sur Mme Cornwell et ciao Bernard Werber et ses fourmis ! Pendant deux heures, j’ai dû entendre ses considérations sur tout et n’importe quoi, surtout sur Amélie : « Ah, elle picole, bah elle va être bien ! Non mais y en a qui lui font la bise, je rêve ! Ah non, pas de photos, ça nous retarde ! Quoi, elle fait une pause ? Mais elle a pas le droit, ahahahah ! » Pfffffff ! En plus, c’est dommage qu’elle ait monopolisé la conversation comme ça, le monsieur au bouquet, tout calme, semblait autrement plus intéressant à écouter. Pour dire à quel point elle ne permettait pas aux autres d’en placer une : le vigile, certes mignon, passait son temps à papoter avec les demoiselles. Quand nous sommes arrivés à notre hauteur, il s’est retrouvé à côté de notre amie et est resté cois.  Dieu Merci, le vigile a eu la bonne idée de nous séparer à un moment, quel doux calme, tout à coup ! Je me retrouve avec deux sœurs (dont celle qui lisait Cosmo) qui papotent tranquillement de leur cours d’éco et de leurs amourettes, c’est autrement plus reposant surtout que là, je ne suis plus obligée d’entendre.
 
Amélie apparaît
Je me concentre sur les écrans au dessus de nos têtes qui montrent Amélie en train de signer les autographes. J’ai peur alors que le moment s’approche… Et si elle était conne ? Et si mon modèle absolu en  matière de littérature m’était antipathique ? Au fur et à mesure que je m’approche, je la vois sur l’écran, elle pose aimablement pour les photos, elle sourit, elle discute avec les gens… Je suis un peu rassurée. Comme je suis petite, je n’arrive pas à voir la fin de la queue. Tout à coup, le monsieur avec le bouquet se décale et, là, je la vois ! Elle est même pas à cinq mètres de moi, mince ! Je sors mon appareil photo et lui vole un premier cliché. Là, ça file à toute vitesse, les gens arrivent, elle signe, leur adresse deux, trois mots avec le sourire. Les deux sœurs montent sur l’estrade et, après, c’est à moi, je demande au mec qui s’occupe la vidéo de me prendre en photo avec elle, il me fait une petite blague : « ah mais non, alors ! Non, je rigole ! ». Trop drôle…
 
Je monte sur l’estrade, je lui dis bonjour en souriant (oui, je suis polie), on pose pour la photo (j’ai une photo de ma personne avec Amélie Nothomb !) puis elle me demande mon prénom. « Ah, mais bonne fête car c’est bientôt ! ». Amélie Nothomb m’a souhaité ma fête… AMELIE NOTHOMB M’A SOUHAITE MA FETE ! Je la remercie cent cinquante fois, j’en profite pour glisser deux autres livres en disant :
« Oui, j’abuse, et encore, je les ai pas tous amenés.
– Oui, c’est vrai !
– C’est parce que je viens de déménager, mes livres sont restés chez mes parents.
– Ah ? Et vous venez d’où, Nina ? (oui, elle a dit mon prénom !)
– De Toulouse.
– Et bien, Nina, merci d’être venue à moi ! »
Là, je n’ai pas pleuré mais ce n’était pas loin. Cette femme est grandiose ! Ça peut paraître anodin ces quelques mots mais quand on sait que je suis passée presque deux heures après le début de la dédicace, c’est beaucoup. L’effort qu’elle fait d’appeler les gens par leur prénom est très significatif : cette femme est attentive à ses fans et je trouve ça essentiel. Beaucoup lui ont fait un cadeau, je regrette de ne pas lui avoir écrit cette fameuse lettre, je vais l’écrire plus tard et la publier ici, peut-être lui enverrai-je ensuite.
 
C’est le bonheur
J’ai été sur un petit nuage ensuite, j’ai regardé plusieurs fois les dédicaces, trois différentes : une classique, une où elle me souhaite une bonne fête et, enfin, une avec un idéogramme japonais. En rentrant chez moi après une réunion gonflante, je me trouve à Châtelet. En fait, j’ai prétexté aller chez Arnaud pour abandonner mon chef de rubrique qui m’horripile, je n’aime pas sa façon de parler, sa façon de me regarder avec ses yeux de merlans frits, sa manie de me coller tous les sujets parce que je suis la seule pigiste à aller aux réunions… Donc je chemine sur le tapis roulant de Châtelet, tenant fermement ma poche dans laquelle sont rangés mes précieux livres dédicacés quand un homme me croise et se retourne vers moi : « que vous êtes rayonnante ! ». Je suis un peu surprise car je l’avais pas vu arriver. « Vous semblez fatiguée mais pourtant, vous êtes lumineuse, quel bonheur ! ». Il me demande la raison de cette lumière, je lui réponds que j’ai rencontré quelqu’un de merveilleux, dans la journée. Le monsieur me remercie une nouvelle fois et s’en va sans me taxer mon numéro ou autre.
 
Tu vois, Amélie, grâce à toi, grâce au bonheur que tu m’as apporté, j’ai apporté un peu de lumière à quelqu’un.